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Le vice-président du RN et maire de Perpignan Louis Aliot était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Louis Alliot.
00:03Bonjour à vous et bienvenue, maire RN de Perpignan.
00:06Nouvelle journée noire annoncée pour jeudi 5 novembre avec des syndicats qui appellent à la grève et à la mobilisation.
00:12Vous avez déjà reconduit, je crois, le dispositif de sécurité dans votre ville.
00:15Est-ce que vous appelez à la responsabilité ? Qui appelez-vous à la responsabilité ?
00:19Les manifestants, les syndicats, les casseurs qui, Louis Alliot ?
00:22Les syndicats d'abord.
00:24Et les casseurs, je crois que ces gens-là vivent en dehors de toute société.
00:30Donc c'est à la police à réprimer leurs actes et à la justice à les condamner.
00:34Mais les syndicats ont une véritable responsabilité dans une France qui est en grande difficulté,
00:38avec une économie en grande souffrance.
00:42Et donc les syndicats doivent quand même se rendre compte qu'ils sont en train aujourd'hui de tirer la
00:46France vers le bas.
00:47Et malheureusement, je n'ai pas l'impression qu'à gauche, beaucoup de gens soient au chevet de l'économie
00:55et des entreprises.
00:56En même temps, les revendications sur la vie chère, vous les entendez, Louis Alliot ?
00:59C'est un des moteurs du RN, l'État pour le pouvoir d'achat des Français.
01:02Oui, mais quand le RN propose des amendements à l'Assemblée nationale pour baisser un certain nombre de taxes sur
01:07l'énergie, sur l'électricité, etc.
01:09Eh bien là, la gauche, les gens de M. Macron et même l'extrême-gauche votent contre.
01:15Donc ils voudraient savoir ce qu'ils veulent.
01:16Ils ne peuvent pas systématiquement, en public, dire qu'ils défendent le pouvoir d'achat.
01:21Et quand ils peuvent le faire, eh bien ils ne le font pas.
01:23Ils votent contre les propositions du RN.
01:25Il y a aussi cette violence endémique contre les forces de l'ordre, Louis Alliot,
01:29un gendarme mobile dont la jambe a pris feu à Paris samedi,
01:31dans une quasi indifférence générale à gauche.
01:34Ça, ça vous surprend ou pas du tout ?
01:35Écoutez, ça me surprend du Parti Socialiste qui, j'allais dire, son côté, qui prône un côté un peu humaniste.
01:42Hier, Jérôme Gage a condamné cette violence contre les forces de l'ordre.
01:45C'est le seul et lui-même est l'une des cibles de l'extrême-gauche dans toutes les manifestations.
01:50Donc son cas n'est pas révélateur du reste.
01:52En revanche, la gauche en général, aujourd'hui, est bien silencieuse.
01:57Et on voit bien ce qui est en train d'arriver petit à petit.
01:59C'est-à-dire qu'elle ne critique pas trop l'aile gauche de la gauche.
02:04Par peur ?
02:04Par peur, très certainement.
02:07Mais aussi par intérêt.
02:09Parce qu'ils savent très bien que dans les seconds tours aux élections législatives d'après,
02:13ils auront besoin de ces voix pour se faire élire.
02:15Et donc, je veux dire, ils sont d'une lâcheté à toute épreuve.
02:18Mais on connaît ça depuis très longtemps.
02:19Mais jusqu'à quand les policiers vont supporter d'être ainsi mobilisés,
02:22samedi après samedi, d'être pris pour cible en permanence,
02:25d'être désignés par des slogans absolument abominables dans les manifestations ?
02:28C'est la question que tout le monde se pose.
02:30Parce que ces gens-là sont comme vous et moi.
02:32Ils ont des familles.
02:33Ils ont des temps de travail.
02:35Ils ont un métier qui est celui de policier qui n'est pas facile aujourd'hui.
02:39Et ils sont pris, là aujourd'hui, directement pour cible.
02:42Or, ils incarnent la République.
02:43Ils incarnent l'ordre républicain.
02:46Et ça, prendre à la police dans la rue, c'est faire acte d'anti-république.
02:51Et on doit être condamné pour, justement, ce genre de délit.
02:55Mais malheureusement, regardez...
02:57Vous réclamez des peines de prison systématiques.
02:58Mais tous les délinquants qui ont été appréhendés lors de ces manifestations,
03:04pour la plupart, ont été remis en liberté.
03:06Et donc, on les retrouvera dans la rue, dans les manifestations.
03:09Ça veut dire que c'est proprement inadmissible.
03:10Mais j'espère que celui qui a jeté le cocktail Molotov
03:12ou celui qui a tiré sur le pompier
03:15seront condamnés lourdement à titre d'exemple.
03:18Il y a eu 75 MICAS, mesures individuelles d'interdiction de manifester,
03:22qui ont été prononcées sur la base des renseignements.
03:24C'est un outil qui est efficace, mais qui est évidemment préventif, mais qui est très peu utilisé.
03:29Il faudrait multiplier ce type d'initiative pour empêcher les casseurs connus de la justice d'aller sur les manifestations
03:35?
03:35Écoutez, depuis l'ère de M. Hollande, ça n'a jamais cessé.
03:38Tout le monde dit que ces casseurs, ces black box, ils sont là.
03:42Ils ont toujours été là.
03:43Ils sont même, paraît-il, connus des services de police.
03:46Peut-être faudra-t-il aller plus loin et les appréhender avant même qu'ils arrivent sur le terrain.
03:51Mais je ne vois pas beaucoup d'initiatives et de courage.
03:53Parce que ce qui manque le plus à la classe politique aujourd'hui, c'est le courage.
03:56Il y a des décisions à prendre.
03:58Il faut les prendre.
03:59Ces gens-là veulent abattre la démocratie et la République.
04:02Eh bien, il faut les combattre comme tel.
04:03Alors, quelles mesures, par exemple ? Qu'est-ce que vous prendriez, vous ?
04:05S'ils sont fichés comme black blocs et qu'ils sont injustes de violence,
04:09eh bien, il faut les mettre en prison, tout simplement.
04:10Enfin, je veux dire, on a l'impression aujourd'hui que la justice est à deux vitesses.
04:15Si vous dépassez la vitesse autorisée, si vous faites un certain nombre de choses,
04:19d'être condamné lourdement, et en revanche, vous pouvez attaquer des policiers,
04:23vous pouvez mettre le feu n'importe où, il ne vous arrivera pas grand-chose.
04:26Les Français n'en veulent plus.
04:27C'est précisément pour qu'il faut changer de gouvernement.
04:30Et les élections présidentielles sont exactement faites pour ça.
04:34Changer le système.
04:34Le grand chantier du RN, ça sera la justice, c'est ça que vous nous dites,
04:38si vous accédez à l'Élysée en 2017 ?
04:39Le grand chantier du RN, ce sera de remettre la France en ordre à tous les niveaux,
04:45socialement, économiquement, sécuritairement.
04:48Et là, je peux vous dire que le chantier est immense, et on le voit,
04:50moi qui suis maire d'une grande ville, les choses ne vont pas bien,
04:54et elles ne vont pas bien parce que soit les lois sont mal faites,
04:57soit elles ne sont pas appliquées telles qu'elles devraient l'être.
04:59Un mot des lycéens, Louis Alliot, il y a encore plusieurs appels à manifester aujourd'hui,
05:03à Nantes, Lyon, au Paris, il y a eu une réponse du gouvernement sur Parcoursup,
05:07il y a des milliards qui ont été proposés pour la rénovation du bâti scolaire,
05:11et puis il y a ces parents qui n'en peuvent plus de voir les lycées bloqués,
05:14qui se disent, on va nous-mêmes agir pour débloquer les lycées,
05:17bon, c'est 1% des lycées à l'heure où on se parle,
05:19mais qui disent, il faut que les cours reprennent.
05:21Et vous, qu'est-ce que vous dites ?
05:21Je crois qu'hier, d'ailleurs, il y a eu des affrontements devant un lycée,
05:24entre des parents d'élèves qui voulaient ouvrir le lycée, en quelque sorte,
05:27pour leurs enfants, et ceux qui ne voulaient pas.
05:30Donc, en plus, on crée de la division parce que ce gouvernement est faible.
05:34C'est une minorité qui bloque aujourd'hui le système éducatif.
05:37Eh bien, il faut réouvrir les lycées.
05:40Il y a des moyens pour ça, mais encore faut-il en prendre les mesures,
05:44et le gouvernement ne le fait pas.
05:45Il est anormal que les lycées soient condamnés par cette minorité agissante d'extrême-gauche.
05:51D'ailleurs, tous les porte-parole que l'on voit à la télévision
05:54sont, curieusement, d'ailleurs, de gauche ou d'extrême-gauche.
05:57Il n'y en a aucun de droite.
05:59C'est là une curiosité particulière.
06:01Or, j'ai été lycéen, vous aussi, je connais des lycéens aujourd'hui qui sont à droite.
06:07Il y a même des syndicats de droite.
06:09L'Uni.
06:09L'Uni, notamment à l'université, on ne les entend pas,
06:13en tout cas, sauf sur certaines chaînes.
06:15Mais surtout, ils ne sont même pas reçus par le gouvernement et par le Premier ministre.
06:18Ce que je trouve extravagant, ça veut dire que le gouvernement exclut, a priori,
06:23une majorité d'élèves qui ne partagent pas cette volonté de bloquer le système éducatif.
06:28Oui, Aliot, vous avez évoqué dans votre intervention
06:31certaines formations politiques qui soufflent sur les braises,
06:33qui attisent la haine contre les policiers,
06:35contre le Rassemblement National,
06:37mais aussi contre les journalistes.
06:39Certaines de nos équipes, pas seulement de CNews,
06:41mais de BFM ou de LC, ont été prises à partie.
06:43Désormais, les journalistes sont des gibiers, quasiment,
06:46que l'on chasse en manifestation.
06:48Pratiquement.
06:48Et dans un silence, là aussi, excusez du peu, assez massif.
06:53D'ailleurs, j'en profite pour apporter mon soutien à votre chaîne,
06:55qui est victime d'une demande de dissolution par voie de pétition.
07:01Il y a des pétitions en ligne pour, précisément, contester cette pseudo-interdiction.
07:07Et il faut soutenir la liberté partout où elle est.
07:09Parce que là où la gauche dit « le racisme tue », je suis d'accord, le racisme tue.
07:14Mais le socialisme aussi tue.
07:16Et il a toujours tué.
07:17Il a tué sous sa version internationale avec le communisme
07:20et sous sa version raciste avec le national-socialisme.
07:23Alors, ces gens-là donnent des leçons de démocratie à tout le monde,
07:27mais il ferait bien de regarder d'où ils viennent dans l'histoire,
07:29car ils ont toujours été du côté de la terreur, du sang, des génocides
07:34et du soutien au totalitarisme.
07:36Louis Allius, vous nous dites que quand on met une cible dans le dos des journalistes,
07:39quand on veut fermer des chaînes, c'est la tentation totalitaire qui nous guette, c'est ça ?
07:42Bien sûr, puisqu'ils veulent interdire l'expression au prétexte qu'on ne pense pas comme eux.
07:47Mais c'est gravissime.
07:48Quand j'arrive dans vos locaux et que je vois qu'il y a des voitures de police
07:51qui gardent les locaux de CNews, c'est extravagant dans une démocratie comme la nôtre.
07:55Et on voit bien d'où vient le danger.
07:57D'ailleurs, les enquêtes d'opinion, plus de deux tiers des Français
08:01considèrent que M. Mélenchon et l'extrême-gauche sont des dangers pour la République.
08:06Donc, il ne faut pas inverser les rôles.
08:08Il faut rester, j'allais dire, droit, défendre nos idées, défendre nos valeurs,
08:15continuer à défendre la liberté et, j'allais dire, mépriser ces attaques
08:18qui, aujourd'hui, sont l'apanage d'une minorité en France.
08:22Et il faut la combattre.
08:23Et ça veut dire pour vous, le holéaïo, que c'est le prélude de ce que l'on vit,
08:27ce chaos que l'on vit, à ce qui pourrait survenir si Marine Le Pen était élue en 2027 ?
08:32Écoutez, je ne le crois pas parce que le poids du suffrage universel
08:35dans une élection comme l'élection présidentielle
08:38ouvrira les yeux de beaucoup.
08:39Et si ces gens-là veulent continuer à bloquer le pays,
08:44eh bien, un peu comme en 68 avec le général de Gaulle,
08:47je pense que les Français, de bonne foi,
08:50celles qui ne veulent pas le chaos,
08:52sortiront dans les rues pour faire comprendre à la minorité
08:55que c'est terminé, il faut arrêter maintenant
08:57de perturber la vie économique, sociale et politique du pays.
09:01Donc vous ne croyez pas que ce mouvement que l'on voit samedi après samedi
09:03peut perdurer jusqu'à Noël, voire jusqu'à l'élection présidentielle ?
09:08Mais moi, je souhaite qu'il ne perdure pas
09:09parce qu'économiquement, on va mettre tous nos commerçants par terre.
09:12Je peux vous dire, je vois beaucoup, moi, de baisser de rideau dans ma ville.
09:16Beaucoup de commerçants qui souffrent.
09:18Il faut là aussi étaler les charges, faire des moratoires sur un certain nombre de choses.
09:21Leur permettre d'ouvrir le dimanche, là, pour compenser le chiffre d'affaires ?
09:25Oui, mais ça, ce n'est qu'une mesure, j'allais dire, pas anecdotique,
09:27mais il faut le faire.
09:28Mais la question, c'est arrêter les manifestations dans les centres-villes
09:33et empêcher que les villes se bunkerisent les jours d'affluence
09:38parce que c'est la mort de l'économie locale.
09:40Et moi, je le répète, ça favorise précisément
09:43d'autres sources alternatives de consommation
09:46au détriment des artisans et des commerçants.
09:49Il faut que les itinéraires des manifestations épargnent les centres-villes.
09:52C'est ce qu'essaye de faire le gouvernement.
09:53Mais pourquoi ?
09:54Avec des difficultés par rapport à la justice administrative.
09:57C'est ce qu'on a fait chez nous.
09:58Après tout, quand vous manifestez dans une ville,
10:00vous n'êtes pas obligé de manifester au centre-ville
10:02ou là où il y a les commerces et le système économique.
10:06Vous pouvez aller manifester dans une même ville,
10:08mais ailleurs sans gêner les gens.
10:10Et vous pouvez dire ce que vous voulez au micro.
10:12Et voilà, malheureusement, un certain nombre de groupes,
10:15d'ailleurs de gauche depuis très longtemps,
10:17manifestent systématiquement dans les endroits sensibles économiquement
10:21et perturbent la vie locale.
10:23C'est malheureusement aujourd'hui une règle.
10:25J'avoue que certains préfets prennent les mesures pour éviter ça.
10:29Et en tout cas chez nous, des mesures ont été prises
10:32pour éviter que ces manifestations ne se concentrent sur le centre-ville.
10:35Est-ce que vous êtes d'accord avec Guillaume Casbarian
10:37qui estimait dimanche sur nos antennes
10:39que les citoyens devraient être en mesure de défendre leurs propriétés
10:42en cas de nécessité ?
10:43Ça ouvre un peu le champ de l'auto-défense.
10:45Vous êtes d'accord ou vous dites attention, danger ?
10:47Il y a deux choses.
10:48Il y a la légitime défense.
10:50Elle est légitime, comme son nom l'indique.
10:52Et puis il y a après, face à la démission de l'État,
10:57à l'impossibilité de la police d'assumer sa fonction d'ordre public.
11:03Certains se défendront.
11:04Je ne le souhaite pas, mais je le dis depuis longtemps,
11:06si l'État ne revient pas pour assurer l'autorité, son autorité,
11:11nous aurons des problèmes de ce genre-là.
11:13Et les gens se défendront eux-mêmes,
11:15pas seulement les commerçants dans les manifestations,
11:18mais les citoyens dans leur quotidien,
11:20parce que l'insécurité du quotidien n'a pas disparu.
11:23Les policiers, on parle d'eux pendant les manifestations,
11:26mais ça s'arrête le samedi soir.
11:27Mais le dimanche et tous les autres jours de la semaine,
11:29la délinquance continue et ils sont là encore.
11:32Donc je veux dire, là maintenant, il faut vraiment que tout ça s'arrête,
11:34mais il n'y a qu'un gouvernement fort qui pourra rétablir la situation.
11:37Vous voyez dans tout ça, Louis Alliot,
11:39les ferments d'une guerre civile, c'est ce que vous avez dit.
11:43Ça évoque des périodes sombres de notre histoire.
11:46Qui alimente cette guerre civile, selon vous ?
11:47Écoutez, la démocratie, c'est une majorité et une minorité.
11:52Quand la majorité gagne, la minorité se plie, s'oppose.
11:56Il y a des moyens légaux constitutionnels pour s'opposer.
11:59Et c'est bien normal, il y a des gens aujourd'hui
12:02qui n'acceptent pas l'idée même que les urnes
12:06puissent produire un résultat qu'ils ne souhaitent pas.
12:08Eh bien, il va falloir qu'ils s'habituent à cela
12:10parce que c'est le peuple français qui gouverne la France
12:12et ce n'est pas une minorité activiste dont on sait très bien
12:15qu'elle ne peut arriver au pouvoir que par le chaos.
12:17Et ça a été vrai dans notre histoire.
12:19Ça a été vrai à la Révolution française.
12:21Eh bien, il faut éviter ces périodes de terreur
12:24et retrouver une certaine sérénité.
12:26Mais la sérénité, elle passe par une chose.
12:28L'autorité de l'État.
12:29Et l'élection, puisque pourquoi un tel mouvement social
12:32a quelques encablures d'une élection présidentielle ?
12:34C'est ça aussi la question, Louis-Hagel ?
12:35Oui, mais c'est vrai qu'il y a quand même un pouvoir d'achat.
12:37Et on le sait depuis longtemps.
12:38Et ce pouvoir d'achat, nous, on défend un certain nombre de mesures
12:42sur l'énergie, etc.
12:44Le prix du carburant.
12:44Ils n'en ont jamais tenu compte.
12:46Or, les gens n'arrivent pas à boucler leur fin de mois.
12:48Et quand vous avez un monsieur Lescure qui dit
12:51que le prix de l'essence, manifestement, ça ne l'empêche pas de dormir,
12:54eh bien, je peux vous dire que ça empêche de dormir
12:56beaucoup de concitoyens.
12:57Oui, mais en même temps, le gouvernement a libéré
12:59des stocks stratégiques, vous le savez très bien,
13:00sur le gasoil.
13:01Ça fait baisser le prix du gasoil.
13:02C'est un vrai plus.
13:03C'est indéniable, Louis-Hagel.
13:04Mais pendant combien de temps, alors qu'il suffirait
13:06de baisser un certain nombre de taxes ?
13:08Voilà, parce que le rentissement de l'économie,
13:10il est dû aussi à cela.
13:11Et d'ailleurs, vous allez voir, le prix de l'électricité,
13:14le prix du gaz a lourdement augmenté.
13:17Et il va pénaliser, précisément, l'ensemble de la chaîne
13:20de l'énergie.
13:21Mais ça, manifestement, ça n'a pas l'air d'inquiéter
13:23le gouvernement.
13:23Marine Le Pen a cette mesure de baisse de la TVA
13:25de 25,5 sur les carburants.
13:27Encore une fois, très coûteuse pour un État
13:29qui est plus qu'endetté, qui est au bord du gouffre financier.
13:32Mais c'est déjà coûteux, puisque l'absence de consommation
13:35d'énergie et d'essence, notamment, a fait baisser
13:38les recettes de l'État, ou en tout cas freiner
13:40les recettes de l'État.
13:40Donc, c'est un mauvais calcul qu'ils font.
13:43Et il vaut mieux redonner du pouvoir d'achat
13:45par une baisse des taxes qu'étouffer les Français
13:47petit à petit.
13:48Parce qu'une France économiquement étouffée,
13:51eh bien, c'est, comme on le voit, une accentuation
13:53de la dette et des difficultés économiques
13:55à venir très graves.
13:57Lui, à lui, on a assisté hier à une passe d'arme
13:59à distance entre Édouard Philippe, candidat à la présidentielle
14:03Horizon, et Jean-Luc Mélenchon.
14:05Tout ça parce que M. Édouard Philippe a fait un lien
14:07entre les casseurs qu'on a vus dans les manifestations
14:09et l'immigration.
14:11Voilà ce qu'il a dit exactement.
14:12Dans les images que nous avons vues des pillages,
14:15il y avait de fait un certain nombre et un nombre important
14:17de jeunes Français, sans doute, que je considère
14:19comme des Français issus de l'immigration.
14:20Ce qui traduit un sujet qu'on doit regarder
14:23les yeux dans les yeux.
14:24Des propos dégoûtants et des calomnies racistes,
14:26selon Jean-Luc Mélenchon.
14:27Il y a des débats qu'on n'a pas le droit d'avoir en France.
14:29M. Mélenchon souhaiterait qu'on ait passé débat.
14:31Mais quand vous regardez le nombre d'interpellés,
14:34et dans ces interpellés, le nombre d'étrangers,
14:36et dans ces étrangers qui ils sont,
14:38eh bien vous avez la réponse à la question que vous venez de me poser.
14:40Les chiffres du ministère de la Justice sont très clairs.
14:42Parmi les 30% de personnes qui ont été incarcérées,
14:46parmi les personnes interpellées,
14:4730% étaient d'origine étrangère.
14:49Voilà. Il n'a fait que donner, j'allais dire,
14:51une lecture de ces chiffres-là.
14:53Mais M. Mélenchon, lui, ne veut pas de débat.
14:55Il veut priver le débat public de cette réalité
14:59que tout le monde voit.
15:00Et c'est contre cela qu'il faut se lever.
15:03Alors, évidemment, M. Philippe vous met dans le même sac
15:05que M. Mélenchon.
15:06Il dit que vous portez, avec Mme Le Pen,
15:09une responsabilité immense dans la violence
15:11qui se répand en France.
15:12Pour vous, les pilleurs d'où ils viennent,
15:13étrangers ou français, sont des modèles d'intégration
15:15et casseurs d'extrême-gauche des victimes de la police.
15:17Qu'est-ce que vous dites ?
15:17Je ne sais pas. Il a été Premier ministre.
15:19Il a eu affaire à ce genre de manifestation.
15:20Il a fait quoi, M. Philippe, quand il était au pouvoir ?
15:23Donc, en fait, ces gens-là viennent critiquer
15:25des situations dont ils sont à l'origine.
15:27C'est valable pour M. Philippe,
15:29mais c'est valable pour la gauche qui a été aussi aux affaires.
15:31Tous ces systèmes que nous voyons,
15:33tous ces ghettos qui existent,
15:34tous ces quartiers qui ne respectent plus,
15:37pour une petite partie d'entre eux,
15:38les lois de la République.
15:40C'est eux qui les ont constituées.
15:41On n'a jamais été aux affaires, nous.
15:43Et ils veulent nous faire porter le chapeau
15:44de leurs propres responsabilités.
15:46Eh bien, on ne le portera pas.
15:47Et en revanche, les Français, eux,
15:48choisiront notre gouvernement.
15:50Il y a aussi ce qui se passe à l'international.
15:52La France est dans une situation
15:54où elle est très dépendante
15:54de ce qui se passe à l'étranger.
15:56Il y a les mid-terms,
15:57ces élections de mi-mandat aux États-Unis.
15:59Vous êtes chargé des affaires internationales
16:00au sein du Rassemblement national.
16:02Donald Trump risque d'être empêché,
16:05en tout cas d'avoir une majorité au Congrès,
16:07au Sénat.
16:08Qu'est-ce que ça changerait pour nous, Français ?
16:10Qu'est-ce que...
16:10Quel serait l'impact sur nous ?
16:11Quel que soit le résultat,
16:12ça aura un impact sur la politique internationale
16:14et donc sur la politique française.
16:16Il faut regarder ça avec attention
16:18parce que la politique de M. Trump
16:19n'est malheureusement pas très visible aujourd'hui.
16:21On ne sait pas dans quelle direction il veut aller.
16:24La seule chose dont on est sûr,
16:26c'est que les États-Unis
16:27continueront à défendre leur intérêt national
16:29d'abord avant tous les autres intérêts.
16:31Et donc, de ce point de vue-là,
16:32il faut rester vigilant.
16:33Mais vous avez pris vos distances
16:34par rapport à Donald Trump,
16:36par rapport au début de son nom d'AORN.
16:37Oui, non, mais ce qui était sympathique
16:39dans l'arrivée de Trump au pouvoir,
16:40c'est la manière dont il a gagné
16:42contre l'ensemble du système.
16:44Ça, c'était quelque chose...
16:44Ce dont vous vous inspirez ?
16:46On s'inspire.
16:47J'espère que le peuple français,
16:48lui, s'inspirera justement
16:49de mettre un grand coup de balai
16:51aux élections présidentielles.
16:52Mais après, on voit bien que les Américains
16:54n'ont qu'un seul objet politique,
16:56c'est de défendre leur intérêt,
16:58ce qui devrait nous animer à nous d'ailleurs
17:00et que malheureusement,
17:02nous avons abandonné depuis déjà longtemps.
17:04Vous pensez que les dirigeants français
17:05n'ont plus les intérêts de la France à cœur ?
17:07Ils ont plutôt les intérêts de l'Europe à cœur ?
17:09Oui, ils ont reporté à un échelon supérieur,
17:12non élu, des responsabilités
17:14qu'ils ne veulent plus assumer
17:15par peur ou par, je ne sais pas,
17:17par peut-être fainéantise,
17:18je n'en sais rien.
17:19Mais en tout cas,
17:20il faudra reprendre le pouvoir
17:21là où il est.
17:21Il faudra reprendre à l'Europe
17:22un pouvoir qu'on a délégué.
17:24Mais vous ne voulez plus sortir
17:25de l'Union européenne, là.
17:25Vous, vous, vous avez changé.
17:26Mais il faut la réorienter.
17:28Vous savez, il y a toujours eu
17:29deux schémas de l'Union européenne,
17:31celle de Jean Monnet
17:31et celle du général de Gaulle.
17:33Nous nous accrocherons
17:34à la vision du général de Gaulle
17:36sur l'Europe.
17:39Cette Europe des patries
17:40sera beaucoup plus dynamique
17:42que l'Europe technocratique
17:43que nous avons aujourd'hui.
17:44Gérald Darmanin, garde des Sceaux,
17:46a affirmé hier
17:46que M. Mélenchon et Mme Le Pen
17:48tueront l'Europe telle qu'elle existe.
17:50Voilà, il dit que l'Europe
17:51n'existerait plus telle
17:52que nous la connaissons
17:53si l'un ou l'autre
17:54arrivait au pouvoir.
17:54D'abord, il ne faut pas mélanger
17:55l'Europe qui est là,
17:57qui est un continent
17:58avec l'Union européenne
17:59qui est un système politique.
18:01Et s'il s'agit de démanteler
18:02un système politique
18:03pour en construire un autre
18:05plus vertueux
18:06et plus dynamique pour l'avenir,
18:08eh bien, ce sera une bonne nouvelle.
18:10Donc, pas de soucis là-dessus.
18:12L'Europe a encore
18:13de beaux jours devant elle.
18:14Oui, je pense que l'Europe
18:15a de beaux jours devant elle
18:16mais qu'il faut aussi défendre
18:17ses intérêts
18:18et dans ses intérêts européens,
18:20il y a l'intérêt national français
18:22qui ne faut jamais perdre de vue.
18:23Et il y a une dernière question
18:24que je voulais vous poser.
18:25Le choc à Nice
18:26après cette agression
18:27contre une directrice
18:28d'école maternelle
18:29et une institutrice.
18:30Une maman les a menacées
18:31avec un couteau,
18:31avec une arme de poing.
18:32L'école n'est définitivement
18:34plus un sanctuaire.
18:35On a l'impression
18:35que tout s'effondre
18:36sous nos yeux.
18:37Exactement.
18:37Et chaque fait divers,
18:39notamment des agressions
18:40dans les écoles,
18:41prouve que l'école
18:42n'est plus à l'abri
18:43précisément de ces violences-là.
18:45Et j'allais dire,
18:46c'est une chaîne.
18:47Que ce soit au niveau de l'État
18:48ou au niveau du local,
18:51eh bien, on voit bien
18:51que la situation se dégrade.
18:52Et comment restaurer l'autorité ?
18:54L'autorité du prof,
18:55l'autorité du directeur,
18:57du policier, du pompier ?
18:58une réorientation de la politique
19:00appuyée sur le peuple
19:01pour tout simplement
19:02restaurer l'état de droit
19:04et appliquer la loi.
19:05Tout simplement.
19:06Ça veut dire des mesures fermes ?
19:07Des mesures fermes.
19:08Et quand les gens
19:08ne sont pas en plus
19:10sous des mesures d'OQTF,
19:11eh bien, il faut les expulser.
19:12Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
19:14Écoutez, merci beaucoup, Louis,
19:15à lieu d'être venu ce matin
19:16dans la matinale
19:17sur CNews et sur Europe.
19:18Bonne journée à vous.
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