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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud revient sur la gauche qui cible à nouveau les médias d'information.

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Transcription
00:01Parlons d'elle, puisque hier, avant c'était CNews, et puis maintenant c'est toute la galaxie médiatique.
00:06Donc là, hier c'était BFM, je crois qu'elle ciblait.
00:10BFM TV, le soir du 17 octobre, invite à une heure de grande écoute Eric Zemmour,
00:15qui est un multi-condamné pour incitation à la haine raciale.
00:19Oui, c'est dangereux, et oui, je pense que BFM TV a une responsabilité,
00:22ce n'est pas les seuls à l'avoir invité.
00:24C'est-à-dire que quelqu'un qui a été condamné, qui a purgé sa peine,
00:26pour le coup, doit ne pas être invité, quand même ?
00:30Quelqu'un qui est condamné pour incitation à la haine raciale.
00:33Donc Eric Zemmour, selon vous, ne doit plus être invité dans les médias ?
00:35Je pense que les médias doivent penser à deux fois, et notre société...
00:39Claire Caudrey, hier, fait le jeu du racisme ?
00:41En l'occurrence, sans rétablir les faits et la réalité sur le sujet,
00:45la réponse est oui, et je le regrette.
00:48Bon, et maintenant écoutons Gérald Darmanin,
00:49parce qu'il y a quand même quelques voix qui prennent la parole
00:53pour souligner l'influence de l'extrême-gauche,
00:56pas l'extrême-droite, dans le débat qui demande des têtes, que je sache.
01:01M. Mélenchon a une responsabilité immense dans cette violence,
01:05et qu'il attaque nommément des journalistes.
01:07Mais attendez, c'est quand même une démocratie étonnante,
01:08regardez les tweets de M. Mélenchon.
01:10Votre consoeur va me coudrerait, qui est traité quasiment de fasciste.
01:13Il y a quand même de la marge.
01:14J'ai été nommément attaqué par Jean-Luc Mélenchon hier sur les réseaux sociaux,
01:16pour avoir justement apporté mon...
01:18Mais les journalistes disent ce qu'ils veulent dans notre démocratie,
01:21ça nous plaît, ça ne nous plaît pas.
01:22Bien sûr, on peut avoir une discussion, et parfois une discussion assez forte,
01:24mais de là à les montrer du doigt avec une telle violence,
01:28qu'est-ce que ça veut dire ?
01:29Qu'il faut la faire taire, Mme Coudray.
01:30Et si Mme Coudray est fasciste, les fascistes sont très très nombreux.
01:33Si on ne pense pas qu'on est M. Mélenchon et qu'on est fasciste,
01:36alors vraiment, effectivement, il y a beaucoup beaucoup de fascistes en France.
01:38On voit bien que c'est une dérive autoritaire de la part de M. Mélenchon,
01:41qui est extrêmement grave.
01:42Et moi, je m'étonne que des voix, et notamment des voix de gauche,
01:45ne le dénoncent pas.
01:48C'est extrêmement inquiétant.
01:49Vous estimez aujourd'hui, et vous faites le lien,
01:52avec ce que l'on vient de dire avant,
01:53avec le climat global de violence dans ce pays ?
01:56En tout cas, il ne fait rien pour calmer les choses.
01:59Quand on a trois tweets, deux suites,
02:01je suis peut-être inexact, on a peut-être quatre ou cinq,
02:03où on attaque nommément des journalistes,
02:05parce qu'on n'est pas d'accord dans la façon dont on doit mener une interview,
02:08pardon, excusez-moi, mais on est chez les fous.
02:10Et donc oui, il y a une responsabilité.
02:12Là, lui, vraiment, Charlotte, dit les choses,
02:14mais je citais tout à l'heure nos deux confrères.
02:16Moi, ce que je leur reproche, c'est que pour justifier les excès de l'extrême-gauche,
02:21ils inventent des excès qui seraient faits par Mme Le Pen.
02:24Mme Le Pen, elle a demandé la tête de personne, que je sache.
02:27Elle n'a insulté personne.
02:28Elle a pris, comment dire, personne non plus parmi les journalistes.
02:33Et au contraire, parfois, elle est malmenée sur les plateaux de télévision.
02:36C'est plutôt le contraire.
02:37Mais alors, à ce moment-là, on dit, ah oui, mais ils avancent masqués.
02:40Oui, c'est ça.
02:41Voilà, c'est ce que j'entends.
02:42Ah oui, mais ils avancent masqués.
02:43Ah oui, mais ils se sont dédiabolisés, ils avancent masqués.
02:45Bon, bah, alors, on n'en sort pas, si vous voulez que je vous dise.
02:48Et moi, dire ça, c'est pas être, comment dire, être supporter de Mme Le Pen,
02:53qu'on le comprenne bien.
02:55C'est simplement, c'est simplement faire son métier de journaliste.
02:59Et de témoigner, je le répète, de la réalité.
03:03C'est tout.
03:04Non, mais pour, enfin, comment dire, je pense qu'en effet, dans la période,
03:09on va dire, notamment les attaques, etc.,
03:12le plus intelligent, à mon avis, c'est de répondre aux accusations.
03:16Cette accusation de racisme, de l'étudier, en fait, qu'est-ce qui est exactement raciste,
03:20qu'est-ce qu'a dit Mme Coudray qui justifierait ce qualificatif,
03:25et donc de rendre la chose absolument absurde,
03:28à destination, non pas des personnes qui s'en servent et dont on connaît la malhonnêteté,
03:32et en l'occurrence, c'est un ressort beaucoup plus militant qu'intellectuel,
03:36mais à destination de toutes les personnes de bonne volonté
03:39qui pourraient se laisser convaincre.
03:40On parlait tout à l'heure des chiffres, notamment dans la jeunesse,
03:43des gens convaincus par Jean-Luc Mélenchon.
03:47Eh bien, à eux, on peut sans doute expliquer la situation.
03:51Vous disiez tout à l'heure, je ne comprends pas ce que Françoise Degoy dit,
03:56qu'est-ce que ces news instillent.
03:57Moi, je sais très bien.
03:58Je sais très bien.
03:59C'est une ligne éditoriale qui précédemment n'existait pas dans le paysage audiovisuel,
04:06ou même télévisuel, on va dire.
04:09C'est-à-dire une chaîne qui choisit dans sa ligne éditoriale d'accorder une place importante
04:14au sujet de sécurité, au sujet des conséquences multiples
04:19de la politique d'immigration qui est menée depuis des années.
04:23C'était un choix éditorial qui n'avait été fait par personne d'autre avant.
04:26C'est un choix. Il n'y a aucun problème. C'est un choix.
04:29C'est une ligne éditoriale.
04:31Donc, en effet, ça distille, pour reprendre le mot, ces sujets-là dans le récit médiatique général,
04:39ce qui était au préalable évité, pour le dire gentiment.
04:42C'était évité, contourné en permanence.
04:45Donc, oui, en face, vous avez des gens qui se retrouvent dans cette ligne éditoriale
04:49parce que pour eux, en France...
04:50Mais se retrouver, ça ne veut rien dire. Pardonnez-moi de le dire.
04:52Si, bien sûr.
04:52Ce n'est pas qu'ils se retrouvent, c'est que c'est leur quotidien.
04:55Oui, si vous voulez, c'est une autre manière de le dire.
04:57Non, mais tu témoignes de la réalité.
04:59Notre métier, c'est quand même d'être raccord avec la réalité.
05:02Oui, oui.
05:03Donc, les gens, ils se disaient, je vois ça sur le terrain et personne n'en parle.
05:07Là, il y a l'affaire de Rouen, par exemple.
05:09Elle est extraordinaire, l'affaire de Rouen.
05:10Vous avez entendu parler ?
05:11Nulle part.
05:13Il n'y a que nous qui en parlons.
05:15Des jeunes gens qui ont été attaqués au milieu de...
05:19C'est extraordinaire, d'ailleurs.
05:20Donc, à Rouen, une violente agression s'est produite en marge de la foire Saint-Romain.
05:25Un groupe d'amis catholiques réunis pour célébrer un anniversaire a été pris à partie
05:28après avoir entonné un chant religieux.
05:30Trois personnes ont été blessées et transportées à l'hôpital.
05:33Qui en parle ?
05:35Moi, je demande à Françoise de Goa si elle m'entend.
05:38Mais oui.
05:38Pourquoi ?
05:40Pourquoi les médias ne parlent-ils pas ?
05:42Ce matin, de cette affaire à Rouen, une violente agression s'est produite en marge de la foire Saint-Romain.
05:48Un groupe d'amis catholiques réunis pour célébrer un anniversaire a été pris en partie
05:51après avoir entonné un chant religieux.
05:53Ils sont à l'hôpital.
05:55Pourquoi RTL n'en parle-t-il pas ?
05:57RTL, ils ont parlé de nous ce matin.
05:58Je peux en parler de nous.
05:59Et Adeline François a fait un papier sur CNews.
06:04Elle ne demande pas la fermeture de CNews.
06:05D'ailleurs, elle dit si vous n'êtes pas content, elle dit comme Françoise de Goa,
06:08j'ai une télécommande et je regarde ailleurs.
06:10C'est très bien.
06:10Mais bon, je ne partage pas son analyse sur notre chaîne.
06:14Et c'est ce que je ne partage pas son analyse.
06:17Je l'ai dit, on témoigne de la même théorie.
06:18Mais ça, c'est un fait.
06:20C'est un fait patent.
06:22Pourquoi est-ce qu'on ne parle pas de christianophobie ?
06:24Ah oui.
06:27Parce qu'on craint de faire l'extrême droite.
06:30Et donc on tait un certain nombre d'informations qui dérangent
06:32parce qu'elles vont un rebours du récit idéologique qu'on veut promouvoir.
06:36Moi, je trouve ça, je vous assure, j'ai sûrement des défauts comme tout un chacun
06:39et tous les gens qui viennent sur ce plateau aussi.
06:41Mais tous les gens qui travaillent ici sont foncièrement honnêtes.
06:47C'est quoi l'honnêteté ?
06:48C'est de ne pas dire ce que tu penses faux.
06:50Moi, je connais des gens qui disent des choses,
06:52ils savent que c'est faux ce qu'ils disent.
06:54Et ils le disent quand même.
06:55Mais Pascal, dans le prolongement de ce qu'a dit Charlotte,
06:59est-ce qu'on est d'accord pour dire que la neutralité n'existe pas ?
07:01J'ai horreur de la neutralité.
07:03Moi, j'aime bien qu'il y ait une intention,
07:05qu'il y ait une sensibilité qui s'exprime.
07:08Olivier D'Artigol.
07:10Moi, je sais très bien que quand j'allume ces news,
07:12je vais avoir une couleur,
07:14que je vais chercher certaines choses,
07:16et quand je vais sur BFM ou LCI, j'ai d'autres choses.
07:19Pareil pour les journaux que j'achète.
07:21J'aime bien trouver des identités,
07:23des points de vue,
07:25et il faut l'assumer.
07:27Après, vous dites,
07:29il peut y avoir des choix de rédaction.
07:31Le matin, quand vous faites votre édito,
07:34vous dites, ça, j'ai envie d'insister là-dessus,
07:36parce que ça me semble important.
07:38Exactement comme d'autres éditorialistes,
07:40sur la même actualité,
07:41peuvent choisir un autre angle.
07:42Et je pense aujourd'hui qu'il y a une partie de gens
07:45qui ont vécu comme ça pendant des décennies.
07:48C'était l'art de la discussion à la française.
07:50Il y a des gens qui n'acceptent plus ça.
07:53Si on ne pense pas comme eux,
07:55nous sommes des adversaires.

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