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  • il y a 3 minutes
Angélique Gérard, cofondatrice de Women in STEM Europe, était l'invitée de Brigitte Boucher dans Good Morning Business, ce jeudi 5 novembre. Elle parle de l'activité de sa société qui crée les conditions d'une inclusion durable des femmes dans les filières technologiques et scientifiques, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, le pitch.
00:04Bonjour Angélique Gérard.
00:05Bonjour Brigitte.
00:06Merci d'être là avec nous aujourd'hui.
00:08Vous êtes une des lauréates distinguées par Elle et La Tribune en 2026 pour votre parcours.
00:14Vous venez de créer Women in STEM Europe après avoir été conseillère chez Xavier Niel pendant plusieurs années, de très
00:22nombreuses années, 25 ans.
00:24Est-ce que vous pouvez nous pitcher un peu votre entreprise ?
00:27Bien sûr, Women in STEM Europe qui est une société à mission, on est sous le haut patronage du président
00:32de la République.
00:33Nous avons une raison d'être qui est de créer les conditions d'une inclusion durable des femmes dans les
00:38filières technologiques et scientifiques
00:40afin d'accompagner les mutations économiques et renforcer notre compétitivité nationale et européenne.
00:47Nous sommes 50% de la population et pourtant 100% de notre avenir scientifique et technologique se construit sans
00:53nous.
00:53Et donc, il s'agit en fait d'un enjeu démocratique, de vitalité économique, d'innovation, de compétitivité.
01:01Et je pense qu'on décide bien de ce que l'on comprend.
01:04Et donc, notre action est notamment de rendre visibles toutes les femmes qui font déjà avancer la recherche, la tech
01:10et la science et qu'on ne connaît pas.
01:12Et il s'avère qu'on ne peut pas rêver de devenir ce que l'on ne voit pas.
01:16Et donc, nous sommes là effectivement pour les mettre en lumière, pour susciter des vocations, pour aussi montrer aux jeunes
01:21générations tous ces nouveaux emplois et ces emplois passionnants que ces femmes occupent déjà.
01:26Donc, c'est la mission de Women in STEM Europe.
01:28Et donc, on a un plan stratégique que l'on déploie pour cela.
01:31Alors, dis tout, quelle forme ça prend ? C'est un concours ? On y participe ? C'est une
01:35école ?
01:36Alors, Women in STEM Europe, finalement, c'est un réseau.
01:39Donc, nous avons une énorme communauté.
01:41On vit notamment grâce aux réseaux sociaux.
01:44Notre plus grande communauté est sur TikTok, où on a 17 000 personnes.
01:48Donc, on a ce média…
01:49Donc, des jeunes, des très jeunes ?
01:50Des 18-35 ans en moyenne sur TikTok.
01:53On a effectivement…
01:54On fait des portraits de femmes qu'on met en lumière dans tous ces secteurs incroyables.
01:59Donc, il faut quand même avouer que les STEM, sciences, technologies, engineering, mathématiques,
02:03sont la colonne vertébrale de notre économie aujourd'hui.
02:07Et donc, 80% des emplois à horizon 2030 auront une composante STEM.
02:14Et moins de 20% des femmes en Europe, en fait, sont dans ces filières.
02:17C'est pour ça que je parle d'innovation et de compétitivité
02:20et de comprendre, en fait, ce que l'on va décider dans les années qui viennent.
02:25Donc, c'est vraiment notre avenir.
02:27Donc, on a besoin, effectivement, de susciter ces vocations.
02:29On a ce média.
02:30On a un tour de France.
02:31Donc, on aime aller sur les territoires à la rencontre…
02:34Elles vous disent quoi, les femmes que vous rencontrez ?
02:37Qu'elles n'osent pas qu'on les décourage à aller vers des filières scientifiques ?
02:41Alors, c'est une très bonne question.
02:43En fait, les filles ne naissent pas moins scientifiques que les garçons.
02:46D'ailleurs, tous les tests prouvent que les résultats sont similaires.
02:49Donc, le problème, c'est cette invisibilisation.
02:52C'est souvent l'orientation, l'orientation précoce.
02:55Parce que les filles reçoivent des conseils.
02:57Et souvent, c'est pour les protéger.
02:58On leur dit, tu seras plus épanouie dans telle filière.
03:01Ce sera plus simple pour toi.
03:03La réalité, c'est qu'il y a des vocations très jeunes.
03:05Il y a des filles qui sont douées au maths.
03:07On a, par exemple, les European Women in STEM Awards qu'on a célébrées il y a deux semaines.
03:11On avait un Young STEM Leader en prix.
03:13On a récompensé une jeune fille, 14 ans, vice-championne européenne de robotique.
03:18Personne ne la connaît en France.
03:20Et donc, on la met en lumière.
03:21Et grâce à ça, elle va avoir un portrait dans l'étudiant, dans Sciences et Vie Junior.
03:25Et donc, elle va susciter, elle aussi, autour d'elle.
03:28D'autres vocations, Frédéric.
03:29À partir de quel moment on les perd, les candidats, justement ?
03:31Est-ce que c'est collège, lycée ?
03:34Très tôt.
03:34C'est là, c'est très tôt ?
03:35En réalité, il faudrait, dès la primaire, effectivement, être vigilant.
03:38Non, mais quand on regarde les stats, qui sont très précises sur le sujet,
03:41s'il y a vraiment une alerte, c'est la classe de cinquième.
03:44Elles ont 12 ans et elles se désintéressent des sciences.
03:46C'est la pré-adolescence.
03:48Et donc, c'est la question du genre qui vient s'imposer, en fait, dans les établissements à ce moment
03:54-là.
03:54Les filles pratiquent aussi de l'autocensure.
03:58Le pire ennemi d'une fille n'est pas un garçon.
04:00C'est souvent l'autocensure.
04:02C'est son frein.
04:03Donc, il faut, effectivement, pour ça, l'aider et lui montrer tous les chemins possibles.
04:08Et est-ce que l'IA, aujourd'hui, qui montre un peu plus de facilité, d'accessibilité vers la tech,
04:14est-ce que l'IA, ça pourrait permettre, justement, l'usage de l'IA à attirer davantage de profils féminins
04:19?
04:19Aujourd'hui, ça ne l'est pas.
04:21Aujourd'hui, on a 14,2% de filles engagées dans les sciences de l'ingénieur en terminale.
04:26Donc, en fait, les chiffres se dégradent.
04:29L'IA vient bousculer nos économies et nous ne participons pas non plus à cette transformation numérique de la société.
04:36Et donc, il y a une urgence parce qu'on sait aussi que les IA sont biaisées.
04:39Donc, moi, j'utilise l'IA au quotidien.
04:42Pourtant, tout est paramétré.
04:43J'ai beau écrire « je suis ravie » quand je fais ma dictée vocale, c'est « ravie »
04:47et ça ne passe pas.
04:48Pourtant, elle sait que je suis mère de trois enfants.
04:50Vous avez écrit un ouvrage pour la fin du sexisme.
04:54Le problème, il vient des hommes ou c'est aussi la solution ?
04:57Est-ce que les femmes, parce que là, c'est un réseau de femmes, finalement,
05:01est-ce que les femmes peuvent réussir sans les hommes ou est-ce que les femmes doivent réussir avec les
05:04hommes ?
05:05C'est un réseau de femmes et on est accompagné par des hommes,
05:07notamment au sein de notre comité stratégique où on a une parité.
05:10Les hommes sont nos alliés sur la question.
05:12Donc, c'est très important, effectivement, à souligner.
05:15Les femmes ont des mentors hommes, très souvent.
05:18Celles qui arrivent, de toute façon, les hommes sont au pouvoir de quasiment toutes les sociétés.
05:22Donc, ils aident des femmes, effectivement, à monter.
05:25On a besoin d'eux.
05:26Et généralement, il y a des déclics quand ces hommes-là sont papas de filles
05:30et comprennent, effectivement, que sur l'orientation, il faut les pousser.
05:35Ils ont aussi envie que leurs filles réussissent.
05:37Absolument.
05:38Merci, Angélique Gérard, d'être venue avec nous ce matin.
05:40Et je rappelle donc que vous êtes une des lauréates qui a été distinguée par elle et La Tribune en
05:462026,
05:47cofondatrice de Women in STEM Europe.
05:49Merci à vous d'être passée par le studio de Good Morning Business.
05:53Merci à vous d'avoir regardé cette vidéo !
05:53Merci à vous d'avoir regardé cette vidéo !
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