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Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur le problème d'intégration en France.

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Transcription
00:00qui sera peut-être candidat, lui aussi, et alors il a pris la parole ce matin sur ce sujet, Édouard
00:06Philippe.
00:08À l'évidence, Édouard Philippe s'enfonce et s'enferme quand on dit quelque chose qui peut blesser,
00:17qui peut encourager un regard raciste dans notre pays, eh bien il faut très vite le corriger.
00:24Il a un regard raciste ?
00:25Et je pense que les propos qu'il tient sont une incitation aujourd'hui au racisme.
00:32On ne distingue pas selon les Français, et encore moins quand on est candidat à la présidence de la République.
00:37Qu'est-ce que c'est que la République ? La République, elle est une et indivisible.
00:41Donc distinguer les Français, c'est rentrer dans une logique où on les sépare selon la couleur de peau, selon
00:47la religion.
00:48Ça veut dire qu'on les assigne, ça veut dire qu'on rentre dans une logique identitaire.
00:53– Tout ça, c'est vraiment du verbiage.
00:56– C'est la démagogie.
00:56– C'est du verbiage.
00:58Ce qui nous intéresse, c'est la réalité.
01:01Comment sont les uns ? Comment sont les autres ? Comment se conduisent ? Etc.
01:06Et c'est là que c'est intéressant.
01:08Est-ce qu'il y a des soucis dans certains quartiers ? Est-ce qu'il n'y en a
01:12pas dans d'autres ? Etc.
01:13– Il était Premier ministre en 2005, Dominique de Villepin.
01:16Il les a vus, les émeutes.
01:18Il a vu la sociologie qui était à l'œuvre lors des émeutes.
01:20C'est ça le drame de la droite, si encore on peut.
01:23– Mais il ne voulait pas, lui, il ne voulait pas l'état d'urgence,
01:26parce qu'il était Premier ministre à l'époque,
01:29et Jacques Chirac, qui était d'une faiblesse inouïe, sans doute à cette époque-là,
01:32demandait à Nicolas Sarkozy d'être présent dans des réunions
01:36pour maintenir l'idée d'un état d'urgence,
01:38parce qu'il ne voulait pas aller en opposition avec Dominique de Villepin.
01:42Bon, c'est aussi la faiblesse et la lâcheté de nos gouvernants.
01:44– C'est ça, il aurait fallu tirer les leçons à cette époque-là.
01:47Dès 2005, il fallait tirer les leçons de ce que nous avions face à nous.
01:50– Mais Thomas, on est dans le déni et dans la lâcheté.
01:55Et ça fait 40 ans.
01:57Et comme on paye toutes les factures en même temps.
02:00– En plus, après, il revient le candidat, c'est ça qui est…
02:02– Donc, voilà, j'ai peur qu'on dise les mêmes banalités
02:06que nous disons sur tous ces sujets.
02:08On est dans le déni.
02:09Vous vous rendez compte qu'on ne peut même pas dire en France
02:11les Français issus de l'immigration,
02:14parfois, ont du mal à s'intégrer.
02:17On ne peut même pas dire cette chose-là,
02:18sans être traité de raciste.
02:21Alors évidemment, vous ne pouvez pas soigner la France
02:24si vous n'êtes pas d'accord sur le diagnostic.
02:26Ce qu'il faut dire simplement, vous avez des difficultés,
02:28on va vous aider, on va faire différemment,
02:31vous allez être plus intégrés, plus assimilés,
02:33et voilà ce qu'on vous propose.
02:35Est-ce que vous êtes d'accord ou pas ?
02:36C'est le pacte républicain.
02:37Si vous n'êtes pas d'accord, en revanche, ça pose des soucis.
02:40C'est ça, le vrai discours de vérité.
02:42Mais ces gens-là, ils ne veulent pas entendre le discours de vérité.
02:45C'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça.

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