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  • il y a 13 minutes
Retrouvez le replay du Grand Oral 2027 sur BFMTV.

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00:07Générique
00:10...
00:11Bienvenue à tous, vous regardez Le Grand Oral,
00:13le rendez-vous politique de BFM TV avec Le Figaro,
00:15chaque dimanche, 18h.
00:17Bonsoir Raphaël Glucksmann.
00:18Bonsoir.
00:18Merci d'être avec nous ce soir.
00:20Je sève également Jim Jarassé,
00:22rédacteur en chef du service politique du Figaro,
00:24et Marie Chantret, chef du service politique de BFM TV,
00:27qui vous pose, bonsoir Marie, la première question.
00:29Bonsoir Raphaël Glucksmann, je salue aussi vos soutiens
00:31qui vous accompagnent ce soir,
00:32Samia El-Araj, Yannick Jadot ou encore...
00:34Lamia.
00:35Lamia, pardon, excusez-moi.
00:36Yannick Jadot ou encore Yanis Lassalle, je le disais,
00:39la première question vient parce que l'annonce a été faite
00:42en fin de semaine, Sébastien Lecornu, le Premier ministre,
00:44organise demain une conférence sociale avec le patronat
00:47et les syndicats pour tenter de répondre à la colère sociale,
00:50le pouvoir d'achat, évidemment, priorité des priorités des Français.
00:54Est-ce que vous dites que ça a du sens,
00:55ou c'est lunaire politiquement,
00:57à six mois des élections présidentielles ?
00:59Le dialogue social n'est jamais lunaire.
01:02Ça a du sens.
01:03Il a été maltraité pendant dix ans et on voit le résultat.
01:07Mais six mois, le calendrier pose question.
01:09Je vais vous répondre, mais d'abord, j'aimerais souligner une chose.
01:13On vit une crise sociale d'une ampleur inédite.
01:16Franchement, partout où je vais, moi, les phrases que j'entends,
01:18c'est « j'y arrive plus », « j'ai peur pour mes enfants »
01:22et la France se pète la gueule.
01:24Et donc, cette crise-là, il ne faut pas la sous-estimer.
01:26Le gouvernement l'a sous-estimée depuis trop longtemps.
01:29En fait, dans notre pays, on a l'explosion des prix du carburant
01:32qui arrive dans une situation où déjà, on a des bas salaires,
01:37où on se retrouve dans un pays où, en fait, les carburants explosent,
01:43le chauffage augmente, la viande augmente,
01:46tout augmente, sauf une seule chose, les salaires.
01:49Et donc, on a un problème social immense.
01:53Le gouvernement a fait la saut d'oreille depuis des années
01:56sur cette question des bas salaires.
01:57Et donc là, il est urgent, non seulement de faire une conférence sociale,
02:01de recevoir les syndicats,
02:03mais surtout de répondre aux revendications des travailleurs.
02:07Et pourquoi il y a un tel soutien pour ce mouvement social ?
02:09Ce n'est pas simplement les gens qui manifestent.
02:11Pourquoi il y a un tel soutien dans la société française ?
02:13C'est parce que les travailleurs n'en peuvent plus.
02:15Ils n'arrivent plus à boucler leur fin de mois.
02:17Ils bossent, ils bossent, ils bossent.
02:19Et pourtant, ils ne peuvent pas avoir une vie digne.
02:22Donc, vous applaudissez cette initiative du Premier ministre,
02:26mais avec quand même un double discours.
02:28Un Premier ministre qui, dans l'hémicycle, a pu dire,
02:31finalement, renvoyer justement à cette échéance présidentielle.
02:34Et là, finalement, on apprend une rencontre avec les syndicats.
02:38Il faut une rupture nette.
02:40Mais elle ne pourra pas aller demain, cette journée.
02:42Moi, je n'ai aucune confiance dans ce gouvernement et dans ce président
02:46pour mener cette rupture nette, réaliste que nous proposons.
02:50Ce sera l'élection présidentielle qui décidera de ça.
02:52Mais ce qu'il peut faire aujourd'hui, c'est déjà augmenter le SMIC,
02:55c'est répondre aux syndicats, c'est avoir une politique salariale différente.
02:57Alors, allons-y, si vous voulez bien.
02:57Sur le SMIC, puisque c'est l'un des sujets qui va être abordés demain
03:00par syndicats et patronats,
03:02le patronat, dans son ensemble, dit aujourd'hui,
03:04nous n'avons pas les moyens.
03:06Si vous nous imposez une hausse de SMIC au-delà de ce qui est prévu,
03:09nous n'y arriverons pas.
03:11Certaines entreprises sont peut-être en difficulté,
03:13d'autres pourraient mettre la clé sous la porte.
03:15C'est ce que dit aujourd'hui le patronat.
03:17Est-ce que vous estimez que le gouvernement doit tordre le bras
03:20aux chefs d'entreprise et augmenter le SMIC ?
03:23Et si oui, de combien pour reposer les choses ?
03:25Il est aujourd'hui à 1 478 euros net.
03:29De combien, estimez-vous, qu'il faut l'augmenter ?
03:31La CFDT a une proposition qui semble...
03:33100 euros.
03:34Voilà, 100 euros de plus.
03:35100 euros de plus immédiatement.
03:37Nous, on pense qu'il faudra augmenter plus le SMIC,
03:39mais ce sera après.
03:40100 euros de plus immédiatement.
03:42Mais vous savez que la France est le pays d'Europe
03:44où le SMIC a le moins augmenté ces dernières années.
03:47Et donc, en fait, c'est parfaitement logique.
03:49C'est un rattrapage de ce qui n'a pas été fait
03:51d'année en année sous Emmanuel Macron.
03:53Il faut augmenter le SMIC,
03:55mais il ne faut pas se limiter au SMIC,
03:56parce qu'il y a des travailleurs qui touchent plus que le SMIC
03:59et qui n'arrivent pas à s'en sortir.
04:01Il faut augmenter les salaires de manière générale.
04:03Ça, c'est votre proposition.
04:04Moi, j'ai une proposition qui est extrêmement concrète.
04:08On baisse la CSG sur le salaire des travailleurs.
04:11Et ce qu'on obtient, c'est une augmentation de 100 euros
04:14sur la fiche de paie pour quelqu'un qui touche 2000 euros par mois.
04:18Une augmentation de 86 euros pour quelqu'un qui est au SMIC.
04:22Et cette augmentation-là, on peut l'avoir tout de suite.
04:24Et en plus, la mesure que je propose, je la finance.
04:28Je donne au gouvernement, parce que oui, il y a une crise budgétaire.
04:34Et oui, on ne peut pas faire n'importe quoi avec le budget de la nation.
04:37Et donc, il faut financer cet effort pour les travailleurs français.
04:41Et comment on finance ?
04:43Eh bien, en taxant les méga-héritages.
04:46Aujourd'hui, les méga-héritages en France ne sont pas assez taxés.
04:50C'est quoi un méga-héritage ?
04:51C'est au-dessus de 2 millions d'euros.
04:53Et vous avez une société, aujourd'hui, qui devient une société d'héritiers.
04:56Vous ne pouvez plus acheter un appart si vous n'héritez pas de cet appart dans ce pays.
05:00Vous avez une France.
05:02Il y a 50 ans, les deux tiers du patrimoine des Français
05:06étaient constitués par le produit de leur travail.
05:07C'était votre travail dans votre vie qui vous permettait d'améliorer votre condition de vie.
05:11Et un tiers seulement, c'était l'héritage.
05:13Aujourd'hui, c'est l'exact inverse.
05:15Les deux tiers de la fortune des Français, c'est le produit de leur héritage
05:18et un tiers seulement le produit de leur travail.
05:19Comment on appelle une société comme ça ?
05:21Eh bien, une société de privilèges, une société d'ancien régime.
05:24Et si vous voulez éviter le chaos,
05:26si vous voulez éviter que la colère sociale
05:29emporte la démocratie avec elle dans les limbes,
05:32eh bien, vous devez marquer une rupture nette
05:35par rapport aux politiques qui ont été réalisées.
05:36J'ai mis à raconter concrètement sur cet héritage de 2 millions d'euros.
05:40Combien prenez-vous ?
05:41On sait que Jean-Luc Mélenchon dit à partir de 12 millions d'euros, je prends tout.
05:44Non, nous ne prenons pas tout.
05:45Et nous avons une mesure qui est progressive.
05:48D'abord, il y a les héritages de plus de 2 millions d'euros.
05:51Ensuite, il y a la révision du pacte d'Utreil.
05:54Mais sur les héritages de plus de 2 millions, combien vous prenez ?
05:59De 5% en 5%.
06:01On augmente de 5%.
06:02Ce qui se passe aujourd'hui, c'est les méga-héritages,
06:06le pacte d'Utreil qui est détourné de sa vocation.
06:10Moi, je suis tout à fait pour qu'on puisse transmettre...
06:12Qui permet de transmettre une entreprise familiale.
06:14Moi, je suis pour qu'on transmette les entreprises de génération en génération.
06:17Simplement, aujourd'hui, les grandes fortunes utilisent le pacte d'Utreil
06:21pour en réalité cacher la succession.
06:23Eh bien, il faut réviser le pacte d'Utreil.
06:25Et il faut aussi taxer les plus-values latentes qui ne sont pas taxées dans notre pays.
06:29Comme cela, en faisant tout cela, nous récupérons 15 milliards
06:32que nous donnons directement aux travailleurs.
06:35Et ce que ça veut dire, c'est que...
06:36En baissant donc de la CSG.
06:38Juste précision, parce que vous n'avez pas répondu tout à fait à la question de Marie tout à l
06:40'heure.
06:40Ça concernera tous les salaires ?
06:41Vous avez dit que c'est 100 euros de salaire en plus pour quelqu'un qui gagne 2 000.
06:44C'est progressif.
06:44Donc, ça s'estompe.
06:45Oui, si quelqu'un qui gagne 4 ou 5 000, est-ce qu'il profiterait aussi de cette mesure ?
06:49Alors, il en profiterait beaucoup moins.
06:51Comment ?
06:52Parce qu'on rend la CSG progressive.
06:55Et donc, en réalité...
06:55Mais il en profitera quand même.
06:56Oui, il en profitera quand même.
06:57Et d'ailleurs, on va lancer un site internet où vous pourrez calculer
07:00combien vous touchez de plus en fonction de votre salaire.
07:04Mais ça s'estompe.
07:05Pourquoi ?
07:06Parce que la CSG n'est pas un impôt progressif.
07:08Et que donc, c'est un impôt injuste.
07:11Parce qu'un ouvrier paye le même taux qu'un cadre.
07:14Et que donc, il faut le rendre progressif.
07:16Et c'est ça qui permettra l'augmentation des salaires.
07:19Mais pas dans 6 mois, dans 1 an ou dans 2 ans.
07:24Immédiatement.
07:25Et ça change la vie.
07:26Et il faut s'attaquer donc à la question des bas salaires.
07:28Mais il faut aussi s'attaquer à la question des dépenses contraintes.
07:31Parce qu'aujourd'hui, vous avez une conjonction de deux choses.
07:33Un, des salaires qui sont comprimés vers le bas.
07:34Et deux, vous avez l'explosion des coûts de la vie et des dépenses contraintes.
07:40Le logement.
07:41Vous avez les carburants.
07:43Vous avez le chauffage.
07:44Vous avez en fait, en réalité, toute une série de dépenses contraintes
07:47à laquelle il va falloir s'attaquer.
07:49Sur les carburants, vous faites quoi ?
07:50Eh bien, par exemple.
07:52La réponse du gouvernement, ça a été de dire, tournée diplomatique d'Emmanuel Macron
07:56pour sécuriser l'approvisionnement.
07:58Et on pioche dans les gaz stratégiques.
08:00Et ça se voit, effectivement, depuis quelques jours.
08:02Garantie sur 3 mois.
08:03Sur 3 mois pour l'instant.
08:04Et qu'une baisse d'environ 15 centimes des prix.
08:07D'abord, est-ce que ça, c'est une bonne idée ?
08:08Un, c'est nécessaire de le faire.
08:10Et moi, je ne suis pas de ceux qui critiquent le fait qu'il aille dans le Golov
08:14pour essayer d'obtenir des carburants pour les Français.
08:18Deux, ce n'est pas suffisant.
08:20Et donc, ce qu'il faut faire, c'est augmenter le chèque énergie.
08:23Pour nous, c'est très simple.
08:24Pour les 6 millions de ménages, aujourd'hui, des classes populaires,
08:27qui sont bénéficiaires, il faut l'augmenter jusqu'à 500 euros.
08:32Ce que ça fait, concrètement, c'est 40 euros le plein.
08:35Donc, en réalité, vous avez les moyens de faciliter la vie.
08:40Mais derrière, il faut engager autre chose.
08:43Pendant que vous dites, on va aider les Français qui soufflent le plus
08:45à remplir le réservoir, Yannick Jadot, qui est derrière vous,
08:48qui, comme beaucoup d'écologistes, a milité pendant des années
08:50pour la sortie des carburants.
08:52À qui est-ce ?
08:53Bien sûr.
08:54La planète attendra.
08:55Non, pas du tout.
08:56Pas du tout.
08:57Parce que, justement, j'allais y venir.
08:58Parce que, justement, j'allais y venir.
09:00Nous, nous engageons dès le premier jour une véritable révolution écologique.
09:04Parce que la solution à long terme, ce n'est pas d'éteindre l'incendie.
09:07La solution, à long terme, c'est de faire en sorte que les Françaises
09:11et les Français ne dépendent plus des guerres de Trump, de Poutine,
09:14de Netanyahou ou des Mollah iraniens, quand ils vont faire leur plein
09:19pour pouvoir aller travailler.
09:21Et donc, la solution, c'est quoi ?
09:22C'est un grand projet de leasing social.
09:24Un million de ménages français qui ont accès à une catégorie populaire.
09:28Non, ils ont fait une annonce.
09:30Et derrière, il n'y a rien.
09:3250 000 peintures, puis 50 000 l'année suivante.
09:34On démultiplie cela.
09:34Vous savez ce qui s'est passé et qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
09:37Pour 100 euros par mois, une auxiliaire de vie qui fait 120 kilomètres par jour
09:43a accès à un véhicule électrique.
09:46Et qu'est-ce que ça lui permet de faire ?
09:48D'économiser plus de 170 euros par mois sur ses dépenses d'énergie
09:53et ses dépenses de carburant.
09:54Et ça, ça fera partie de vos grandes annonces pour une réforme de l'écologie
09:59que vous présenterez demain.
10:00Demain matin.
10:01La révolution écologique, c'est ce que je veux dire.
10:04C'est qu'en fait, un État qui fait face à des crises énergétiques successives,
10:10parce que ce qui nous arrive en ce moment, ce n'est pas inédit.
10:14En 2021-2022, on a déjà été face à la crise gazière.
10:17Et qu'est-ce que le gouvernement a fait ?
10:19Eh bien, il a dépensé 72 milliards de subventions aux fossiles.
10:23Mais rien, rien pour l'électrification, rien pour le leasing social des voitures électriques,
10:29rien pour préparer l'avenir.
10:30Et ce que je veux montrer, c'est que la révolution écologique que nous proposons,
10:34elle est bonne pour le pouvoir d'achat des Français.
10:36Elle est bonne pour l'industrie, puisque ce sont des voitures électriques produites en France.
10:40Et elle est bonne pour la souveraineté.
10:42Si les batteries, elles peuvent être produites à 20h.
10:44Alors, Raphaël Glucksmann, cette crise sociale qu'on évoque depuis le début de l'émission,
10:49donne lieu à une série de manifestations, de mobilisations dans la rue.
10:54Vous étiez jeudi à cette manifestation et vous avez quitté le cortège après avoir été chahuté par un certain nombre
11:01de militants.
11:03On a entendu des « tout le monde déteste le PS », Glucksmann n'est pas un camarade,
11:06et parfois même des propos un peu plus violents « cassez-vous », par exemple.
11:10Racontez-nous, vu de vos yeux à vous, comment ça s'est passé ? Comment vous avez vécu ce moment
11:17?
11:17Alors déjà, notre place et ma place, elle était aux côtés des travailleurs, aux côtés des syndicats, aux côtés de
11:25l'intersyndicale.
11:26Même après ça ?
11:27Oui, même après ça. Et à la prochaine manifestation de l'intersyndicale, eh bien j'y retournerai.
11:33Malgré ça ?
11:34Mais malgré ça. Et j'y retournerai à chaque fois.
11:37Vous vous attendiez à une réaction comme ça des manifestants ?
11:41Non mais je porte les valeurs d'une famille politique qui, depuis plus de deux siècles, est aux côtés des
11:48travailleurs,
11:48qui est celle qui a permis l'amélioration de la vie des travailleurs dans notre pays,
11:53et dont la mission historique est de répondre de manière concrète aux aspirations, aux angoisses, aux espoirs des travailleurs.
12:00Donc notre place était dans la rue.
12:01Qui vous a dit ça ?
12:02Et maintenant, oui, il y a une hostilité qui s'est exprimée.
12:07J'ai entendu tous les noms d'oiseaux.
12:09J'ai vu cette hostilité.
12:12On est restés une heure et demie en face à face.
12:14Et ensuite, la préfecture de police nous a demandé de partir parce qu'on ne pouvait plus avancer.
12:18Donc ce n'est pas vous qui avez décidé de quitter le cortège ?
12:20Non, on nous a demandé de partir.
12:23Mais encore une fois, notre présence, elle était naturelle.
12:26Elle était logique.
12:27Et oui, il y a une hostilité.
12:29Et comment vous l'expliquez, cette hostilité ?
12:31Je l'explique très simplement.
12:34Nous allons refonder la gauche démocratique.
12:37Nous sommes en train de le faire.
12:39Nous mettons fin à l'hégémonie culturelle, idéologique, politique de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française.
12:45Et il ne le supporte pas.
12:47Et vous dites quoi ?
12:47C'est le prix à payer ?
12:49Les militants, vous savez, c'est un prix très léger à payer.
12:53Très léger.
12:54C'est un prix très léger à payer.
12:55Si ça permet à la gauche de revenir au pouvoir dans notre pays et de changer l'avis des travailleurs.
13:00Ce n'est pas juste anodin.
13:01Quand Jim raconte ce qu'il s'est passé, et c'est intéressant de vous entendre ce que vous avez
13:05vécu de l'intérieur,
13:06mais qu'un représentant de gauche, dans une manifestation qui porte des revendications sociales telles qu'elles étaient portées jeudi
13:13dernier,
13:13souhaite insulter, et ce n'est pas la première fois que ça arrive.
13:16Vous dites qui ? Qui sont-ils ? Qui sont ces gens ? Qui sont ces manifestants ?
13:20Ils insultent M. Roussel du Parti communiste français en expliquant qu'il n'est pas un camarade.
13:27Roussel n'est pas un camarade.
13:28Ils m'insultent, moi, en expliquant que je ne suis pas un camarade.
13:31Ils insultent absolument tous ceux, et d'ailleurs Mme Guettet a été très claire dans son but.
13:35Vous parlez des ministres ?
13:36Ils insultent absolument tous ceux qui n'époussent pas l'entièreté de leur programme ou qui refusent leur hégémonie.
13:41Qui est ce « il » ?
13:43Les militants de la France Insoumise.
13:45Vous les avez vus ? Vous les avez identifiés ?
13:48Oui, et ils ont chanté Mélenchon Président.
13:50D'ailleurs, c'est tout à fait leur droit.
13:51Ils ont le droit d'être pour Mélenchon Président.
13:53Par contre, ils installent un climat qui est un climat d'exclusion permanente, de brutalité.
13:59Mais moi, ça, ça ne m'empêchera absolument pas de faire campagne.
14:02Et j'ai un message très simple à destination des travailleurs.
14:06Nous serons à vos côtés et nous porterons vos revendications et nous répondrons à vos aspirations.
14:11Et nous le ferons en gagnant l'élection présidentielle.
14:13Et nous le ferons de manière démocratique.
14:15Et nous porterons une rupture, mais une rupture réaliste.
14:18Une rupture qui peut gouverner le pays sans le fracturer.
14:21Qu'est-ce que vous dites ce soir, Raphaël Glucksmann, à ceux qui ne vous croient pas ?
14:24À ceux qui estiment que vous êtes une sorte de nouvel Emmanuel Macron, pas assez à gauche, peut-être même
14:30un peu à droite.
14:31Qui peuvent le penser sincèrement.
14:33Bien sûr.
14:33Par votre parcours, parce qu'ils ne vous connaissent pas.
14:35Vous leur dites quoi ?
14:36Par mon parcours, je suis désolé.
14:37Vous leur dites quoi ?
14:38Je leur dis que si j'étais, un temps soit peu, séduit par le macronisme, j'aurais accepté toutes les
14:46offres depuis dix ans.
14:48Mais on vous en a vraiment proposé ?
14:49Elles ont été nombreuses ?
14:50Elles ont été nombreuses.
14:52Et depuis le début, j'ai refusé.
14:55Qu'est-ce que Emmanuel Macron vous a proposé ?
14:56Qu'est-ce que vous avez refusé ?
14:57Pourquoi j'ai refusé ?
14:58Alors là, d'être ministre.
15:00Et ensuite, d'être ministre au moment de la dissolution.
15:03Enfin, de post-dissolution.
15:05Mais c'était très net dans ma tête.
15:07Toujours, depuis le début.
15:08J'ai même écrit un livre en 2018 pour expliquer pourquoi je ne pouvais pas croire à cette théorie macroniste
15:15de la gauche et la droite sont solubles l'une dans l'autre.
15:19Ou de l'individualisme triomphant.
15:22Ou de la conversion de la France à une politique plus libérale.
15:26Je l'ai écrit noir sur blanc dès 2018.
15:28Je l'ai toujours pensé et je l'ai toujours dit.
15:31Je n'ai jamais cru au ruissellement.
15:33Je n'ai jamais cru à la capacité de ce pouvoir d'embrasser la grande transformation de notre temps qui
15:38est la transformation écologique.
15:40Je n'ai jamais cru, moi, qu'un mandat qui commence en baissant les APL et en supprimant l'ISF
15:47pouvait apporter un sentiment de justice dans notre pays.
15:50Et donc, j'ai toujours été très clair là-dessus.
15:52Par contre...
15:52Ça, vous l'avez dit à Emmanuel Macron ou à son entourage quand il vous a approché ?
15:56Je l'ai dit publiquement.
15:57Je l'ai dit dans tous les cadres que vous pouvez imaginer.
16:00Il n'y a aucune forme d'incohérence de mon côté là-dessus.
16:03Alors, pourquoi les gens ne l'entendent pas ? Certaines personnes ne l'entendent pas aujourd'hui.
16:06Mais pourquoi ils vont sur cette théorie du nouveau Macron ?
16:12Parce que leur but est l'hégémonie sur la gauche et qu'ils n'acceptent pas qu'il y ait
16:18une gauche démocratique qui leur tienne tête.
16:20Ils vous accusent de brutaliser Raphaël Guxman.
16:23Qu'est-ce qui fait qu'ils vont dire que je suis de droite ?
16:26Honnêtement, je vais vous le dire.
16:27Ou que je suis le nouveau Macron.
16:29Simplement parce que je refuse l'alliance avec eux.
16:32Depuis des semaines, des mois, j'ai expliqué dans tous les sens, avec tous les mots, à ma famille politique
16:40qu'il fallait qu'elle assume sa propre identité, sa propre offre.
16:45Qu'elle n'était soluble ni dans le mélenchonnisme, ni dans le macronisme.
16:50Et que nous allons être, nous, l'alternative démocratique en 2027.
16:55D'où cette accusation, Raphaël Guxman, de schisme à gauche.
16:57Que vous créerez le schisme à gauche.
16:59Voilà ce que disait Manuel Bompard à vos accusations de campagne de harcèlement de la France insoumise à votre rencontre.
17:06Écoutez le leader, mais le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard.
17:10Il était sur notre antenne ce matin.
17:13C'est Raphaël Guxman qui tape Jean-Luc Mélenchon.
17:15Je lui propose d'arrêter de brutaliser le débat politique à gauche.
17:19Parce qu'en l'occurrence, en ce qui nous concerne, nos adversaires dans cette campagne,
17:22ils sont à l'extrême droite et nos adversaires, ils sont dans le bloc central.
17:25Donc quand Raphaël Guxman fait ça, quand il passe son temps à taper sur Jean-Luc Mélenchon,
17:29je trouve que c'est lui qui contribue à créer une forme de schisme entre les différents électorats à gauche.
17:35Et en tout cas, ce n'est pas du tout notre intention à nous.
17:37Sourire, vous brutalisez, c'est vous qui brutalisez le débat.
17:40Voilà ces accusations, parole contre parole.
17:42Je n'ai pas vu beaucoup de militants socialistes ou de militants place publique
17:46aller troubler les événements organisés par la France insoumise.
17:49Ce n'est pas notre style, ce n'est pas notre manière de faire.
17:51Je n'ai jamais vu des militants socialistes ou des militants place publique
17:55vouloir exclure tel ou tel dirigeant d'une manifestation.
17:59Donc non, soyons sérieux deux secondes.
18:00Mais ce n'est pas ça qui est intéressant.
18:02Ce qui est intéressant, c'est la nécessité d'une rupture dans les politiques menées dans ce pays.
18:06et dans la manière dont on les mène.
18:08Et qui peut porter la gauche au pouvoir ?
18:12Qui peut porter cet agenda de transformation radicale ?
18:15Qui peut faire en sorte que l'écologie arrive au pouvoir ?
18:18Qui peut faire en sorte que, oui, la justice sociale arrive au pouvoir ?
18:23Et bien c'est nous, parce que nous sommes les seuls à pouvoir battre l'extrême droite.
18:28Raphaël Glucksmann, aujourd'hui, c'est Jean-Luc Mélenchon qui est en tête dans les sondages.
18:32Et hier, lors de son meeting au Bourget, il a justement dit
18:35« Il faut une rupture radicale et c'est moi qui vais porter cette rupture. »
18:39Donc il a aussi sa voix à porter à gauche.
18:41Mais qui laisse sa voix, c'est une évidence absolue.
18:45Moi, je disais, qui peut prendre le pouvoir dans ce pays ?
18:48Et je pense, avec certitude, que Jean-Luc Mélenchon ne peut pas être président de la République.
18:55Parce qu'il fait trop peur à 70% de la population française.
19:00Parce qu'il a fait du bruit et de la fureur sa stratégie.
19:03Parce qu'en réalité, il ne peut pas battre Madame Le Pen quand il se retrouve face à elle.
19:09Mais quand vous les voyez, ces derniers jours, il s'est appuyé par exemple sur l'exemple de Lula.
19:12Non, mais laissez-moi finir.
19:13En disant, entre les deux tours, il peut se passer des choses.
19:15Et donc, en réalité, le vote pour Jean-Luc Mélenchon, à la fin,
19:21permettra la prise du pouvoir par l'extrême droite dans notre pays.
19:26Et je suis convaincu que ce qui va se passer, c'est l'inverse des dernières élections.
19:31L'inverse de 2017 et l'inverse de 2022.
19:34Il avait commencé très bas et avec une campagne qui était très puissante.
19:38Moi, je ne reconnais sans aucun problème ça.
19:40Il était monté très haut.
19:42Cette fois-ci, il part très haut.
19:43Là, vous dites qu'il va s'effondrer.
19:44Il part très haut, mais pourquoi ?
19:46Parce qu'à un moment donné, la question qui va se poser à chacune et chacun d'entre nous,
19:50en particulier à gauche, c'est notre capacité ou pas
19:54à empêcher l'extrême droite de prendre le pouvoir dans ce pays.
19:57Parce que Madame Le Pen est, oui, aux portes de l'Élysée.
20:00Et qu'il y aura donc une réflexion très différente des dernières élections.
20:05Mais tout de même, il y a des images qui sont fortes.
20:07Je ne vais pas parler que de Jean-Luc Mélenchon.
20:08Non, mais parce que...
20:09Évidemment.
20:10Je voulais juste quand même...
20:11On a quand même aussi, nous, un projet.
20:12Et moi, j'aimerais dire une chose simple.
20:13C'est qu'aujourd'hui, la politique française, c'est un affrontement de césarisme.
20:17Moi, je suis le seul à porter une véritable rupture.
20:20Parce qu'il y a un point commun quand même entre Jean-Luc Mélenchon,
20:23Emmanuel Macron, Madame Le Pen.
20:26C'est cette verticalité absolue.
20:29Cette croyance dans l'homme providentiel.
20:32Cette certitude que la parole du chef, eh bien, doit descendre de manière verticale.
20:37Moi, je pense l'inverse.
20:39Je veux que la France devienne une démocratie beaucoup plus démocratique.
20:42Je veux changer la manière dont on préside et dont on gouverne ce pays.
20:46Je pense que ce pays a besoin de respirer.
20:48Je pense qu'il faut déconcentrer les pouvoirs.
20:50Je pense qu'il faut décentraliser.
20:51Il faut le montrer dès cette campagne.
20:53Et vous savez, il y a Yannick Jadot qui est ici.
20:55Demain, on présente la révolution écologique.
20:57Est-ce que moi, je vais faire un one-man show d'une heure et demie ?
20:59Est-ce que je vais expliquer par A plus B plus Z l'ensemble des mesures que nous proposons ?
21:04Ben non, on va le faire ensemble et il sera en charge.
21:06Et c'est lui qui va le mettre en place ensuite quand il sera au pouvoir avec moi.
21:11Pourquoi ? Parce qu'il faut arrêter de croire au dieu grec ou au tribun de la plèbe.
21:17Il faut des présidents démocrates.
21:20Il y a aussi une incarnation, la question d'une incarnation aussi.
21:22Bien sûr qu'il faut l'incarnation.
21:23Mais l'homme, c'est l'inverse de la puissance.
21:26Et il faut que les Français...
21:27Raphaël Gluckman, une question sur les jeunes.
21:30Aujourd'hui, chez les 18-24 ans, près de la moitié des électeurs voteraient pour Jean-Luc Mélenchon.
21:36Qu'est-ce que ça vous inspire ?
21:37Est-ce que quand on est un candidat de gauche, on peut gagner sans la jeunesse ?
21:40Et c'est une aspiration à la radicalité.
21:43Et moi, je comprends cette aspiration.
21:45C'est une aspiration à un changement extrêmement profond.
21:49Quand vous êtes jeune aujourd'hui, de quoi héritez-vous ?
21:52D'une société bloquée ?
21:54De la catastrophe écologique ?
21:55Vous héritez d'un monde dans lequel il est quasiment certain que vous allez vivre plus mal que vos parents
22:01ne vivaient ?
22:02Et c'est la France insoumise qui répond à cette aspiration-là aujourd'hui ?
22:04Est-ce qu'il y a une aspiration à la radicalité ?
22:06Et ensuite, nous, il faut qu'on s'interroge, bien sûr, la social-démocratie, le socialisme républicain, la gauche démocratique,
22:11comme vous voulez l'appeler.
22:13Est-ce qu'on a répondu à cette aspiration-là quand on a exercé le pouvoir ?
22:17Non, mais c'est une vraie question.
22:18Et il y a des jeunes, là, d'ailleurs, dans le public, on peut les prendre à part.
22:21Et c'est une vraie question ?
22:22C'est une vraie question.
22:22Moi, je pense qu'on a arrêté d'avoir un grand projet de transformation.
22:27Et c'est pour ça qu'on présente la révolution écologique demain.
22:29Et c'est pour ça que moi, ce que je vais proposer, c'est une vraie refondation démocratique.
22:35Apparemment, les jeunes constatent que ce n'est pas vous qui incarnez la rupture.
22:38Mais on commence tout juste la campagne.
22:40Donc, en déployant notre projet et l'horizon qu'on propose, moi, je suis convaincu que beaucoup d'entre vous
22:44ont venu...
22:44Vous allez vous gauchiser pendant la campagne.
22:45Hier, Jean-Luc Mélenchon a dit « je ne mettrai pas d'eau dans mon vin ».
22:48Je termine juste la question.
22:48C'est pas se gauchiser ou se droitiser.
22:50A dit « je ne mettrai pas d'eau dans mon vin parce que je ne serai pas honnête en
22:52le faisant ».
22:53Est-ce que...
22:54Et on a le souvenir de candidats dans le passé qui, parfois, des tribunes sur des estrades, ont tenu des
22:58propos un peu plus à gauche que les présidents qu'ils ont été ensuite.
23:04Le molétisme.
23:05Une campagne au centre et un président de Guimolet.
23:07Le molétisme.
23:08Le molétisme de Guimolet.
23:08C'est-à-dire que vous êtes hyper à gauche dans la campagne et vous promettez absolument tout.
23:12Et ensuite, quand vous exercez le pouvoir, vous oubliez ce que vous avez promis la veille.
23:15Je ne veux pas de ça.
23:16Moi, mon seul capital politique majeur en politique, c'est ma sincérité.
23:21Donc, ce que je veux, c'est que tout ce que nous proposons, nous soyons certains que nous allons le
23:26faire.
23:27Et donc, bien sûr, des fois, on devra dire qu'on ne peut pas tout faire.
23:30Eh bien, ça, c'est du courage.
23:31Et il faut le dire là, maintenant, avant d'accéder au pouvoir.
23:34Par exemple, la retraite à 60 ans, le SMIC à 1 700 euros, la semaine de 32 heures, la sixième
23:41semaine de congés payés,
23:42c'est le projet de la France insoumise, ça, on ne peut pas le faire ?
23:45La retraite à 60 ans, je suis infiniment désolé de vous le dire, on ne peut pas le faire, par
23:49exemple.
23:50Ça, c'est en transparence, en vérité, vous dites à vos électeurs ?
23:53On ne peut pas le faire pour des questions budgétaires.
23:54On ne peut pas faire la retraite à 60 ans.
23:56On peut faire une réforme infiniment plus juste que la réforme injuste qui avait été proposée par Emmanuel Macron.
24:01On peut mettre la pénibilité au cœur, faire en sorte que l'inégalité face au travail se traduise dans la
24:07manière dont on conçoit les retraites,
24:09faire en sorte que les femmes de ménage partent plus tôt, faire en sorte que les ouvriers du BTP partent
24:15plus tôt parce qu'ils ont le dos brisé.
24:16Mais par contre, on ne peut pas revenir à 60 ans pour tous.
24:19C'est impossible, c'est impossible.
24:21Donc, la perspective qui est la nôtre, elle est différente de celle de Jean-Luc Mélenchon.
24:26Il ne pense pas réellement accéder au pouvoir.
24:28Donc, en fait, il fait un projet qui vise à mobiliser, à mobiliser.
24:32C'est extrêmement important, la mobilisation politique dans une société.
24:35Mais nous, ce qu'on veut, c'est gagner l'élection présidentielle et ensuite exercer les responsabilités.
24:40Et je ne veux pas, moi, je ne veux pas qu'on ait promis quelque chose qu'ensuite on ne
24:45tienne pas.
24:45Pourquoi ? Parce que je pense que ça abîme la démocratie.
24:48Et qu'aujourd'hui, la principale faille de nos démocraties, c'est ce soupçon d'insincérité
24:53qui pèse sur l'ensemble des dirigeants politiques, à gauche comme à droite.
24:57Cette idée que, de toute façon, ils parlent, ils parlent, ils parlent,
24:59mais ils n'ont aucune intention de tenir leurs promesses,
25:02que les promesses n'engagent que ceux qui les prononcent.
25:05Eh bien, moi, je veux rompre avec ça.
25:06Vous savez, mon modèle en politique, alors, après, tous mes conseillers, ils m'expliquent qu'il ne faut absolument pas
25:11dire,
25:11donc là, je vais encore dire une erreur, c'est M. Mendès France, Pierre Mendès France.
25:15Parce que c'est un dirigeant.
25:16M. Mendès France, vous n'allez pas avec tous les jeunes avec vous, ça va parler à tous les jeunes.
25:20Mais vous pensez que les jeunes, ils ne connaissent pas l'histoire,
25:22qu'ils n'ont pas envie de se plonger dans leur histoire pour savoir quels sont les grands ancêtres qui
25:26les précèdent ?
25:27Eh bien, Pierre Mendès France, c'est quelqu'un qui disait la vérité.
25:29Alors, après, pourquoi mes conseillers politiques sont très contre que je dise Pierre Mendès France ?
25:32C'est qu'en fait, il n'a eu le pouvoir que pendant quelques mois,
25:34et il n'a jamais réussi à être président de la République.
25:36Et moi, ce que je veux montrer, c'est que la sincérité peut gagner en politique.
25:39Et oui, alors bien sûr, des fois, je ferais des erreurs de communication,
25:43j'aurais des positions un peu bizarres.
25:45Et quels, par exemple ?
25:46Je peux vous dire...
25:47Expliquez-nous.
25:48Par exemple, sortir d'une éolienne et faire l'interview avec...
25:50Ce n'était pas la meilleure chose à faire.
25:52Mais non, ce n'était pas la meilleure chose à faire, évidemment.
25:54Et j'ai bien vu, d'ailleurs, ça m'a fait mourir de rire,
25:56et ça m'a fait rigoler aussi mon fils.
25:57On a l'air ridicule quand on est en tenue pour aller en haut d'une éolienne.
26:01Avec un bon nier.
26:02Vous êtes souvent moqués sur les réseaux sociaux.
26:04Mais bien sûr que je serais...
26:04Pardon, c'est intéressant, je serais toujours moqués,
26:07mais je m'en moque, moi aussi.
26:10Vous assumez le côté pas professionnel de la politique,
26:13ou un peu amateur de la politique.
26:15Oui, même le côté stagiaire, disait une personne qui a parti.
26:18Ségolène Royal.
26:19Elle l'a dit sur ce plateau.
26:20Exactement.
26:21Exactement.
26:21Eh bien, oui.
26:22Pourquoi ?
26:23Parce que je pense que c'est aussi ce qui peut fonctionner.
26:25parce que les gens n'en peuvent plus de ces éléments de langage,
26:28ces communications hyper cadrées,
26:30de ces politiques qui débitent des choses.
26:33Mais franchement, ils arrivent,
26:34ils connaissent soi-disant absolument tous les sujets,
26:38ils arrivent dans toutes les matinales,
26:39ils ont réponse à tout,
26:40mais en fait, ils ont des notes avec trois bullet points,
26:44et ils les racontent.
26:45Vous êtes en train de nous dire qu'il y a des sujets importants ?
26:47C'est important ce que vous dites,
26:48c'est rare d'avoir...
26:49C'est rare d'avoir un politique qui dit
26:52je ne sais pas où j'ai changé d'avis.
26:53Est-ce que vous êtes en train de nous dire que...
26:55Je ne sais pas.
26:57Mais vous assumez de ne pas avoir toutes les réponses,
26:59de ne pas avoir finalement affiné tout votre programme ?
27:02J'assume quelque chose d'autre.
27:05Moi, président, pour citer un autre illustre...
27:09Ça me rappelle quelqu'un.
27:10Socialiste, oui.
27:10Je ne m'occuperai pas de tout.
27:13Je ne serai pas directeur de cabinet de l'ensemble des ministres.
27:16Je ne serai pas maire par procuration de l'ensemble des villages.
27:18C'est le retour du président normal ?
27:20Non, ce n'est pas normal.
27:21C'est le retour du président président.
27:24En France, on a un président qui veut aussi gouverner,
27:27concentrer tous les pouvoirs,
27:28nommer toutes les personnalités à tête de toutes les agences.
27:31Et à la fin, il y a un phénomène de cours.
27:33Et cette captation de tous les pouvoirs,
27:35cette omnipotence, ça conduit à quoi ?
27:38Ça conduit à l'impuissance en réalité.
27:40C'est une illusion de pouvoir.
27:41Moi, ce que je veux, c'est que le président se concentre
27:43sur les grands chantiers de transformation du pays.
27:45Et qu'ensuite, il y a un gouvernement qui gouverne,
27:47un parlement qui légifère.
27:49Et qu'il considère que les citoyens français
27:50sont des êtres adultes,
27:52capables de décider par eux-mêmes
27:54pour leur propre existence
27:55et pas des enfants qu'on doit tenir
27:57et maintenir éternellement dans un youpala.
27:59Moi, je suis pour que les citoyens français soient libres.
28:02Oui.
28:02Et on a entendu votre message.
28:04Avant de passer à un autre sujet très important,
28:06juste pour clouter, finalement,
28:07ce débat autour de votre campagne,
28:09parfois difficile à mener,
28:10vous dites que vous allez continuer
28:12à aller en manifestation
28:13malgré de possibles événements,
28:16à chaque fois.
28:17Et c'est vrai que c'est saisissant
28:18de voir des humoristes
28:20qui viennent à un micro tendu,
28:22comme on dit dans notre jargon,
28:23venir vous faire une mauvaise blague.
28:25Vous allez faire 2%.
28:25Absolument.
28:26Mais ça, vous dites quoi ?
28:27Il y aura un 2 devant le 2.
28:28Ça fera 22.
28:29Ça fera 22, oui.
28:30Non, mais ça fait partie de l'écume des choses
28:32et ça fera partie de votre campagne.
28:33Mais je ne me laisserai pas impressionner.
28:35Moi, si je suis candidat
28:37à la présidence de la République,
28:38c'est parce que je pense
28:39que je suis la bonne personne
28:40pour mener à bien
28:41les grandes transformations
28:42et faire face aux grandes crises
28:43qui menacent notre sécurité,
28:45notre nation.
28:47Et donc, j'irai au bout.
28:48Et tout ce bruit autour
28:50ne me touchera pas.
28:52Et je le ferai de manière collective.
28:54Je me répète,
28:55nous sommes nombreux.
28:56Là, nous avons mis en place
28:58une équipe où, en fait,
28:59on va montrer qu'on est prêt
29:01à prendre collectivement
29:02les rênes du délit.
29:02Et on viendra sur votre équipe
29:04et sa composition.
29:05Il faut qu'on revienne maintenant
29:05sur les propos d'Edouard Philippe.
29:06Les propos d'Edouard Philippe
29:08cette semaine, évidemment,
29:09en référence au 17 octobre,
29:10il a affirmé qu'il y avait
29:12parmi les casseurs
29:12une surreprésentation,
29:14ce sont ces mots,
29:15des Français issus
29:16de l'immigration.
29:17Est-ce que cette phrase
29:18vous a choquée ?
29:20Oui.
29:20Pourquoi ?
29:21J'ai une question
29:21pour M. Philippe.
29:24Est-ce que quand il parle de moi,
29:27il dit Français issus
29:28de l'immigration ?
29:30Moi, ma grand-mère
29:31et mon grand-père
29:31n'étaient pas Français.
29:32Pourquoi ne suis-je pas moi
29:34décrit comme Français
29:35issus de l'immigration ?
29:37Il y a un délit de fachesse.
29:38Pourquoi quand on parle
29:38de Raphaël Glucksmann,
29:40on ne dit pas
29:41un Français issu
29:42de l'immigration ?
29:43Ce qui vous choque,
29:43c'est le Français issu
29:44de l'immigration,
29:44ce n'est pas l'autre partie
29:45de la phrase.
29:46Mais si,
29:47je veux insister là-dessus
29:48parce qu'il n'est pas
29:48le seul à dire ça.
29:50Et donc,
29:51pourquoi ?
29:52Je vais vous le dire simplement
29:54parce que je ne suis pas noir
29:56et que je ne suis pas arabe.
29:57Donc, c'est raciste
29:58de le dire.
29:58Et qu'en réalité,
30:01au bout de deux,
30:02trois,
30:03quatre,
30:03cinq,
30:04six générations,
30:05on va continuer à dire
30:05Français issus
30:07de l'immigration.
30:08Ce sont des Français.
30:09Il a répondu à ça.
30:11Édouard Philippe hier,
30:12Raphaël Glucksmann,
30:13il dit,
30:13on dit que je suis raciste.
30:14Mais qui a mis ce terme
30:16de racisé dans le débat ?
30:17C'est la gauche,
30:18c'est l'extrême gauche
30:18qui joue avec les concepts
30:19comme l'antisémitisme.
30:21Sous-entendu,
30:21si j'avais dit racisé,
30:23sur cette partie de la phrase,
30:24ça serait passé.
30:25Non mais moi,
30:25je n'utilise pas ce terme
30:26de toute façon.
30:27ni l'un ni l'autre.
30:28Moi, je parle de Français.
30:30Quand il y a des casseurs,
30:32il faut punir les casseurs.
30:33Et quand les casseurs
30:34sont Français,
30:34ils sont Français.
30:36Et donc maintenant,
30:36on va arrêter
30:41cette xénophobie ambiante
30:43qui explique
30:44qu'il y a différentes
30:45catégories de Français.
30:47Il n'y a qu'une seule
30:48catégorie de Français,
30:49ce sont des Français.
30:50Il y a des Français
30:51qui réussissent,
30:52il y a des Français
30:52qui échouent,
30:53il y a des Français
30:54qui commettent des crimes
30:55et il y a des Français
30:56qui arrêtent les Français
30:57et qui commettent des crimes.
30:58Ils sont tous Français.
31:00Et donc, moi,
31:01ce que je veux,
31:02surtout dans cette période
31:03où la xénophobie,
31:04le racisme,
31:05l'exclusion,
31:06la détestation
31:06des uns des autres
31:08dominent,
31:09c'est que les dirigeants
31:09politiques fassent attention.
31:10Et je crois qu'Edouard Philippe
31:12a commis une faute politique
31:13grave en réalité.
31:15Et on comprend bien
31:16la logique qui est derrière
31:17cette sortie.
31:18c'est de se dire
31:20qu'il faut droitiser,
31:21droitiser et aller
31:22sur les plates-bandes
31:22de l'extrême-droite
31:23qui dominent aujourd'hui
31:24culturellement,
31:25politiquement,
31:26idéologiquement,
31:26le débat.
31:27Mais c'est voué
31:28à l'échec.
31:29En fait,
31:29quand vous allez
31:30sur le terrain
31:31de l'adversaire,
31:31quand vous cautionnez
31:32sa vision du monde,
31:34son langage,
31:35sa manière de parler,
31:36eh bien,
31:37vous préparez sa victoire
31:38et pas la vôtre.
31:39Et moi,
31:39je pense que face
31:40à l'extrême-droite,
31:41il faut une digue,
31:42une digue politique,
31:43mais aussi une digue
31:44rhétorique,
31:45aussi une digue linguistique,
31:47aussi une digue culturelle.
31:49Vous parlez de domination
31:50de l'extrême-droite
31:50et de digue.
31:51Je voudrais vous montrer
31:52une image
31:53que vous avez peut-être vue.
31:54Ça s'est passé avant-hier
31:55à Paris.
31:56Garmont Parnasse,
31:57des militants,
31:59ont mené une opération
32:00coup de poing.
32:01Ils s'en sont pris
32:01à un magasin Relais.
32:03Là, on trouve
32:03des livres et des journaux.
32:04Ils ont retiré les livres,
32:06ils ont retiré des journaux
32:06pour dénoncer,
32:07je les cite,
32:07la mise en avant
32:08dans ces enseignes
32:09de livres et de journaux
32:10jugés d'extrême-droite.
32:12Je ne sais pas
32:12si c'est une enseigne Relais
32:13qui appartient au groupe
32:14de Vincent Bolloré.
32:15C'est une digue, ça ?
32:16Ils ont raison de faire ça ?
32:18Non, moi,
32:18je ne cautionne pas
32:19ce type de pratique
32:20parce que je ne sais pas
32:21où ça s'arrête.
32:23Je vais vous le dire.
32:24Donc, non.
32:25Donc, vous ne comprenez pas.
32:27Je comprends l'exaspération
32:28face au groupe Bolloré
32:29qui crée un écosystème
32:30de promotion
32:33des idées d'extrême-droite,
32:34des personnalités
32:35d'extrême-droite,
32:35mais pas ces méthodes
32:36parce qu'on ne prend pas
32:37les livres sur les rayons
32:38et on ne choisit pas,
32:39on n'est pas procureur,
32:40on ne choisit pas
32:41quel livre a le droit
32:42d'être diffusé ou pas.
32:43C'est aussi simple
32:44que ça pour moi.
32:45Par contre, en revanche,
32:46ce qui est en train
32:48de se produire,
32:49c'est que oui,
32:49il y a un écosystème général
32:51aujourd'hui médiatique,
32:53mais aussi sur les réseaux sociaux,
32:54qui favorise la parole
32:56et les discours xénophobes
33:00et que c'est extrêmement dangereux
33:01et que ça peut finalement
33:02se traduire dans les faits,
33:04dans les actes.
33:05Et on a vécu
33:07un drame national
33:08qui n'a pas suscité
33:09suffisamment
33:10l'unité nationale
33:11qui l'aurait due.
33:12L'attentat raciste
33:13abject attrape.
33:15Vous avez quand même
33:16un homme
33:17qui a été tué
33:18simplement parce qu'il était noir.
33:20Vous avez une fillette
33:21de 12 ans
33:22qui a reçu
33:238 balles dans le corps
33:25simplement pourquoi ?
33:26Parce qu'elle n'avait pas
33:27la bonne couleur de peau.
33:28Précisément parce que
33:29d'après sa mère,
33:30elle sortait de la piscine
33:32et qu'elle portait un foulard
33:33pour se protéger du froid
33:34et que le tireur
33:35l'a probablement prise
33:37pour quelqu'un
33:37de confession musulmane.
33:38Et donc,
33:39vous avez eu
33:40un attentat raciste
33:42sur le sol de France
33:43et derrière,
33:44il n'y avait pas
33:45tous les dirigeants politiques
33:46qui étaient présents
33:47à Trappes.
33:48Et moi,
33:48je le regrette vivement.
33:50On est capable,
33:51quand on est visé
33:52par un attentat terroriste,
33:54islamiste par exemple,
33:55de montrer
33:55une unité nationale,
33:58de montrer que nous sommes
33:59tous là
34:00aux côtés des victimes.
34:01Et je pense
34:02que ça a été une occasion
34:03dans l'hémicycle.
34:04Je pense que c'était
34:05une occasion
34:05dans le passé
34:07et je pense
34:08que c'est une occasion
34:09ratée pour la société française
34:11pour rappeler une chose simple,
34:12que la République
34:13est une et indivisible,
34:15que nous sommes
34:16une République
34:16profondément,
34:17viscéralement,
34:18une nation profondément,
34:19viscéralement antiraciste
34:21et que nous ne laisserons pas
34:23la détestation des autres,
34:25la xénophobie,
34:26l'emporter dans notre pays.
34:27Est-ce qu'il faut encore
34:29durcir sur l'arsenal législatif
34:30une question ?
34:31La loi contre
34:33les propos racistes,
34:34est-ce qu'il faut
34:36encore aller plus loin ?
34:37Moi je pense que
34:38quand on est
34:39un dirigeant politique
34:40et qu'on est condamné
34:42pour racisme,
34:43pour incitation
34:44à la haine raciale,
34:46eh bien on doit être
34:46beaucoup plus automatiquement
34:49condamné
34:49à l'inégibilité.
34:50Là vous visez
34:52Éric Zemmour,
34:53le seul à ma connaissance
34:54qui a déjà été condamné
34:54donc Éric Zemmour.
34:55Mais par exemple,
34:56quand vous êtes
34:57multirécidiviste
34:58de la haine,
35:00multirécidiviste
35:00du racisme,
35:02eh bien pourquoi
35:03pouvez-vous aspirer
35:04à présider
35:05au destiné
35:06de la France ?
35:07Moi c'est une vraie question.
35:08Quand vous êtes condamné,
35:09ce n'est pas que
35:10simplement
35:10quelqu'un de gauche
35:12a dit
35:12« Oh là, attention,
35:13c'est dangereux
35:13ce que vous racontez ».
35:14Non, c'est la justice française
35:17qui explique
35:17que vous incitez
35:18à la haine raciale.
35:19Comment est-ce qu'on peut
35:19imaginer un président
35:20de la République
35:21qui serait condamné
35:22par la justice
35:23pour incitation
35:25à la haine raciale ?
35:25Édouard Philippe
35:26dont vous nous avez dit
35:27que ses propos
35:28étaient à caractère
35:29raciste.
35:30Mais je n'ai pas dit ça,
35:31déjà.
35:32C'est votre interprétation.
35:33Ce que j'ai dit,
35:33c'était…
35:34Et disqualifié
35:34pour la présidentielle ?
35:35Non, mais je ne suis pas
35:36en train d'expliquer
35:37qu'il faut interdire
35:38l'ensemble des candidats
35:38de droite.
35:39Là, je parle de quelqu'un
35:40qui a été condamné
35:41par la justice
35:42et de la même manière
35:43sur les livres.
35:44Je vous l'ai dit,
35:45ce n'est pas à nous
35:45de nous transformer
35:46en procureurs.
35:47Il y a une justice
35:47dans ce pays,
35:48il y a des institutions
35:50judiciaires,
35:50il faut respecter
35:55Moi, ce que je crois,
35:56c'est qu'Édouard Philippe,
35:57c'est politiquement
35:58qu'il a fait une faute là
36:00et que c'est politiquement
36:01qu'il va perdre.
36:02Pourquoi ?
36:03Parce qu'en fait,
36:05il rond là
36:06avec la possibilité
36:08d'incarner pour lui
36:11un centre droit
36:12qui est révulsé
36:14par la dérive
36:16de la droite
36:18vers l'extrême droite
36:19et que ces gens-là
36:21existent dans le pays.
36:22Il y a beaucoup de gens
36:23qui sont de centre droit
36:23et qui veulent une société
36:25apaisée
36:26et qui ne comprennent pas
36:27pourquoi on irait
36:28tout le temps
36:29sur les plates-bandes
36:29de l'extrême droite.
36:31Si on suit votre raisonnement,
36:32Raphaël Glucksmann,
36:33une pétition qui demande
36:34la fermeture de CNews
36:35qui frôle ce soir
36:36quasiment le million
36:37de signataires.
36:38Quelle est votre position
36:39là-dessus ?
36:40Sanctionnés, oui,
36:41mais pas forcément fermés
36:42quand on voit
36:43votre opposition,
36:44notamment à ce qui s'est passé
36:44dans des relations.
36:46Non, je ne l'ai pas signé.
36:47Je ne l'ai pas signé.
36:48Je comprends la logique
36:49qui conduit
36:50tant de signataires
36:51à vouloir cela.
36:52Mais on est dans
36:53un état de droit.
36:55Ce n'est pas au Parlement
36:57ou au parti politique
37:00d'interdire
37:01des chaînes de télévision.
37:02Mais au régulateur,
37:03l'ARCOM notamment,
37:04de sanctionner ?
37:04Je viens à cela.
37:06C'est au régulateur,
37:08l'ARCOM,
37:09de sanctionner
37:10quand le contrat
37:11qui est passé
37:13avec une chaîne
37:13est violé.
37:15Et donc,
37:15ce qu'il faut,
37:16c'est appuyer l'ARCOM,
37:17lui donner les moyens
37:18de pouvoir sanctionner
37:20CNews,
37:21de pouvoir faire en sorte
37:22que si le contrat
37:24est violé
37:24et le contrat est violé,
37:26eh bien,
37:26il n'y ait plus
37:27de réseaux yertiens
37:28qui soient donnés,
37:30par exemple,
37:31à CNews.
37:31Et donc,
37:32ce qu'il faut,
37:32c'est réapprendre
37:33la démocratie.
37:34Moi,
37:34je vois aujourd'hui
37:35l'ensemble
37:37des dirigeants politiques
37:38de l'extrême droite
37:39qui passent leur temps
37:40à contester
37:40les institutions judiciaires,
37:42le Conseil constitutionnel,
37:44l'ARCOM,
37:45quand ils prennent des décisions
37:46qui ne leur conviennent pas.
37:48Mais la démocratie,
37:49ce n'est pas juste
37:50le règne de la majorité.
37:51La démocratie,
37:52c'est le règne
37:53de la majorité,
37:54la présence de contre-pouvoirs
37:56et l'indépendance
37:56des institutions,
37:58la garantie d'un cadre
37:59qui permet de faire
38:00qu'une majorité
38:01peut ensuite être renversée
38:01parce que le débat public
38:02est resté cadré.
38:04Et oui,
38:05quand sur les plateaux télé,
38:07la religion musulmane
38:09est comparée à un virus,
38:11quand sur les plateaux télé
38:12on identifie
38:13les personnes migrantes
38:15et les punaises de lits,
38:17eh bien on crée
38:18un racisme d'atmosphère,
38:20de xénophobie latente
38:21partout dans le pays
38:22et c'est vrai
38:23sur les plateaux télé
38:24mais c'est aussi vrai
38:25sur les réseaux sociaux.
38:26On a aujourd'hui
38:27une explosion de la xénophobie,
38:28une explosion de l'antisémitisme,
38:30qui elle n'est pas réglée.
38:31Une explosion du masculinisme,
38:33une remise en cause
38:34de toutes les avancées féministes
38:36avec des générations
38:37de jeunes garçons
38:38qui désormais sont
38:38dans l'ultra-machisme
38:40parce qu'ils suivent
38:41des influenceurs masculinistes.
38:42Tout ça, c'est sur les réseaux.
38:44Ça déstructure notre société,
38:46ça déstructure notre débat
38:47et il n'y a aucune règle
38:49qui est appliquée.
38:50Pourtant, nous avons
38:51des règles européennes
38:51mais nos dirigeants
38:52ont trop peu de courage,
38:55trop peu de fermeté
38:56pour les faire appliquer,
38:58pour faire en sorte
38:59que les plateformes américaines
39:00et chinoises
39:00qui sont en train
39:01de littéralement coloniser
39:03nos esprits,
39:04de privatiser nos agoras
39:05et notre débat public,
39:07de faire en sorte
39:07que ces grandes plateformes
39:08américaines et chinoises
39:10respectent les lois
39:11que les Européens se donnent
39:12et que les Français se donnent.
39:13Et donc, il faut que
39:14ce qui est interdit
39:15en dehors des réseaux
39:16soit interdit sur les réseaux
39:18et que si les réseaux
39:19n'obtempèrent pas,
39:20eh bien,
39:21ils cessent d'avoir
39:22la possibilité
39:23d'émager.
39:23Raphaël Glucksmann,
39:24une question sur un sujet
39:26qui vous tient à cœur.
39:27L'Ukraine,
39:27Jean-Luc Mélenchon,
39:28hier au Bourget,
39:30a estimé que le règlement
39:31de la gare
39:32pourrait passer
39:33par des concessions territoriales,
39:35en particulier au Donbass,
39:36ce territoire
39:37qui est occupé
39:38en grande partie
39:39par les Russes
39:40à l'est de l'Ukraine
39:41et qu'il faudrait,
39:42dans ce cas,
39:43organiser une consultation
39:44des populations locales.
39:47Est-ce que vous dites,
39:48comme le ministre
39:49des Affaires étrangères
39:49Jean-Noël Barraud
39:50a midi,
39:51que Jean-Luc Mélenchon
39:52est le porte-parole
39:53du Kremlin ?
39:54Un jeudi qui récite,
39:56mais de manière absolue,
39:58les éléments de langage
40:00fournis par le Kremlin
40:01depuis des années
40:03et des années.
40:04Il y a eu
40:05un référendum.
40:07Il y a eu,
40:08au moment de l'indépendance
40:09de l'Ukraine,
40:09un référendum.
40:10Il y a des frontières
40:11qui sont internationalement
40:13reconnues.
40:14Et au moment du référendum
40:15sur l'appartenance
40:16sur l'indépendance
40:17de l'Ukraine,
40:18la population du Donbass
40:19a voté pour être ukrainienne.
40:21Et donc aujourd'hui,
40:22reprendre le récit
40:23de la Russie,
40:25de Poutine,
40:26sur le Donbass,
40:27en expliquant
40:28qu'il faudrait désormais
40:29organiser un référendum
40:30pour savoir
40:30si on les rattache
40:32à la Russie
40:32ou à l'Ukraine,
40:33alors que la population
40:35ukrainienne
40:35a été expulsée
40:37du Donbass,
40:38alors que désormais
40:39le Donbass vit
40:40sous la coupe
40:40des soldats russes,
40:42c'est en fait
40:42valider la propagande
40:44de Poutine.
40:45Et ce n'est pas
40:46le début en fait,
40:47ça n'a pas commencé
40:48maintenant.
40:49Je veux dire,
40:49en 2014,
40:50M. Mélenchon
40:52applaudissait
40:52l'annexion de la Crimée,
40:54l'invasion
40:54et l'annexion de la Crimée
40:55en disant
40:55au moins la Crimée
40:56n'appartiendra pas
40:57à l'OTAN.
40:58On se rend compte
40:59de ce que ça veut dire.
41:00C'est-à-dire qu'on a
41:01aujourd'hui
41:01les deux personnes
41:02qui sont en tête
41:04des sondages
41:05du premier tour
41:07qui, officiellement,
41:08les deux,
41:09reprennent la propagande
41:11de M. Poutine.
41:11C'est qui le plus dangereux
41:12pour la cause ukrainienne ?
41:13Jean-Luc Mélenchon
41:14ou Marine Le Pen,
41:15selon vous ?
41:16Marine Le Pen
41:17est aux portes du pouvoir.
41:19Donc c'est elle
41:19qui est la plus dangereuse
41:20sans aucun doute.
41:21Parce qu'elle peut
41:22devenir présidente
41:23le 2 mai
41:252027.
41:27Mais ils ont en partage
41:29une chose.
41:30C'est le refus
41:31de considérer
41:33que le soutien
41:34à l'Ukraine
41:35est vital
41:36pour la sécurité
41:38de l'Europe
41:39et de la France.
41:40Et si on aide
41:41aujourd'hui
41:42la résistance ukrainienne,
41:44ce n'est pas simplement
41:45par solidarité internationale
41:46ou parce qu'on a
41:47le souci du respect
41:48du droit international
41:49et qu'on veut aider
41:50un peuple envahi.
41:51Ce n'est pas simplement
41:52pour ça.
41:53C'est parce que c'est vital
41:54pour nous
41:54que la résistance ukrainienne
41:57parvienne à défaire
41:58l'armée russe.
41:59Parce que
42:00la Russie de Poutine
42:02n'est pas en guerre
42:03simplement pour récupérer
42:04le Donbass.
42:05Elle est en guerre
42:07contre les démocraties
42:08européennes.
42:09Quand les dirigeants russes
42:11envoient leurs services
42:12attaquer des hôpitaux
42:14en France,
42:14ce n'est pas en Ukraine
42:15que ça se passe,
42:15c'est en France.
42:16Quand ils mettent
42:18une bombe
42:19sur le train
42:20Varsovie-Lublin,
42:21ça se passe
42:21en Pologne,
42:23pas en Ukraine.
42:23Quand ils envoient
42:25leur drone
42:26attaquer l'aéroport
42:27de Leipzig,
42:28c'est au cœur
42:28de l'Allemagne,
42:29pas en Ukraine.
42:30Et donc,
42:31il y a une guerre hybride,
42:32ce qu'on appelle
42:32une guerre hybride,
42:32qui est menée
42:33contre nos démocraties.
42:34Et la France
42:35ne peut pas
42:36mettre au pouvoir
42:38un président
42:39ou une présidente
42:40qui ne défendrait pas
42:42les intérêts vitaux
42:43de notre pays
42:43et du continent européen
42:45dans son ensemble
42:46dans ce moment-là
42:47de l'histoire.
42:48C'est extrêmement grave.
42:49C'est-à-dire qu'on
42:50pourrait offrir
42:52en France
42:53la victoire
42:54à Poutine
42:55que les Ukrainiens
42:56lui contestent
42:57militairement
42:57sur le terrain.
42:58On pourrait faire
42:59en sorte,
42:59oui,
43:00qu'il gagne
43:01cette guerre
43:02parce que nous,
43:03nous mettons au pouvoir
43:05des personnalités
43:06qui sont incapables
43:08de lui résister.
43:09Et d'ailleurs,
43:10dans les déclarations
43:11de M. Mélenchon,
43:12ce n'est pas nouveau,
43:13ça va plus loin.
43:14Et c'est pareil
43:15dans les déclarations
43:15de tous les candidats
43:17qui refusent
43:17la résistance à Poutine.
43:18Il parle des frontières
43:20en Europe.
43:20On doit négocier
43:22avec la Russie
43:23l'architecture
43:24de sécurité européenne.
43:25C'est exactement
43:25ce que demande Poutine
43:26depuis le début.
43:27Mais ça veut dire quoi
43:28concrètement ?
43:28Moi, je vais vous dire
43:29ce que ça veut dire concrètement.
43:30Ça veut dire
43:30qu'il y a une minorité russe
43:31par exemple en Estonie
43:32et que les Russes
43:33vont demander
43:34à modifier
43:35les frontières
43:36de l'Estonie.
43:37Qu'il y a une minorité russe
43:37en Lettonie
43:38et qu'ils vont demander
43:39à modifier
43:40les frontières
43:40de la Lettonie.
43:41C'est-à-dire
43:41des pays membres
43:42de l'Union européenne
43:42et de l'OTAN.
43:43Si on entre
43:44dans cette logique-là,
43:46on va aboutir
43:47à quoi ?
43:47Au démantèlement
43:48du projet européen
43:49et au démantèlement
43:50de l'architecture
43:51de sécurité
43:51de notre continent.
43:52C'est une promesse
43:53non pas de paix
43:54mais de retour
43:55des conflits
43:56sur notre propre sol.
43:57Il nous reste assez peu de temps
44:00et on a beaucoup
44:00de questions à vous poser
44:01sur votre campagne,
44:02son organisation
44:03et l'appel aussi
44:04d'Emmanuel Macron
44:05à cette grande coalition.
44:06D'abord,
44:06on a démarré
44:07cette émission
44:07avec cette conférence sociale
44:09organisée par le Premier ministre
44:10à partir de demain.
44:11On apprend
44:12durant le cours
44:13de cette émission
44:13que le gouvernement
44:14va accepter
44:15une revalorisation
44:16anticipée du SMIC
44:17au 1er décembre
44:18au-delà de 1 500 euros
44:20soit un peu plus
44:21de 30 euros
44:22d'augmentation.
44:23On va voir exactement
44:23ce que comporte
44:24le détail
44:25de ces annonces
44:25mais vous dites quoi
44:26ce soir Raphaël Luxman ?
44:27Que ce n'est pas assez.
44:28Que ce n'est pas suffisant.
44:29Et que donc
44:29il doit y avoir
44:30une conférence sociale
44:31et que le Premier ministre
44:33doit écouter
44:33les syndicats.
44:35Une des grandes fautes
44:37d'Emmanuel Macron
44:38ça a été de mépriser
44:40le dialogue social,
44:41de mépriser
44:41les corps intermédiaires
44:42dans la société
44:43et il faut savoir
44:44entendre les syndicats
44:45en particulier
44:46quand leurs revendications
44:47sont aussi légitimes
44:49et modérées
44:50que celles-ci.
44:52Votre équipe de campagne
44:53elle a été dévoilée
44:54ces derniers jours
44:54à Raphaël Luxman
44:55et sauf erreur de notre part
44:56mais peut-être qu'on n'a pas
44:57été assez vigilants
44:58tous vos concurrents
44:59du premier tour
45:00y ont trouvé une place
45:00certains seront même
45:02vos porte-parole
45:02tous
45:03sauf une
45:04Ségolène Royal
45:05est-ce que c'est une vengeance
45:06de votre part
45:07parce qu'elle vous avait qualifié
45:09ici même de stagiaire ?
45:10Non, ce n'est absolument
45:11pas une vengeance
45:11de ma part
45:12et si elle veut faire
45:13cette campagne
45:13elle est bienvenue.
45:15Vous lui avez proposé
45:16quelque chose ?
45:16Non
45:17parce qu'en fait
45:17elle a dit ensuite
45:18qu'elle regrettait
45:19que le stagiaire
45:20ait gagné l'élection
45:21donc dans ces conditions
45:22c'était impossible
45:23de discuter
45:24Et vous non plus
45:25vous n'avez pas une envie
45:26de travailler en permanence
45:27dans la campagne
45:27mais par contre
45:28je suis extrêmement fier
45:30puisque vous mentionnez
45:31les anciens adversaires
45:33lors de cette primaire
45:34qu'Emmanuel Morel
45:36ou Jérôme Guelch
45:37deviennent porte-parole
45:38de la campagne
45:39qu'Emmanuel Morel
45:40est en charge
45:41le pôle sur les discours
45:43les grands discours
45:44de la campagne
45:45Olivier Faure dans tout ça ?
45:46Et Olivier Faure
45:47qu'il rejoigne
45:48le comité politique
45:49de la campagne
45:49non mais je suis fier
45:50du rassemblement
45:51qu'on a effectué
45:51vous savez
45:52il y avait des gens
45:53qui ont fait des choix
45:53différents
45:54moi j'ai toujours dit
45:55une chose
45:55la primaire sert
45:57à trancher
45:57la ligne
45:58et la candidature
45:59et derrière
45:59il faut rassembler
46:00Je fais de la politique
46:00honnêtement
46:01pour être parfaitement honnête
46:02ça ne vous embrèlerait pas
46:03plus que ça
46:04que Ségolène Royal
46:04vous appelle pour dire
46:05fais-moi une place
46:07honnêtement
46:07Vous prendrez l'appel
46:08Bien sûr que je reprendrai l'appel
46:10je suis un homme poli
46:10Mais pas de poste
46:11Je suis un homme poli
46:12Il y en a un autre
46:13qui n'est pas
46:14dans votre organe
46:15garde de campagne
46:15c'est François Hollande
46:16puisqu'il pourrait
46:17peut-être être
46:18candidat lui aussi
46:19Qu'est-ce que vous lui
46:20dites aujourd'hui
46:21François n'y va pas
46:22il est encore temps
46:23de me rejoindre
46:24Mais je lui dis
46:25que sa place
46:25est avec nous
46:27évidemment
46:27Moi je sais que
46:28François Hollande
46:29c'est un homme d'état
46:30qui a le sens aigu
46:31du moment
46:33tragique
46:33que traverse notre nation
46:34du moment de bascule
46:36historique
46:36qu'on est en train de vivre
46:37et je n'imagine
46:37pas une seconde
46:39mais pas une seconde
46:40qu'il puisse souhaiter
46:41la défaite
46:42de son propre camp
46:43dans une élection
46:44aussi cruciale
46:45et on a besoin de lui
46:46Moi je suis aussi
46:47convaincu
46:49que les français
46:50veulent du renouveau
46:51Vous lui parlez
46:52c'est une question
46:52de temps
46:53avant qu'il vous rejoigne
46:54quel est l'état
46:55de vos relations ?
46:56Déjà les conversations
46:56que j'ai avec François
46:58On est entre nous
46:58Il y a plein de gens
47:00J'espère qu'il y a des gens
47:01encore plus nombreux
47:02qui nous regardent
47:02Absolument
47:03Je vous confie
47:04Sinon ça serait très intime
47:06d'ailleurs très sympathique
47:07mais la vérité
47:07c'est qu'on espère
47:08qu'il y a beaucoup de monde
47:08Est-ce qu'il y a un contact
47:09avec lui ?
47:10Est-ce que vous vous parlez ?
47:11Je lui parle depuis
47:12des semaines et des mois
47:14Le contact n'a jamais été rompu
47:16Donc moi ce que je crois
47:17Le contact n'a jamais été rompu
47:18ce n'est pas une formule
47:19qui sent la joie de vie
47:20non plus
47:21Alors vous voulez
47:22que je la formule comment ?
47:23Non non non
47:25Le contact est très chaleureux
47:26C'est beaucoup mieux comme ça ?
47:27Oui
47:29Le contact avec le président
47:30de la République également
47:31dont l'appel a un peu surpris
47:32cette semaine
47:33Cette grande coalition
47:34Vous n'en avez pas beaucoup
47:35mais cette grande coalition
47:37voilà ce qu'il a confié
47:37à des journalistes
47:38qui irait de vous
47:40à David Lissnard
47:41Alors vous dites au président
47:42vous ne mêlez pas de la campagne
47:44ou vous accueillez comment
47:45cette proposition ?
47:48Pensif
47:49Je dis au président
47:50qu'il aurait dû organiser
47:53d'ailleurs un grand moment
47:54d'unité
47:54je le répète
47:55nationale
47:56au moment de l'attentat
47:58raciste
47:59abject de Trapp
47:59plutôt que de faire
48:01des plans sur la comète
48:02et puis se mêlez de la campagne
48:03sur des combinaisons politiciennes
48:04parce qu'en réalité
48:06comment pouvez-vous
48:07imaginer
48:08une seconde
48:09mais soyons sérieux
48:09parce que la politique
48:10c'est quand même
48:10quelque chose d'assez sérieux
48:12a priori
48:12surtout dans un moment
48:13historique comme celui-ci
48:13comment peut-on imaginer
48:15une seconde
48:16que je partage
48:17le même projet
48:18à la fin
48:19que monsieur Lissnard ?
48:20Il ne parle pas de primaire
48:21il parle d'un moment donné
48:22de vous parler
48:23d'accord
48:23mais comment est-ce
48:24qu'on peut imaginer
48:25que je partage
48:27le même projet
48:27que monsieur Lissnard ?
48:28Et Gabriel Attal ?
48:29Son modèle
48:31c'est monsieur Millet
48:32il fait des conférences
48:34de presse
48:35où il a une broyeuse
48:36pour le code du travail
48:39les droits sociaux
48:42moi je ne crois pas
48:44à ce mythe
48:46macroniste
48:47qui veut que la droite
48:48et la gauche
48:49soient solubles
48:50l'une dans l'autre
48:51et je ne crois pas non plus
48:51à ce mythe
48:52du système politique
48:53et médiatique français
48:54qui voudrait
48:55qu'il y ait un camp
48:56de la raison
48:56et que le camp
48:58de la raison
48:58s'unisse
48:59je ne crois pas
49:00à ça
49:00et je pense
49:01que c'est dangereux
49:01politiquement
49:02et que c'est aussi ça
49:03qui fait monter
49:05à ce point-là
49:06des forces populistes
49:08ou démagogiques
49:08il y a un clivage
49:10notre projet politique
49:11n'est pas celui
49:12d'Edouard Philippe
49:14de Gabriel Attal
49:16ou de monsieur Lissnard
49:17ou de monsieur Retailleau
49:18c'est pas la même
49:20vision de la France
49:21c'est pas la même
49:21volonté
49:22de transformation
49:23c'est pas le même
49:24rapport à la justice fiscale
49:25c'est pas le même
49:26rapport à la justice sociale
49:27c'est pas le même
49:27rapport à l'immigration
49:28c'est pas le même
49:29rapport à la révolution
49:29écologique
49:30donc en réalité
49:31il faut être sérieux
49:32et moi je pense que
49:33le fait que justement
49:35nous ayons refusé
49:36depuis dix ans
49:37de céder aux sirènes
49:39du macronisme
49:39ou de ce truc
49:41qui s'appelle
49:41le et en même temps
49:43de la fusion
49:44de la gauche
49:44et la droite
49:44dans le même espace
50:12une coalition
50:15gauche
50:15il y aura le projet
50:16de monsieur Mélenchon
50:17il y aura le projet
50:18de madame Le Pen
50:19et tout cela
50:20s'affrontera
50:21de matière démocratique
50:22dans les urnes
50:23pas de combine
50:24comme celle-ci
50:25et puis
50:25par ailleurs
50:26moi j'ai déjà fait
50:27une primaire
50:28on arrive aux dernières minutes
50:29toute dernière minute
50:30de cette émission
50:31c'est la tradition
50:31du petit oral
50:33des questions
50:35rapides
50:35et des réponses
50:36tout aussi rapides
50:37je ne sais pas faire ça
50:38on va falloir essayer
50:40est-ce que vous avez pris
50:41des stagiaires
50:41dans votre équipe de campagne
50:43alors pas encore
50:44mais je ne sais pas
50:47vous me posez une colle
50:48je n'en sais rien
50:48je ne pense pas
50:49et est-ce que vous allez
50:50les payer de 1000 euros
50:51parce que vous avez promis
50:52que si vous arrivez au pouvoir
50:53ce sera 1000 euros le stage
50:54s'il y en a
50:55ils sont au-dessus de 1000 euros
50:56c'est une promesse
50:57c'est une promesse
50:58qui sera tenue
50:59si vous gagnez la présidentielle
51:00qu'est-ce que vous direz
51:01à Emmanuel Macron
51:02sur le perron de l'Elysée
51:03lors de votre passation de pouvoir
51:06bon courage pour la suite
51:09et je pense que
51:10la tradition c'est d'avoir
51:11un briefing sur l'état
51:12quand même du pays
51:14et des questions de sécurité
51:15en particulier
51:16qui le menacent
51:16donc moi je serais courtois
51:19courtois
51:19et si vous êtes élu
51:20là aussi
51:21et imaginons que Donald Trump
51:22vous passe un coup de fil
51:23vous lui dites quoi ?
51:27déjà
51:28avant de parler
51:29avec Donald Trump
51:31je m'assurerais
51:32que nous soyons capables
51:33de lui opposer
51:35un front européen uni
51:37je pense que
51:38la flagornerie
51:39vis-à-vis de Trump
51:40ne marche pas
51:41je pense qu'on a
51:43eu des dirigeants européens
51:44qui ont essayé
51:45de toutes les manières
51:47de l'arrimer
51:48par la flatterie
51:49par même des moments
51:51qui étaient gênants
51:52pour nous
51:53pour notre dignité
51:54vous parlez d'Emmanuel Macron
51:55non je parle
51:56flagorner
51:56vis-à-vis de Donald Trump
51:57tous les dirigeants européens
51:58ont essayé
51:58chacun dans son coin
51:59d'être le chouchou
52:01de Donald Trump
52:02pour essayer
52:02mais peut-être
52:03pensait-il à bien
52:04pour essayer de l'arrimer
52:05aux intérêts européens
52:06ça ne marche pas
52:07il faut assumer
52:07le rapport de force
52:08avec cette administration
52:09franchement
52:10nos dirigeants
52:10ont tout essayé
52:11pour lui faire adopter
52:12une position différente
52:13sur l'Ukraine
52:14en un mot
52:14et c'est la dernière question
52:15est-ce que vous avez
52:16des amis
52:17qui votent Eren
52:18oui ou non ?
52:20oui
52:21beaucoup ?
52:22non
52:23vous leur parlez encore ?
52:25oui ou non ?
52:25c'est des amis d'enfance
52:27on est en désaccord
52:28on est en désaccord
52:29et en plus
52:31franchement
52:32ça m'a beaucoup questionné
52:34je vais vous dire
52:35ça m'a beaucoup questionné
52:35pourquoi ?
52:36parce que
52:37c'est des amis
52:38dont je sais
52:39qu'ils ne sont
52:41pas xénophobes
52:42qu'ils ne sont pas
52:44nés dans une culture
52:45d'extrême droite
52:45du tout
52:46et donc
52:47c'est une interrogation
52:48qui nous est faite
52:49c'est une interrogation
52:50qui nous est faite
52:50comment est-ce qu'on a fait
52:51pour que la colère
52:53ou face à la situation
52:55de déclin de la France
52:56se traduise
52:57chez eux
52:57par un vote
52:58pour le rassemblement national
53:00qu'est-ce qu'on a raté ?
53:01ça doit être
53:01notre obsession de nous fait
53:02quand on fait de la politique
53:03de manière sincère
53:03on doit réfléchir
53:04à ses propres échecs
53:05quand on va dans le nord
53:06et dans le patin
53:06et qu'on a des ouvriers
53:08qui vous disent
53:08des ouvriers
53:11qui vous disent
53:12mais chez nous
53:13les usines
53:14elles ont fermé
53:14c'était la gauche au pouvoir
53:15et bien évidemment
53:16ça vous fait réfléchir
53:17et vous comprenez
53:17qu'il y a eu des échecs
53:18qui expliquent aussi
53:20des abandons
53:20qui expliquent aussi
53:21le vote pour le rassemblement national
53:23et que c'est là-dessus
53:23qu'il faut revenir
53:24merci
53:24Raphaël Buxman
53:25d'avoir été notre invité
53:26ce soir
53:27merci au public
53:28qui était là
53:28également
53:29vous pouvez participer
53:30à cette émission
53:31tout va bien
53:32la rupture
53:33mais pas la fracture du pied
53:35si c'est possible
53:35vous pouvez vous inscrire
53:37sur wiclab.fr
53:38pour participer
53:39à cette émission
53:39merci Raphaël Buxman
53:42pour participer
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