Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 ans
Retraites : "LFI a peur du vote, ils savent qu’ils le perdront, donc ils préfèrent faire le jeu du ‘on n’a jamais choisi démocratiquement’" selon Sylvain Maillard, vice-président du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, député de Paris

Pour suivre toute l'actualité politique et parlementaire, abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/user/publicsenat?sub_confirmation=1

Retrouvez l'émission intégrale de Bonjour Chez vous ! ici : https://www.publicsenat.fr/emission/bonjour-chez-vous

Abonnez-vous à notre newsletter : https://urlz.fr/iinC

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook : https://www.facebook.com/publicsenat
Twitter : https://twitter.com/publicsenat
Instagram : https://instagram.com/publicsenat
LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/2996809/

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00 [Musique]
00:02 – Et notre invité politique ce matin c'est Sylvain Maillard, bonjour.
00:04 – Bonjour.
00:05 – Merci beaucoup d'être avec nous, député de Paris,
00:07 vice-président du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale.
00:09 On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat
00:12 avec la presse régionale, représentée par Fabrice Vesserodon
00:14 du groupe ÉBRA, les journaux régionaux de l'Est de la France.
00:17 Bonjour Fabrice.
00:18 – Bonjour Auriane, bonjour Sylvain Maillard.
00:19 – Bonjour.
00:19 – On va évidemment parler de la réforme des retraites.
00:21 Sylvain Maillard, nouvelle mobilisation ce week-end,
00:23 on va y revenir, et les syndicats qui lancent un ultimatum au gouvernement,
00:26 disant que si le gouvernement n'entend pas la colère des Français,
00:29 ils mettront la France à l'arrêt le 7 mars.
00:32 Qu'en dites-vous ?
00:33 – Je crois que ce serait totalement irresponsable.
00:37 Il y a des discussions, d'ailleurs on continue à discuter avec les syndicats,
00:41 mais on le redit, c'est une réforme des forts.
00:43 Oui, c'est une réforme où on demande aux Français qui le peuvent
00:46 de travailler deux ans de plus pour équilibrer nos comptes.
00:49 Est-ce sûr que les pensions, que notre niveau de pension,
00:51 qui est probablement le meilleur niveau de pension qu'il existe en Europe,
00:54 dont on est très fiers, puisse perdurer dans le temps ?
00:56 Le Conseil d'orientation des retraites nous le dit et le redit.
00:59 Il n'y a pas d'équilibre à moyen et long terme,
01:02 ça veut dire qu'à la fin, ou bien on augmente les cotisations
01:05 et donc réaugmentation du chômage, ou bien les pensions baisseront.
01:09 Et le Conseil d'orientation des retraites nous dit, à échéance 15 ans,
01:13 20% d'écart par rapport à ce que nous avons à l'heure actuelle,
01:16 c'est-à-dire une paupérisation des retraités.
01:18 Nous ne voulons pas ça, pour ça il faut travailler un peu plus.
01:21 – Mais vous dites que les syndicats sont irresponsables,
01:23 est-ce qu'à force de ne pas bouger, là c'est la quatrième journée de mobilisation,
01:26 avec à chaque fois au moins un million de personnes dans la rue,
01:29 est-ce qu'à force de ne pas bouger, vous n'entraînez pas le fait
01:32 qu'ils montent d'un cran et que là ils disent,
01:34 ça ne suffit pas de manifester, on va passer à l'étape supérieure ?
01:37 – Mais nous avons bougé sur plein de points, sur la pénibilité,
01:41 sur l'index senior, sur les 20-21 ans, vous savez, pour qu'ils fassent eux aussi…
01:45 – Mais les manifestants vous le savez, ce qu'ils veulent, c'est de bouger sur l'âge.
01:49 – Oui, mais vous voyez ce que je veux dire,
01:50 c'est eux qui mettent aussi la condition d'équilibre finalement de côté.
01:55 Quel est l'intérêt de faire une réforme des retraites,
01:57 si au fond il n'y a pas d'équilibre ?
01:59 Notre objectif, il est d'équilibrer les pensions.
02:01 Moi je le dis, si nous souhaitions être populaires,
02:05 on ne ferait pas cette réforme.
02:06 Si on la fait, c'est qu'il y a une obligation de la faire,
02:09 qu'on sera responsable par rapport à nos pensionnés à l'heure actuelle
02:11 et à l'avenir, si on ne la fait pas, il n'y aura plus d'équilibre possible.
02:16 Et donc dans ces cas-là, on continuera sans dété,
02:17 puis un jour ça s'arrêtera et on mettra les pensions.
02:19 – Et donc qu'est-ce que vous dites aux millions de Français qui manifestent ?
02:20 Vous leur dites, vous pouvez continuer à manifester,
02:23 on ne bougera pas sur l'âge.
02:25 – Nous ce qu'on fait, ce que je fais encore ce matin,
02:28 c'est de venir expliquer la réforme.
02:29 Oui c'est une réforme d'effort, oui demander deux ans de plus de travail,
02:33 oui ça peut être difficile et perçu comme étant difficile,
02:36 je le comprends, nous le comprenons.
02:38 Mais ce qu'on ne pourrait pas comprendre,
02:40 c'est le fait que dans quelques années, les pensions s'écroulent,
02:44 parce qu'il n'y a plus le même… que les pensionnés, les retraités
02:47 n'aient pas des retraites dignes, ça on ne l'acceptera pas.
02:51 – Oui mais vous entendez que ça ne passe pas ça au cas des Français.
02:53 Les Français disent "on a trouvé l'argent pendant la crise,
02:55 pourquoi là on ne le trouve pas ?"
02:56 – C'est ça la grande difficulté, vous avez raison,
02:58 c'est qu'à un moment au fond, on avait l'impression qu'il y a de l'argent magique,
03:02 l'argent magique n'existe plus, nous n'avons plus cet argent.
03:05 Et ce que nous voulons, c'est que les cotisations payent les pensions,
03:08 comme dans une sorte de boîte noire,
03:10 qui fasse que nous n'ayons pas besoin de nous endetter à chaque fois.
03:13 L'endettement coûte beaucoup plus cher,
03:14 et à un moment ça veut dire qu'on est dépendant aussi des créditeurs étrangers.
03:18 – Dans cet effort d'explication,
03:20 Elisabeth Born a pris contact, a appelé les syndicats ce week-end.
03:26 Quelle est la marge de manœuvre ?
03:27 Qu'est-ce qu'il reste comme marge de manœuvre,
03:29 de marge de discussion avec les partenaires sociaux ?
03:32 – Oui, nous ce qu'on veut…
03:33 – D'abord, est-ce qu'il en reste une ?
03:35 – Oui, il y a toujours des discussions,
03:37 moi il y a plein de points sur la pénibilité sur l'index senior,
03:39 des choses qu'on a vraiment travaillé avec la CFDT
03:41 et sur lesquelles d'ailleurs ils n'en revendiquent même plus la paternité.
03:45 On voit bien qu'ils se sont totalement figés sur les 64 ans,
03:48 qui est l'objet politique.
03:50 En réalité c'est cet objet politique et tout le reste,
03:53 les avancées, le minimum de pension,
03:55 vraiment la bien meilleure reconnaissance de la pénibilité,
03:59 tout notre travail, maintenant et à venir, sur l'emploi senior.
04:02 Au fond, les syndicats ont été très parties prenantes depuis des semaines
04:06 et n'en revendiquent plus du tout la paternité.
04:08 Mais nous on pense que c'est là l'axe le plus important,
04:10 sur lequel ça va vraiment transformer la vie des gens,
04:13 parce qu'au fond, être senior à partir de 55 ans et vivre,
04:16 55 ans d'ailleurs, comment on définit un senior ?
04:19 Mais de vivre dans l'angoisse de ne plus avoir d'emploi
04:21 et qu'au fond de ne plus être nécessaire,
04:23 c'est là-dessus qu'il faut qu'on puisse travailler et avancer.
04:26 Nous on a beaucoup de propositions dessus,
04:28 dans ce texte et dans le texte suivant qui arrivera plein emploi.
04:31 – Mais sur l'index senior, j'ai du coup.
04:33 – D'être beaucoup plus dur en disant par exemple,
04:35 interdire les ruptures collectives portées vers les seniors,
04:40 rendre ça interdit d'interdire.
04:42 On voit bien qu'il y a, y compris avec les négociations
04:44 que j'ai eues avec les syndicats,
04:46 il y avait une sorte de complaisance de chacun,
04:48 l'employeur, le syndicat, le salarié,
04:51 qu'au fond à 59 ans on faisait un plan collectif,
04:53 on allait jusqu'à 62 ans et tout le monde y trouvait son compte.
04:56 Ça, ça doit s'arrêter.
04:58 Ça, ça doit très clairement s'arrêter.
05:00 Et donc comment on fait pour que les seniors
05:02 puissent rester dans l'emploi jusqu'au bout,
05:04 avoir des taux d'emploi qui sont comparables à nos voisins européens ?
05:07 On est bien en dessous à l'heure actuelle,
05:09 c'est ça qu'on doit changer.
05:10 – Est-ce qu'il faut des sanctions financières, clairement ?
05:12 – Sur l'index senior ?
05:13 – Oui.
05:14 – Alors en fait, il y a eu deux discussions possibles.
05:16 Nous, on a fait une avancée avec mon groupe,
05:18 puisque l'index senior, il est obligatoire à partir de 300 salariés.
05:22 Nous, ce qu'on propose dans un des amendements,
05:24 c'est de le descendre à 50 salariés, donc de toucher les PME.
05:28 Pourquoi ?
05:28 Ça veut dire que là, on a 60% des seniors qui, à l'heure actuelle,
05:32 sont actifs, donc sont impactés par cet index senior.
05:35 Ça nous semble plus efficace.
05:37 La contrepartie, c'est qu'à ce moment-là, on a une sanction financière
05:40 si on ne publie pas l'index senior,
05:42 sinon on a une négociation renforcée, comme nous avait demandé la CFDT,
05:45 obligation de résultat, mais obligation de négociation.
05:49 Notre objectif, nous, il n'est pas de mettre des amendes aux entreprises,
05:51 notre objectif, c'est qu'ils emploient des seniors.
05:53 Mais quand on commence à mettre les PME de 50 salariés
05:58 au même niveau de réglementation que les beaucoup plus grosses,
06:01 il faut bien comprendre aussi qu'une entreprise de 50 salariés,
06:04 et Dieu sait que je sais ce que c'est, les postes ne sont pas doublés.
06:08 Donc vous pouvez avoir une stratégie de recrutement,
06:12 et c'est important de la mettre en place,
06:13 mais vous avez des salariés que vous connaissez tous par leur prénom, organisés.
06:21 On ne change pas les salariés comme ça.
06:23 Donc je crois que c'est important de ne pas mettre des sanctions financières
06:26 sur l'organigramme de l'entreprise.
06:29 – Les patrons n'en veulent pas d'ailleurs, les entreprises n'en veulent pas.
06:32 – Mais de toute façon, ils ne veulent pas du tout de l'index senior.
06:33 Mais pour moi, ce qui est important, c'est qu'on puisse faire en sorte
06:39 de sensibiliser et d'orienter la politique de chaque entreprise
06:43 pour que les seniors puissent rester dans l'emploi.
06:45 – Donc ça c'est pour l'index senior ?
06:47 – Donc sanctions financières, en tout cas non publication,
06:51 et si mauvais résultat, négociation renforcée.
06:53 – Sur le reste, parce qu'évidemment,
06:55 les syndicats n'attendent pas que des compromis sur l'index senior.
06:59 Qu'est-ce que vous êtes prêts à faire comme autres avancés
07:01 qui n'ont pas déjà été avancés ?
07:03 Puisqu'hier encore, Olivier Véran et Olivier Dussopt disaient
07:06 qu'ils étaient ouverts à des modifications de la part des parlementaires.
07:09 Sur quoi vous allez encore avancer ?
07:10 – La pénibilité, c'est aussi un point qui est très attendu.
07:12 On espère qu'on pourra en parler, c'est article 9.
07:15 Vous savez qu'on est englués dans l'article 2 au bout d'une semaine.
07:19 Article 9, où on peut peut-être encore faire un désavancé.
07:23 Sur la pénibilité, ça ne touche pas assez suffisamment de monde.
07:26 On aura plus de Français qui vont rentrer dans le cadre de la pénibilité.
07:30 Nous ce que l'on souhaite, c'est qu'on puisse avoir
07:33 et des fiches de poste en fonction des postes occupés,
07:35 mais aussi un suivi médical plus important,
07:38 qui fasse en sorte que ceux qui sont usés puissent partir plus tôt.
07:42 Et ça je crois qu'il faut donner confiance aussi dans ce système-là.
07:45 C'est-à-dire qu'au fond, ceux qui le peuvent, et je le dis toujours,
07:48 ceux qui le peuvent travailleront jusqu'à 64 ans.
07:50 Ceux qui ne peuvent plus parce qu'ils sont usés doivent pouvoir s'arrêter avant.
07:53 – Et ça c'est des choses que vous allez mettre en plus ?
07:55 – Il faut que chaque salarié puisse se dire "c'est vrai, ça marche".
07:59 Et ça, on l'entend dans les manifestations au fond,
08:02 ils sont persuadés que ça ne sera pas pour eux.
08:05 La retraite c'est quelque chose de très intime en réalité, très intime.
08:08 Ça touche au plus profond de soi-même,
08:11 et donc il faut que nous puissions rassurer, expliquer, accompagner.
08:15 Mais c'est vrai qu'on sera jugé, et c'est ça la difficulté,
08:17 sur la mise en place de la réforme,
08:19 et on a du blocage dans la rue dès avant le vote, c'est ça qui est compliqué.
08:24 – Ça veut dire quoi ?
08:25 Vous n'avez pas l'impression que vous ne pouvez pas avancer comme vous voulez ?
08:28 – Il faut expliquer, c'est-à-dire qu'en fait, il faut expliquer, expliquer, expliquer.
08:31 – Oui mais est-ce que c'est vraiment ça le problème ?
08:33 – Vous savez, je crois fonction par fonction, emploi par emploi.
08:35 – Vous pensez que c'est juste un problème de les Français qui manifestent ?
08:37 Vous pensez que c'est parce qu'ils n'ont pas compris le texte ?
08:39 – C'est pas qu'ils n'ont pas compris le texte,
08:41 c'est la stratégie dans laquelle on veut aller,
08:43 et qu'est-ce que ça va changer concrètement pour eux.
08:45 Ils ont très bien compris le texte.
08:47 Vous savez, la seule chose, quand vous allez dans une manifestation,
08:49 la seule chose c'est la mesure d'âge.
08:50 On ne rentre plus, d'ailleurs avec beaucoup de choses de fake news.
08:53 On a l'impression que ceux qui devaient partir à 57 ans, maintenant vont partir à 64.
08:57 On entend plein de choses différentes.
08:59 Oui, c'est la mesure d'âge.
09:00 Mais vous savez, quand nous on a fait campagne, l'élection législative,
09:03 je me souviens très bien, moi je suis député de Paris,
09:05 l'élection législative, le point extrêmement dur pendant cette élection, c'était ça.
09:11 Enfin voilà, le point difficile, c'était ça.
09:14 On l'a porté, on a perdu beaucoup de députés aussi.
09:17 On a perdu beaucoup de députés à 200, 300 voix.
09:19 On se doute bien que le fait d'avoir pris des positions sur la retraite,
09:23 comme l'a fait le président de la République et nous-mêmes pendant notre campagne,
09:26 nous a mis en difficulté.
09:27 Mais je crois que c'est une réforme indispensable.
09:30 Nous ne savons pas, autrement, comment équilibrer nos comptes
09:33 et donc comment sécuriser nos pensions.
09:35 – Alors, vous parlez des avancées qui sont encore possibles.
09:38 Le texte va arriver au Sénat à partir de vendredi minuit,
09:41 puisque ce sera la fin à l'Assemblée.
09:42 Et Bruno Retailleau, qui lui soutient la mesure d'âge,
09:45 en revanche a des propositions à faire.
09:47 Je voudrais savoir si vous êtes d'accord.
09:49 Il veut que les femmes qui ont trois enfants puissent partir à 63 ans ou à 64.
09:55 Est-ce que vous êtes pour ?
09:57 – Alors ça, ce n'est pas prévu, nous.
09:58 J'entends d'ailleurs les allers aussi sur une politique nataliste
10:03 et favoriser tel ou tel parti.
10:07 Nous, on part du principe que… – 64 avec une surcote.
10:09 – Moi, vous voyez, nous sommes dans une mesure d'équilibre.
10:13 L'objectif, il est de faire une réforme pour que les pensions soient équilibrées
10:16 à l'objectif 2030.
10:18 – C'est ce que dit aussi le Président Président.
10:20 – Oui, mais j'entends.
10:21 On peut donner toutes les mesures comme ça,
10:25 oui j'ai une bonne idée, la foire aux bonnes idées.
10:27 Moi, ce que je voudrais, c'est savoir combien ça coûte.
10:28 Vous voyez, c'est tout simple.
10:30 Pourquoi pas, on peut réfléchir à tout.
10:32 La question, c'est combien ça coûte.
10:34 Et donc là, il nous faut aussi un minimum travailler dessus.
10:37 En tout cas, moi, je n'ai pas les informations venant du Sénat.
10:39 Est-ce qu'ils ont cette information ?
10:40 Est-ce qu'ils ont travaillé dessus ?
10:42 Savoir ce que ça coûte.
10:43 Parce qu'au fond, faire une réforme,
10:45 déjà un tiers des cotisations supplémentaires du fait du reportage
10:50 est redonné pour améliorer notre système à l'heure actuelle.
10:54 – Le ministre de l'Intérieur, il vous renvoie la balle.
10:55 Il dit qu'avec tout ce que vous avez fait comme compromis depuis le début,
10:58 on n'est plus à 17,7 milliards déjà de gains de réforme.
11:01 – Mais il a raison là-dessus.
11:02 Il a raison, on ne demande pas d'ailleurs 17 milliards.
11:05 C'est l'ensemble des cotisations supplémentaires
11:07 qui nous donnent 17 milliards.
11:08 Un tiers repart dans l'amélioration des minimums de pension,
11:13 dans la pénibilité, dans le fonds d'investissement
11:15 pour rendre les postes de travail moins difficiles.
11:19 Il y a beaucoup d'accompagnement.
11:21 On améliore vraiment le système à l'heure actuelle.
11:23 – Mais sur les femmes, à sa proposition, vous dites oui si c'est financé, c'est ça ?
11:27 – Il faut regarder comment il est financé, ce que ça coûte.
11:31 – Il y a deux autres propositions.
11:33 Décaler de deux ans l'âge d'annulation de la décote pour les régimes spéciaux.
11:36 – Alors les régimes spéciaux, on a un accord avec eux
11:41 sur l'évolution et la mise en conformité avec l'ensemble de la fonction publique.
11:45 Donc, je crois que nous, on a choisi de plutôt respecter
11:49 la parole donnée des années antérieures,
11:50 c'est pas nous, des gouvernements précédents,
11:53 et de faire en sorte que ça puisse s'égaliser sur le temps.
11:56 On sait qu'on a un rendez-vous avec eux en 2025.
12:00 – Et enfin, une pension de reversion pour les enfants handicapés.
12:03 – Écoutez, c'est plutôt une bonne idée là-dessus.
12:06 Pareil, il faut juste regarder,
12:08 dès qu'on commence à parler de pension de reversion,
12:11 on a eu aussi beaucoup d'idées.
12:14 On parlait aussi, nous, à l'Assemblée, du PAX, des gens PAXés,
12:18 comment on organise ça.
12:20 Pour le moment, la pension de reversion,
12:21 c'est quelque chose sur lequel on n'a pas voulu rentrer,
12:23 en disant que si on commence à rentrer dessus, ça va être compliqué.
12:26 Je sais qu'ils portent ça de façon assez forte,
12:29 je trouve que ça peut s'entendre.
12:30 En tout cas, moi je trouve qu'on étudiera ça avec bienveillance.
12:34 – Vous en parliez de 1 milliard à l'instant,
12:36 vous évoquiez le chiffre de TNISSET, le total, lui, annoncé 36 milliards.
12:40 Alors je crois que c'est des dollars, on n'est pas très loin d'avoir parité.
12:44 36 milliards de dollars de résultats en 2002,
12:47 c'est un des résultats les plus élevés de son histoire.
12:51 Est-ce que pour vous, ce n'est pas du pain béni,
12:53 pour vos opposants de la NUP qui vous invitent
12:55 à faire financer cette réforme des retraites par les milliardaires ?
12:59 – Alors, nous, ça va être le concours,
13:02 vous savez, ça va être le concours dans quelques heures peut-être,
13:06 ou quelques jours, c'est la fin de l'article 2,
13:09 l'après l'article 2, des impôts et des taxes.
13:12 Vous plantez un député écologiste, il pousse une cotisation,
13:17 vous plantez un député LFI, il pousse une taxe.
13:20 Ça c'est très clair.
13:21 Donc, ils poussent ou un impôt.
13:25 Ce qui est certain, c'est que nous, on part du principe
13:28 que ceux qui ont, entre les gros énergéticiens, pardon,
13:33 qui ont gagné beaucoup d'argent du fait aussi de la crise en Ukraine,
13:38 en Ukraine, la crise en général, doivent contribuer.
13:40 On a voté un mécanisme européen qui rapporte quand même beaucoup d'argent,
13:45 qui nous semble être efficace et qui permet que les entreprises
13:48 n'aient pas d'homicides du chiffre d'affaires ou des impôts
13:52 dans un autre pays, en fait, qu'on tourne cette imposition supplémentaire.
13:57 Nous, on part du principe de plutôt se réjouir quand une entreprise française
14:00 fait beaucoup de bénéfices, c'est plutôt un bon signe,
14:03 c'est-à-dire qu'elle va employer, qu'elle va pouvoir investir.
14:06 On ne met pas tout sur le même plan.
14:08 C'est-à-dire que ce n'est pas parce qu'une entreprise
14:10 où des gens gagnent bien leur vie qu'ils sont forcément des gens pas bien
14:15 ou à montrer du doigt.
14:17 Nous, il n'y a pas d'adversaires, il n'y a pas de gens à ostraciser.
14:19 On ne fait pas partie de ceux qui pensent qu'au fond,
14:23 si on était tous pauvres, ce serait bien.
14:25 Par contre, est-ce que Total doit contribuer un peu plus ?
14:28 Vous savez bien qu'on les pousse à directement pouvoir faire
14:31 une remise à la pompe.
14:33 Je pense que ce serait bienvenu de leur part.
14:35 – Et vous leur dites qu'il faut qu'il a…
14:36 parce qu'ils ont évoqué l'idée de faire cette remise à la pompe.
14:39 – C'est bien évoqué, je crois que ce serait bien de le faire.
14:41 – Vous leur dites qu'il faut la faire ?
14:42 – Je leur redis, je pense que ce serait bien de le faire.
14:43 – Autant que le gouvernement va prolonger l'indemnité carburant,
14:45 vous dites que c'est à l'immigration.
14:46 – De le faire tout de suite.
14:47 On voit bien que les Français ont des grandes difficultés à l'heure actuelle.
14:49 On a encore un taux d'inflation important.
14:51 On va mettre en place le panier…
14:54 – Anti-inflation.
14:55 – Voilà, anti-inflation en place, ça me semblerait de bon alloi.
14:59 – Ça se fera dans le panier anti-inflation dans 15 jours ?
15:00 – Oui, dans les jours qui viennent et le gouvernement l'annoncera.
15:04 Mais mettre une réduction, une prime de réduction sur le carburant
15:09 de la part de Total me semblerait le bienvenu.
15:12 – On va revenir à la référendum.
15:13 Il y a très peu de débats qui reprennent cet après-midi dans l'hémicycle.
15:15 Est-ce que vous pensez pouvoir avancer plus vite que la semaine dernière ?
15:18 – Ça dépend pas de nous, ça dépend de la NUPES.
15:21 Sur l'index, pardon, l'article 2, c'est tout à fait étonnant
15:27 puisqu'ils passent leur temps à nous dire que ça sert à rien,
15:30 que c'est nul, que ça ne fonctionnera jamais.
15:32 Mais ils ont déposé 1612 amendements.
15:35 Vous voyez, c'est ça l'obstruction.
15:36 Et donc ils ne font que parler de ça.
15:38 D'ailleurs en commission, on a passé deux jours à parler de ça,
15:40 tout en disant, ils nous disent qu'on veut améliorer quelque chose
15:44 auquel on ne croit pas.
15:46 Donc on leur dit "enlevez vos amendements, vous n'y croyez pas".
15:49 On va voter et on va aller jusqu'à l'article 7 et voter la loi.
15:52 Arrêtons de faire de l'obstruction par l'obstruction.
15:53 – Vous pensez arriver à l'article 7 ?
15:55 – Moi, ça dépend d'eux.
15:57 S'ils maintiennent tous leurs amendements, on ne peut pas y arriver.
15:59 S'ils enlèvent leurs amendements comme on leur demande,
16:02 comme tout le monde leur demande, on va y arriver.
16:04 – Vous souhaitez arriver à l'article 7
16:05 parce que c'est quand même l'instant de vérité l'article 7.
16:07 – La majorité et le groupe Renaissance, ils souhaitent voter la loi.
16:11 Avant vendredi ou vendredi soir.
16:13 Nous, on veut voter la loi, on veut voter l'article 7,
16:15 mais on veut voter tous les articles.
16:16 On veut voter l'article 9 sur la pénéribilité.
16:18 On veut voter aussi le minimum contributif,
16:21 c'est-à-dire les minimums de pension,
16:23 de réévaluer les minimums de pension.
16:24 Je pense que c'est ça que les Français attendent.
16:26 Ils n'attendent pas qu'on passe 4 jours sur l'index senior,
16:28 même si c'est important.
16:29 Vous voyez, c'est un moment,
16:30 c'est la responsabilité de la France insoumise, principalement,
16:34 de faire en sorte de dire "le débat doit avoir lieu".
16:36 Mais en fait, ils ont peur du vote.
16:38 Ils n'ont qu'une peur, c'est le vote.
16:39 – Pourquoi ?
16:40 – Parce qu'ils savent qu'ils le perdront.
16:41 Donc comme ils ont peur, ils préfèrent faire le jeu du "au fond,
16:45 on n'a jamais choisi démocratiquement".
16:46 – Est-ce que devoir aller au 49.3 serait, de votre point de vue,
16:49 un échec du parlementarisme à la française ?
16:52 – Il y a une majorité pour voter à l'Assemblée cette réforme des retraites.
16:56 – Vous êtes sûr ?
16:57 – Oui, vous savez, depuis une semaine, je suis tout le temps dans l'hémicycle.
17:02 On a passé des centaines et des centaines d'amendements.
17:04 On a passé déjà un article, on a toujours une majorité.
17:07 On n'a pas perdu un amendement, on n'a pas perdu un article.
17:09 On est tout le temps majoritaire.
17:11 Donc je n'ai aucune inquiétude.
17:13 La majorité s'est engagée sur ce projet au moment de l'élection.
17:17 Et les Républicains l'ont toujours dit.
17:20 – On va revenir un peu dans le détail.
17:22 Déjà dans votre groupe, puisque vous êtes vice-président du groupe Renaissance,
17:25 il ne manquera pas une voix dans le député Renaissance ?
17:27 – Il ne manquera pas une voix.
17:28 L'ensemble des députés Renaissance voteront évidemment la réforme des retraites.
17:32 C'est un engagement présidentiel.
17:33 – Parce qu'on a entendu des voix un peu dissonantes.
17:34 – Oui mais…
17:35 – Pour vous, ils vont revenir…
17:37 Le rôle du député c'est aussi de pousser, de travailler, d'avancer.
17:42 Mais l'ensemble des députés Renaissance, je vous le dis,
17:45 voteront évidemment cette réforme des retraites.
17:46 – Et chez les Républicains, parce que vous avez l'air très affirmatif.
17:49 Aurore Berger disait la même chose que vous hier.
17:50 On aura une majorité, on aura une majorité.
17:52 Ce n'est pas un peu la méthode Coué ?
17:54 – Écoutez, les LR, il y a 8 mois, faisaient campagne pour du 65 ans.
17:58 Ici, au Sénat, on est au Sénat, on a toujours dit que porter un amendement,
18:04 ils l'ont encore voté il y a quelques semaines en 64 ans
18:06 avec une accélération de la loi Touraine, c'est exactement ce que nous faisons.
18:09 Sauf qu'en plus, on met des mesures sociales quand même importantes,
18:12 de pénibilité, d'accès à un minimum de pension un peu plus important.
18:18 On revalorise les toutes petites pensions.
18:21 Donc je crois que le Sénat, il se travaille extrêmement favorable.
18:24 Et je ne vois pas comment les Républicains ne pourraient ne pas voter contre.
18:26 Puis on a eu les engagements aussi d'Eric Ciotti,
18:29 je crois qu'il l'a dit publiquement et plusieurs fois,
18:32 que pour lui c'était important d'avoir des retraites équilibrées,
18:35 qu'au fond, leur message politique depuis des années
18:38 serait incompréhensible pour leurs électeurs.
18:40 Si parce que c'était Emmanuel Macron qui l'apportait, ils ne la votaient pas.
18:43 – Une dernière question là-dessus, Jean-Claude Mailly qui était à votre place vendredi
18:46 évoque un risque de boomerang dans les urnes si cette réforme passe
18:49 et si elle passe en force.
18:50 Geoffroy Routbézieux ce matin dans le Figaro rappelle que dans les pays
18:53 qui ont rallongé l'âge, ça s'est traduit par des élections perdues quelques années plus tard.
18:56 Geoffroy Routbézieux qui soutient la réforme.
18:58 Est-ce qu'il faut craindre une nouvelle poussée du vote extrémiste ?
19:01 – C'est ça le courage politique, vous savez, c'est de tenir ses promesses.
19:04 On a fait cette promesse, j'ai fait cette promesse, moi mes électeurs à Paris,
19:09 le Président de la République a fait cette promesse de faire en sorte
19:12 que les pensions restent des pensions élevées par rapport aux homologues européens.
19:17 – Est-ce que vous craignez qu'en 2027, ça amène des éclats mondiaux ?
19:20 – Moi pour moi, de ne pas tenir ses promesses, c'est ça qui amène au fait
19:23 qu'on ait battu la fois d'après.
19:25 Tenir ses promesses, être courageux, tenir sa ligne,
19:28 moi je crois que c'est la meilleure chose qui puisse arriver.
19:30 Vous savez, le Président de la République a été réélu et pourtant on a toujours dit avant,
19:32 oui c'est impossible, au fond, les Français aiment sa paix.
19:36 Non, je crois qu'à un moment, on est face, quand on est dans une élection,
19:39 on est face à un choix et que le choix, on se souvient aussi de ce contenu de leur promesse.
19:43 – Vous évoquiez votre terre d'élection qui est Paris,
19:45 il n'y a pas une rupture entre Paris et la province et les sous-préfectures
19:49 pour reprendre l'expression, la révolte des sous-préfectures ?
19:52 – Oui, ça fait partie des choses qu'on regarde beaucoup,
19:55 il y a une vraie mobilisation importante dans les villes moyennes,
20:00 les sous-préfectures comme vous dites, qui…
20:03 – Qui vous inquiètent.
20:04 – Qui en fait, qui rappellent d'autres choses, je pense qu'au-delà du départ plus tard,
20:10 il y a parfois un mal-être, un mal-vivre,
20:13 un sentiment que les services publics ne sont plus assez présents
20:17 et c'est sûrement vrai, on améliore les choses,
20:20 plein de choses sur la santé, sur l'accès aux services publics.
20:25 Mais il est ressenti encore, et probablement avec juste des airs,
20:28 pas assez efficace et donc je pense qu'il y a toute cette angoisse
20:32 au fond du déclassement qui s'incarne principalement dans les villes moyennes.
20:37 Donc vous avez raison là-dessus,
20:38 c'est pas le même paradigme à Paris qu'ailleurs.
20:43 – Fabrice ?
20:44 – Oui, une question d'actualité liée au drame survenu en Seine-et-Marne ce week-end,
20:49 l'accident de la route Pierre Palmade impliqué,
20:52 et surtout les stupéfiants impliqués,
20:54 la banalisation des stupéfiants, toutes catégories confondues,
20:58 dans les accidents de la circulation interpellent,
21:00 beaucoup de spécialistes s'expriment d'ailleurs depuis 48 heures sur le sujet,
21:04 elle sera à l'origine de 700 morts sur les routes.
21:07 Est-ce que dans ce contexte, notamment sur la question du cannabis,
21:10 ça fait partie des statistiques,
21:11 est-ce qu'il faut légaliser, aller plus loin dans la légalisation du cannabis
21:15 ou au contraire est-ce qu'il faut durcir ?
21:16 – Ma position elle est très claire,
21:18 je ne veux absolument pas de légalisation du cannabis, c'est très simple,
21:22 vraiment je suis sur la ligne de Gérald Darmanin,
21:25 pour moi les drogues doivent être interdites,
21:29 continuer à être interdites et on doit continuer à faire expliquer le danger.
21:35 J'imagine que tous ceux qui au fond se disent,
21:39 c'est vrai qu'on a beaucoup poussé sur l'alcool,
21:41 attention, chacun d'entre nous sait qu'au bout de deux verres ça ne passe plus,
21:46 on ne peut plus conduire,
21:47 sur la cocaïne comme c'est interdit,
21:49 ou le cannabis comme c'est interdit,
21:51 en fait on n'a aucune communication dessus,
21:53 au fond c'est un non-dit,
21:55 je crois qu'il va falloir qu'on puisse communiquer un peu plus dans la réalité,
22:00 si le nombre que vous dites est d'ailleurs un nombre vrai,
22:05 de gens qui conduisent sous l'emprise du cannabis et de la cocaïne ou des drogues dures,
22:12 est aussi important que ce qu'on pense et ce qui est constaté,
22:16 il va falloir qu'on puisse aussi nous y répondre,
22:18 répondre peut-être en interpellant beaucoup plus les uns et les autres sur la responsabilité,
22:23 vous savez ce qui est arrivé à Pierre Bademade,
22:25 je pense que beaucoup, nous l'entendons tous,
22:28 en disant qu'il a probablement foutu en l'air la vie de toute une famille,
22:34 il a foutu en l'air probablement sa vie à lui,
22:36 et donc voilà, chacun prend ses responsabilités,
22:41 je crois que ça va être peut-être un tournant par rapport à la cocaïne,
22:44 la drogue dure et la conduite, en tout cas je l'espère.
22:48 – Merci Sylvain Meillard, merci beaucoup d'avoir été notre invité,
22:51 merci Fabrice, on va reparler de la réforme des retraites tout de suite dans le club.
22:55 *Bruit de porte qui s'ouvre*

Recommandations