Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Françoise Degois, Jean Doridot et Nicolas Corato, Président fondateur du think tank Place de la République

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://thao.funnymoment.net/video/x75yzts
Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

Nous suivre sur les réseaux sociaux

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##LE_COUP_DE_PROJECTEUR_DES_VRAIES_VOIX-2024-01-09##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 Les vraies voix Sud Radio, le code projecteur des vraies voix.
00:04 Gabriel Attal est un jeune homme intéressant, brillant sur la communication,
00:09 mais c'est un ministre sans bilan nulle part.
00:11 On reconnaît à Gabriel Attal le mérite d'avoir corrigé les travers de son prédécesseur
00:16 qui appartenait pourtant à la même majorité.
00:18 Gabriel Attal a comme bilan celui du président de la République,
00:21 de la réforme des retraites en passant par la suppression de l'ISF
00:25 jusqu'à la loi sur l'immigration.
00:27 En réalité, quel est le bilan ? Vous avez parlé de l'interdiction de la baille à,
00:30 pour le reste, Gabriel Attal n'a tout simplement pas eu le temps de faire quoi que ce soit.
00:35 Et donc on a parlé de l'enfer de Matignon,
00:37 le statut de Premier ministre traditionnellement considéré comme fusible du président.
00:41 On l'a vu avec différents ministres,
00:43 Premier ministre comme Edouard Balladur, Jacques Chirac, Lionel Jospin ou Manuel Valls.
00:47 Aux primaires, par exemple, en 2016,
00:49 les locataires sortant de Matignon se sont souvent cassés les dents à la présidentielle, Philippe.
00:53 Alors, parlons vrai, est-ce que Gabriel Attal peut rester populaire dans les...
00:58 Ça c'est François Zewa qui m'a contaminé.
01:00 Peut rester populaire dans les sausages en ayant quitté la rue de Grenelle pour aller à Matignon ?
01:05 Est-ce que c'est une stratégie d'Emmanuel Macron
01:08 pour le propulser vers l'Elysée ou au contraire pour handicaper sa candidature à l'Elysée ?
01:12 Est-ce que vous pensez que ce ne sera qu'un porte-parole comme dit Jean-Luc Mélenchon ?
01:16 Gabriel Attal à Matignon c'est un tremplin pour l'Elysée,
01:19 c'est ce que vous pensez à 30 %, la fin de ses ambitions,
01:22 c'est ce que vous pensez à 70 %, on attend vos appels au 0826 300 300.
01:27 Et notre invité pour en parler, Nicolas Corrato,
01:29 est avec nous, président fondateur du Synton Place de la République.
01:31 Bonsoir Nicolas, merci d'être avec nous.
01:34 Philippe Bilger, cette stratégie de l'avenir peut-être ?
01:38 Les causes des espèces sont les mêmes.
01:41 Et je n'avais pas besoin d'entendre l'excellent Nicolas
01:44 pour comprendre qu'il irait plutôt vers le front de mes contradicteurs.
01:49 Mais plus sérieusement, je suis persuadé, au risque encore d'être qualifié de naïf,
01:56 que Emmanuel Macron, en nommant Gabriel Attal,
02:01 nomme sa dernière chance de finir son quinquennat
02:06 dans des conditions qui ne seront pas trop insupportables.
02:09 Et d'une certaine manière, je le crois animé à l'égard de Gabriel Attal,
02:15 par une bienveillance politique.
02:19 Il n'a aucun intérêt à vouloir la perte de Gabriel Attal.
02:25 Ce que je crois en revanche, c'est qu'intrinsèquement,
02:29 Gabriel Attal, dans ce poste capital dans notre République,
02:33 va lui-même, évidemment, affronter des défis sans communes mesures
02:38 avec ceux qu'il a connus jusqu'à maintenant,
02:41 puisqu'il avait toujours eu la chance de succéder à des ministres médiocres,
02:46 aussi bien comme porte-parole que comme ministre de l'Éducation nationale.
02:51 Et là, je crains une forme d'usure, je crains, évidemment, une réduction de l'aura,
02:59 et probablement, peut-être, à un moment donné,
03:02 ce qu'on pouvait espérer de lui risquera de se dégrader, peut-être en déception.
03:08 Mais de la part d'Emmanuel Macron,
03:11 je le vis plutôt comme une envie de lui proposer un tremplin.
03:15 - Françoise de Bois ? - Non, bien sûr que non.
03:18 Je ne le vis pas du tout comme une envie de lui proposer un tremplin.
03:21 Il y a toujours la part...
03:23 C'est extraordinaire de voir la naïveté et l'intelligence de Philippe Bilger.
03:27 Comment peut-il imaginer une bienveillance,
03:30 pas simplement de la part de Macron, dans ce monde politique ?
03:32 Vraiment, pouvez-vous imaginer qu'Emmanuel Macron,
03:35 qui est narcissique au dernier degré,
03:38 c'est-à-dire comme beaucoup de présidents, mais lui, il pose ça au paroxysme,
03:41 peut-il imaginer que Gabriel Attal, plus jeune, lui succède ?
03:45 C'est impossible.
03:46 C'est juste impossible psychologiquement.
03:48 Je sais bien quelle est la frayeur d'Emmanuel Macron.
03:51 C'est que ce soit Marine Le Pen qui monte les marches de l'Elysée.
03:55 Je sais bien que l'idée un peu débile qui consiste à penser
03:59 "Tiens, il y a un jeune qui s'appelle Bardella qui monte,
04:01 je vais mettre un jeune à Matignon comme si le jeunisme était la clé de voûte,
04:06 et le vademé comme général pour régler tous les problèmes."
04:09 Ça, c'est de la politique de bas de plafond, ça s'appelle de la communication.
04:12 Donc je pense qu'il n'y a aucune gentillesse de la part d'Emmanuel Macron.
04:16 Il espère très bien que Gabriel Attal se plantera,
04:20 moi j'en suis absolument convaincu,
04:22 parce qu'en plus de ça, Emmanuel Macron n'est quand même pas si bête
04:25 pour bien comprendre que cette nomination ne règle pas son problème.
04:28 - Après c'est son choix, donc c'est lui qui...
04:30 - Son problème à Emmanuel Macron,
04:32 c'est qu'il n'a toujours pas de majorité à l'Assemblée nationale,
04:35 et qu'à un moment donné, ça va reconvulser dans ce pays.
04:38 Et vous verrez qu'Attal ou pas, tout sera oublié,
04:41 les portraits, les logieux, tout ça sera fini.
04:43 - Trompe-l'oeil, c'est pas forcément l'élévé, pardon.
04:46 - Ça peut être quoi ?
04:47 Non mais c'est l'association de club de boules de Cagnes-sur-Mer ?
04:50 - Non mais enfin...
04:52 - La vie continue après nous.
04:54 - Allez-y, Jean-Denis.
04:55 - Je vous salue d'abord l'amicale du club de boules de Cagnes-sur-Mer.
04:58 - Moi aussi, je les embrasse.
04:59 - Moi aussi, d'abord parce que c'est un grand sport.
05:01 - Invitez-nous, invitez-nous.
05:02 - C'est important de jouer aux boules.
05:03 Et après, voilà, peut-être plus...
05:07 Il fallait jouer avec les boules, c'est ce qu'il fallait dire.
05:09 - C'est bon, allez-y, jouez aux boules.
05:11 - C'est si déminuvant.
05:13 - Je vois votre...
05:15 - S'il vous plaît.
05:17 - Quel débat de ouf.
05:19 - Plus sérieusement,
05:21 c'est-à-dire qu'il y a cette bande dessinée,
05:24 vous savez, vous connaissez peut-être, "He's no good",
05:26 "Personne ne peut être calife à la place du calife",
05:29 et il y a, semble-t-il, quelque chose de mécanique
05:32 dans ce poste de Premier ministre
05:35 qui crée en réalité le désaccord.
05:37 Il n'est pas nécessaire d'être ceinture noire de science politique
05:40 pour voir à quel point toute la cinquième est jalonnée
05:44 de conflits, de rivalités très mortifères, en fait,
05:48 entre le président et son ou sa première ministre.
05:52 Et donc, ça, ça irait dans le sens de, finalement,
05:55 d'une peau de banane, je dirais,
05:57 sur le chemin de Gabriel Attal que l'inverse.
05:59 Maintenant, je m'adresse à tous les experts que j'ai, pour le coup,
06:02 autour de moi, parce que là, j'ai sincèrement besoin d'aide.
06:04 J'ai du mal, si vous voulez.
06:05 On a connu deux septennats de suite avec François Mitterrand.
06:08 Bon, il est terminé très âgé, malade, ok.
06:10 Après, depuis le quinquennat, ça n'est jamais encore arrivé,
06:13 dans la Ve République, qu'un président soit à la fois suffisamment jeune
06:17 et arrive au terme de deux quinquennats
06:20 pour se poser la question de son avenir en politique.
06:23 Je me demande bien quel est le dessin d'Emmanuel Macron,
06:26 à titre personnel, et d'individuel.
06:28 - Il a un problème que Giscard d'Estaing.
06:30 - Il va terminer à l'âge où les autres commencent.
06:33 - Vous êtes deux jaloux. Nicolas Corato.
06:36 - Que sont-ce qu'on sent-ils ?
06:38 - Nicolas Corato.
06:39 - Ce sont eux qui sont jaloux.
06:40 - Si je vous réponds à la dernière question...
06:42 - Vous pouvez répondre à tout le monde.
06:43 - Non, mais la dernière question est peut-être la plus intéressante,
06:46 pardonnez-moi, Philippe et Françoise.
06:48 - Nous, on n'a pas posé de question, on a que des certitudes.
06:51 - Voilà.
06:53 - J'ai surtout des doutes ce soir.
06:56 Mais je crois que la dernière question est peut-être celle
06:59 qui peut nous emmener le plus loin, parce qu'effectivement,
07:02 le ressort que tout le monde ignore, c'est ce que veut faire
07:06 Emmanuel Macron de son bilan, de ses deux quinquennats,
07:09 et de son avenir en politique ou ailleurs.
07:12 Et ça peut permettre d'ailleurs de reconstituer le puzzle
07:16 qui l'amène à nommer Gabriel Attal.
07:18 Finalement, quel est le ressort d'Emmanuel Macron aujourd'hui ?
07:22 Est-ce que c'est laisser une place dans l'histoire de France,
07:25 autrement que celle de celui du président qui aura permis
07:29 l'accession au pouvoir par la voie démocratique de l'extrême droite ?
07:33 Ça, c'est un vrai sujet.
07:35 - Il sort d'obsession.
07:37 - Est-ce que c'est de se positionner ou de se projeter
07:40 sur l'avenir du continent européen ?
07:42 On sait qu'il a très envie d'imprimer sa marque.
07:46 Mais effectivement, ça nous permettrait de savoir
07:49 ce qui s'est passé dans la tête du président Macron
07:51 pour nommer son mini-moi à Matignon aujourd'hui,
07:54 puisque on a quand même l'illustration des poupées gigognes,
07:59 Françoise de Gaulle en parlait très bien,
08:01 d'une sorte de poupée gigogne en même temps,
08:03 d'une poupée gigogne en termes de profit,
08:06 d'une poupée gigogne en termes d'ambition.
08:08 Et on ne voit pas très bien en quoi ça va régler
08:11 ni les problèmes du président de la République,
08:13 ni les problèmes du pays.
08:14 Ça ne règle rien à la crise institutionnelle,
08:17 ça ne règle rien à la capacité d'Emmanuel Macron
08:20 de remettre en route son quinquennat qui s'est embourbé
08:22 dès le second tour des élections législatives,
08:24 et ça ne règle rien à la guerre de succession
08:27 qui va enflammer la Macronie,
08:29 et je vais dire, voire même, ça avance la guerre de succession.
08:34 Moi j'ai l'impression qu'elle vient de commencer avec cette démination.
08:37 Mais Nicolas Corato, il n'y aura pas de changement de politique à venir.
08:41 Il va faire la même politique qu'Elisabeth Borne.
08:43 Mais c'est ça qui est très intéressant,
08:44 c'est là où Emmanuel Macron est très fort,
08:46 c'est qu'il prend toujours tout le monde à rebours.
08:48 On a annoncé un virage sur l'aile droite,
08:50 alors moi ça me fait doucement rire,
08:52 je pense que le virage sur l'aile droite date de 2017,
08:54 mais bon, bref, chacun met la droite là où il m'entend.
08:58 Mais on annonçait un virage quasi réactionnaire du président de la République,
09:02 il nomme à Matignon un ancien conseiller ministériel
09:06 d'une ministre de gauche, de la santé de gauche.
09:09 Mais on sait très bien que la ligne politique,
09:13 elle est fixée, la ligne politique,
09:15 elle est fixée aujourd'hui par le groupe LR à l'Assemblée nationale.
09:18 Et c'est là-dessus qu'Emmanuel Macron veut se projeter.
09:21 Mais il nomme un ministre qui, à part la Baïa,
09:24 n'a donné aucun signal fort d'adhésion à une autre idéologie de droite.
09:29 Vous allez vous opposer, Philippe Bilger.
09:31 Moi j'aime beaucoup que la droite adore Gabriel Attal,
09:33 ça me fait doucement rire,
09:35 je pense que vous allez être gravement déçus dans les mots d'envie.
09:37 Philippe Bilger !
09:38 Mais Nicolas, je suis d'abord...
09:42 Gabriel Attal, en 5 mois, a fait bien plus que parler de la Baïa.
09:47 Mais ça, je ne vais pas recommencer,
09:49 c'est désespéré de ma part.
09:51 Mais là où je trouve...
09:54 Non mais la Baïa, c'était facile, Philippe.
09:56 Réunir, réussir la rentrée scolaire, c'était notre verre de bois.
09:59 Oui mais il a fait un certain nombre de choses en 5 mois,
10:03 vous pouvez les considérer comme dérisoires,
10:07 mais elle montre que ça n'est pas une personnalité ministérielle
10:11 sans talent et sans capacité d'action.
10:14 Mais ce qui me frappe dans votre intervention, Nicolas,
10:17 la même d'ailleurs que celle de Françoise ou de Jean...
10:21 Tous égauchistes !
10:22 Non, pas du tout !
10:24 C'est qu'on a l'impression à vous...
10:26 Une fois qu'il y a une cohérence à gauche...
10:27 On a l'impression à vous entendre que rien ne sert à rien,
10:32 qu'en réalité la politique est une longue fatalité,
10:36 que les tempéraments n'existent pas,
10:39 et que bien sûr le cynisme est la base de toute activité politique.
10:44 Moi je crois, et je n'en abuse pas en général dans mon raisonnement,
10:50 qu'il y a là une possibilité d'espoir pour la France,
10:54 pas pour quelqu'un d'autre, pour la France !
10:57 Et vous verrez, ça n'est pas impossible !
11:00 La dérision, comme disait Jean Genet, je m'en moche.
11:05 Je préfère aimer ou haïr.
11:07 Et là je pense que vous êtes dans un système
11:10 où le pessimisme devient un peu une industrie.
11:15 Mais c'est vous qui passez votre temps à dire que c'était mieux avant,
11:18 le déclin de la France va être complet, mes pillagers !
11:21 Pas du tout !
11:22 Mais est-ce qu'on a le droit d'expliquer que c'est l'afflux du vent
11:25 et que le problème institutionnel n'est pas réglé ?
11:27 Mais vous dites toujours la même chose !
11:29 Et vous ! Mais vous dites toujours la même chose !
11:31 Je vais en perdre ma main !
11:33 Vous m'avez entendu dire d'autres ministres que je dis de Gabriel Attal !
11:38 Vous parlez comme ça des Emmanuel Macron !
11:40 Mais c'est un Macron qui se refuse d'accepter la profondeur de son adhésion à personne !
11:47 Jean Dorido, Nicolas Corato !
11:49 Alors, pardon, je salue la citation de Jean Genet par Philippe Bilger,
11:54 ça fait plaisir, et pardon de faire le psy là, pour le coup,
11:58 parce que notre principal biais cognitif, notre plus grande faiblesse sur Terre,
12:04 c'est je crois ce que je vois.
12:06 Et je note quand même que la question du look, de l'apparence,
12:11 presque, je m'autorise entre guillemets, le délit de bonne gueule de Gabriel Attal revient,
12:15 c'est un fait qu'il y a chez Gabriel Attal quelque chose de l'ordre du genre idéal.
12:21 C'est vrai qu'il est élégant, il parle bien, il est bien habillé,
12:25 pardon, c'est un fait qu'Elisabeth Borne était très austère,
12:29 il faut reconnaître, elle avait beaucoup de qualité,
12:31 elle avait quand même quelque chose de très très raide dans le rapport avec les uns et les autres,
12:35 et peut-être qu'il ne faut pas sous...
12:37 Parce que j'entends Nicolas Corato expliquer que manifestement,
12:40 la droite aurait, ma foi, une espèce de bon a priori sur notre nouveau Premier Ministre,
12:47 et peut-être qu'il ne faut pas sous-estimer cette puissance de l'image qui convoque l'imaginaire,
12:52 je pense que les propos de Philippe Bilger sont à prendre très au sérieux,
12:56 c'est une expérience, Philippe Bilger manifestement, il a le béguin pour Gabriel Attal,
13:01 ça se respecte, et on n'est pas à l'abri qu'il se passe vraiment quelque chose avec ça.
13:05 Nicolas Corato, qui n'a pas le béguin pour Gabriel Attal, manifestement.
13:09 Mais je voudrais répondre à Philippe Bilger qu'il faut qu'on réconforte ce soir,
13:14 parce que c'était...
13:16 Pour une fois que j'ai un peu d'espoir !
13:19 Vous êtes sérieux une minute, Philippe ?
13:22 Je pense que vous ne...
13:25 Vous ne... Comment dire ?
13:28 Vous ne portez pas vos réquisitions sur la bonne personne concernant le nihilisme et la dérision.
13:33 Ce qui ressort du nihilisme et de la dérision, c'est cette nomination à Matignon,
13:39 qui est une forme même de négation de la chose politique et de la chose publique.
13:43 Parce que la question qui est posée, qui se pose, c'est dans l'État dans lequel est le pays,
13:48 plutôt bon, plutôt mauvais selon les visions, mais qu'on peut s'accorder à dire d'être divisé.
13:54 Ce qu'on attendait, c'était une forme de clarification.
13:57 On n'aura jamais cette clarification de la part du président de la République.
14:01 Ça va faire bientôt dix ans qu'on attend qu'Emmanuel Macron nous dise
14:04 quelle est la ligne politique qu'il choisit pour le pays.
14:07 Et manifestement, une fois encore, il a décidé de ne pas nous répondre.
14:11 Tout comme le fait de ne pas dissoudre, tout comme le fait de continuer,
14:15 malgré tout et contre envers tout, à poursuivre avec sa majorité relative,
14:20 est une manière de ne pas répondre aux Français.
14:23 Donc effectivement, ce choix, il est nihiliste.
14:25 Il n'est nihiliste pas parce que Gabriel Attal est un affreux démon sorti de je ne sais où.
14:30 Je n'ai rien contre Gabriel Attal.
14:31 Moi non plus.
14:32 Et je lui accorde effectivement l'intelligence et peut-être aussi le sens de l'intérêt général
14:36 qui peut le caractériser.
14:38 Ce n'est pas le sujet.
14:39 Le sujet, c'est que cette nomination n'a aucun sens, à part celle de la communication politique.
14:44 Pourquoi en finir avec Mme Borne ?
14:47 Pourquoi en finir avec Mme Borne ?
14:49 Elle a fait tout le boulot qu'il fallait faire sur le peu de programme du quinquennat
14:54 qu'avait porté M. Macron.
14:55 Alors pourquoi changer de Premier ministre aujourd'hui ?
14:57 Parce que M. Darmanin s'est planté à l'Assemblée nationale ?
15:00 Parce que M. Darmanin n'a pas été capable de convaincre les anciens siens et les nouveaux siens ?
15:06 Et c'est Mme Borne qui porte le chapeau.
15:08 Et on l'a fait remplacer par qui ?
15:09 Par Gabriel Attal ?
15:10 Mais ça n'a aucun sens, ni pour les Français, ni même.
15:13 Je vais vous dire ce soir, ceux qui sont un peu dans l'expectative,
15:17 c'est les députés de la majorité relative.
15:19 Voilà, j'allais le dire.
15:20 Qui se demandent bien sur quels pieds ils vont continuer à danser
15:23 pendant les mois qui vont les rapprocher malheureusement de cette guerre de succession qui s'annonce.
15:28 Un petit mot de la fin, Philippe Bézier, puis après c'est fini.
15:31 La grande différence, Nicolas, c'est que moi je vois dans la nomination Gabriel Attal
15:37 la chance de faire une vraie politique de droite.
15:40 Et vous, vous êtes de gauche.
15:41 Non, mais moi je ne vois pas.
15:43 Je pense que non, mais la dernière remarque de Nicolas est très importante sur l'autorité sur le groupe.
15:47 Moi je pense que les ennuis commencent, la guerre de succession commence
15:51 et je pense que ça va être sanglant.
15:53 Le groupe ne va pas reconnaître d'autorité à Gabriel Attal.
15:57 Ça va être très difficile pour lui.
15:58 En plus avec les poids lourds du gouvernement.
16:00 Je pense que c'est un désastre en fait.
16:02 Vous allez voir, à terme, c'est un désastre.
16:04 De toute façon, cette fonction, il va prendre cher, forcément.
16:08 Donc ça va être compliqué.
16:09 Un sondage vient de tomber, 48% des français disent avoir confiance en Gabriel Attal, Premier ministre.
16:14 C'est très peu en fait, 48% c'est peu.
16:16 Merci beaucoup Nicolas Corrato, merci beaucoup en tout cas de votre expertise.

Recommandations