- il y a 2 jours
Ce samedi 22 août, Sébastien Lecornu s'est adressé aux parlementaires dans une lettre, révèle Le Parisien. Dans ce courrier de près de quatre pages, consulté par BFMTV, le Premier ministre évoque le budget 2027, un sujet sensible auquel le résident de Matignon n'échappera pas. Sébastien Lecornu y insiste sur la nécessité de faire adopter le budget.
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00:00On le disait, la campagne présidentielle s'annonce déjà explosive, on en parlera dans un instant.
00:04Mais d'abord, la rentrée politique avec ce premier bras de fer et pas des moindres, le budget en plein
00:10meeting.
00:11Jean-Luc Mélenchon promet d'ailleurs de le censurer, on va l'écouter.
00:15L'économie française était sur le fil du rasoir de la récession, elle va plonger.
00:21Car le cornu prépare un nouveau budget de coupe-rase qui va aggraver tous les maux.
00:30Ne nous demandez pas je ne sais quelle bienveillance à son égard.
00:36Une fois de plus, nous le censurerons, j'en suis certain.
00:42La menace de Jean-Luc Mélenchon que vous venez d'entendre au lendemain, l'avertissement du premier ministre dans une
00:48lettre de quatre pages que vous allez voir adressée aux députés et aux sénateurs.
00:52Sébastien Lecornu met la pression sur les parlementaires, il faut adopter un budget, faute de quoi le pays risque le
00:58désordre économique.
01:00Alexis Cuvillier, le premier ministre, tire la sonnette d'alarme.
01:03Il tire la sonnette d'alarme dans ce courrier qu'il envoie aux parlementaires en expliquant que finalement, cela pourrait
01:10mettre en péril la première année d'action de celui qui serait élu en 2027, au printemps 2027.
01:18Parce que sans budget, il devrait, ce dernier, ce nouveau président, attendre qu'un budget soit voté et ça mettrait
01:26en péril beaucoup de choses.
01:27Et entre-temps, bien sûr, la situation économique française, une hausse de nos taux d'intérêt pèserait durablement sur l
01:34'État et notre économie.
01:35Hausse des taux d'intérêt qui serait une conséquence de l'absence d'un budget voté à l'automne.
01:42Évidemment, c'est un argument qui n'a pas été entendu du côté de la France insoumise.
01:47Vous me direz, c'est probablement pas eux que cherchaient à convaincre ou à responsabiliser Sébastien Lecornu.
01:54Sébastien Lecornu s'adresse probablement un peu au Rassemblement national, un peu au Parti socialiste, des mouvements, des partis qui
02:01n'ont pas toujours été dans une posture de censure.
02:04Alors qu'à l'inverse, Jean-Luc Mélenchon, lui, il l'a répété, il l'a toujours censuré.
02:08Et d'ailleurs, il a dénoncé tout à l'heure l'attitude de Marine Le Pen en disant qu'à
02:1212 reprises, il avait fait visiblement son décompte,
02:15à 12 reprises, elle n'avait pas censuré les gouvernements d'Emmanuel Macron et que ça l'avait donc, d
02:21'une certaine façon, préservé.
02:23Et le chef de l'État actuel.
02:24Tout ça pour dire qu'on va être dans cette situation compliquée dans ces prochaines semaines,
02:29où probablement le débat budgétaire va beaucoup, beaucoup s'inviter dans le débat de cette pré-campagne présidentielle.
02:36Et on continue ce débat justement avec Carloli.
02:38Vous êtes député ensemble pour la République des Yvelines.
02:41Bonjour, merci d'être avec nous.
02:43Alors, dans cette lettre, on a le Premier ministre qui promet de laisser du temps au compromis.
02:47Mais concrètement, sur quoi est prêt à céder le gouvernement pour obtenir des voix d'URN ou des socialistes ?
02:54Bonjour et merci pour l'invitation.
02:57D'abord, j'entends M. Mélenchon.
02:59Et vous voyez, je dis bien M. Mélenchon quand M. Mélenchon est incapable d'appeler les personnes par leur présence.
03:04Ce n'est pas le cornu M. Mélenchon, c'est M. le cornu.
03:07Excusez du peu.
03:08J'entends qu'il censure.
03:10Enfin, on a l'habitude à l'Assemblée nationale avec la France Insoumise.
03:13La censure, elle est quasiment quotidienne.
03:15Donc, si jamais il nous avait dit dans son meeting qu'il n'allait pas censurer,
03:18moi, j'aurais pris tout de suite un train pour aller à Lourdes.
03:20Ça aurait été un miracle.
03:21Qu'est-ce qu'il faut dire ?
03:22D'abord que la présidentielle, évidemment, elle ne met pas la République en congé budgétaire.
03:26La dette, elle ne fait pas campagne.
03:28Elle présente la facture tous les matins.
03:30Et si on se dit les choses, chaque jour qui passe, c'est 400 millions d'euros supplémentaires.
03:35Alors, pourquoi un budget ?
03:36D'abord, s'il n'y a pas de budget, comme depuis deux années, c'est deux lois spéciales.
03:40Et la loi spéciale, quelque part, c'est un groupe électrogène.
03:43Elle n'est pas le moteur de financement du pays, mais elle ne lui donne aucune direction.
03:47Et c'est le message qu'envoie le Premier ministre, avec lequel j'ai échangé.
03:51Et il a bien raison, simplement, de faire part de responsabilité.
03:54Ça n'empêchera pas, derrière, le futur président de la République
03:58de pouvoir faire une loi réactive, rectificative de finances, le cas échéant.
04:04En revanche, c'est moins possible avec la loi de finances.
04:06Qu'est-ce que ça change, pour répondre clairement à votre question ?
04:09C'est qu'aujourd'hui, on a des difficultés, derrière, à corriger.
04:12Et elle est dans un sens, je dirais, encore une fois, de donner un cap s'il y a une
04:17loi spéciale.
04:17C'est ce que nous avons vécu au cours des deux dernières années.
04:21Et avant de parler, justement, des conséquences que pourrait avoir une loi spéciale,
04:25on est avec Jean-François Husson.
04:27Vous êtes sénateur, rapporteur général du budget.
04:29On a l'impression, au Sénat, pardon, on a l'impression qu'il y a deux visions qui s'opposent.
04:33D'un côté, le Premier ministre, on le disait, qui en appelle à la responsabilité,
04:37à la fois des députés et des sénateurs, qui tirent la sonnette d'alarme.
04:40Et de l'autre, la menace, une nouvelle fois brandie par Jean-Luc Mélenchon,
04:43de la censure de ce budget.
04:44Où on va ?
04:46Oui, d'abord, bonjour.
04:49Mélenchon, il n'y a aucune surprise.
04:51Par contre, appeler à la responsabilité, aujourd'hui, de la part du Premier ministre,
04:56moi j'entends, et le Sénat, notamment la majorité sénatoriale,
04:59a toujours fait preuve de responsabilité.
05:00Mais on va se dire des choses.
05:02Cet appel à la responsabilité est la conséquence de l'irresponsabilité
05:07d'une décision folle qui était de dissoudre l'Assemblée à contre-temps
05:10pour organiser, malheureusement, le bazar institutionnel dans notre pays.
05:16Et ça, aujourd'hui, c'est très important et c'est très grave
05:19parce que c'est la responsabilité de l'exécutif.
05:22Si vous voulez, il ne faut pas venir se défausser sur le Parlement.
05:26– Mais ça veut dire quoi ? Que vous aussi vous menacez, vous menacez, pardon,
05:32dites-nous pardon, vous menacez vous aussi la censure ?
05:36– Non, il n'y a pas de menace de censure.
05:38D'abord, il y a le travail, parce que la censure ne concerne que l'Assemblée nationale.
05:42Et c'est là où il y a une majorité introuvable.
05:45Et la responsabilité, me semble-t-il, éminente de l'exécutif et du Premier ministre
05:50avec son gouvernement, ça va être aujourd'hui de tenter de trouver,
05:53si c'est possible, une voie de passage qui soit aussi acceptable par le Sénat.
05:59Parce qu'on ne peut pas, on ne fera pas le coup, comme l'an passé,
06:02de venir nous retirer le tapis sur le travail qui avait été préparé,
06:07avec d'ailleurs une contribution du Club des Cinq au Sénat,
06:12c'est-à-dire des forces politiques qui avaient accepté de faire en sorte
06:16de donner un budget de responsabilité déjà pour le pays.
06:20Parce que la dégradation continue et la dette,
06:24la dette, elle concerne chacune et chacun d'entre nous, malheureusement,
06:28même aujourd'hui, les jeunes Français,
06:31parce que ce sont eux qui vont devoir, avec les actifs,
06:36retrousser leurs manches et faire des efforts.
06:38Donc il y a vraiment une urgence.
06:40La voie de passage, je dois avouer aujourd'hui, je ne la vois pas clairement.
06:45Nous avons, nous, au Sénat, sous l'autorité de Gérard Larcher,
06:49interrogé le Premier ministre pour savoir quelles allaient être ses orientations,
06:55quelles méthodes de travail il propose.
06:58Et je vois qu'aujourd'hui, le premier élément de réponse,
07:01c'est d'écrire individuellement à tous les parlementaires,
07:04aux députés et aux sénateurs.
07:06J'y vois en tous les cas une difficulté,
07:10un espèce de brouillard politique
07:12qui, en plein été et en période de canicule,
07:15n'est pas de bonne augure.
07:17Quel compromis demandent alors les Républicains,
07:19justement, pour voter ce budget 2027 ?
07:22C'est un compromis de responsabilité.
07:25Mais si vous voulez, j'ai lu dans les quatre pages du Premier ministre
07:29qu'il allait proposer des réformes structurelles.
07:33Quand je me souviens de ce qui, l'an passé,
07:37a permis un compromis avec le Parti Socialiste,
07:41ça a été à l'époque de revenir sur la réforme proposée,
07:44adoptée deux ans plus tôt sous l'autorité de la Première ministre Elisabeth Borne,
07:49sur un sujet éminemment important, celui des retraites.
07:53Donc nous avons aujourd'hui besoin, un,
07:55de corriger la dégradation de nos comptes publics,
07:58et ça c'est la folie des dépenses pendant plusieurs années
08:02qui aujourd'hui handicapent la France.
08:04Et on va voir deux sujets.
08:05Le sujet des dépenses sociales,
08:07avec un déficit qui aujourd'hui s'apparente à un gouffre,
08:11et essayer de redonner une dynamique économique,
08:15parce que la meilleure manière aussi d'endiguer la dégradation des comptes publics,
08:20c'est de tenter de retrouver une croissance dynamique,
08:23en faisant confiance notamment à nos entreprises, à notre économie.
08:27Il faut faire attention de ne pas mettre nos entreprises,
08:30je dirais, sous le joug d'une fiscalité et de taxes,
08:36qui finiraient par décourager même celles et ceux
08:39qui sont prêts à retrousser les manches.
08:41– Carl Olive, est-ce que la loi spéciale est inévitable ?
08:44On sait que le rapport de l'inspection des finances publiques
08:47a parlé sur les effets prolongés d'une loi spéciale en 2027,
08:52en parlant notamment d'une catastrophe économique pour le pays.
08:56– C'est le message que j'essaie de faire passer tout à l'heure,
08:59je rejoins évidemment le discours de fond de mon collègue sénateur,
09:05je dois juste quand même rappeler que depuis trois présidentielles,
09:08notamment les Républicains, et j'en sais quelque chose,
09:10puisque ce sont mes amis, je viens de ce mouvement,
09:12on avait fait l'alpha et l'oméga, la réforme des retraites,
09:16et au moment de voter, mon cher collègue, il y a un an,
09:19un certain nombre des membres des Républicains n'ont pas voulu voter,
09:22pour des raisons politiciennes, cette réforme des retraites.
09:24Mais je crois qu'on fait force de responsabilité,
09:28il faut encore une fois un budget,
09:30et moi je crois partager la famille de M. Larcher en disant
09:34qu'il n'est pas question d'aller s'inventer le concours lépine
09:37des taxations supplémentaires, notamment pour celles et ceux
09:40qui travaillent et qui ont toujours fait de la valeur travail
09:44un des axes prioritaires de la gestion,
09:46et certainement pas derrière de fermer les yeux,
09:49il nous faut effectivement restructurer les finances,
09:51aller voir dans chacun des secteurs, dans chacun des ministères,
09:54dans chacune des fonctions publiques,
09:56là où nous pouvons effectivement faire des efforts,
09:58et y compris au niveau du Parlement.
10:00Je pense qu'il ne faut rien occulter,
10:02parce que c'est ce que les Français attendent,
10:04c'est ce que les Français nous demandent sur le terrain,
10:06et encore ce matin sur le marché de Poissy.
10:09Je pense encore une fois, quelque chose qui me paraît très important,
10:12c'est qu'on ne pourra rien faire si on est les uns à côté des autres,
10:15les uns contre les autres, et les uns derrière les autres,
10:18parce que ça fera le jeu de deux mouvements,
10:20pour lesquels nous combattons, je crois, mon collègue,
10:23et moi-même notamment, cette famille de droite
10:25ou de centre-droite républicaine,
10:26c'est-à-dire le Rassemblement National et la France Insoumise.
10:29Et on l'a vu avec le discours de M. Mélenchon,
10:31la France Insoumise depuis cinq ans,
10:33elle ne fait rien pour faire avancer le pays,
10:35mais ça, elle le fait très bien.
10:37Alors on entend beaucoup parler de responsabilité budgétaire,
10:40on va en parler avec Jean-Hervé Lorenzi,
10:41vous êtes fondateur du Cercle des Économistes.
10:44La question que se posent beaucoup de Français,
10:46évidemment, c'est qui va payer cet effort en 2027 ?
10:49Est-ce que ce sera les ménages, les collectivités, les retraités ?
10:52Qui va payer concrètement ?
10:54Moi, je suis frappé, d'abord, je suis très en accord
10:57avec ce qui a été dit par mes prédécesseurs,
10:59qui sont les politiques.
11:00Moi, je suis un modeste économiste.
11:04Juste deux choses.
11:05La première, c'est que j'aimerais mettre un tout petit peu
11:08d'optimisme dans la situation.
11:11Je ne crois pas un instant qu'à quelques mois
11:14d'élection présidentielle, on ne vote pas un budget
11:17pour une raison qui est très simple.
11:19Les chiffres, là, sont terrifiants.
11:21Un point de taux d'intérêt supplémentaire,
11:24c'est 30 milliards d'euros.
11:26Donc vous imaginez les ordres de grandeur
11:29de ce qu'il faudrait mettre en place
11:31pour régler ce sujet.
11:32Et deuxième aspect, le compromis,
11:35il a été trouvé l'année dernière.
11:37Je reconnais qu'évidemment, comme tout compromis,
11:39les uns et les autres considèrent que ça n'a pas été parfait
11:42et je les comprends parfaitement.
11:44Mais il y a une élection présidentielle dans quelques mois.
11:48Chacun va développer son programme.
11:51Simplement, on ne peut pas mettre le pays
11:53dans une situation qui serait,
11:55comme l'a dit la Cour des comptes, dramatique.
11:57Dramatique, là, c'est autre chose
11:59qu'un problème de compromis.
12:01C'est même autre chose qu'un problème de,
12:04j'allais dire, de site,
12:06de problème de retraite qui aura lieu,
12:07la réforme des retraites aura lieu d'une manière ou d'une autre.
12:09Ce n'est pas ça le sujet.
12:10Le sujet, c'est que les taux d'intérêt,
12:14c'est-à-dire les marchés,
12:16sont en réalité très, très vigilants sur ce thème-là.
12:20Aujourd'hui, nous avons des taux d'intérêt
12:22qui sont supérieurs à 4 %,
12:24ce qui n'est pas la fin du monde,
12:26mais qui est quand même très inquiétant.
12:27Et donc, c'est ça la priorité,
12:31que nous avons des partis politiques
12:32qui sont très estimables les uns et les autres.
12:35Je ne parle pas des uns les mêmes.
12:36Et donc, que M. Mélenchon,
12:38qui déjà la semaine dernière a déchiré la dette,
12:41mais il faudra bien que,
12:42s'il voulait être président de la République,
12:43il faudra bien qu'il aille sur les marchés,
12:45chercher un peu de capacité
12:47de financer son gouvernement.
12:52Et donc, tout ça n'est de son côté pas très sérieux.
12:55En revanche, il faut trouver quelque chose.
12:58Il y a eu l'année dernière un accord.
13:01C'est d'accord.
13:02Évidemment, on doit pouvoir le retrouver cette année.
13:04Je ne suis pas trop pour cette formulation de loi spéciale,
13:08mais on doit trouver quelque chose
13:09qui permet de maintenir en réalité le pays
13:14en situation normale.
13:15Une petite question, c'est le Premier ministre.
13:17On a le Premier ministre qui a mis en garde
13:18sur le fait de ne pas avoir de budget adopté
13:20avant la présidentielle.
13:22Économiquement, qu'est-ce que cela représenterait ?
13:24Qu'est-ce que cela provoquerait pour le pays ?
13:27C'est très simple.
13:30Les marchés, j'ai horreur de cette idée
13:32de expliquer toujours les choses par les marchés.
13:34Mais pour une fois, c'est vrai.
13:35Les marchés sont extrêmement attentifs
13:39à ce qui se passe en France.
13:41À tort ou à raison, il le sont.
13:43Si on n'avait pas de budget,
13:45je pense qu'on doit pouvoir avoir...
13:48On a un risque de voir les taux d'intérêt grimper
13:51de peut-être quelques 0,3, 0,4,
13:55c'est-à-dire ajouter de l'ordre
13:57de 10, 15 milliards d'euros de remboursement.
14:01Et donc, ceci est de la folie.
14:03Donc là, il ne s'agit plus de politique,
14:05il ne s'agit pas de droite, il ne s'agit pas de gauche.
14:07Je parle de gens raisonnables.
14:09Les gens ne sont pas pareils,
14:10mais ils sont raisonnables.
14:12Il s'agit juste de permettre à une élection présidentielle
14:14de se dérouler dans des conditions normales.
14:17J'ai bien aimé ce qu'a dit le rapporteur du budget du Sénat
14:20sur la croissance.
14:22On a une croissance qui est très faible.
14:24On est dans une situation de l'économie mondiale
14:27qui n'est pas très favorable non plus.
14:30La hausse des taux d'intérêt
14:31touche à peu près tous les pays.
14:33Donc, attention, on est dans une période
14:36qui peut se terminer par une crise.
14:38Et une crise, ça n'est bon pour personne.
14:40Quand vous dites qui va payer,
14:41je réponds tout le monde.
14:43Merci beaucoup.
14:44Voilà pour le dossier du budget,
14:46dossier explosif de la rentrée.
14:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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