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  • il y a 2 jours
L'Ukraine a frappé dimanche un entrepôt appartenant au géant du commerce en ligne russe Ozon, pour la deuxième journée d'affilée, après l'annonce d'une campagne élargie contre les infrastructures logistiques russes. Un incendie s'est déclaré et plus de 300 employés ont été évacués d'un centre de logistique d'Ozon, numéro 2 de l'e-commerce en Russie, dans la région centrale d'Orenbourg, à la suite d'une frappe de drone ukrainien, selon un communiqué dimanche de l'entreprise. Un entrepôt de l'entreprise dans la région voisine de Samara avait déjà été touché la veille, faisant plusieurs blessés selon Ozon. Kiev vise depuis des mois les entrepôts de Wildberries, la plus grande entreprise de commerce en ligne du pays, affirmant qu'elle fournit des composants à l'armée russe.

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Transcription
00:00On parle tout de suite de la guerre des drones qui s'intensifie entre la Russie et l'Ukraine.
00:04Kiev frappe désormais très loin derrière les lignes russes.
00:07Pour la deuxième fois en deux jours, un entrepôt du géant de commerce Ozone a été visé.
00:13Cette fois dans la région d'Aurenbourg. On va voir ces images assez impressionnantes.
00:28Une riposte de Kiev alors que les frappes russes se sont multipliées ces derniers jours sur l'Ukraine
00:33et que Volodymyr Zelensky réclame davantage de moyens pour protéger son ciel.
00:38Cyril Amoursky, vous êtes à Kiev, le président ukrainien qui demande davantage d'aide pour protéger son ciel
00:44parce que les attaques se sont multipliées en Ukraine ces derniers jours ?
00:49Absolument. On voit en tout cas que depuis cet été, la Russie utilise des dizaines de missiles balistiques pour attaquer
00:53l'Ukraine.
00:54Sur la seule première semaine du mois d'août, plus de 60 missiles balistiques ont été utilisés contre le pays
00:59et en particulier contre la capitale.
01:01Le président Zelensky avait annoncé qu'aucun des missiles balistiques n'avait été abattu à ce moment-là.
01:06Même situation il y a deux jours, dans la nuit entre le 19 et le 20 août, lorsque la capitale
01:10a été ciblée,
01:11sur les dix missiles balistiques lancés, pas un seul n'a pu être abattu par la défense antiaérienne ukrainienne.
01:16Donc évidemment l'urgence ici est absolue, raison pour laquelle la décision et l'annonce du président français Emmanuel Macron
01:23au sujet de la livraison de missiles antibalistiques,
01:27on suppose qu'il s'agit ici d'Aster-30 pour les batteries franco-italiennes qu'on appelle « Santé
01:31» et en français « Mamba ».
01:32Évidemment c'est une décision qui est bienvenue.
01:35L'Ukraine est en capacité désormais de frapper régulièrement le territoire russe.
01:38Vous avez parlé de cette attaque, c'est le deuxième jour consécutif d'attaque contre l'entreprise russe Ozone.
01:43Hier c'était Samara, cette nuit c'était Orenbourg.
01:47Mais dans le même temps l'Ukraine continue elle aussi à recevoir ses frappes russes
01:52et elle n'a plus la capacité de se protéger.
01:55Merci beaucoup à vous Cyril Lamorski, on retrouve tout de suite le Richbouna,
01:59vous êtes analyse géopolitique, merci beaucoup d'être avec nous.
02:02Alors on voit Emmanuel Macron qui a annoncé l'envoi de nouveaux missiles intercepteurs à l'Ukraine,
02:05concrètement qu'est-ce que ça va changer pour le ciel ukrainien ?
02:08Ça va permettre d'intercepter une partie, une toute petite partie des missiles balistiques
02:13et autres qui sont envoyés par la Russie quotidiennement sur l'Ukraine.
02:16Il y a véritablement un manque criant d'intercepteurs notamment sur les missiles balistiques,
02:20donc effectivement Emmanuel Macron a dit qu'il allait en fournir un peu plus,
02:22peut-être une batterie, peut-être des radars, peut-être effectivement...
02:25Ça va être suffisant ?
02:26Ça ne sera pas suffisant, Volodymyr Zelensky a estimé qu'il lui fallait environ
02:29entre 300 et 350 missiles intercepteurs, donc ce n'est pas la France qui pourra les fournir,
02:34on en produit moins d'une centaine par an.
02:36Il y aura probablement lors de la coalition des volontaires,
02:38de la réunion des coalitions des volontaires demain,
02:40d'autres pays peut-être de l'Union Européenne, l'Espagne, la Roumanie, les Pays-Bas
02:43qui donneront peut-être quelques missiles patriotes,
02:45mais il est très clair que ça ne suffira pas pour les Ukrainiens pour passer l'hiver,
02:48donc ce sera un hiver qui sera encore plus compliqué que l'an dernier.
02:51Et on va voir justement ces intercepteurs français qui vont être envoyés à l'Ukraine.
02:56On est avec Hugues Pernet, premier ambassadeur de France en Ukraine,
02:59on imagine que ces intercepteurs qu'on va voir à l'image sont nécessaires
03:04vu l'urgence de la situation.
03:07Bonjour, oui, on ne peut que se féliciter de la déclaration du président de la République
03:12sur la nécessité d'envoyer des intercepteurs,
03:16mais on ne peut partager aussi que son émotion devant les ravages causés
03:22par les missiles russes en Ukraine et sur la population civile.
03:26Mais si vous voulez, on peut quand même aussi s'interroger sur le délai de réaction,
03:31n'est-ce pas un peu trop tard et un peu trop peu ?
03:35Ça fait quatre ans et demi que la guerre existe,
03:37ça fait des semaines que M. Zelensky demande des armes de défense.
03:41Et en fait, on répond un peu tardivement et on peut s'interroger pour savoir
03:47si nous sommes vraiment en ordre de bataille pour apporter une aide conséquence
03:52à une Ukraine qui marque des points, mais qui est néanmoins très vulnérable
03:56parce qu'elle ne peut pas assurer ses arrières.
03:58Et on s'aperçoit qu'au bout de quatre ans et demi, on est toujours à court de munitions
04:03et on n'a pas une capacité à réagir aussi rapidement qu'il le faudrait.
04:08Certes, le président de la République a pris des initiatives importantes,
04:12intéressantes et nécessaires avec la coalition des volontaires.
04:16Mais regardez le temps qu'il a fallu pour qu'elles se réunissent.
04:18Elles ne se réunissent que demain.
04:20Ça fait des semaines que votre Ukraine multiplie les visions de ce qui se passe en Ukraine.
04:25Donc si vous voulez, je crois qu'il y a un effort à faire de notre côté.
04:29Est-ce que justement Volodymyr Zelensky est aussi pressé par le temps
04:32puisqu'il reste quelques mois, Emmanuel Macron, à la tête du pays ?
04:35Il sait qu'Emmanuel Macron est un allié pour lui de taille.
04:39Emmanuel Macron est un allié de taille, mais vous aurez noté aussi
04:42que les propos du ministre des Affaires étrangères ukrainien
04:46qu'il a prononcé aujourd'hui remercient plutôt les Allemands pour l'aide concrète, si vous voulez.
04:51Le problème, c'est que le président de la République a été un aiguillon,
04:55quelqu'un qui a lancé les choses,
04:57mais ces déclarations ne sont pas toujours suivies d'effets concrets.
05:02Et je pense que les Ukrainiens, si vous voulez,
05:04ils sont très reconnaissants à la France,
05:07mais je pense qu'ils sont aussi peut-être un peu déçus par certains côtés.
05:11D'autre part, il faut regarder comment nos annonces apparaissent aux Russes.
05:15Parce que si vous voulez, la lenteur, la faiblesse de la réponse,
05:20ça apparaît aussi pour les Russes comme un signe de faiblesse de l'Union européenne
05:23qui n'est pas en ordre de bataille.
05:25Et si vous voulez, c'est quand même quelque chose d'assez compliqué aujourd'hui pour les Ukrainiens.
05:30On est toujours avec Cyril Amoursky de Piekief.
05:32Hugues Pernet le disait à l'instant,
05:33cet envoi d'intercepteurs français, c'est trop tard, trop peu.
05:38Demain, il y a cette réunion de la coalition des volontaires.
05:40Qu'est-ce qu'attendent les Ukrainiens concrètement, justement ?
05:44C'est la grande question, en fait.
05:45C'est quand est-ce que l'Ukraine va recevoir des missiles intercepteurs pour pouvoir se protéger ?
05:49Je pense qu'ici, les Ukrainiens n'ont aucune illusion sur le fait que la situation va drastiquement s'améliorer
05:54au cours des prochaines semaines, des prochains mois.
05:56Ce que les Ukrainiens espèrent néanmoins, c'est obtenir au moins une quantité plus ou moins intéressante
06:02de missiles pour pouvoir se protéger sur la période actuelle,
06:05mais surtout aussi pendant l'hiver qui fut déjà très compliqué pour les Ukrainiens entre 2025 et 2026
06:10et qui promet d'être encore plus difficile cette année.
06:13Donc ça, c'est l'enjeu principal.
06:15D'ailleurs, le président ukrainien, aujourd'hui, à l'occasion du jour du drapeau national,
06:19l'a évoqué avec d'autres partenaires, puisque déjà plusieurs alliés sont venus à Kyiv aujourd'hui.
06:25Il a dit que la Russie produit par an environ 1300 missiles balistiques,
06:29qu'en ce moment, elle en a plus de 600 en stock.
06:31Donc ça vous donne quand même un chiffre qui est très inquiétant pour l'Ukraine,
06:35qui indique que tout simplement la Russie, aujourd'hui, a encore beaucoup de capacités balistiques
06:40pour pouvoir taper l'Ukraine de façon conséquente et régulière.
06:43Raison pour laquelle le président ukrainien a rappelé que l'urgence absolue aujourd'hui,
06:47c'est deux choses.
06:48Obtenir des dizaines de milliards d'euros pour pouvoir financer l'effort de guerre,
06:51notamment rembourser les prêts différents du ministère de la Défense,
06:55mais aussi obtenir évidemment ces missiles anti-balistiques pour pouvoir protéger l'Ukraine
07:00et en particulier les civils, puisque disons-le, au cours du mois de juillet,
07:04il y a eu une augmentation de 30% des morts civiles par rapport au mois de juin de cette
07:07année
07:08et c'était le mois le plus meurtrier pour les civils depuis mai 2022.
07:12Et c'est important de le rappeler.
07:13Merci beaucoup Cyril Amorsky en direct depuis Kiev.
07:15On va rejoindre tout de suite Amiral Houdo de Dindeville.
07:18Vous êtes ancien chef d'état-major de la Marine nationale.
07:21On le voit, cette coalition qui peut devenir le véritable moteur du soutien militaire à Kiev
07:25alors que la guerre s'installe dans la durée.
07:28Mais est-ce que c'est possible sans les Américains à nos côtés demain à cette réunion ?
07:34Attendez, j'ai pas bien compris votre question.
07:37Cette coalition qui va devenir un véritable moteur pour Kiev
07:39qui va donner des moyens supplémentaires à l'Ukraine mais sans les Américains,
07:42est-ce que cette aide est suffisante ?
07:48On ne peut pas se couper de l'aide américaine
07:50parce que vous avez parlé d'intercepteurs, c'est très bien.
07:53Mais pour pouvoir intercepter, il faut détecter.
07:55Et c'est là où les Américains ont une capacité qui est incomparable
08:00et qui est absolument nécessaire pour assurer la survie de l'Ukraine.
08:05Mais je note aussi que dans son intervention de samedi,
08:08le président Zelensky, qui a annoncé tout ce qui vient d'être dit,
08:12a aussi annoncé un changement de stratégie.
08:15C'est-à-dire qu'il n'est plus uniquement sur une stratégie défensive, d'interception,
08:19mais aussi sur une stratégie de frappe des sites de lancement des missiles balistiques.
08:26Et donc, là aussi, la coalition des volontaires peut peut-être,
08:31avec toutes les précautions bien sûr qu'il faut prendre,
08:34aider les Ukrainiens dans cette tâche.
08:36Olivier Ravanello, il y a effectivement cette réunion de la coalition des volontaires
08:39qui est très attendue demain parce que l'Ukraine demande de l'aide,
08:43notamment pour se protéger dans les airs.
08:45L'Ukraine, qui en parallèle, pour pallier cette faiblesse,
08:48notamment dans les airs, a multiplié les attaques en Ukraine sur des sites stratégiques.
08:53Cyril nous en parlait tout à l'heure,
08:54notamment des entrepôts ozone, géants du e-commerce russe aussi.
08:59Oui, la stratégie des Ukrainiens, c'est d'aller frapper vraiment à l'intérieur de la Russie.
09:04Pour pallier cette faiblesse dans les airs ?
09:07Non, le tout est complémentaire.
09:09C'est pour, enfin, à l'origine, la volonté de désorganiser l'effort de guerre russe.
09:14Et les Russes font la même chose.
09:15Donc, on est dans cette guerre qui est en train progressivement de rentrer dans les territoires
09:19et surtout dans le territoire russe.
09:20C'est ça qui est nouveau.
09:23En laissant un petit peu, alors non pas la ligne de front de côté,
09:26parce qu'on s'y intéresse moins,
09:27mais il y a en ce moment, et notamment aux alentours de Pokrovsk,
09:30une pression des Russes très très forte qui essayent de trouver une brèche.
09:36Mais cette guerre s'élargit, en fait.
09:38Et elle se fait à différentes échelles, avec différents objectifs et avec une stratégie
09:43beaucoup plus globale.
09:45Là où auparavant, elle se concentrait sur une zone de guerre qui était le Donbass
09:50et où les deux partis, les deux camps se faisaient la guerre véritablement à cet endroit-là.
09:56Là, ce sont deux nations qui sont en train de s'affronter, deux nations dans leur ensemble.
10:00C'est pour ça que les cibles des Ukrainiens aujourd'hui,
10:02elles sont partout où ils peuvent frapper sur l'ensemble du territoire russe.
10:05Alors, Riche Benat, aujourd'hui, on peut parler de guerre hybride,
10:08avec la guerre, on le disait, sur le front.
10:09Il y a aussi ces frappes pour désorganiser l'effort de guerre russe,
10:12c'est ce que nous disait Olivier.
10:14Il y a également l'économie russe qui est touchée en son fort intérieur.
10:18Alors, c'est moins une guerre hybride qu'une guerre de plus en plus totale, en fait.
10:21C'est surtout ça, en fait.
10:22C'est-à-dire qu'effectivement, avant, on avait une guerre qui était essentiellement sur le front,
10:25avec des frappes, quand même, dans la profondeur de la part des Russes.
10:27Et là, on voit une escalade, effectivement,
10:28une volonté de faire tomber l'économie adverse,
10:31soit, donc, côté ukrainien, en visant les raffineries,
10:34en visant la logistique de façon générale,
10:36et côté russe, en visant les supermarchés,
10:38en visant les ports d'exportation,
10:40en visant les chemins de fer.
10:41Donc, il y a une volonté, véritablement, d'essayer, en quelque sorte,
10:43de faire craquer l'économie adverse,
10:46avec une espèce d'espoir, côté ukrainien,
10:48que frapper l'économie russe forcera Vladimir Poutine
10:50à revenir à la table des négociations.
10:51Mais ça peut vraiment marcher, ça ?
10:53Jusqu'où elle va aller, cette escalade ?
10:55Probablement un peu plus loin,
10:56parce qu'en fait, c'est aussi un peu lié au manque d'intercepteurs.
10:58Les Ukrainiens se disent, finalement,
10:59puisqu'on ne peut plus intercepter,
11:00on va essayer d'aller frapper encore plus fort.
11:02On sait que les Ukrainiens vont probablement,
11:03d'ici les prochaines semaines,
11:04avoir leur propre missile balistique.
11:06Donc, ils vont frapper encore plus fort la Russie.
11:08Et pour l'instant, la posture du Kremlin,
11:10c'est plutôt d'escalader,
11:11en espérant garder une espèce de suprématie dans l'escalade.
11:13Donc, à mon sens, dans les prochaines semaines,
11:15on va plutôt voir une escalade,
11:16plutôt qu'un éventuel retour aux négociations.
11:18– Huck Pernet, on est face à une escalade de ce conflit
11:22avec l'intensification des frappes de plus en plus importantes ?
11:26– Oui, absolument.
11:28Comme très bien dit vos interlocuteurs,
11:31nous sommes dans une globalisation du conflit.
11:35C'est-à-dire que maintenant, il n'y a plus de tabou,
11:37on tire partout,
11:38et on va même tirer,
11:39les Ukrainiens envisagent de tirer sur les sites stratégiques.
11:42Ce que les Américains, à mon avis, vont réprouver,
11:45parce qu'ils ont toujours été très prudents
11:48sur ce sujet.
11:49Mais effectivement, cette escalade va se poursuivre.
11:53Mais jusqu'à quand ?
11:55Jusqu'à la destruction des deux pays ?
11:57Il y a un moment, il va falloir quand même réfléchir
11:59à la manière de sortir de ce dilemme.
12:03Et si vous voulez, moi, ce qui me gêne un peu,
12:06c'est que l'Union européenne, les Occidentaux,
12:09n'ont pas de projet politique aujourd'hui à offrir
12:12pour essayer de trouver une sortie de crise.
12:15Il se trouve que, compte tenu de nos moyens limités,
12:18nous apportons une aide aux Ukrainiens,
12:21mais on apporte une aide pour traiter les symptômes du mal.
12:24Mais on ne leur apporte pas une aide pour régler le problème.
12:27Et si vous voulez, je pense que là,
12:29on manque un peu aux Ukrainiens.
12:33On parlait effectivement de cette intensification du conflit.
12:36C'est en tout cas l'avertissement brandi
12:38lancé par Vladimir Poutine il y a quelques heures.
12:41Il promet justement de multiplier les frappes
12:43une nouvelle fois sur l'Ukraine.
12:45Écoutez-le, on en parle juste après.
12:49Nous avons intensifié nos attaques
12:51contre les entreprises de l'industrie de défense ukrainienne,
12:54y compris celle de Kiev.
12:55Et nous avons commencé à riposter aux actions de l'ennemi
12:58contre nos installations civiles, industrielles et logistiques.
13:01Le régime de Kiev s'est donné pour objectif de nuire à notre économie.
13:06Qu'a-t-il fait ?
13:07Il a lui-même ouvert la boîte de Pandore.
13:09Eh bien, attendez-vous à une riposte
13:11visant vos secteurs économiques les plus sensibles,
13:14des secteurs qui, pour être francs, sont déjà à l'agonie.
13:18Alors, on voit Poutine qui promet de répondre coup pour coup à l'Ukraine.
13:22Mais comment Poutine peut-il cacher à sa population
13:24le fait que l'Ukraine va de plus en plus en profondeur en Russie ?
13:29Mais il ne peut pas, c'est bien ça le problème, en fait.
13:31C'est bien ça la raison pour laquelle, hier,
13:33lors de ce congrès de Russie-Unie,
13:35il a reconnu qu'il y avait effectivement quelques petits problèmes.
13:37Mais il gardait le terme d'opération spéciale, par exemple.
13:39Oui, voilà, mais effectivement,
13:40mais en fait, comme la guerre rentre de plus en plus
13:41dans le quotidien des Russes,
13:43il est en quelque sorte obligé de partir dans la surenchère.
13:46Non pas qu'il retenait ses coups auparavant, pardon.
13:48Mais du coup, effectivement, il y a une volonté,
13:50en quelque sorte, de la part des Russes,
13:51d'essayer d'écraser l'Ukraine sous les bombes
13:53pour justement essayer de dissuader les Ukrainiens
13:56et d'aller frapper de plus en plus en profondeur.
13:57Est-ce qu'il se rend compte qu'il est en position de faiblesse ?
14:00Est-ce qu'il y a une véritable stratégie,
14:01aujourd'hui, encore russe en Ukraine ?
14:02La stratégie, c'est de capturer le Donbass,
14:04quoi qu'il en coûte.
14:05Donc, pour l'instant, Vladimir Poutine estime
14:07qu'il a le temps pour lui, malgré tout,
14:08malgré les frappes ukrainiennes,
14:10que ça peut encore durer quelques mois.
14:11Malgré l'hiver qui arrive ?
14:12Justement, mais que l'hiver sera plus difficile
14:14pour les Ukrainiens que pour les Russes.
14:15Il y a une espèce de comparaison en disant
14:17certes, ça ne va peut-être pas très bien en Russie,
14:19mais du point de vue du Kremlin,
14:20ça va encore plus mal en Ukraine
14:21et donc, il se dit que les Ukrainiens,
14:23grosso modo, ne passeront pas l'hiver
14:24et donc, finalement,
14:26s'il tient encore quelques mois jusqu'en 2027,
14:28peut-être qu'il pourra, à ce moment-là,
14:29avec éventuellement une nouvelle mobilisation,
14:32conquérir ce qu'il manque du Donbass
14:33avec aussi un autre objectif qu'il a en tête,
14:35qui est l'objectif politique.
14:36Il sait que les Européens ont voté
14:37une aide financière de 90 milliards
14:38qui permettra à l'Ukraine de tenir,
14:40grosso modo, jusqu'à mi-2027,
14:42mais quid de la suite ?
14:43Il y aura des élections
14:43dans un certain nombre de pays européens,
14:45notamment en France.
14:45Ces élections bloqueront probablement,
14:47au moins temporairement,
14:49une nouvelle aide européenne à l'Ukraine.
14:51Il y a tout ça qui rentre en ligne de compte
14:52et donc, finalement, Vladimir Poutine,
14:53en tous les cas, pour l'instant,
14:55donne plutôt l'impression
14:55d'avoir envie d'escalader
14:56et de tenir encore un peu plus
14:58en espérant que Kiev craquera en premier.
14:59Alain Houdot de Denville,
15:01on est encore avec vous,
15:03Vladimir Poutine,
15:04qui tente,
15:05qui reste avec cette escalade toujours présente
15:07et on le disait,
15:08on en parlait à l'instant,
15:09l'hiver qui approche,
15:10qui risque d'être rude des deux côtés.
15:14C'est certain,
15:15mais enfin, l'hiver,
15:16il y a encore quelques mois avant l'hiver,
15:19donc il peut se passer beaucoup de choses.
15:21Le but ukrainien est très net,
15:23c'est d'augmenter le coût militaire
15:25de cette guerre pour la Russie.
15:27Et en Russie,
15:29il ne faut pas se masquer les difficultés
15:32que rencontrent les Russes,
15:34en particulier,
15:35avec les pénuries de gazole,
15:38le fait que la Russie soit importatrice de gazole
15:40alors qu'elle était exportatrice avant.
15:42Et donc,
15:43ça oblige effectivement le président Poutine
15:46à prendre un discours martien
15:48pour galvaniser les troupes.
15:49Mais c'est un peu ce que l'on retrouve
15:51sur un autre théâtre
15:52avec les déclarations
15:53des gardiens de la révolution iranien
15:56ou ceux du président Trump
15:57de l'autre côté.
15:58Donc c'est une attitude politique
16:01qui est là pour galvaniser les troupes.
16:04Ça a toujours été comme ça,
16:06du temps de Napoléon,
16:07soldats, je suis content de vous,
16:08etc.
16:09Donc il n'y a rien d'étonnant dans tout ça.
16:12Merci beaucoup Amiral Oudo de Dainteville
16:14d'avoir été en direct avec nous
16:15pour ces précisions.
16:16Merci également à vous Elrich Bounin
16:17pour ce thème sur l'Ukraine.
16:20Merci beaucoup Amiral Oudo de Dainteville
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