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Retrouvez le podcast des indépendants en replay sur BFM Business
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00:00Être aligné avec soi-même et surtout connaître sa valeur.
00:03Si vous savez ce que vous valez, qui vous êtes, que vous êtes aligné avec vous-même,
00:07savoir que les choix que vous faites aujourd'hui, vous êtes encore capable de les assumer dans 15 ans,
00:11c'est comme ça que je me drive au quotidien dans mes décisions.
00:13Si tu n'es pas exposé, tu auras beau avoir la plus belle Ferrari du monde dans ton garage,
00:17si personne ne la voit, ça n'a aucun intérêt.
00:19La super Peugeot qui va se la péter dans la rue, elle va en vendre 10 fois plus.
00:23Vous n'avez pas à vous sentir coupable de rien.
00:25Vous avez décidé de ne pas être salarié.
00:27C'est comme une porte qui est sortie de ses gonds.
00:29Les autres n'ont pas fait et vous avez pris des risques que les autres n'ont pas pris.
00:32Assumez, il n'y a aucune culpabilité à avoir.
00:37Le podcast des indépendants sur BFM Business, présenté par Ludovic Badeau.
00:43Très heureux de vous retrouver sur BFM Business dans le dernier épisode de la saison 4 du podcast des indépendants.
00:49C'est déjà la fin de cette quatrième saison et comme à chaque fois,
00:51j'aime recevoir des invités exceptionnels pour clôturer les saisons.
00:55Et aujourd'hui, Kelly Massol, Sixtine Mouleberto, Nicolas Dufour.
00:59On va parler incarnation et on va aussi parler réalité de l'entrepreneuriat
01:02avec trois invités exceptionnels que je laisse Ombline vous présenter.
01:06Premier invité pour le final de la saison 4 du podcast des indépendants,
01:10Kelly Massol, entrepreneur, investisseuse et fondatrice de la marque capillaire Les Secrets de Loli.
01:16Le secret de Loli est devenu une référence dans l'univers des cheveux texturés.
01:19C'est avec seulement 1500 euros dans sa cuisine que Kelly a construit en quelques années une entreprise valorisée à
01:25180 millions d'euros.
01:26Son ambition ? L'international, aux côtés des plus grandes marques comme L'Oréal.
01:31Aujourd'hui, également investisseuse dans l'émission « Qui veut être mon associé ? »,
01:35Kelly défend une vision de l'entrepreneuriat fondée sur l'audace, la résilience et l'indépendance économique.
01:40Deuxième invité, Sixtine Mouleberto.
01:43Entrepreneur depuis ses 17 ans, Sixtine est la cofondatrice du Crayon,
01:46un groupe de médias rassemblant plus de 6 millions d'abonnés cumulés.
01:49Elle est également CEO du Surligneur, l'agence de relations presse, influence et personal branding,
01:55qui accompagne plus de 300 entreprises et entrepreneurs.
01:57A seulement 24 ans, elle dirige une quarantaine de collaborateurs aux côtés de ses trois associés.
02:02Jeune femme d'affaires, elle incarne une jeunesse ambitieuse, assumée,
02:06qui n'a pas peur de s'exposer ni de défendre ses idées.
02:09Troisième invité, Nicolas Dufour.
02:11Nicolas pilote la BPI, la Banque publique d'investissement, acteur central du financement et de l'accompagnement des entrepreneurs français,
02:18avec pas moins de 72 milliards d'euros injectés dans l'économie française en 2025.
02:23Passé par la tech, l'industrie et la finance, il défend une vision ambitieuse de l'économie française,
02:28fondée sur l'innovation, l'industrie et la prise de risque.
02:31Pour Nicolas, entreprendre, c'est avant tout construire des projets capables de transformer durablement la société.
02:38Je suis ravi de vous accueillir et j'avais envie de commencer ce dixième épisode,
02:41je le disais à déjà la fin de la saison 4, par une question très simple.
02:44On est ici sous les projecteurs, on est sur un plateau, un magnifique plateau.
02:47La question c'est, est-ce qu'aujourd'hui, il faut être dans la lumière pour réussir, Kelly ?
02:51Je dirais que ça fait partie du jeu.
02:53Aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, l'incarnation, en fait, c'est important, mais c'est pas primordial.
02:58Il y a plein de gens qui réussissent et qui restent dans l'ombre.
03:00Et d'ailleurs, tu faisais une nuance quand on préparait l'émission, tu me disais,
03:03Les Secrets de Loli, c'est ma marque, elle est indépendante de moi,
03:07et d'ailleurs, il y a beaucoup de clients de Secrets de Loli qui ne savent pas que c'est
03:10Kelly Massol qui est derrière.
03:11Effectivement, parce qu'en fait, si vous voulez pouvoir faire grandir une marque,
03:14et notamment une marque parfois à l'international ou ouvrir des marchés supplémentaires,
03:19l'incarnation peut freiner.
03:20Et dans le développement commercial de ma marque, pendant sept ans,
03:23j'ai accepté de me mettre en retrait pour pas que la marque soit catégorisée comme une marque dite ethnique.
03:29Tout simplement parce que dès qu'on me voyait, on se disait, c'est pour les cheveux frisés ou pour
03:32les cheveux uniquement crépus.
03:34Alors que nos clientes, ça passe de la blonde aux yeux bleus avec les baisses anglaises, à la rousse aux
03:39cheveux frisés.
03:40Donc, si je voulais une marque plus grand public et mainstream, j'ai eu le besoin de me tenir en
03:44retrait quelques années.
03:46Est-ce qu'il faut dissocier la marque de l'entrepreneur Sixtine ?
03:49Oui et non. Oui, il faut dissocier la marque de ton entreprise avec l'entrepreneur.
03:53Mais pour moi, c'est un énorme atout si l'entrepreneur porte la voie de l'entreprise.
03:57Après, je suis d'accord que quand on atteint un niveau comme celui que, par exemple, Kelly a atteint,
04:00tu dois au bout d'un moment te dissocier pour pouvoir te mettre à l'international
04:03et pouvoir peut-être un jour espérer, je ne sais pas, revendre ta boîte ou autre.
04:06Parce que si c'est trop associé à ton image à toi, bah t'es un peu foutu.
04:10Je prenais souvent l'exemple du Godécrypt.
04:11Si malheureusement, un jour, ce serait horrible, mais il y a un accident, qu'est-ce qui se passe ?
04:15Il n'y a plus du Godécrypt. Parce que les marques sont trop corrélées ensemble.
04:17Donc c'est important de dissocier les deux.
04:19En revanche, c'est un coup d'accélérateur qui est, pour moi, essentiel à notre génération
04:23où on ne vit qu'avec les réseaux sociaux et où il y a de plus en plus de gens
04:26qui lancent des business
04:27qui se ressemblent pratiquement tous.
04:30Et donc pour te différencier, tu n'as pas d'autre choix, pour moi, que d'être visible.
04:32Nicolas, toi, ton approche, quand on parle incarnation, elle est plus, j'allais dire, sociétale, en tout cas politique.
04:37Ce que tu dis, c'est que les entrepreneurs doivent prendre la parole parce que sinon, les choses se font
04:42sans eux, finalement.
04:42Oui, je dis absolument ça.
04:44Et dans un monde qui est un monde, en effet, de réseaux sociaux,
04:47alors bon, les personnes âgées ne regardent pas forcément les réseaux sociaux,
04:50donc chacun son public, mais il faut atteindre toutes les catégories sociales par le cœur, d'une certaine manière.
04:56En même temps, il faut te respectuer du temps des gens.
04:58Donc il ne faut parler que quand on a quelque chose à dire.
05:00Je considère que les entrepreneurs ont beaucoup de choses à dire.
05:02Est-ce qu'on se bride ? Est-ce qu'on s'empêche ?
05:03Les entrepreneurs s'empêchent. Les entrepreneurs sont incroyablement pudiques.
05:06Alors bon, parfois, ils se cachent derrière l'idée qu'ils n'ont pas forcément le temps,
05:09ils ne savent pas, ils n'ont pas les codes, ils ont peur de communiquer, etc.
05:12Mais les entrepreneurs, pour moi, sont un des piliers, si ce n'est plusieurs piliers,
05:15à la fois d'une société moderne, d'une démocratie moderne.
05:18Et donc si on ne les entend pas, c'est un gros problème collectif.
05:20Ça veut dire qu'on n'entend que les autres.
05:22Mon propos, je m'aperçois en réalité, quand je relis ce que je disais il y a 14 ans, au
05:26début de la BPI,
05:27je n'ai pas changé. Je leur dis, vous devez monter sur votre tonneau, on ne vous entend pas assez.
05:30Souvenez-vous de l'époque où les entrepreneurs donnaient leur nom à leurs entreprises.
05:34Michelin, Renault, Peugeot, Lagardère, ils n'hésitaient pas.
05:38Et aujourd'hui, on est dans un monde dans lequel toutes les marques se ressemblent,
05:41d'une certaine manière, notamment dans l'industrie, et les entrepreneurs sont absents.
05:44Donc je leur dis, apprenez à communiquer.
05:47Vous avez des punchlines dans votre cœur, sortez-les.
05:50N'hésitez pas à vous autofilmer, faites une minute sur TikTok, vous avez le droit.
05:53D'ailleurs, je vous autorise à le faire, et on va vous mettre en gloire.
05:57Mais tu leur dis, Nicolas, tu leur dis, ce que vous devez dire, c'est votre avis sur la situation
06:02du pays.
06:03C'est là où on n'est plus simplement dans du personal branding,
06:05mais tu dis, il faut participer au débat en s'exposant aussi.
06:08Mais bien entendu, les entrepreneurs recrutent.
06:10On en parlait à l'instant, payent tous les mois des salaires.
06:14Il faut marquer le pays.
06:15Les entrepreneurs collectent les cotisations qui financent la Sécurité sociale, l'État-providence.
06:20Les entrepreneurs payent un impôt sur les sociétés.
06:22Leurs salariés payent la TVA.
06:24Donc toute la base même de ce qui fait une société solidaire, qui est la nôtre,
06:28incroyablement solidaire d'ailleurs, collective, c'est l'entrepreneuriat.
06:32Et donc imaginer que les entrepreneurs n'ont pas le droit d'en parler, c'est presque une dystopie.
06:36C'est un non-sens.
06:37Un non-sens complet.
06:38Kelly, sur ces questions un peu d'engagement, c'est-à-dire de s'exprimer,
06:41quand il y a un truc qui nous agace politiquement, etc.,
06:43c'est des choses que tu me disais, moi c'est hors de question,
06:45parce qu'on a déjà vu des entrepreneurs qui finalement se sont retrouvés dans des situations hyper compliquées
06:49parce qu'ils ont pris la parole sur des sujets précis.
06:52Bien sûr, en fait, on doit se préserver et préserver nos équipes aussi.
06:56Donc avoir un avis et ne s'exprimer lorsque, effectivement, on a vraiment quelque chose à dire,
07:01c'est déjà hyper important.
07:03Prendre l'espace, juste pour prendre l'espace, c'est déjà ce que je rejette dans le personal branding en
07:06soi.
07:07Il faut avoir quelque chose à dire, il faut que ce soit clair,
07:09il faut que ça permette de faire avancer les choses.
07:11Par contre, le fait effectivement d'exprimer des avis personnels,
07:15et sans avoir dissocié l'entreprise de l'entrepreneur,
07:18peut poser problème parce qu'on se trouve avec des cas comme Huda Beauty
07:21qui s'exprime sur des conflits ou autres
07:24et qui fait qu'elle peut être boycottée,
07:26alors que d'un côté, il y a une marque et il y a des centaines de salariés derrière.
07:31Donc je pense que c'est aussi notre rôle de savoir faire preuve de réserve.
07:34Après, appelons un chat, un chat.
07:36Il y a plusieurs choses qui font qu'aujourd'hui, les entrepreneurs ne s'expriment pas.
07:40Cette pudeur, elle ne vient pas de n'importe où.
07:42Cette pudeur vient que dans ce pays, lorsqu'on gagne de l'argent, on est le grand méchant loup.
07:46Il faut bien se rendre compte que si on est bénéficiaire, on est tout de suite le grand méchant loup
07:49puisqu'on va accuser aussi les entrepreneurs de s'accaparer à la richesse
07:52alors qu'effectivement, on paye des cotisations,
07:55on participe effectivement à embaucher des gens, etc.
07:59Et puis aussi, on a des familles parfois qu'on veut préserver.
08:02Tu trouves que finalement, les entrepreneurs sont pointés du doigt ?
08:05Il y a eu une période où effectivement, les entrepreneurs ont participé grandement à l'industrie du pays.
08:09D'où ces très beaux noms qui ressortent et qui sont générationnels.
08:14Il y a eu de la construction générationnelle.
08:16Et puis, il y a ces nouveaux start-upers qui arrivent et à qui on dit
08:19vous avez des valos astronomiques, participez plus.
08:22Aujourd'hui, vous ne payez pas assez ou vous partez à l'étranger.
08:25Il y a aussi tout ce système-là autour où on pointe du doigt les entrepreneurs.
08:30Tout simplement parce que dans une période assez compliquée,
08:33effectivement, ils arrivent à créer de la richesse.
08:35Et ça ne plaît pas forcément à tout le monde de se dire
08:37que des jeunes entrepreneurs arrivent à créer autant de valeur.
08:41Il y a beaucoup de choses dans ce que tu dis.
08:43C'est très intéressant.
08:44Et le premier point que je retiens, et c'est vrai,
08:45c'est qu'on a un peu le sentiment aujourd'hui
08:47que l'entrepreneuriat n'est pas suffisamment valorisé aux yeux des gens.
08:50Et que finalement, on est plus souvent pointé du doigt.
08:52Moi-même, je suis aussi entrepreneur.
08:54Et je ne me sens pas forcément considéré,
08:57alors que c'est un effort au quotidien qui est quand même démentiel
08:59pour tenir aussi une activité, surtout dans le climat qu'on connaît.
09:02Est-ce que tu as le même sentiment, Sixtine,
09:03que finalement, l'entrepreneuriat aujourd'hui a perdu un peu de sa valeur aux yeux des gens ?
09:06Oui et non.
09:08Je trouve qu'on est dans un pays qui est fait pour entreprendre.
09:10Et ça, je continue de le dire,
09:11malgré le fait qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont plus d'accord avec ça.
09:14Moi, j'ai beaucoup d'amis qui partent monter des entreprises à Dubaï.
09:17Tu n'es pas forcément dans les formations.
09:20Ce cliché des formations à Dubaï, ce n'est pas toujours très vrai.
09:23Mais moi, je crois encore beaucoup en la France.
09:24J'estime qu'on est en un pays qui a tout pour entreprendre.
09:27Je trouve que les gens sont extrêmement collectifs.
09:30Les gens s'entraident énormément, en tout cas, dans l'écosystème entrepreneurial.
09:33Il y a la BPI qui est là pour les aider.
09:34Et c'est vrai que moi, j'admire beaucoup, Nicolas, ce que vous faites avec la BPI,
09:37parce que j'aurais tellement aimé qu'il y ait plus de BPI en France.
09:40Malheureusement, ce n'est pas le cas.
09:41J'espère que ça arrivera.
09:42Mais on est quand même un pays qui est très chanceux à ce niveau-là.
09:45Mais sur la considération de la société, c'est ça, c'est le regard de l'autre.
09:48C'est vrai que quand tu dis que tu es entrepreneur,
09:50on a presque l'impression que l'ambition aujourd'hui, elle doit être un peu cachée.
09:53J'irais plus loin.
09:54Je dirais qu'en fait, on se retrouve avec une fracture où il y a deux équipes.
09:56Il y a l'équipe des entrepreneurs et des chefs d'entreprise.
09:59Et de l'autre côté, on a créé une fracture avec les salariés,
10:02alors qu'en fait, ce sont les vastes communicants.
10:04Sans les salariés, nous, entrepreneurs,
10:05on ne pourrait pas faire ce qu'on réalise aujourd'hui.
10:08Et vice-versa, sans les patrons d'entreprises
10:10qui, parfois, ne dorment pas la nuit,
10:12qui, parfois, font des sacrifices de temps
10:14avec leur famille, leurs enfants ou leurs proches.
10:16Et là, je ne parle que du côté personnel.
10:18Il n'y aurait pas, effectivement, de salariés.
10:20Donc, en fait, malheureusement, on a mis en opposition
10:23ces deux mondes-là sur ces 10 ou 15 dernières années,
10:26alors qu'en fait, on est tous dans le même bateau.
10:27On est une équipe, en fait.
10:28On est une équipe.
10:29Et j'ai un grand plaisir à être chef d'entreprise
10:33et à avoir créé, effectivement, mon univers
10:35avec ma marque et mes salariés
10:37parce qu'effectivement, ils sont aussi importants,
10:40aussi importants à mes yeux
10:41que n'importe quel autre chef d'entreprise, bien sûr.
10:44Ils font partie de l'équation.
10:45Nicolas, c'est un pays profondément entrepreneurial.
10:48Il l'a toujours été.
10:49Bon.
10:49Et en même temps, c'est un pays
10:51où les entrepreneurs ont toujours
10:52cet espèce de sentiment de culpabilité
10:53contre lequel je lutte.
10:55Vous n'avez pas à vous sentir coupable de rien.
10:57Vous avez décidé de ne pas être salarié.
10:59Vous vous êtes mis à votre compte.
11:02C'est comme une porte qui est sortie de ses gonds.
11:04Les autres n'ont pas fait.
11:05Et vous avez pris des risques
11:06que les autres n'ont pas pris.
11:07Et vous avez eu des angoisses
11:08que les autres n'ont pas eues.
11:10Vous avez eu des nuits difficiles
11:12que les autres n'ont pas eues.
11:13Et l'excitation que les autres n'ont pas eues aussi.
11:14Vous avez eu parfois des chances
11:17que les autres ne sont pas allés chercher.
11:19Et donc, assumer.
11:21Il n'y a aucune culpabilité à avoir
11:23s'il y a quand même beaucoup d'entrepreneurs qui chouent.
11:25Et donc, quand vous réussissez,
11:27c'est la rançon des risques que vous avez pris.
11:29C'est la rançon de la chance que vous êtes allé chercher.
11:32On est un pays dans lequel,
11:33si tu vas chercher ta chance,
11:35tu la trouves.
11:36Tu pars de rien.
11:37Tu peux faire fortune.
11:38Ça, c'est la France.
11:39Et il faut absolument lutter
11:41contre le sentiment de culpabilité des entrepreneurs.
11:44Il faut se libérer de ça.
11:45Comme en Grande-Bretagne,
11:46comme aux Etats-Unis,
11:46comme partout.
11:47Une fois que vous êtes libéré de ça,
11:49comme par hasard,
11:50vous pouvez commencer à expectorer votre succès.
11:52Dire, voilà, et faites comme moi.
11:55Et suivez-moi.
11:56Et effectivement, je gagne de l'argent.
11:57« Mais je paye beaucoup d'impôts. »
11:59Beaucoup, beaucoup d'impôts.
12:0060% de la richesse française redistribuée.
12:02Quand même, 60% de la richesse française.
12:04Le plus gros taux de prélèvement obligatoire d'Europe,
12:0844%.
12:08Les impôts sur les riches les plus élevés d'Europe.
12:11Donc, ça va, quoi.
12:12Le contrat social, il est bien équilibré.
12:14Donc, moi, je demande aux entrepreneurs...
12:15Ce n'est pas ce qu'on leur dit toute la journée.
12:17Arrêtez de croire.
12:18Arrêtez.
12:19Arrêtez de vous mettre en mode « ouin-ouin ».
12:21Ouin-ouin ou discret, peureux ?
12:23Non, un peu « ouin-ouin ».
12:24Si je parle, je vais me faire taper.
12:26Et moi, je dis, mais attends,
12:28si tu dis ça,
12:28c'est que tu n'es pas complètement entrepreneur.
12:30Tu as peur de quoi ?
12:31Parle !
12:33Reconnais.
12:33Reconnais ton succès.
12:35Il ne s'agit pas d'être bling-bling non plus.
12:37Tu me dis à l'instant que tu as 40 salariés.
12:40Je dis, c'est incroyable, quoi.
12:42Elle fait 5 millions d'euros de chiffre d'affaires,
12:431 million d'EBITDA.
12:45Mais c'est super dur à faire.
12:47Moi, j'ai été entrepreneur.
12:48Je peux vous dire que j'ai échoué 4 fois sur 5.
12:524 fois sur 5.
12:53J'ai perdu beaucoup d'argent.
12:54Et sans cesse, je me leuais le matin en me disant
12:56le plus dur, à l'époque, c'était des francs,
12:58le premier million de francs de chiffre d'affaires,
13:01le plus dur.
13:01Bien sûr.
13:02Incroyablement dur.
13:03Les gens ne se rendent pas compte.
13:04Un salarié n'imagine pas ce que c'est que...
13:07d'atteindre le premier million de francs de chiffre d'affaires.
13:10Bon, c'est un million d'euros.
13:11Toi, tu viens de faire une opération.
13:12C'est une fierté, quoi.
13:13La bonne nouvelle, je vais vous dire,
13:14c'est qu'on calcule chaque année un truc
13:16qui s'appelle l'indice de l'entrepreneuriat français.
13:18C'est-à-dire qu'on compte le nombre de Français
13:20qui sont entrepreneurs, ont été entrepreneurs
13:22ou veulent devenir entrepreneurs
13:23parmi la population adulte.
13:25Et ça progresse ?
13:26Vous savez à combien on est ?
13:2735%.
13:28Donc les Français sont entrepreneurs.
13:29Ils veulent être entrepreneurs.
13:30Ils sont attirés par ça.
13:32Il manque plus que la lutte contre le sentiment de culpabilité.
13:35Et le statut auto-entrepreneur n'y est sans doute pas pour rien.
13:38En banalisant, en facilitant l'accès à l'entrepreneuriat,
13:40on a vu aussi un nombre d'auto-entrepreneurs
13:42stables et considérables depuis 2009.
13:45Qui peut-être vont redevenir salariés après.
13:47C'est pas grave.
13:48Mais en tout cas, on a rendu l'entrepreneuriat
13:49plus classique, plus normal.
13:51Et c'est aussi là qu'il y a aussi une forme de responsabilité.
13:54Ça me fait penser à tes contenus, Kelly.
13:56Dans tes contenus, on voit ta réussite.
13:59Elle est inspirante pour beaucoup.
14:00Et est-ce que c'est aussi ça le rôle d'un entrepreneur ?
14:03Quelque part, tu portes aussi un message d'espoir ?
14:06Alors déjà, avant de partager effectivement ma réussite
14:09sur les réseaux sociaux,
14:10il a fallu déjà un que je la digère moi-même.
14:12Parce qu'il y a aussi ça.
14:14Se rendre compte qu'on a réalisé quelque chose.
14:16Et ensuite, je me suis rendu compte que,
14:18grandissant en France en tant que petite fille
14:21issue de la diversité,
14:23je pouvais vous citer des chanteurs,
14:25je pouvais vous citer des footballeurs,
14:27des sportifs.
14:27Mais je ne pouvais pas vous citer une femme entrepreneuse
14:31et encore moins une femme issue de la diversité.
14:33Donc à partir de ce moment-là,
14:34vous savez, on a besoin de se projeter.
14:36L'enfant agit par mimétisme.
14:38Et aujourd'hui, je suis fière de savoir
14:39qu'il y a des petites filles
14:41qui se déguisent en kilimassol
14:42pour jouer et jouer à l'investisseuse.
14:44Ça ouvre le champ des possibles.
14:46Donc déjà, je le fais aussi pour la jeune génération.
14:49Et puis pour toutes les personnes qui m'écrivent,
14:51c'est vrai qu'il y a des gens qui m'écrivent,
14:52ils ont 14 ans.
14:53Et il y en a, ils m'écrivent, ils ont 57 ans.
14:55En me disant, vous voyez, finalement, je me suis lancée.
14:58Ou j'ai décidé de me lancer.
14:59Ou j'ai poussé ma fille à lancer son projet.
15:01Et donc, je suis heureuse de participer, effectivement,
15:04à ouvrir les champs des possibles.
15:05Et c'est pour ça que je communique.
15:07Alors bien sûr, vous avez toujours des gens
15:09qui vont vous dire, elle est un but de sa personne.
15:11Elle parle d'elle-même.
15:12Elle parle le je, je, je.
15:14Mais en fait, si on ne le fait pas,
15:16si je ne le fais pas, en fait,
15:17il y a une nouvelle génération
15:18qui n'arrivera pas, elle, à se projeter.
15:20Et on va rater des talents.
15:21Et on va rater des magnifiques opportunités
15:23de continuer à faire vivre l'entreprenariat en France.
15:27Tu as dit quelque chose de très intéressant.
15:29Tu as dit, il a fallu que je digère ce que j'avais créé.
15:31Parce qu'à un moment, en fait,
15:33on ne se rend pas toujours compte de ce que l'on a créé.
15:34Il y a peut-être beaucoup d'entrepreneurs
15:36qui ne se rendent pas compte que tous les jours,
15:37c'est des battants et qu'ils sont déterminés
15:39et qu'ils affrontent des tempêtes.
15:40Et comme c'est devenu un peu la routine,
15:42on ne se rend plus compte de l'effort qui est donné.
15:44Et on banalise, finalement, Sixtine.
15:46Oui, on banalise.
15:47Mais après, c'est aussi tellement incroyable
15:50de construire quelque chose avec des gens.
15:51Moi, je crois énormément au collectif.
15:52Le fait de vraiment construire un quartier
15:54avec plein d'autres gens autour,
15:55tout le monde s'entraide,
15:56sans quelque chose en retour vis-à-vis des autres.
15:58Mais c'est un bonheur quotidien.
16:00C'est-à-dire que même moi, aujourd'hui,
16:01on me proposerait un chèque de dingue
16:03pour acheter ma boîte.
16:04Mais je serais profondément malheureuse
16:06si je n'avais plus ma boîte au quotidien.
16:08Mais c'est ça, l'entrepreneuriat.
16:09Il n'y a plus tes équipes,
16:10il n'y a plus tes associés,
16:11que tu résous des problèmes ensemble.
16:14C'est un énorme bonheur, humainement, à vivre.
16:16Et c'est pour ça que moi, je suis hyper triste
16:18pour les gens qui ne réalisent pas
16:20qu'en fait, tu peux aimer travailler,
16:21que tu peux vraiment avoir des passions,
16:23que tu peux vraiment te développer.
16:24Moi, j'ai tellement d'amis,
16:25parce que moi, je suis encore un peu jeune,
16:26j'ai 24 ans,
16:27j'ai tellement d'amis autour de moi
16:28qui sont en train de chercher des jobs
16:30et qui sont profondément à ne pas vouloir le faire,
16:34comme si c'était encore l'école
16:35et que tu n'avais pas envie d'y aller.
16:36Et moi, je me dis,
16:37mais si elles voyaient la réalité via mon spectre,
16:39je pense que ça les mettrait en dépression
16:41parce qu'elles ne peuvent pas réaliser pour elles
16:43que c'est possible,
16:44mais d'avoir un bonheur en travaillant.
16:46Et c'est pour ça qu'il faut montrer ce que vous faites
16:47pour justement inspirer et se dire que c'est possible.
16:50Mais toi, Nicolas, tu vas encore plus loin
16:51puisque tu dis,
16:52donnez votre avis,
16:53parce que je pense au budget,
16:54le budget qui a mis un temps de dingue
16:56à être, comment dit-on, à être voté.
16:59Et inévitablement,
17:00ça a un impact sur le business.
17:01On n'a pas entendu tellement d'entrepreneurs
17:03dire, mais bougez-vous les politiques,
17:05parce que ça a des conséquences sur les affaires.
17:07Il y a une vraie pudeur, en fait,
17:08quand on parle politique,
17:09quand on parle actualité du pays.
17:11En l'occurrence, je ne pense pas
17:12que le sujet soit pour les entrepreneurs
17:14de parler aux politiques en disant
17:15« Bougez-vous les politiques ? »
17:16Parce que les politiques se bougent
17:17quand la société se bouge.
17:19Les politiques sont reflets de la société.
17:20On est en démocratie.
17:21On ne peut pas demander aux politiques
17:22d'être des hommes et des femmes providentielles
17:24qui ont cinq ans d'avance
17:25et qui vont comme ça tirer la société
17:27comme on tire un glacier.
17:28– Oui, mais on peut leur demander
17:29de se mettre d'accord à l'Assemblée nationale
17:30sur un budget.
17:31– Non, mais d'accord,
17:31mais à l'Assemblée nationale,
17:32en fait, ils reflètent les contradictions
17:33de la société française.
17:35Donc moi, je pense que c'est d'abord
17:36la société française qui doit faire son travail
17:37sur elle-même,
17:38sur des sujets très complexes
17:39qui sont notamment nos sujets de solidarité
17:41et d'équilibre de long terme
17:42autour de la question même de la dette
17:43qui est une question qui est existentielle
17:45pour notre pays.
17:45Donc quand je dis qu'il faut
17:48que les entrepreneurs s'expriment,
17:49il faut qu'ils s'expriment
17:50auprès de la société française.
17:51Y compris d'ailleurs dans les familles
17:53parce que vous savez,
17:53dans les familles,
17:54vous avez une fille
17:56qui a été entrepreneuse,
17:58le fils qui est, je ne sais pas quoi,
18:00instituteur,
18:02une deuxième fille qui est infirmière.
18:04Ils ont déjà du mal à se parler
18:05parce qu'ils appartiennent
18:06à des mondes différents.
18:08Il faut qu'on apprenne
18:09à se parler à l'intérieur de la société.
18:11On a aujourd'hui, vous savez,
18:1354% des Français adultes
18:15dont le revenu mensuel
18:17est en fait versé par l'État.
18:18Quand vous comptez les retraités,
18:19les chômeurs,
18:20les minima sociaux, etc.
18:21C'est considérable.
18:22C'est...
18:24Vous vous rendez compte ?
18:24Donc vous avez une minorité de Français
18:26dont les revenus mensuels
18:28sont versés par une entreprise
18:29ou issus de l'entrepreneuriat.
18:31Une minorité.
18:31Si vous voulez équilibrer le débat public,
18:33il faut que ces gens s'expriment.
18:34Il faut absolument que ces gens...
18:35Et je répète,
18:36il ne s'agit pas de donner des leçons aux politiques.
18:38La vie politique est très, très difficile.
18:39Il s'agit de dire dans une société,
18:41attendez,
18:42ça ne peut pas fonctionner.
18:44C'est déséquilibré.
18:46C'est juste...
18:46Donc en fait, c'est juste témoigner.
18:48Vous dites en fait, raconter, témoigner...
18:49Mais c'est juste des punchlines
18:51de bon sens
18:52qui peuvent tout à fait être entendus.
18:53Je pense qu'on ne devrait pas faire un budget
18:56avec des gens qui ne savent pas gérer
18:57leur propre budget
18:58et qui sont déficitaires depuis X temps.
19:00Il faudrait aussi mettre les pieds dans le plat
19:02une deuxième fois.
19:03Mais c'est ce que je vous dis.
19:04Quand les entrepreneurs s'expriment,
19:05il y a des punchlines
19:07et ce n'est pas forcément très agréable à entendre.
19:09Donc c'est peut-être pour ça aussi
19:10qu'on ronge notre frein.
19:11On subit.
19:11On subit chacune, effectivement,
19:14chacun des ralentissements
19:16comme un budget,
19:18comme un changement
19:21de loi,
19:22des présidentielles ou autre.
19:23Les entreprises subissent
19:24à chaque fois un ralentissement
19:26dans leur quotidien
19:26parce qu'on ne sait pas
19:27à quelle sauce on va être mangé.
19:28Donc on est obligé
19:30de rester statique
19:31pour savoir qu'est-ce qu'on fait.
19:33Ça change tous les quatre matins
19:34et pour nous, en fait,
19:35on doit gérer notre entreprise
19:36avec des nouvelles lois
19:38qui vont passer.
19:39Par exemple, il y a plein de gens
19:40qui ont essayé
19:41de faire des opérations financières
19:43et qui se sont retrouvés avec
19:45est-ce qu'on va faire passer
19:45une loi sur les dividendes ?
19:47Et en fait, c'est ce qui se passe.
19:48C'est que les banques
19:49deviennent frileuses,
19:50elles prêtent moins
19:50et c'est comme ça, en fait,
19:52que les choses se dégradent
19:54et que parfois,
19:56on rate une opportunité,
19:57par exemple,
19:58de vendre son entreprise
19:58ou de changer d'investisseur
20:00parce qu'il y a des gens,
20:01des politiques
20:01qui ne se rendent pas compte,
20:02effectivement,
20:03que le temps qu'ils sont
20:04en train de mettre,
20:05c'est le temps que nous,
20:05nous perdons dans la société civile
20:07pour pouvoir faire avancer les choses.
20:08Et c'est pour ça que je pense
20:09qu'il y a beaucoup d'entrepreneurs
20:10qui, au final,
20:10se mettent quand même des œillères.
20:12C'est-à-dire qu'on ne regarde
20:13plus trop l'actualité
20:14parce qu'effectivement,
20:15il faut avancer.
20:15Ils n'ont pas tort, pour le coup.
20:17Comment ?
20:17Pour le coup, ils n'ont pas tort.
20:19Si vous voulez garder
20:19votre potentiel énergétique,
20:21c'est-à-dire votre élan vital,
20:22votre capacité à vous auto-hypnotiser
20:24et à ne pas ressentir la douleur,
20:26vous devez vous mettre
20:27sous une bulle protectrice.
20:30D'où la non prise de parole.
20:31On reste concentré
20:32et focus avec ce qu'on doit faire
20:34et ce qu'on a à faire.
20:36Et ensuite, tu es obligé
20:37de te dire,
20:37OK, il y a des choses
20:38qui vont arriver sur le chemin.
20:39On va faire avec.
20:40De toute façon,
20:40il faut apprendre en marchant.
20:41Et on n'a pas le choix
20:42et c'est indépendant de nous.
20:44Donc, en fait, on se dit
20:45plutôt que de perdre notre temps
20:46à parler,
20:47pas forcément être écouté
20:48ou que ça nous crée
20:49des problèmes supplémentaires
20:50qui vont se rajouter sur la route,
20:51on reste focus
20:52et on continue d'avancer
20:53et on essaie de ne pas entendre
20:54le bruit ambiant
20:55parce que c'est du bruit ambiant.
20:56Je vous le dis concrètement.
20:57Oui, complètement.
20:58Et ça peut être décourageant.
21:00Et ça en vient
21:00à la troisième partie
21:01de cet épisode
21:03qui était un peu
21:03la réalité de l'entrepreneuriat
21:04parce que la réalité,
21:05c'est qu'effectivement,
21:06il y a tellement de défis
21:06qu'on peut se mettre des œillères.
21:07Est-ce qu'il y a d'autres conseils
21:08très concrets qu'on peut donner ?
21:09Je vous rappelle
21:09qu'on est sur le podcast
21:10des indépendants.
21:11C'est souvent des solopreneurs,
21:12des gens qui ont envie
21:13petit à petit peut-être d'embaucher
21:14mais qui sont aujourd'hui
21:15plutôt solos.
21:16Quels conseils on peut donner
21:17à ces indépendants
21:18pour entreprendre ?
21:19Alors, c'est très bizarre
21:21ce que je vais vous dire
21:22mais on n'est pas arrivés
21:24sur terre pour souffrir
21:24parce qu'on a tendance aussi
21:26à glorifier la souffrance
21:28dans l'entrepreneuriat
21:28mais tout le monde ne souffre pas.
21:30Donc, il y a un moment
21:31où il faut savoir
21:32prendre de la hauteur
21:33et il faut savoir
21:33ne pas se cramer aussi.
21:35C'est très important
21:35et surtout,
21:36ne pas se dire
21:37que tout est un long fleuve
21:38tranquille chez les autres.
21:39C'est normal
21:40d'avoir à gérer des soucis,
21:41des problématiques ou autres
21:43mais surtout,
21:44il faut savoir
21:44se préserver soi-même
21:46parce qu'on parle
21:47du burn-out des salariés
21:48mais il faut faire aussi attention
21:49au burn-out de l'entrepreneuriat.
21:50Il y a beaucoup de gens
21:51qui se crament
21:53et j'aurais tendance à dire
21:55mélangez-vous,
21:56parlez,
21:58échangez avec d'autres entrepreneurs
21:59parce que ça vous permet
22:00de vous rendre compte
22:01que les difficultés
22:02de l'entrepreneuriat
22:02ne sont pas uniquement
22:03sur vos épaules,
22:04elles sont partagées
22:05par des centaines
22:06de milliers d'entrepreneurs aussi.
22:07Je pense que c'est très important
22:08d'échanger
22:11et de retrouver ses pairs
22:12parce que quand on est salarié,
22:13on peut retrouver ses pairs
22:14très facilement
22:15que ce soit dans notre entreprise
22:16ou quand tu parles
22:17à des gens
22:17dans un café
22:18ou dans un dîner,
22:20la plupart du temps,
22:21les gens te disent
22:22« moi, je suis salarié ».
22:23Donc, il y a des points communs
22:24mais quand tu es entrepreneur,
22:25tu te sens parfois
22:26un peu seul
22:26donc la solitude
22:27de l'entrepreneuriat
22:28c'est quelque chose
22:28qu'il faut vaincre
22:29et il faut vraiment
22:29faire attention à ça.
22:30C'est intéressant
22:31d'avoir une femme d'affaires
22:32qui a des vocations internationales,
22:34qui à mon avis
22:35fait des grandes journées,
22:36des longues journées
22:37et qui parle quand même
22:38de se préoccuper
22:38de la santé mentale
22:40du dirigeant
22:40parce que ça,
22:41c'est des discours
22:41un peu nouveaux.
22:42Il y a eu, c'est vrai,
22:43on a une culture
22:43du « le dirigeant doit en chier »
22:45pour en parler clairement.
22:46Ce n'est pas possible
22:46d'avancer avec la main
22:47sur un œil
22:48quand on a les deux yeux
22:49qui fonctionnent.
22:50Donc, c'est très important
22:56ou de formation en ligne.
22:57Je parle vraiment
22:58d'échanger avec des gens
23:00qui vont vous donner
23:01l'autre côté de l'entrepreneuriat
23:03et vous dire
23:03que vous n'êtes pas tout seul.
23:04C'est très important.
23:05Et indépendant,
23:06ça ne veut pas dire solo.
23:08Moi, par exemple,
23:08je déteste le terme
23:09« solopreneur »
23:09parce que je trouve
23:10que ça ramène à la solitude
23:11alors qu'indépendant,
23:12ça ramène à l'indépendance.
23:13Et le risque, en fait,
23:14quand on est indépendant,
23:15c'est justement
23:15de tomber dans la solitude
23:16alors qu'il faut l'éviter
23:18au maximum
23:18parce que c'est là
23:19où on lève un peu
23:19la tête du guidon.
23:20Et c'est ce que tu disais,
23:21Sixtine,
23:22le côté équipe,
23:23le côté team
23:23est super important
23:24pour entreprendre.
23:25Pour moi,
23:25c'est l'une des choses
23:26les plus importantes.
23:27Nous, on est quatre associés
23:28et moi,
23:28j'ai monté la boîte
23:29avec mon frère
23:30et je trouve
23:31qu'il n'y a pas plus important
23:32que de ne pas le faire seul.
23:33J'aurais été incapable.
23:34Moi, j'ai eu l'idée
23:35de monter le crayon
23:35à 17 ans.
23:36J'aurais été incapable
23:37à 17 ans
23:38de faire la boîte toute seule.
23:39Ça n'aurait jamais marché
23:40mais pas parce que
23:40j'étais flémarde
23:41ou autre.
23:43C'est juste parce que
23:45comment tu veux
23:46qu'un bébé de 17 ans
23:47fasse quelque chose
23:48c'est très très rare
23:48et donc quand tu le montes
23:50avec d'autres gens...
23:50Ça te donne la confiance aussi.
23:52Déjà, ça c'est sûr
23:52mais il y a un truc
23:53que j'aime bien répéter
23:53c'est ne cherchez pas
23:54à être bon partout.
23:55Moi, j'ai vu tellement
23:56d'entrepreneurs
23:56qui essaient d'être bon partout.
23:57Non, soit juste le meilleur
23:58dans un domaine
23:59mais en fait,
24:00tu n'as pas besoin
24:00d'être bon partout
24:01et donc c'est soit après
24:02tu t'entoures de gens
24:03ça peut être des salariés
24:04ça peut être des prestations externes
24:06qui peuvent t'apporter
24:07ces autres compléments
24:08soit tu as des associés
24:09qui t'apportent
24:09ces autres compléments
24:10mais c'est vrai que moi
24:11j'aurais été incapable
24:12de monter une boîte seule
24:13pas seulement pour le plaisir
24:14quotidien que c'est
24:15d'être avec des gens
24:16mais aussi parce que
24:16je pense que c'est plus difficile
24:18et donc j'ai énormément
24:19de respect pour ceux
24:19qui arrivent seuls
24:20parce que c'est pas facile
24:22vraiment.
24:22Et on peut dire aussi
24:23aux indépendants
24:24des fois on a l'impression
24:24quand on est entrepreneur
24:25qu'on a un mode de fonctionnement
24:26un peu atypique.
24:27On se sent un peu incompris
24:28surtout par sa famille
24:29si on n'a que des salariés
24:30si c'est des fonctionnaires
24:30pardon, n'en parlons pas
24:31et donc il y a ce sentiment
24:33un peu d'être isolé
24:34et de ne pas être forcément
24:34de ne pas forcément connecté
24:36et en réalité
24:37si on sort
24:37si on va dans des événements
24:39typiquement
24:40on se rend compte
24:40qu'il y a d'autres indépendants
24:41qui fonctionnent comme nous
24:42donc il faut juste forcer
24:43finalement cette rencontre.
24:45C'est ce que fait la BPI.
24:46Oui merci
24:47parce que notre esprit
24:50finalement
24:50l'âme de la BPI
24:51c'est de rompre
24:52la solitude de l'entrepreneur
24:53c'est ce qu'on a toujours voulu
24:55donc typiquement
24:55on fait 450 événements
24:57physiques par an
24:58je ne sais pas si vous rendez compte
24:59de l'organisation
24:59qu'il faut pour faire ça
25:00et quand on fait le big
25:01Kelly Connais je crois
25:0225 000 entrepreneurs
25:03dans un stade
25:04c'est le plus gros
25:04de nos événements
25:05mais l'événement
25:06quartier général
25:07c'est un événement
25:08où on a maintenant
25:085000 entrepreneurs
25:09qui viennent
25:09l'événement qu'on fait
25:10en décembre
25:10pour la French Touch
25:115000 entrepreneurs
25:12qui viennent
25:12pour parler de la French Touch
25:13aujourd'hui c'est
25:14Global Industrie
25:15pour la French Fab
25:16je suis le président du salon
25:18parce que mon métier
25:19c'est de forcer les gens
25:20à déambuler les uns
25:21vers les autres
25:21et de se parler sans cesse
25:23de se connecter
25:24et de se connecter
25:25absolument
25:25il y a beaucoup d'entrepreneurs
25:26qui démarrent vraiment seuls
25:28et au début
25:28c'est comme quand vous conduisez
25:30vous savez
25:30vous avez appris à piloter
25:31il y avait votre copilote
25:33à côté
25:33puis un jour
25:33le copilote
25:34il vous dit
25:35prends les commandes
25:36et vas-y tout seul
25:37c'est un kiff total
25:38donc pendant les premières années
25:39d'entrepreneuriat
25:40le kiff de la solitude
25:41il est total
25:42et puis au bout
25:43de 7, 8, 10 ans
25:44ça commence à taper
25:45à taper le mental
25:47sérieusement
25:47et c'est là
25:48où vous avez besoin
25:48d'avoir des partenaires
25:49c'est ce qu'on fait
25:50d'où nos activités de conseil
25:51nos écoles
25:52on a créé 200 écoles
25:54quand même
25:54pour les entrepreneurs
25:55avec des promos
25:56donc ils bossent ensemble
25:57des promos de 20
25:58à 30 entrepreneurs
25:59qui bossent pendant 18 mois
26:00ensemble
26:00et ça change totalement
26:02leur vie
26:02et en plus
26:03il y a aussi la force du réseau
26:04en matière de business
26:05parce que finalement
26:06ça va très vite
26:06de trouver des nouvelles opportunités
26:08quand on est connecté
26:09avec d'autres personnes
26:10beaucoup plus vite
26:10que si on reste évidemment
26:11chez soi
26:12même avec toutes les méthodes
26:13de prospection du monde
26:14c'est vrai que le réseau
26:15ça peut être un vrai levier
26:16en termes de business aussi
26:18donc c'est super important
26:19dans ce sens-là
26:19en plus des questions
26:20de santé mentale
26:21ça c'est sûr
26:22mais on en revient
26:23à la force du collectif
26:24pour moi
26:25tu ne peux rien construire
26:25tout seul
26:26que ce soit avec des associés
26:27avec un entourage
26:28et puis surtout
26:28le réseau
26:29tu peux le relier aussi
26:30au personal branding
26:31dans le sens où
26:32ça permet aux gens
26:33de penser à toi
26:33quand il y a un sujet
26:35qui est en rapport avec toi
26:36et donc c'est pour ça
26:36que moi je pousse beaucoup
26:37le personal branding
26:38le fait de s'exposer
26:39évidemment intelligemment
26:40sur ces sujets
26:40parce que
26:41c'est comme si tu avais juste
26:42une carte de visite
26:42qui était constamment exposée
26:43donc en fait
26:44quand les gens
26:44ont un besoin
26:45sur un sujet
26:45qui est spécifique
26:46tu es la première personne
26:47à laquelle ils pensent
26:48et le réseau
26:49c'est la même chose
26:49c'est juste que le réseau
26:50c'est physique
26:50c'est des êtres humains
26:51et être humains
26:52donc c'est très utile
26:52parce que c'est du temps
26:53plus qualitatif
26:54qu'un post LinkedIn
26:55ou une vidéo Instagram
26:56bien sûr
26:57et une connexion humaine
26:58c'est très important
26:59c'est essentiel
27:00on reste des êtres émotionnels
27:01ça il n'y a pas de débat là-dessus
27:02mais autant le réseau virtuel
27:05via les réseaux sociaux
27:06que le réseau physique
27:07si tu es bon dans les deux
27:09honnêtement
27:10tu n'as pas beaucoup d'excuses
27:11pour ne pas te lancer
27:13et ne pas tout déchirer
27:14parce que
27:15tu as tout en fait
27:16tu as les choses les plus importantes
27:17selon moi
27:17je vais plus loin que ça
27:18je dis plus il y a de digital
27:20plus il faut du physique
27:21si vous voulez changer votre vie
27:23il faut voir 1000 personnes par an
27:25avoir parlé à 1000 personnes
27:26il y en a une qui va changer votre vie
27:27si vous n'en voyez que
27:28de temps en temps
27:29comme ça
27:30ça ne va pas le faire
27:31c'est insuffisant
27:32il y a un sujet de masse critique
27:33si vous voulez vraiment naviguer
27:35il faut du vent
27:35le vent c'est
27:36masse statistique à moi
27:371000 personnes par an
27:38si on revient sur la partie
27:39ingrénation
27:39je voulais faire un petit pas de côté
27:40avec toi Kelly
27:41pour le personal branding
27:42parce que tu m'as dit
27:43au début c'est moi
27:44qui faisais mes contenus
27:44on peut avoir un peu peur
27:45au début de faire des contenus
27:46assez personnels
27:47ou de se mettre en scène
27:48de se montrer
27:50pour incarner aussi son activité
27:51ou sa vision de l'entrepreneuriat
27:53alors que toi tu dis
27:53il faut y aller sans trop
27:54se poser de questions en fait
27:55je pense qu'il ne faut pas
27:56se poser de questions
27:56parce qu'en fait les gens
27:57ils veulent voir vous
27:59votre entreprise
28:00et savoir aussi les rouages
28:02qui sont derrière
28:02pour pouvoir justement
28:03s'identifier
28:04et savoir
28:06comment se passent
28:07les vraies choses
28:07et pas juste rester en surface
28:09donc il y a des gens
28:09qui vont faire du contenu
28:10qui va être super léché
28:11on va les suivre pour ça
28:12parce que c'est beau
28:13puis il y a des fois
28:14où c'est réconfortant
28:15de voir que
28:16votre gamin
28:17il vous dit
28:17que tu te prends
28:18pour la pubelle
28:18et l'afficher
28:19et afficher
28:19qu'en fait
28:20il y a une vraie vie derrière
28:21je pense que c'est important
28:22ça c'est vrai
28:23que le côté authenticité
28:24il est stratégique
28:25Sixtine ?
28:26Oui essentiel
28:27en fait tu ne peux pas
28:30inspirer les gens
28:31ou ne serait-ce que
28:31leur apporter
28:32n'importe quelle valeur ajoutée
28:33s'ils sentent que c'est faux
28:34parce que la confiance
28:35c'est sur les réseaux sociaux
28:36avec tellement de gens
28:37qui racontent énormément de conneries
28:38c'est la chose
28:39la plus importante
28:40et donc si tu n'es pas authentique
28:41au bout d'un moment
28:42ça va être très fatigant
28:43certes
28:43mais surtout
28:44les gens vont s'en rendre compte
28:45et moi j'ai tellement d'entrepreneurs
28:46que j'ai en tête
28:46quand je dis ça
28:47où tu sais très bien
28:48que tout est faux
28:49mais en fait
28:50où d'un moment
28:51il y a plein de gens
28:51qui se font avoir
28:52parce que ce n'est pas naturel
28:53et qu'en fait
28:54si tu cherches constamment
28:55à montrer toutes tes perfections
28:56mais tu n'es jamais identifiable
28:57pour personne
28:58parce que personne n'est parfait
28:59donc si tu montres
28:59la réalité de comment ça se passe
29:01les difficultés
29:01les moments de doute
29:02comment ça a été avant
29:04parfois le côté évolution
29:05qui est super
29:06parce que tout le monde te voit
29:07quand tu rayonnes
29:07mais personne ne voit
29:08quand tu as commencé tout seul
29:09jeune ou pas forcément plus jeune
29:11riche ou pas forcément plus riche
29:12mais les gens ont besoin
29:13de voir ça
29:13sinon personne ne se lance jamais
29:15et ça qu'importe l'âge
29:16qu'importe le milieu social
29:17donc oui
29:18l'authenticité
29:18mais même d'ailleurs
29:19en ce moment
29:19les réseaux sociaux
29:20ont poussé à mort
29:22l'authenticité
29:22parce que
29:24ça attire les gens
29:25c'est hyper important
29:26c'est de l'émotionnel
29:27il faut donc aussi raconter
29:29ses galères
29:29oui
29:30mais quand c'est en lien
29:31avec ta ligne éditoriale
29:31ça dépend
29:32si tu parles de contenus
29:33qui n'ont rien à voir
29:34avec ton entreprise
29:35il y a beaucoup d'entrepreneurs
29:36comme ça
29:36tu n'as pas besoin
29:37de parler de tes galères
29:38mais c'est bien
29:39si tu as un contenu entrepreneurial
29:40et que tu veux toucher
29:41des entrepreneurs
29:42de oui
29:43parler de tes galères aussi
29:44on a parlé du réseau
29:45on a fait le fait
29:46de se rencontrer
29:46de se connecter
29:48c'est ce que tu disais Kelly
29:49de ne pas être isolé
29:50quel autre conseil
29:51on peut donner
29:52pour passer la seconde étape
29:54la seconde marche
29:54quand on est indépendant
29:55de ne pas se mettre
29:56de barrière aussi
29:57moi j'ai commencé
29:58beaucoup à prendre la parole
29:59au début
29:59parce que je voulais montrer
30:00aux gens
30:00que quand j'ai commencé
30:01à prendre la parole
30:02j'avais 20 ans
30:03j'entreprerenais déjà
30:03depuis un ou deux ans
30:04si je l'avais fait à mon âge
30:06j'étais pas plus intelligente
30:08pas mieux que tout le monde
30:08juste j'ai commencé
30:09à m'exposer
30:10et donc c'est de montrer
30:11que tu n'as pas besoin
30:12d'attendre d'être parfait
30:13pour commencer à communiquer
30:14on se met trop de limites
30:15mais bien sûr
30:15mais l'être humain
30:16c'est la première personne
30:18avec laquelle tu te mets
30:18des limites
30:19c'est toi-même
30:20et c'est tellement con
30:20parce que tu te censures
30:22alors que déjà
30:23tout le monde est hyper égocentrique
30:24donc en fait
30:25tout le monde s'en fout de toi
30:25donc en fait
30:26pourquoi tu vas te censurer
30:27parce que personne
30:28ne va avoir les yeux rivés sur toi
30:29mais c'est sincère
30:30c'est vrai
30:30l'être humain est égocentrique
30:31donc si tu fais des choses
30:32qui ne vont pas plaire
30:33ça ne va pas être vu
30:34donc c'est pas grave
30:35et si tu fais des choses
30:36qui plaisent
30:36elles vont être vues
30:37donc c'est super
30:37donc en fait
30:38tu n'as pas d'excuses
30:39pour ne pas communiquer aujourd'hui
30:41de ne pas le faire intelligemment
30:42pour ne pas entreprendre
30:43et peut-être de toutes les façons
30:44la meilleure manière d'apprendre
30:46ça c'est un discours
30:46qui est très américain
30:47mais c'est quand tu échoues
30:49il faut échouer en fait
30:50si tu n'échoues pas
30:51tu ne vas jamais apprendre
30:52tu vas rester dans une zone de confort
30:53bien sûr
30:54là il faut dire deux choses
30:55à mon avis
30:56d'abord il faut dire
30:57que le coût de l'échec
30:58en France
30:58est relativement limité
31:00parce que les amortisseurs sociaux
31:01sont considérables
31:02vous serez toujours soigné
31:04si vous êtes malade
31:04c'est tout
31:05et si votre famille est malade
31:06elle sera soignée
31:07la solidarité nationale
31:09la traitera
31:10donc première chose
31:10le coût de l'échec
31:11est relativement limité
31:12je ne dis pas qu'il est nul
31:13mais il est relativement limité
31:14par rapport à ce que vous pouvez trouver
31:15dans plein d'autres nations
31:16très entrepreneuriales
31:17mais tu sais ce que c'est Nicolas
31:18je pense d'abord
31:19je pense que c'est une question de honte
31:20dans notre pays
31:21c'est aussi la honte de l'échec
31:22parce qu'effectivement
31:23il y a une protection sociale
31:24tu peux faire face à ça
31:25mais en termes d'image
31:26de réputation
31:27l'impression d'être un nul
31:28je pense que ça
31:29c'est encore plus fort que tout
31:30oui en même temps
31:31ça te donne de l'énergie vitale
31:33de surmonter ta honte
31:34on peut te poser la question
31:35comment tu les as vécues
31:36toi justement
31:36ces échecs entrepreneuriaux
31:38que tu évoquais
31:38écoute
31:38je vais te dire
31:39c'est que
31:40jusqu'à l'âge de 40 ans
31:42je n'ai pas pu ouvrir
31:43mes enveloppes de relevés bancaires
31:45parce que j'étais en découvert
31:46tout le temps
31:46c'était devenu un traumatisme
31:48je savais que j'étais en découvert
31:49je ne voulais pas le voir
31:50donc je n'ouvrais pas les enveloppes
31:51poubelle
31:52donc j'étais dans un espèce
31:55de canal psychologique
31:56et puis voilà
31:56de toute façon
31:57ma vie a avancé
31:57j'ai fait mille autres choses
31:59mais je n'aurais jamais pu
32:00faire ce que j'ai fait
32:01avec mon équipe
32:03lançant
32:04Wanadu
32:05ça ne vous parle pas
32:06si si
32:07je ne suis pas jeune
32:08bon bon
32:10on était quand même
32:11numéro 1 européen
32:12à la fin
32:12on avait créé
32:13un moteur de recherche
32:14qui s'appelait
32:14voilà
32:14qui était aussi bon
32:15que le moteur Google
32:16de l'époque
32:16mais c'était
32:18une aventure
32:19entrepreneuriale
32:19extraordinaire
32:20à l'intérieur du groupe
32:21France Célicom
32:21qu'on a coté
32:22on l'a coté pour
32:2319 milliards d'euros
32:24quand même
32:24bon
32:24je n'aurais jamais pu faire ça
32:25si je n'avais pas eu
32:26mes expériences d'entrepreneur
32:27si je n'avais pas eu
32:28500 000 balles de dettes
32:29à 30 ans
32:29et je ne pouvais pas
32:30m'acheter une voiture
32:31je me souviens que
32:31je sais
32:33vous savez dans les magazines
32:34vous grattez pour gagner
32:35je grattais pour gagner
32:36parce que
32:37je me disais
32:37peut-être que je vais gagner
32:38une voiture
32:39et avec ma femme
32:40on pourrait partir en vacances
32:41avec une voiture
32:41je ne pouvais pas me payer
32:42une voiture
32:42j'ai vécu tout ça
32:43et on s'en remet
32:44sans aucun problème
32:46ce que je voulais dire
32:47par rapport à ce que tu disais
32:47c'est qu'en France
32:48en particulier
32:49on est éduqué
32:50à contredire son intuition
32:52on a des instincts
32:53des intuitions
32:54et il y a quelque chose
32:55qui est mental
32:56qui vient d'éducation
32:57je pense
32:57qui dit
32:57non non mais attend
32:58oublie
32:59c'est pas mental
32:59c'est pas mental
33:00c'est comme ça
33:01que l'école française
33:02est construite
33:03je parle de l'éducation
33:05peut-être que c'est
33:05l'école française
33:06oui parce qu'il y a un cadre
33:08et c'est vrai qu'on n'apprend pas
33:09à écouter ce qu'on veut
33:10et on n'apprend pas à contredire
33:11et donc moi ce que je dis
33:12et ce que je dis
33:13à ceux qui m'écoutent
33:14c'est à partir de l'âge de 15 ans
33:16vous commencez à avoir
33:17des intuitions
33:18elles sont justes
33:19n'attendez pas d'avoir 40 ans
33:20pour vous donner raison
33:21il y a beaucoup beaucoup de gens
33:22qui attendent 40 ans
33:23pour se dire
33:23mais ça fait des années
33:24que je pense ça
33:25et en fait j'avais raison
33:26et tout le monde
33:27et en fait
33:28la voix
33:29la voix anonyme
33:30du fameux tout le monde
33:32me disait que j'avais tort
33:33cette voix anonyme
33:35c'est elle qui avait tort
33:36c'est moi qui avais raison
33:37et c'est 40 ans l'âge
33:39moi c'est ce que je constate
33:40c'est qu'il y a beaucoup
33:41dans mes entourages
33:42de gens qui sont
33:43effectivement des excellents salariés
33:45qui sont super pros
33:46etc
33:46et qui ne sont pas
33:47totalement accomplis
33:48pour moi c'est un crève-cœur
33:49ils ne sont pas
33:50totalement accomplis
33:51parce qu'en fait
33:52ils avaient des intuitions vitales
33:53très très fortes
33:55et ils les ont contredites
33:56c'est comme quand vous rentrez
33:57dans un magasin
33:58vous savez que vous voulez
33:58acheter de la cravate rose
33:59et vous ressortez
34:00avec une cravate orange
34:01et pourtant vous vouliez
34:02une cravate rouge
34:03vous sortez avec
34:04une cravate orange
34:04parce que vous avez
34:05à l'intérieur de vous-même
34:07quelque chose
34:07qui vous contredit
34:08sans arrêt
34:09on se bride quoi
34:10c'est dingue
34:10incroyable
34:11de manière absolument incroyable
34:13l'intuition
34:14il n'y a pas mieux
34:15que l'intuition
34:15ça il faut le répéter
34:16et venant du directeur général
34:17de la BPI
34:18parce que voilà
34:19on est sur
34:19question bancaire
34:20d'entrepreneuriat
34:21oui c'est important
34:22de faire confiance
34:22à son intuition
34:23c'est pas quelque chose
34:24de rationnel
34:25on pourrait dire
34:25l'intuition
34:26c'est l'absolu
34:28du point GPS
34:29votre intuition
34:30c'est vous
34:30c'est la vérité
34:32et tout le reste
34:33c'est la culture
34:34et la société
34:35qui va essayer
34:36de vous mettre
34:36dans des cases
34:37de vous conseiller
34:38de prendre la cravate orange
34:40alors que vous vouliez
34:40la cravate rose
34:41écoutez votre intuition
34:42ça me fait rire
34:43cette histoire de couleur
34:44parce que le rose
34:45n'est pas ma couleur préférée
34:46mais effectivement
34:47tout le monde s'attend
34:47à ce que je porte du rose
34:48et la marque est rose
34:49etc
34:50et mon antifiant
34:51c'était justement
34:52c'était un contre-pied
34:54d'afficher en fait
34:55une marque naturelle
34:56donc qui devrait être
34:57dans les tons beige
34:57marron, vert
34:58et mon contre-pied à moi
35:00c'était
35:00ben non en fait
35:01on va afficher du rose
35:02et on va afficher
35:02clairement notre différence
35:04en portant effectivement
35:05la marque
35:05et en la brandant
35:06autour de cette couleur rose
35:09et c'était ton intuition
35:10et c'était mon intuition
35:11et ça m'a apporté chance
35:12ça m'a apporté bonheur
35:13mais j'ai tendance à dire
35:14que finalement
35:15le plus gros
35:16des plafonds de verre
35:17parce qu'on parle souvent
35:18du plafond de verre
35:19en fait c'est tout simplement
35:20les barrières mentales
35:20qu'on se met à soi-même
35:22oui je pense effectivement
35:22que les limites
35:25la peur du regard des autres aussi
35:27elle est extraordinairement forte
35:28en France
35:29et que quand on voit
35:30des personnes qui communiquent
35:32avec transparence
35:34avec spontanéité aussi
35:35Sixtine c'est ce que tu
35:36tu vois tu incarnes aussi
35:37une forme de spontanéité
35:38ben on se dit
35:38effectivement il faut
35:40il faut y aller
35:40parce qu'être visible
35:41c'est le meilleur moyen
35:42de porter son business quoi
35:43moi ça m'a changé ma vie
35:45pour être très honnête
35:46de m'exposer
35:47je vais vous prendre un exemple
35:47qui est tout bête
35:48on a nous dans notre agence
35:50dans le pôle relations presse
35:52on a deux clients
35:53qui sont les deux dents
35:54d'un secteur
35:55qui est l'intelligence artificielle
35:57donc qui est extrêmement
35:58aujourd'hui
35:58on va dire au coeur
36:00des sujets
36:00d'énormément de gens
36:02il y en avait un
36:03qui existe depuis
36:05vraiment 15-20 ans
36:06l'autre qui est récent
36:08depuis 5 ans
36:09celui qui est récent
36:10est fondamentalement
36:12moins bon
36:13en termes de fond
36:14mais en com
36:15est bien meilleur
36:16que l'autre
36:17et l'autre est bien meilleur
36:18en fond
36:18mais pas le meilleur
36:20en com
36:20c'est pour ça qu'il est venu
36:21nous voir
36:22et celui qui est plus récent
36:24parce qu'il a une com
36:25qui est bien plus poussée
36:26et que la personne
36:27elle le fait bien mieux
36:29qu'en tout cas son concurrent
36:30et bien ça marche nettement mieux
36:32en termes de croissance
36:32en termes de mémorisation
36:34chez les autres
36:35en termes de qui est le leader
36:36ou non dans ce secteur
36:37parce que la personne
36:38incarne ça
36:38oui parce qu'en fait
36:39aujourd'hui il ne suffit plus
36:40d'avoir un bon produit
36:41il faut qu'il soit vu
36:43ce qui est d'ailleurs
36:43en fait hyper dommage
36:44parce que pour moi
36:45ça devrait être une priorité
36:47à la personne
36:48qui est excellente
36:48dans un domaine
36:49qu'elle vend
36:50ou qu'elle propose
36:50mais le problème
36:51c'est que la communication
36:52aujourd'hui
36:53si tu n'es pas exposé
36:54tu auras beau avoir
36:55la plus belle Ferrari du monde
36:56dans ton garage
36:57si personne ne la voit
36:58ça n'a aucun intérêt
36:59et donc la super Peugeot
37:00qui va se la péter dans la rue
37:02et bien elle va en vendre
37:03dix fois plus
37:04que ta trop belle Ferrari
37:05qui est dans le garage
37:05et ça c'est un truc
37:07qui est très
37:07c'est dangereux aussi
37:09ça peut être dangereux
37:10c'est à dire qu'il faut arriver
37:11à donner de soi
37:13effectivement
37:13mais pas tout
37:14c'est à dire qu'il faut garder
37:15un capital de pudeur
37:16un coffre-fort total
37:17duquel ne sortira rien
37:20voilà
37:20il ne faut pas tout donner
37:21parce que sinon
37:23c'est tout le capital narcissique
37:25qui finit par
37:26potentiellement pouvoir
37:26être dévalué un jour
37:27complètement
37:28s'effondrer
37:29et quand vous n'avez plus
37:29de capital narcissique
37:30parce que vous avez tout donné
37:31vous ne pouvez plus supporter
37:33le réel
37:33la douleur
37:35l'adversité
37:36etc
37:36le capital narcissique
37:37est quand même
37:38votre force
37:39donc il y a une partie
37:40de ce capital
37:41que vous devez garder
37:42dans votre coffre-fort
37:42et ne pas le donner
37:43ça c'est important
37:44ça s'appelle la pudeur
37:45ça s'appelle la pudeur
37:46je ne sais pas moi
37:46votre famille
37:47un certain nombre de choses
37:48qui vous sont vraiment
37:49très très spécifiques
37:50proches
37:51gardez-le pour vous
37:51et d'ailleurs les gens
37:52vous respecteront pour ça
37:54exactement
37:54et c'est de dire aussi
37:55que les réseaux sociaux
37:56quand on communique
37:57c'est un outil
37:58pas pour son ego
38:00c'est un outil
38:00pour son business
38:01c'est un outil
38:02pour son image
38:02c'est un outil
38:03pour porter des idées
38:03toi Kelly tu me disais
38:04moi je communique aussi
38:05parce que j'ai envie
38:06de valoriser
38:06la femme noire
38:08qui réussit dans le business
38:09j'ai plus envie
38:10que ça soit une anomalie
38:11je veux qu'on la voit
38:12suffisamment régulièrement
38:13pour se dire
38:13oui c'est possible
38:14et oui c'est normal
38:15c'est surtout que moi
38:16j'ai eu le déclic
38:16en me disant
38:18malheureusement
38:18on parle plus souvent
38:20entre guillemets
38:20des personnes
38:21qui ont parfois
38:22échoué
38:23quand elles font partie
38:24de la diversité
38:25plutôt que quand
38:26elles ont réussi
38:27au bout d'un moment
38:28je regardais
38:29la télévision
38:30et je voyais
38:30que c'était toujours
38:31les mêmes profils
38:32il y avait un manque
38:33de diversité dans les profils
38:34c'est pour ça
38:34que j'ai tenu
38:35à faire l'émission
38:36qui veut être mon associé
38:37il y a déjà
38:38il y a moins de femmes
38:39alors une femme
38:39issue de la diversité
38:40je rappelle juste quand même
38:41que je suis la première
38:42femme noire au monde
38:43à participer à l'émission
38:44qui veut être mon associé
38:45en tant que juré
38:46voilà c'est en France
38:47que c'est arrivé
38:47on a eu
38:48voilà j'ai un siège fixe
38:50d'accord
38:51je suis juré
38:52je suis juré fixe
38:54alors que parfois
38:55de temps en temps
38:56dans certains autres pays
38:57on a invité quelqu'un
38:58mais il n'avait pas
38:58un siège fixe
38:59il était invité
39:00donc c'est en France
39:01quand même
39:01qu'on a affiché
39:02la première femme
39:03issue de la diversité
39:04sur ce rôle là
39:05donc c'est assez important
39:06et en fait
39:07ça a eu un réel impact
39:09ça a un réel impact
39:10il y a beaucoup de femmes
39:11qui s'identifient à moi
39:12et non pas pour ma couleur de peau
39:14mais tout simplement
39:14parce que je suis arrivée
39:15dans un siège
39:16avec ma robe rose
39:17et j'ai montré effectivement
39:19qu'on pouvait partir de rien
39:20et avoir réussi
39:21et continuer effectivement
39:23à faire tourner son business
39:24parce que je suis toujours
39:24dans l'opérationnel
39:25être mère de famille
39:26et arriver un petit peu
39:27à avoir une balance
39:30et ne pas sacrifier
39:31ni ma vie de famille
39:32à 100%
39:32ni ma carrière
39:33dans le monde
39:34de l'entrepreneuriat
39:35est-ce qu'il faut avoir
39:36beaucoup de caractère ?
39:36je pense qu'il faut
39:37pas forcément avoir
39:39beaucoup de caractère
39:40mais connaître sa vraie valeur
39:41elle est bizarre ma réponse
39:43en fait être aligné
39:44avec soi-même
39:45être aligné avec soi-même
39:46mais surtout
39:47connaître sa valeur
39:48et en fait pourquoi ?
39:49parce que quand on rentre
39:50dans un dénigrement
39:51justement
39:51et qu'on prend dans l'ego
39:53et bien en fait
39:53ça vous bouffe
39:55vous voyez
39:56mais si vous savez
39:57ce que vous valez
39:57qui vous êtes
39:59que vous êtes aligné
40:00avec vous-même
40:00et que les choix
40:02que vous faites aujourd'hui
40:02vous êtes capable de les assumer
40:03dans 10 ans
40:04parce que ça c'est très important
40:05se regarder dans le miroir
40:06et dire
40:07ben j'ai pas pu saisir
40:08cette opportunité là
40:09mais j'assume
40:10parce que j'ai eu
40:11quelque chose de différent
40:12ou quelque chose de meilleur
40:12savoir se dire
40:14que les choix
40:15que vous faites aujourd'hui
40:15vous êtes encore capable
40:16de les assumer dans 15 ans
40:17moi c'est comme ça
40:18c'est comme ça
40:18que je me drive au quotidien
40:19dans mes décisions
40:20il nous reste une minute
40:21pour conclure
40:22sur ce dernier épisode
40:22de la saison 4
40:23du podcast
40:24des indépendants
40:25un dernier mot
40:26pour les milliers
40:28d'indépendants quand même
40:28qui nous écoutent
40:29Nicolas
40:29c'est le thème de l'année 2026
40:31de la VPI
40:31c'est le culot
40:32montez sur vos tonneaux
40:33le culot
40:33c'est pour vous dire
40:34à quel point la France
40:35est un pays entrepreneurial
40:36c'est un mot intraduisible
40:37il n'existe pas en anglais
40:38ça rejoint oser
40:39ah c'est beaucoup plus
40:40c'est beaucoup plus
40:41le culot c'est la partie animale
40:42le culot c'est français
40:43le culot c'est français quoi
40:45mieux vaut s'excuser
40:46c'est que de demander
40:47l'autorisation
40:47non mais c'est pas mon mot
40:48de fin moi
40:52c'est ma signature
40:54dans tous mes contenus
40:55d'Indian
40:55c'est prenez la parole
40:56prenez la parole
40:57parce qu'il y a une chose
40:58que j'avais envie de dire
40:59qu'on n'a pas dite
41:00qui évidemment rejoint
41:01tout le sujet
41:01c'est n'oubliez pas
41:02que quand vous prenez
41:03la parole
41:04en fait vous développez
41:05une exigence envers vous-même
41:06de devoir devenir
41:07une éponge à contenu
41:08pour devoir constamment
41:09avoir des choses intéressantes
41:10à donner à votre communauté
41:12donc en fait
41:12le fait de prendre aussi
41:13la parole sur les réseaux sociaux
41:14fait que tu n'as pas le choix
41:16toi-même
41:16de devenir fondamentalement
41:18meilleur très vite
41:19sinon les gens
41:19vont vouloir arrêter
41:20de te suivre
41:21parce que tu n'auras plus
41:21rien d'intéressant à raconter
41:22et c'est un truc
41:23qu'on oublie avec la création
41:24de contenu
41:24mais c'est que ça t'apprend
41:26sincèrement à devenir
41:26mais une machine
41:28tu dois apprendre
41:29tellement de choses
41:29tu dois développer
41:30tellement de choses
41:30tu dois essayer
41:31tellement de choses
41:32et ça on n'en parle jamais
41:33mais donc t'imagines
41:34l'exigence que ça crée
41:35envers toi-même
41:35et ça te rend encore plus curieux
41:36parce qu'il faut toujours
41:37chercher effectivement du contenu
41:38et ça te rend fondamentalement
41:39meilleur
41:39et ceux qui font du contenu
41:40de manière régulière
41:41effectivement ils ont
41:42une vraie discipline
41:43c'est une discipline
41:45complètement
41:45Kelly un dernier mot
41:46j'ai envie de dire
41:47que votre voix est un pouvoir
41:48tout simplement
41:49votre pouvoir en vrai
41:50il est présent
41:51en chacun d'entre nous
41:52c'est notre voix
41:53c'est notre capacité
41:54effectivement à démontrer
41:55à s'exprimer
41:56et à ne rien lâcher
41:58donc ça c'est hyper important
42:00et la deuxième chose
42:02que je dirais
42:02c'est rester aligné
42:04avec vous même
42:04super
42:05merci beaucoup
42:06merci à tous les trois
42:06d'avoir participé
42:07à ce dernier épisode
42:08de la saison 4
42:09du podcast des indépendants
42:10merci aussi bien sûr
42:11à Arnaud de Courcel
42:12directeur général de BFM Business
42:13à ce lance Kina
42:14pour leur confiance
42:15ainsi qu'aux équipes
42:16d'EloBank
42:17ainsi qu'à mon équipe
42:18je pense à Benjamin Serpette
42:20qu'il faut absolument nommer
42:21Mathilde Fon
42:22pour le maquillage
42:23Grégory Rouillard
42:24pour les photos
42:25évidemment
42:26Florène Léric
42:27pour RMC BFM
42:28et on se donne rendez-vous
42:29peut-être
42:30pour une saison 5
42:31en 2027
42:32d'ici là
42:32portez-vous bien
42:33à bientôt
42:34c'était le podcast
42:35des indépendants
42:36sur BFM Business
42:38retrouvez Ludovic Badeau
42:39et ses invités
42:40un mercredi sur deux
42:41pensez à noter l'épisode
42:42si vous avez aimé l'écouter
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