- il y a 1 semaine
Ce lundi 31 août, Antoine Larigaudrie a reçu Maître Jérôme Bernecoli, notaire et membre du 122e Congrès des notaires de France, Stéphane Carpier, cofondateur de N'CO Conseil, et Marion Chapel-Massot, dirigeante de DeCarion, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Bonjour à toutes et tous, bienvenue pour cette nouvelle édition de TPI, tout pour investir.
00:1430 minutes, montre en main pour vous donner toutes les clés, toutes les recettes pour dynamiser vos finances personnelles.
00:20Une bonne dose de pratico-pratique pour cette rentrée pratico-pratique technique et salutaire aussi.
00:26Un petit point sur le notariat, un maillon essentiel quand même de la gestion de vos finances personnelles.
00:30Avec plusieurs questions essentielles en cette rentrée qui va être marquée par le grand congrès des notaires.
00:34Fin septembre, on va faire le point sur quelques notions essentielles à une bonne gestion de vos actifs.
00:39Et on va voir qu'on a des enjeux principaux à garder à l'esprit, ce sont des droits de
00:43mutation à titre gratuit.
00:45Vous allez voir, c'est précis, c'est technique, mais c'est quand même essentiel.
00:48Et pour en parler, on sera avec Maître Bernicoli qui sera avec nous dans un instant dans la boîte à
00:52outils.
00:53On va parler immobilier avec un autre grand rendez-vous de cette rentrée.
00:56A pas manquer, on croule sous les rendez-vous en ce moment.
00:59C'est à la fois au cœur de vos préoccupations patrimoniales, mais aussi au cœur des grands enjeux mondiaux du
01:03moment.
01:04A savoir les enjeux climatiques.
01:06Avec au milieu de tout ça, l'immobilier, la réflexion autour de l'immobilier bas carbone.
01:11Avec le salon Cibca qui a lieu dans quelques jours.
01:14On parlera de tout ça avec Stéphane Carpier, Denko Conseil.
01:17Mais au milieu des considérations autour du changement climatique, de la canicule, des incendies, dernièrement des tornades du côté de
01:24Carcassonne.
01:24Il y a tout un tas de questions qui se posent sur cet immobilier bas carbone.
01:28Et on en parlera tout à l'heure.
01:30Enfin, on va faire un petit package de rentrée.
01:32C'est le petit cartable du Parfaite Investisseur.
01:34On sera avec Marion Chapelle-Masso de Carillon, comme régulièrement, qui vient nous rejoindre.
01:38Comment vous fignolez le meilleur portefeuille, la meilleure allocation d'actifs pour cette rentrée.
01:42Elle nous donnera des pistes et elle sera à la fin de l'émission dans la rubrique coffre-fort.
01:46Marion Chapelle-Masso en fin d'émission.
01:48Vous pouvez nous joindre par email, direct à bfmbusiness.fr.
01:52SMS au 732-7, tapez le mot-clé business avant, suivi de votre question.
01:55Et sinon, vous pouvez me joindre directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
02:00Tout de suite, on ouvre la boîte à outils.
02:04Tout pour investir, la boîte à outils.
02:08Maître Berné-Coli, bonjour.
02:10Bonjour.
02:10Merci d'être avec nous.
02:11Vous êtes membre du 122e congrès des notaires de France.
02:16Ce congrès, il aura lieu à Lille du 30 septembre prochain au 2 octobre.
02:20Et c'est un rendez-vous évidemment très regardé par tous ceux qui ont un patrimoine,
02:25tous ceux qui travaillent évidemment le patrimoine des particuliers et les finances personnelles.
02:31Il y a un enjeu qui va revenir et qui est sans doute essentiel
02:36et qui constitue un petit peu l'ossature d'un certain nombre de dynamiques en matière d'investissement,
02:42en matière de patrimoine.
02:42Ce sont les droits de mutation à titre gratuit.
02:45On appelle ça les DMTG.
02:47Alors, je dois vous dire que même si je travaille la matière patrimoniale depuis pas longtemps,
02:55c'est une notion, moi, que je découvre, vraiment, honnêtement.
03:01Je vais faire un petit peu le candide.
03:03De quoi s'agit-il et en quoi c'est important et même essentiel ?
03:06Très bien.
03:08Alors, les droits de mutation à titre gratuit, c'est attaché surtout aux droits de propriété, en fait.
03:14Pour comprendre le droit de propriété, il y a deux façons d'être propriétaire.
03:18Soit vous achetez un bien, soit vous le recevez par donation ou succession.
03:21Et c'est au moment du transfert de propriété, par donation ou par succession,
03:26que s'appliquent les droits de mutation à titre gratuit.
03:28C'est donc un impôt qui frappe la transmission à titre gratuit, soit par donation, soit par succession.
03:34Bon, ça, c'est vraiment à bien se mettre en tête quand on est propriétaire immobilier
03:39et quand l'immobilier fait partie de votre patrimoine.
03:42Alors, on va parler de ce congrès des notaires à la fin du mois de septembre.
03:48Quels sont les grands angles et les grandes dynamiques sur lesquelles vous avez travaillé cette année ?
03:52Je crois d'ailleurs que vous avez en avant-première le rapport.
03:55Alors, c'est une bible, c'est archi complet.
03:57Vous pouvez le montrer à la caméra.
03:58Voilà, on le voit, il est bien épais, bien consistant.
04:01Qu'est-ce qu'il y a dedans et quel a été votre souci en préparant ce gros document
04:07et ce congrès qui marque évidemment le début de l'année quand on parle de considérations patrimoniales ?
04:13Oui. Alors, le thème de cette année, c'est le notaire et l'impôt.
04:18L'impôt, ça concerne tout le monde.
04:19Tout le monde paye des impôts, certains plus que d'autres, mais tout le monde en paye.
04:24Déjà, sur le congrès, en fait, c'est une équipe de notaires qui travaille pendant deux ans, en fait.
04:28Vous avez un an pour la rédaction de ce rapport que vous avez ici, que je vous remets.
04:32Et ensuite, vous avez un an de travail pour élaborer des propositions qui seront débattues pendant ce congrès
04:39et qui seront votées par les notaires pour ensuite le remettre au pouvoir public
04:42qui, éventuellement, ça permettra de voter des lois.
04:45Alors, j'allais vous dire, ça tombe évidemment à pic en ce moment parce que s'est ouverte la campagne
04:50présidentielle.
04:51Et j'allais vous dire, quand on lit un petit peu les grandes lignes de votre rapport,
04:57la qualité de vos travaux, etc.,
04:58Est-ce que vous ne pensez pas que, quand vous ouvrez votre télé,
05:03que vous regardez un petit peu les infos, on marche totalement sur la tête
05:06et justement, on est bien loin du concret, de ce qui se passe réellement,
05:10des notions de richesse, des notions d'impôts,
05:14des notions du caractère confiscatoire de certaines initiatives.
05:18Est-ce que vous pensez qu'on est vraiment, voire trop éloigné,
05:22de ce concret dont vous allez parler à ce congrès ?
05:25Oui, alors, nous, on a une vision de technicien, en fait.
05:29C'est bien ça qui est intéressant, justement.
05:31Oui, le but d'un rapport comme celui-ci, c'est de faire remonter,
05:36si vous voulez, de sourcer tous les notaires de France,
05:38de remonter toutes les problématiques et d'apporter de la sécurité à nos concitoyens.
05:43Bon, ce n'est pas un rapport politique.
05:45On n'est pas en train de défendre le poucement d'impôts.
05:47On est bien d'accord.
05:47C'est un rapport technique pour apporter des solutions.
05:50Et notre souci, c'est la sécurité.
05:52C'est vraiment notre enjeu.
05:54Alors, quelles sont les principales choses sur lesquelles vous avez travaillé dans ce rapport ?
05:57Et quelles sont les principales problématiques sur lesquelles vous allez travailler lors de ce congrès ?
06:04Pour rebondir sur vos propos, c'est, je pense, quelque part, la méconnaissance des DMTG, en fait,
06:09si on se rend bien compte.
06:11Et c'est important...
06:12Je me mets dans le lot aussi, mais c'est vrai que...
06:15C'est un point clé, parce que les DMTG, donc les droits de mutation à titre gratuit,
06:20c'est important d'avoir quelques chiffres en tête et même un petit peu d'histoire, presque.
06:23Oui, oui, oui.
06:24Si on fait un tout petit peu d'histoire, 1791, c'est la création de...
06:28C'est le premier impôt qui a été créé, 1%.
06:311901, il devient progressif, mais la tranche marginale est à 2,5%.
06:35post-guerre, il passe à 40%.
06:37À 59, il revient à 20%, en fait.
06:43Et ensuite, c'est 83, la bascule, il manque à 40%, puis 45% aujourd'hui.
06:48Aujourd'hui, les droits de mutation à titre gratuit, en fonction du lien de parenté, varient de 5 à 60%.
06:54Maintenant, il y a aussi une question de poids économique dans le pays.
06:57Ben oui, c'est même essentiel.
06:58C'est considérable.
06:59C'est un peu plus de 20 milliards qui sont collectés chaque année.
07:03Et c'est là où beaucoup d'idées circulent.
07:05Sur les 20 milliards, il faut avoir conscience que c'est à peu près 16 milliards de droits de succession.
07:12Le reste, c'est des droits de donation.
07:13Et la dynamique est importante à comprendre.
07:15C'est-à-dire que si je compare par rapport à 2011, les droits de succession ont rapporté plus de
07:21deux fois plus.
07:23Donc c'est quand même quelque chose de très important.
07:25C'est considérable.
07:26C'est considérable.
07:27Autrement, il faut apprendre à se comparer aussi.
07:30Le droit international est très intéressant.
07:33On est l'un des pays où la taxation est le plus élevée.
07:36C'est un secret pour personne.
07:38La majorité des pays de l'OCDE ne taxent pas les droits de succession.
07:42Et depuis 1945, on a plutôt constaté une baisse soit des droits de succession, soit carrément la suppression.
07:48Et y compris des pays qui ont un souci de la justice fiscale et sociale, comme la Suède, l'Autriche
07:54et tant d'autres.
07:58C'est amusant comme ça repart véritablement dans l'actualité la plus immédiate.
08:06On voit aussi ces propositions.
08:07On entendait la CFDT dernièrement nous dire qu'il faut taxer les héritages au premier euro.
08:13Dans un souci de justice, moi je veux bien, c'est un petit peu contre-intuitif dans le sens où
08:18on a un système fiscal en France qui est déjà passablement déséquilibré,
08:21qui est plein d'aberrations. Si en plus, on vient alourdir le droit de la succession, est-ce qu'on
08:27ne risque pas de provoquer des déséquilibres qui vont sortir de toutes les bornes ?
08:32Oui, alors la question que vous soulevez, c'est est-ce qu'il faut changer ? Et si on change,
08:36comment on change ?
08:37Avant de changer un impôt, en tant que technicien, la question est verticale et horizontale.
08:42Verticale, c'est le rapport État-concitoyen. Est-ce que l'État dit qu'il faut taxer plus les droits
08:46de succession ?
08:47Si on se compare à l'international, je vous ai dit, il n'y a pas photo,
08:50on est déjà dans les pays les plus taxés. Une fois qu'on a décidé verticalement si on doit augmenter
08:56les droits de succession,
08:57on regarde qui doit les payer. Et là, il y aura des gagnants et des perdants.
09:00Mais le paradoxe des droits de succession, c'est que c'est un impôt qui crispe tout le monde.
09:05Pourquoi ? Parce que si on épargne, on a du patrimoine et en plus, c'est l'impôt dit sur
09:10la mort.
09:10Donc c'est vraiment un enjeu clé. Et surtout, une succession sur deux fait l'objet d'une déclaration de
09:17succession.
09:18Et seulement une déclaration de succession sur deux n'est réellement taxable.
09:23Comme quoi, il y a des progrès à faire et des réflexions vraiment à retenir de ce 122e congrès des
09:29notaires de France
09:29qui aura lieu du 30 septembre au 2 octobre prochain.
09:33Jérôme Berné-Colli, merci d'avoir été avec nous, maître, et d'avoir vraiment mis en exergue toutes ces problématiques
09:40qui sont techniques, mais qui sont absolument essentielles de votre point de vue d'épargnant,
09:44de simple épargnant, que du point de vue politique, évidemment.
09:47Tout de suite, on va passer à l'immobilier.
09:56Et je le disais en début d'émission, on est vraiment au cœur des préoccupations du moment.
10:01Déjà, on va parler immobilier, il est au cœur de vos préoccupations en tant que citoyen, en tant qu'investisseur
10:07aussi.
10:07Mais on est en plein dans les problématiques du moment.
10:10On a passé un été entre incendies, canicules, dernièrement des tornades du côté de l'Aude, du côté de Carcassonne.
10:19Et au milieu de tout ça, il y a les considérations immobilières.
10:23Je suis très content qu'on puisse en parler parce que vraiment, encore une fois, on est au cœur de
10:26l'actualité.
10:26Stéphane Carpier, Denko Conseil. Bonjour.
10:28Bonjour Antoine.
10:29Donc, alors, dans quelques jours se tient le CIPCA.
10:33C'est le salon de l'immobilier bas carbone.
10:34Et ça, c'est un rendez-vous très important.
10:37C'est le cinquième, d'ailleurs.
10:38Ça, on va fêter les cinq ans du salon de l'immobilier bas carbone, CIPCA.
10:41Et quand vous sortez d'un été comme ça, est-ce que vous ne vous dites pas,
10:45mais vraiment, c'est le cœur du truc, il faut construire bas carbone,
10:50il faut préserver l'environnement, on ne va jamais s'en sortir ?
10:53Ça fait effectivement, pour ma part et pour la société que je co-dirige avec mon associé Aurélie Robodos-Dulberti,
11:00ça fait quand même un certain nombre d'années que l'on, ma barbe blanche parle pour moi,
11:05que l'on fait cette activité.
11:07On n'en découvre pas le sujet de l'immobilier bas carbone.
11:12Il est vrai que ce salon du CIPCA, depuis cinq ans, a quand même amené toute la profession
11:18à se focaliser sur ce sujet.
11:21Et quand on dit se focaliser, ce n'est pas juste pour faire du greenwashing,
11:25pour faire bien dans la littérature, c'est aussi et avant tout pour traiter les sujets d'ampleur.
11:30Le GIEC a l'air depuis un certain nombre d'années déjà sur les risques climatiques.
11:34On a commencé à bien traiter le sujet des émissions de CO2,
11:38qui sont les déterminants du changement climatique aujourd'hui.
11:43Pas mal de gens dans la profession se sont aujourd'hui emparés du sujet,
11:47ont compris l'intérêt de travailler la réduction des consommations d'énergie
11:51avec les actions nécessaires pour amener cette baisse des émissions de CO2.
11:57Puisque chaque kWh d'énergie consommée, quel que soit le vecteur,
12:00même si on a une énergie qui est très peu carbonée en France avec l'électricité,
12:04émet quand même du CO2.
12:06Donc réduire ces émissions de CO2 pour réduire l'emportement vers le changement climatique,
12:11il n'en reste pas moins que les effets sont là aujourd'hui.
12:14Comme vous le disiez en présentation, les effets sont là aujourd'hui,
12:18on les a constatés cet été, on les constate depuis un certain nombre d'années.
12:22La canicule, certes, est de plus en plus forte, de plus en plus accélérée.
12:26On en est à 4 ou 5 épisodes cet été successifs.
12:29On ne sait pas ce que l'avenir va nous réserver.
12:31Il y a eu tout le débat autour de la clim.
12:33La clim, évidemment.
12:34Exactement.
12:35Alors, tout le débat sur la clim, c'est effectivement une bonne porte ouverte.
12:38Est-ce que la clim va tout résoudre ?
12:41Commençons déjà par bien construire les immeubles et les logements individuels.
12:45J'ai juste un truc, moi, qui me...
12:48Tous les gisements de logements individuels dans les banlieues, dans les périphéries qui sont nés, des projets de ministres, la
12:59loi machin, la loi truc.
13:01On se rend compte, généralement, que c'est né bien après la mise en place d'un certain nombre de
13:06normes HQE, etc., de qualité de fabrication et tout.
13:10Et de quoi on s'aperçoit ?
13:11C'est que ces logements ont été construits n'importe comment, mais vraiment n'importe comment.
13:16Voilà.
13:17Les labels sont quand même là pour aider à mieux construire.
13:19J'exagère un petit peu, mais que globalement, cinq ans après, il faut tout rénover.
13:25Et on n'a pas trouvé le niveau de qualité qu'on espérait et qu'on est en droit d
13:29'attendre dans un monde qui a vraiment besoin qu'on s'y attelle pour changer la situation.
13:33Il y a plusieurs études qui aboutissent à ces chiffres-là, mais il y en a une qui est notamment
13:38faite par I4CE, qui démontre qu'aujourd'hui, le parc urbain, pour 96%, va être soumis à des risques de
13:46forte chaleur.
13:4896%, c'est-à-dire que même ce qu'on a construit dans les dernières années aujourd'hui a été,
13:52de ce point de vue-là, mal construit.
13:53Et 53% va être soumis aux inondations.
13:56C'est quand même des chiffres qui font un peu peur.
13:59Et si on revient sur le sujet de l'émission qui est « Tout pour investir », la question aujourd
14:03'hui qui se pose, c'est « Moi, je suis investisseur. »
14:06Quel regard j'ai sur ces produits qu'on me propose ?
14:09Quel risque j'ai à moyen ou long terme, mais même à court terme ?
14:13Parce qu'on voit très bien aujourd'hui que, vous parliez hier de tornades, des choses comme ça, c'est
14:19des travaux potentiels pour remettre en route l'immeuble.
14:21Et la difficulté que l'on rencontre, vous avez de nombreux exemples.
14:26Aujourd'hui, par exemple, ce qui s'est passé dans les derniers épisodes de Canicule, on a très bien vu
14:31que je suis investisseur, je vais acheter des rooftops, je vais acheter des derniers étages, parce que c'est bien,
14:38on a des belles vues.
14:38Je trouve que c'est invivable.
14:40Donc, quid de ma location à long terme, si effectivement j'ai un locataire qui paye bien son loyer parce
14:45qu'il a une belle vue, etc.
14:46Mais à court terme, peut-être qu'il va partir de là.
14:49J'ai des exemples très concrets d'amis, même de connaissances qui se posent raisonnement la question aujourd'hui.
14:54Et puis, dans le secteur tertiaire, je ne sais pas si vous avez suivi, mais on a vécu un épisode
15:00à la Défense où le réseau de froid n'arrivait plus potentiellement à fournir la puissance nécessaire pour rafraîchir les
15:06immeubles.
15:06Et pourtant, il est costaud.
15:08C'est plutôt complètement vitré, qu'on a créé dans les belles années, en se disant, c'est bien, on
15:12a de la lumière, on a des belles vues, etc.
15:15Oui, mais la réalité aujourd'hui, c'est que des immeubles qui ont été conçus dans ce qu'on appelle
15:18une approche bioclimatique,
15:20avec des brises soleil, avec des façades orientées intelligemment et pas forcément plein pot, plein sud, qui capent la chaleur
15:27toute la journée,
15:28ceux-là ont réussi à passer avec des moyens techniques a priori conséquents.
15:35Pas conséquents, mais en tout cas adaptés.
15:37On parle aussi, et c'est une problématique, de la valeur, du paramètre valeur des biens, on parle aussi de
15:43l'assurance.
15:45Il y en a qui disent, bon, c'est bon, on arrête de vous assurer, ça devient vile.
15:49Arrêter d'assurer, je ne sais pas, mais en tout cas, les prix d'assurance vont augmenter.
15:52Et alors, il y a un sujet, et d'ailleurs, il y a une loi qui vient de passer, le
15:58sujet de l'assurance, c'est qu'on doit reconstruire à l'identique pour ne pas faire d'enrichissement.
16:01Le problème, c'est que quand on reconstruit à l'identique, même problème, même cause, même conséquence.
16:09Donc forcément, on va refaire le sujet et les investisseurs.
16:12Et donc, il y a une loi qui est passée pour permettre de réfléchir, à reconstruire plus intelligemment, fort heureusement,
16:19mais il n'en reste pas moins que tout ce qui existe aujourd'hui.
16:22Moi, je suis investisseur demain, je me pose la question de la capacité de mon actif à évoluer,
16:28de la capacité de mon actif, évidemment, à répondre à des réglementations que sont le décret tertiaire,
16:33parce qu'aujourd'hui, on a ça à respecter.
16:35Donc ça, aujourd'hui, c'est rentré dans les lieux communs, tout le monde regarde ces sujets-là,
16:40mais quid des travaux que je vais engager pour l'adapter au décret tertiaire ?
16:44Si, aujourd'hui, je remplace mes fenêtres, par exemple, sans réfléchir à la protection de mes fenêtres contre la chaleur,
16:50je passe à côté de quelque chose.
16:51Ça, c'est tout le métier que l'on exerce aujourd'hui au sein de notre cabinet,
16:54pour aider, justement, les investisseurs, non seulement à prévoir les plans d'action
16:58qui sont suffisamment bien dimensionnés,
17:00et les passer aux fourches codines de, effectivement, la performance énergétique, mais pas que.
17:06Vous parliez du poids carbone aujourd'hui,
17:08mais il y a le poids carbone des solutions techniques qui sont créées,
17:10et puis il y a l'adaptation au changement climatique, bien évidemment.
17:13Et puis, il y a plein d'autres problématiques qui se gèrent aujourd'hui.
17:16La question de mon investissement, c'est, très, très, très, historiquement,
17:21on disait, l'immobilier, c'est facile, c'est localisation, localisation, localisation.
17:24C'est les trois grands critères qu'il faut avoir en tête.
17:26Sauf qu'aujourd'hui, la localisation en centre-ville pose question.
17:30On a pas mal de gens qui partent des centres-villes en se disant, c'est invivable.
17:33C'est invivable parce qu'il y a beaucoup trop de personnes.
17:38On a les risques de chaleur urbaine, on a les sujets de qualité de l'air, la pollution.
17:44Qu'est-ce que je fais de tout ça ?
17:45Et on commence à voir apparaître des nouveaux lieux d'investissement
17:50où on va investir dans des lieux peut-être moins prisés avant,
17:55mais qui, eux, auront une pérennité dans le temps
17:57et vont pouvoir continuer de ramener le rendement.
17:59Allez au Cibca, le salon de l'immobilier bas carbone.
18:03Venez au sommet des investisseurs, vous en apprendrez beaucoup plus.
18:06Le sommet des investisseurs, c'est le premier jour.
18:08Ça commence à 11h jusqu'à midi et demi.
18:12On fait ça en partenariat avec l'IEIF et avec le Cibca.
18:15Et merci à Ferrielle Deriche, qui est la directrice générale du Cibca,
18:17d'offrir cette tribune pour pouvoir parler de tous ces sujets d'ampleur
18:20et faire les bons investissements demain.
18:22Merci infiniment Stéphane Carpier.
18:24Merci à vous.
18:24Enco Conseil, on passe au coffre-fort.
18:34Marion Chapelle-Masso est avec nous, Société de Carillon.
18:37Comme régulièrement, on est content de faire la rentrée avec vous, Marion, je dois dire.
18:41Ah oui ? Bonne rentrée.
18:42Voilà.
18:43C'est précisément la thématique un peu de ce coffre-fort.
18:46Ça va être, pas le coffre-fort, mais le cartable.
18:49On prépare la rentrée patrimoniale.
18:51C'est vrai que c'est toujours l'occasion d'arbitrer, de faire le ménage,
18:54de prendre un petit peu le pouls d'un certain nombre d'actifs.
18:58Mais tout ça, on a une inflation qui repart.
19:00On a des taux qui repartent.
19:03On a des banques centrales qui ne savent plus trop où elles vont.
19:06On a l'or qui est en train de reprendre une sacrée valeur.
19:09Même le bitcoin en profite.
19:11On a l'impression de faire une rentrée où le paradigme a encore une fois complètement changé.
19:15Est-ce que c'est ça que vous ressentez dans l'état d'esprit des investisseurs
19:20qui doivent commencer un petit peu à venir vous voir pour la rentrée,
19:23pour savoir ce qu'ils font un petit peu de leur argent ?
19:24Est-ce qu'il y a un certain nombre de sujets d'inquiétude qui se posent plus que les autres
19:28?
19:28Là, c'est encore un peu tôt pour témoigner de la rentrée officielle.
19:33Ils ne sont pas encore tous rentrés.
19:34Il y a encore beaucoup de personnes qui sont en vacances
19:35et puis concentrées sur la rentrée, notamment des enfants.
19:38Mais c'est vrai qu'on constate en cette période du mois de septembre,
19:42généralement, les mois de septembre, de toute façon, sur les marchés, sont toujours un peu houleux.
19:46On craint beaucoup de choses quand on arrive à un mois d'août
19:50qui a été plutôt clément sur certains plans et pas sur d'autres.
19:54Et c'est vrai qu'on constate qu'on accumule beaucoup de placements au fil des années,
19:59mais qu'on oublie de vérifier s'ils correspondent encore à nos projets.
20:02Et en fait, on se retrouve notamment avec des allocations d'actifs
20:07qui, en fonction des versements programmés qu'on a pu effectuer sur les contrats
20:11et donc investis, c'est versement programmé,
20:13comme on le préconise assez souvent sur cette antenne, sur des actions.
20:16On se retrouve avec un placement qui est très risqué
20:19alors qu'on avait, par exemple, un profil équilibré.
20:21Et donc, un des premiers conseils de rentrée,
20:23c'est faire le point sur les allocations des portefeuilles,
20:26des contrats d'assurance-vie qui sont en compte.
20:28Est-ce qu'ils sont toujours adaptés à notre profil investisseur ?
20:32Et ensuite, il faut faire le point sur les projets.
20:35Qu'est-ce qu'on a eu ?
20:36Parce que souvent, l'été, Antoine, on a des nouvelles idées.
20:39On se dit, tiens, on va changer de résidence principale.
20:41On se dit, on a des enfants qui entrent faire des études.
20:46Et on a un peu plus de clarté au mois d'août
20:48sur combien ça va nous coûter en fonction des choix de chacun.
20:52Et donc, c'est vrai que c'est le moment, vraiment,
20:57de refaire un point sur son budget.
20:58Et je crois que le premier conseil, en fait,
21:01j'en avais quatre sur cette rentrée,
21:02le premier, c'est de faire le point sur ses liquidités, en fait.
21:05Et de se dire, on va regarder l'argent qui dort.
21:10Oui, parce qu'il roupille cet argent.
21:13Mais il roupillait sans rien rapporter il y a quelques mois.
21:17Là, avec la montée naturelle des taux,
21:20ce n'est pas la même chose.
21:21Donc, il faut être précis, là, sans doute.
21:23Non, mais bien sûr, parce que d'abord,
21:25on a de l'inflation qui remonte.
21:27De l'argent qui dort, évidemment,
21:30par phénomène inflationniste, on en perd.
21:33Et c'est vrai que, je reviens souvent
21:35sur la pédagogie de l'investissement.
21:37À l'école, on nous apprend à travailler à l'école
21:41pour gagner un salaire, d'accord ?
21:42Mais on ne nous apprend jamais
21:43à ce que l'argent travaille pour nous.
21:46Et ça, c'est un phénomène
21:48qui est assez important de comprendre.
21:51Et donc, les liquidités, là, il est temps.
21:53Les fonds euros redeviennent un peu cléments.
21:56Je pense qu'on n'a pas encore eu réellement d'offres
21:59de nos partenaires assureurs,
22:00mais je pense qu'ils vont se mobiliser sur la rentrée.
22:03Vous en parliez avec Christian Fontaine, je crois, récemment.
22:07Il va y avoir aussi, évidemment,
22:10les taux des rendements bancaires.
22:13Donc, on place les liquidités
22:18dont on n'a pas besoin.
22:19Et même celles dont on a besoin,
22:20peut-être que c'est à trois mois,
22:21à horizon deux mois.
22:23Mais on essaie de...
22:25Et puis, peut-être, évidemment,
22:27qu'un conseil peut nous aider,
22:29un conseil en gestion de patrimoine,
22:30en gestion privée,
22:31peut nous aider à faire le point.
22:35C'est vrai, d'autant plus que...
22:37Et c'est vrai que pas mal de gestionnaires
22:39et même le bon sens
22:41veulent que c'est toujours bien
22:42de retrouver des vieilles choses
22:44qui ont beaucoup rapporté.
22:46C'est le secret de la bourse.
22:47On regarde son P1, on fait...
22:48On ne l'a pas regardé depuis six mois.
22:50On voit que ça...
22:51Même si, à la radio,
22:52on entend parler de crises,
22:55de problèmes, de doutes, etc.
22:58Ce n'est pas le cas
22:59de tous les vieux placements.
23:01Il y en a qu'on a dans un coin
23:02qui ont peut-être perdu de la valeur,
23:04qui sont peut-être pas très performants,
23:07alors qu'ils pourraient l'être beaucoup plus.
23:08Et là aussi, c'est l'occasion
23:09de regarder un petit peu,
23:10de soulever le capot.
23:11Eh bien oui, parce qu'un placement ancien
23:14ne veut pas dire
23:14un bon placement systématiquement.
23:16mais d'ailleurs, ni un mauvais.
23:18Il faut absolument faire le point
23:21sur ces vieux contrats.
23:22Et notamment,
23:23ça concerne l'assurance-vie.
23:25Pourquoi ?
23:25Parce qu'il y a un critère
23:26d'antériorité fiscale
23:28quand on ouvre un contrat
23:28d'assurance-vie.
23:29En fonction du moment
23:30où on l'a ouvert,
23:31on a une fiscalité qui en découle.
23:33Et donc, une fiscalité
23:34à l'impôt sur le revenu
23:35en cas de retrait
23:35et une fiscalité successorale
23:37en cas de décès.
23:38Et donc, cette partie-là
23:40sur l'assurance-vie
23:41est importante.
23:42Donc, on pense que
23:43parce qu'on a une antériorité fiscale
23:47antérieure ou ancienne,
23:49notre placement est top.
23:50Sauf qu'il faut quand même
23:52checker, vérifier les frais
23:54qui peuvent être importants
23:57parce que les vieux contrats
23:58étaient plus chargés
23:59que ceux de désormais.
24:00Et surtout,
24:01que ces contrats-là
24:03peuvent offrir
24:04une gamme financière dépassée.
24:06Et donc, sur lesquels
24:07on ne peut pas ajouter,
24:09par exemple, d'ETF
24:10ou d'actions nouvelles
24:12ou diversifiées
24:14comme on pourrait le faire.
24:15Et donc, c'est des contrats
24:16qui finalement
24:19végètent
24:19et sont peut-être
24:20ponctionnés par les frais
24:22sous prétexte
24:23de conserver
24:23une antériorité fiscale.
24:25À l'intérieur de votre méthode,
24:26il y a aussi
24:27l'allocation des contrats
24:29et compte-titres.
24:31Là, il s'agit de quoi ?
24:33Parce que le compte-titres,
24:35c'est vrai que ça faisait
24:36un moment qu'on n'en avait pas parlé.
24:38Et là, on vérifie quoi exactement ?
24:40Là, on vérifie encore une fois,
24:43c'est ce que je disais en préambule,
24:44que l'allocation est bien investie.
24:47Parce qu'en fait,
24:48le compte-titres,
24:49on a pu investir,
24:51prendre des positions
24:52au moment où on l'a ouvert,
24:53par exemple,
24:54en disant
24:55je prends deux, trois actions
24:57parce que...
24:58Je me les mets de côté.
24:59Je me mets de côté.
25:00Et puis c'est souvent,
25:00c'est aussi un réflexe,
25:02et j'en parle assez sereinement,
25:04en septembre,
25:05on a le même réflexe en janvier.
25:07On s'est souvent retrouvé en famille
25:09au mois d'août.
25:10Et il y a l'oncle,
25:12le cousin,
25:13tout le monde a donné son avis
25:14sur ce qu'il faisait, etc.
25:15Vous avez ouvert un compte-titres
25:17en rentrant en septembre.
25:19Vous avez investi sur ce qu'on vous avait dit,
25:21et vous l'avez oublié.
25:23Et là,
25:24en réalité,
25:26c'est
25:26gare au placement tiroir.
25:28Gare au placement tiroir.
25:29Ça, c'est votre dernier conseil.
25:31C'est quoi un placement tiroir ?
25:32Le placement tiroir,
25:33c'est-à-dire,
25:34c'est j'ouvre un compte-titres
25:35parce qu'on m'a dit
25:35qu'il fallait le faire,
25:36j'ouvre un PEA
25:37parce que mon banquier m'a appelé,
25:38c'est super,
25:39j'ouvre un PER
25:40parce que je veux épargner
25:41pour ma retraite,
25:42et je me retrouve
25:43avec pléthore
25:44de contrats,
25:46de solutions.
25:47Mais il n'y a pas de stratégie derrière.
25:49Sans fil rouge,
25:50sans stratégie patrimoniale,
25:51sans horizon de placement,
25:53sachant qu'évidemment,
25:54dans une vie d'investisseur,
25:56on a des moments
25:58où on a besoin
25:59de plus de liquidité
26:00que d'autres.
26:00On a une partie
26:02de notre épargne
26:03qui doit être attribuée
26:04à du long terme
26:05pour notamment
26:06une organisation de retraite,
26:08etc.
26:09Et donc,
26:10en planifiant
26:11et en ayant
26:12une stratégie patrimoniale,
26:14ça permet aussi
26:14de contrôler
26:16un peu tous
26:16ces placements tiroirs
26:19qu'on a ouverts
26:20à droite à gauche
26:21et de remettre un peu,
26:23dépoussiérer tout ça,
26:23on va dire.
26:24Autour d'une vraie stratégie,
26:25on ne le dira jamais assez
26:27et toujours utile évidemment
26:28de faire le point
26:29avec votre professionnel,
26:30que ce soit votre banquier,
26:31votre conseiller en gestion
26:32de patrimoine,
26:33votre notaire aussi.
26:34On a parlé de tout le monde,
26:35il y a eu tous les métiers
26:36dans cette émission.
26:37Marion Chapelle-Masso,
26:38merci infiniment
26:39d'avoir été avec nous,
26:41Société de Carillon.
26:42On se retrouve demain
26:43pour une prochaine édition
26:45de TPI
26:46et d'ici là,
26:46je vous retrouve
26:47à 16h
26:49pour
26:51BFM Bourse
26:51aux côtés de Guillaume Sombraire
26:53tout à l'heure.
26:55Tout pour investir
26:57sur BFM Business
26:58BFM Business
26:59Sous-titrage Société Radio-Canada
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