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  • il y a 6 semaines

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00:00On est donc avec Moïse Mitterrand et ça nous fait très plaisir que vous soyez avec nous.
00:03Vous avez donc écrit ce livre « État partout, à justice nulle part »
00:06et vous êtes d'inspiration libérale lorsqu'on lit effectivement ce manifeste.
00:12Vous êtes chef d'entreprise et finalement vous arrivez après une discussion
00:14d'une heure que nous avons eue où à chaque fois qu'on disait quelque chose,
00:18je parlais des allocations familiales pour les plus aisés,
00:21Eugénie disait non, il faut les garder pour tout le monde.
00:24Moi ça me paraît invraisemblable que moi je n'ai pas à recevoir d'allocations familiales.
00:28Je n'en ai pas besoin et je trouve que justement quand on parle d'efforts à faire, ça me
00:32paraît évident.
00:32Et puis je parlais de la rupture conventionnelle qu'il fallait stopper
00:36parce qu'il y a des priorités, ça serait très bien si on en avait les moyens
00:39mais on n'a plus les moyens, donc quelqu'un qui n'est pas content,
00:42qui est dans son entreprise, il reste dans son entreprise.
00:46Il n'a pas à quitter son entreprise ou s'il quitte son entreprise,
00:48il prend ses responsabilités, il n'a pas été au chômage et ce n'est pas à moi de le
00:51payer.
00:51Donc c'est intéressant que vous arriviez à ce moment-là.
00:54Et votre livre je le trouve formidable.
00:56Pourquoi vous l'avez formidable ?
00:57Parce que vous mettez de la rationalité et de l'intelligence là où on n'en parle jamais.
01:01Exemple, vous dites confisquer l'intégralité des 500 plus grandes formules d'une de France
01:05couvrirait à peine 8 mois de dépenses publiques.
01:09Si l'on pousse encore le curseur plus loin
01:11et que l'on envisage de saisir 100% du bénéfice annuel de toutes les entreprises de France,
01:18des plus importantes jusqu'aux plus petites,
01:20cela couvrirait tout juste 2 mois de dépenses publiques.
01:23À supposer que ce soit même possible, aucun problème budgétaire ne serait durablement réglé.
01:28Et cela détruirait au passage l'économie de l'État de droit.
01:31Donc quand j'entends M. Valigny et souvent les socialistes dire qu'il faut faire des efforts, etc.,
01:36vous dites que c'est parfaitement irrationnel, que ça n'a pas de sens.
01:40Merci de m'avoir invité.
01:42Je dis qu'on ne s'en sortira pas par l'impôt.
01:45Effectivement, il faut regarder où est l'argent.
01:47Si vous prenez la totalité des dépenses publiques et que vous le divisez par le nom de nos ménages,
01:52votre forfait État français, le forfait que vous réglez à l'État français pour être un citoyen,
01:56il est de 55 000 euros par ménage par an.
01:59Alors que les profits des entreprises privées dont on parlait à l'instant,
02:03c'est 6 000 euros par ménage par an.
02:06Donc l'argent, il n'est pas là.
02:07Mais j'ai suivi la fin du débat que vous aviez ensemble juste avant mon intervention
02:12et je trouvais intéressant de savoir que finalement, comme il n'y a plus d'argent,
02:15il va bien falloir faire des économies quelque part.
02:16Mais ce n'est pas notre démarche.
02:18C'est une démarche de se dire que l'impôt doit être minimal.
02:21Parce que l'impôt, c'est l'exercice du monopole de la violence détenu par l'État
02:27pour obtenir d'une partie de la production de richesse d'un individu.
02:30Et donc c'est une responsabilité très très grande de la part des gouvernants.
02:34et il ne doit pas être fait de façon trop légère.
02:37Et donc cet impôt, il doit être minimal pour assurer les fonctions où l'État est indispensable.
02:42Mais on ne doit pas se dire, on fait des économies ici ou là parce qu'on n'a plus
02:44les moyens.
02:45On n'a jamais véritablement les moyens.
02:46Puisqu'on ne doit pas lever plus d'impôts que ce qui est absolument nécessaire
02:49pour faire les choses où l'État est indispensable.
02:52Alors pendant que vous parlez, il y a le gardien du cimetière de Jarnac
02:56qui vient de me dire qu'il y a quelqu'un qui vient de se retourner dans la chatte.
03:00Là, il s'est passé quelque chose.
03:03Et vous savez, j'adore l'intelligence artificielle.
03:07Et tout à l'heure, avant l'émission, j'ai dit
03:09tiens, on va interroger, si j'ose dire, l'intelligence artificielle.
03:12On reçoit Alboïse Mitterrand et imaginez les questions que je pourrais lui poser.
03:17On en est là parfois, les journalistes.
03:18Bon, la première question qui sort, c'est l'intelligence artificielle.
03:22Ce n'est pas moi qui la pose.
03:24Vous êtes le petit neveu de François Mitterrand
03:26et vous défendez exactement l'inverse de ce qu'il incarnait politiquement.
03:29Est-ce une forme de revanche familiale ?
03:32Ce n'est pas moi qui pose la question.
03:35Il n'est pas posé très bien de questions.
03:36Mais c'est ça qui est sidérant.
03:38Dans le cimetière de Jarnac, il y a beaucoup d'autres personnes
03:41qui sont enterrées que François.
03:42D'autres personnes de cette famille.
03:44Et cette famille, elle a une longue histoire qui n'est pas qu'une histoire de gauche.
03:47Et François lui-même, avant la guerre...
03:49Il était même plutôt à droite.
03:51Il n'avait pas de sensibilité.
03:51François, comme vous dites, il était plutôt à droite.
03:53Alors François, je ne suis pas son intime.
03:55Moi, je l'ai vu trois fois dans ma vie.
03:56En revanche, j'étais très proche de Frédéric, qui est mon oncle,
03:58qui était merveilleux, avec qui on avait une relation intime.
04:01Alors vous, vous êtes sur la lignée de Robert, Robert Mitterrand.
04:05Absolument.
04:05Et votre grand-père ?
04:06C'est mon grand-père, oui.
04:07Votre grand-père.
04:08Robert, qui était sans doute, d'ailleurs, qui ressemblait physiquement,
04:10c'était incroyable, comme il ressemblait à François Mitterrand.
04:13Ils se ressemblaient tous, les huit, honnêtement.
04:15Mais il y a un air de famille chez vous aussi.
04:17Frédéric, plutôt, non ?
04:18Oui, Frédéric, c'est vrai, mais il y a quand même un air de famille.
04:20Robert était très proche.
04:22Robert était le frère ennemi, me semble-t-il, de François.
04:25Et donc, vous, vous êtes votre père.
04:29Il a fait X également, je crois ?
04:31Exactement.
04:31Parce que dans la famille, visiblement, les études sont assez performantes.
04:34Vous-même, vous êtes passé par...
04:37J'ai fait une école de commerce.
04:39C'est presque une déception familiale.
04:41Mais bon, on ne peut pas tous faire l'X de génération en génération.
04:43Et vous dites que vous n'avez rencontré que trois fois François Mitterrand.
04:46Vous êtes né en 1980.
04:48Absolument, non.
04:49Mon père était déjà d'une génération après lui.
04:52Puis François Mitterrand était président pendant toute mon enfance.
04:54Donc, il n'était pas hyper disponible pour rencontrer ses petits-nveux.
04:57C'est une famille assez nombreuse.
04:58Bon, alors, j'ai quand même préparé quelques questions auxquelles j'ai pensé tout seul.
05:02C'est vrai que vous dites, par exemple, l'État français est démesuré.
05:04Donc, qu'est-ce qu'on supprime demain matin ?
05:08En fait, si vous m'y autorisez, je commence par le titre « État partout, justice nulle part ».
05:14D'abord, ça vient d'une transformation d'un mot de Victor Hugo en 1851.
05:19Il commençait à pressentir l'autoritarisme de Napoléon III.
05:22Et il dit « Je caractérise ce gouvernement par un mot, police partout, justice nulle part ».
05:27C'est devenu un slogan des mouvements anarchistes et ensuite de mai 68.
05:33Donc, on l'a transformé en « État partout, justice nulle part » pour rendre un hommage à Victor Hugo.
05:38Il le sentait bien d'ailleurs parce que c'était en juillet 1951.
05:41Et Napoléon III a fait son coup d'État en décembre 1951.
05:44Donc, il était pressien.
05:46Et en fait, la raison pour laquelle on écrit « État partout, justice nulle part »
05:49et pas « État partout, richesse nulle part »
05:52ou « État partout, vous perdez votre argent » ou que sais-je,
05:54c'est parce que ce qui nous révolte, c'est les injustices que ça crée.
05:58C'est le fait que, par exemple, la plus grande injustice qu'il soit,
06:02c'est une personne au SMIC qui est promue, qui est méritante
06:07et qui ne bénéficie d'aucun gain de son travail supplémentaire.
06:11Puisqu'une personne au SMIC, je ne sais pas si tout le monde s'en rende compte autour de cette
06:15table,
06:16qui est augmentée, comme les cotisations patronales sont progressives,
06:20comme il y a beaucoup d'effacement des cotisations au niveau du SMIC
06:23et comme il va perdre un certain nombre de primes
06:24qui sont concentrées sur les gens qui sont au SMIC ou en dessous du SMIC,
06:29en fait, il va payer un impôt potentiellement même supérieur à ce qu'il va gagner en salaire.
06:33Donc, quand vous avez un système qu'on soit ça, vous savez qu'il est défaillant.
06:37Mais oui, mais on le sait, on sait tout ça.
06:39Et c'est ça qui est invraisemblable.
06:41Donc, ça, c'est la première des injustices.
06:43Pardonnez-moi de vous interrompre.
06:44Non, je vous en prie.
06:44C'est important de faire un tour d'horizon, un peu une anaphore des injustices que cet État omniprésent crée.
06:51La seconde que j'ai citée...
06:52Donc, encore une fois, ce monsieur ou cette dame au SMIC va payer plus d'impôts
06:56que Bernard Arnault, que Kylian Mbappé, que moi, que vous, que nous tous.
07:00Proportionnellement.
07:02Non, proportionnellement évidemment, pas en euros.
07:04Mais pour lui, en plus, le coût d'effort de l'impôt est beaucoup plus important
07:07parce qu'à 1460 euros, c'est très différent que Kylian Mbappé à 30 millions d'euros par an.
07:11Savoir s'ils payent 50 ou 51, ça ne change pas grand-chose, même 74.
07:15Deuxième injustice qu'on s'est noté, la mortalité infantile.
07:18La France est 23e sur 27.
07:20Ça, c'est les personnes les plus vulnérables qu'elles soient, c'est un nouveau-né.
07:22On est 23e sur 27 en Europe.
07:24On est à deux fois les meilleurs.
07:25C'est vrai.
07:27Évidemment, les attentes aux urgences.
07:28Plus une heure en l'espace de 13 ans.
07:30On est passé de 2h15 à 3h10.
07:33Une personne de plus de 75 ans, si vous avez certains retraités parmi vos auditeurs,
07:37une personne de plus de 75 ans, le temps d'attente médian, c'est 6 heures.
07:40Ça, c'est un constat.
07:41Donc ça, ce sont des injustices que crée l'État omniprésent.
07:45Sur la mortalité infantile, juste un mot, c'est essentiellement dû à l'immigration.
07:51C'est-à-dire à des femmes d'origine immigrée qui viennent en France.
07:53Et c'est ça qui fait grimper la mortalité infantile.
07:55Donc, ce n'est pas forcément dû à la défaillance de l'hôpital public.
07:58Mais ces enfants-là, il n'y a pas plus de raisons qu'ils...
08:02Bien sûr, je veux dire, c'est des conditions, effectivement...
08:05Et je ne sais pas dans quelle mesure, si vous prenez un ratio...
08:08Alors, j'adore les maths.
08:09Un ratio de la population immigrée, la surmortalité infantile immigrée.
08:13Est-ce que vraiment c'est supérieur ?
08:15Est-ce que vraiment c'est tellement supérieur que ça existe et explique la différence ?
08:18J'en suis pas certain.
08:19Les enfants français en dernier en maths.
08:21Les incendies qui sont gérés avec deux fois moins de Canadair qu'il y a 20 ans.
08:24Les dossiers pédocriminels en souffrance.
08:26On découvre tout d'un coup qu'il y en a 85 000.
08:28Non, mais c'est notre émission tous les matins, donc...
08:32Donc, ce sont une litanie d'injustice...
08:35Mais bien sûr !
08:35...qui fait que cet état où on voudrait juste faire des économies
08:38et des petits changements paramétriques ne fonctionnera pas.
08:41Mais alors, moi, il y a des choses qui m'ont intéressé, je vais les lire.
08:43Un Danois aussi vit bien mieux qu'un Français avec un salaire médian de 3 400 euros par mois.
08:48Écrivez-vous, si notre économie était aussi florissante qu'aux Pays-Bas,
08:51nous gagnerions 25% de pouvoir d'achat, aurions deux mois de vacances en plus des congés actuels
08:56ou partirions à la retraite à 55 ans.
08:58Vous écrivez ça.
08:59Vous écrivez également, en plus de notre argent, l'État gaspille notre temps.
09:03Des administrations que nous finançons, réglementent à plein temps avec constance.
09:0867 000 pages par an au journal officiel.
09:10Songez aux heures qu'un agriculteur passe à remplir des déclarations,
09:14des registres d'identification animale, des cahiers sanitaires
09:18et à adapter son matériel aux dernières exigences d'une commission
09:20et d'une direction éloignée de son quotidien.
09:23Le premier reproche que je fais à Emmanuel Macron,
09:25c'est de ne pas avoir fait la réforme de l'État.
09:27Mais j'ai l'impression aujourd'hui que c'est un monstre.
09:30Oui, c'est ça.
09:31C'est un monstre.
09:32Alors j'entends ce que vous dites,
09:34mais j'ai peur que cet abus de normes,
09:37cet abus d'administration, etc.
09:39Ils se sont fait un système pour eux,
09:41les petits hommes gris.
09:43Ils se sont coupés, effectivement,
09:46de la volonté parfois des Français.
09:48Bruxelles aussi, de la même manière.
09:49C'est une technocratie qui est en classe.
09:52Et j'ai l'impression que tu ne peux rien faire.
09:54Je crois que votre chroniqueuse a dit un mot que j'ai retenu
09:56et que je trouvais très fort.
09:57C'est que la France ne va peut-être pas assez mal pour aller mieux.
10:00Si je ne me trompe pas.
10:00Oui.
10:01Je crois que ça vient de vous.
10:02Oui, mais alors ça, la politique du pire, ça me...
10:05Ce n'est pas impossible.
10:06Mais donc, pour passer aux solutions,
10:08vous avez raison, c'est qu'aux grands mots, les grands remèdes.
10:10Oui.
10:10Donc nous, on fait le constat que les mots de la France
10:12sont profonds, structurels et importants.
10:14Oui.
10:15Pas dramatiques, pas cataclysmiques, mais importants.
10:17Et pour ça, on ne résoudra pas par des solutions paramètres.
10:20Donc il faut renverser la table.
10:21Donc il faut renverser la table.
10:22Changer de logistique.
10:22Pour faire des changements profonds.
10:23D'accord.
10:24Alors, par exemple...
10:24Si je fais une liste de changements profonds,
10:26là aussi assez simple,
10:27on passe de 40 ministères en moyenne dans les dix dernières années à 7.
10:30On les a listés dans le livre.
10:31On prend 7 ministères.
10:327 ministères.
10:33Très bien.
10:33Ce que vous imagineriez, si jamais vous les listiez tout seuls,
10:36sans jamais...
10:37Donc éducation nationale, justice, économie, finance...
10:40Comme Millet.
10:41Bon.
10:41Exact.
10:42Non mais bon, par exemple, ministre...
10:44Millet, il y en a 9.
10:45Non mais vous avez raison, ministre des sports,
10:46par exemple, il n'y a pas de ministre des sports aux Etats-Unis,
10:49ça ne leur empêche pas d'avoir les meilleurs meilleurs édails aux Jeux Olympiques.
10:53Il y a du sport sans avoir besoin d'un ministre.
10:55Je suis d'accord.
10:56Et la jeunesse n'a pas besoin d'être jeune,
10:58enfin peut-être jeune, c'est ministre.
10:59Non mais ils se sont fait un système pour eux.
11:01Et donc, mais ce qui n'empêche pas que...
11:03Il faut caser des amis.
11:04Oui, donc ça, moins de ministères.
11:06Mais bon, c'est pas ça qui va changer les choses en même temps.
11:07On est passé à travers la totalité des 1100 fameux opérateurs,
11:10qui sont en fait des agences, des hauts conseils, des hauts commissariats.
11:12Il y en a 1104 qu'on a...
11:13Là, vous les enlevez toutes.
11:14Là, il y en a...
11:15Non, on en garde 303,
11:16parce que là-dedans, vous avez Météo France.
11:17Oui.
11:17Vous avez les universités, vous avez des...
11:19Les autorités administratives, vous les enlevez.
11:21Donc, les autorités...
11:22Elles n'ont aucune légitimité démocratique.
11:24Par exemple, l'ARCOM n'a pas de légitimité démocratique.
11:27Moi, je n'ai rien contre l'ARCOM.
11:28Ça s'appelle l'agencification,
11:29qui se passe depuis une trentaine d'années.
11:31Et en fait, ce qui est terrible,
11:32c'est que l'État dont vous parliez, qui est un monstre,
11:34l'État, c'est notre protecteur.
11:35On en a absolument besoin.
11:36L'État, on veut l'aimer.
11:38L'État, c'est le protecteur de nos droits et libertés.
11:40C'est celui qui nous protège de l'ordre.
11:41Et à l'arrivée, vous avez chiffré des économies que vous faites ?
11:44En termes de milliards ?
11:46Absolument.
11:46Ça représente 236 milliards.
11:48Si on les résume en deux catégories,
11:52c'est qu'on arrête...
11:53On fait vraiment une ligne de partage
11:54entre ce qui est indispensable et ce qui est facultatif.
11:56Ben oui.
11:56Mais par exemple, la rupture conventionnelle
11:58dont je parlais tout à l'heure,
11:59ça coûte 10 milliards.
12:00Ça, c'est un exemple...
12:01Moi, j'aime bien les exemples concrets.
12:02Est-ce que vous l'arrêtez ou pas ?
12:04La rupture conventionnelle,
12:06dans quelle catégorie elle tombe ?
12:07Sans doute qu'on l'arrête, oui.
12:08Sans doute qu'on l'arrête.
12:11Alors, de toute façon,
12:11ce n'est pas vraiment une démarche
12:12de est-ce qu'on arrête et est-ce qu'on n'arrête pas.
12:13Ça coûte de l'argent.
12:14On part des...
12:15Monsieur Proust, si vous m'y autorisez,
12:17on part des 76 codes de loi,
12:19des 50 millions de mots d'endroits applicables,
12:21et on se dit,
12:22ben tout ça, il faut réécrire.
12:23Il faut que les démocraties,
12:24de temps en temps,
12:24fassent l'exercice,
12:25de se dire,
12:26ben on a eu 70 ans de pays de prospérité,
12:27on a eu la faculté de compliquer
12:29beaucoup, beaucoup le système,
12:30il faut qu'on repasse à travers
12:31et qu'on le réécrive.
12:32En respectant les prescriptions européennes ?
12:34Chaque...
12:35Alors, moi je renvoie,
12:36alors c'est un peu technique
12:37et on ne va pas prolonger trop la discussion
12:39parce que les chiffres,
12:40je sais que les uns et les autres
12:41sont parfois perdus.
12:42Ils ont compris l'idée de votre livre
12:45et je renvoie
12:45Etat partout, justice, nulle part.
12:47Bon, chaque nom a une histoire
12:48et puis chaque prénom parfois a une histoire.
12:52Moïse, j'imagine que ce prénom
12:54a une histoire dans votre famille
12:55et pourquoi il a été choisi ?
12:56Ah non, il n'a pas d'histoire dans ma famille.
12:59J'ai une mère vraiment originale,
13:00vraiment surprenante
13:01et donc elle a appelé un de ses fils
13:03Vendémière,
13:04le mois d'octobre révolutionnaire,
13:05il faut y aller.
13:07J'ai une sœur qui s'appelle Antigone
13:08et donc moi je l'ai héritée de Moïse,
13:10ça ne sera pas si mal.
13:12On dirait le début d'une blague,
13:14le prophète et le président.
13:17Elle est toujours de ce monde, votre mère ?
13:18Elle est toujours de ce monde.
13:19J'étais aux urgences récemment avec elle,
13:21elle a plus de 75 ans.
13:22Elle est jeune, 75 ans aujourd'hui.
13:247 heures.
13:24Et d'ailleurs, si on attend,
13:25ce n'est pas la faute des infirmières
13:26qui sont remarquables,
13:27et on était dans l'hôpital public,
13:29tout le monde s'est agité
13:29autour de nous remarquablement.
13:32Donc voilà.
13:33Mais je me disais,
13:33il y avait peut-être une histoire,
13:34vous avez peut-être été sauvé,
13:35je ne sais pas.
13:36Elle prétend que c'est sauvé
13:37des eaux à la naissance,
13:38mais si vous voulez,
13:39le lien est quand même assez ténu.
13:40C'est une originale.
13:42En tout cas,
13:44on salue Vendémière,
13:46je ne sais pas ce prénom.
13:49Antigone.
13:49Et Antigone, c'est génial.
13:51Qui se battait pour la dignité
13:53contre l'absolutisme du pouvoir.
13:55Et comment ?
13:57Et comment ?
13:58Si vous m'y autorisez,
13:59non.
14:01Parce que je voudrais avancer.
14:02Les 236 milliards,
14:03ce qu'il faut,
14:03c'est les rendre aux Français.
14:04C'est la grande institution.
14:06Bien sûr.
14:06Parce qu'on ne fera pas
14:08ces modifications
14:08pour des économies.
14:09Ce qui compte,
14:10c'est de les rendre aux Français,
14:11c'est la garantie
14:12que l'État est sur la voie
14:13de la guérison.
14:14Bon, en tout cas,
14:14vous êtes un libéral
14:15et ça, c'est un discours
14:17qui peut plaire.
14:17On va faire la campagne
14:18de l'ISNAR, alors ?
14:20Effectivement,
14:20on doit être 100
14:21à porter ce message
14:22sur les plateaux.
14:23Donc aujourd'hui,
14:24on est quelques-uns
14:24et je suis sûr
14:25que ce seraient
14:26des millions de Français
14:26derrière nous.
14:27de l'ISNAR.

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