00:00Je vous rappelle que donc Astrid Rouch est avec nous, la plume est le prince, elle a été à l
00:04'Elysée,
00:04on parlera tout à l'heure des coulisses du pouvoir et puis des discours, comment on fabrique un discours,
00:09et puis entre ce que vous écrivez et ce que dit le Président, est-ce qu'il y retouche votre
00:14copie si j'ose dire,
00:16ou est-ce que ce sont vos mots qu'il dit entièrement, on a beaucoup de questions à vous poser,
00:20bien sûr,
00:21mais je voulais vous faire écouter d'abord Philippe Baptiste qui est le ministre de l'enseignement supérieur
00:26qui était ce matin sur Public Sénat et qui a parlé effectivement du niveau qui baisse,
00:32et visiblement cette parole sera commentée aujourd'hui.
00:38Je pense que quelque part le bac est probablement une condition nécessaire et suffisante aujourd'hui.
00:43Oui mais il y a un taux d'échec dans les études supérieures qui est élevé.
00:45Mais je pense qu'il faut qu'on réfléchisse et peut-être qu'il faut mettre des années de propédotique,
00:49des années de rattrapage, post-bac, pour un certain nombre de bacs en tout cas,
00:52pour être sûr que les gens qui s'engagent dans des études supérieures aient les moyens de réussir.
00:58Parce que sinon c'est une fausse promesse qu'on fait, c'est une hypocrisie.
01:01Et donc je crois vraiment que ce sujet-là, encore une fois,
01:04ce n'est pas une réforme qui sera mise en place dans les mois qui viennent,
01:06mais je crois que ces questions-là, elles doivent être discutées.
01:10Elles étaient discutées avant, c'était un examen de la troisième à la seconde,
01:14tout le monde ne passait pas en seconde, hélas, tout le monde ne peut pas avoir le bac.
01:17Mais ça ne veut pas dire que tu es moins intelligent d'ailleurs,
01:20simplement que tu n'es pas doué pour faire des études.
01:22Ce serait des années après le bac, mais ça reste du niveau par le bac.
01:26Ils étendaient le temps d'apprentissage pour un niveau avec en plus une société.
01:30On parle énormément de quand on commence à travailler, là ça va être encore plus long.
01:34On va entrer encore plus tard sur le marché du travail.
01:36Mais c'est une usine à gaz.
01:37Autant redemander une exigence dans les années lycées et collèges.
01:40Mais tout ça, en fait, c'est des petits hommes gris.
01:43Tout ça et la maternelle à un an, on est servi.
01:46Oui, mais justement, tout à l'heure avec Astrid Rocher,
01:48on pourra lui poser ces questions.
01:50Elle était au cœur du pouvoir.
01:52Pourquoi est-ce qu'ils font n'importe quoi, Astrid Rocher ?
01:54La question n'est pas large.
01:56Si je le savais, je serais président de la République à l'heure actuelle, je crois.
01:58Non mais c'est intéressant.
01:59Pourquoi ? C'est pour faire de la com', pourquoi ils font n'importe quoi ?
02:02Pourquoi cette annonce ridicule de dire après le bac,
02:06avant d'aller dans le supérieur, on va faire de nouvelles études ?
02:09Ça n'a pas de sens, c'est idiot.
02:10Alors je pense qu'il y a une prime à l'annonce fracassante
02:12et il y a une prime à la nouveauté qui pousse les gens à s'imaginer
02:15que si ce n'avait pas été dit avant, ils ont un créneau et ils ont un couloir.
02:19Une étude inverse de l'attitude d'humilité qui consiste à se dire
02:22si depuis 100 ans on n'a jamais pensé à cette solution,
02:24attention, méfiance, c'est peut-être des difficultés que je n'ai pas encore vues.
02:27D'où la maternelle à un an.
02:30Exactement.
02:31Quel était le ministre qui avait dit que c'était pour retirer l'enfant
02:34à toutes les prédestinations familiales ?
02:36Je pense que c'est partie de cette logique.
02:37C'est Vincent Péliand qui avait dit ça,
02:38mais Bruno Le Maire a dit hier la maternelle à un an.
02:42Vous retirez l'enfant à tous les déserministes
02:43puisque vous le retirez même à ses parents.
02:45On peut retirer l'enfant dès la naissance à vos parents
02:47et puis on peut les faire élever par une collectivité.
02:51C'est ce qui se passe en Corée du Nord, je crois.
02:52C'est une dystopie, c'est la Corée du Nord
02:53ou c'est la République de Platon, c'est la même chose.
02:55Le parent n'a plus droit sur son enfant.
02:58Pascal, je peux rappeler quand même que
03:01il y a beaucoup d'entreprises
03:02qui déjà donnent des cours de français
03:06à leurs employés.
03:08Tellement ils ont des problèmes.
03:09Mais non, mais ça c'est intelligent.
03:11Oui, c'est intelligent, mais ça coûte cher.
03:13Alors franchement, c'est bien investi.
03:15Les entreprises payent pour le...
03:16Je trouve qu'on devrait traduire devant la Cour de justice
03:19de la République, tous les ministres de l'éducation nationale
03:21depuis...
03:22C'est possible.
03:25Je ne plaisante pas.
03:26Je modère le propos de M. Millet.
03:30La langue, c'est un instrument de communication.
03:33Non, oui.
03:34Non, mais ils savent très bien ce qu'ils ne font pas.
03:36Non, oui, mais pas pour les raisons que vous pensez.
03:38Est-ce que vous, vous mettez un regard complotiste là-dessus
03:40alors qu'il n'y en a pas ?
03:41Non, non, ce n'est pas complotiste.
03:42Si, parce que vous pensez qu'ils ont un intérêt à faire ça.
03:45Je pense qu'ils ne font rien.
03:47Ils n'ont pas de courage.
03:48Ils n'ont rien.
03:48Vous dites qu'ils n'ont pas de courage.
03:50Et pas simplement, ils n'ont pas de courage.
03:51Maï-Hélène Trémolet.
03:52Il y a quand même une responsabilité du politique
03:54dans ces dix dernières années.
03:55On ne prend que ces dix dernières années.
03:57Qui va continuer puisque le classement pise à sort.
03:59Et vous pouvez voir que deux ministres et ex-ministres
04:02disent n'importe quoi en un temps record.
04:04Et moi, je n'aime pas le discours
04:05selon lequel, de toute façon,
04:07Edouard Geffray, ça n'est pas de sa faute, certes.
04:09Mais c'est prédécesseur non plus dans ce cas.
04:11Et dans les faits,
04:12toutes les réponses au déclassement,
04:14à la perte de savoir et de niveau dans les écoles,
04:17toutes les réponses ont été mauvaises ces dix dernières années.
04:20Si on ne peut pas le souligner
04:21et le reprocher au ministre de l'Éducation nationale,
04:24on ne sait pas ce qu'on peut faire.
04:24Ça veut dire que le politique, en termes d'éducation,
04:27n'a plus rien à faire, plus aucun pouvoir, plus aucune puissance.
04:30Et bien, c'est très inquiétant dans notre pays.
04:32C'est gravissime.
04:35Et c'est toujours la mère des batailles d'Emmanuel Macron, etc.
04:38Mais qu'est-ce qu'il a fait de sa mère des batailles ?
04:40C'est une génération qui sera sacrifiée.
04:42Il y a une complicité de tout le système.