00:00Bonjour Arnaud Martenat, merci d'être avec nous.
00:02Bonjour.
00:02Vous êtes CEO, cofondateur d'Olenby, donc vous modernisez et vous simplifiez les avantages des salariés
00:08comme les titres restaurants, les chèques cadeaux, les chèques vacances avec un nouvel écosystème.
00:12C'est-à-dire que vous êtes capable d'identifier automatiquement les dépenses qui sont éligibles à un avantage,
00:17par exemple pour les titres restaurants. Alors expliquez-nous.
00:20Tout simplement, on a construit une infrastructure qui intègre les dépenses du quotidien des salariés
00:25avec leurs moyens de paiement, c'est-à-dire qu'ils ne vont plus avoir à prendre une carte titre
00:30restaurant,
00:31ils ne vont pas avoir de réseau limité, ils ne vont pas avoir toutes les contraintes qu'on connaît aujourd
00:35'hui
00:35avec tous les systèmes qui permettent d'utiliser ces avantages.
00:39Nous, on va tout simplement l'intégrer dans le quotidien des salariés.
00:42Ils utilisent leur carte bancaire, on identifie la transaction comme éligible à un avantage salarié et on le rembourse.
00:47Moi, c'est ça qui m'intéresse, c'est que comment vous savez que c'est éligible à un avantage
00:52salarié ?
00:53Parce qu'au milieu de toutes les dépenses qu'on fait, est-ce qu'il ne peut pas y avoir
00:55des erreurs ?
00:57Alors, on a un système qui est basé sur la reconnaissance algorithmique des transactions.
01:02Donc on va remonter les transactions bancaires qui sont réalisées par les salariés
01:05et on va tout simplement identifier le commerçant qui est derrière chaque transaction.
01:10Et en fonction de la nature du commerçant, c'est-à-dire son code d'activité administratif,
01:14on va pouvoir relier son utilisation à un avantage salarié qui va être autorisé par la réglementation.
01:20Donc le titre restaurant, ça va être un restaurant, ça va être de la grande distribution alimentaire
01:24ou des établissements métiers de bouche.
01:26Alors avec quel niveau de précision ? Parce que quand je vais au supermarché,
01:29donc là j'imagine vous analyser juste le fait que j'ai dépensé 25 euros dans telle chaîne de supermarché,
01:34mais vous ne savez pas ce que j'ai acheté.
01:36Alors il y a des produits qui sont éligibles et puis d'autres, si j'achète, je ne sais pas,
01:39de l'alcool ou du shampoing,
01:40normalement ça n'entre pas dans le cadre des tickets restos.
01:42Ça, vous arrivez à le détecter aussi ?
01:44Alors on ne rentre pas dans le détail du ticket.
01:46Au passage, vous parlez d'éligibilité des produits, ça n'est pas une loi.
01:50C'est une charte qui a été faite entre une association des émetteurs et la grande distribution alimentaire.
01:55La réglementation, c'est lié à un code d'activité du commerçant.
01:58Pourquoi ? En fait, tout simplement parce que sur la grande distribution,
02:01quand ils sont rentrés dans le système, pour calmer un peu le monde de la restauration,
02:05ils ont imposé cette charte.
02:07Mais la réalité, c'est que...
02:09Absolument, c'est pour tous les supermarchés de plus de 400 mètres carrés.
02:12Tout ce qui est en dessous, vous n'avez pas ce tri, en fait, qui est fait sur les produits
02:15éligibles.
02:15Et le commerce, il doit être affilié ?
02:17Alors, pour les émetteurs traditionnels, historiques, ce sont des réseaux fermés, affiliés.
02:23Pour notre système, ça marche via la carte bancaire.
02:25Donc, ce sont tous les établissements en France qui sont éligibles au titre de la restaurant.
02:29Moi, la question que je me posais, je trouve que le principe, le concept est intéressant,
02:32mais c'est est-ce que ça simplifie vraiment la vie ?
02:34C'est-à-dire qu'il n'y a plus de cartes, mais aujourd'hui, de toute façon, tout est
02:36dématérialisé.
02:37Là, il faut quand même que moi, le salarié, j'avance la trésorerie, je dois avancer l'argent.
02:42Il faut que j'attende que la dépense apparaisse dans l'application, puis que je la valide.
02:46Est-ce que c'est vraiment plus facile que, finalement, le fait d'avoir une carte
02:49qui est embarquée aujourd'hui sur mon smartphone ?
02:51Et au final, c'est aussi simple que de payer de manière classique, quoi.
02:54Alors, juste pour répondre à ça, il n'y a que 7% des salariés
02:58qui ont leur appli digitalisée pour les titres récents.
03:01Le reste, ce sont des cartes.
03:02Des cartes qu'on oublie, qu'on perd, qui se désactivent, et ainsi de suite.
03:04Comme une carte bleue, non ?
03:06Pardon ?
03:06C'est comme une carte bleue ?
03:07C'est comme une carte bleue, sauf que vous ne pensez pas toujours à l'avoir.
03:11La preuve, c'est que les montants s'accumulent sur les cartes de titres restaurant.
03:14Et donc ça, c'est un premier problème.
03:16Le fait est que, quand on utilise nos systèmes, vous n'avancez pas l'argent.
03:22Puisqu'en fait, on ne prélève plus la trésorerie d'avance auprès de l'employeur.
03:26Donc, le salarié, techniquement, va avoir sa fiche de salaire qui va augmenter de 100 euros net.
03:31Donc, il touche déjà une sorte d'avance sur son salaire qui va lui permettre de couvrir ses remboursements.
03:37Il n'avance pas l'argent ?
03:38Non, techniquement, il a plus d'argent en début de mois quand il va être payé par son employeur,
03:42puisque l'employeur ne va plus faire l'avance de trésorerie, ce qui quand même handicape les entreprises aujourd'hui.
03:46En revanche, une chose, c'est que vous avez accès aux données bancaires des salariés ?
03:50Alors, on passe par un fournisseur d'open banking, ce sont des sociétés qui sont accréditées par la CPR et
03:57la Banque de France.
03:58Et là, en l'occurrence, on utilise la société Linkso, qui est une fière du groupe Crédit Agricole,
04:02qui nous remonte ses transactions, avec un certain niveau de catégorie.
04:06Nous, on va après analyser dans ces catégories chaque transaction.
04:10Mais si vous voulez, la masse fait qu'on ne rentre pas dans le détail,
04:13et effectivement, on protège la transaction qui est détaillée pour le salarié.
04:17Merci en tout cas d'avoir été avec nous ce matin, Arnaud Martonat.
04:20Je rappelle que vous êtes CEO et cofondateur de l'NB.
04:24On retrouve évidemment cette interview en podcast et en replay sur l'application BFM Business.
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