00:00Je voudrais qu'on se mette, Lisa Hadev, dans l'hypothèse d'un blackout.
00:05Ce n'est pas moi qui le veux en réalité.
00:06Ce sont les consignes notamment données par Emmanuel Macron et par le gouvernement au préfet
00:12pour se préparer à une éventuelle attaque et à un éventuel blackout.
00:16Plus d'électricité à l'échelle d'une ville, d'un département, d'une région.
00:21Vous imaginez qu'il n'y ait plus de feu de signalisation, le noir complet dans les écoles,
00:25un arrêt net des métros, des trains, des ascenseurs, plus de réseaux mobiles, plus d'internet,
00:31le basculement immédiat des hôpitaux sur des groupes électrogènes en espérant évidemment qu'ils fonctionnent.
00:36Ça ressemble à un scénario catastrophe et pourtant, vous l'avez dit Maxime,
00:39c'est bien le scénario que le gouvernement va être préparé à affronter.
00:42D'abord, le gouvernement va devoir identifier nos infrastructures critiques et nos sites les plus sensibles.
00:48Autrement dit, les infrastructures de la vie quotidienne, les centrales de production d'électricité,
00:52l'approvisionnement en eau, les réseaux ferroviaires, les aéroports,
00:55mais aussi les usines et les entreprises françaises du secteur de la défense
00:58qui fabriquent des armes et des équipements.
01:00On pense évidemment à celles qui participent au soutien de l'Ukraine.
01:04Et dès la semaine prochaine, chaque préfet de département va devoir mettre en place
01:08un état-major de sécurité et de défense, en clair, une réunion d'urgence,
01:12avec autour de la table la Croix-Rouge, la protection civile,
01:15les patrons locaux des forces de l'ordre et des renseignements,
01:18l'éducation nationale et même les finances publiques.
01:21L'objectif, c'est que tout le monde soit prêt, soit réactif en cas de blackout.
01:24Et c'est le département de l'Hérault qui devrait s'y coller en premier
01:27avec un exercice de simulation pour voir en temps réel
01:30comment les autorités réagissent et ce qu'il faut ajuster et retenir de tout ça.
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