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  • il y a 10 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour d'Amaury Guillem, porte-parole de la Conférence des évêques de France, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00RMC, face aux grandes gueules.
00:05Abbemus Papam.
00:07Nous ne les sommes pas très tient.
00:09Nous les dévonnons quand nous sommes touchés par la grâce de Dieu.
00:14Joie et amour.
00:19Léon XIV arrive en France du 25 au 28 septembre.
00:23C'est la visite qui mobilise toutes les attentions.
00:26Et pour en parler, nous sommes avec Amory Guilhem, le porte-parole de la conférence des évêques de France.
00:31Bonjour.
00:32Bonjour.
00:32C'est un chef religieux ou c'est une rockstar qu'on va accueillir ?
00:36C'est d'abord un chef religieux.
00:37En tout cas, le pape vient pour une visite apostolique,
00:40donc en tant que chef de l'église catholique.
00:43Et il visite l'église qui est en France pour l'encourager, la fortifier dans sa foi.
00:48Après, évidemment, il a une parole qui dépasse les frontières visibles de l'église.
00:51On a vu le rayonnement de sa parole sur l'intelligence artificielle
00:56lors de l'apparition de sa première encyclique, Magnifica Humanitas.
00:59Donc, c'est une parole qui est attendue.
01:00Et de fait, on a entendu effectivement ce mot de rockstar.
01:03On voit qu'il est attendu et les gens sont heureux de l'accueillir.
01:07600 000 personnes inscrites à Place de la Concorde,
01:09mais il y en aura plus parce qu'on peut venir en public.
01:11Même si on n'est pas inscrit.
01:12Le stade de France plein et puis une déambulation prévue dans certaines rues de Paris.
01:19Ensuite, aller à Metz.
01:21Ça veut dire que les cathos ne sont pas morts en France ?
01:24Ils sont toujours là ?
01:25Les cathos sont toujours là ?
01:27Après, ce qui est sûr, c'est que ça fait 18 ans que le pape n'est pas venu
01:32pour une visite officielle en France.
01:34François était venu à Marseille, à Ajaccio, à Strasbourg,
01:37mais à chaque fois, il précisait qu'il venait dans tel lieu,
01:40mais pas pour une visite en France.
01:41Là, c'est le cas.
01:42Le dernier, c'était Benoît XVI, il y a 18 ans.
01:45Donc, de fait, les cathos en France avaient quand même une attente très forte
01:48de pouvoir accueillir et écouter le pape dans le cadre d'une visite officielle.
01:52Après, nous savons aussi qu'il y a beaucoup de personnes qui se mobilisent
01:55pour venir écouter cette parole,
01:57mais qui aujourd'hui ne partagent pas la foi chrétienne
01:59et peut-être ne la partageront jamais,
02:01mais parce que cette parole, pour eux, compte.
02:02Mais ça dit quoi, cette ferveur qui sera très présente ce week-end ?
02:07Ça dit que je pense que cette parole, elle est attendue.
02:10Elle a besoin ?
02:11C'est un pape, je ne sais pas si vous vous souvenez,
02:13ses premières paroles au balcon, place Saint-Pierre,
02:15quand il a été élu, c'est « La paix soit avec vous »
02:17et depuis, il n'a pas cessé de marteler tout le temps.
02:20C'est pas très original, c'est en même temps.
02:22C'est pas très original, mais…
02:24Allez les gars, baston !
02:26Non, ce que je veux dire, c'est qu'il aurait pu choisir d'autres thèmes.
02:30Ce que je veux dire, c'est que ce thème de la paix,
02:32et on a vu qu'il s'est adressé de façon douce et ferme à la fois
02:37à certains chefs d'État sur ce sujet,
02:40et en fait, il n'a pas cessé de marteler cet appel à la paix tout le temps,
02:45tout le temps, tout le temps.
02:45Et vous conviendrez comme moi qu'on en a quand même besoin.
02:48Et ce pape, il nous aime bien, alors que le précédent, il n'avait pas tellement la France.
02:54Le précédent, ce qui m'a touché chez François,
02:58c'est le souci qu'il avait des petites communautés.
03:02C'est un pape qui a été en Mongolie.
03:04Jamais un pape n'avait été en Mongolie.
03:05C'est un pape qui a été en Irak.
03:06Jamais un pape n'avait été en Irak.
03:08Donc c'est magnifique, on peut lui reconnaître ça.
03:10Mais il aimait moins l'Occident.
03:11En tout cas, il avait à cœur de visiter ceux,
03:14peut-être, auxquels personne ne pensait spontanément.
03:16Et il est allé les visiter.
03:17Et puis aujourd'hui, on a un pape qui, lui, a envie aussi de venir s'adresser à l'Europe.
03:21Il l'a fait en Espagne et il le fera en France.
03:23C'est vrai qu'il ne veut pas trop voir Emmanuel Macron
03:25parce que le président lui avait proposé un dîner,
03:28lui avait proposé de visiter Notre-Dame,
03:31d'avoir des petits moments à eux.
03:33Visiblement, il a dit non.
03:34Il préfère Bali Bagayoko que Emmanuel Macron.
03:37C'est plutôt un faux débat.
03:39En fait, comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est une visite apostolique.
03:42Une visite apostolique, du point de vue de l'État,
03:44c'est perçu comme une visite officielle.
03:46Ce n'est pas une visite d'État.
03:47Ce sont des règles protocolaires très différentes
03:50qui s'adaptent en fonction du statut de la visite.
03:52Mais ce sujet-là, en fait, il a été tranché dès le début.
03:55Il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites la semaine dernière sur ce sujet,
03:58mais c'est plutôt un faux débat.
03:59Ce qui a été avancé comme ayant été refusé,
04:02c'est ce qui aurait été fait dans le cadre d'une visite d'État.
04:04Et ce n'est pas le statut de cette visite.
04:06C'est tout simplement que ce n'est pas que le Vatican a opposé des refus.
04:09C'est que ça ne correspond pas.
04:10Emmanuel Macron n'avait pas compris ce type de visite.
04:14Il faut lui définir c'est quoi apostolique.
04:16Il y a eu des discussions au début pour savoir quel serait le statut de la visite.
04:19Donc ça, c'est les diplomates de l'Élysée et du Vatican qui discutent ensemble.
04:23Le choix a été fait.
04:24Et puis aujourd'hui, ça s'inscrit dans ce protocole-là.
04:26Qui est baptisé communion solennelle et tout ?
04:30J'ai vu le pape.
04:32Lequel ?
04:33Jean-Paul II.
04:35Ça remonte.
04:36Oui, mais j'avais 12 ans quand il est venu.
04:39J'étais habitant de Parallemogna.
04:41Ah, en 86.
04:43Et il n'a pas pu prendre l'hélicoptère.
04:45Il y avait du brouillard en 86.
04:47Et donc, il est monté de Lyon en Papamobile.
04:50Il est passé...
04:50Il t'a béni ?
04:51Comme deux mois.
04:52Non, je l'ai vu passer en Papamobile.
04:54Et tu t'en souviens bien encore ?
04:56De moi, Sandrine.
04:57Les Papamobiles sont arrivés d'ailleurs.
04:58Et du coup, voilà, c'est ce que je voulais dire.
05:01Je trouve qu'on dit, c'est un engouement.
05:03C'est toujours un engouement quand le pape va quelque part.
05:08Et ça dépasse...
05:09Enfin, moi, à mon avis, ça dépasse largement la foi catholique.
05:13Bien sûr que c'est dans des vies très pieuses.
05:14Comme là, il va aller à Lourdes.
05:16C'est des endroits où forcément, ça suscite l'engouement
05:20et la mobilisation des chrétiens.
05:22Mais pas que.
05:26Trouvez-moi celui qui, dans n'importe quelle foi,
05:29peut remplir un stade de France aussi vite.
05:32Et voilà, c'est...
05:34Oui, mais...
05:35C'est à peine la même religion.
05:38Sam.
05:38Non, mais il s'adresse à tout le monde.
05:40Tu es croyant, Sam, ou pas ?
05:41Alors, non, moi, je suis agnostique.
05:43Mais je trouve...
05:45Je comprends le fait qu'il soit reçu
05:48comme un homme de foi très important.
05:50Et je comprends le fait qu'il soit reçu aussi comme une rockstar
05:52et qu'il ait cette image-là.
05:54Il représente quelque chose de fort.
05:55J'avais une question pour vous, Amaury.
05:57Et j'espère que je ne me trompe pas.
05:58Mais j'ai lu que le pape allait rencontrer
06:01cette victime de violence sexuelle dans l'Église.
06:05Je trouve, c'est mon avis,
06:07que c'est un message très fort qu'il renvoie.
06:10Je n'ai pas l'impression que ce message,
06:11je l'avais perçu avec ses prédécesseurs.
06:14Pourquoi c'est si important ?
06:16C'est si important parce qu'il y a quand même...
06:18Alors, pour lui et puis pour nous, Église de France,
06:21il y a eu, il y a cinq ans,
06:22ce qu'on appelle le rapport de la SIAZ,
06:24la commission indépendante qui avait enquêté
06:25sur tous les abus sexuels,
06:27les violences sexuelles commises dans l'Église
06:29depuis les années 50.
06:31Et ce rapport de la SIAZ,
06:32il y a eu beaucoup de recommandations qui ont été faites,
06:34un certain nombre d'actions qui ont été entreprises.
06:36Mais avec le désir,
06:38après des décennies où la parole des personnes victimes,
06:41elle n'a pas pu être exprimée.
06:43Et quand elle était exprimée,
06:44elle n'a pas su être écoutée et prise en considération.
06:47Aujourd'hui, l'Église dit cette parole,
06:49elle doit être entendue,
06:50elle doit être écoutée,
06:51elle doit être prise en considération,
06:52elle doit être accompagnée
06:53pour que les personnes puissent avancer
06:56sur un chemin de restauration,
06:57qu'elles soient crues et qu'elles puissent avancer.
07:00Et donc, systématiquement aujourd'hui,
07:01le pape d'ailleurs l'a fait en Espagne,
07:03et il a absolument voulu,
07:04à ce que ça ait lieu aussi,
07:06lors de sa visite en France,
07:07une rencontre avec des personnes
07:09qui ont été victimes de violences sexuelles
07:11dans l'Église,
07:12quand elles étaient mineures ou majeures,
07:14des hommes ou des femmes.
07:15Des femmes, de Bétarabes ou encore de l'abbé Pierre.
07:17Et vous savez,
07:18quand on prépare un voyage d'un pape,
07:19vous pouvez imaginer,
07:20surtout quand il ne dure que quatre jours,
07:22il y a des milliers de propositions qui arrivent,
07:24et il faut tout faire rentrer dans quatre jours.
07:26Donc, il faut faire des choix.
07:27Donc, il y a plein de propositions
07:28qui n'ont pas pu être retenues.
07:30Mais celle-là,
07:31le pape, pour rien au monde,
07:32et l'Église de France, pour rien au monde,
07:34ne voulait la mettre de côté.
07:35Cette rencontre avec les personnes victimes
07:37de violences sexuelles,
07:38elle va être un moment, en même temps,
07:39très confidentiel,
07:41parce que c'est cette personne,
07:43il y a des personnes qui ne souhaitent pas
07:44que leur identité soit connue,
07:46qui veulent rester anonymes.
07:47Donc, il y a une certaine discrétion aussi,
07:49quand même, autour de cette rencontre,
07:50pour respecter ce que les personnes ont envie de dire,
07:52le cadre dans lequel elles ont envie de le dire.
07:54Mais ce serait quand même un moment très fort,
07:56et qui est vraiment au cœur,
07:57à Lourdes,
07:58au cœur du voyage du pape en France.
07:59– Oui, c'est le reconnaissant,
08:01c'est plus que symbolique.
08:02– Et puis, tout à fait près de Bétharam,
08:05je trouve,
08:05si je peux compléter un peu,
08:07je trouve que c'est complètement stupide
08:09la polémique qui est en train de naître
08:10sur les associations
08:11qui ne se disent pas représentées
08:13par ces sept victimes,
08:15parce que, enfin,
08:16je pense que la démarche papale,
08:18elle est ailleurs
08:19que d'en recevoir des associations.
08:22– En fait, le choix qui a été fait,
08:23effectivement,
08:24c'est un petit groupe de personnes
08:25pour permettre au pape
08:26d'écouter vraiment les personnes,
08:28ce qu'elles ont à dire,
08:29leur histoire personnelle
08:30et ce qu'elles attendent de l'Église.
08:32Et on a vu d'ailleurs
08:32que certaines personnes
08:33qui se sont exprimées déjà,
08:34qui vont participer à cette rencontre,
08:36elles ne vont pas dire
08:36que des choses lissent
08:38et que l'Église a envie d'entendre,
08:39ça remet en question,
08:40mais c'est très bien,
08:41c'est douloureux,
08:41mais c'est nécessaire.
08:43Mais si on avait fait une rencontre
08:45avec des représentants de collectifs
08:46avec 50, 60 personnes,
08:48ça aurait été très positif aussi,
08:49mais la teneur n'aurait pas été la même.
08:51Là, le souhait,
08:51c'était que ce soit vraiment
08:52un temps de dialogue
08:53et d'échanges interpersonnels.
08:55– Mais une petite question d'Andre,
08:57là, simplement, curiosité personnelle
08:59et logistique,
09:01où est-ce qu'il dort, le pape,
09:03quand il vient ?
09:03– À la nonciature.
09:04C'est l'ambassade du Saint-Siège en France.
09:07– D'accord.
09:07Elle est à Paris ?
09:08– Elle est à Paris.
09:10Pardon, je ne suis pas parisien,
09:11mais elle est vers le début
09:16du sédé d'amendissement.
09:17– Qui va payer ?
09:18Pardon, une question triviale,
09:21mais il y a ce rassemblement
09:23en place de la Concorde,
09:24donc c'est l'espace public
09:25qui est privatisé,
09:26il y a la sécurité
09:27qui va être incroyable
09:29et c'est bien normal
09:30pour que tout se passe bien,
09:31à la fois pour le pape
09:32mais aussi le public
09:33qui est là,
09:34pour que tout se passe bien,
09:35donc Concorde,
09:36Salle de France,
09:37des obligations à Metz,
09:38à Lourdes,
09:39qui payent en fait ?
09:40– Alors le budget,
09:41c'est 27 millions d'euros
09:42pour 4 jours,
09:43donc c'est quand même
09:44un budget très conséquent,
09:45mais avec tous les éléments
09:46que vous avez dit,
09:47et puis accueillir,
09:49le budget n'est pas le même
09:50si on avait accueilli 300 000
09:51que si on en accueille
09:521 million sur 4 jours,
09:53chaque écran géant
09:54que vous rajoutez
09:55sur la Concorde,
09:56pardon c'est aussi
09:57tout simple,
09:58mais chaque sanitaire
09:59que nous ajoutons,
10:00en fait il y a 1 million d'euros
10:02de sanitaire
10:03pour la Concorde,
10:03vous voyez,
10:03donc pour que les personnes
10:06vivent ce moment
10:07dans des bonnes conditions,
10:08donc ça chiffre très vite.
10:10L'État,
10:11puisque c'est un chef d'État
10:12qui est accueilli
10:14et que c'est considéré
10:15comme un grand événement,
10:17il y a un décret
10:17qui a été pris,
10:18un décret grand événement,
10:19comme ce sont les grandes manifestations
10:20sportives ou culturelles,
10:22donc l'État assure la sécurité,
10:23c'est les 15 000 policiers,
10:251 400 sapeurs-pompiers
10:26qui sont mobilisés,
10:27ça c'est l'État
10:27qui assume cette responsabilité-là.
10:29– Donc l'État prend en charge
10:31le coût de la sécurité ?
10:32– Exactement,
10:33tout le reste,
10:34c'est entièrement à la charge
10:35de l'Église qui est en France,
10:36le Vatican ne paye rien.
10:39– Par exemple,
10:40la mairie de Paris
10:41qui met à disposition
10:42la place de la Concorde,
10:43c'est gratuit
10:44ou il y a une redevance ?
10:45– Il faudrait demander
10:46au diocèse de Paris,
10:47pour le coup,
10:47ça je ne sais pas
10:51comment ça s'est décidé.
10:52Ce qui me semble être
10:54en tout cas important de préciser,
10:56c'est que comme toute manifestation
10:57de cette ampleur-là,
10:58il y a des demandes d'autorisation
11:00qui sont déposées en préfecture,
11:03comme quand on fait une procession
11:04ou pour tout grand événement sportif
11:06ou autre,
11:07et ces deux autorisations
11:08ont été accordées
11:09et c'est dans le cadre
11:09de ces autorisations-là
11:10que se déroule l'événement.
11:12– Maître Pégan ?
11:12– Alors du coup,
11:13Amoury,
11:14on ne dit pas père Amoury.
11:15– Non, non, non,
11:15je suis marié,
11:16j'ai des enfants
11:17et je ne suis pas prêtre,
11:18porte-parole des évêques
11:19mais pas prêtre.
11:20– Moi,
11:21j'ai l'impression
11:21qu'il va quand même y avoir
11:22un autre moment fort.
11:23Alors,
11:23ça sera peut-être plus
11:24sur le plan politique
11:25parce qu'on a bien compris
11:26qu'il y avait le refus du Vatican
11:28pour la rencontre
11:29avec M. Macron,
11:29mais quand même,
11:30le pape va rencontrer
11:31les 39 maires
11:32de la Seine-Saint-Denis.
11:33Donc,
11:34les 39 maires
11:34qui n'ont pas tous
11:35la même couleur politique.
11:36Du coup,
11:37je me dis,
11:37c'était quoi l'idée ?
11:38C'était pour montrer
11:39et saluer une belle image
11:40au niveau de la laïcité
11:41de dire que voilà,
11:42ce n'est pas une question…
11:43– Et donc Bali et Bagayoko
11:44font partie de la délégation ?
11:46– Ils ont été invités,
11:48ces élus ont été invités
11:50parce que,
11:51et ça,
11:51c'est ce qu'on appelle
11:52la courtoisie républicaine,
11:53c'est-à-dire que
11:54quand il y a un événement,
11:55que ce soit à l'échelle
11:56d'une paroisse
11:57dans un village
11:57ou à l'échelle
11:58d'un diocèse,
11:59la courtoisie républicaine
12:00veut que le prêtre
12:02de la paroisse
12:02ou l'évêque
12:03invite les élus
12:04du territoire
12:05et donc c'est ce qui se passe.
12:06Là, Mgr Étienne Guillet
12:07qui est l'évêque
12:08de Saint-Denis
12:08a invité
12:09les élus du territoire
12:11puisque le pape
12:11se rend en Seine-Saint-Denis
12:13au Stade de France.
12:14– La rencontre,
12:16elle va durer
12:16combien de temps ?
12:17– C'est plus une salutation.
12:18– Est-ce que c'est une façon
12:20aussi de rappeler
12:20que la France
12:21a des racines chrétiennes ?
12:23– En tout cas,
12:25ce qui est sûr,
12:26c'est que pour les catholiques
12:28qui sont en France
12:29aujourd'hui,
12:30c'est recevoir le pape,
12:32c'est l'occasion
12:33de l'écouter,
12:34d'être fortifié
12:35dans leur foi,
12:36d'être encouragé aussi
12:37dans la mission
12:38qu'il a leur,
12:39qu'ils essayent de porter
12:40au service de la société.
12:42Mais après,
12:43c'est une parole
12:44et on l'a dit,
12:44qui dépasse aussi
12:48les catholiques.
12:49Sur la question des racines,
12:51je pense par exemple
12:52à l'étape à Metz.
12:53le pape a voulu
12:55à l'occasion
12:56de son voyage en France
12:57s'adresser à l'Europe
12:59et à partir
13:01non pas
13:01de ces institutions
13:03mais des intuitions
13:04fondatrices
13:05de l'Europe
13:08d'un projet
13:09qui sur une terre
13:10divisée
13:11s'est construite
13:12parce que des personnes
13:13ont cru dans la puissance
13:13de la réconciliation
13:14pour bâtir un projet
13:16au service
13:16de l'unité et de la paix.
13:17Et ça,
13:18par exemple,
13:18sur le sujet des racines,
13:19le pape vient rappeler ça.
13:20Il veut s'adresser à l'Europe
13:22pour lui rappeler
13:22d'où elle vient
13:23et elle vient
13:24de personnes
13:25qui à un moment
13:25après trois décennies
13:27de guerre
13:27sur une terre de Moselle
13:28ont cru dans la puissance
13:30de la réconciliation.
13:30Je vous posais la question
13:31parce qu'aujourd'hui
13:33en France,
13:33la laïcité ça crispe.
13:35C'est-à-dire,
13:36on parle beaucoup
13:37de religion,
13:38la place de religion,
13:39alors souvent c'est lié
13:40à l'islam,
13:40la place de l'islam
13:42qui s'est imposée
13:43comme la deuxième religion
13:43du pays
13:44et on se dit
13:45finalement
13:46le pape accueilli
13:47en grande pompe
13:48c'est pas très laïc
13:49dans un pays
13:49qui se veut.
13:51Qu'est-ce que vous répondez
13:52à tout cela ?
13:52Je pense qu'il faut revenir
13:53à la bonne compréhension
13:56de la loi de 1905
13:57dont on a fêté
13:58le 120e anniversaire
13:59l'année dernière
14:00sur la laïcité.
14:01La laïcité,
14:02c'est pas
14:02l'effacement
14:03de la religion,
14:04c'est la liberté
14:05de croire ou ne pas croire,
14:07c'est la liberté
14:07de pratiquer son culte
14:08ou de ne pas le pratiquer
14:09et c'est laïcité
14:12pour permettre
14:12l'expression
14:13de ce culte
14:14pour ceux qui le souhaitent
14:15dans de bonnes conditions.
14:16C'est pas l'effacement
14:17du religieux
14:18de l'espace public,
14:19c'est sa libre expression
14:20à condition
14:21qu'il ne trouve pas
14:22l'ordre public
14:22et qu'il se fasse
14:23dans le cadre
14:23des autorisations
14:24que l'État délivre.
14:25C'est ça la laïcité.
14:26Vous, vous êtes porte-parole
14:27de la conférence
14:27des évêques de France,
14:28vous allez le rencontrer,
14:29le pape ?
14:29Vous êtes pistonné ?
14:30Vous allez pouvoir...
14:31Alors, je vais vous faire
14:32une confidence,
14:33j'étais dans l'équipe
14:34qui avait préparé
14:34l'avenue du pape François
14:36à Marseille
14:37puisque j'habite Marseille
14:39et quand le pape
14:40est venu à Marseille,
14:41je ne l'ai pas vu
14:42parce que quand on est
14:43dans l'organisation,
14:44souvent on est plutôt
14:45dans les coulisses
14:46à essayer de rattraper
14:46tout ce qui ne va pas
14:47jusqu'au dernier moment
14:48et on n'est pas forcément
14:50dans les salons
14:51et les petits fours
14:51donc je ne m'attends pas
14:52à y être non plus
14:53mais il y aura d'autres occasions,
14:54c'est pas grave.
14:55Merci d'être venu nous détailler
14:57la visite du pape
14:58Amaury Guillem,
14:59porte-parole de la conférence
15:00des évêques de France.
15:02Merci d'avoir été avec nous.
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