- il y a 5 minutes
Quelles études supérieures en France ? : Eloïc Peyrache, directeur général de HEC est l'invité de La France Bouge
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:06Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans la France bouge, bienvenue dans l'émission des Français qui entreprennent pour
00:11une France plus belle et qui rayonne.
00:12C'est le rendez-vous des entrepreneurs et des audacieux jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:17Chaque soir, un coach expérimenté qui va donner des conseils.
00:20Ce soir, c'est David Smadja, il est avocat. Son job c'est de consolider des start-up toute la
00:25journée.
00:25Il est le fondateur du cabinet Milestone Avocat. Bonsoir David.
00:29David, ça vous a inspiré ce thème David ?
00:31Évidemment, j'adore l'éducation et c'est un thème qui m'inspire.
00:35Formidable, mais oui parce qu'à la une ce soir, vous savez que le niveau des élèves français recule encore.
00:39Mais est-ce que cela se voit jusque dans nos grandes écoles ?
00:43Cette institution forme depuis plus de 140 ans des patrons, des entrepreneurs, des cadres.
00:48Qu'attendent les étudiants de 2026 quand ils intègrent HEC, même ceux de 2027 ?
00:53Bonsoir Héloïc Perrache.
00:55Bonsoir Elisabeth.
00:55Bienvenue dans la France Bouge. Vous êtes le directeur général d'HEC. J'ai plein de questions à vous poser.
01:01On va développer ça dans un instant.
01:03Chaque soir dans la France Bouge, une start-up ce soir, c'est une intelligence artificielle qui recrée, ou qui
01:08crée pour certains, le déclic en maths du CP à la terminale.
01:12Ça s'appelle MyTrenia.
01:14Bonsoir Gabriel Masson.
01:16Bonsoir Elisabeth.
01:17Bienvenue dans la France Bouge. Vous allez être coaché par David Smadja.
01:20David, le mot de ce soir pour MyTrenia.
01:22J'ai choisi ludique.
01:24Ludique. Donc on va s'amuser en faisant des maths.
01:27Comment est-ce possible ?
01:27Exactement. Parce qu'un élève qui s'amuse, c'est finalement un élève qui travaille.
01:30Et je trouve que finalement, MyTrenia construit des exercices autour de ce qui passionne les élèves.
01:35Génial. On a de voir le contenu de MyTrenia.
01:38Et puis on va prendre des nouvelles d'un membre de notre grande communauté de la France Bouge.
01:41Vous savez que la France Bouge, c'est un peu une grande famille.
01:44Ce soir, une autre intelligence artificielle pour aider les élèves à obtenir de meilleurs résultats.
01:48Et ça, dans toutes les matières. Pas seulement dans les maths.
01:51Ça s'appelle Evidence B. Bonsoir Thierry de Vulpillière.
01:55Bonsoir Elisabeth.
01:56Bienvenue dans la France Bouge. Je crois que ça va très très bien.
01:58Vous étiez venu il y a combien de temps en émission ?
01:59Au PISA d'avant et on a perdu 16 points entre les deux.
02:02Ça ne va pas très bien en fait.
02:03Il n'y a pas de corrélation.
02:04J'espère bien.
02:05Mais je crois que justement, vous, vous allez aussi nous expliquer pourquoi on a autant perdu dans ces derniers classements
02:11de PISA.
02:12Allez, la France Bouge.
02:13C'est parti. Nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
02:1920h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
02:32Ce soir, dans la France Bouge, du lycée aux études supérieures.
02:38C'est pour ça qu'on vous a mis un petit peu, un petit extrait de Supertrane, The Logical Song,
02:41où on parle de cette sortie de l'innocence vers la quête de soi, la quête de son identité.
02:48On va partir du côté d'HEC, trois lettres, un diplôme prestigieux et la promesse d'une grande carrière.
02:55Elle fait tout pour être une des meilleures écoles de management au monde.
02:58Alors, derrière HEC, qui sont les étudiants d'aujourd'hui ?
03:01Comment sont-ils sélectionnés ? Quels sont les nouveaux diplômes ?
03:04Nous sommes avec Héloïc Perrache, le directeur général d'HEC.
03:08Europe 1, l'invité de la France Bouge.
03:11Je vais vous laisser pitcher, Héloïc.
03:13D'abord, HEC en 2026, ça donne quoi ? En une minute, est-ce que vous êtes prêt ?
03:18Vous connaissez HEC pour les talents, vous venez de l'évoquer.
03:22Et c'est une dimension extrêmement importante de l'école.
03:25Mais HEC, c'est beaucoup plus que ça.
03:27C'est une plateforme de solutions.
03:30Et donc, on a à la fois des chercheurs qui travaillent sur beaucoup de sujets
03:36et qui sont là pour inspirer les décideurs, pour aider à prendre des bonnes décisions,
03:39pour mettre de la science dans les débats et dépolariser nos sociétés.
03:43C'est aussi une plateforme d'innovation extraordinaire.
03:46C'est un des meilleurs centres d'entrepreneuriat au monde, aujourd'hui.
03:50Et puis, on a une obsession, c'est qu'on ne peut pas faire émerger les entreprises,
03:55et les développer si on n'est pas sur un socle avec une cohésion sociale forte.
04:00Et donc, énormément d'engagement aujourd'hui pour contribuer à baisser la cohésion sociale,
04:05à avoir plus de cohésion sociale.
04:08Et donc, voilà, c'est en une minute.
04:11C'est déjà pas mal.
04:12Merci Loïc Perrage, directeur général de HEC.
04:16Quand je vous entends parler dans le pitch, j'entends d'abord le mot chercheur.
04:20On est très éloigné de l'image que nous avons d'HEC.
04:23C'est pour ça que j'ai insisté là-dessus au tout début.
04:26C'est qu'on est connus, reconnus, pour une fois de plus être un procédé sélectif de très bons élèves,
04:33qui, comme vous l'avez dit, ont des carrières assez incroyables dans tous les secteurs et un peu partout dans
04:37le monde.
04:38Mais en fait, on a à HEC une communauté de chercheurs,
04:42de premier plan au niveau mondial, sur beaucoup de sujets,
04:46et qui font des trucs extraordinaires, qui travaillent vraiment sur des sujets extrêmement importants.
04:51Et notre objectif à nous, c'est que cette recherche, elle sort du monde académique,
04:55et elle les inspire à décideurs.
04:56Donc, la prochaine fois que je viens, vous me parlez peut-être des élèves,
05:00mais vous me dites aussi, on a eu telle étude sur tel sujet-là,
05:03et on a trouvé ça extrêmement inspirant.
05:05Ça signifie que, alors, HEC, ce n'est plus une école de commerce.
05:07Vous vous souvenez quand on disait, nous, on postule pour les trois grandes écoles de commerce dans les années 80
05:11-90 ?
05:12Finalement, là, vous me parlez des chercheurs, ça veut dire qu'on ne peut plus rien faire sans les chercheurs,
05:17aujourd'hui ?
05:17Sans les publications, sans le travail, le fruit de longues années ?
05:22Non, c'est-à-dire que vous pouvez avoir un positionnement différent,
05:25tourné autour de grands pédagogues qui ne sont pas des chercheurs.
05:27En classe préparatoire, vous avez essentiellement des gens qui sont des très grands pédagogues,
05:30et qui ne sont pas forcément chercheurs.
05:32C'est un positionnement.
05:35Maintenant, vous regardez les grandes institutions mondiales,
05:38elles vont au-delà de la simple mais importante transmission du savoir,
05:42et on va en reparler tout à l'heure.
05:44Mais l'idée, c'est aussi d'avoir des gens qui repoussent les frontières de la connaissance,
05:47et qui nous aident à mieux comprendre tout un ensemble dessus.
05:49Donc, vous cohabitez avec les chercheurs,
05:51alors qu'auparavant, les chercheurs étaient dans leur laboratoire pour certains,
05:55dans leur bureau, et de temps en temps, on avait une publication.
05:58Là, il y a un lien continu.
06:00C'est aussi pour ça que vous êtes à proximité du plateau de Saclay,
06:03avec les ingénieurs, ou ça n'a rien à voir ?
06:05Alors, un, ils sont au cœur du projet intellectuel de l'école.
06:08Vraiment au cœur du projet intellectuel de l'école.
06:10Et ce qui est très intéressant aujourd'hui,
06:11et c'est une vraie transformation de l'image de l'école,
06:15c'est que tous les patrons d'entreprises avec lesquels je suis venu discuter,
06:19viennent nous voir aussi pour dire,
06:21attendez, nous on ne comprend rien à ce sujet-là.
06:22Là, c'est compliqué.
06:23Il y a un sujet qui revient en permanencement, le futur du travail.
06:26J'imagine que c'est un sujet que vous évoquez souvent ici.
06:28Et donc, on a des chercheurs qui travaillent sur le futur du travail.
06:31Donc, ils regardent avec beaucoup de données, des évolutions,
06:35etc.
06:35Et donc, ça, c'est une dimension très importante.
06:39Après, la proximité avec le plateau de Saclay,
06:40elle a plein de raisons.
06:41C'est-à-dire, la place de l'entrepreneuriat à HEC est extrêmement importante.
06:45Les liens avec les écoles d'ingénieurs vont être particulièrement importants.
06:47Donc, à HEC, on a un programme qui s'appelle HEC Entrepreneurs.
06:52C'est un programme maintenant joint avec l'école polytechnique.
06:54Donc, c'est un programme polytechnique HEC.
06:56Et on a à cœur que les étudiants de polytechnique HEC
06:58se mettent ensemble pour créer des entreprises.
06:59Et voilà, ils travaillent ensemble.
07:01Alors, comment vont nos étudiants français et Loïc Perrache ?
07:04Ceux qui intègrent HEC aujourd'hui ?
07:06Comment vont-ils ?
07:07Que cherchent-ils ?
07:09Veulent-ils des carrières dans des cabinets de conseil
07:12ou dans des grandes boîtes ?
07:13Faites-nous une petite cartographie de nos étudiants aujourd'hui.
07:17Alors, moi, je trouve qu'ils vont bien et je les trouve extrêmement engagés.
07:22J'aime dire qu'il y a une ADN très solution sur le campus.
07:26Et ça, j'y suis extrêmement attaché.
07:28C'est-à-dire que des défis sont énormes.
07:31Les enjeux sont assez colossaux aujourd'hui.
07:34C'est notre quotidien dans les informations et dans les différents journaux.
07:39Et donc là, vous avez différentes attitudes quand vous avez des défis compliqués.
07:42Soit vous trouvez des responsables, vous essayez de trouver quels sont les fautifs
07:48ou les gens qui devraient amener des solutions.
07:51Soit vous vous dites, ok, qu'est-ce que moi je peux faire ?
07:54Comment je peux apporter une solution ?
07:55Comment moi je peux apporter des solutions ?
07:56Et donc ça, c'est cet esprit entrepreneurien, en tout cas,
07:59on le retrouve énormément sur le campus.
08:01Et nous, on essaie de le diffuser assez largement,
08:04même à des plus jeunes qui peut-être ne passeront jamais par un chausset.
08:07Mais ce n'est pas les mêmes qu'il y a 20 ans ?
08:09Ils ne veulent pas tous aller chez L'Oréal ou chez Arthur Andersen ?
08:14Non, mais pas tous. Et ça n'a jamais été le cas qu'ils avaient tous envie de le faire.
08:17Mais c'était l'image qu'on en avait.
08:18C'est aussi l'image.
08:19Donc il y a toujours, il y a eu, quand vous regardez sur 30 ans,
08:22il y a toujours eu des secteurs qui ont plus attiré les étudiants que d'autres.
08:25Aujourd'hui, c'est quoi comme secteur ?
08:28Qu'est-ce qui les attire ?
08:29Vous avez évoqué le conseil.
08:31Ils aiment commencer leur carrière dans le domaine du conseil.
08:35Mais aujourd'hui, on a beaucoup plus d'entrepreneurs à la sortie.
08:38Et puis, ils vont travailler dans le monde entier.
08:41Ils ont des sujets de quête de sens assez importants.
08:46Je trouve qu'ils retournent dans l'industrie.
08:49Ils ont envie d'avoir des choses concrètes.
08:52Donc, les marques employeurs se font et se défont assez rapidement sur nos campus.
08:57Et donc, les choses évoluent assez rapidement.
09:00Donc, ça signifie, si vous dites qu'ils veulent revenir vers l'industrie,
09:03ils veulent fonder leur entreprise,
09:05ça signifie qu'ils sont vraiment au contact de nos interrogations aujourd'hui dans notre société ?
09:11On cherche à relocaliser, on cherche à revaloriser notre tissu industriel,
09:15on cherche à trouver des solutions.
09:17Et l'entrepreneuriat est une réponse à quand on doit résoudre un problème.
09:21Donc, ils sont très liés, très connectés à ce que nous vivons aujourd'hui, les étudiants.
09:26Ah oui, les imaginer...
09:27Ce n'est pas des rêveurs.
09:29Non, ce n'est pas des rêveurs.
09:31Ils ont un côté très doer, qui est important.
09:37Il y a un sujet très intéressant aujourd'hui dans des écoles plus business,
09:42c'est qu'il faut à la fois parler le langage des autres,
09:46parler des langages complémentaires,
09:47pouvoir interagir avec des scientifiques, interagir avec des ingénieurs.
09:51Mais il y a une marque de fabrique très forte,
09:53c'est le côté rendre les choses possibles.
09:55Et donc, ils ont cette capacité à dire,
09:57là, il y a un sujet, je vais m'entourer de gens très complémentaires,
10:00je ne suis pas aussi expert qu'eux sur leur sujet,
10:03mais je sais parler leur sujet,
10:04je sais parler quantique, je sais parler cybersécurité,
10:07je sais parler tech, je sais parler...
10:08Je sais parler tech, je dois savoir parler tech.
10:11Et en plus, le coût d'accès aujourd'hui,
10:14au fait de parler tech, a aussi beaucoup baissé,
10:16avec l'intelligence artificielle.
10:18Mais par contre, j'ai une marque de fabrique qui est,
10:20moi, je vais rendre les choses possibles,
10:21et je vais faire bouger les lignes.
10:22Et ils ont cette capacité très forte à faire bouger les lignes,
10:25et moi, je trouve ça extrêmement intéressant.
10:26Donc, vous évoquez l'intelligence artificielle,
10:28Héloïc Perrage, vous êtes le directeur général d'HEC ce soir sur Europe 1.
10:31Ça veut dire qu'aujourd'hui, comment vous les évaluez, les élèves ?
10:34Enfin, ça me fait penser à cette question,
10:36c'est-à-dire, vous parlez de l'IA,
10:37pour savoir s'ils savent parler tech,
10:39même s'ils ne sont pas ingénieurs,
10:41parler quantique,
10:42ça veut dire qu'ils sont évalués à un moment donné ?
10:44Ça veut dire que l'intelligence artificielle,
10:46enfin, là, vous devez...
10:48Il est le devoir à la maison, il y en a moins.
10:50On favorise davantage la prise de parole ?
10:53Comment on fait aujourd'hui pour les évaluer ?
10:55L'oralité va avoir une place assez importante.
10:58Ils vont être amenés, vous savez, on est à pitcher.
11:01Ah oui, dans un instant, Gabriel Masson va pitcher.
11:04Gabriel va pitcher, donc, bien sûr qu'à un moment,
11:06vous dites, j'ai un sujet, je vais être amené à pitcher,
11:09mais ils ont des examens à écrire.
11:11Alors, il y a plein de réflexions.
11:12Est-ce qu'on va se dire, ça, c'est sans la machine ?
11:14Donc, il y a des moments, il va falloir évaluer sans la machine pour dire...
11:17Donc, ils vont écrire avec un stylo et du papier ?
11:19Ils vont écrire avec un stylo et du papier.
11:20Et puis, d'autres fois, on va dire, là, c'est avec la machine,
11:22parce que ça serait complètement idiot de ne pas le faire.
11:25Et donc, des allers-retours un peu en permanence
11:28entre qu'est-ce qu'on va faire avec la machine,
11:29qu'est-ce qu'on va faire sans la machine,
11:31sur plein de sujets différents.
11:32Et puis après, une fois plus, il y a la rencontre,
11:34on a plus de 30% de nos élèves qui sont des ingénieurs à HEC.
11:38Ils viennent après ? Ou ils sont déjà ingénieurs ?
11:40Non, ils sont ingénieurs et puis ils viennent après.
11:43Vous avez mentionné les étudiants français,
11:45mais il faut juste voir, HEC, c'est 135 nationalités différentes.
11:47C'est à peu près 50% d'étudiants internationaux.
11:49Et vous avez, effectivement, français ou internationaux,
11:52des gens qui sont ingénieurs.
11:53Donc, la rencontre va permettre aussi d'affiner certaines compétences qu'on peut avoir.
12:01Et puis, on va parler des mathématiques,
12:07parce qu'on a un vrai sujet aussi en France.
12:09Donc, dans un instant, Maï Trenia pour s'entraîner en mathématiques,
12:13parce qu'on a vraiment baissé deux niveaux.
12:15C'est le dernier classement PISA qui l'atteste.
12:17A tout de suite sur Europe 1.
12:19Europe 1, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
12:30On va parler mathématiques dans un instant.
12:35Bienvenue si vous nous rejoignez dans La France Bouge sur Europe 1.
12:38Ce soir, on parle des études supérieures.
12:40Et nous sommes avec le patron d'HEC,
12:44l'une des plus prestigieuses écoles de commerce du monde,
12:47on peut le dire comme ça, Loïc Perrach ?
12:49On peut le dire.
12:50C'est vrai, vous travaillez ardemment là-dessus.
12:524 000 élèves de 135 nationalités,
12:55où 70% des professeurs, paraît-il, ne sont pas français.
12:59Vous vous recrutez partout.
13:01Ils sont étrangers.
13:03Les professeurs-chercheurs.
13:04Les 70%, ça concerne les professeurs-chercheurs.
13:06Professeurs-chercheurs.
13:07Donc, ils viennent, eux, avec une problématique, une thèse,
13:11ils travaillent dessus et ils sont aussi professeurs ?
13:14Ah oui, on les recrute effectivement dans le monde entier.
13:18Ils ont soit un début de carrière dans d'autres universités,
13:20soit ils ont eu leur doctorat quelque part.
13:23Et ils viennent nous retrouver.
13:24Donc, ils amènent de la diversité, des points de vue, des méthodes aussi importantes.
13:28La richesse.
13:30Et une école, c'est aussi un lieu où on va confronter des points de vue différents.
13:33Et donc, 135 nationalités, c'est à la fois pour avoir des façons de regarder des grands défis très complémentaires,
13:41mais c'est aussi dans un monde qui est plus tendu,
13:44dans un monde dans lequel on a tendance à se refermer un peu sur nous-mêmes.
13:47C'est aussi de se dire que ces campus doivent être des lieux où des rencontres vont se faire,
13:51des amitiés vont se créer et on en fait des ambassadeurs de la richesse de cette diversité.
13:55On fait comment pour y entrer ? C'est toujours aussi sélectif ?
13:57Il y a toujours ce fameux concours parce qu'il y a des bourses pour favoriser l'égalité des chances,
14:02mais le concours reste là ?
14:04Alors, pour les Français, le concours reste là pour entrer à la grande école.
14:07On a aussi des masters et donc c'est une sélection sur dossier.
14:11On a un MBA, c'est une sélection sur dossier.
14:13Donc, il y a une diversité de programmes, mais la grande école que vous connaissez,
14:18en France, ça sera sur concours et effectivement, c'est un parcours sélectif.
14:23On en prend combien sur combien ?
14:25Aujourd'hui, nous, on en recrute 415.
14:27Sur combien de candidatures ?
14:29Aujourd'hui, passent les concours à peu près 9000 élèves globalement.
14:34415 sur 9000 candidats.
14:36Donc, des écoles.
14:37Maintenant, ce qu'il faut avoir en tête, c'est que quand vous allez en classe préparatoire,
14:39et ça, on ne le souligne pas assez, c'est qu'en gros, tous les élèves ont une place en
14:44école.
14:45Mais tout le monde n'a pas une place à HEC.
14:47Mais tout le monde n'a pas une place à HEC.
14:48Ce soir sur Europe 1, ce qui nous a aussi donné envie d'être avec vous,
14:52c'est le classement PISA 2025, on l'a dit, avec un nouveau recul du niveau des élèves français,
14:58en ligne de mire les mathématiques, moins 16 points par rapport à 2022,
15:01moins 30 points par rapport à 2018.
15:03Mais le niveau baisse, paraît-il aussi, en France, mais partout.
15:07Héloïc Perrache, avant de découvrir Mike Trenia, qui va nous aider en maths avec Gabriel Masson,
15:12est-ce que les étudiants de 2026 ont le même niveau que les étudiants de 1985 ?
15:17Est-ce que vous, vous voyez déjà les conséquences de cette baisse de niveau en mathématiques ?
15:22Alors, il faut voir de quoi on parle.
15:24Moi, j'ai passé le bac en 93,
15:26et je me souviens que je travaillais déjà sur des annales avant 86,
15:30parce que c'était considéré comme plus difficile.
15:33Et donc, on a ce sujet un peu récurrent du niveau qui baisse.
15:40Moi, je sais qu'on a une attente à un très bon niveau de mathématiques à HEC,
15:47des épreuves qui sont effectivement plutôt difficiles à HEC,
15:51et je suis vraiment incapable de dire est-ce que le niveau baisse.
15:55Maintenant, ce qui m'intéresse, moi, c'est forcément HEC, ça va bien au-delà des mathématiques.
15:59Les mathématiques sont importantes.
16:00Et là, quand on regarde de manière générale, est-ce que le niveau baisse ?
16:04C'est compliqué de répondre à cette question,
16:05parce que les élèves savent faire des choses que leurs aînés ne savaient pas faire.
16:10Quoi ?
16:11Vous savez, on a peut-être très rapide,
16:14on a découvert une cabane avec des milliers de copies du certificat d'études de 1927, je crois,
16:21et c'était français, histoire et mathématiques.
16:23Et donc, ils ont retrouvé les noms, ils ont retrouvé les catégories socioprofessionnelles,
16:27et ils ont fait toute une analyse en disant,
16:29le niveau a baissé par rapport à cette époque.
16:32Donc, on parle d'il y a 90 ans, 100 ans.
16:35Oui, mais très bien, mais à l'époque, on ne faisait pas des séances d'ingénieur,
16:38on n'appelait pas à parler l'anglais, on n'appelait pas à une LV2, etc.
16:40Donc, la diversité de ce qu'il faut faire est importante.
16:43Et moi, ce que je vois, c'est beaucoup de nos anciens élèves qui reviennent sur le campus
16:46pour être mentor, pour être coach, pour être dans des jurys,
16:52et ils me disent, toutes et tous,
16:55être estomaqués par la production et la qualité de ce qu'ils ont vu des élèves,
16:58en disant, mais nous, à l'époque, on aurait été incapables de faire un truc pareil.
17:01Ça veut dire qu'il y a plus de matière qu'avant ?
17:04Et donc, il y a plus de compétences ?
17:06Et peut-être, comme vous dites,
17:10un intérêt pour tout un ensemble de sujets de société qui a grandi,
17:13peut-être un esprit entrepreneurial qui s'est développé,
17:17une volonté d'avoir un impact important.
17:20Et puis, l'internation de l'école a aussi fait que,
17:23oui, on est allé chercher les meilleurs talents dans le monde entier.
17:25Donc, je pense que globalement, le niveau, en tout cas, à l'école est monté.
17:28Donc, il est monté et les maths, pour l'instant, pas de conséquences.
17:31En tout cas, vous ne le voyez pas à HEC.
17:32On a des épreuves qui sont dites difficiles.
17:35Et donc, les profs de prépa nous disent,
17:36ça devient de plus en plus difficile pour les élèves.
17:38Donc, on augmente le niveau une fois qu'on arrive en prépa, peut-être.
17:40Justement, les maths, comment faire pour s'améliorer ?
17:43Diana N'Goma promenait son micro européen dans les rues de Paris.
17:45Elle a posé la question à des passants. Écoutez.
17:50C'est la matière la plus compliquée pour moi depuis que je suis au collège.
17:52J'ai toujours eu du mal à accrocher le cours.
17:55Et lorsque je suis passée, du coup, au lycée,
17:56j'ai commencé à m'y intéresser.
17:58Mais j'avais vraiment beaucoup de retard accumulé.
18:01Et après, du coup, je demandais à des profs
18:03de reprendre les bases avec moi.
18:04Mais je n'ai jamais, du coup, été très, très forte dans cette matière.
18:07Et en plus de ça, ma mère m'appelait des cours particuliers
18:09pour que ça s'améliore.
18:10Mais c'est vrai que ça a toujours été très compliqué.
18:12Donc, même comme ça, j'ai toujours eu à peine la moyenne.
18:14Je ne dirais pas que je suis mauvaise en maths.
18:16Et ça dépend énormément des chapitres.
18:18Parce qu'il y a des moments où je comprends tout de suite
18:21et d'autres où je ne comprends rien.
18:23L'échange, pour moi, c'est vraiment la manière dont on va m'expliquer.
18:27Donc, je travaille vers des exercices qui sont le plus personnalisés,
18:29qui sont vraiment pour moi, pour que je puisse progresser.
18:34Et je trouve que pour moi, ce n'est pas forcément travailler plus longtemps,
18:37mais c'est juste pouvoir apprendre d'une manière différente.
18:43J'ai toujours été assez à l'aison maths.
18:45Mais je pense que c'est surtout parce que je me suis énormément entraîné.
18:48Même quand je bloquais sur un chapitre, je refaisais les exercices jusqu'à comprendre.
18:52Et je refaisais, je refaisais.
18:53Je n'ai jamais vraiment lâché parce qu'en maths, dès qu'on arrête, on perd vite le fil, je
18:58trouve.
18:58Ce qui m'aide le plus, c'est clairement de pratiquer encore, encore.
19:01Et plus je fais des exercices, plus je reconnais les méthodes et les raisonnements.
19:05Pour moi, les maths, c'est vraiment une matière où l'entraînement, il fait toute la différence.
19:10Et ce n'est pas seulement une question d'être doué ou pas.
19:14Vous en pensez qu'autour de la table, David Smadja, le coach de ce soir ?
19:17J'ai entendu quelque chose de très intéressant.
19:19On parle d'entraînement.
19:20C'est-à-dire qu'il faut s'entraîner.
19:21Mais pour s'entraîner, il faut s'intéresser.
19:23Donc, ça veut dire qu'il faut de nouvelles méthodes.
19:25Et on va en parler avec Mike Reynia.
19:27Je pense que ça fera un bon rapport.
19:28Et le expérage, ça vous inspire, ce que vous venez d'entendre ?
19:31Oui, l'entraînement et puis le désir, l'envie.
19:34Pourquoi est-ce qu'on est en train de faire des maths ?
19:36À quoi ça sert ?
19:38C'est effectivement important.
19:39Et quand vous savez pourquoi vous le faites,
19:41vous avez forcément envie de mettre un peu plus d'énergie et d'effort.
19:46Thierry de Vulpillière, Evidence B.
19:48Les maths, vous aussi, là-dessus, sur la base du niveau, vous avez un regard ?
19:53Alors, à la fois un regard, parce qu'il y a des explications, il y a des solutions.
19:56Mais sur les témoignages, on voit que plus on va vers la compréhension
20:01de ce que cet élève n'a pas compris sur ce module-là,
20:04plus on est près de cette compréhension,
20:06plus on va réussir à faire partir cette peur.
20:09Puisqu'il y a une jeune fille qui disait,
20:10il y a des modules où j'arrive et des chapitres où je n'y arrive pas.
20:13C'est ça, le travail à faire.
20:14Essayer pour chaque exercice de maths, chaque chapitre,
20:18suivre l'élève au plus près.
20:20Et en fait, il n'y a normalement pas de difficulté.
20:23Tous les cerveaux sont faits pour les maths.
20:24Donc, c'est cette personnalisation qui permet de résoudre ces questions.
20:27Et elle n'est pas encore très présente en France.
20:29Non, ce n'est pas en France.
20:30Et donner l'envie, justement, ce soir, on a déniché Mike Trenia
20:33pour nous donner l'envie de bosser les maths.
20:36Europe 1, la France bouge.
20:38La pépite.
20:39La pépite, c'est vous, Gabrielle Masson.
20:41Vous avez 28 ans.
20:42Mike Trenia existe depuis un an.
20:44C'est né à Paris.
20:45Vous, vous avez fait un parcours études à Versailles,
20:50classe prépa, HEC.
20:51Vous avez déjà monté une entreprise, je crois.
20:54C'est ça, tout à fait.
20:55En parallèle, en fait, pendant même que j'étais en école,
20:59ça m'a donné envie d'entreprendre,
21:02notamment dans le B2B.
21:04Mais il y avait ces questions de sens également
21:06et de mon parcours, justement, de professeur particulier.
21:09Parce que vous avez donné beaucoup de cours particuliers
21:11et c'est là, en fait, que vous avez pu constater les problèmes
21:14et donc apporter une réponse.
21:16Vous avez constaté quoi ?
21:17Exactement.
21:18Et j'ai constaté, notamment, qu'on l'entend dans l'extricte interview,
21:22justement, il y a beaucoup de clichés sur la bosse des maths.
21:24Si on travaille avec la bonne méthode, on peut s'en sortir.
21:27Si on refait effectivement des exercices
21:28et qu'on dépasse ce sentiment de mauvaise confiance en soi,
21:34chaque élève peut s'en sortir.
21:36Et ce que j'ai constaté, également,
21:37c'est une inégalité dans l'accès au soutien scolaire.
21:40Au soutien scolaire ?
21:41Oui, c'est ça.
21:42Alors que c'est une matière qui est profondément méritocratique
21:44et qui devrait justement pouvoir donner la chance
21:48à tout le monde de s'en sortir
21:50et d'accéder aux meilleurs études supérieures.
21:51Et c'est ce qui vous a donné envie de fonder MyTrenia.
21:54Je vous laisse pitcher et on se retrouve juste après.
21:56C'est à vous.
21:57Alors MyTrenia, c'est le prof particulier de mathématiques
22:00qui donne accès à tous à un soutien scolaire en mathématiques de qualité.
22:06J'ai donné pendant six ans des cours particuliers
22:08et le problème, c'est que de nombreuses familles
22:10ne peuvent pas y accéder.
22:12Donc MyTrenia, finalement,
22:15elle permet de résoudre le problème
22:16qui consiste à aller chercher la solution sur TFGPT,
22:20à recopier.
22:21Nous, on prend le problème à l'inverse.
22:23C'est-à-dire que MyTrenia,
22:25quand sur Pythagore, un manuel va proposer
22:28un triangle et des chiffres qui paraissent très abstraits,
22:31nous, l'élève vient renseigner ses passions
22:33et donc typiquement, pour un fan de foot,
22:35on va lui faire travailler sur le corner gagnant
22:38pour un but du PSG.
22:41Tout ça en le guidant vers la réponse,
22:44donc avec un raisonnement, une méthode socratique.
22:47Également, il vient, comme dans un jeu vidéo,
22:50décrocher des trophées au fur et à mesure de ses victoires.
22:53Donc, finalement, MyTrenia, c'est gratuit
22:57pour toutes les familles, 15 euros pour l'accompagnement complet.
22:59Merci, Gabriel Masson.
23:00Pour MyTrenia.
23:02On va parler de MyTrenia dans un instant.
23:05On fait juste une petite pause après le plage de 21h.
23:07On se retrouve sur Europe 1.
23:09Europe 1.
23:10La France bouge.
23:1220h30, 21h30.
23:13Elisabeth Assayac.
23:15Bienvenue, si vous nous joignez sur Europe 1 dans la France bouge.
23:17Ce soir, nous sommes avec Éloïc Perrache,
23:19directeur général de HEC,
23:20avec Thierry de Vulpillière,
23:22le cofondateur et président de Evidence B.
23:23On va prendre de ses nouvelles
23:24parce qu'il était venu il y a quelques années sur Europe 1
23:27nous présenter son intelligence artificielle.
23:29Il était très avant-gardiste
23:30pour accompagner les élèves
23:32dans toutes sortes de matières,
23:35au niveau scolaire.
23:36Nous sommes avec le coach de ce soir,
23:37David Smadja,
23:38le fondateur du cabinet MySone, avocat.
23:40Et juste avant le flash de 21h,
23:42nous étions avec Gabriel Masson
23:43pour MyTrenia.
23:44MyTrenia qui va nous créer ou recréer le déclic
23:47en matière de mathématiques.
23:49Et ça tombe bien
23:50parce que le classement PISA de cette année
23:52est en baisse.
23:53Donc, on va essayer de trouver des solutions.
23:56Justement, Gabriel Masson,
23:58vous étiez en train de nous dire
23:58que MyTrenia,
24:00vous veniez de faire le pitch.
24:02Donc, après avoir donné des cours particuliers
24:05par centaines et par milliers,
24:06vous avez constaté qu'il y avait une inégalité
24:08à l'accès aux cours de soutien scolaire.
24:11Et c'est ça que vous proposez avec MyTrenia.
24:13Donc, concrètement, c'est 15 euros,
24:14vous l'avez dit ?
24:1515 euros pour l'accompagnement complet,
24:16mais gratuit pour les familles.
24:18Et on a aussi des personnels
24:19et des collectivités
24:20qui permettent de mettre à disposition MyTrenia
24:21auprès de leurs habitants.
24:24Et Luc Perra,
24:24vous êtes le directeur général d'HOC.
24:26Cette inégalité par rapport
24:29au soutien scolaire,
24:30par rapport aux apprentissages,
24:33vous voulez réagir ?
24:33C'est réel.
24:34Et puis d'ailleurs,
24:35c'est souligné dans PISA.
24:37Donc, le statut social
24:39est encore un effet très important
24:42dans la réussite scolaire.
24:43Moi, ce que j'aime beaucoup
24:45et un mot qui a été cité,
24:46c'est la donnée de confiance.
24:48Le système éducatif a besoin
24:49de donner confiance.
24:51Il y a le côté gamification,
24:53désolé de l'anglaisisme,
24:54et donc on va expliquer
24:57pourquoi on le fait.
24:58Et donc, nous,
24:58on a à HEC un engagement
24:59très très fort
25:00pour des élèves
25:01qui ne rentreront forcément pas à HEC.
25:03On travaille beaucoup
25:03au niveau du lycée.
25:04Et le sujet
25:05de cet état d'esprit,
25:07de cette confiance
25:08et ce qu'on disait tout à l'heure
25:10de cette ADN solution,
25:11on travaille beaucoup
25:12avec tout un ensemble d'étudiants,
25:13notamment en seconde.
25:14En seconde, déjà ?
25:16Exactement.
25:16Et c'est des étudiants
25:17qui feront plein d'autres choses.
25:18Mais vous savez que
25:19l'État français a décidé
25:20qu'il y aurait deux semaines
25:21de stage en seconde.
25:22C'est une très bonne idée.
25:24Alors, c'est deux semaines
25:24de stage tous en même temps.
25:25Il y a 550 000 jeunes.
25:26Mais oui, c'est ça,
25:26c'est tous en même temps.
25:27Ce n'est pas comme en troisième.
25:28Le sucre, ils arrivent
25:29chez Europe 1 régulièrement.
25:30On a un programme de stagiaires
25:33sur mesure.
25:34Il est formidable, c'est non ?
25:35Ce qu'il faut savoir,
25:36c'est qu'il y a 160 000 jeunes
25:37qui ne trouvent pas de stage.
25:38Et donc ça,
25:39en termes de colère sociale,
25:40c'est aussi un potentiel
25:41assez extraordinaire.
25:42Donc nous, on a décidé
25:43qu'on allait monter
25:44un programme spécifique
25:45pour ces étudiants
25:46qui ne trouvent pas de stage.
25:47Mais avec cette idée
25:48d'un état d'esprit,
25:49très solide,
25:50on apprend à identifier
25:51un bon problème,
25:51une solution,
25:52s'il y a une entreprise à monter.
25:53Et c'est extraordinaire
25:54ce qui se passe.
25:54On est en train de parler
25:55de plusieurs milliers d'élèves
25:56maintenant par an
25:56qu'on accompagne.
25:59Ceux qui n'ont pas trouvé
26:00de stage,
26:00ils vous écrivent une lettre ?
26:01On travaille
26:02avec tout un ensemble
26:02de lycées
26:03qui ont des difficultés.
26:04Et donc c'est vraiment ça,
26:05c'est de se dire
26:05comment est-ce qu'on redonne confiance
26:07et comment on change
26:07un état d'esprit.
26:08Et je trouve que c'est
26:09exactement ce que fait
26:10et je trouve ça
26:11vraiment génial.
26:12David Smadja,
26:13tout à l'heure,
26:13vous nous disiez
26:14que Mike Trinia,
26:14vous êtes le coach
26:15de ce soir sur Europe 1,
26:16c'était ludique.
26:17C'est ça qui vous a plu.
26:19Et faire un lien
26:19entre le jeu,
26:21le côté ludique
26:22et les mathématiques.
26:23Mais il y a quelque chose
26:24que j'ai encore plus apprécié,
26:25c'est vraiment
26:26le choix de conception.
26:27C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
26:28la grande crainte
26:29des parents
26:29et même des professeurs,
26:30finalement face
26:31à l'intelligence artificielle,
26:33c'est qu'elles fassent
26:33les devoirs
26:34à la place de l'élève.
26:35Et vous,
26:36vous avez pris
26:36le parti inverse.
26:37C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
26:38quand l'élève bloque,
26:39l'application ne va pas
26:40lui donner la réponse,
26:41mais va le guider
26:42étape par étape
26:43jusqu'à ce qu'il trouve
26:44lui-même la réponse.
26:45Et ça, pour le coup,
26:46on ne pense qu'à l'inverse.
26:47C'est l'une des craintes
26:48quand même fondamentales
26:49chez les parents
26:49de se dire
26:50en fait,
26:51plus personne ne va faire
26:52ses devoirs.
26:52Là, avec Mike Trenia,
26:53on arrive quand même
26:54à avoir un consensus
26:55et se dire
26:56l'élève va vraiment
26:56avoir un apprentissage.
26:57Mais moi, j'ai envie de demander
26:58pourquoi on n'y a pas pensé
26:59avant cette méthode ?
27:01Non mais c'est vrai,
27:02ça paraît évident.
27:03Je pense que l'intelligence artificielle
27:04est quand même
27:04quelque chose de très nouveau.
27:06J'entends des professeurs
27:07qui me disent
27:08que ça fait
27:087 rentrées scolaires
27:09seulement
27:10qu'ils arrêtent
27:10de donner des devoirs maison
27:11parce que les élèves
27:12trichent avec chez le GPT.
27:14C'est quelque chose
27:15sur lequel on va s'adapter.
27:16En même temps,
27:16chez le GPT
27:17peut être un formidable soutien
27:18quand on n'a personne
27:19pour nous expliquer.
27:20Tout à fait.
27:20Non mais c'est vrai,
27:21on peut demander à chez le GPT
27:22explique-moi étape par étape
27:23la résolution de ce problème.
27:25Tout à fait.
27:26Mais nous,
27:27notre application
27:29est vraiment centrée
27:30sur le guide pédagogique
27:34avec des méthodes
27:34de sciences cognitives éprouvées
27:36et également sur
27:38le fait de ne pas
27:39donner la réponse
27:40et de surtout
27:41ne pas faire d'erreurs.
27:43Le GPT ne sait pas
27:44forcément faire
27:45des bonnes images
27:45de fonction.
27:46En tout cas,
27:47c'était encore le cas
27:47il y a un an.
27:48Qui l'a mis en place
27:49ce programme ?
27:49Vous avez été accompagné
27:50par des professeurs
27:51de mathématiques ?
27:52Accompagné par des professeurs,
27:53accompagné par la région
27:54Île-de-France,
27:55par Paris-SENCO,
27:56donc des incubateurs
27:57et par des utilisateurs.
27:59Si vous êtes parmi nous
28:00ce soir sur Europe 1,
28:01Gabriel Masson,
28:02c'est aussi parce que
28:02vous avez des demandes
28:03très précises
28:05à formuler à notre coach.
28:07Je vous laisse
28:07formuler votre demande.
28:09Vous avez besoin ?
28:10J'aimerais vous demander
28:11une entreprise
28:11comme Maïtrenia
28:12peut-être gagner rapidement
28:14en visibilité
28:15pour convaincre
28:16des collectivités
28:17et des grands comptes
28:18de signer des pilotes ?
28:20David Smadja ?
28:21Encore ?
28:21J'adore ce système
28:23de questions.
28:23Ça, c'est nouveau
28:24mais c'est génial.
28:25On met ça cette année
28:25pour que l'auditeur
28:26s'y retrouve à chaque fois.
28:27L'auditeur d'Europe 1.
28:28Ce que je peux vous dire,
28:30il y a pas mal de réponses
28:30à apporter.
28:31Mais c'est vrai que
28:31quand on veut signer
28:33la personne publique,
28:35on pense toujours
28:36à l'appel d'offres.
28:37Mais ce qu'il faut savoir,
28:38c'est que pour beaucoup
28:39notamment de services municipaux,
28:41finalement,
28:42une jeune entreprise
28:43peut proposer des services
28:45sans passer par un appel d'offres.
28:46Et pourquoi ?
28:47C'est parce qu'une collectivité
28:48peut contracter
28:49de gré à gré,
28:50sans publicité,
28:51sans mise en concurrence,
28:52pour une solution
28:53qui est qualifiée
28:54d'innovante.
28:54C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
28:56à partir du moment
28:56où votre solution
28:57remplit un cahier des charges
28:58qui est lié à une innovation,
29:00ce qui est le cas,
29:00et on pourra le démontrer
29:01très facilement,
29:02vous allez pouvoir contracter
29:03jusqu'à 140 000 euros
29:04hors taxes
29:05sans passer par un appel d'offres.
29:07Ce qui signifie que finalement,
29:09mettre en place un pilote,
29:10on sera quand même
29:11très loin de ce plafond.
29:12Donc ça va vous permettre
29:13finalement d'accéder
29:14à des services
29:16sans passer par cette objection
29:18de la mise en concurrence.
29:19Donc ça,
29:19c'est un premier sujet
29:20sur lequel...
29:20Mais là,
29:20il recherche aussi des...
29:22Je ne me trompe pas,
29:23Gabriel,
29:23vous recherchez aussi
29:24des contrats publics
29:26avec des...
29:27Être dans toutes les écoles,
29:29non ?
29:29Dans toutes les...
29:30Tout à fait,
29:30rentrer chez l'éducation nationale.
29:32C'est ça,
29:32c'est un vrai sujet,
29:33c'est compliqué
29:33d'entrer dans l'éducation nationale.
29:34C'est en passant par ces pilotes.
29:36Après,
29:36je parlerai aussi
29:37de la conformité
29:37qui est un des éléments
29:38très très importants
29:40et qui va susciter
29:40l'intérêt justement
29:41de l'acheteur public,
29:42c'est aujourd'hui
29:43être conforme.
29:44Quand on a une solution,
29:45notamment technologique,
29:47qui plus est,
29:47qu'on la propose
29:48à des mineurs,
29:49là,
29:49on a des niveaux de conformité
29:50qui sont relativement importants.
29:52Le premier,
29:52c'est évidemment
29:53tout ce qui est
29:53données personnelles.
29:54C'est-à-dire que
29:55vous traitez
29:56des données personnelles,
29:57notamment de mineurs,
29:58et finalement,
29:59le fameux RGPD
30:00va les soumettre
30:01à une protection
30:02qui sera renforcée.
30:03Donc,
30:03c'est-à-dire que
30:04si vous constituez
30:05dès maintenant
30:06un dossier
30:06qu'un acheteur public
30:08exigera
30:08et que finalement,
30:09vous allez faire
30:10une analyse d'impact,
30:11que vous allez peut-être
30:12trouver un hébergement
30:14auprès d'une solution européenne
30:16et donc qui sera soumis
30:16au droit européen,
30:18là,
30:18typiquement,
30:18vous allez déjà lever
30:19un certain nombre de barrières.
30:21Gabriel Masson,
30:22je vous ai vu prendre
30:23plein de notes,
30:23très très studieux,
30:24vous avez gardé
30:25les bonnes habitudes d'HEC
30:26parce que vous,
30:27vous écrivez avec du papier
30:28et un stylo,
30:29il n'y a pas d'écran.
30:30Alors,
30:31je suis liste quand même
30:31beaucoup les écrans au quotidien
30:32mais merci beaucoup
30:33pour vos conseils.
30:34Effectivement,
30:34la mise en concurrence,
30:35l'appel d'offres,
30:35je crois que c'était
30:36rehaussé à 50-60 000 euros
30:37mais c'était beaucoup
30:38trop faible
30:38pour cibler des collectivités
30:40donc je ne connaissais pas
30:42l'exception pour l'innovation.
30:44Vous avez un atout,
30:45ça a été pensé
30:46et conçu avec des professeurs
30:47de l'éducation nationale
30:48donc ça,
30:49c'est un atout important aussi.
30:51Je pense que ça fait vraiment
30:52partie des atouts
30:53aujourd'hui de votre application
30:54c'est que vous avez construit
30:55votre méthode
30:56avec des professeurs
30:57et surtout,
30:58vous connaissez vraiment
30:59le problème
30:59parce que je pense
31:00qu'on ne parle pas assez
31:01de l'équipe ou du dirigeant
31:02mais aujourd'hui,
31:03vous êtes un spécialiste
31:05du soutien scolaire
31:06donc ça veut dire
31:06qu'il y a quand même
31:07une démonstration
31:07que vous maîtrisez
31:08parfaitement ce sujet.
31:10Sur le deuxième sujet,
31:11merci beaucoup
31:11parce qu'effectivement
31:12j'ai fait du droit à HEC
31:13et mon mémoire était
31:14sur le RGPD
31:15et l'AEICT
31:15qui est rentrée en vigueur.
31:17Nous,
31:17nos données,
31:17elles sont 100%
31:19hébergées en Europe
31:20après l'AEICT
31:21c'est un travail
31:21de mise en conformité.
31:22Ce n'était pas prévu
31:23d'avoir un ancien étudiant
31:25d'HECT,
31:25Loïc,
31:26mais là,
31:27franchement,
31:28ils sont partout.
31:29Ils sont partout
31:31les anciens étudiants
31:32d'HECT.
31:33Loïc Perrache,
31:34on va faire un petit quiz
31:35dans la France Bouche
31:36chaque soir,
31:37on a un petit quiz,
31:37vous répondez rapidement
31:38aux questions.
31:39Vous allez voir,
31:39c'est très facile
31:40et très amusant.
31:41C'est parti.
31:42Quand vous étiez étudiant,
31:43vous étiez plutôt
31:43premier de la classe
31:44ou bon élève
31:45qui savait aussi profiter
31:46de la vie.
31:47Bon élève
31:47et profiter de la vie.
31:48À les deux.
31:49Génial.
31:50Ah pardon.
31:52Où ?
31:52Les deux,
31:53ça peut être énorme.
31:54HEC forme depuis
31:55plus d'un siècle
31:56des dirigeants
31:56et des entrepreneurs.
31:57Aujourd'hui,
31:58qu'est-ce qu'un étudiant
31:58doit absolument
32:00apprendre à l'école
32:01qu'il ne pourra
32:01pas simplement
32:03apprendre
32:03avec l'intelligence artificielle ?
32:07Je pense que c'est
32:08beaucoup un état d'esprit
32:11et le rôle
32:12d'un étudiant d'HEC
32:13c'est être capable
32:14d'avoir une vision
32:15et d'entraîner les gens
32:16à aller tous
32:17dans la même direction
32:17et donc cette capacité
32:19d'entraînement
32:20on la vit sur le terrain
32:23ce n'est pas une réponse
32:24à une question
32:25qu'on pose
32:25à un moment donné
32:26à un LLM.
32:27Le professeur
32:28qui vous a le plus marqué
32:29dans votre parcours
32:30et l'OQPRH ?
32:33Le professeur de prépa
32:34d'économie.
32:37Pourquoi ?
32:37Parce que
32:39c'était aussi
32:39un bon moment
32:40j'ai basculé
32:41du bon élève
32:43qui profitait bien
32:44de la vie
32:45à un élève
32:45qui avait décidé
32:47qu'il avait
32:48cet objectif-là
32:50et donc
32:51il a su
32:51m'inspirer
32:52et m'entraîner.
32:53Les jeunes diplômés
32:54recherchent-ils aujourd'hui
32:54autre chose
32:55que le traditionnel
32:56bon salaire
32:56plus belle carrière ?
32:58Oui
32:59ils cherchent
33:00comme tout le monde
33:01je pense
33:01à la fois
33:02un bon salaire
33:02et une belle carrière
33:03et de s'épanouir
33:04dans ce qu'ils font
33:05donc la question
33:06de l'alignement
33:07entre qui ils sont
33:08et ce qu'ils vont faire
33:09est je pense
33:10plus important
33:12que pour leurs aînés
33:12en tout cas
33:13ça vient plus tôt.
33:14Le conseil
33:14que vous donneriez
33:15à un étudiant
33:16lycéen
33:16qui veut entrer à HEC ?
33:19Eh bien
33:19de prendre du plaisir
33:21apprendre à prendre du plaisir
33:23dans ce qu'il fait
33:23et avoir l'envie
33:24d'avoir envie.
33:25Il y a plein de chansons
33:26qu'on pourrait extraire
33:27je parlais triste
33:28dans notre réalisateur.
33:29La musique avait une place
33:29importante dans l'émission.
33:30Très importante.
33:31Si vous n'aviez pas travaillé
33:32dans l'enseignement supérieur
33:33quel métier auriez
33:34vous aimé exercer ?
33:37Quand j'étais jeune
33:38je voulais être sportif.
33:40Sportif de quoi ?
33:41Je faisais beaucoup de sport
33:42j'ai fait beaucoup de judo
33:44etc.
33:45je travaillais dans le domaine
33:46du sport.
33:47Et il y a beaucoup de sport
33:47à HEC d'ailleurs ?
33:48Il y a beaucoup de sport.
33:49J'ai vu qu'il y avait
33:49une salle de sport ?
33:50Il y a plusieurs salles de sport
33:51il y avait des installations
33:52assez importantes
33:54d'ailleurs
33:54c'est un élément
33:56reconnus par les élèves
33:57et puis de plus en plus
33:59d'élèves qui veulent travailler
33:59dans le secteur du sport.
34:01Oui donc
34:01tout est ouvert
34:02on a l'impression
34:03quand on vous entend.
34:04L'espace des possibles
34:05est assez infini.
34:06Merci Héloïc Perrage
34:08directeur général de HEC
34:09un quiz réalisé
34:10par César Dian.
34:15Vous restez avec nous
34:16la France Bougée
34:16fière de mettre en avant
34:17ce qu'ils font
34:18et on va dans un instant
34:20prendre une nouvelle
34:21de Thierry de Villeplière
34:23cofondateur et président
34:24de Evidence B
34:25mais c'est après une pause
34:26en musique
34:26grand corps malade
34:27et stiletto
34:28le prochain rêve
34:29sur Europe 1.
34:30Europe 1
34:3120h30
34:3221h30
34:33Elisabeth Assayag
34:34We don't need no education
34:43Bienvenue dans la France Bougée
34:45pour la quatrième
34:46et dernière partie
34:47nous sommes
34:48par l'éducation
34:49donc c'est le petit
34:49clin d'œil
34:50avec Pink Floyd
34:50nous sommes toujours
34:51avec Héloïc Perrage
34:52directeur général de HEC
34:53avec la start-up
34:55de ce soir
34:56Maïtrenia
34:56Gabriel Masson
34:58le coach de ce soir
34:59si vous venez de nous rejoindre
35:00vous pouvez réécouter
35:01en podcast
35:01le début de l'émission
35:02David Smadja
35:03fondateur du cabinet
35:04Milestone Avocat
35:05et on va apprendre
35:07des nouvelles
35:07d'un membre
35:08de notre grande famille
35:09Evidence B
35:10Thierry de Villeplière
35:14La France Bouge
35:16Que sont-ils devenus ?
35:18Thierry de Villeplière
35:19vous étiez venu
35:20en 2022
35:21ça tombe bien
35:22c'était juste
35:22lors du dernier
35:23classement PISA
35:25pour nous présenter
35:26Evidence B
35:27qui développe
35:28là aussi
35:28des logiciels
35:30adaptés
35:30pour le milieu scolaire
35:32avec
35:33en maths
35:34en français
35:35et des exercices
35:35de niveau par élève
35:36c'est ça ?
35:37c'est à peu près ça
35:38à peu près
35:38mais que s'est-il passé ?
35:40donc quand j'étais venu
35:42c'était juste avant
35:43les résultats de PISA
35:43et donc les résultats de PISA
35:44sont tombés
35:45on avait à nouveau
35:46déjà perdu
35:47puisqu'on perd depuis 2003
35:49des résultats en maths
35:50et le ministère de l'éducation
35:51donc un marché public
35:53était passé peu de temps avant
35:55ce qui s'appelait
35:56remédiation seconde
35:57la France fait des tests
35:58à l'entrée de seconde
35:59pour tous les lycéens
35:59en maths et en français
36:00et il y a un tiers des élèves
36:01qui sont déjà en grand décrochage
36:02en début de seconde
36:03et donc ce marché public
36:05on avait candidaté
36:06comme start-up
36:07on était en finale
36:09contre Hachette et Nathan
36:10et on a remporté ce marché
36:11pour résoudre les problèmes
36:12de PISA
36:13avec Doca Post
36:13donc ça s'appelle
36:15Mia Seconde
36:16ça a commencé à être déployé
36:18à partir de ce moment-là
36:20c'est 14 laboratoires de recherche
36:21c'est 20 000 exercices
36:22en mathématiques et en français
36:23deux familles de laboratoires de recherche
36:25des laboratoires de recherche
36:26sur les sciences cognitives
36:27comment le cerveau des enfants
36:29apprend
36:30comment il a le sens du nombre
36:31le sens des proportions
36:31c'est des nouvelles connaissances
36:33qu'on a
36:33qui, espère-t-on
36:35et c'est pour ça qu'on fait ces produits
36:36va aider un plus grand nombre d'élèves
36:38parce que c'est difficile
36:38pour un enseignant
36:39de comprendre pourquoi un élève
36:40ne comprend pas
36:40plutôt qu'un autre
36:41et à quel moment
36:42c'est difficile
36:43ou c'est juste parce qu'ils sont
36:44très nombreux
36:44et ils n'ont simplement pas le temps ?
36:46parce que c'est quand même
36:47sa formation
36:48de pouvoir détecter
36:48ce qui ne va pas
36:49chez un élève
36:50alors
36:51comme il a été dit
36:52pour HEC
36:53nous on s'adosse
36:54à de la recherche
36:55et la recherche
36:57elle progresse petit à petit
36:58et donc
36:59oui c'est difficile
37:00c'est une complexité
37:01le cerveau humain
37:01l'apprentissage
37:02les notions
37:03donc c'est effectivement
37:05difficile pour tout le monde
37:06ensuite
37:06on a un grand succès
37:09sur l'éducation
37:09qui est sa massification
37:10quand on parle
37:11des copies en 1920
37:13il y avait un petit nombre
37:14d'élèves qui avaient accès au bac
37:15donc c'était plus facile
37:16finalement d'avoir une homogénéité
37:17donc il y a des grands défis
37:19et ils sont objectivement là
37:20l'importance maintenant
37:22de la recherche
37:23c'est ça qui est
37:25comme pour HEC
37:26mais pour tous
37:26les grands systèmes éducatifs
37:28un peu l'espoir d'objectiver
37:29c'est pas simplement
37:30les bonnes recettes
37:31du bon pédagogue
37:31de classe mépa
37:32mais c'est de comprendre
37:33pourquoi est-ce que
37:342 cinquièmes et 1 demi
37:35les enfants pensent que
37:362 cinquièmes
37:36c'est plus grand que 1 demi
37:37la solution au MIA seconde
37:38qui s'appelle MIA lycée
37:39depuis cette rentrée
37:40et bien elle est passée
37:41par toutes les arcanes
37:42de l'éducation nationale
37:43avec ses craintes
37:44avec ses difficultés
37:45et c'est vrai qu'une approche
37:47qui est issue
37:48de ces sciences cognitives
37:50c'est assez récent
37:51ça fait moins de 30 ans
37:51qu'on commence à comprendre
37:52comment le cerveau fonctionne
37:53ça fait des milliers d'années
37:54qu'on enseigne
37:55et il y a un enseignement
37:56en France
37:57qui est relativement procédural
37:58qui a un certain nombre
37:59de règles
38:00qui n'est pas forcément
38:01aligné
38:02avec ce que des couples
38:03en tout cas il peut s'améliorer
38:04et c'est ça qu'on apporte
38:05et donc vous
38:07si je comprends bien
38:08Thierry Devulpillière
38:10les mauvais résultats
38:11de PISA
38:12et cette baisse
38:12du niveau de maths
38:13elle est peut-être
38:14le problème
38:15et peut-être
38:15dans la façon
38:16dont on enseigne
38:17ces mathématiques
38:17voilà
38:18on a souvent
38:19et c'est ce qui me chagrine
38:20un peu
38:21on va suivre
38:23les explications
38:25un peu internationales
38:27on va dire
38:28c'est l'hétérogénéité
38:29des classes
38:29il y a 4 ans
38:30là on va dire
38:30c'est les réseaux sociaux
38:31c'est les familles
38:31etc
38:32on a tendance
38:32à remettre ça
38:33sur une cause externe
38:34c'est vrai
38:34simplement
38:35PISA c'est 90 pays
38:36et tous les pays
38:37n'ont pas du tout
38:37le même statut
38:38Singapour augmente
38:39l'Angleterre
38:39qui n'est pas loin de nous
38:40augmente
38:40et la France perd 16 points
38:41donc il y a un moment
38:42il faut aussi regarder
38:43peut-être près de chez soi
38:44et près de chez soi
38:46quand on baisse en maths
38:47ça peut être lié
38:47à des tas de causes
38:48tout extérieures
38:49mais ça peut aussi être lié
38:51à la façon
38:52dont on enseigne les maths
38:53et dont on les transmet
38:53on a fait une étude d'impact
38:55alors c'est un produit
38:55qu'on a développé
38:56sur le primaire
38:56qui s'appelle
38:56Adaptive Math
38:57sur les filles
38:58et les garçons
38:58et on arrive à faire progresser
39:00les filles 4 fois plus
39:01que les garçons
39:01en cycle 2
39:02là où partout en France
39:03les filles décrochent
39:04dès le CP
39:05et ça c'est de la recherche
39:06c'est Emmanuel Sander
39:07qui a fait ses modules
39:08qui a sorti ce livre
39:09avec un copain
39:11la médaille field
39:12c'est de la recherche
39:13vraiment fondamentale
39:14mais qui
39:14appliquée sous forme
39:15de petits exercices
39:16permet de mieux aider
39:18les élèves
39:18Héloïde Perrache
39:19vous en pensez quoi ?
39:20Vous êtes le patron d'HEC
39:21sur cette façon peut-être
39:22d'enseigner les maths
39:23puisque vous vous avez
39:24c'est une formidable vigie
39:26puisque vous avez
39:27des étudiants
39:27qui viennent de partout
39:29alors effectivement
39:29ils viennent de partout
39:30et on a forcément
39:32plein de progrès à faire
39:34et un des sujets
39:36récurrents
39:38dont on parle beaucoup
39:38c'est la formation
39:41instituteur
39:42et la formation
39:42des professeurs
39:43et c'est très très compliqué
39:47aujourd'hui
39:47de se retrouver devant une classe
39:48quand on n'est pas accompagné
39:49formé régulièrement
39:50donc je veux dire
39:51on se forme
39:52il y a des coachs
39:52qui nous donnent des conseils
39:53quand on vient à la radio
39:55il y a sans doute
39:56beaucoup d'accompagnement
39:57entre pairs
39:57qui peut exister
39:58dans les différents collèges
40:00et dans les différents lycées
40:00mais
40:02vous parliez de Singapour
40:04tout à l'heure
40:04c'est l'endroit
40:05dans lequel on investit
40:06beaucoup dans la formation
40:07des professeurs
40:08et donc il y a des méthodes
40:09et donc si vous n'êtes pas formé
40:11sur des méthodes
40:12je trouve ce qui ne marche pas
40:13donc on peut
40:13avoir de l'accompagnement
40:14avec des machines
40:16des plateformes
40:16et autres
40:17mais il y a des méthodes
40:19pour expliquer
40:20il y a des méthodes
40:20pour donner envie
40:21il y a des méthodes
40:22pour engager
40:23et donc
40:25maintenant le détail
40:26le diable est dans les détails
40:28comment on fait
40:28pour monter en puissance
40:29là-dessus
40:30mais
40:30parce qu'à un moment
40:31on a moins de moyens
40:32mais c'est très très important
40:33et donc tout ce qui va permettre
40:35de diffuser ces méthodes-là
40:38moi je trouve ça formidable
40:39et Loïc Pirage
40:40vos étudiants vont beaucoup
40:41à l'étranger aussi
40:42tout à fait
40:43c'est-à-dire
40:44on travaille un peu partout
40:44dans le monde
40:45oui mais ils font
40:46des années entières
40:47vous avez des campus
40:51on n'a pas de campus
40:52pour la formation première
40:54mais par contre
40:54on est partenaire
40:55des plus grandes universités
40:56au monde
40:57donc ils peuvent partir
40:58un semestre
40:59ou une année entière
40:59ils peuvent aller
41:00des Etats-Unis
41:01ils peuvent aller
41:01passer toute leur dernière année
41:03au MIT
41:03ou à Yale
41:05ils vont partir en échange
41:06un petit peu partout dans le monde
41:07nous ce qui nous intéresse
41:08c'est pour ça qu'on n'a pas de campus
41:10pour cette formation première
41:11c'est que
41:11je veux qu'ils aillent
41:12à la rencontre
41:13et se mélanger avec d'autres
41:14c'est-à-dire
41:15j'ai pas envie qu'ils partent
41:16sur notre campus
41:16et se retrouver entre eux
41:17sur notre campus
41:18mais l'idée c'est qu'ils vont être
41:19dans les meilleures institutions
41:20ils vont être un petit groupe
41:21de 5 ou 10
41:22et donc ils vont
41:23créer des liens forts
41:24avec des étudiants
41:25du monde entier
41:26qui viennent dans ces institutions
41:27il y a beaucoup d'espoir
41:28dans ce que vous dites
41:29Héloïc Perrache
41:30justement
41:30c'est le moment de parler
41:31avenir et espoir
41:38Héloïc Perrache
41:38on est à quelques mois
41:40de l'élection présidentielle
41:41vous êtes le patron d'HEC
41:42vous formez les talents
41:44les dirigeants
41:45les entrepreneurs
41:45d'aujourd'hui
41:46et de demain
41:46quelles sont les raisons
41:48d'y croire
41:48ici en France
41:49comment percevez-vous
41:50notre pays ?
41:53Alors moi
41:53je vais être biaisé
41:54parce que
41:55de par mes fonctions
41:57mais c'est vrai que
41:59la jeunesse
42:01est une
42:02je trouve une raison
42:03d'y croire
42:04on a une partie de la jeunesse
42:05qui est en colère
42:06mais on a aussi
42:07une partie de la jeunesse
42:07qui a
42:11des convictions profondes
42:12une envie d'impact
42:13une capacité
42:14à faire bouger
42:15les lignes
42:16une capacité
42:17à prendre des risques
42:18plutôt
42:20moi je vais
42:20on a de plus en plus
42:21d'entrepreneurs
42:23on n'a pas que
42:23des entrepreneurs
42:24à chausser
42:24loin de là
42:24mais on a de plus en plus
42:25d'entrepreneurs
42:25à la sortie
42:27ils représentent combien ?
42:29ils représentent 10%
42:30des étudiants
42:31mais c'est
42:31et donc
42:32et les autres
42:33j'espère qu'ils ont
42:34une capacité
42:35à faire bouger
42:35les lignes aussi
42:36dans les organisations
42:37qui vont
42:38qui vont rejoindre
42:39mais il y a
42:40je pense
42:41une aptitude
42:42à prendre des risques
42:45plus tôt
42:46peut-être
42:47parce qu'ils sont sereins
42:48sur le fait que
42:48de toute façon
42:49il y aura d'autres opportunités
42:50si les choses ne marchent pas
42:51Gabriel en est un exemple
42:52il a créé sur le campus
42:53il a recréé derrière
42:55vous les emmenez
42:55à prendre des risques
42:57et à oser
42:59avoir un peu de courage aussi
43:01alors
43:02la nouvelle signature
43:03d'HEC
43:04ça a toujours été
43:04autour de l'audace
43:05et vous avez parlé d'audace
43:06au tout début
43:06quand vous avez introduit
43:07l'émission
43:07ça m'a beaucoup plu
43:09c'est oser l'impossible
43:11et c'est très intéressant
43:13parce qu'au début
43:13on peut dire
43:13tiens c'est un nouveau truc
43:15marketing de plus
43:16mais on se met tous
43:18et toutes des barrières
43:19en se disant
43:20de toute façon
43:20ça j'ai aucune chance
43:21je ne vais pas y arriver
43:22ce n'est pas possible
43:22donc comment on va oser
43:24son impossible
43:24et puis des choses
43:25qui nous paraissent
43:26impossibles aujourd'hui
43:28comment est-ce qu'on peut se dire
43:30on va les dépasser
43:31donc
43:33l'impact
43:36l'environnement
43:37socio-économique
43:37dans lequel on grandit
43:38va avoir un impact
43:39comment est-ce qu'on peut
43:39dépasser ça
43:40les enjeux du climat
43:41et le ressortment climatique
43:42qu'est-ce qu'on peut faire
43:43vous restez optimiste
43:44c'est ça que j'entends
43:44par nature optimiste
43:46et en tout cas
43:47déterminé et engagé
43:48et engagé
43:49engagé politiquement
43:51c'est très coloré
43:54au sein d'HEC
43:54où on essaye
43:55de contenir un peu
43:57non
43:57on va habiter
43:58en année électorale
43:59donc personnellement
44:00on peut avoir des convictions
44:01mais mon rôle fait
44:02que effectivement
44:02je n'ai pas à les exprimer
44:04mais au niveau des étudiants
44:06est-ce que vous autorisez
44:07les réunions politiques
44:08comme on a pu voir
44:09sur les campus de Sciences Po
44:11on autorise des réunions politiques
44:13il y a des mouvements
44:14des gens qui vont avoir
44:15des convictions différentes
44:16et en année électorale
44:18on va recevoir
44:19tous les candidats
44:21sur le campus
44:22et donc
44:23et c'est ce qu'on vous fait
44:24à chaque fois ?
44:25c'est ce qu'on fait
44:25à peu près à chaque fois
44:26avec l'idée de se dire
44:28moi ce qui m'intéresse
44:29c'est que
44:30c'est pas seulement
44:31les soutiens
44:31ou les fans
44:32qui vont venir
44:32mais c'est que
44:33on soit un lieu
44:34une fois plus
44:35je vous dis
44:35l'ambition
44:36qu'on soit un lieu
44:37de dépolarisation
44:38de débat
44:38et donc on doit inviter
44:39des gens avec lesquels
44:40on n'est pas d'accord
44:40mais à partir du moment
44:42où on n'est pas d'accord
44:42on vient aussi l'exprimer
44:43en disant
44:43moi j'ai des questions
44:44à vous poser
44:45j'ai des choses
44:47des messages
44:47à vous faire passer
44:49et là on aura
44:51un environnement
44:52en tout cas
44:53intéressant
44:54parce que ça fait partie
44:54de leur formation
44:55donc il n'y aura pas
44:55de débordement
44:56en tout cas c'est ce qu'on espère
44:57franchement
44:58jusqu'à maintenant
44:58on n'a jamais connu
44:59de débordement
45:00ça fait des années
45:00qu'on fait ça
45:01et même
45:02vous avez dit
45:03parce que c'est un peu
45:04c'est tendu là
45:04en ce moment
45:05oui mais
45:07on a connu
45:08différents moments
45:08où les campus
45:09du monde entier
45:10se sont un peu enflammés
45:11vous n'avez jamais entendu
45:12parler d'HEC
45:13parce que là encore
45:13l'ADN c'est plutôt
45:15de se dire
45:15travaillant sur des solutions
45:16plutôt que d'être
45:17dans un esprit critique
45:18particulièrement
45:18merci Loïc Perrach
45:19passionnant
45:20directeur général d'HEC
45:21ce soir sur Europe 1
45:22merci à Gabriel Masson
45:24cofondateur de Maï Trenia
45:25merci à Thierry de Vulpillière
45:27d'être venu nous parler
45:28de Evidence B
45:29et un grand merci
45:30notre coach David Smadja
45:31fondateur du cabinet
45:32Mailstone Avocat
45:33excellente soirée sur Europe 1
45:34dans un instant
45:35c'est Valérie Darmont
45:36pour la libre antenne
45:37bonsoir Valérie
45:38bonsoir Elisabeth
Commentaires