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La colère sociale s'invite dans la campagne présidentielle. De là à bouleverser 2027 ? Quelles sont les propositions d'Édouard Philippe face à cette situation ? Un retour des Gilets jaunes est-il possible ?
Le candidat Horizons à l'élection présidentielle répond aux questions de Marc-Olivier Fogiel.
Regardez Face à Fogiel du 24 septembre 2026.
Le candidat Horizons à l'élection présidentielle répond aux questions de Marc-Olivier Fogiel.
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00:06Et avec Marc-Olivier Fogiel à 8h15, les prix des carburants qui flambent, de nouvelles aides annoncées par le gouvernement
00:13est toujours le même dilemme, comment protéger les français sans continuer à creuser la dette ?
00:17Pendant ce temps, la bataille pour 2027 s'accélère. Marc-Olivier, vous recevez donc ce matin le candidat à l
00:23'élection présidentielle, Edouard Philippe.
00:24Bonjour Edouard Philippe.
00:25Bonjour Marc-Olivier Fogiel.
00:27Le président de la République ce soir sur France 2, de retour de l'ONU, est tenté de calmer la
00:31colère sociale et expliquer le contexte géopolitique.
00:35Pour commencer, cette colère sociale, vous qui avez eu à l'affronter, est-ce qu'elle vous inquiète ce matin
00:39?
00:42L'augmentation des prix du carburant a un impact, et un impact évident, sur la vie des français. Il faut
00:48le prendre au sérieux.
00:49Lorsqu'on a besoin de son véhicule pour se déplacer, parce qu'on vit loin du centre, lorsqu'on a
00:54besoin de son véhicule pour travailler,
00:58supporter une augmentation de près de 15% du prix, parfois un peu plus, c'est véritablement quelque chose qui
01:05a un impact sur votre vie quotidienne.
01:06Et donc l'inquiétude et parfois la souffrance exprimée par beaucoup de français, il faut l'entendre, elle existe.
01:17Il ne faut pas la sous-estimer, il ne faut pas l'écarter d'un coin de la main, surtout
01:20quand on vit dans le centre d'une ville où on peut se passer de voiture.
01:22Le spectre des gilets jaunes, vous pensez que les français peuvent se remobiliser ?
01:25Je ne sais pas, je ne sais pas si ça prendrait la forme de gilets jaunes, et d'ailleurs personne
01:28ne sait.
01:29Ce que je sais, c'est qu'il y a un impact réel sur la vie des français, et qu
01:32'il faut l'entendre, et qu'il faut essayer d'accompagner les français dans un moment difficile.
01:36Accompagner comment ?
01:37Avec les moyens qu'on a.
01:39C'est-à-dire, accompagner comment ?
01:41Vous avez entendu le gouvernement, qui vient d'annoncer 100 euros supplémentaires, élargir le dispositif à 5,5 millions de
01:48français.
01:49Est-ce que c'est suffisant pour vous ?
01:51L'idée du gouvernement, de ce que j'ai compris, c'est d'accompagner les français qui ont besoin de
01:56leur véhicule pour continuer à travailler.
01:58Donc, de cibler des aides.
02:00Je comprends cette logique, j'étais moi favorable à un doublement des aides ciblées.
02:05Comment est-ce qu'on les finance ?
02:06Ça représente, de ce que j'ai calculé, environ 450 millions d'euros.
02:10Comment est-ce qu'on les finance ?
02:12On ne peut pas les financer par de la dette.
02:14Donc, il faut les financer par des économies.
02:16Et je considère qu'on doit financer cet effort supplémentaire par des économies.
02:20Mais donc, vous, vous dites qu'il faut faire un chèque aux français.
02:22Non, je dis qu'il faut aider les français qui en ont le plus besoin.
02:25En sachant que là, non, on ne peut pas faire, je ne crois pas qu'on puisse faire une aide
02:28générale.
02:29Je vois des gens qui disent, pour accompagner les français, il faut par exemple supprimer la TVA ou baisser...
02:35Ça, c'est Marie Le Pen, elle dit de baisser la TVA à 5,5%.
02:39Je pense que cette proposition, qui a le mérite d'être immédiatement compréhensible, présente un inconvénient majeur.
02:47C'est que d'abord, elle coûte très cher, 15 milliards d'euros.
02:50Et que surtout, elle ne prend pas en compte une réalité qui est pénible, mais qu'il faut entendre.
02:54C'est d'abord que nos finances sont dans un état très fragile.
02:56Et surtout, que la crise que nous vivons, elle va durer.
03:00Vous parliez tout à l'heure de l'intervention du président de la République.
03:03J'espère que ce soir, il va expliquer ce qu'il nous a dit lors de la réunion où il
03:07a rassemblé les chefs de parti.
03:09C'est-à-dire que cette crise, compte tenu de l'antagonisme entre les Etats-Unis et l'Iran,
03:15compte tenu des effets sur la production, le raffinage et la distribution de l'essence, elle va durer.
03:20Mais pour être très clair, vous vous demandez donc des aides ciblées supplémentaires.
03:23A ce micro, en début de semaine, quelqu'un que vous connaissez bien, Christelle Moirancé,
03:27qui, on dit, si vous arrivez à l'Elysée, va être votre ministre de l'économie,
03:32elle dit, mais non, mais pas du tout, il ne faut surtout pas faire ça, c'est des chèques en
03:35bois.
03:36Et elle, elle est contre.
03:37Donc, même chez vous...
03:38Mais non, non, pardon, on partage avec Christelle Moirancé et avec tous les gens qui me soutiennent.
03:44On n'a pas compris, alors.
03:44On partage avec Christelle Moirancé et avec tous les gens qui me soutiennent
03:46le souci d'accompagner les Français, mais de ne pas leur mentir.
03:50Et de ne pas leur mentir sur la situation financière du pays.
03:53Non, mais elle a dit pas d'aides ciblées.
03:55Et donc, moi, je dis des aides ciblées pour ceux qui souffrent le plus
03:59et pour qu'ils puissent continuer leur activité, financées par des économies.
04:03Et elle dit, on ne peut pas faire de chèques en blanc.
04:05Elle a raison, c'est pour ça que moi, je finance des aides ciblées par des économies.
04:08On va venir aux économies.
04:09Vous venez de dire, à l'instant, ça va durer.
04:11Si on est sans langue de bois ce matin, est-ce que vous pensez que ça sera pire ?
04:16Ça peut.
04:17Et pardon, parce que j'aimerais vous dire des trucs plus joyeux le matin.
04:19Mais la vérité, c'est que ça peut être pire.
04:21Personne ne sait comment la situation dans le détroit d'Hormuz va évoluer.
04:24Personne ne sait comment les outils vont gérer leur relation, si j'ose dire,
04:27en tout cas leur antagonisme avec l'Arabie saoudite.
04:30Personne ne sait combien de millions de barils par jour vont sortir du détroit d'Hormuz dans trois mois.
04:36Peut-être, et tout le monde l'espère, qu'il va y avoir un accord.
04:39Peut-être qu'on va être en mesure de mettre en place des garanties
04:42qui vont faire que la production recommence
04:45et qu'on peut récupérer une quantité de pétrole qui fera baisser le prix.
04:48Peut-être, mais ça n'est pas sûr.
04:50La situation stratégique, pardon de le dire comme ça,
04:52mais la situation stratégique dans laquelle se trouvent les Iraniens aujourd'hui
04:55est plus favorable que celle dans laquelle ils se trouvaient avant l'intervention américaine.
04:59Parce qu'aujourd'hui, ils savent qu'ils peuvent bloquer le détroit.
05:02Ils savent qu'ils peuvent imposer un péage sur le détroit.
05:04Donc, la vérité est vraie, et elle est terrible,
05:07c'est que les capacités de raffinage ont décru,
05:09les capacités de production ont décru,
05:11et la capacité d'exportation du pétrole produit dans cette zone a décru.
05:14Eh bien, c'est un vrai problème, et un problème durable.
05:16Les économies, vous les faites.
05:18Gabriel Attal, lui, annonce 150 milliards d'économies,
05:21et il ne veut pas d'aides supplémentaires, il dit qu'on n'a pas les moyens.
05:24Finalement, la rigueur budgétaire, c'est plutôt lui qui l'incarne que vous ?
05:28Non, je vous ai dit que je considérais qu'on ne pouvait pas
05:31ne pas entendre la souffrance d'un certain nombre de Français
05:33et leur difficulté à continuer leur activité,
05:35et qu'il fallait financer ces aides ciblées par des économies.
05:38C'est ma question, lesquelles ?
05:40Lui dit qu'il en fait 150, et malgré ces 150, il ne peut pas donner...
05:44Il fait 150 milliards d'économies à l'horizon 6 ans.
05:47D'accord ?
05:48Là, on parle d'une mesure qui est une mesure d'urgence.
05:50C'est 450 millions, comment est-ce qu'on les finance ?
05:53Trouver 450 millions dans le budget de l'État, c'est possible.
05:56L'année prochaine, il y a 130 000 fonctionnaires qui partent à la retraite.
05:58130 000.
05:59On va devoir recruter des fonctionnaires à la place de ceux qui partent.
06:02Très bien.
06:03Si on en remplace...
06:05Si on en recrute 123 000 au lieu de 130 000, vous trouvez 450 millions.
06:08Donc, c'est possible.
06:09Est-ce qu'on est capable de réorganiser l'État
06:11pour faire en sorte d'intégrer 7 000 recrutements en moins l'année prochaine ?
06:15La réponse est oui.
06:16Donc, c'est là que vous trouvez vos économies ?
06:17C'est une piste, il y en a d'autres, mais c'est une piste.
06:19Le péché originel, c'est quoi ?
06:20C'est la réforme des retraites qu'on n'a pas faite.
06:22Et c'est ça qui fait qu'on n'a plus les moyens
06:24d'aider les Français aussi, entre guillemets, facilement.
06:27Mais ça n'a jamais été facile.
06:29La vérité, c'est que ça n'aide pas.
06:30La vérité, c'est qu'on paye le fait
06:33de ne pas avoir fermé les vannes après le Covid.
06:37On paye le fait de ne pas avoir de majorité depuis 2024.
06:41Et donc, d'être incapable...
06:42Vous dites là, on paye la dissolution, en fait.
06:44Et donc, d'être incapable de prendre des mesures
06:47qui soient portées par une majorité cohérente
06:49et qui permettent d'obtenir un effet.
06:50Donc, on est obligé, parfois un peu sans direction générale,
06:54d'accepter des choses.
06:56Et on a suspendu cette réforme des retraites.
06:58Et évidemment, cette suspension, à mon avis, funeste
07:01de la réforme des retraites, elle va avoir un coût.
07:03Et elle a déjà un coût.
07:04Elle nous prive de marge de manœuvre.
07:06Clairement, c'est le Président de la République qui est en cours.
07:08Mais M. Fogiel...
07:09Pas de réforme des retraites et derrière une dissolution,
07:12c'est le Président de la République.
07:13M. Fogiel, c'est pas lui qui a défini la suspension des retraites.
07:15Ça s'est fait au Parlement.
07:17Mais ce que je vous dis, c'est que...
07:20Quand je parle d'une France dans laquelle
07:23on travaille plus pour recréer des marges de manœuvre.
07:26Je ne le dis pas par obsession comptable.
07:28Je le dis parce que si, un jour,
07:30on a besoin de se servir de ces marges de manœuvre,
07:32il faut les avoir constituées.
07:34Or, notre capacité à ne pas équilibrer notre budget
07:37depuis si longtemps
07:38nous a placés dans la situation
07:40que nous connaissons aujourd'hui.
07:41Nous ne pouvons pas aider,
07:43de façon générale et puissante,
07:45les Français face à une crise qui vient les impacterer.
07:46Justement, votre réforme des retraites,
07:49comme disait Martine Aubry,
07:50quand c'est fou, il y a un loup,
07:52vous la présentez quand, finalement ?
07:53Vous êtes le dernier à le faire.
07:55On a l'impression que vous avez peur de la colère de la rue.
07:57Pas du tout.
07:57Alors, vous y allez quand ?
07:59Je le ferai très bientôt
08:00et ce sera une réforme fondée
08:01exactement sur ce que j'ai dit depuis le début.
08:03Travailler plus longtemps,
08:03prendre en compte la réalité des métiers,
08:05mettre en place une partie de capitalisation.
08:07J'aurai l'occasion de le faire la semaine prochaine.
08:09D'accord.
08:09Alors, je vais vous dire...
08:09Les 67 ans, on en parle encore
08:11parce que vous avez entendu Bruno Retailleau.
08:13Lui, il est autour de 63 ans.
08:14Est-ce que finalement, vous n'allez pas être...
08:17Marc-Olivier Fogiel, je suis désolé,
08:18je ne vais pas dévoiler ma réforme des retraites
08:20sur RTL avec vous.
08:21Ce n'est pas ce que je vous demande,
08:22je vous dis simplement le fait de...
08:23Ça viendra la semaine prochaine
08:24et je suis certain qu'on aura l'occasion d'en reparler.
08:25Mais donc, travailler plus longtemps,
08:28vous allez demander des nouveaux sacrifices aux Français.
08:30On est d'accord ?
08:30Je considère que si nous voulons
08:32garantir le système des retraites,
08:33garantir les pensions des retraités,
08:35faire en sorte que nos enfants aient des perspectives,
08:38il faut qu'on rétablisse l'équilibre du système des retraites.
08:41Ça passera, en effet, par le fait
08:42qu'on travaillera plus longtemps.
08:43Ensuite, travailler plus longtemps,
08:44ça ne veut pas dire la même chose pour tout le monde
08:45parce qu'on n'a pas tous la même relation au boulot.
08:48Votre métier, Marc-Olivier Fogiel,
08:49qui est un métier exaltant, formidable,
08:51que vous faites avec passion,
08:52il est moins dur physiquement pour votre santé
08:54que le métier de millions de Français.
08:56Eh bien, il faut prendre ça en compte
08:58dans la façon de définir comment tout le monde
08:59travaille un peu plus longtemps.
09:00Ce n'est pas sorcier,
09:01c'est ce qu'on fait tous les pays
09:03à côté de la France,
09:04tous les pays soumis à un problème.
09:05J'aurai l'occasion d'en parler.
09:06Ce que je veux dire,
09:08c'est que si nous ne faisons pas ces efforts,
09:12dans cette campagne-là, vous voyez bien,
09:1463 ans pour Bruno Retailleau,
09:16les Français, on a démarré là-dessus,
09:18la colère, la difficulté du quotidien,
09:20la souffrance.
09:21Vous ne craignez pas qu'en leur disant ça,
09:22vous soyez directement hors-jeu ?
09:25Vous voulez quoi ?
09:26Que je dise aux Français des choses
09:27que je ne sais pas vraies ?
09:29Donc eux, ils savent que...
09:30Excusez-moi, je décrypte.
09:31Quand ils disent ça,
09:32ils savent que ce n'est pas vrai.
09:33Vous voulez que je dise aux Français
09:34qu'on va pouvoir continuer à vivre
09:35comme on vit en ce moment ?
09:36Vous voulez que je dise aux Français
09:37qu'on va pouvoir garantir les pensions de retraite
09:39alors même qu'on travaille nettement moins
09:42dans la durée
09:43que tous les pays qui sont confrontés
09:45aux mêmes problèmes que nous autour de nous ?
09:46Vous voulez que je dise qu'on peut raser gratis ?
09:48C'est ça que vous voulez, M. Pogel ?
09:49Ce n'est pas ce que je dis,
09:50mais ça veut dire que les autres pensent...
09:51Moi, je ne dirais pas ça.
09:51Mais les autres, donc, disent
09:52on peut raser gratis.
09:54Je présenterai une réforme des retraites
09:57que je crois équilibrée et juste.
09:59Voilà, mais équilibrée.
10:00C'est très facile de définir
10:01un système de retraite intéressant.
10:03La question, c'est comment est-ce qu'on l'équilibre ?
10:04Ça, c'est beaucoup plus difficile.
10:05Mais je connais ce sujet.
10:07Je l'ai eu en 2019.
10:08Vous aviez des belles âmes
10:09qui vous expliquaient qu'on pouvait faire
10:10un superbe système
10:12et ce n'était pas très grave
10:12s'il n'était pas équilibré.
10:13Moi, je veux être de l'ordre dans nos comptes.
10:16Je ne le dis pas
10:17parce que je serais une obsession comptable.
10:19Je le dis parce que c'est la condition
10:21de la liberté, de la souveraineté
10:23et de garantie pour nos enfants
10:25que sinon, on condamne
10:27à une espèce d'attrition permanente
10:28qui est abominable.
10:29Donc, si on veut redonner du peps à la France,
10:32si on veut redonner une capacité d'énergie
10:33à la France, il faut la libérer
10:35de ces contraintes qui pèsent sur elle
10:37et qui l'emmènent dans une impasse.
10:38L'élection présidentielle,
10:40c'est mai prochain.
10:41Vous êtes candidat.
10:41Il y en a plein de candidats au centre.
10:45Vous levez les yeux aussi.
10:47Non, mais ils ont le droit.
10:48Je ne vais pas.
10:49Pardon, on ne commence pas une élection
10:50en disant que les autres
10:50n'ont pas le droit de se présenter.
10:52Céline Landreau.
10:53Gabriel Attal, que vous qualifiez
10:54d'inexpérimenté ?
10:56Non.
10:57Dans un livre qui sort en ce moment,
11:00c'est pourtant ce qui est...
11:01Les propos sont prêtes.
11:02Je trouve que Gabriel Attal
11:05est un responsable politique talentueux.
11:08Il m'arrive de ne pas être d'accord
11:09avec lui.
11:10Il m'arrive d'avoir des positionnements
11:11politiques différents.
11:12Ça, c'est vrai.
11:15J'écoute ce qu'il dit avec attention.
11:16Je ne suis pas toujours d'accord.
11:18Mais vous le qualifiez de très, très immature
11:19comme dans le livre Le Crépus.
11:21Je considère qu'il peut arriver...
11:24Jérémy Marot de l'AFP, vous prête ses propos ?
11:26Je ne dis pas que M. Attal serait timature.
11:30Il peut m'arriver de dire que certains de ses propos...
11:33Voilà, vous jouez sur les mots, non ?
11:35Pas du tout.
11:35À vous ?
11:36Pas du tout.
11:36Vous avez le droit de considérer que certains propos
11:38peuvent être un peu curieux.
11:40Et pourtant, savoir très bien que la personne
11:42qui les prononce est quelqu'un de parfaitement responsable
11:44et parfaitement respectable.
11:45Comment vous vous départagez en vrai ?
11:46Et quand ?
11:47Parce qu'on voit bien que la problématique politique,
11:50c'est que si vous êtes aussi dispersé,
11:52il y a des chances que vous regardiez
11:53l'élection présidentielle à la télé à la fin.
11:56Je pense que vous avez raison.
11:57La trop grande multiplicité des candidatures à la fin
12:02conduira à une dispersion des voix
12:03et donc au risque d'avoir au deuxième tour
12:06une candidature de Mme Le Pen
12:08et une candidature de M. Mélenchon.
12:09Et donc comment vous vous départagez en fait ?
12:10D'abord, je pense que chacun fait campagne.
12:12Avec ses caractéristiques, avec ce qu'il pense,
12:14avec ce qu'il croit, avec ce qu'il est.
12:15Et c'est très sain, c'est très légitime.
12:17Ne comptez pas sur moi pour dire
12:18il ne faut pas qu'il y ait de campagne.
12:19Il doit y avoir une campagne.
12:20Et puis en février, en janvier,
12:22le moment venu, je ne saurais pas vous dire quand,
12:23le moment venu,
12:24chacun des responsables politiques
12:26dans cet espace-là
12:27devra prendre ses responsabilités.
12:29Moi, comptez sur moi pour prendre les miennes.
12:30Et je suis certain que dans l'espace central
12:32de M. Retailleau jusqu'à M. Attal,
12:36tout le monde saura prendre ses responsabilités.
12:37Merci Edouard Philippe d'être venu ce matin.
12:38Merci à vous.
12:39Merci beaucoup.
12:40Et merci Marc-Olivier.
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