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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Une chanson douce que me chantait ma maman, en cessant mon pouce, j'écoute les enfants.
00:17Bienvenue dans la France bouge, si vous nous rejoignez sur Europe 1, on parle du marché de la petite enfance
00:21avec ses solutions françaises qui existent.
00:23Heureusement, il y a des acteurs comme Jean-Emmanuel Rodokanaki, qui est le fondateur et le PDG du groupe Grandir,
00:29les petits chaperons rouges.
00:30Il y a 25 ans, il est rentré des Etats-Unis et il a décidé de se lancer sur ce
00:36marché de la crèche, au début de la crèche inter-entreprise.
00:43Vous accompagnez plus de 47 000 familles, c'est ça ?
00:4755 000 maintenant.
00:4855 000 familles. Vous accueillez des enfants de 0 à 6 ans ? Pourquoi jusqu'à 6 ans ? Parce
00:54qu'à la crèche, jusqu'à 3 ans ?
00:55Parce que dans les pays anglo-saxons, nous faisons à la fois de la crèche et de l'école maternelle.
00:59Donc de 0 à 6 ans, parce que ces pays-là ont considéré que les 2000 premiers jours de l
01:04'enfant, en termes de développement psychomoteur, les neurosciences, etc., c'était clé.
01:08Il fallait que ce soit le même bloc pédagogique et éducatif. Et donc, dans tous les pays anglo-saxons, Canada,
01:15Etats-Unis, Angleterre, Allemagne, les enfants entre 0 et 6 ans sont sous le même toit, dans le même établissement.
01:21Comment faites-vous pour pouvoir vous adapter selon les pays ? Vous étiez aussi présent en Inde. Quel regard portez
01:28-vous sur la façon dont on éduque nos enfants ? Est-ce qu'il y a de réelles différences ?
01:34Globalement, c'est le même corpus éducatif. En tout cas, dans tous les pays industrialisés, les neurosciences l'ont montré,
01:43le développement du jeune enfant entre 0 et 6 ans, c'est les mêmes acquisitions.
01:49C'est à la fois ce qu'on appelle les hard skills, donc commencer les prémices de savoir lire, écrire,
01:54compter. Et puis, les soft skills, c'est tout ce qu'on apprend moins à l'école, mais qui est
01:59essentiel pour être prêt pour la vie.
02:01C'est la confiance en soi, l'estime de soi, la créativité, la communication. Et ça, on commence à le
02:06retrouver. D'ailleurs, c'est le cœur de notre projet pédagogique dans le groupe Grandir.
02:10C'est ce qu'on appelle les 5 C, les 5 compétences clés pour le 21e siècle, pour que les
02:14enfants ne soient pas simplement prêts pour l'école, mais prêts pour la vie.
02:16Donc, il y a tout un projet, ce n'est pas un mode de garde. C'est ça que vous
02:19essayez de nous dire ce soir.
02:20Vous êtes dans la catégorie impact sociétal pour ces trophées de l'avenir Europe 1-LCL. L'impact sociétal est
02:31immense au sein du groupe Grandir, notamment avec vos salariés.
02:34C'est là-dessus que vous vous basez.
02:36C'est le cœur de tout métier de service à la personne, de métier autour de l'humain.
02:43C'est de faire du care, de prendre soin des nôtres, à la fois des enfants, de leurs parents et
02:50de nos équipes.
02:50Pour pouvoir les fidéliser ? Parce qu'on sait qu'il y a beaucoup de turnover.
02:53Ce n'est pas agréable de confier son enfant tout le mois de septembre à une assistante maternelle.
03:01Les assistantes maternelles en France, c'est pour le domicile.
03:05Là, on parle plutôt des professionnels de la petite enfance en crèche.
03:08Donc, une infirmière scultrice, une éducatrice, une auxiliaire.
03:13Comment faites-vous pour les fidéliser ?
03:15C'est un des sujets, vous avez raison d'en parler.
03:19C'est une réalité très différente en fonction des crèches.
03:22Vous allez avoir, par exemple, en région, souvent très peu de turnover.
03:29Et des équipes qui sont stables et qui sont là depuis longtemps.
03:32Pour des raisons très simples, c'est qu'elles travaillent proche de leur domicile.
03:36C'est de vos objectifs, ça. Vous faites attention à ça.
03:39Exactement.
03:39En Ile-de-France, dans les grandes villes, ce qu'on appelle le commuting, tout simplement.
03:44Quand vous avez une heure et demie de RER le matin pour venir travailler, au bout de quelques années, vous
03:48êtes épuisé.
03:48C'est bien naturel.
03:49Et donc, on travaille notamment avec une start-up qui s'appelle Un Kilomètre à pied
03:52pour rapprocher, dès l'embauche et une fois que les gens sont chez nous, le job du domicile.
03:58Et ça, c'est clé parce que vous divisez par deux, en Ile-de-France, le temps de transport.
04:04Ça veut dire qu'au lieu d'avoir une heure de trajet, vous avez 30 minutes.
04:07Ça veut dire que la professionnelle, l'éducatrice de jeunes enfants, l'auxiliaire de puériculture,
04:11au lieu de se lever à 6h30 du matin, elle va se lever à 7h.
04:14Et elle va rentrer chez elle une demi-heure plus tôt.
04:16Ça change tout.
04:16Et donc, là-dessus, ça fait longtemps que vous avez mis ça en place ?
04:20Ça fait maintenant 3 ans qu'on fait ça.
04:22Mais je pourrais vous parler aussi de Social Direct qui permet de trouver du logement, ce qui est clé aussi.
04:26Vous les accompagnez ?
04:27On les accompagne.
04:28J'avais une grande frustration, c'était le fait que le 1% logement, c'était une cotisation qui partait
04:33dans une grande boîte noire.
04:34Et à la fin de l'année, sur nos 9000 salariés en France, on en avait à peine 5 à
04:39qui le 1% logement offrait un logement.
04:40Social Direct, ce sont des conseillers sociaux et administratifs qui prennent le temps, au téléphone, de bâtir un dossier sur
04:49mesure pour nos équipes.
04:50Depuis qu'on l'a mis en place depuis 3 ans, on trouve entre 60 et 80 appartements pour eux.
04:56Donc, tout ça, ça donne envie, j'imagine, de venir travailler au sein du groupe Grandir, au sein des petits
05:02chaperons rouges.
05:04Vous n'avez pas de problème de recrutement ?
05:06On recrute à peu près 1500 à 2000 personnes par an.
05:10On a essayé d'être innovants socialement.
05:12On a mis en place, après le Covid, le CDI flexible.
05:17Que vous ayez 20, 30, 40 ans, 50 ans, vous travaillez dans la petite enfance, vous allez avoir des enfants,
05:23pas d'enfants, vous avez un conjoint, pas de conjoint, vous travaillez à la ville, vous travaillez à la campagne,
05:27vous avez des cycles de vie différents.
05:30On a essayé d'adapter notre contrat de travail à ça.
05:33Et le CDI flexible, c'est qu'on laisse le choix à nos équipes de choisir chaque année si elles
05:38veulent travailler 4 jours par semaine ou 5 jours par semaine, si elles veulent travailler 32 heures, 35 heures ou
05:4339 heures.
05:44Et il y a 6 semaines de congés payés, quoi qu'il arrive.
05:47Et si ensuite, elles prennent une option d'intermittence, où elles vont travailler plus à certains moments de l'année
05:52et moins d'autres, à ce moment-là, en cumulé, ça fait 8 semaines de congés payés.
05:55Donc chaque année, elles ont le droit de pouvoir revoir, d'adapter ce CDI en fonction de, est-ce que
06:02j'ai besoin de plus de pouvoir d'achat, est-ce que j'ai besoin de passer plus de temps
06:05avec mes enfants, etc.
06:07Ça, c'est du côté des salariés. Il y a maintenant du côté aussi des familles. Comment trouver une place
06:11en crèche ? Quel est le mode de garde privilégié aujourd'hui en France ?
06:15Diana N'Goma a promené le micro Europe 1 dans les rues de Paris. Écoutez.
06:19Alors nous, on a choisi la crèche parce qu'on voulait que notre fils soit très tôt avec d'autres
06:25enfants, qu'il apprenne à vivre en groupe et à partager.
06:29C'était vraiment notre premier choix, quoi.
06:31Pour obtenir une place, ça a été le parcours du combattant. Il a fallu faire des demandes très tôt, des
06:36relances, des mois d'attente.
06:38Finalement, on en a eu une, mais ça demande beaucoup d'anticipation et un peu de chance.
06:44Nous, notre mode de garde, c'est l'assistante maternelle. Ce n'était pas vraiment par choix. On a fait
06:49des demandes de place en crèche, mais qui n'ont pas été acceptées.
06:52Ça a été plus ou moins facile à trouver. On a été sur les sites où les asthmates agréées sont
06:58inscrites et en fait, on les a juste appelées une par une.
07:01Mais en soi, ça a été plutôt facile à trouver.
07:03Pour mes enfants, j'ai choisi de mettre ma vie professionnelle, entre parenthèses, pour les garder jusqu'à leur entrée
07:09en maternelle.
07:09On pouvait se le permettre parce que mon mari travaillait et qu'on pouvait vivre avec un seul salaire.
07:15Et j'avais vraiment envie d'être présente pendant leurs premières années.
07:21Et évidemment, ça a eu un coût sur ma carrière, ça c'est sûr.
07:25À ce moment-là, c'était ma priorité.
07:29On peut faire les deux, on peut avoir une carrière et les confier à la crèche. C'est possible, non
07:33?
07:34Mais bien sûr.
07:36Surtout que les crèches d'entreprise ont des horaires plutôt élargis.
07:39Donc souvent, on va être ouvert 10h, 11h par jour.
07:42Quand l'amplitude moyenne, souvent d'une crèche municipale ou même d'une école maternelle, c'est plutôt 8 ou
07:479h.
07:47Donc voilà, on est là pour faciliter le quotidien des familles.
07:50Pour trouver une place en crèche, nous ce soir, on a déniché une start-up.
07:54Une start-up qui existe depuis 2018.
07:57Elle est lyonnaise, elle s'appelle Babylis.
08:03Avec vous, Nicolas Laurud, vous avez fondé Babylis en 2016, lancement officiel en 2018.
08:11Vous, vous avez commencé une carrière pas du tout dans cet univers-là.
08:13Pas dans la petite enfance.
08:14Oui, pas dans la petite enfance, dans la programmation, dans la numérique.
08:17Dans le numérique, c'est ça.
08:17Avec des passages dans des belles boîtes, notamment Club Med.
08:20Oui, qui m'a beaucoup inspiré.
08:22Et puis, votre expérience, vous avez eu...
08:26Expérience personnelle.
08:27Personnelle, voilà.
08:27Tout à fait, tout à fait.
08:28Mes enfants qui m'ont fait découvrir les crèches, mais alors avec beaucoup de facilité, pour le coup.
08:32Contrairement à ce que dit d'ailleurs un premier article un jour qui a raconté que j'avais eu beaucoup
08:36de mal moi-même
08:36et que c'est peut-être pour ça que j'avais eu l'idée de Babylis.
08:38Pas du tout.
08:39J'ai eu une place très facilement, donc quelques relances à la mairie.
08:42Et puis c'est passé en temps plein.
08:44Et par contre, j'ai découvert dans les crèches beaucoup de choses qui m'ont inspiré.
08:47Et je me dis que le numérique avait peut-être sa place.
08:48Donc c'est là que pendant deux ans, j'ai testé des choses, jusqu'à arriver à ce que fait
08:53Babylis aujourd'hui.
08:53Allez, je vais vous expliquer.
08:54Babylis, c'est quoi en une minute ?
08:56Alors Babylis, B-A-B-I-L-Y, dispositif made in France, hébergé en France,
09:01qui propulse la visibilité des crèches au grand public et surtout, surtout, leur place disponible au quotidien.
09:08Et oui, les amis, les crèches françaises sont à moitié vides, sauf celle de Jean-Emmanuel.
09:13Il y a de la place en crèche.
09:15Notre job depuis dix ans, c'est d'aider les pros à le crier haut et fort.
09:18Leur travail en crèche est magnifique, mais il est dur.
09:21Elles ont des freins, on les débloque, on leur parle tous les jours avec ma petite équipe de dix.
09:24On crée des règles, des conditions numériques respectueuses de leurs exigences les plus fines
09:29pour un accueil bien réel, bien humain de l'enfant, un accueil de qualité.
09:33On appelle ça le berceau partagé.
09:35Prête ta place à ton copain.
09:37Et si on est encore là après tout ce temps, c'est que c'est vrai et que ça marche.
09:40Faites une recherche, ça coûte rien, c'est gratuit, sans inscription.
09:42On peut voir les dispos autour de vous, ailleurs.
09:45Mais par contre, vous paierez quand même vos journées dans la crèche.
09:47Moi, c'est Nicolas Lerue, dans la France Bouge, sur Europe 1, pour Babily, B-A-B-I-L-Y
09:52.fr.
09:53Dispo dans toute la France, Dom Tom, et bientôt en Europe 1.
09:58Excellent pitch, Nicolas Lerue, fondateur de Babily.
10:02Alors, comment trouver sa place en crèche ?
10:04Oui, il y en a.
10:05On va vous donner toutes ces réponses.
10:08Et Fabrice Marcella va aussi coacher Babily.
10:10Ce sera juste après, le point sur l'info.
10:1220h30, 21h30, Elisabeth Assayac, sur Europe 1.
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