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00:00Europe 1, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:19Bienvenue dans la France Bouge, si vous nous rejoignez sur Europe 1.
00:22Ce soir, on travaille, on parle emploi.
00:24Nous sommes avec le patron de SimSIM, une entreprise normande qui fête ses 30 ans.
00:30Et si vous nous rejoignez, je vous invite à réécouter en podcast tout ce qu'on vient de se dire.
00:34Puisque Edouard Lefebvre, vous nous l'avez dit, vous vous différenciez de ces grandes plateformes un peu traditionnelles de recrutement.
00:40Vous, vous allez chercher le candidat.
00:43Vous allez chercher, vous lui proposez une expérience totalement innovante.
00:48Vous n'allez pas le chercher chez lui, vous lui proposez de venir par exemple dans un zoo.
00:51C'est ce qui m'a le plus frappé pour passer une journée.
00:53La piscine, dans un stade, quoi d'autre ? Un restaurant, un spa ?
00:59On a fait un zénith, une maison de campagne, un aéroport.
01:04Un aéroport, pardon.
01:06Avec des taux hyper intéressants puisque le marché de l'intérim est en légère baisse, recule légèrement.
01:13Et pourtant vous, chez Sim, pas du tout, ça va plutôt bien.
01:17Non, ben oui, c'est ce que je vous disais.
01:18Je pense qu'en tout cas, on a misé sur l'idée que le collaborateur n'était pas un pion.
01:22Et qu'il y a encore quelques années, dans le marché de l'intérim, on allait chercher des clients.
01:26Alors évidemment, aujourd'hui, on continue de le faire.
01:28Mais on manque plus de candidats que de clients.
01:30Donc on a besoin aujourd'hui d'aller chercher le candidat pour le mettre au travail chez les clients.
01:35Donc en fait, on va dire que ça s'est inversé, la tendance.
01:38Vous avez évoqué les saisonniers du Club Med, puisque vous venez de faire une formidable opération avec eux.
01:43Dans quel secteur d'activité vous travaillez le plus ?
01:47C'est quoi ? Le tourisme ?
01:48Alors c'est la logistique.
01:49La logistique.
01:50Vraiment aujourd'hui chez nous.
01:51Donc la livraison de colis, etc.
01:52Tout à fait, les plateformes, les entrepôts.
01:54Aujourd'hui, on a des clients de plus de 100 000 m² d'entrepôt.
01:57Un bateau arrive, un conteneur hacké.
01:59Et là, il faut des centaines de personnes pour décharger.
02:01Surtout au Havre.
02:02Surtout au Havre.
02:02Et pas que au Havre, mais surtout au Havre, en effet.
02:06Donc là, vous organisez quoi ?
02:07Par exemple, si vous avez besoin de recruter 500 livreurs ?
02:12Alors, évidemment, on va personnaliser en fonction de chaque client, etc.
02:17Mais on va organiser un événement, en fait, déjà dans un lieu atypique, pour faire venir.
02:23Donc par exemple, je ne vais pas vous les reciter.
02:26Et ensuite, on va créer une expérience candidat.
02:28Une fois que le profil sera là, il va être accompagné avec France Travail, comme je vous disais.
02:32Avec la mission locale pour les jeunes, avec plein d'acteurs qui vont être avec nous pour échanger avec le
02:39candidat.
02:39Il va échanger avec nos recruteurs.
02:43Et ensuite, s'il est pris, il sera directement intégré dans la société.
02:45Il sera suivi.
02:46Les recruteurs, c'est vous ? C'est Sim ou c'est le client ?
02:48Oui, c'est nous.
02:48Tout à fait.
02:48Non, non, c'est nous.
02:49C'est nos salariés.
02:49Une fois recruté, l'autre enjeu pour les dirigeants, pour les managers, c'est de faire en sorte, je vous
02:54le disais, que les salariés se sentent bien.
02:56Qu'ils aient envie d'aller travailler.
02:58Et qu'il n'y ait pas de malaise qui s'installe.
03:01Puisque je vais vous donner un chiffre.
03:02Une mauvaise communication au travail, c'est la cause principale de 86% des échecs.
03:09Ça peut coûter jusqu'à 15% du chiffre d'affaires d'une entreprise.
03:13Vous avez eu cette expérience, Philippe Sous ?
03:14Totalement.
03:16Je suis très sensible au sujet du soir.
03:19Parce que vraiment, je me battais sur la communication quand je dirigeais les entreprises.
03:24Parce que c'était vraiment vital et nécessaire.
03:26Et surtout, le dirigeant être à l'écoute.
03:28Et surtout, le dirigeant, il est souvent seul.
03:29Donc, il faut que ça remonte ces informations.
03:32Oui.
03:32Il y a des services RH qui doivent être aussi bien organisés, bien équipés.
03:36On va en parler après avec des bonnes...
03:37Maintenant, une nouvelle application.
03:39Mais franchement, c'est vraiment vital et nécessaire d'être à l'écoute du salarié.
03:43Et je tiens à préciser, parce que souvent, on reçoit des startups.
03:46Enfin, tous les soirs, on a des startups.
03:48Ce n'est pas un baby-foot.
03:49Ce n'est pas qu'une histoire de baby-foot ou de table de ping-pong.
03:52Pas du tout.
03:53Ça, c'est l'image un peu classique de la startup.
03:57Et je pense qu'il faut déborder ce cadre-là pour aller chercher ailleurs.
04:01Pour aller chercher ailleurs, ce soir, on a trouvé une startup qui fait en sorte que la parole des salariés
04:06devienne une ressource pour anticiper, améliorer aussi la qualité de vie au travail.
04:11Et donc, avoir des résultats.
04:14Europe 1. La France bouge.
04:16La pépite.
04:17La pépite, c'est vous, Fabrice Calvaux.
04:19Alors, d'abord, Fabrice, moi, je trouve que vous êtes un entrepreneur, mais avec un grand E.
04:25Puisque 1. Ce n'est pas votre première boîte.
04:27Et 2. Alors, quand on regarde tout ce que vous avez fait.
04:29C'est incroyable.
04:30Non, mais c'est fou le parcours.
04:31Vous avez fait des tas de choses.
04:32D'abord, la mode.
04:33Vous avez démarré dans la mode.
04:34J'ai démarré dans la mode.
04:35C'est sûr que tout ça sur un CV, ça fait bizarre.
04:37Mais non, racontez-nous, Fabrice.
04:39Il n'y a plus de CV, là.
04:40Il n'y a plus de CV.
04:40Non, mais rapidement.
04:41Parce que pour montrer, être entrepreneur, ce n'est pas juste lancer une boîte dans un domaine et s'y
04:47cantonner.
04:47Ce n'est pas le cas de Fabrice, en tout cas.
04:49Fabrice.
04:49Non, je suis passé d'abord par la chambre syndicale et haute couture.
04:53Donc, je rêvais d'être styliste.
04:55Et puis, le marché était un peu difficile.
04:58Donc, je suis passé ensuite dans les magasins.
05:00J'ai essayé de créer ma propre ligne de vêtements, un bureau de style.
05:03Et puis après, j'ai arrêté les magasins de prêt-à-porter.
05:06Mais bon, j'avais quand même appris pas mal de choses dans la communication.
05:10Donc, j'ai créé une agence de communication pour les petites PME.
05:13Et puis après, j'ai trouvé une idée d'un support publicitaire assez innovant et puis original qui n'avait
05:19jamais été mis en place.
05:20C'est le gobelet de pop-corn.
05:21Dans les salles de cinéma, on ne se sert pas du gobelet de pop-corn pour communiquer.
05:25Donc, j'ai été voir toutes les salles de cinéma de France.
05:27Et je leur ai dit, je vous offre le gobelet de pop-corn et je mets la publicité dessus.
05:31Et ça a fait un carton pendant trois ans, trois ans et demi.
05:35Et ensuite, ça ne s'est pas renouvelé parce que j'ai perdu l'appel d'offres.
05:39Vous avez été copiés peut-être ?
05:41Non, en fait, j'ai le fabricant de pop-corn qui est venu sur place et qui a dit, je
05:45ne vous livre plus rien si vous ne m'achetez plus les gobelets.
05:47Donc, ça s'est arrêté net.
05:49Et par hasard, j'avais monté aussi, juste après, un autre produit assez étonnant.
05:54C'est la barbe à papa en pot.
05:56C'est ça.
05:56Donc, j'avais créé la barbe à papa en pot.
05:59Et donc, j'ai créé une petite usine qui a produit ces petits pots de barbe à papa.
06:04En France ?
06:05En France, oui, à Roissy-en-Brie.
06:08Et on a développé ce produit qui n'existait pas du tout dans le monde.
06:11Donc, on a fait un salon alimentaire à New York.
06:14Et puis, on a inondé le marché américain.
06:16On a inondé le marché européen.
06:17Et ensuite, ça a été repris par Fitzy, qui est le deuxième groupe européen de confuserie.
06:23Si vous êtes parmi nous ce soir, Fabrice, c'est parce que là, donc, votre dernière entreprise, elle a quelques
06:28mois à peine.
06:29Elle s'appelle We're Corporate.
06:31Et vous, qu'est-ce qui vous a inspiré ?
06:33Qu'est-ce qui vous a donné envie ?
06:34Vous allez pitcher dans quelques instants.
06:35Mais qu'est-ce qui vous a donné envie de vous intéresser à cette communication, à cette ambiance,
06:42à l'information, au sein même d'une entreprise, entre les salariés et le lien avec le dirigeant ?
06:48Qu'est-ce qui vous a inspiré ? Comment vous venez à cela ?
06:50C'est très étonnant, parce que je vais reprendre un peu l'idée de la table de ping-pong.
06:54C'est exactement ça.
06:55J'ai été voir un ami qui avait une très belle entreprise
06:57et qui était tout ravi de me montrer sa nouvelle table de ping-pong qu'il avait achetée.
07:01C'est vrai, c'est excellent.
07:02C'est parti de là.
07:03Et j'ai dit, mais personne ne joue.
07:05Les raquettes, elles sont vieilles.
07:08Et j'ai dit, mais ça fait du bruit.
07:10Comment tu as fait ça ?
07:10Elle me dit, non, mais c'est génial.
07:12Je suis à l'américaine et je lance ça.
07:15Et je me suis posé la question et en demandant à deux, trois,
07:17vous jouez au ping-pong ?
07:19Elle me dit, non, non.
07:20Quand il y a quelqu'un qui joue, on s'en va, parce que ça fait trop de bruit.
07:23Donc, je me suis dit, c'est marrant de vouloir faire plaisir et de se tromper autant.
07:27Donc, l'idée, c'était de me dire, s'il les avait écoutées,
07:29il n'aurait jamais acheté une table de ping-pong
07:31et peut-être qu'il avait besoin d'un vendredi après-midi ou d'autres choses.
07:34Donc, je me suis dit, si on n'écoute pas vraiment ce qui se passe,
07:38on ne peut pas décider.
07:39Donc, l'idée, c'était de mettre en place un système
07:42qui leur permette de parler, de s'exprimer,
07:46mais comment trouver la solution pour qu'ils le fassent vraiment ?
07:49Et donc, c'était l'anonymat.
07:51Donc, on a mis en place un anonymat sécurisé.
07:53L'anonymat sécurisé au sein même d'une entreprise.
07:57Ça donne We're Corporate.
07:58Je vais vous laisser pitcher, Fabrice,
08:00et puis on se retrouve tout de suite après.
08:01C'est à vous, on vous écoute.
08:03Alors, on a monté We're Corporate, justement,
08:06comme on en parlait, pour essayer de donner la parole aux salariés.
08:09Et l'idée principale, c'était de rassurer les salariés.
08:12Donc, il a fallu mettre en place un système très performant,
08:16de sécurisé, avec plusieurs clés différentes,
08:18pour que même moi, je ne puisse pas avoir accès au message.
08:20C'était vraiment le problème numéro un de la plateforme.
08:24C'était de donner confiance aux salariés
08:26où ils peuvent s'exprimer réellement,
08:28ne pas être pénalisés sur une idée ou sur un reproche,
08:31qu'ils font dans l'entreprise.
08:33Et puis aussi, ne pas faire peur aux dirigeants
08:36en ouvrant la boîte de Pandore
08:38et ne plus savoir comment gérer.
08:40Donc, on a créé un tableau de bord
08:41qui va faciliter le regroupement de tous les messages.
08:44Si c'est des messages marginaux,
08:46ça reste dans les boîtes marginaux.
08:47Et si c'est des messages regroupés par tous les salariés,
08:50ça remonte en alerte.
08:51Et c'est ça qui va donner les urgences et les priorités à l'entreprise
08:55et commencer par gérer et surtout par travailler
08:59sur les problématiques qu'ils voient immédiatement.
09:03Merci pour votre pitch, Fabrice Calvo, fondateur de Weir Corporate.
09:06Ça donne quoi très concrètement ?
09:07Vous avez déjà un client ?
09:08Alors, on a déjà trois clients.
09:10Trois clients.
09:10Un qui est une grosse plateforme showroom privée
09:13qui est aujourd'hui notre premier client
09:17et qui a 900 salariés.
09:19Donc, avec 900 salariés, ça devient encore plus intéressant, j'imagine,
09:22parce que quand on a autant de salariés,
09:26ça se dilue plus facilement quand il y a des choses à remonter.
09:29Ça se dilue et puis ça remonte beaucoup moins.
09:32Aujourd'hui, on sait que le manager d'une entreprise
09:34est celui qui est le moins informé.
09:37Le dirigeant lui donne une partie des informations.
09:40Le salarié a peur de lui donner toutes les informations
09:44ou toutes les données pour ne pas être moins vues.
09:46Donc, finalement, il se retrouve toujours avec une partie de l'information.
09:50Et c'est ça qui crée un blocage entre le bas et le haut.
09:53Et ça donne quoi concrètement ?
09:55Quels exemples ?
09:55Est-ce qu'on peut tout y mettre ?
09:57Comment on vérifie que les propos sont réels et bien vrais ?
10:02Parce qu'il peut aussi y avoir des personnes qui veulent nuire,
10:04on n'en sait rien.
10:05Comment on vérifie tout ça ?
10:06L'idée, c'est que si tout le monde pose une question,
10:10alors c'est un peu limité, c'est deux questions par semaine.
10:13Et si on a besoin d'un vendredi...
10:13C'est deux questions par semaine.
10:15Oui, deux questions par semaine pour éviter un afflux trop important.
10:18Mais si on a un problème sur les réunions le vendredi,
10:21il y a 19h qui sont mis en place tout le temps,
10:23on peut demander, nous, à dire,
10:26j'aimerais que le vendredi, on puisse bloquer les réunions
10:28pas plus tard que 17h.
10:30et si on est le seul à avoir cette revendication,
10:33elle va paraître dans des doléances marginales.
10:35Si, effectivement, on est une majorité à penser comme ça,
10:38ça va ressortir et ça va dire, voilà, ça c'est vraiment important
10:41et il faut le gérer pour le bien-être de l'entreprise.
10:44Mieux qu'une table de ping-pong.
10:45Philippe Soson.
10:46Moi, j'ai trouvé très intéressant l'application.
10:48C'est sous le format d'une application sur laquelle on accède
10:52avec un password, avec un mot de passe.
10:53Et je le rappelle, c'est pour l'entreprise,
10:55ce n'est pas pour nous.
10:56Vous ne pouvez pas la télécharger de chez vous.
10:58C'est important de le rappeler.
10:59Non, non, non.
11:00Et c'est vraiment anonyme.
11:01Donc, c'est ce qui m'a vraiment intéressé.
11:03Dans les forces de la start-up, pour moi,
11:05c'est vraiment de faire la parole du salarié
11:07une vraie ressource d'information.
11:10Et là, on la transforme vraiment pour mieux comprendre,
11:13améliorer et anticiper la vie au travail.
11:16Donc ça, c'est vraiment très intéressant.
11:20Ensuite, ce que j'ai aimé également,
11:22c'est l'anticipation des risques sociaux.
11:24Parce qu'à force de ne pas écouter,
11:26eh bien, on ne voit pas naître les foyers délicats dans une entreprise.
11:30Les signaux faibles.
11:31Et c'est quoi ?
11:32Alors, ça peut être quoi, par exemple, ces signaux faibles ?
11:34Je ne sais pas ce qui peut s'appeler.
11:37Oui, c'est parce que ce n'est pas uniquement la réunion du vendredi.
11:40Il y a d'autres choses dans cette entreprise.
11:41C'est des choses très importantes qui peuvent être, par exemple,
11:44un manager qui veut faire un peu de zèle auprès de son directeur
11:48et qui met des objectifs inatteignables.
11:50Eh bien, les commerciaux sont fatigués parce qu'ils n'y arrivent jamais
11:55et ils ne savent plus à qui se plaindre.
11:56Donc, ils vont se plaindre au manager une fois, deux fois,
11:58et puis l'autre va dire, si tu n'y arrives pas, c'est de ta faute.
12:01Donc, ça va créer même un doute auprès du salarié.
12:03Il va penser qu'il n'y arrive pas,
12:05il va penser qu'il n'est pas à la hauteur,
12:06alors qu'en fait, l'objectif n'était pas si facile.
12:09Donc, il faudrait juste redescendre.
12:11Et si tous les commerciaux envoient ce signal,
12:14le dirigeant peut avoir une alerte
12:16et peut demander, tiens, si on descendait un peu,
12:19on aurait peut-être une nouveauté.
12:20On va se retrouver dans un instant.
12:22Tout cela est passionnant,
12:23mais vous savez que sur Europe 1, à 21h,
12:25il y a le point sur l'info.
12:26Donc, on se retrouve dans un instant.

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