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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bienvenue dans la France bouge, si vous nous rejoignez ce soir on parle de la petite enfance et de ses
00:09solutions françaises avec de très très grands et très bons acteurs.
00:14Nous sommes avec le fondateur et les PDG du groupe Grandir, les petits chaperons rouges Jean-Emmanuel Rodo Kanaki.
00:19On va découvrir dans quelques instants la co-dirigeante de Hamak, Héloïse Rouy.
00:25Ce sont des couches lavables, juste comme ça on entend votre voix.
00:30Nous sommes avec le coach Abris Marcella, le directeur de la banque des start-up chez LCL, qu'on va
00:34écouter dans un instant.
00:35Donner des conseils à la start-up de ce soir, Babilis, B-A-B-I-L-Y.
00:40Nicolas Lorus, si vous nous rejoignez, écoutez son pitch, il était en podcast, il était parfait, très clair.
00:47Babilis, vous croyez que vous n'avez pas de passe en crèche ? La réponse est non avec Babilis, c
00:51'est un peu ça ?
00:53Il y en a, il y en a, ce n'est pas exactement celle qu'on attend.
00:56C'est-à-dire, ça veut dire quoi ce n'est pas celle qu'on attend ?
00:58Eh bien, celle qu'on attend, en tout cas moi c'était mon imaginaire parce que c'était mon expérience,
01:01je travaillais 5 jours sur 5 en arrière de bureau.
01:04Donc ma demande à la mairie, la place que j'ai eue, c'était 5 jours sur 5 en arrière
01:07de bureau.
01:08Et puis, c'est en découvrant qu'il y avait de la place, déjà, par ma crèche, donc un peu
01:13tous les jours, au gré des absences.
01:14C'est ce qu'ils appellent des livides.
01:15Des livides, oui.
01:16Des berceaux vides.
01:17Des berceaux vides, pour différentes raisons, y compris pour des questions de personnel, évidemment, qui peuvent manquer au rendez-vous.
01:25Parfois, j'ai découvert aussi qu'il y avait des parents qui pouvaient avoir besoin de ces places, de manière
01:29atypique,
01:30qui ne correspondaient pas du tout à mon parcours à moi, mais qui correspondent finalement au parcours de plein plein
01:33de jour.
01:33Et donc, ces places, ça peut être quoi ? C'est concrètement, ils se connectent sur l'appli et ils
01:36ont une place en crèche à côté ?
01:38C'est géolocalisé ?
01:39On peut géolocaliser, on peut chercher très loin de chez nous, du moment qu'on est sur un périmètre France
01:43d'homme-thomme aujourd'hui, nous, un babilé.
01:44Et on voit des places au quotidien.
01:47Au quotidien ?
01:48C'est-à-dire que là où la place se proposait, avant que j'ai cette idée, à l'année,
01:54même sur 3 ans, on cherchait une place temps plein sur 3 ans,
01:57je l'ai proposé au détail, si je peux vulgariser un petit peu l'expression, c'est-à-dire aller
02:00jusqu'à l'horaire, l'heure en crèche.
02:02Ça ne veut pas dire que...
02:03C'est-à-dire que je peux déposer mon bébé demain, de 14h à 16h, je vois qu'il y
02:07a une place ?
02:08Non, parce que justement, pour rejoindre cet enjeu de qualité, on s'adapte évidemment, mais on ne va pas bousculer
02:12les pros de la petite enfance.
02:13Oui, parce qu'ils ont des rythmes, les petits, ils ont plein de choses.
02:15On ne va pas bousculer les enfants, on s'est vraiment adapté.
02:17Je parlais des exigences fines de la petite enfance, Jean-Manuel en a très bien parlé aussi, la qualité est
02:21au centre de notre projet aussi, on ne peut pas faire sans.
02:23Donc, les pros ont envie de rencontrer les familles, elles ont envie de rencontrer les enfants.
02:26Il y a une période en général d'adaptation qui peut passer de 3 jours à 2 semaines, plus aussi
02:31pour adapter le parent, des fois, à cette nouveauté.
02:34Et par contre, nous effectivement, on a voulu crier qu'il y avait des places tous les jours.
02:37Si je comprends bien, vos clients sont les crèches ?
02:39Nos clients sont les crèches.
02:40Nos utilisateurs finaux sont les parents, mais nos clients sont les crèches.
02:44Votre regard, Jean-Emmanuel Rodocan, à qui vous connaissiez, Baby Lee ?
02:47Oui, on a même travaillé ensemble sur un périmètre géographique il y a quelques années.
02:52Je pense que c'est une très belle solution sur ce qu'on appelle d'ailleurs l'accueil occasionnel, le
02:57dépannage, l'urgence sociale,
02:59ou quelqu'un qui travaille à temps partagé et qui veut s'occuper de son enfant chez soi, à la
03:05maison,
03:06mais quand même socialiser son enfant en crèche le reste de la semaine.
03:10Donc pour ça, ça fonctionne très bien.
03:11Et effectivement, comme Nicolas le dit, même si une crèche est théoriquement pleine,
03:18avec des enfants inscrits toute l'année, vous avez toujours des créneaux de libre pendant les vacances scolaires,
03:24ou parce que des parents, au dernier moment, oublient de prévenir que leur enfant ne viendra pas à la crèche
03:27demain
03:28parce qu'il est malade ou parce qu'il est avec ses grands-parents, par exemple.
03:30Ça, ça arrive toutes les semaines.
03:32Avec l'essor du télétravail depuis le Covid, vous avez vu un changement dans ces places en crèche avec le
03:36télétravail.
03:37Donc ça veut dire que le vendredi, par exemple, ou le jeudi, je reste à la maison avec mon enfant
03:40?
03:40On a eu deux mouvements.
03:42Premier mouvement, effectivement, dès le lendemain du Covid, un peu moins de présence des enfants en crèche
03:49parce que certains parents avaient décidé de garder leurs enfants chez eux.
03:53Et puis très vite, on s'est rendu compte que télétravailler avec un enfant de deux ans chez soi dans
03:57le salon, c'est compliqué.
03:59On les a vus derrière les écrans, les zooms en couche se balader.
04:03Et donc en réalité, les enfants sont revenus à la crèche assez rapidement.
04:07Fabrice Marcella, sérénité était le mot associé à Babylis ?
04:12Moi, j'ai plein de choses à dire.
04:13La première chose, Nicolas, tu viens de remettre en cause le mythe fondateur des startups.
04:17En gros, ça ne part pas d'un problème.
04:19Toi, tu n'as pas eu de problème, tu as trouvé ta crèche.
04:21Et généralement, ça part quand même d'un problème.
04:23Donc là, pour moi, c'est quelque chose d'assez exceptionnel.
04:29J'ai perdu quelques années.
04:30Ah oui, oui.
04:31En tout cas, le modèle qui est le tien, c'est ce qu'on appelle un modèle biface.
04:34Alors, je m'explique, la première face, le premier côté de la face que tu cherches à résoudre,
04:39c'est des parents qui cherchent une place ponctuelle et qui vont pouvoir utiliser ton service gratuitement.
04:43Oui, pour les parents, c'est gratuit.
04:45Le client, c'est la crèche.
04:46Et pour le second volet de la face, ce sont ces crèches qui souhaitent valoriser leur créneau vacant
04:53et qui vont rémunérer pour cela, babilier en fonction des heures supplémentaires générées.
04:58Alors, pourquoi c'est important, ça ?
04:59Parce qu'en fait, une densité insuffisante d'un côté va dégrader immédiatement l'offre.
05:05Donc, ça, c'est sur quoi, en tout cas, tu cherches à te développer.
05:09Les atouts que j'y vois, moi, c'est un, c'est déjà un usage qui est installé.
05:12Ça fait huit ans.
05:13Moi, j'avais noté qu'il y avait 1403 crèches qui ont utilisé ton service.
05:18C'est peut-être un peu plus, un peu moins.
05:19Oui, oui.
05:19Je pense qu'on a accompagné 2000 crèches depuis qu'on existe.
05:212000 crèches.
05:22Donc, vous avez trouvé des solutions à plein de familles.
05:24Oui.
05:25Et attention, parce que notre première ressource, c'est le parent qui est dans la crèche.
05:29Donc, quand on parle de biface, effectivement, il y a les nouvelles familles à qui j'ai envie de créer
05:32tout ça aujourd'hui.
05:33Et puis, il y a les familles qui sont déjà dans la crèche et qui ne savaient pas que leur
05:35crèche avait de la place disponible
05:37pour compléter un accueil qui est, par exemple, à trois ou deux ou trois jours.
05:40Fabrice Marcel.
05:40Ensuite, il y a une valeur économique qui est mesurable.
05:43Moi, j'avais noté que Babilie revendiquait 8 millions d'euros générés pour la petite enfance depuis sa création.
05:50Oui.
05:51Donc, ce qui est énorme, je trouve.
05:53Un potentiel de récurrence.
05:54Effectivement, c'est typiquement le genre de service qu'on peut être amené à utiliser plusieurs fois.
05:59Et, en plus, une entreprise ultra frugale.
06:02Tu t'es développé sans capital externe.
06:05Sans capital.
06:05J'ai vu que vous n'aviez réalisé aucune levée de fonds.
06:08C'est que vos fonds propres ?
06:09Oui, fonds propres.
06:10Bravo.
06:11Et les chiffres d'affaires ?
06:12Fonds propres ?
06:13Oui, pas d'investissement.
06:14Finalement, le seul investissement, c'était le mien montant.
06:16Donc, on mange des pâtes.
06:18C'est un petit peu moins.
06:19Mais les entrepreneurs.
06:20Et là, ça va sur le temps.
06:22Mais nous, on adore les pâtes.
06:23Il a fallu 7-8 ans pour que ça aille à nouveau.
06:26Et c'est un sacrifice qu'en valait le coup.
06:27Je me suis noté quelques axes d'amélioration.
06:29Alors, oui.
06:30Il serait intéressant de comprendre pourquoi certaines réservations n'aboutissent pas.
06:34J'ai noté que sur le site, il était noté que seulement 23% des journées auraient trouvé une famille.
06:40Donc, qu'est-ce qui fait qu'on ne peut pas faire plus ?
06:42Deux, je ne sais pas si le canal B2B2C, en gros, d'entreprise à entreprise,
06:47puis ensuite au consommateur final, est réellement utilisé.
06:50C'est-à-dire travailler avec les entreprises,
06:52et notamment avec les employeurs de leurs salariés.
06:57Et ensuite, je me suis noté une chose.
06:59C'est que sur le site Internet, en bas à gauche,
07:03je vous irai voir sur le site,
07:04il y a plein de raccourcis dans tous les sens,
07:05et je ne sais pas à quoi ça fait référence.
07:07Quand je clique dessus, j'ai une offre ultra spécialisée sur quelque chose,
07:10mais je me dis comment ces choix ont été faits.
07:12En tout cas, moi, je m'y suis un petit peu perdu
07:13pour aller trouver la crèche.
07:15C'est quoi, par exemple, des choix ?
07:17Je clique sur ce lien raccourci,
07:19je me retrouve, par exemple, à Brest, sur une crèche en particulier.
07:21Donc, comment s'est fait ce choix ?
07:23Parce que j'imagine que ce n'est pas les 5 liens qui sont sur ce site
07:26qui constituent la totalité de l'offre.
07:28Il y a sûrement une logique derrière ça, je ne sais pas.
07:31Autre élément, ah, tu veux répondre ?
07:32Non, mais allez-y, Nicolas, c'est mieux, Nicolas.
07:35Ah non, mais le site est complètement perfectible.
07:37On s'est tellement intéressé au cœur du service
07:39qui était le calendrier partagé globalement
07:40où les gens peuvent être prévenus par SMS, par email, par WhatsApp,
07:43réservés en retour,
07:45qu'on a travaillé notre SEO.
07:47Pour travailler le SEO, on met du lien
07:48qui envoie un petit peu partout dans le site.
07:50C'est vrai que du coup, un utilisateur qui est à Lyon,
07:52à qui on propose quelque chose à Paris,
07:53il va être un petit peu perdu.
07:54On tâche quand même d'être intelligent géographiquement.
07:56Mais je retiens le conseil volontiers pour améliorer tout ça.
07:59Une petite chose aussi, c'est que je me soutiens,
08:00on parlait d'applications tout à l'heure.
08:02Il n'y a pas d'appli, on est d'accord ?
08:03Web App.
08:04Voilà, Web App, ça veut dire qu'on se connecte depuis son mobile
08:07sur le site babyly.fr.
08:10Attention sur l'Apple Store, par exemple,
08:12il y a un Babyly, mais ce n'est pas vous.
08:13Ah bon, il y a un Babyly ?
08:14Il y a un Babyly, c'est pour ça qu'il faut que j'aille les voir.
08:16Alors, qui parle d'enfants,
08:17mais surtout des photos, des albums photos
08:20qu'on peut faire avec les enfants.
08:20Ce qui n'a strictement rien à voir.
08:22Je connaissais une marque de vêtements.
08:23Pourquoi pas d'applications ?
08:24Ah, mais c'est un choix que je ne regrette pas.
08:25C'est-à-dire que faire une application sur l'App Store,
08:27en général, ça demande d'en faire une sur l'Android Store,
08:29le Google Play.
08:30Ça demande d'en faire une aussi pour les gens
08:32qui n'ont pas aucun de ces stores.
08:34Alors que le site, tout le monde l'a.
08:35Le site, tout le monde l'a, de partout.
08:36Et Google avait fait ce pari de la Progressive Web App en 2016.
08:39Je me suis dit, je vais y aller.
08:40Et la Progressive Web App est finalement quelque chose
08:42qui est largement concurrent à une application native.
08:44Nous, ça nous permet d'aller beaucoup plus vite
08:45dans le développement.
08:46Bien sûr.
08:46On a une mise à jour, le lendemain, c'est bon.
08:47Jean-Emmanuel Rodeau-Canet qui joue à sourire.
08:50Non, non, j'ai écouté les conseils du coach.
08:53Et c'est un certain, non ?
08:53Et je me disais que Nicolas a déjà travaillé
08:57avec à peu près 12 à 13 % de l'ensemble des crèches en France,
09:012 000 sur 15 000.
09:02C'est tout le mal que je lui souhaite,
09:04c'est d'arriver à en signer plus.
09:06Merci Jean-Emmanuel.
09:08Alors justement, c'était la question.
09:09Comment on fait pour se faire connaître davantage ?
09:12C'est la question, coach.
09:13Je vous laisse la poser quand même.
09:14Oui, effectivement.
09:15Comment on fait pour se faire connaître davantage,
09:16pour passer de ces 24 % que tu as trouvé, Fabrice,
09:19à du 100 % ?
09:20Parce qu'il y a des places libres.
09:22Qui va les prendre ?
09:23Moi, j'aimerais bien.
09:24Effectivement, les parents sont certainement très contents.
09:26Et comment on casse cette idée reçue
09:27qu'il n'y a pas de place en crèche ?
09:28Comment on lutte finalement
09:28contre ce que la CAF appelle le non-recours ?
09:30Fabrice Marsella.
09:32Alors, moi, ce que je me suis dit déjà,
09:33c'est que ce sont les crèches qui amènent les parents.
09:36Et que ce sont les parents
09:37qui arriveront à convaincre de nouvelles crèches.
09:39C'est ce fameux modèle biface, en fait.
09:41Donc, l'enjeu est de déclencher ce cercle vertueux
09:43et surtout de l'accélérer.
09:44Et je me suis noté 5 points.
09:46Ah, on adore les conseils pratiques de Fabrice Marsella.
09:49Les 5 points, c'est parti.
09:50Le premier, et tu l'as évoqué,
09:51les crèches sont le premier canal vers les varants.
09:53Oui.
09:54Pourquoi ?
09:54Parce que finalement,
09:55ces crèches vont gérer des files d'attente.
09:57Et plutôt que de dire non,
09:59elles ont peut-être intérêt à faire la promotion
10:01auprès de ces parents qui sont en file d'attente
10:03sur le service qui est le tien.
10:04Et peut-être que tu le fais déjà,
10:05mais de fournir un kit prêt à l'emploi
10:07à ces crèches pour communiquer sur ton service,
10:10un message type ou un QR code...
10:12Je suis d'accord Fabrice,
10:13mais parfois quand on cherche une place en crèche,
10:14on ne va pas d'abord à la crèche d'en bas,
10:16on va quand même à la mairie.
10:17Alors, ça c'est mon troisième point.
10:20Je passe aux trois, direct.
10:21Je pense qu'on peut mettre la mairie en deux ans.
10:23Parce que nous, on a des jolies en public associatif prévent,
10:25on travaille avec tout le monde.
10:25C'est la mairie informe de votre existence,
10:30je touche plus de personnes.
10:32Je suis parti d'abord de la douleur
10:34quand on nous dit non, il n'y a pas de place.
10:36Et donc là, en tant que parent,
10:37on va nous dire comment je vais faire.
10:38Donc tout de suite, si la crèche peut apporter ça.
10:39Deux, donc de montrer que aussi
10:42que la preuve contre l'idée reçue vient de l'offre.
10:45Ça veut dire quoi ?
10:46Ça veut dire que le discours,
10:47il y a de la place, n'est crédible
10:49que s'il est adossé à des places réelles,
10:51près de chez soi.
10:53Donc, dans la communication,
10:54je pense qu'il faut afficher plutôt
10:56un compteur local convaincant.
10:58À côté de chez moi, j'ai 1200 places de crèche dispo.
11:00Je ne suis pas sûr que ce soit le cas actuellement.
11:02Si on se géocalise, on arrive sur des solutions.
11:05Donc il faut se géocaliser.
11:06Avec des résultats prioritaires des disponibilités.
11:09Ensuite, trois, la demande va servir
11:11à recruter de nouvelles crèches.
11:12Finalement, vous allez, vous, cumuler
11:14tous ces parents qui vont chercher une crèche,
11:18qui vont peut-être s'enregistrer sur votre site.
11:20Et donc, les autres crèches,
11:21elles vont aller signer.
11:22Vous n'avez pas réussi à convaincre.
11:24Elles sont dures à convaincre.
11:25Je ne sais pas si des parents vont y arriver.
11:26Nous, on rame.
11:27Et c'est pour ça qu'on est dix à y aller,
11:28à les accompagner.
11:29Mais je prends quand même.
11:29Et quatre, pour continuer à communiquer
11:32auprès du grand public,
11:33la promesse doit être tenue.
11:34Donc ça veut dire qu'il faut un nombre de places,
11:36un nombre de critiques de crèches.
11:37Mais moi, je pense qu'il faut des témoignages
11:39sur les réseaux.
11:39Il faut y aller, là, sur les réseaux.
11:40Allez, il faut y aller.
11:41Il faut y aller.
11:42Et le dernier point,
11:43il y a des acteurs qui peuvent parler
11:45aux deux côtés.
11:47Elisabeth, tu parlais des mairies,
11:48effectivement, qui gèrent les crèches
11:49et qui informent les familles.
11:50Les mairies.
11:51La CAF, qui finance les crèches
11:53et oriente les parents,
11:54via monenfant.fr.
11:55Et bien sûr, les employeurs,
11:58qui peuvent réserver des places
11:59et diffuser l'offre, pardon,
12:01auprès de leurs salariés parents.
12:02Excellent.
12:02Merci beaucoup, Fabrice.
12:03Il va vous donner les notes,
12:04de toute façon, tout à l'heure.
12:05Fabrice.
12:06Bien sûr que je donne mes notes.
12:07Ah, génial.
12:07C'était bon conseil.
12:08C'était super.
12:09C'était super.
12:09Allez, vous restez avec nous
12:10autour de la table de la France Bouche.
12:11C'est le moment du quiz,
12:12Jean-Emmanuel Rodocanaki.
12:13Un petit quiz.
12:13Je vous pose des questions,
12:14vous répondez rapidement.
12:15OK ?
12:15Allez, on y va.
12:17Vous êtes vous-même parent,
12:19c'est ça ?
12:20Oui, j'ai fait trois enfants.
12:21Avez-vous découvert le monde des crèches
12:22avec un regard différent
12:23quand vous êtes devenu père ?
12:26C'est une bonne question.
12:27Moi, mes enfants sont tous allés
12:28en crèche municipale,
12:29figurez-vous.
12:30Parce qu'à l'époque,
12:31je n'avais pas encore
12:32suffisamment de crèches d'entreprise.
12:35Bien sûr, on découvre de l'intérieur,
12:37bien évidemment.
12:38Et on apprend d'ailleurs.
12:39Et c'est ce que je demande
12:40d'ailleurs aux équipes,
12:41c'est même si on est
12:42dans les fonctions support,
12:44etc.,
12:45c'est d'aller passer chaque année
12:47du temps en crèche,
12:48d'un vrai vie, ma vie.
12:50Il n'y a que comme ça
12:51qu'on se rend compte
12:51de ce qui se passe au quotidien.
12:52Le conseil que vous donneriez
12:54aujourd'hui à de jeunes parents
12:54qui cherchent leur première place
12:56en crèche ?
12:58Il y a un site internet
12:59de la caisse d'allocation familiale
13:01qui est très bien fait,
13:02mondeenfant.fr.
13:03Donc ça, c'est un premier site ressources.
13:06Bien évidemment,
13:07s'inscrire à la mairie,
13:08mais surtout,
13:09faire le tour de son quartier.
13:10Et aujourd'hui,
13:11vous avez la chance,
13:12notamment dans la plupart
13:13des villes en France,
13:14d'avoir au moins
13:15trois, quatre structures
13:16qu'elles soient associatives
13:16ou privées,
13:17de taper à la porte,
13:18de demander à visiter
13:20et de sentir l'ambiance
13:21et de suivre son intuition.
13:22Grandiaire Groupe
13:23s'est développé dans plusieurs pays.
13:24Vous l'avez dit tout à l'heure,
13:25les besoins des parents
13:26sont-ils finalement les mêmes
13:28partout,
13:28dans tous les pays ?
13:30Globalement, oui.
13:31Globalement, oui.
13:32Les crèches sont devenues
13:33un enjeu pour les entreprises
13:35qui veulent attirer,
13:36aussi fédéliser les salariés.
13:37Est-ce que vous avez constaté
13:38au fur et à mesure des années,
13:39Jean-Emmanuel Rodocanaki,
13:41que la garde d'enfants
13:42est désormais
13:42un sujet de politique ?
13:44RH ?
13:45Et au-delà, même.
13:47On a lancé avec le groupe
13:48Grandir un observatoire
13:51de la natalité des enfants.
13:52Et dans ce cadre-là,
13:53on a un baromètre avec l'IFOP
13:55deux fois par an.
13:57Les résultats du deuxième baromètre
13:58viennent de sortir.
14:0089% des salariés en France
14:02considèrent que c'est essentiel
14:04et ou important
14:05que leur employeur
14:07leur propose une place en crèche.
14:08Et 84% considèrent
14:10que c'est essentiel
14:11et ou important
14:12que leur employeur
14:13les accompagne
14:14dans tous leurs sujets
14:15de parentalité
14:16tout au long de la carrière
14:17dans l'entreprise.
14:18Donc, on n'est plus ça à part.
14:19Maintenant, c'est inclus
14:21et bien inclus.
14:22Quel métier auriez-vous aimé faire
14:23si vous n'aviez pas
14:24créé Grandir groupe,
14:26Jean-Emmanuel Rodocanaki ?
14:28Probablement archéologue.
14:29Archéologue ?
14:30Qu'est-ce que c'est que ça ?
14:31Enfin, je ne sais pas
14:32ce que c'est, mais pourquoi ?
14:33Ça doit être mes racines grecques.
14:35Ah, très bien.
14:36Merci, Jean-Emmanuel Rodocanaki.
14:41Fondateur et PDG
14:42du groupe Grandir,
14:43un quiz écrit par César Dian.
14:45Vous avez une petite musique
14:46qui vous plaît, je crois,
14:47en ce moment ?
14:48Oui, c'est un petit hommage
14:49à Catherine Ranger.
14:50J'ai eu la chance
14:50de l'écouter chanter
14:51l'année dernière.
14:52Elle avait 67 ans
14:53à l'occasion d'un dîner
14:55de gala
14:56de la Maison des femmes
14:57qui est une autre cause
14:57extraordinaire.
14:58Et voilà.
14:59Petit clin d'œil, merci.
15:01On se retrouve dans un instant
15:02dans La France Bouge,
15:04juste après une petite pause
15:06en musique.

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