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Ce mercredi 30 septembre, Antoine Larigaudrie a reçu Laurent Desmoulière, directeur de l'ingénierie de Meeschaert, Bertrand Haumesser, président d'Elea Capital, et Benjamin Pedrini, cofondateur d'Epsor, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business, tout pour investir, Antoine Larigauderie.
00:09Tout pour investir, TPI sur BFM Business, bienvenue à toutes et tous.
00:13On est à la radio, à la télé, sur le web, vous pouvez trouver l'entièreté de nos chroniques en
00:20podcast et en replay.
00:22Évidemment, ce sont vos 30 minutes archi concentrées pour prendre soin de vos finances personnelles.
00:28On est toujours au cœur de ce qui pourrait transformer l'horizon de votre patrimoine dans les prochains mois, les
00:33prochaines années,
00:33avec les deux grandes thématiques du moment, les assises de l'affaire, le cortège des candidats à la présidence
00:38qui vont exposer toutes leurs pistes en matière d'épargne, de retraite, de capital, etc.
00:42Puis aussi les nouvelles orientations gouvernementales à ce sujet pour composer au mieux un nouveau budget.
00:48Alors, beaucoup de choses à surveiller, peut-être des décisions à prendre dès aujourd'hui pour protéger vos finances personnelles.
00:53Encore une fois, on va vous éviter l'inondation d'informations, éviter la confusion.
00:57Mais on va vous informer de manière très, très claire sur ce qui pourrait être décidé.
01:02Alors déjà, revenir sur les nouvelles pistes envisagées pour tout ce qui concerne la transmission et l'héritage.
01:07Quels seuils peuvent bouger ? Quelle réglementation ? Quelle fiscalité ?
01:10On refait un point complet là-dessus en début d'émission avec Laurent Demoulière de Mescartes.
01:14Quid de l'épargne salariale dans tout ça ?
01:17Eh oui, les nouveaux aménagements sont peut-être prévus pour faire circuler l'argent, on en parle.
01:22Est-ce que c'est une bonne chose en définitive ?
01:25Le point de vue de Benjamin Pedrini d'Epsor, notre spécialiste maison de l'épargne salariale, ce sera à retrouver
01:30en fin d'émission.
01:31Enfin, un petit coup d'œil sur les marchés, pas oublier les fondamentaux, les pistes nouvelles d'investissement.
01:36Et pourquoi pas regarder du côté des marchés asiatiques ?
01:39Un petit peu sous-investis, boudés en ce moment, tour d'horizon avec Bertrand Homser d'Elea Capital tout à
01:45l'heure.
01:46Vous pouvez nous poser vos questions par e-mail, l'adresse c'est direct à bfmbusiness.fr ou nous envoyons
01:51un SMS au 732 16.
01:53Tapez le mot-clé « business suivi » de votre message et sinon directement sur mes comptes Twitter et LinkedIn.
01:58On ouvre la boîte à outils tout de suite.
02:03Tout pour investir, la boîte à outils.
02:06Laurent Demoulière, bonjour.
02:08Bonjour.
02:08De chez Mescartes, la maison Mescartes.
02:11Alors on va un petit peu réfléchir autour de tout ce qui concerne la transmission, l'héritage et les nouvelles
02:19pistes en réflexion.
02:20Aussi bien du côté gouvernemental que du côté des futurs présidentiables, on va dire.
02:26Peut-être déjà, commencer par le commencement.
02:29Il y a quelque chose qui a changé il y a quelques mois, c'est l'apport session pour les
02:32entrepreneurs.
02:33Il y a un nouveau régime.
02:34Peut-être rappeler un petit peu comment ça se passe et de quelle manière ça a changé.
02:39Alors, l'apport session, effectivement, ça c'est une modification qui est intervenue dans le cadre de la loi de
02:45finances de l'année dernière.
02:47Et effectivement, parmi les nombreuses pistes de réflexion et de modification, celle-ci a abouti.
02:54Elle a abouti à trois niveaux, on va dire.
02:58Premier niveau, historiquement, en fait, à l'apport session, c'est quand vous apportez des titres à une société soumise
03:04à l'IS en vue d'être cédée.
03:06Une holding.
03:07Exactement, une holding.
03:07On peut bénéficier toujours du report d'imposition.
03:10Simplement, on a des contraintes à remplir pour maintenir ce report d'imposition si la holding en question vend ses
03:17titres.
03:17Et en l'occurrence, on a des contraintes de réinvestissement.
03:20Donc, historiquement, on avait un réinvestissement qui devait être à hauteur de 60% du prix de vente.
03:24Là, il est passé à 70%.
03:26Mais en contrepartie, on a plus de temps pour faire ce réinvestissement,
03:29puisqu'historiquement, on était à deux ans de délai pour faire ce réinvestissement et on est passé à trois ans.
03:35Donc, on va dire que c'est les deux principales modifications.
03:38Il y en a eu d'autres, mais disons que celles-ci sont importantes.
03:42De ce que vous avez pu observer ces derniers mois en termes de recours à l'apport session,
03:48ça a vraiment changé le paradigme pour ceux qui y ont recours ?
03:51Alors, pas vraiment.
03:53En fait, le sujet, il est très intéressant, notamment pour des dirigeants d'entreprises qui sèdent une entreprise
03:58et qui vont redéployer leurs actifs en diversification sur de nouveaux investissements.
04:03C'est vrai qu'on se tourne plutôt sur l'investissement de nos côtés.
04:06Encore une fois, le seuil, il passe de 60 à 70%.
04:09Ce n'est pas bien méchant.
04:11Le délai qui se rallonge, ça, pour le coup, c'est vraiment très intéressant.
04:15Je n'en ai pas parlé.
04:16Ce qui change, c'est quand même la nature des investissements,
04:18puisque tout ce qui a trait à l'immobilier n'est plus éligible.
04:21Et ça, ça peut poser quelques contraintes, mais de manière générale, il est toujours autant apprécié.
04:27Oui, de manière générale.
04:28Notamment, on en a parlé en ce qui concerne l'immobilier.
04:31C'est quelque chose à but de clarification.
04:35On va parler maintenant de la grande transmission.
04:37C'est vrai que c'est un sujet qui tient à cœur, notamment au Premier ministre Sébastien Lecornu.
04:44On parle de pas mal de changements sur tout ce qui concerne la transmission du capital
04:52et des choses, des lignes qui pourraient bouger.
04:54Qu'est-ce qu'on peut prendre comme disposition maintenant,
04:57avant que ces éventuels changements interviennent,
04:59pour assurer la transmission ?
05:01On le dit toujours dans cette émission, il faut vraiment agir en amont et le plus tôt possible.
05:06Là, c'est d'autant plus urgent, on va dire.
05:08Oui, alors c'est urgent.
05:09Et en même temps, je pense que la date limite, c'est pas forcément la fin de l'année,
05:12parce que compte tenu de l'absence de majorité de la part du gouvernement
05:16et d'autres partis politiques, il est peu probable finalement
05:20qu'il y ait une grande révolution de la fiscalité de la transmission d'ici la fin de l'année.
05:25En revanche, l'échéance présidentielle, ça c'est une échéance,
05:28parce qu'on l'a vu, tous les candidats quasiment se sont positionnés sur l'héritage,
05:32avec des positions justement radicalement différentes d'un candidat à un autre.
05:36Et ça pourrait largement évoluer.
05:38Donc d'ici cette échéance, il y a certainement tout un tas de choses à faire.
05:45C'est heureux qu'on ait quelques mois en plus,
05:47parce qu'une opération de transmission, si vous voulez, ça ne s'improvise pas.
05:49Ce sont des opérations qui sont lourdes, avec beaucoup de conséquences.
05:52On s'appauvrit quand on fait une opération de transmission.
05:54Et il y a tout un tas de paramètres à prendre en compte,
05:56qui vont savoir tout simplement à qui on donne, comment on donne,
06:00est-ce que c'est en des moments de propriété,
06:02est-ce qu'on fait un saut de génération en faveur des petits-enfants.
06:05Et j'ai envie de dire, chez Mesca, on prend le temps de cette réflexion
06:09pour tout simplement éviter des déconvenus futurs.
06:12Et une fois que ces réflexions sont menées,
06:14là effectivement, il existe en France un certain nombre de dispositifs
06:17qui sont très favorables, qui pourraient évoluer à l'avenir.
06:22On est dans un climat d'incertitude,
06:23et il ne faut pas hésiter à entamer cette réflexion.
06:25Donc là, les dispositifs sont nombreux.
06:28Tout simplement réaliser des donations,
06:30puisqu'on a entendu dire que le barème pourrait évoluer.
06:33En tout cas, certains candidats se sont positionnés
06:34sur un alourdissement du coût de la transmission.
06:36Donc, faire des donations.
06:39Faire des donations peut-être en nue propriété.
06:41Le régime du dément de propriété est encore très favorable.
06:45Faire des sauts de génération.
06:47Donations partages transgénérationnelles.
06:49Donations partages transgénérationnelles réincorporatifs,
06:52qui permettent de faire passer un bien
06:54qui a déjà été transmis à des enfants en faveur de petits-enfants,
06:56avec une fiscalité qui est très intéressante.
06:59Ça, c'est intéressant, la transmission directe aux petits-enfants.
07:03Là, c'est quelque chose qu'il faut considérer.
07:06Oui, en fait, c'est intéressant à double titre.
07:07C'est-à-dire qu'effectivement, déjà, sans parler de fiscalité,
07:10on le voit bien, avec la hausse de l'espérance de vie aujourd'hui,
07:14les gens héritent de plus en plus tard.
07:15Et finalement, c'est peut-être préférable de transmettre aux petits-enfants
07:18qui en ont probablement plus l'utilité parfois que leurs parents.
07:22Et puis, en matière fiscale, ça va être intéressant
07:25parce qu'en transmettant aux petits-enfants,
07:26on va pouvoir bénéficier d'un nouvel abattement
07:29qui est différent de celui dont peuvent bénéficier les parents.
07:33Et puis, on va pouvoir bénéficier, si vous voulez,
07:35des tranches bases du barème
07:36quand on a déjà fait des transmissions en faveur des enfants.
07:39Allez, il nous reste une minute trente.
07:42Trois idées avant la fin de l'année
07:44pour essayer de mettre les choses au clair, niveau imposition.
07:47Alors, la première idée, j'ai envie de dire,
07:48c'est prendre rendez-vous avec des personnes
07:50qui vont pouvoir guider en matière de transmission.
07:54Et là, peut-être d'ailleurs, un sujet,
07:57c'est vrai qu'en matière de loi fiscale,
08:00on parle souvent de rétroactivité.
08:03C'est vrai que pour la transmission,
08:05le fait générateur de l'impôt, c'est le jour de la donation.
08:08Et dans ce matière, il n'y a pas de rétroactivité possible.
08:12Simplement, il faut peut-être donner une date certaine à sa donation
08:15et le notaire sera l'homme.
08:17Il faudra aller voir pour passer la donation
08:19et faire une donation par acte authentique
08:22qui donne une date certaine.
08:23Après, des opérations, il y en a encore une fois de nombreuses,
08:27mais effectivement, une opération de donation,
08:30peut-être en eupropriété,
08:32en utilisant les abattements,
08:35serait judicieux.
08:36On peut aussi parler des présents d'usage.
08:38Alors là, on n'est pas dans l'univers des donations,
08:40mais comme la fin de l'année, généralement,
08:42avec les fêtes de fin de l'année s'y prête,
08:44ça peut être un moyen de transmettre régulièrement
08:47un peu de liquidité à ses enfants,
08:49à ses petits-enfants.
08:50Et là, pour le coup, ça ne rentre pas dans le système
08:52des donations et ce n'est pas imposé.
08:54Voilà, donner de la clarté
08:56et puis donner tout court aussi.
08:57Voilà, c'est deux axes principaux.
09:00Laurent Desmoulières, Mesquartes,
09:01merci d'avoir été clair, concis,
09:03là, sur toutes ces questions de transmission
09:05et d'héritage.
09:05On passe au placement à suivre.
09:12Et cap sur l'Asie
09:14avec Bertrand Osserdéléa, Capital.
09:16Bonjour.
09:17Bonjour.
09:18J'allais vous dire,
09:19il est question de diversifier les actifs,
09:22les horizons d'investissement, etc.
09:23Moi, tout ce que je lis sur l'Asie en ce moment,
09:26c'est le Yen est au tapis,
09:27le Won est au tapis.
09:28L'économie est trop concentrée en Corée
09:31autour des mémoires rames, etc.
09:33Mais non, vous, vous nous dites,
09:35c'est précisément le moment
09:36où il faut s'intéresser au marché asiatique.
09:39Et alors, c'est vrai que
09:40la problématique générale des marchés émergents,
09:42elle est un petit peu sous-investie en ce moment.
09:44La problématique asiatique,
09:46franchement, mise de côté.
09:48Mais il y a des opportunités à saisir,
09:51justement, c'est ce que vous êtes venu nous dire.
09:54C'est-à-dire que ce qui m'étonne toujours
09:55dans les portefeuilles,
09:56que ce soit des privés ou des institutionnels,
09:59c'est que l'Asie est structurellement déjà absente.
10:03Ce n'est pas conjoncturel.
10:05On observe que, peu à peu,
10:08les investisseurs, notamment européens,
10:10se sont exposés aux États-Unis.
10:11Ils ont toujours été assez sous-exposés.
10:13Et qu'aujourd'hui,
10:14beaucoup d'investisseurs se benchmarkent,
10:16notamment au MSCI World,
10:17ou au MSCI World All Country.
10:19Et ils ont tendance à ne pas remettre en cause
10:22les dogmes,
10:23notamment celui de la construction des indices.
10:25Et étonnamment, on se retrouve aujourd'hui
10:27avec la Chine, l'Inde, le Japon,
10:30qui font peut-être...
10:32à peu près le tiers du PIB mondial.
10:34Chine et Inde, c'est 25% de la croissance mondiale
10:37depuis 10 ans.
10:38Et vous regardez dans les indices,
10:39All Countries, la Chine,
10:40ça doit être la plus grosse capille
10:42cumulée sur les trois bourses.
10:44On doit être à 2, 2,5% du MSCI All Countries.
10:47Ce qui est un non-sens.
10:49Oui, c'est très étonnant.
10:51Alors peut-être qu'il y a des questions
10:53peut-être un petit peu politiques là-dessus,
10:54parce qu'investir dans des sociétés chinoises,
10:56c'est toujours un petit peu plus compliqué.
10:57Mais au-delà de ça,
10:58il y a le potentiel économique
10:59qui est complètement sous-évalué, on va dire.
11:03Alors nous, chez Léa Capital,
11:05on s'intéresse beaucoup
11:06à l'allocation stratégique de long terme.
11:08D'accord.
11:09Ça correspond bien à une allocation pour la Chine,
11:11on voit à 20 ou 30 ans.
11:13Et je pense que peut-être un moyen
11:15pour les investisseurs
11:16d'aborder cette zone
11:18est non pas de l'aborder brique par brique,
11:21mais de l'aborder de manière globale.
11:23Et de se dire finalement,
11:24si j'achète plusieurs pays,
11:26peut-être les principaux,
11:27la Chine, l'Inde et aussi le Japon,
11:29qui a beaucoup d'intérêt,
11:30qui a retrouvé beaucoup d'intérêt
11:31ces dernières années
11:31et le train n'est pas terminé,
11:33je peux assembler un portefeuille
11:34qui est très diversifiant
11:35avec des zones qui n'ont pas du tout
11:37le même cycle économique,
11:39le même état d'avancement
11:40et on va aller rechercher
11:41de la croissance des entreprises,
11:43mais pas du tout sur les mêmes facteurs.
11:45Donc je pense que c'est plutôt
11:47en assemblant ces trois briques,
11:49peut-être,
11:50qu'on va diversifier son portefeuille
11:52trop US, trop Europe
11:53et qu'on va aussi fortement diminuer
11:55parce qu'il y a très peu de corrélations,
11:56vous avez aussi la diversification de vies
11:58sur ces trois zones.
11:59Donc peut-être regarder
12:00pour les assembler ensemble.
12:02Et puis c'est ce que j'allais vous dire,
12:04assembler des pays
12:05qui ont des fonctionnements économiques
12:08et des dynamiques conjoncturelles
12:10qui sont aussi différentes,
12:12c'est pas forcément évident.
12:14Alors on dit diversification,
12:16justement là,
12:16on aura un paysage diversifié.
12:18Rien qu'avec trois pays,
12:20on a un vrai tour du monde économique.
12:22Ah complètement.
12:23Déjà, il faut voir
12:23qu'il y a quand même
12:24une grosse profondeur.
12:25vous faites Chine,
12:26Inde, Japon,
12:27on est quasiment à la moitié
12:28de la capitalisation des Etats-Unis.
12:30Donc on n'est pas sur des niches.
12:31Il faut quand même remettre
12:32les choses au clair sur le sujet.
12:35Évidemment,
12:36vous n'allez pas du tout chercher
12:37la même chose sur l'Inde
12:38où vous allez plutôt chercher
12:40la croissance domestique,
12:41la démographie très favorable.
12:43Finalement,
12:44une classe moyenne
12:45qui a émergé
12:47de manière croissante,
12:48qui accélère
12:49en méthode de consommation.
12:50Et là,
12:51vous allez chercher effectivement
12:52dans les capitalisations boursières
12:54des secteurs
12:55qui sont très matures
12:56en Europe ou au Japon
12:56mais qui ne le sont pas
12:57du tout en Inde.
12:58La construction,
13:00beaucoup d'ouvertures de comptes,
13:01les assureurs,
13:02les banques,
13:03très intéressants,
13:04une très forte croissance
13:05avec surtout
13:06une grande visibilité
13:07à 10-15 ans
13:08sur les cash flow
13:09de cette boîte.
13:10Le textile,
13:10la chimie,
13:11vous voyez en fait
13:11tous ces vieux secteurs
13:12un peu qu'on met à l'écart
13:13dans nos économies
13:15sont extrêmement dynamiques.
13:16Et l'Inde,
13:17évidemment,
13:17tout le monde me dit
13:17c'est un peu cher
13:18mais en réalité,
13:19vous achetez des taux de croissance
13:20entre 15 et 30%
13:21selon la taille des boîtes.
13:23En moyenne,
13:24vous pouvez vous permettre
13:25d'aller payer 20-25 fois
13:26parfois les PE
13:27parce qu'en fait
13:28sur cette zone-là,
13:29vous avez une telle prévisibilité,
13:31une telle certitude
13:32d'avoir cette croissance
13:33qu'il faut y aller.
13:35Et vous êtes sur
13:35une diversification sectorielle,
13:37vous n'avez nulle part ailleurs.
13:38Oui,
13:39alors que
13:39si on regarde le paysage
13:41du côté de la Chine
13:42et c'est ce que nous dit
13:43souvent Alexandre Baradez,
13:44DJ qui vient souvent chez nous,
13:46il faut regarder la Chine
13:47et c'est le secteur tech
13:49là qui est en pleine nébulité,
13:54la Chine,
13:55on est bien d'accord,
13:56c'est un paradoxe,
13:56ça n'a rien à voir,
13:57beaucoup plus développé,
13:58la plupart des grandes conurbations,
14:00d'ailleurs en parité de pouvoir d'achat,
14:01souvent plus développées
14:02que nos propres villes en Europe.
14:03totalement.
14:04On peut le dire quand même
14:04parce qu'on classe ça
14:05dans les émergents
14:06mais il y a matière à discussion.
14:08et puis vous avez effectivement
14:10un état stratège
14:11qui a positionné
14:12toutes les entreprises chinoises
14:13sur les technologies d'avenir,
14:15on l'a vu même
14:15sur la lithographie récemment
14:17avec les bus,
14:18ASML, etc.
14:19En fait,
14:20même sur les secteurs
14:20où on les pensait
14:21un petit peu en arrière,
14:22ils sont en train
14:22de rattraper très vite
14:23leur retard.
14:24Et puis un deuxième facteur
14:25aussi sur la Chine,
14:27en dehors de tous
14:27les facteurs d'innovation,
14:29l'électronique,
14:29les technologies,
14:30il y a aussi des matériels
14:31là-bas,
14:32matière première.
14:33Et vous avez aussi
14:34un changement de paradigme
14:35depuis quelques mois,
14:36vous regardez notamment
14:37la production industrielle
14:38qui rebondit fortement
14:40en août,
14:40en rythme annualisé,
14:41on est près de 4%.
14:42Donc on était plutôt
14:44dans une situation
14:45défavorable aux marges
14:46des entreprises,
14:47capacité de surproduction.
14:48Là, les choses
14:49sont en train de changer.
14:50Il y a vraiment
14:50un point d'inflexion.
14:52Donc c'est un bon moment
14:52aussi pour la Chine,
14:53qui va avoir
14:54des entreprises
14:55qui vont avoir
14:56des capacités bénéficiaires
14:57en croissance.
14:58Donc très intéressant.
14:59Et n'oublions pas
15:00un dernier point
15:01sur la Chine,
15:01c'est aussi l'Yuan,
15:02Reninbi.
15:03Il y a une devise
15:04qui a des devises,
15:05qui a une des réserves
15:06absolument pléthoriques
15:07de plus de 3 000 milliards,
15:08un excédent commercial
15:09de 1 200 milliards de dollars,
15:11qui achète d'ailleurs
15:1220-30 milliards de dollars
15:13par mois d'or.
15:15Donc on est quand même
15:16en Europe,
15:17aux Etats-Unis,
15:19plutôt dans des thématiques
15:21comment résorber nos déficits,
15:23la planche à billets,
15:23ceux qui cherchent,
15:25je vois,
15:26vous parliez notamment
15:27avec d'autres invités
15:28ce matin,
15:28notamment de l'or,
15:29peut-être qu'effectivement,
15:30ça peut présenter
15:31de l'intérêt
15:32de regarder aussi
15:33ces devises fortes
15:34qui peuvent s'apprécier
15:35dans le temps.
15:36Devises fortes,
15:36Oui, c'est pas le cas du Japon,
15:38notamment,
15:39qui a justement des problèmes
15:40avec le Yen
15:41et qui nécessite
15:42des interventions régulières
15:43de la Banque du Japon,
15:44politique économique
15:45qui n'est pas très bien
15:47arbitrée par les marchés.
15:49Malgré tout,
15:50il y a des opportunités
15:51là aussi.
15:52Au Japon,
15:53il y a deux phénomènes.
15:54Enfin,
15:54je dirais même,
15:55il y a un croisement
15:56de planètes positives
15:58sur le Japon en ce moment.
15:59Il y a déjà des secteurs
16:00d'activité intrinsèquement
16:01qui sont très positifs
16:02et qui profitent à l'IA.
16:04Il y a notamment
16:04beaucoup de fournisseurs
16:05de l'IA au Japon,
16:07beaucoup de sociétés
16:07dans l'électronique
16:08qui sont notamment
16:09dans les semi-conducteurs
16:10qui fournissent des boîtes
16:11comme Nvidia
16:12et qui sont beaucoup moins chères.
16:14On n'est pas du tout
16:14sur les mêmes valorisations.
16:15Donc,
16:15on est en amont.
16:16C'est une autre manière
16:17de le jouer.
16:18Vous avez aussi
16:18tout ce qui est société
16:20dans les robotiques,
16:21l'automatisation.
16:23Ils sont très en avance.
16:24Oui,
16:24et puis ça fait 40 années
16:26que ça dure.
16:26Enfin,
16:26moi,
16:27Fanook,
16:27les bras robots.
16:29On parle beaucoup
16:29des robots,
16:30mais de robots humanoïdes.
16:31Les robots,
16:31les bras robots
16:32dans l'industrie
16:33partout dans le monde,
16:34c'est des Fanook
16:35et c'est des engins japonais.
16:37Ils sont très avancés
16:37et puis ils ont un état
16:39dans lequel la démographie
16:41est tellement dégradée
16:42qu'ils sont très avancés.
16:43Ils ont un marché intérieur
16:44qui est porteur
16:44pour ce type de boîte.
16:46Donc,
16:46ça,
16:47c'est assez intéressant.
16:48Vous couplez ça aussi
16:49au fait que le Japon
16:50sort d'une phase
16:52de déflation très longue
16:53et qu'on voit
16:54qu'il y a un enchaînement
16:54très positif
16:56fin de cette déflation,
16:57hausse des salaires,
16:59croissance des earnings
16:59et puis aussi
17:01restructuration
17:01de la gouvernance
17:02des sociétés
17:02qui vont être très favorables
17:03dans l'optimisation
17:05de l'utilisation
17:05des capitaux
17:07des boîtes japonaises.
17:08Donc,
17:09c'est assez intéressant.
17:10Et puis,
17:10le Yen,
17:11vous l'avez dit,
17:11il est au tapis.
17:12Mais notre intuition,
17:13c'est qu'étant donné
17:16les changements
17:17de politique monétaire
17:18et la hausse
17:18des taux longs
17:19au Japon,
17:20il y a quand même
17:2012 000 milliards
17:21d'épargne institutionnelle
17:22et privée
17:23en dehors du Japon
17:24qui peuvent revenir
17:25partiellement
17:25et ça peut être
17:26un facteur de soutien.
17:27Donc,
17:27c'est peut-être intéressant
17:29d'acheter du Yen
17:30pour aussi s'exposer
17:31aux actions japonaises.
17:33Bon,
17:34là,
17:34il faut gonfler,
17:36mais...
17:37Peut-être assembler
17:37les trois zones
17:38pour diminuer son risque.
17:39Et puis,
17:40voilà,
17:40justement,
17:40il y a trois dynamiques
17:43qui vont ensemble
17:44finalement
17:45et c'est peut-être ça
17:45l'intérêt de l'Asie
17:46en ce moment.
17:48Trois dynamiques,
17:49effectivement,
17:49qui sont très différentes,
17:51enracinées dans des facteurs
17:52différents,
17:52mais qui ont un excellent timing
17:54et puis qu'on invite aussi
17:56auprès des investisseurs
17:57à jouer via des fonds
17:59de gestion active.
18:00Ne pensez pas
18:01qu'avec les trackers,
18:03vous allez pouvoir tout faire.
18:04Vous allez passer
18:04à traiter de beaucoup de choses,
18:06notamment indéchines.
18:06Il y a beaucoup
18:06de concentration aussi.
18:08Et puis,
18:08vous avez le problème
18:08de la concentration.
18:09Il y a le problème
18:10de Shenzhen
18:10qui a fait beaucoup rêver
18:11sur les techs,
18:12mais vous avez aussi
18:12beaucoup de small meet-up
18:13à jouer à Shanghai.
18:15Donc,
18:15n'oubliez pas la gestion active.
18:16Ce sont des zones
18:17qui sont très mal suivies
18:18par les sociétés
18:18de gestion occidentale,
18:20notamment.
18:21Prenez des players locaux.
18:22Vous avez des mastodontes
18:24qui sont extrêmement performants,
18:26qui savent générer
18:26de l'alpha
18:27de manière régulière,
18:29franchement,
18:30c'est dommage de s'en priver
18:31dans un portefeuille.
18:32Vous avez des fonds
18:34qui ont une capacité
18:35à surperformer
18:36et dont la surperformance
18:38dépasse parfois largement
18:40les indices de référence.
18:41Il ne faut pas l'oublier.
18:43Intéressant.
18:43Bertrand Omser,
18:45d'Elea Capital.
18:46Merci infiniment
18:46pour redonner un petit peu
18:49de doré au blason
18:50de l'Asie
18:51dans les placements
18:53et dans les stratégies.
18:54On passe au coffre-fort.
18:58Tout pour investir
18:59le coffre-fort.
19:01Et on rejoint
19:03Benjamin Pedrini
19:03d'Epsor.
19:04Bonjour.
19:05Bonjour.
19:05Un spécialiste maison
19:06de l'épargne salariale.
19:08On a souvent recours
19:09à vous
19:09sur ces problématiques-là.
19:11Et,
19:12on le disait
19:13en début d'émission,
19:15assise de l'affaire
19:16avec tous les candidats
19:17à la présidentielle
19:18qui vont venir
19:19présenter leurs idées.
19:20On a les premières pistes
19:23budgétaires,
19:23en ce moment,
19:24à l'étude
19:25pour composer
19:26la nouvelle loi de finances.
19:27Et l'épargne salariale
19:28au milieu de tout ça.
19:29On parle beaucoup
19:30de l'assurance-vie,
19:31on parle beaucoup
19:31du financement,
19:33de la fiscalité,
19:35de tout ce qui est transmission,
19:36de tout ce qui est héritage aussi.
19:37Ça reste un des sujets
19:39les plus préoccupants
19:40pour beaucoup de gens
19:42qui nous écoutent.
19:43L'épargne salariale.
19:44Il y a quelques réflexions
19:45qui sont en train d'infuser
19:46sur la possibilité
19:47de faire circuler
19:48un petit peu mieux
19:48les capitaux.
19:49Est-ce que vous avez
19:50un panorama un peu précis
19:52à nous livrer en ce moment ?
19:54L'épargne salariale,
19:55en fait,
19:56quand on parle de retraite,
19:58c'est aussi finalement
20:00l'épargne de retraite
20:02qu'on ne sait pas
20:02qu'on a.
20:03En France,
20:04aujourd'hui,
20:04on a à peu près
20:05un peu plus de 13 millions
20:07de salariés
20:08qui ont de l'épargne salariale.
20:09Et on le dit
20:10à chaque fois que vous venez.
20:11Exactement.
20:12À l'intérieur de cela,
20:14il y en a à peu près
20:154 millions
20:16qui ont accès
20:17à un plan d'épargne de retraite.
20:18Mais finalement,
20:18que ce soit un plan d'épargne
20:20d'entreprise
20:20ou un plan d'épargne de retraite,
20:22c'est une épargne moyen
20:23long terme
20:23et c'est quelque chose
20:24que les salariés ont
20:25et qui leur permet
20:26de se préparer
20:27pour la suite.
20:28Donc,
20:29c'est un véritable outil
20:31qui permet
20:32de se constituer,
20:33on va dire,
20:33un troisième pilier
20:34dans le cadre
20:35d'une préparation
20:36à la retraite.
20:37Aujourd'hui,
20:38ce qui est discuté,
20:39en tout cas,
20:39les pistes,
20:40et on sait
20:41que pas mal de candidats
20:43parlent de retraite
20:43par capitalisation
20:44ou d'autres sujets,
20:45c'est une des pistes
20:47aujourd'hui
20:47qui est à l'étude
20:48et de faire en sorte
20:49effectivement
20:50que le PER
20:51devienne un produit
20:54d'épargne retraite
20:56à part entière
20:56et que plus de salariés
20:58y aient accès,
20:59que ce soit véritablement
21:00le troisième pilier
21:02de ces stratégies
21:04d'épargne retraite.
21:05Nous,
21:05c'est quelque chose
21:06pour lequel on milite
21:07fortement chez EPSOR,
21:08le fait que les entreprises,
21:11finalement,
21:11comme ça a été le cas
21:12il y a quelques années
21:13pour la mutuelle,
21:16donnent systématiquement
21:17et obligatoirement
21:18accès à leurs collaborateurs
21:19à un plan d'épargne retraite
21:21pour qu'ensuite,
21:22dès le plus jeune âge,
21:24on puisse commencer
21:25à se constituer
21:27un complément de revenu
21:28pour l'avenir.
21:29Alors ça,
21:30sur le principe,
21:31je pense que tous les candidats
21:32à la présidentielle
21:33sont d'accord.
21:34Là où ils ne seront
21:35peut-être pas d'accord,
21:36c'est sur l'imposition,
21:37le cadre fiscal du PER
21:39qui peut paraître,
21:41on débugne que ça
21:42à longueur de journée,
21:43mais qui peut paraître
21:44extrêmement avantageux,
21:45mais il est question
21:46de placer son argent
21:48à 20, 30 ans
21:49histoire de s'assurer
21:51sa retraite.
21:52Est-ce que vous pensez
21:52que ça risque peut-être
21:54de coincer à ce niveau-là ?
21:55Je ne sais pas
21:56si ça va coincer
21:57sur le plan fiscal.
21:57Sur le plan fiscal
21:58qui existe aujourd'hui,
22:00c'est déjà quelque chose
22:01qui fonctionne plutôt bien,
22:03à savoir que,
22:04d'une part,
22:05les cotisations des entreprises
22:06qui sont versées
22:07sur les plans
22:07d'épargne-retraite
22:08sont moins chargées
22:11socialement
22:12en termes de coûts
22:13pour l'employeur
22:13et les salariés
22:15qui veulent épargner
22:17pour leur retraite
22:18bénéficient
22:19d'un avantage fiscal
22:21à l'instant T
22:22mais sont rattrapés
22:23sur cet impôt
22:25à la sortie.
22:26Donc ça leur permet
22:26de bénéficier
22:27d'un effet de temps
22:27mais quoi qu'il en soit,
22:29il y a de l'argent
22:30qui rentre dans les caisses
22:31de l'État
22:31de façon différée.
22:33Donc le sujet fiscal
22:35est un sujet
22:36mais je ne pense pas
22:37que ce soit ça
22:37qui pèse trop lourd
22:39dans les comptes de l'État
22:40ou qui va venir résorber
22:41les problèmes actuels.
22:43Le vrai sujet pour moi
22:44il est plutôt effectivement
22:44politique
22:46et je ne sais pas
22:47si tout le monde
22:47justement
22:48est d'accord
22:49avec ça.
22:51parler de retraite
22:52par capitalisation
22:53c'est souvent
22:55un gros mot
22:56en France
22:57or en fait
22:57le vrai sujet
22:58n'est pas de substituer
22:59la capitalisation
23:00au régime actuel
23:01de répartition.
23:02On l'a toujours dit
23:03c'est juste de compléter
23:04et de rendre
23:06l'un et l'autre
23:07plus efficaces.
23:08Exactement
23:08et faire en sorte
23:09que justement
23:10chacun puisse
23:12compléter
23:13ses revenus
23:14à terme
23:15grâce
23:16en partie
23:17à son entreprise
23:17grâce à un effort
23:19individuel
23:19à la hauteur
23:20de ce que chacun
23:21est en mesure
23:22de faire
23:22mais en tout cas
23:23qu'il y ait un cadre
23:24normé
23:24pour pouvoir
23:25justement
23:26compléter ça
23:27et que ça ne vienne pas
23:27au détriment
23:28de la répartition
23:30qui pour moi
23:31doit continuer d'exister
23:33parce que c'est un socle
23:34en France
23:34qui est important.
23:35C'est un bien commun
23:36évidemment
23:36mais alors à ce moment-là
23:37pour créer
23:38une sorte de règle
23:40qui pourrait
23:41être avantageuse
23:42pour tout le monde
23:43je ne sais pas
23:43quand on parle
23:44retraite par capitalisation
23:45le premier truc
23:46que j'entends
23:46c'est
23:47les pubs
23:49à la télé
23:49ou à la radio
23:50pour les complémentaires
23:52du service public
23:53eux aussi
23:54ils ont un système
23:54de retraite
23:56par capitalisation
23:57pourquoi pas
23:57s'en inspirer
23:59éventuellement
23:59voir ce qu'on peut faire
24:01avec le PER
24:02mais de manière
24:03à ce que ce soit
24:04un cercle vertueux
24:04quoi finalement
24:05exactement
24:05le service public
24:07et les fonctionnaires
24:08ont accès
24:08à un dispositif
24:09de retraite
24:10supplémentaire
24:11par capitalisation
24:11qui marche très bien
24:12d'ailleurs
24:13ils ont tous accès
24:14et ça fonctionne bien
24:15et donc c'est un système
24:16qui pourrait effectivement
24:17être généralisé
24:18dans les entreprises
24:19faire en sorte
24:20que toutes les entreprises
24:21donnent accès
24:22à leurs collaborateurs
24:23à ce type de mécanisme
24:25et ensuite
24:26charge à chaque entreprise
24:28en fonction de ses capacités
24:29ou à chaque salarié
24:31en fonction de ses moyens
24:32de cotiser
24:33sur ces régimes-là
24:35à la hauteur
24:35de ce qui est possible
24:36c'est le cas
24:37du régime
24:38de la fonction publique
24:39chaque salarié
24:40de la fonction publique
24:41fait le choix
24:42d'adhérer
24:42et ensuite
24:43il adhère
24:44à la hauteur
24:44de ce qu'il peut
24:45se le permettre
24:46en fonction de ses moyens
24:47mais en tout cas
24:48c'est ce dont on a besoin
24:51c'est un cadre
24:53effectivement
24:53qui soit généralisé
24:55pour tout le monde
24:55et qui permette
24:56à tout le monde
24:57dès que l'on entre
24:59dans la vie active
24:59de se projeter
25:01sur ce sujet-là
25:02dernière question
25:03mais là
25:04qui a trait
25:04à l'épargne salariale
25:06dans son cadre
25:07un peu plus général
25:07on voit que
25:08du côté du gouvernement
25:09et sans doute
25:10du côté de certains
25:12candidats à la présidentielle
25:13et on verra ça
25:13sans doute
25:14aux assises de l'affaire
25:15il y aurait une volonté
25:17de pouvoir libérer
25:18un petit peu plus facilement
25:19l'épargne salariale
25:20de manière à résoudre
25:21un certain nombre
25:22de problématiques
25:23de pouvoir d'achat
25:23d'investissement
25:24etc
25:26moi tout bêtement
25:26je vais me faire
25:27l'avocat du diable
25:28je dirais
25:29est-ce que c'est
25:29une bonne idée
25:30parce que l'épargne salariale
25:32avant tout
25:32c'est pour la retraite
25:33si on commence
25:34à la libérer
25:34pour faire des achats
25:36alors certes
25:37dispendieux
25:38à cause de l'inflation
25:39mais on met
25:40sa capacité
25:42de réagir à la retraite
25:43en danger un petit peu
25:44l'épargne salariale
25:45c'est effectivement
25:46pour le moyen
25:47et le long terme
25:48on le sait
25:48quand on investit
25:51dans son plan
25:51d'épargne salariale
25:52c'est soit bloqué
25:53à horizon 5 ans
25:54soit à horizon retraite
25:55avec
25:55et on en a déjà parlé ici
25:57tout un cas
25:57de déblocage anticipé
25:58qui existe
25:59et notamment
25:59qui permet de participer
26:00à des projets de vie
26:01que ce soit
26:02acquérir sa résidence principale
26:04un mariage
26:05l'arrivée d'un enfant
26:06ou ce genre de choses
26:07donc il y a déjà
26:08des mécanismes
26:09qui permettent d'en sortir
26:09mais à chaque fois
26:12effectivement
26:12qu'il y a une problématique
26:13de pouvoir d'achat
26:14on ramène ce sujet
26:15sur la table
26:16en disant
26:16débloquons l'épargne salariale
26:17rendons-la
26:18plus libre
26:20et effectivement
26:21il y a eu un amendement
26:22qui a été déposé
26:24au Sénat
26:26qui était resté
26:27lettre morte
26:28et qui là
26:28vient d'arriver
26:29à l'Assemblée nationale
26:30pour débloquer
26:31potentiellement
26:325000 euros
26:32d'épargne salariale
26:33à horizon fin d'année
26:35en fait
26:35effectivement
26:36on peut libérer
26:37un peu de pouvoir d'achat
26:38mais je suis d'accord
26:39avec vous
26:40c'est amputer
26:42l'avenir
26:43parce que
26:44effectivement
26:44les français
26:45qui ont
26:46ces produits
26:47d'épargne
26:48ils en auront besoin
26:49à moyen et long terme
26:50et le fait
26:51de capitaliser ça
26:52dans le temps
26:53est sans doute
26:53plus bénéfique
26:54pour leur retraite
26:55qu'à court terme
26:57et il existe déjà
26:58des mécanismes
27:00qui permettent
27:01de débloquer
27:01par anticipation
27:02beaucoup de salariés
27:03qui ont accès
27:04à de l'épargne salariale
27:05ont des montants
27:06disponibles
27:07donc ils peuvent aussi
27:08accéder à ces montants
27:09disponibles
27:10et on le voit bien
27:11à chaque fois
27:11que ça a été fait
27:12ça a rarement été
27:13un grand succès
27:14il y a rarement eu
27:15une fuite des capitaux
27:16sur les plans
27:16d'épargne d'entreprise
27:17il y a mieux
27:17que l'argent travaille
27:18toujours
27:19pour votre retraite
27:20Benjamin Pedrini
27:21d'Epsor
27:21merci infiniment
27:22merci
27:22d'avoir été avec nous
27:23TPI
27:24tout pour investir
27:25c'est fini
27:25pour aujourd'hui
27:26je vous retrouve demain
27:27d'ici là
27:28USA Today
27:29tout à l'heure
27:30en direct de Wall Street
27:31et BFM Bourse
27:32à tout à l'heure
27:35tout pour investir
27:36sur BFM Business