- il y a 17 minutes
Retrouvez le webinaire de COMETE "Expérimenter les coopérations territoriales", organisé dans le cadre des RNTE le 17/09/2026 à 15h.
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00:00:03Voilà, donc normalement l'enregistrement a démarré.
00:00:06Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue donc à cette table ronde Comet organisée
00:00:12par la Fonda sur le thème expérimenter des coopérations territoriales qui va porter
00:00:18sur un retour d'expérience sur la mise en place d'une sécurité sociale de l'alimentation.
00:00:23Donc peut-être quelques mots pour introduire cette table ronde avant de présenter et de
00:00:28laisser la parole à nos intervenants et intervenantes.
00:00:32Donc par rapport au thème de la journée consacré aux coopérations, il nous a paru intéressant
00:00:38de mettre en avant une série d'expériences, de démarches qui sont menées autour de la
00:00:42sécurité sociale de l'alimentation et ce à plusieurs titres.
00:00:44Alors cette sécurité sociale de l'alimentation aujourd'hui elle est expérimentée dans plusieurs
00:00:47territoires et on reviendra un petit peu, enfin je laisserai nos intervenants revenir sur cette
00:00:52définition de comment ça se met en place, de ce que ça signifie, de ce que ça implique.
00:00:56Mais ce qu'on peut déjà dire sur un projet de sécurité sociale de l'alimentation, c'est
00:01:00que d'une part ce sont des projets qui impliquent des pluralités d'acteurs, donc ils sont vraiment
00:01:04directement concernés par des enjeux de coopération.
00:01:08Enfin une sécurité sociale de l'alimentation peut difficilement se penser sans coopération
00:01:11parce qu'elle implique de fait une pluralité d'acteurs et ce sont des démarches aussi
00:01:16qui s'efforcent d'impliquer l'ensemble des maillons de la chaîne et donc depuis le producteur
00:01:22jusqu'aux mangeurs et puis en passant par tous les intermédiaires.
00:01:26Donc il y a un vrai enjeu de structuration, de coopération et l'intérêt également de
00:01:30s'intéresser à ces démarches de sécurité sociale de l'alimentation dès lors que l'on
00:01:35parle d'expérimentation, ce sont aussi des démarches qui sont profondément ancrées
00:01:38localement et qui donc vont aussi mettre en jeu des dynamiques territoriales importantes
00:01:45et donc de ce point de vue-là, ça permet de mettre en lumière par rapport au titre
00:01:49de cette table ronde la notion d'expérimentation et de comment cette coopération repose justement
00:01:55sur cette logique d'expérimentation.
00:01:57Donc on va vous dire quelques mots de ces différentes démarches et une dernière raison
00:02:01pour laquelle il nous paraît important aussi et intéressant en tout cas d'aborder ce sujet
00:02:05via la sécurité sociale de l'alimentation, c'est qu'on parle évidemment dans le cadre
00:02:09de comètes de transition écologique et je veux dire même plus de transition écologique
00:02:13juste et cette sécurité sociale de l'alimentation c'est aussi presque l'archétype d'un projet
00:02:20de transition écologique qui permet de tenir ensemble vraiment un peu toutes les dimensions
00:02:24de cette transition écologique et également dans sa dimension sociale, mais là encore nous
00:02:31aurons l'occasion d'en dire davantage à l'occasion de cette table ronde.
00:02:36Donc je vois que plusieurs personnes nous ont rejoints depuis que j'ai commencé mon introduction
00:02:40et ça continue d'arriver, donc je vais redire un mot d'introduction, mais donc bienvenue
00:02:46aux personnes encore qui arrivent sur cette table ronde dédiée à la restitution, retour
00:02:52d'expériences sur des mises en place de sécurité sociale de l'alimentation.
00:02:57Donc pour finir mon introduction, je vous donne quelques éléments de consignes qui sont
00:03:02habituels sur ce type de démarche, mais donc on va être sur un format table ronde avec
00:03:07un intervenant et une intervenante, on va laisser la parole vraiment ouverte à nos intervenants
00:03:12et intervenantes.
00:03:13N'hésitez pas à poser des questions, d'accord, je vois que la plénière vient juste de s'achever,
00:03:17donc c'est-à-dire qu'on peut encore avoir des personnes qui arrivent.
00:03:21Donc n'hésitez pas à venir poser des questions tout au long de la présentation.
00:03:27Je vois qu'il y a un afflux, je vais peut-être marquer une petite pause devant cet afflux.
00:03:44C'est un micro ouvert avec de l'écho.
00:04:03Alors je vais, bon je crois, je vois que l'afflux, l'afflux, ça se tarit un petit peu.
00:04:12Alors je reprends le fil, donc bienvenue pour celles et ceux qui nous rejoignent sur cette
00:04:18table ronde dédiée au retour d'expériences sur des sécurités sociales de l'alimentation.
00:04:22Donc je disais, l'intérêt de ce type de démarche dans le cadre d'une journée dédiée
00:04:26aux coopérations, puisque donc la sécurité sociale de l'alimentation repose fondamentalement
00:04:31sur de la coopération et puis donc une sécurité sociale de l'alimentation, c'est aussi une
00:04:36démarche de transition écologique vraiment à part entière qui permet d'en tenir les
00:04:40différentes composantes et les différentes dimensions.
00:04:43Donc on va explorer ça avec nos intervenants et intervenantes.
00:04:46Donc quelques mots, juste pour expliquer un petit peu sur le principe de fonctionnement.
00:04:50Donc on est sur un format table ronde avec deux personnes qui vont intervenir que je vais
00:04:54introduire tout de suite. Sur le principe de fonctionnement, on vous invite à poser des
00:04:59questions pendant les prises de parole via le chat. Je pourrais ponctuellement faire remonter
00:05:04d'ailleurs ces questions et les introduire dans le cadre de l'échange et on se gardera
00:05:0820 minutes, donc vers 16h, à la fin pour des prises de parole en direct pour les personnes
00:05:15qui le souhaiteraient. Et on s'efforcera de finir un peu avant 16h30 pour vous permettre
00:05:20de rejoindre la plénière sans retard.
00:05:24Alors, j'introduis sans plus tarder nos deux intervenants pour évoquer ce sujet des
00:05:31sécurités sociales de l'alimentation. Je remercie Géraldine Gabillet, qui est chargée
00:05:37de mission à l'Ulamir CPIE, donc je laisserai à Morlaix. Je laisserai Géraldine présenter
00:05:42la structure et la démarche mise en place à Morlaix autour de la sécurité sociale de
00:05:46l'alimentation. Et je remercie également Manu Sevilla, qui est coordinateur de la
00:05:50caisse alimentaire commune de Montpellier, qui a mis en place depuis plusieurs années
00:05:55maintenant une démarche de sécurité sociale de l'alimentation, qui aujourd'hui accueille
00:05:58un nombre important de bénéficiaires. Et donc, il reviendra également sur cette expérience.
00:06:06Alors, je vais couper la présentation pour laisser... parce qu'on n'a pas de support PowerPoint,
00:06:12donc on va laisser surtout la parole à nos intervenants. Hop, voilà, je vais arrêter
00:06:19le partage. Et donc, une première question pour Géraldine. Géraldine, est-ce que tu peux
00:06:27déjà, dans un premier temps, te présenter ? Te présenter, peut-être dire aussi quelques
00:06:30mots de l'Ulamir, donc la structure que tu représentes aujourd'hui et pour laquelle
00:06:35tu travailles. Et puis ensuite, venir nous expliquer un petit peu ce projet de sécurité
00:06:39sociale de l'alimentation à Morlaix, comment a-t-il été impulsé et où il en est aujourd'hui.
00:06:49Merci Bastien. Bonjour à toutes et tous, merci d'être nombreux. Donc moi, Géraldine
00:06:55Gavillet, je travaille à l'association Ulamir CPIE dans le Finistère Nord. Donc Ulamir,
00:07:01c'est Union Locale d'Animation en Milieu Rural. Donc c'est une association qui existe depuis
00:07:0650 ans à un centre social en milieu rural, donc. Et on a été labellisé CPIE aussi en 2004,
00:07:17donc Centre Permanent d'Initiatives à l'environnement. Donc des actions de sensibilisation à l'éducation
00:07:23environnement, mais aussi d'accompagnement des territoires sur les transitions. Et donc le territoire
00:07:31du pays de Morlaix a souhaité, à partir de fin 2022, réfléchir sur cette mise en place d'une
00:07:39expérimentation de sécurité sociale de l'alimentation. Alors peut-être qu'avant d'expliquer comment ça s'est
00:07:44passé à Morlaix, c'est de redire ce que c'est que cette sécurité sociale de l'alimentation. C'est
00:07:50un
00:07:50projet d'intégration de l'alimentation dans le régime social, dans le régime général de la sécurité
00:07:55sociale, qui vise à répondre au droit à l'alimentation durable pour toutes et toutes,
00:08:01en combinant le droit à l'alimentation, le droit des producteurs et le droit à l'environnement. Et
00:08:07c'est un des piliers, des leviers pour une transformation du système alimentaire au niveau
00:08:12de l'inclusion aussi de la production, de la transformation, de la distribution vers les
00:08:17consommateurs, vers une démocratie dans l'alimentation. Et donc ça s'est été réfléchi à partir de 2017,
00:08:24avec pas mal de réseaux, la Confédération Paysanne, l'ingénieur sans frontières, VRAC, le réseau
00:08:31salariat, le SIVAM, j'en oublie. Et sur trois piliers. Le premier pilier, c'est l'universalité. Donc
00:08:40l'idée, c'est que chacun recevrait 150 euros par mois, par personne, donc sur sa carte vitale. Et que
00:08:50le deuxième pilier, c'est que ce serait financé sur la base des cotisations sociales. Donc chacun
00:08:57finance selon ses moyens. Et qu'il y aurait un conventionnement avec certaines structures. Et
00:09:05ce conventionnement serait organisé par territoire démocratiquement. Donc voilà, trois piliers. Pour
00:09:12l'instant, aujourd'hui, aucune expérimentation ne peut répondre à ces trois piliers, puisque déjà le
00:09:19pilier sur le financement de la base de la cotisation sociale, il n'est pas mis en place au niveau
00:09:24national. Donc ce pilier-là, on ne peut pas encore le mettre en place. Du coup, nos expérimentations
00:09:29sont des expérimentations inspirées de la sécurité sociale de l'alimentation. Voilà, en préambule.
00:09:35Et comment on en est arrivé sur notre territoire ? Eh bien, c'est suite à un travail de coopération
00:09:42avec la Fonda, dont Bastien fait partie, qui sont venus en catalyseur animer un projet autour des
00:09:54transitions sur le pays de Morlaix, avec trois structures porteuses. Donc il y avait le Résam,
00:10:00la maison des associations, le pôle ESS du pays de Morlaix et notre association Lulamir
00:10:06CPIE. Donc accompagné par la Fonda, on a mis en place des journées régulières de réflexion sur
00:10:12notre territoire, autour de quelle alimentation on souhaite, enfin dans quel territoire on souhaite
00:10:17demain pour notre territoire du pays de Morlaix et quelle transition sur ce territoire. Et donc,
00:10:25on a réfléchi à l'habitat, aux déchets, à l'eau, à l'énergie, à la mobilité, beaucoup d'échanges
00:10:36et
00:10:36évidemment à l'alimentation, puisque vous n'êtes pas censé savoir que la Bretagne est un territoire
00:10:41très producteur. Et assez vite, on a choisi le sujet de l'alimentation, quelle alimentation
00:10:49on veut, quelle agriculture on veut pour notre territoire demain. Et assez vite, c'est lancer
00:10:57l'idée de pourquoi pas tester l'expérimentation d'une sécurité sociale de l'alimentation. Donc
00:11:04aujourd'hui, on a lancé notre caisse d'expérimentation SSA. Donc on a une centaine de bénéficiaires
00:11:17pour une quarantaine de foyers. Donc en avril 2026, les 100 bénéficiaires ont reçu leur
00:11:28allocation pour aller consommer dans les lieux de vente du territoire. Donc il y a 80 points
00:11:35de vente aujourd'hui où ils peuvent utiliser leur monnaie alimentaire. Donc nous, la monnaie
00:11:40alimentaire, c'est la monnaie locale qui s'appelle le buzuc. Et le buzuc, ça veut dire
00:11:44vers de terre en breton. Qu'est-ce que j'oublie dans ce point-là ? On travaille aussi en
00:11:54parallèle
00:11:54à une expérimentation de recherche-action autour du lien avec les entreprises. Comment
00:12:01est-ce que les entreprises pourraient aussi être amenées à financer les caisses alimentaires
00:12:10ou cette sécurité sociale de l'alimentation pour leurs salariés ? Donc pour ça, on travaille
00:12:15aussi en collaboration avec les pôles ESS du Finistère et du 35 et avec l'université
00:12:23Bretagne-Ouest qui est située à Brest. Voilà pour le premier point, je pense que...
00:12:31Merci pour cette présentation, en effet. Alors c'est effectivement une des singalurités
00:12:35de l'expérience à Morlaix que de vouloir travailler avec les entreprises et du coup
00:12:39travailler sur ce levier aussi des cotisations et de salaires. Alors du côté de Montpellier,
00:12:45je me tourne vers toi maintenant Manu, comment est-ce que ce projet a émergé ? Sachant
00:12:50qu'on est dans un contexte, Géraldine soulignait que Morlaix, c'est la Bretagne,
00:12:54un pays très producteur, enfin un pays région très productrice, marqué par une production
00:12:59agricole importante. Je crois que le contexte à Montpellier est un peu différent, mais
00:13:03voilà, cette démarche à Montpellier, elle a également émergé. Elle a émergé depuis
00:13:07plusieurs années maintenant et même assez un peu pionnière, je crois, en France. Est-ce
00:13:11que tu peux nous en dire un petit peu plus justement sur la naissance de ce projet ? Et
00:13:15puis pareil, où est-ce qu'il en est aujourd'hui ?
00:13:18Oui, merci Bastien. Bonjour à toutes et tous. Donc moi, je suis Manuel Sevilla, je suis
00:13:22coordinateur de la cesse alimentaire commune de Montpellier, du coup. L'Occitanie est une région
00:13:28qui est productrice aussi. Quand on regarde à l'échelle de la région, on est bien en
00:13:32termes de production. C'est juste qu'il y a des grandes métropoles dans la région et
00:13:36que du coup, on n'est pas logé la même enseigne suivant qu'on vit à Montpellier ou à Toulouse
00:13:40ou qu'on est dans l'Ariège. Donc voilà, ça se pense aussi avec les problèmes environnementaux
00:13:45qu'on peut connaître, de sécheresse, de canicule. On a bien compris cet été qu'il fallait
00:13:51qu'on se préoccupe un peu tous de comment est-ce qu'on allait produire notre alimentation
00:13:54de demain. Mais effectivement, le projet de cesse alimentaire commune à Montpellier,
00:13:59il est né en 2020-2021. À l'époque, dans un projet qui s'appelait Territoire
00:14:04Ivre, qui était piloté sur trois métropoles, donc Lyon, Toulouse, Montpellier et Marseille,
00:14:09et piloté par quatre têtes de réseau, le second catholique, BRAC, les réseaux SIVAM,
00:14:16les Jambis, voilà. Et du coup, l'objectif de ce projet Territoire Ivre, c'était créer
00:14:23une coopération territoriale pour mettre sur la table plusieurs acteurs qui sont concernés
00:14:30par les questions de l'alimentation. Donc il y a à la fois des acteurs du système
00:14:33alimentaire, des associations qui oeuvrent pour rendre accessible une alimentation
00:14:39de qualité et des acteurs de l'action sociale, distribution alimentaire. On va dire comment
00:14:47on fait pour à la fois qu'on produise une alimentation de qualité qui soit accessible
00:14:52pour les mangeurs, mais qui aussi rémunère au juste prix et dignement les gens qui produisent
00:14:58l'alimentation. Et donc c'est ce constat de départ-là qui a donné lieu à le projet
00:15:07Territoire Ivre. Et le postulat de base, c'était de dire qu'on ne peut pas faire sans
00:15:11les personnes concernées. Et donc il y a une grande campagne tout 2021, début 2022, pour dire
00:15:16comment est-ce qu'on va la rencontre des habitants, surtout dans les quartiers populaires,
00:15:19pour dire c'est quoi votre rapport à l'alimentation, c'est quoi votre réalité autour des questions
00:15:24d'alimentation. Et ce travail de mobilisation, il a donné lieu à un groupement de personnes
00:15:30qu'on appelle le comité citoyen, qu'on a voulu le plus représentatif possible de la
00:15:34métropole de Montpellier, en termes d'âge, de sexe, de catégorie socio-professionnelle.
00:15:41On va donner à ce groupe-là, citoyen, les moyens de mieux connaître les enjeux du système
00:15:49alimentaire, ces problématiques, et leur donner aussi les moyens de mettre en place
00:15:53des actions. Et c'est en parallèle que du coup, le comité citoyen a pris connaissance
00:15:59de la théorie de la sécurité sociale de l'alimentation. Et du coup, c'est un peu
00:16:03ce projet-là qui est sur les quatre métropoles. Montpellier a décidé de partir directement
00:16:06sur une sorte de caisse alimentaire commune. Et donc, le lancement de la caisse, c'est
00:16:11février 2023. À la base, les 47 habitants qui avaient été mobilisés dans le cadre
00:16:17de territoire à vivre, très vite, ils sont arrivés à 60 habitants. Et c'était l'idée
00:16:23de base, c'était on lance une recherche-action, on se donne un an. Le but du jeu, c'est
00:16:30chacun
00:16:31cotise en fonction de ses moyens, comme l'a dit Géraldine. Et du coup, le choc qui a été
00:16:35fait à Montpellier, c'était une cotisation libre et autodéterminée, donc pas de justificatif.
00:16:39Chacun donne ce qu'il pense pouvoir être juste. On complétait, et chacun recevait
00:16:44100 monats, donc 100 monats équivalent à 100 euros, à dépenser que dans des endroits
00:16:48qui sont conventionnés. Donc, le conventionnement, ce groupe de citoyens, établit sa grille
00:16:54de critères de conventionnement, donc des critères de durabilité, de moyens de production,
00:16:58de transport, d'éthique au travail, d'accessibilité économique, d'accessibilité géographique.
00:17:04Et à partir de cette grille de conventionnement, aller à la rencontre des points de vente,
00:17:08donc commerce et producteurs en marché plein vent ou à la ferme, pour dire qu'on
00:17:14peut dépenser la mona que dans ces endroits-là.
00:17:18Donc, de un an, on a finalement eu plus de... On n'a pas consommé totalement de budget,
00:17:25donc dès un an, on est passé à plutôt 24 mois de projet dans le cadre de territoire
00:17:29à vivre. Et il y a eu une basse-file qui a été faite en 2024, où on a été
00:17:34lauréat
00:17:35avec 15 autres structures, donc sensiblement les mêmes du collectif de coopération qui
00:17:39était à l'initiative de l'expérimentation. On a été lauréat d'un AMI dans le cadre
00:17:45de France 2030, donc démonstrateur territorieux de transition agricole et alimentaire,
00:17:51donc sur un projet qui s'appelle Terrasol. Donc, on est 16 ans en tout, et sur 12 actions
00:17:58différentes. Et la caisse est devenue une des actions du projet Terrasol, mais en connexion
00:18:03avec d'autres projets qui sont dans Terrasol. Je ne sais pas si je vais plus loin à
00:18:07cet endroit-là ou si...
00:18:10Sur l'effectif, je pense que sur les origines, tout ça, on est déjà bien complet.
00:18:13Après, peut-être où en est justement le projet aujourd'hui, notamment, je crois
00:18:17qu'au démarrage, tu évoquais le chiffre de 47 puis 60. Aujourd'hui, il y a un peu
00:18:21une extension. Et puis, quels sont peut-être aussi... Enfin, voilà, quel nombre de bénéficiaires
00:18:24qui sont présents aujourd'hui ? Et puis, où est-ce qu'on en est peut-être sur les chantiers
00:18:29un peu en cours de la caisse actuellement ?
00:18:33Oui. Du coup, le projet, il évolue en fonction du coup de ce qu'on rencontre. C'est un peu
00:18:37la démarche de recherche-action dans laquelle on s'est enriqués. Donc, au départ, je vous
00:18:42ai parlé des 100 monats qui étaient en allocation par mangeur. Et au final, le comité
00:18:47citoyen, déjà, ce n'était pas assez impactant pour les familles nombreuses. Donc, maintenant,
00:18:51on a une allocation qui est différenciée en fonction de la taille du foyer. Donc, c'est
00:18:57ça, jusqu'à 220 monats pour les foyers de 4 personnes et plus. Aujourd'hui, on est
00:19:02à 600 foyers cotisants. Et l'ambition dans le cadre de Terrasol, c'est d'arriver à
00:19:06un minimum 1 200 foyers d'ici 2029. C'est ça, un peu l'objectif. Et donc, du coup,
00:19:12on travaille avec le comité citoyen sur quel modèle économique de la caisse au-delà
00:19:17de l'engagement de l'État en 2029. On travaille aussi sur les grilles de conventionnement.
00:19:22On en avait deux jusque-là au démarrage. Une grille pour les producteurs, une grille pour
00:19:26les lieux de distribution, les commerces. Là, on travaille sur quatre grilles, une
00:19:32boulangerie, une sur les produits de l'élevage, une sur les produits de la mer et une sur
00:19:37la restauration. Et à chaque fois, l'idée, c'est un peu aussi le prétexte d'aller, en
00:19:41travaillant les grilles, d'aller questionner le système alimentaire, comment ça fonctionne
00:19:46derrière, c'est quoi les enjeux, c'est quoi les problématiques. Et donc là, on est en plein
00:19:50dedans sur le conventionnement. On a fait à créer ces nouvelles grilles. Et aujourd'hui,
00:19:54c'est 80 points de vente, donc points de vente, c'est producteurs et commerces confondus,
00:19:5980 points de vente qui sont conventionnés par la caisse sur la métropole du coup de
00:20:02Montpellier. Et ce travail de conventionnement, il a la vocation à durer. Et on rencontre
00:20:08quand même quelques défis. Parmi les défis qu'on rencontre, c'est des fois une violence
00:20:14symbolique pour les personnes, notamment les plus précaires, avec des points de vente
00:20:18qui sont estampillés plutôt bobos. Et du coup, on a un vrai travail d'inclusion à
00:20:23travailler, enfin à faire là-dessus, sur comment est-ce qu'on rend accessible ces
00:20:26lieux-là à tout le monde. On a aussi de gros défis sur le conventionnement. Déjà,
00:20:31la métropole est grande. Du coup, on a du mal à conventionner aussi vite que ce qu'on
00:20:38aimerait. Et surtout, surtout, dans la métropole, on a encore des communes ou des quartiers qui
00:20:43ne sont pas dotés, en fait, en commerce de proximité qui rentrent dans nos grilles
00:20:48de conventionnement. Il n'y a pas accès à une alimentation durable de façon équitable
00:20:52dans toutes les localités de la métropole. On lance dans ce cadre-là un projet avec
00:20:57la caisse de Moda Mobile, un canyon épicerie itinérant construit avec les habitants pour
00:21:03qu'ils choisissent eux-mêmes ce qu'ils veulent comme alimentation sur leur quartier.
00:21:08Voilà, c'est un peu les grandes actus de la caisse à Montpellier.
00:21:13Merci déjà pour ces premiers partages. Je trouve qu'il y a plusieurs points intéressants
00:21:18qui apparaissent dans ce que vous venez de présenter l'un et l'autre. Je trouve intéressant
00:21:23et ça fait écho à ce que je voulais aussi placer vraiment comme angle un peu structurant
00:21:28pour cette table ronde et que j'évoquais en introduction, c'est le fait que la sécurité
00:21:31sociale de l'alimentation, c'est quand même vraiment un projet qui s'inscrit de plein pied
00:21:35dans l'approche d'une transition écologique juste. Quand on dit transition écologique juste,
00:21:39ça veut dire à la fois tenir compte de toutes les composantes de ce qu'est une transition
00:21:42écologique et donc de toutes ses dimensions. On va aborder des questions de logistique,
00:21:47de production, de préservation de l'environnement, mais je vous laisserai en dire un peu plus
00:21:52à ce propos. Et puis derrière l'idée de transition écologique juste, ça veut dire
00:21:55aussi la dimension sociale. On voit que cette dimension, elle est vraiment présente dès
00:21:59le début dans les piliers de la sécurité sociale de l'alimentation, le fait d'avoir
00:22:03un souci, d'avoir une rémunération au juste prix, le fait de donner accès à des lieux
00:22:07pour une alimentation de qualité. Enfin voilà, tous ces éléments-là traduisent vraiment
00:22:10aussi cette préoccupation sociale et ce fait de vraiment pas séparer la dimension écologie
00:22:16et justice sociale. Et donc, d'où ma question en fait, c'est de quoi, de votre point de vue
00:22:21et comment ça se traduit aussi dans votre territoire, en quoi on peut vraiment appuyer le fait
00:22:25que cette sécurité sociale de l'alimentation, ce projet-là, c'est un projet qui s'inscrit
00:22:29vraiment pleinement dans le cadre d'une transition écologique juste. Et comment ça se traduit
00:22:33dans votre territoire, justement ? Jérardine, si tu veux commencer sur ce point.
00:22:41Effectivement, tu l'as dit, du coup, une transition écologique, on pourrait dire sociale,
00:22:47enfin juste, et aussi vraiment sociale, puisqu'on implique toutes et tous dans la démarche
00:22:54et dans les réflexions sur quel territoire et quelle agriculture on veut pour notre territoire
00:23:01demain. Et donc, nous, on travaille notamment sur les réflexions sur quel modèle agricole
00:23:07on souhaite, quel modèle respectueux du vivant. Et tu le disais aussi tout à l'heure, Manu,
00:23:14de respectueux des producteurs et productistes aussi, qui soient rémunérés justement et dignement
00:23:23de leur travail. Et donc, on travaille sur ces questions de... Enfin, on réfléchit à ces
00:23:29questions de préservation des milieux, de la biodiversité, la qualité de l'eau à la fois
00:23:35et en quantité d'eau aussi, parce que même si on dit qu'il pleut en Bretagne, on était bien
00:23:40au sec cet été aussi, puisqu'on n'a pas de réserve d'eau, nous, sous notre terre granitique,
00:23:47donc très imperméable, on va dire, donc vraiment très sec aussi. Donc, beaucoup de réflexions
00:23:54autour de l'eau, là, d'autant plus. On réfléchit aussi sur les questions de réduction des déchets
00:24:04et de l'accompagnement vers une agriculture plus saine et durable. Et donc, ces sujets,
00:24:10ça s'inscrit vraiment dans la dimension sociale aussi, quoi.
00:24:20Donc, après, je ne sais pas si je vais plus loin sur l'implication des habitants, etc.
00:24:24Alors, il va falloir rebondir dessus après. Mais du coup, Manu, de ton côté, effectivement,
00:24:28comment ça se... Pareil, même question, comment est-ce que cette dimension-là, tu as commencé
00:24:30un petit peu à l'évoquer à travers les exemples, mais voilà en quoi vraiment, dans l'application
00:24:34à Montpellier, comment ça incarne vraiment pleinement cette notion de transition écologique
00:24:38juste, selon toi, ce projet de sécurité sociale de l'alimentation.
00:24:44Ouais. Du coup, ça se passe à plusieurs endroits. Et c'est pour ça que la caisse,
00:24:47on a plusieurs instances pour réfléchir à tout ça. Il y a le comité citoyen dont j'ai
00:24:50parlé. Et là, en vrai, il y a ce qui soit représentatif. En fait, il surreprésente
00:24:55finalement les personnes qui vivent la précarité. Il y a 47% des membres du comité citoyen
00:25:00qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. C'était hyper important de partir de là,
00:25:05de partir de là. On n'a pas les mêmes intérêts, on n'a pas le même pouvoir d'achat.
00:25:11Mais pourtant, on va être capable de prendre des décisions ensemble parce que du coup,
00:25:15on a partagé déjà un constat du système alimentaire tel qu'il est aujourd'hui. Et
00:25:22on a aussi des moyens partagés. Donc du coup, il faut se mettre d'accord sur qu'est-ce
00:25:26qu'on met en place comme action pour répondre aux enjeux du moment. Ça, c'est très important.
00:25:32En termes de gouvernance, on essaie d'être le plus inclusif possible. Donc, au-delà
00:25:36du comité citoyen, on essaie d'ouvrir d'autres espaces de démocratie, notamment en ouvrant
00:25:42des fois le comité citoyen à tous les expérimentateurs. Là, ça commence à naître l'idée de créer
00:25:48des collectifs dans les quartiers pour se dire qu'on décentralise aussi un peu ce pouvoir
00:25:52et qu'on fait avec les personnes dans leur quartier pour transformer leur paysage alimentaire.
00:25:57Et on a un nouveau levier aussi dans le cadre de Terre à Sol où on est impliqué dans
00:26:01la dynamique des maisons de l'alimentation solidaire. Donc ça, c'est un réseau qui
00:26:04est animé plutôt par la ville de Montpellier, dans lequel on s'inscrit, on coporte avec
00:26:09des partenaires des maisons de l'alimentation solidaire. Et là, l'idée, c'est de se dire
00:26:14on fait ensemble, on achète ensemble, on mange ensemble, on cuisine ensemble. Et c'est
00:26:18un peu en créant ces communautés-là qui se connaissent, qui se reconnaissent, qu'on
00:26:23arrive, du coup, à affronter ces défis-là qu'on rencontre. On travaille aussi énormément
00:26:32avec le département et le CCAS pour se dire comment est-ce qu'on trouve un modèle économique
00:26:39qui soit plus important que chacun dans son coin. Le CCAS a aussi une maison de l'alimentation
00:26:44solidaire avec une épicerie à tarification différenciée. Comment on fait pour que le
00:26:48modèle économique soit porté par une structure en Europe, du coup, est-ce qu'on aura
00:26:53fidèlement de contributeurs, mais plutôt à une échelle un peu plus globale, à l'échelle
00:26:58de la métropole, entre l'Union de l'alimentation solidaire et en fait, la sécurité sociale
00:27:02de l'alimentation, elle vient amener ça. Elle vient amener, ça ne repose pas sur les
00:27:06structures, finalement, d'activer la solidarité, mais c'est parce qu'on est un travail de
00:27:11coopération avec plusieurs enjeux de territoire qu'on arrive à trouver un modèle qui va à tout le monde.
00:27:17Et l'idée de la SSA, finalement, c'est de solvabiliser les mangeurs pour qu'au final,
00:27:22et c'est pour ça qu'on a une mona, une monnaie alimentaire, qui n'est pas vraiment une
00:27:25monnaie complémentaire, mais qui est plutôt de l'euro marqué, pour être certain que la
00:27:31mona reste sur le territoire et notamment, elle, directement aux producteurs. Et c'est
00:27:36vraiment un des enjeux. Donc, soutenir la demande pour pouvoir soutenir l'offre. On est un peu
00:27:43à contre-pourant de ce qui se fait. C'est intéressant, effectivement, cette question
00:27:49d'ancrage territorial et d'ancrage local. On aura l'occasion d'y revenir un petit peu
00:27:54après également. Je voulais rebondir sur un autre aspect. Ce qui ressort dans vos deux
00:27:59présentations, finalement, c'est aussi l'importance de la dimension démocratique. En réalité,
00:28:04de ces démarches de sécurité sociale de l'alimentation, ces sécurités sociales
00:28:07de l'alimentation, elles ne sont pas pensables indépendamment de l'implication des mangeurs,
00:28:13des habitants. Et donc, il y a une vraie réflexion. On le voit à travers les présentations
00:28:17que vous venez de faire sur la place qu'on accorde aux personnes avec une réflexion sur
00:28:22des enjeux de pouvoir, de distribution du pouvoir. Et donc, un vrai travail aussi de démocratie,
00:28:28de démocratie locale, peut-on dire. Et donc, il va reposer notamment sur cette volonté
00:28:32très forte d'impliquer les habitants dans les projets. C'est-à-dire que les habitants
00:28:35ne sont pas juste les mangeurs en bout de chaîne qui vont pouvoir acheter
00:28:39les produits, mais ils sont impliqués directement dans le projet. Et ce qui amène un peu
00:28:44la question de savoir comment est-ce que vous, vous y prenez, comment est-ce que vous faites
00:28:47pour justement faire ce travail de mobilisation et d'implication pour que les habitants
00:28:54soient vraiment acteurs à part entière de cette démarche de sécurité sociale
00:28:58de l'alimentation. Géraldine, sur ce point.
00:29:02Du coup, moi, je ne l'ai pas précisé, mais comme dans l'expérimentation
00:29:07de Montpellier, on a aussi des collectifs citoyens. Donc, il y a le premier collectif
00:29:12qui est comme le collectif citoyen de Montpellier, mais qu'on appelle nous
00:29:17la collective d'animation. Donc, c'est vraiment le collectif qui a souhaité mettre en place
00:29:22cette expérimentation de sécurité sociale de l'alimentation. Donc là, il y a une trentaine
00:29:27de citoyens, citoyennes, avec aussi des paysans du territoire pour mettre en place
00:29:35cette expérimentation. Et on a un deuxième collectif, les expérimentateurs.
00:29:40Donc, ce sont les 100 participants à l'expérimentation qui ont aussi un rôle
00:29:45puisqu'on les a recrutés en octobre 2025. Ils ont commencé à réfléchir ensemble.
00:29:54Et entre octobre 2025 et avril 2026, ils ont défini dans quel lieu ils allaient dépenser
00:30:03leur monnaie alimentaire, donc leur busuc alimentaire. Donc, c'est eux qui ont choisi
00:30:09quels endroits on allait conventionner, pourquoi, comment. Et donc, c'est vraiment
00:30:13choisi collectivement. Ils sentent vraiment leur rôle là-dedans, aussi de pouvoir
00:30:20ancrer sur le territoire des structures paysannes, leur permettre de se renforcer,
00:30:27mais aussi des petites épiceries ou de faire valoir en tout cas les producteurs locaux
00:30:34par leur choix collectif. Donc, ça, ça continue aussi toutes ces rencontres
00:30:39avec les collectifs expérimentateurs. Là, notre expérimentation, nous, elle était
00:30:43censée être de un an, donc elle doit finir en avril 2027. On a moins besoin d'avoir
00:30:49des points de vente, de choisir des points de vente, puisque maintenant, on en a déjà
00:30:5280 sur le territoire du pays de Morlaix, donc à peu près le même nombre qu'on a
00:30:59sur Montpellier. Mais nous, 80 points de vente pour 100 participants, ça fait déjà
00:31:02pas mal. Donc, on va aussi faire le point de qui va consommer où et quels points sont
00:31:08plus utilisés, déjà. Et on verra ensuite avec eux, notamment, c'est le programme
00:31:13d'octobre, c'est voir où ils utilisent le plus leur monnaie et puis voir que ce ne
00:31:19soit pas forcément les gros groupes d'alimentation bio que vous connaissez, qui captent forcément
00:31:29toute la monnaie, mais bien tous les producteurs et productifs aussi du territoire. Donc, ces
00:31:35collectifs-là, on les anime quotidiennement, on va dire, avec une mobilisation importante
00:31:47des habitants sur ce sujet. C'est vrai que l'alimentation, c'est un sujet qui touche
00:31:51tout le monde. Du coup, il y a une envie aussi de réfléchir à ces sujets-là. Donc, on travaille
00:31:58beaucoup sur les réflexions sur c'est quoi l'alimentation, c'est quoi l'agriculture
00:32:04aujourd'hui et qu'est-ce que ça peut être demain. On fait des temps d'échange, des
00:32:07tables rondes. Mais c'est vrai que comme on est plusieurs structures issues de l'éducation
00:32:12populaire, on essaie de permettre à chacun de pouvoir prendre la parole, de choisir,
00:32:19de réfléchir vraiment tous ensemble et d'avoir son mot à dire. Et là, du coup, c'est
00:32:24vrai que les habitants, habitantes aiment venir dans ces temps-là parce qu'ils se sentent
00:32:28écoutés et qu'ils ont un vrai rôle à jouer puisque c'est eux aussi qui choisissent les
00:32:33points de vente et puis c'est eux qui font avancer l'expérimentation. Donc, on propose
00:32:39aussi pas mal de temps d'interconnaissance, des jeux de brise-glace pour qu'ils se connaissent
00:32:44les uns les autres et qu'on s'approprie toutes et tous ces questions de l'alimentation.
00:32:50Je dis aussi qu'on avance ensemble parce que je ne connaissais pas. Je connaissais le
00:32:54principe de la SSA, mais là, on expérimente ensemble la mise en œuvre concrète et c'est
00:32:59vrai que c'est une aventure collective qu'on vit vraiment ensemble. Et ça, c'est vraiment
00:33:06fort et que ça fédère le fait de se sentir impliqué vraiment dans la démarche. Ça
00:33:12donne envie de rester. Je n'ai pas fait le point, mais il faudra que je le fasse assez
00:33:16rapidement. Mais quand les gens commencent à rentrer, ils ne partent pas forcément de
00:33:22ces collectifs-là. Donc, c'est vrai qu'à part s'ils déménagent, mais sinon, il n'y a
00:33:27pas un gros turnover. Donc, c'est que ça plaît vraiment de s'impliquer sur ces sujets
00:33:33et qu'ils se sentent vraiment écoutés, accueillis et qu'on favorise aussi leur
00:33:39prise de parole.
00:33:42Tu mentionnais notamment le recours à l'éducation populaire comme étant un levier
00:33:46justement d'implication. Manu, je crois que dans la préparation, on a évoqué aussi
00:33:50ce terme d'éducation populaire. Est-ce qu'on retrouve aussi un peu ces mêmes outils
00:33:55et ces mêmes approches ? Et puis plus largement, à Montpellier, comment est-ce que vous faites
00:33:58ce travail d'implication des habitants dans la démarche de sécurité sociale de
00:34:02l'alimentation ? Sur quoi vous vous appuyez pour assurer cette participation ?
00:34:07Oui, on se reconnaît vraiment dans ce terme-là d'éducation populaire. C'est à partir de
00:34:12là qu'on construit les choses avec les habitants, donc les premiers concernés. L'idée, c'est
00:34:16bien ça. C'est un peu comme le modèle des conventions. En fait, le travail de l'équipe
00:34:20de la Caisse alimentaire commune, on est quasiment tous formés aux outils d'éducation populaire.
00:34:26On est au service finalement des décisions qui sont prises en comité citoyen. L'association
00:34:31finalement, Caisse alimentaire commune est arrivée après et par nécessité justement
00:34:34dans le cadre de Terrasol. Jusque-là, c'était quelque chose d'assez informel avec des mises
00:34:38à disposition de collègues du réseau CIVAM, de VRAC, qui venaient animer finalement que
00:34:45le comité citoyen. Là, on a toujours un peu ces personnes-là et du coup, les rôles
00:34:49sont beaucoup se clarifiés avec le temps. On a du coup la recherche avec le laboratoire
00:34:54des communs alimentaires qui fait partie de l'équipe et qui co-anime avec nous le comité
00:34:58citoyen. On a le réseau CIVAM, du coup, avec les collègues qui viennent plutôt porter
00:35:02la parole du côté des producteurs et l'équipe Caisse. Et du coup, on est au service de
00:35:07décisions qui sont prises. Je pense que c'est un des effets de fidélisation le plus
00:35:12important, c'est de se dire les décisions que vous prenez en tant que comité citoyen,
00:35:16on va les appliquer, on va vous faire un feedback. Et du coup, on n'a pas l'impression
00:35:20d'être consulté pour rien, au-delà de tous les moyens qu'on met pour que le débat
00:35:27puisse se faire dans les meilleures conditions possibles. Donc, à chaque fois, le comité
00:35:30citoyen, c'est un samedi matin par mois. En gros, c'est sur quatre heures le samedi
00:35:35matin. On mange ensemble après, il y a un système de garde d'enfants, il y a des
00:35:40traductions des documents en arabe pour que chacun puisse comprendre où est-ce qu'on
00:35:43en est. On fait en sorte que chacun se sente à l'aise et puisse prendre la parole
00:35:49comme il l'entend. Chaque parole compte, en fait. Du coup, c'est un des principes de
00:35:54l'éducation populaire. Il n'y a pas des sachants et des apprenants. Enfin, on est
00:35:58tous apprenants et tous sachants. C'est un peu le principe de l'éduc-pop. Et donc,
00:36:03on fonctionne comme ça. Après, il y a des GT. Du coup, pareil, comme à Morley, il n'y a
00:36:07qu'un tiers des membres du comité citoyen actuel qui n'étaient pas là au début.
00:36:12C'est des remplacements aussi des gens qui laissent leur place. Là, on va renouveler
00:36:16encore le comité citoyen. Et là, on essaie de mettre en place des règles qui sont un peu
00:36:20plus lisibles. Donc, du coup, c'est 15 personnes qui vont nous rejoindre. Et ce qu'on
00:36:25entend beaucoup en ce moment, c'est « Ah, mais je n'ai pas envie de partir du comité
00:36:28citoyen, mais je veux bien laisser ma place pour que d'autres puissent vivre cette
00:36:33expérience-là, finalement, de décider. » Donc, c'est plutôt chouette. On est plutôt
00:36:38satisfait de la participation des habitants au comité citoyen. Et après, on a les GT,
00:36:44du coup, où là, ça se fait en dehors des comités citoyens, des groupes de travail,
00:36:46où là, ils sont plus thématiques. On avait fait un parcours à pronoms. C'est ce que
00:36:52je vous avais dit dans le cas de Territoire à Vivre. On a fait venir intervenir à des
00:36:56experts du système alimentaire pour mieux comprendre. Là, on se dit qu'il faut qu'on
00:37:00refasse déjà, faire un petit piquot de rappel pour les nouveaux. Et quitte à le faire,
00:37:04autant l'ouvrir maintenant aux expérimentateurs qu'on tenait un vrai programme avec des
00:37:08interventions sous forme de conférences, de débats, de façon à ce qu'on diffuse plus largement
00:37:14en fait, les enjeux du système alimentaire qui, en fait, comme Géraldine, on est partis
00:37:19tous non sachant de rien du système alimentaire. Et on apprend de plus en plus. Et plus on en
00:37:26apprend et plus on rend compte qu'il y a des enjeux qui sont importants, insolubles. Et
00:37:31c'est là où on a besoin de coopération. On a besoin que chacun, dans sa spécialité,
00:37:36dans son expertise, vienne amener les enjeux. Et qu'ensemble, on trouve des solutions
00:37:43qui aillent à tout le monde, en fait, dans la transformation.
00:37:47Il y a un enjeu spécifique, je pense aussi à l'employé, qui est intéressant de souligner
00:37:50sur cette question, justement, là, dont on va encore parler de démocratie,
00:37:53d'implication des habitantes et des habitants. C'est que tu le mentionnais,
00:37:57le projet, il a démarré à 47 personnes. Aujourd'hui, 600 foyers. D'ici à 2029,
00:38:031200. Donc, il y a aussi comment est-ce qu'on arrive à maintenir, à continuer à maintenir
00:38:08et travailler cette participation avec un nombre croissant de personnes impliquées
00:38:13dans la caisse ?
00:38:15Oui, on se pose beaucoup de questions. Jusque-là, dans la première phase,
00:38:19pour 300 expérimentateurs, 60, c'était assez empruntatif et c'était plutôt OK
00:38:23que le mandat soit clair. C'est vrai qu'à 1200, on se pose la question de savoir
00:38:27si 60 personnes, ça reste toujours OK de prendre des décisions pour tout le monde.
00:38:32C'est un peu ce que je disais en préambule sur les espaces de démocratie qu'on essaie
00:38:36d'ouvrir au-delà du comité citoyen, et donc notamment les collectifs de quartier.
00:38:41On va tenter d'en ouvrir deux, en s'appuyant déjà sur les expérimentateurs de l'IQS
00:38:48pour voir si on peut mettre en place une méthodologie pour se dire
00:38:52si on doit couvrir vraiment toute la métropole de Montpellier, comment on s'y prend.
00:38:57Et donc, c'est un peu ça. Du coup, on se lance dans un gros travail de gouvernance
00:39:01avec le comité citoyen, le collectif de coopération et l'équipe à se dire
00:39:06quel mandat, dans quelles instances, comment est-ce qu'on les travaille,
00:39:09comment est-ce qu'on diffuse. Le conventionnement, est-ce qu'il y a une partie
00:39:15de ce travail-là qui peut être décentralisé et donc, du coup,
00:39:19à atterrir dans les collectifs de quartier. Et du coup, comment est-ce qu'on vérifie
00:39:22qu'on est toujours OK sur les règles de conventionnement, est-ce qu'il faut qu'on forme
00:39:26ou est-ce que les demandes de conventionnement, elles doivent quand même réattirer
00:39:29un comité citoyen. Ça soulève quand même beaucoup, beaucoup de questions.
00:39:32Et du coup, c'est un peu notre chantier de 2027 sur la gouvernance
00:39:36de l'expérimentation.
00:39:40Je vais me faire l'écho d'une question qui vient d'apparaître dans le chat
00:39:42sur la question de l'équilibre financier. Plus largement, je pense, ça pose aussi
00:39:45la question du modèle économique des caisses. Vous avez évoqué un principe
00:39:49de cotisation libre qui préside à ce type de démarche.
00:39:52Donc, aujourd'hui, alors, en quelques mots, où est-ce qu'on en est
00:39:55de l'équilibre financier et plus largement du modèle économique
00:40:00des caisses de sécurité sociale de l'alimentation ?
00:40:04Géraldine, tu veux commencer là-dessus ?
00:40:08Il faut que tu remettes ton micro, pardon Géraldine, t'as coupé ton micro.
00:40:11Il faut que tu le rebranches.
00:40:13On était ce matin avec les collègues d'autres SSA et notamment le collègue
00:40:17de Manu sur ces sujets-là en visio également.
00:40:23Donc, nous, notre expérimentation, c'est aussi une cotisation libre
00:40:30qui est choisie en tout cas.
00:40:33En fonction de ses revenus, il y a une grille qui permet de choisir
00:40:39sa cotisation en fonction de ses revenus.
00:40:42Mais après, on n'a pas de vérification non plus avec, on ne demande pas
00:40:47la fiche d'info, il n'y a rien.
00:40:50Donc, c'est sur la base de, non, je ne trouve pas mon mot, mais...
00:40:58La confiance, je vais rappeler.
00:40:59La confiance, exactement.
00:41:00C'est sur la base de confiance entre les uns et les autres.
00:41:06Et donc, pour information aussi, moi, je ne sais pas qui donne quoi
00:41:10en tant qu'animatrice des collectifs.
00:41:15Du coup, il y a le salarié de la monnaie locale et deux bénévoles
00:41:19qui regardent les dossiers.
00:41:21Mais après, c'est anonymisé sur cette partie-là, en tout cas,
00:41:25sur la partie des revenus.
00:41:27Donc, c'est super intéressant parce que c'est venu de l'idée du collectif
00:41:31en réflexion, que moi, je ne sois pas au courant et c'est vraiment...
00:41:35Et qu'on soit le moins possible, comme ça, il n'y a pas de jugement.
00:41:38Et c'est vraiment très chouette.
00:41:41Donc, pour revenir sur l'équilibre, nous, c'est aussi libre aussi.
00:41:47On a essayé, nous, d'être le plus équilibré possible
00:41:50puisque l'idée, c'était de moins dépendre possible des subventions publiques.
00:41:56Donc, on a choisi que dans nos 100 participants,
00:41:58ce soit représentatifs des revenus du territoire et des types de foyers.
00:42:05Donc, on a tiré au sort, en fait, chaque...
00:42:09Les foyers qui ont candidaté, on a tiré au sort
00:42:11dans les différentes catégories de revenus
00:42:16pour essayer d'être à l'équilibre le plus possible,
00:42:19sachant que notre territoire est un territoire plutôt pauvre.
00:42:22Donc, on savait que de toute façon, on serait en déficit.
00:42:28Mais nous, on donne 150 buzucs par première personne,
00:42:3375 pour la deuxième personne et deuxième adulte,
00:42:38et 75 aussi par enfant, sachant que les enfants,
00:42:41donc les yens en droit, ne cotisent pas du tout.
00:42:45Du coup, on a un soutien de la CAF pour cette partie-là.
00:42:49Et aujourd'hui, on est à 65% d'autonomie de notre caisse.
00:42:57Et si on n'avait pas les ayants en droit,
00:42:58on serait à 80% d'autonomie de la caisse.
00:43:02Et nos réflexions à venir,
00:43:04et ce qu'on est en train déjà de commencer à réfléchir,
00:43:07c'est avec le lien avec les entreprises,
00:43:08c'est comment les entreprises peuvent cotiser aussi pour leurs salariés,
00:43:13et peut-être cotiser pour la caisse commune qui permette aussi l'accès à des personnes
00:43:19qui ne seraient pas salariées, soit au chômage, au RSA, en retraite, etc.
00:43:27Rapidement, sur cette question-là, je laisse ma vie.
00:43:30On soulignait tout à l'heure, c'est vraiment une grande spécificité de Montréal,
00:43:32que d'avoir cette réflexion sur la contribution de l'entreprise.
00:43:35Il y en a d'autres aussi caisses qui commencent à réfléchir à ces sujets-là,
00:43:40notamment Montpellier, Lyon, l'Alsace, on était ensemble ce matin.
00:43:46Pour l'instant, on est un peu plus avancé,
00:43:48puisqu'on travaille avec des chercheurs de l'université de Brest
00:43:51qui nous accompagnent, des juristes et des économistes sur ce sujet-là.
00:43:55Mais on avance aussi un peu tous ensemble au niveau de l'intercaisse,
00:43:59au niveau national.
00:44:02Emmanuel, du coup, même question à Montpellier,
00:44:04aujourd'hui sur le modèle socio-éco,
00:44:06je crois qu'il y a une réflexion, d'ailleurs,
00:44:07qui est un petit peu en cours sur son évolution.
00:44:11Oui, nous, on a un cadre de financement qui est assez conséquent.
00:44:17C'est dans le cadre de territoire, du coup, Terrasol.
00:44:20Nous, c'est l'État qui prend en charge la moitié du budget de la Mona
00:44:24et la moitié du fonctionnement de l'association.
00:44:27Donc, en gros, c'est 8 millions d'euros sur 5 ans.
00:44:31C'est vrai qu'on a des moyens,
00:44:32qu'on est les seuls à avoir ces moyens-là.
00:44:35Mais voilà, tout l'enjeu, c'est de se dire,
00:44:36bon, voilà, on ne se met pas la pression pour avoir une caisse
00:44:38qui est équilibrée entre mangeurs.
00:44:40De toute manière, ce n'est pas l'intention qu'on avait de base.
00:44:42On veut des politiques publiques qui accompagnent, justement,
00:44:45ces transitions agricoles et alimentaires.
00:44:47Donc, du coup, on veut un bien fort avec d'autres caisses
00:44:50qui n'ont pas fait ce choix-là.
00:44:53Et justement, on met à profit ces 5 ans pour aller explorer les pistes
00:44:56de modèles économiques.
00:44:57Donc, effectivement, la cotisation de reprise, ça en fait partie.
00:45:00On travaille avec le département de l'Hérault
00:45:02pour modéliser ce qu'on appelle être un tiers financeur.
00:45:09Comment est-ce qu'on fait pour co-cotiser avec des personnes
00:45:11qu'on nous oriente ?
00:45:12Donc ça, aujourd'hui, il y a 30 personnes qui sont orientées
00:45:14par le département.
00:45:15Et le département co-cotise avec ces personnes-là pour le budget Mona.
00:45:19Voilà, on réfléchit à plein de pistes.
00:45:21On a justement Hugo qui nous a rejoint là en mai
00:45:24et qui est dédié à cette question-là du modèle socio-économique.
00:45:27Donc, pour l'instant, en fait, on cherche.
00:45:29Aujourd'hui, quand on regarde la SSA en grand,
00:45:33ça coûterait, vu de nez, 125 milliards d'euros par an.
00:45:38C'est ça, le fait que tout le monde ait une allocation
00:45:40en fonction de la taille de son foyer.
00:45:42Il y a quelques économistes, justement, qui se penchent sur ce sujet-là.
00:45:46Comment on finance 125 milliards d'euros ?
00:45:49Et on a de plus en plus de chiffres qui sortent
00:45:51sur combien ça coûte, finalement, les externalités négatives
00:45:54de ce système alimentaire tel qu'il est là aujourd'hui.
00:45:56Et on voit bien que là, il y a 50 milliards d'euros d'argent public
00:46:00qui viennent, en fait, compenser les effets négatifs
00:46:05du système alimentaire, que ce sont en termes de santé,
00:46:07d'impact écologique, de salaire non soutenable
00:46:12pour les ouvriers agricoles.
00:46:13Enfin, il y a le basique qui s'est intéressé à ces questions-là.
00:46:16Donc, voilà, on cherche, et à la fois du côté macro,
00:46:19et à la fois du côté sur notre territoire,
00:46:21comment est-ce qu'on peut faire pour pérenniser nos expérimentations
00:46:24dans le but d'advenir à une sécurité sociale.
00:46:27On pense, mais voilà, c'est ce qu'on essaie de démontrer,
00:46:29que ça ne coûterait pas plus cher de fonctionner comme ça.
00:46:32C'est juste comment est-ce qu'on repense, en fait, tout le système
00:46:35pour que ça puisse fonctionner.
00:46:38C'est un peu ça l'idée.
00:46:40OK.
00:46:41Alors, j'ai une autre question dans le chat aussi,
00:46:43sur la question de, est-ce que vous avez d'autres critères
00:46:46que le critère financier, finalement, sur la grille de cotisation ?
00:46:55Nous, sur Morlaix, on a choisi de ne pas en avoir d'autres.
00:46:59Sur la critère, c'était des réflexions.
00:47:03Moi, personnellement, j'aurais aimé aussi mettre le reste à vivre
00:47:07et le budget alimentaire qu'on met dans son foyer,
00:47:12mais ce n'était pas un souhait de notre collectif d'animation.
00:47:16C'était le souhait, c'était vraiment de se rapprocher du revenu,
00:47:19parce que nous, on voulait aller derrière,
00:47:21vraiment expérimenter en lien avec les entreprises.
00:47:23Et c'était pour simplifier les choix.
00:47:26Mais je sais qu'à Montpellier, la grille est un peu différente.
00:47:33Nous, elle a été construite dans le cadre d'une recherche d'action,
00:47:38pas pour qu'elle soit à l'équilibre.
00:47:40En fait, le comité citoyen, quand il a construit la grille d'autodétermination,
00:47:43c'est parce que déjà, il y avait une demande des expérimentateurs
00:47:46qui ne savaient pas se situer, en fait, sur la cotisation qui pouvait donner.
00:47:50Et donc, du coup, le comité citoyen a travaillé sur cette grille-là.
00:47:52Et elle a été construite, pas pour qu'elle soit à l'équilibre,
00:47:55mais en termes de justice sociale.
00:47:57C'est-à-dire que le comité citoyen s'est posé la question,
00:47:59à quel moment c'est juste de payer 100 euros pour recevoir 100 euros ?
00:48:03Et c'est au salaire médian que s'est arrivé cette justesse.
00:48:08Et ça a été tiré un peu comme ça.
00:48:10Donc, c'est minimum un euro pour les personnes qui sont les plus démunies.
00:48:13Il n'y a pas de limite pour ceux dont...
00:48:15On voit bien qu'il y a un effet repoussoir sur les montants qui sont indiqués
00:48:19pour les hauts revenus sur notre caisse.
00:48:22Mais encore une fois, ce n'était pas l'objet d'être noué à l'équilibre.
00:48:25Et justement, au départ, ce n'était pas ces critères-là qui étaient pris en compte
00:48:28pour entrer dans l'expérimentation.
00:48:30C'était plutôt des critères sociologiques, d'âge, de localisation dans l'employé,
00:48:37de genre.
00:48:38C'était plutôt ça.
00:48:39On est arrivé à cette question de revenus et tailles de foyer
00:48:42pour dire, voilà, on se remet sur ce budget-là
00:48:46pour qu'on ait au moins un modèle qui soit stable.
00:48:48Mais on est passé depuis avril l'année dernière
00:48:50à une mobilisation qui est au fil de l'eau.
00:48:52Donc, il y a tous les mois des gens qui rentrent dans la caisse.
00:48:56Avant, c'était des grandes campagnes de rentrée
00:48:57pour 100 à 200 foyers.
00:48:59Là, maintenant, ça rentre tout le temps.
00:49:01Et justement, cette façon-là de mobiliser,
00:49:02elle permet au comité suivant de se dire,
00:49:04voilà, il nous manque des étudiants
00:49:06où on a vraiment envie de voir ce que ça fait
00:49:07de l'ASSA avec les étudiants.
00:49:10Et bien, du coup, on va faire rentrer que des étudiants
00:49:12sur un ou deux mois pour voir ce que ça fait.
00:49:14On veut travailler avec...
00:49:16Qu'est-ce que ça fait pour une amende solo ?
00:49:18Voilà, on va faire rentrer que des amende solos
00:49:20en créant du partenariat avec des personnes
00:49:22qui accompagnent des amende solos.
00:49:24Voilà, en fait, les critères, ils sont évolutifs
00:49:26en fonction que le projet avance.
00:49:29Là, finalement, tout au long de vos présentations
00:49:31et de vos témoignages, il y a quand même
00:49:33plusieurs points qui remontent sur le côté
00:49:34et qui font écho aussi à l'intitulé de la table ronde.
00:49:37Il y a vraiment une dimension d'expérimentation
00:49:39puisqu'on voit bien que d'un territoire à l'autre,
00:49:42ce n'est pas forcément exactement
00:49:42les mêmes modes de fonctionnement,
00:49:44même s'il y a des piliers qui vont rester les mêmes.
00:49:47Mais il y a quand même des choses
00:49:49qui vont se différencier d'un territoire à l'autre.
00:49:53Je trouve que c'est assez intéressant à souligner
00:49:55aussi selon les modèles de décision.
00:49:57Ça veut dire finalement qu'à la fois,
00:49:59on est sur une démarche vraiment à l'expérimentation
00:50:01où on avance avec les contraintes locales,
00:50:03avec les spécificités locales,
00:50:04avec aussi l'expression des attentes
00:50:07des personnes impliquées dans la démarche.
00:50:09Ça vient faire écho finalement
00:50:11à la notion de coopération très directement
00:50:12puisque justement, ce sont des projets qui s'ancrent,
00:50:15et vous l'avez souligné également,
00:50:16dans la réalité locale et dans l'approche locale.
00:50:19Et donc pour boucler aussi avec le thème de la journée,
00:50:22peut-être plus particulièrement en quoi il y a un lien
00:50:26quasi indissociable, je dirais,
00:50:28entre mener une expérimentation
00:50:30de sécurité sociale de l'alimentation
00:50:32et être dans une démarche de coopération.
00:50:34En quoi finalement cette coopération,
00:50:35elle est indispensable à une sécurité sociale
00:50:38de l'alimentation,
00:50:39et puis comment est-ce qu'on l'entretient,
00:50:40comment est-ce qu'on la fait vivre ?
00:50:43Géraldine, je te laisse la parole en premier sur ce point.
00:50:47C'est vrai que la coopération,
00:50:50elle est vraiment indispensable
00:50:51parce qu'on a tous des...
00:50:54Bon, il y a une diversité d'acteurs impliqués,
00:50:56donc forcément, il faut trouver
00:50:58comment on va coopérer,
00:51:00comment on va réussir à travailler ensemble.
00:51:01Et tous ces acteurs-là,
00:51:03on a tous des compétences différentes,
00:51:05et c'est l'intérêt,
00:51:08c'est ce qui permet d'avancer aussi plus loin,
00:51:11c'est de...
00:51:11Là, moi, je n'avais jamais travaillé
00:51:14avec des juristes ou des économistes.
00:51:16Alors au début,
00:51:16trouver le vocabulaire commun,
00:51:18ce n'était pas forcément simple,
00:51:20mais maintenant,
00:51:21c'est vraiment génial
00:51:23la façon dont on avance.
00:51:24Et eux, là,
00:51:26ils vont faire un colloque bientôt
00:51:27autour des questions de droit privé,
00:51:30de comment ça évolue aussi sur les territoires,
00:51:33et ils s'appuient aussi sur notre expérimentation
00:51:35et sur les habitants et habitantes,
00:51:37citoyens, citoyennes,
00:51:39qui oeuvrent vraiment en local,
00:51:42et c'est ça qui est vraiment riche,
00:51:45vraiment d'avoir cette diversité de compétences,
00:51:50de connaissances dans la coopération.
00:51:53Et comment on le maintient ?
00:51:55C'est vrai qu'il faut...
00:51:57C'est quand même sur du temps long,
00:51:59ça prend du temps d'apprendre à se connaître
00:52:01les uns les autres,
00:52:02de savoir comment on peut travailler ensemble,
00:52:05quels sont les points communs
00:52:08et les divergences ?
00:52:10Comment on va avancer vraiment ensemble ?
00:52:16Et donc, c'est tout un travail d'écoute
00:52:19et puis de maintien aussi de la relation
00:52:21avec des temps conviviaux.
00:52:23Tu parlais tout à l'heure,
00:52:25Manu, de repas,
00:52:26qu'on peut faire aussi avec des citoyens,
00:52:28citoyennes,
00:52:29mais aussi de les différents acteurs
00:52:31de la démarche.
00:52:32C'est tous ensemble dans des temps
00:52:36informels, on va dire aussi.
00:52:38On est tous des habitants,
00:52:40citoyens, citoyennes d'un territoire
00:52:42et de manger ensemble,
00:52:43de partager un repas
00:52:44ou même de cuisiner ensemble
00:52:45et de discuter.
00:52:47On n'a plus forcément
00:52:49les mêmes relations,
00:52:50ça facilite aussi
00:52:51ce travail de coopération
00:52:53et surtout de mieux se connaître
00:52:55et puis de connaître
00:52:58les compétences des uns et des autres.
00:53:00Voilà, sur la monnaie locale aussi,
00:53:03c'est vraiment hyper important
00:53:05d'avoir ces liens-là
00:53:08pour avancer.
00:53:09La monnaie locale sur le territoire,
00:53:11elle a vraiment énormément fait avancer
00:53:14et a une rapidité importante
00:53:17puisqu'elle avait toutes ses compétences
00:53:19de monnaie déjà
00:53:20et un certain nombre
00:53:21de points de vente
00:53:22déjà conventionnés
00:53:23ou au moins,
00:53:23ils avaient déjà des contacts,
00:53:26des manières de contacter
00:53:27les points de vente.
00:53:27Donc forcément,
00:53:28ça a aussi permis
00:53:30d'aller plus vite.
00:53:31Finalement,
00:53:32ça prend du temps
00:53:32de se connaître
00:53:33mais comme chacun
00:53:34a ses compétences,
00:53:35quand on les utilise,
00:53:36ça peut permettre
00:53:37d'aller plus vite
00:53:39et donc plus loin.
00:53:41Manu, même question,
00:53:42comment ça se travaille
00:53:43ces liens de coopération
00:53:44dans l'expérience à Montpellier ?
00:53:51Oui,
00:53:53comme je vous le disais,
00:53:54nous,
00:53:54ça a commencé
00:53:54par un travail de coopération.
00:53:56C'est mettre tous les acteurs
00:53:57autour de la table.
00:53:58On a une problématique commune
00:54:01où il y a du lien
00:54:03et où il y a de la tension.
00:54:05Comment on fait
00:54:05pour que les personnes
00:54:07qui ont peu de moyens
00:54:07aient accès
00:54:08à l'alimentation de qualité
00:54:09et que ça leur coûte moins cher
00:54:11et d'un autre côté,
00:54:12comment on fait
00:54:12pour que les producteurs
00:54:13aient eu dignement
00:54:14de leur travail ?
00:54:14C'est cette tension-là
00:54:15qui a été à l'origine
00:54:17du travail de coopération.
00:54:19Et donc,
00:54:20c'est chacun reconnaître
00:54:22l'expertise des partenaires
00:54:24et mettre en place
00:54:25des actions qui sont communes.
00:54:26Et finalement,
00:54:27on n'a pas les mêmes
00:54:28façons de travailler,
00:54:29on n'a pas les mêmes enjeux,
00:54:30on n'a pas les mêmes calendriers.
00:54:32Et du coup,
00:54:33il y a vraiment
00:54:34un travail de temps
00:54:35et d'interconnaissance
00:54:36pour mieux comprendre
00:54:37les enjeux de chacun,
00:54:39au final,
00:54:40et se dire
00:54:40comment est-ce
00:54:41qu'on les traite
00:54:42conjointement.
00:54:43Aujourd'hui,
00:54:44l'exemple le plus frappant,
00:54:46c'est le partenariat
00:54:46qu'on a avec
00:54:47les collectivités,
00:54:48donc la métropole
00:54:49et la ville de Montpellier,
00:54:51qui étaient jusque-là
00:54:53nos financeurs
00:54:54et maintenant
00:54:54qui deviennent
00:54:55nos partenaires opérationnels.
00:54:57Dans le cadre,
00:54:57notamment,
00:54:58des maisons d'alimentation
00:54:59solidaire,
00:54:59dans le cadre
00:55:00d'un fonds d'investissement
00:55:01solidaire,
00:55:02dans le cadre
00:55:03de la transformation
00:55:03des paysages alimentaires.
00:55:05Et c'est assez intéressant
00:55:07de...
00:55:09de sentir
00:55:10où est-ce que ça coince.
00:55:12Bien souvent,
00:55:13c'est parce qu'on n'a pas l'habitude,
00:55:14on ne travaille pas
00:55:14de la même façon,
00:55:15les enjeux ne sont pas les mêmes
00:55:16et les calendriers
00:55:17ne sont surtout pas les mêmes,
00:55:18on n'a pas la même
00:55:19flexibilité de travail
00:55:20et pourtant,
00:55:21on arrive à mieux se comprendre
00:55:23parce qu'on agit ensemble,
00:55:25mieux comprendre
00:55:25les enjeux
00:55:26des uns et des autres
00:55:26et du coup,
00:55:27arriver à mieux poser
00:55:29les enjeux
00:55:30pour tout ce quoi.
00:55:31Je parle des collectivités,
00:55:32mais ça a été le même
00:55:33avec le marché GARF,
00:55:34qui a ses propres enjeux
00:55:37de rentabilité,
00:55:38modèle économique
00:55:39et pourtant,
00:55:40c'est un rayon essentiel
00:55:41aujourd'hui dans le territoire
00:55:42pour l'approvisionnement
00:55:43de la ville de Montpellier.
00:55:45Donc,
00:55:45comment est-ce qu'on fait
00:55:45pour penser ces choses-là ?
00:55:48Donc là,
00:55:48on est en train
00:55:48de mettre en place
00:55:49avec les partenaires
00:55:51des solutions de logistique
00:55:53et d'approvisionnement solidaire,
00:55:54notamment autour
00:55:55des maisons
00:55:55de l'alimentation solidaire
00:55:56pour se dire
00:55:57qu'on bénéficie
00:56:00de l'expertise du MINE
00:56:01qui, lui,
00:56:02ne sait pas non plus
00:56:03faire cet approvisionnement
00:56:05solidaire
00:56:06avec nos enjeux à nous.
00:56:07C'est des habitants
00:56:07qui viennent peser
00:56:09du riz et des pâtes.
00:56:12On a besoin
00:56:13de cette cellule-là
00:56:15et du coup,
00:56:16on amène tous
00:56:16nos enjeux
00:56:18et nos problématiques.
00:56:19Donc,
00:56:20c'est un peu comme ça
00:56:20que ça s'est construit
00:56:21et sur...
00:56:26Merci pour ces précisions.
00:56:28Alors,
00:56:29du coup,
00:56:29je le disais tout à l'heure
00:56:31sur la spécificité locale
00:56:33de ces démarches.
00:56:35Néanmoins,
00:56:36vous avez évoqué
00:56:36le fait qu'il puisse y avoir
00:56:37un peu des regroupements
00:56:38entre ces démarches
00:56:39de sécurité sociale
00:56:40de l'alimentation
00:56:40et puis,
00:56:41Manu,
00:56:41tu évoquais que finalement,
00:56:42quelque part,
00:56:43ça implique un changement
00:56:45en profondeur.
00:56:45Le fait de changer...
00:56:47Le fait de ne pas être
00:56:48dans une logique de l'offre
00:56:49mais plutôt de soutenir
00:56:51la demande
00:56:51pour faire évoluer l'offre.
00:56:52Tu évoquais le fait
00:56:53que, effectivement,
00:56:54c'est notre manière
00:56:54de penser
00:56:55le financement
00:56:55mais donc,
00:56:56il y a une espèce peut-être
00:56:57d'un peu de paradoxe
00:56:58entre, d'une part,
00:56:59des approches très locales
00:57:00et en tant qu'ils reposent
00:57:01sur une transformation profonde.
00:57:04Comment est-ce qu'on peut
00:57:04arriver à concilier
00:57:07ça,
00:57:07finalement,
00:57:07une approche localisée
00:57:09et en fait,
00:57:09quand même avoir
00:57:10une capacité à apporter
00:57:11peut-être,
00:57:11à un moment donné,
00:57:12des éléments en commun,
00:57:12des démarches communes ?
00:57:13Est-ce qu'il y a
00:57:14des cadres d'échange
00:57:15qui existent
00:57:15pour permettre ça ?
00:57:19Du coup,
00:57:20nous,
00:57:20on a organisé
00:57:21deux collectifs.
00:57:22Il y a le collectif
00:57:22pour une santé sociale
00:57:23et l'alimentation
00:57:24qui est plutôt en charge
00:57:26du plaidoyer politique
00:57:28et à côté,
00:57:29on a un autre collectif
00:57:31qui s'appelle
00:57:31l'Intercaisse
00:57:33qui est animé
00:57:34par Réseau CIVAM
00:57:35et VRAC France
00:57:36où là,
00:57:37on est plus dans l'opérationnel
00:57:38avec rencontres
00:57:39entre communautés citoyens
00:57:40et entre un équipe technique
00:57:42pour justement
00:57:43faire du partage
00:57:45d'expériences
00:57:46sur comment ça se passe
00:57:47à droite,
00:57:48à gauche.
00:57:50C'est vraiment
00:57:51dans les trois pieds
00:57:52de la SSA,
00:57:53le Convénagement démocratique,
00:57:54il est un peu au cœur
00:57:55en fait.
00:57:55C'est-à-dire que
00:57:56les décisions,
00:57:57elles doivent être prises
00:57:57en local
00:57:58sur quelle alimentation
00:57:59on veut
00:57:59pour notre territoire.
00:58:01Donc du coup,
00:58:01autant,
00:58:01on réfléchit
00:58:03à un modèle
00:58:04qui soit,
00:58:05notamment sur le modèle économique
00:58:06qui soit national
00:58:08et partagé,
00:58:08chacun peut donner son avis,
00:58:10mais du coup,
00:58:10les décisions finales,
00:58:11elles appartiennent
00:58:12au collectif de citoyens
00:58:13qu'il y a
00:58:14sur les territoires.
00:58:15C'est cette gymnastique-là
00:58:16qu'on essaie
00:58:16de modéliser finalement.
00:58:21Et sur le...
00:58:22Je ne me rappelle plus
00:58:23la fin de la deuxième question.
00:58:25C'était comment on arrive
00:58:26finalement à travailler
00:58:26aussi cette capacité
00:58:28à porter un discours commun,
00:58:29notamment en vue
00:58:29d'une transformation
00:58:30profonde de la société,
00:58:31parce que c'est quand même
00:58:32aussi ça,
00:58:32il y a une vraie ambition
00:58:34transformatrice
00:58:35qui dépasse le cadre local
00:58:36en fait dans la sécurité
00:58:37sociale de l'alimentation.
00:58:39Oui,
00:58:39pour l'instant,
00:58:40ça nous arrange finalement
00:58:41d'être indépendants
00:58:43et que chacun fasse
00:58:44ses expériences
00:58:45de son côté
00:58:45et des fois,
00:58:46des expériences
00:58:46qui sont complètement
00:58:47différentes
00:58:48avec le temps qu'on a
00:58:50et avec les moyens
00:58:50qu'on a.
00:58:51c'est quand même
00:58:52intéressant d'avoir
00:58:53plus d'exploitation
00:58:53qui ne partent pas
00:58:54des mêmes postulats,
00:58:55même si les ambitions
00:58:56finales sont les mêmes.
00:58:58On se revendique tous
00:58:59de la sécurité sociale
00:59:00de l'alimentation,
00:59:01donc on souhaite
00:59:02à peu près tous
00:59:02que ça advienne,
00:59:04mais je vais prendre
00:59:04un exemple à Lorient,
00:59:05par exemple,
00:59:06aussi en Bretagne,
00:59:07où ils ont fait
00:59:07un autre choix
00:59:09de sécurité sociale
00:59:10de l'alimentation,
00:59:11où la caisse de cotisation
00:59:13sert à rémunérer
00:59:14ou acheter en avance
00:59:16une production
00:59:16à des maraîchers
00:59:17pour sécuriser
00:59:18leur salaire
00:59:18et du coup,
00:59:20c'est des cotisants
00:59:20qui se partagent
00:59:21finalement la production.
00:59:24Donc c'est une autre façon
00:59:24encore de voir la SSA
00:59:26et c'est assez riche
00:59:27que maintenant,
00:59:28il y a une centaine
00:59:29d'expérimentations
00:59:29en France,
00:59:30c'est assez riche
00:59:31que de comparer
00:59:33finalement les choix
00:59:34qui ont été faits
00:59:34par rapport aux mêmes
00:59:35problématiques rencontrées
00:59:36finalement,
00:59:37les choix différents
00:59:38qui ont été faits
00:59:38en fonction des moyens
00:59:39et des ressources
00:59:40qu'on a,
00:59:41du territoire
00:59:41à quoi il y a.
00:59:43Et ça,
00:59:43c'est assez intéressant.
00:59:47Alors,
00:59:48je vais proposer
00:59:49sur le temps
00:59:50qui nous reste
00:59:50aux personnes
00:59:51qui le souhaitent
00:59:51de poser une question
00:59:52en direct,
00:59:52donc n'hésitez pas
00:59:52à utiliser la fonction
00:59:53lever la main
00:59:54et même à allumer
00:59:55votre caméra
00:59:56si vous souhaitez
00:59:56prendre la parole.
00:59:58Peut-être le temps
00:59:58que les gens
00:59:59préparent leurs questions.
00:59:59Jardine,
01:00:00il y avait une question
01:00:00pour toi sur,
01:00:02tu évoquais tout à l'heure
01:00:03le soutien de la CAF
01:00:05sur notamment
01:00:07la dotation
01:00:07par enfant.
01:00:09Une personne demandait
01:00:10si ça s'était en lien
01:00:11avec l'AMI
01:00:12alimentation solidaire
01:00:13et durable,
01:00:14ce soutien de la CAF.
01:00:15Non,
01:00:15ce n'est pas en lien,
01:00:16ça aurait pu l'être
01:00:17mais on n'avait pas été retenus,
01:00:18du coup,
01:00:19c'est un financement expérimental
01:00:22sur le territoire
01:00:22de la CAF du Finistère
01:00:23et ce n'est pas forcément
01:00:25dédié que aux ayants droit
01:00:28mais nous,
01:00:30c'était la part
01:00:30qui nous manquait
01:00:31en tout cas
01:00:32dans l'expérimentation
01:00:34mais ça n'a pas forcément
01:00:34été fléché comme ça.
01:00:36aussi pour les personnes
01:00:37au RSA
01:00:38et les enfants ayant droit
01:00:40mais ce n'est pas fléché comme ça.
01:00:42La CAF nous a alloué
01:00:44une aide
01:00:45pour la caisse,
01:00:47pour le fonctionnement
01:00:47de la caisse
01:00:48pour essayer
01:00:49qu'elle soit à l'équilibre
01:00:51au moins pour cette année
01:00:52d'expérimentation.
01:00:56Comme prévu
01:00:57sur cette fin de session
01:00:58sur les 20 dernières minutes
01:00:59je propose
01:01:00à la salle
01:01:01de prendre la parole
01:01:02enfin la salle virtuelle
01:01:04c'est toujours un peu
01:01:05un peu particulier
01:01:06dans cet exercice
01:01:07de visio
01:01:07mais donc
01:01:08s'il y a des personnes
01:01:10qui souhaitent
01:01:10poser des questions
01:01:11ou porter des témoignages
01:01:13également
01:01:13un peu en complément
01:01:14de ceux de nos intervenants
01:01:16je vous invite
01:01:17à utiliser
01:01:18la fonction
01:01:19lever la main
01:01:19ou à continuer
01:01:20à utiliser le chat
01:01:21si vous le souhaitez
01:01:24Est-ce qu'il y a
01:01:25des volontés
01:01:25de prise de parole
01:01:26j'ai notamment
01:01:27une personne
01:01:27qui évoquait
01:01:28des projets
01:01:28accompagnés
01:01:29parce qu'une question
01:01:30avait émergé
01:01:30sur la question
01:01:31des monnaies locales
01:01:32est-ce qu'il y a
01:01:33des projets
01:01:34de sécurité sociale
01:01:35de l'alimentation
01:01:35qui ne sont pas
01:01:37adossés à une monnaie locale
01:01:38puisque c'est le cas
01:01:39pour vos deux expériences
01:01:41mais est-ce qu'il y a
01:01:43des cas
01:01:43où ça n'est pas le cas
01:01:45pardon
01:01:47Ben peut-être
01:01:47que après Manu
01:01:49c'est pas forcément
01:01:49une monnaie locale
01:01:50monnaie locale
01:01:51c'est une monnaie spécifique
01:01:53nous c'est une monnaie locale
01:01:54qui du coup
01:01:54est réutilisable
01:01:57les mangeurs
01:01:58mangeuses
01:01:59ils peuvent
01:01:59ils reçoivent
01:02:01du buzuc
01:02:01qui n'est que
01:02:02du buzuc alimentaire
01:02:03ils peuvent juste
01:02:05acheter
01:02:05de l'alimentaire
01:02:06avec ces buzucs là
01:02:08mais par contre
01:02:09le point de vente
01:02:10qui le reçoit
01:02:11ou le producteur
01:02:12le paysan
01:02:12lui
01:02:13il peut réutiliser
01:02:14le buzuc
01:02:14pour ce qu'il veut
01:02:16ce buzuc alimentaire
01:02:17est retransformé
01:02:18en buzuc
01:02:18donc il peut autant
01:02:20aller chez le coiffeur
01:02:21qu'aller acheter
01:02:24des aliments
01:02:25de la création
01:02:27locale
01:02:27ou
01:02:28chez tous
01:02:29les autres
01:02:32adhérents
01:02:33de
01:02:33de la
01:02:34de la monnaie locale
01:02:36quoi
01:02:36pas forcément
01:02:37que ceux qui sont alimentaires
01:02:38ok
01:02:40alors je vois
01:02:40mais effectivement
01:02:41il y a plein de
01:02:42caisses qui sont pas
01:02:43adossées à une
01:02:43à une monnaie locale
01:02:45et il y a plus de caisses
01:02:47non adossées à une
01:02:47monnaie locale
01:02:48que adossées à une
01:02:49monnaie locale
01:02:51alors je vais une demande
01:02:52de prise de parole
01:02:52de charlotte riche
01:02:53je vous invite
01:02:55à ouvrir votre micro
01:02:57et à nous faire part
01:02:57de votre question
01:02:58ou témoignage
01:02:59charlotte
01:03:00oui bonjour
01:03:01merci beaucoup
01:03:04vous m'entendez
01:03:05oui
01:03:08alors moi j'avais
01:03:09une question
01:03:10donc
01:03:10enfin déjà une remarque
01:03:13effectivement
01:03:13j'entendais
01:03:14que vous parliez
01:03:15de
01:03:16notamment
01:03:19que ça vous arrangé
01:03:20qu'il y ait
01:03:21pour l'instant
01:03:22toute une multiplicité
01:03:23d'expérimentations
01:03:25qui permettent justement
01:03:26de tester les modèles
01:03:27et notamment
01:03:28je pense par exemple
01:03:29les logiques urbaines
01:03:31ne seront pas exactement
01:03:32les mêmes
01:03:32que si on essaye
01:03:34en ruralité
01:03:34enfin voilà
01:03:35tout ce fourmillement
01:03:36effectivement
01:03:37très intéressant
01:03:38et permet
01:03:39de tester
01:03:40des curseurs
01:03:41et puis de voir
01:03:42ce qui peut fonctionner
01:03:43et puis aussi
01:03:44de comprendre
01:03:46qu'il n'y a pas
01:03:46une réponse
01:03:47mais plusieurs réponses
01:03:48à la même problématique
01:03:49et
01:03:51alors
01:03:53il y a une question
01:03:54que je me pose
01:03:54enfin moi ça m'intéresse
01:03:55de savoir du coup
01:03:56ce que vous avez travaillé
01:03:57parce que je vois
01:03:57qu'il y a vraiment
01:03:58deux parties
01:03:59prises assez différents
01:04:00qui peuvent tout à fait
01:04:01se rejoindre
01:04:02dans ce qui a été décrit
01:04:03c'est que d'un côté
01:04:04effectivement
01:04:05il y a une nécessité
01:04:05de faire plaidoyer
01:04:06au niveau national
01:04:07au niveau local
01:04:08à tous les niveaux
01:04:09parce que
01:04:11comme tous les sujets
01:04:12liés à la transition
01:04:13écologique par ailleurs
01:04:15et sociale
01:04:17si on intègre
01:04:18les externalités négatives
01:04:20et bien
01:04:20l'équation
01:04:21elle change beaucoup
01:04:22et donc
01:04:22l'implication
01:04:24des collectivités
01:04:25et de l'État
01:04:25dans ces projets là
01:04:26reste très importante
01:04:29toutefois
01:04:31il y a effectivement
01:04:33des pistes
01:04:33enfin j'entends parler
01:04:34de pistes
01:04:35qui se creusent
01:04:36sur
01:04:37des éventuelles
01:04:38collaborations
01:04:39avec des entreprises
01:04:41ou d'autres types
01:04:42d'employeurs
01:04:44donc je voulais savoir
01:04:46si vous avez creusé
01:04:47le sujet
01:04:48Géraldine Gabillet
01:04:49et donc
01:04:50enfin on vous en aide
01:04:51de cette démarche là
01:04:52parce que
01:04:54moi c'est un sujet
01:04:55qui pointe un peu
01:04:56aussi
01:04:56nous dans les
01:04:57dans les expés
01:04:58là que
01:04:58que j'accompagne
01:04:59avec lesquels je travaille
01:05:03alors du coup moi
01:05:04donc sur Morlaix
01:05:06effectivement
01:05:06on y réfléchit
01:05:07moi j'accompagne
01:05:08vraiment les collectifs
01:05:09citoyens
01:05:09et je suis pas
01:05:12exactement
01:05:13sur le volet
01:05:15entreprise
01:05:15mais j'essaie
01:05:16de suivre
01:05:16ce que je peux
01:05:17donc nous
01:05:18c'est le pôle
01:05:19ESS
01:05:19du Finistère
01:05:22et l'université
01:05:23de Brest
01:05:23qui portent
01:05:24ces réflexions là
01:05:25pour l'instant
01:05:28on est encore
01:05:29en cours
01:05:31l'idée
01:05:31ce serait
01:05:32que ça commencerait
01:05:33en avril
01:05:332027
01:05:34avec des entreprises
01:05:35qui pourraient
01:05:36cotiser pour leurs salariés
01:05:37donc pour l'instant
01:05:38c'est encore
01:05:41les chercheurs
01:05:42viennent de nous
01:05:44sortir
01:05:47les réflexions
01:05:48qu'ils ont
01:05:49où c'est possible
01:05:50et comment
01:05:50ça sera possible
01:05:53juridiquement
01:05:53et fiscalement
01:05:55ils ont pas encore
01:05:55trouvé
01:05:56comment c'est possible
01:05:58juridiquement
01:05:58a priori
01:06:00ils ont des pistes
01:06:01mais pas encore
01:06:02fiscalement
01:06:03mais du coup
01:06:05on a déjà
01:06:06des entreprises
01:06:06qui nous ont dit
01:06:07qu'ils seraient intéressés
01:06:09pour expérimenter
01:06:10avec nous
01:06:10sur notre territoire
01:06:11donc on a déjà
01:06:114 entreprises
01:06:13qui sont partant
01:06:14mais voilà
01:06:14pour l'instant
01:06:14on n'a pas de résultats
01:06:16à donner
01:06:16mais dès qu'il y en aura
01:06:17l'idée c'est de partager
01:06:19aussi quoi
01:06:20et ce matin
01:06:21on était encore
01:06:22en échange
01:06:23avec la SSA
01:06:24de Montpellier
01:06:25d'Alsace
01:06:26et de Lyon
01:06:26sur ce sujet là
01:06:28sur comment
01:06:29on peut intégrer
01:06:30les entreprises
01:06:31et les salariés
01:06:33d'entreprise
01:06:33dans ces démarches
01:06:34oui mais encore une fois
01:06:36effectivement
01:06:36de toute façon
01:06:36si fiscalement
01:06:37pour que ce soit intéressant
01:06:38ça veut dire
01:06:39qu'il faut faire
01:06:39prévoyer
01:06:41pour
01:06:43pour qu'il y ait
01:06:44des déductions
01:06:45fiscales
01:06:45incitatives
01:06:46et donc
01:06:47effectivement
01:06:47une orientation
01:06:48du prélèvement
01:06:51notamment
01:06:52enfin moi
01:06:52je pense beaucoup
01:06:53aux tickets restos
01:06:54en fait
01:06:54comme on
01:06:56sur le même principe
01:06:57qu'on utilise
01:06:58des tickets restos
01:07:00on pourrait peut-être
01:07:01utiliser
01:07:01effectivement
01:07:02avoir le même
01:07:03type de fonctionnement
01:07:04pour les gens
01:07:06là il y a un groupe
01:07:07de travail
01:07:07au niveau
01:07:08de l'intercaisse
01:07:09qui travaille
01:07:10un plaidoyer
01:07:12pour faire éventuellement
01:07:14évoluer
01:07:14la loi
01:07:17sur les tickets restaurant
01:07:19et la faire avancer
01:07:20mais j'ai pas
01:07:21eu le temps
01:07:22d'y participer
01:07:22je sais pas si
01:07:23Manu tu participes
01:07:24ou c'est plutôt
01:07:24ton collègue Hugo
01:07:25je sais qu'il y a des
01:07:27dans le mois à venir
01:07:28il y a un temps
01:07:28d'échange
01:07:29sur ce sujet là
01:07:30au niveau
01:07:30de l'intercaisse
01:07:32au niveau national
01:07:33d'accord
01:07:35merci
01:07:35ça m'intéresse
01:07:40merci pour cette question
01:07:41merci
01:07:42merci pour le partage
01:07:43est-ce qu'il y a
01:07:44d'autres personnes
01:07:46qui souhaitent
01:07:46encore prendre la parole
01:07:48venir poser une question
01:07:49ou apporter un témoignage
01:07:51une réaction
01:07:57je vois pas de
01:07:58je vois pas de demande
01:08:00à émerger
01:08:00peut-être qu'on peut
01:08:02pour terminer
01:08:03comme ça
01:08:03j'ai conscience
01:08:04que cette journée
01:08:05est très dense
01:08:06depuis ce matin
01:08:07entre les différents
01:08:07ateliers
01:08:08prise de parole
01:08:08et sur un temps
01:08:11en ligne
01:08:11donc sauf s'il y a
01:08:12encore une dernière
01:08:14demande de parole
01:08:15je vous proposais
01:08:15de conclure
01:08:17et Géraldine Manu
01:08:18je vous propose
01:08:19une question
01:08:19un peu conclusive
01:08:21et puis on va dire
01:08:22qu'on va essayer
01:08:22de vouloir ouverte
01:08:24vers un peu d'espoir
01:08:26alors vous pourrez
01:08:27répondre au passage
01:08:27sur la question
01:08:28de savoir si l'un
01:08:28de vous deux
01:08:29sera aux assises
01:08:29de Dijon
01:08:31sur la sécurité
01:08:32sur l'alimentation
01:08:33ça c'est la question
01:08:34question bonus
01:08:35mais du coup
01:08:36la question que je voulais
01:08:37vous poser
01:08:37c'est vous inviter
01:08:38à vous projeter
01:08:39puisqu'on l'a dit
01:08:40il y a une vraie volonté
01:08:41transformatrice
01:08:41dans un projet
01:08:42tel que celui
01:08:42de la sécurité sociale
01:08:43de l'alimentation
01:08:45vous si on se projette
01:08:46à aller dans les 5 prochaines années
01:08:47ou sur l'horizon 2030
01:08:49qu'est-ce que vous aurez envie
01:08:49vraiment de voir
01:08:51de voir transformer
01:08:52grâce à cette dynamique
01:08:54de sécurité sociale
01:08:55de l'alimentation
01:08:55que vous accompagnez
01:08:57je parle
01:08:58lequel de vous
01:08:58de veut commencer
01:09:00Manu peut-être
01:09:01sur cette question
01:09:06oui
01:09:07alors déjà
01:09:08moi pas en propre
01:09:09mais du coup
01:09:10il y a deux collègues
01:09:11de Montpellier
01:09:12qui seront aux assises
01:09:13et puis ils interviennent
01:09:15sur le tableau
01:09:15donc ils sont dans la programmation
01:09:17notamment sur le fond d'aide solidaire
01:09:19du coup il y a mon collègue Marco
01:09:20et du coup
01:09:21si tu veux
01:09:21rentre en contact avec
01:09:22il sera là-bas
01:09:24dans 5 ans
01:09:25dans 5 ans
01:09:26en fait
01:09:27ça fout le vertige
01:09:28un peu dans 5 ans
01:09:29on se rend compte
01:09:29que
01:09:30que du coup
01:09:32nos expérimentations
01:09:33sans un soutien politique fort
01:09:36ça fera pas long feu
01:09:37donc on a vraiment
01:09:38c'est d'où
01:09:39toute la partie plaidoyer
01:09:41tout ce qu'on fait
01:09:42qui est mis à disposition
01:09:43pour que ce soit
01:09:44le plus lisible possible
01:09:45et qu'on ait le temps
01:09:47de prouver
01:09:47finalement
01:09:48l'intérêt
01:09:49de notre façon
01:09:50de voir le système alimentaire
01:09:54on a fait justement
01:09:55quand on parle
01:09:55de modèle économique
01:09:56on a fait une projection
01:09:57en forme d'exercice
01:09:59de pensée
01:09:59qu'est-ce qui se passerait
01:10:01si toute la métropole
01:10:02de Montpellier
01:10:03était dans la Mona
01:10:04et cotisait
01:10:06du coup
01:10:06c'est vrai que ça
01:10:08c'est ça
01:10:09qui met vraiment le vertige
01:10:10et pas tant sur les chiffres
01:10:12parce que quand on
01:10:12nous comparait
01:10:13à d'autres aides publiques
01:10:15en fait
01:10:16ça va
01:10:17c'est juste
01:10:17à l'échelle individuelle
01:10:18on a calculé
01:10:19c'est 665 millions d'euros
01:10:21par an
01:10:21pour la métropole
01:10:22de Montpellier
01:10:22le coup
01:10:23que les collectivités
01:10:25devraient supporter
01:10:26si on restait
01:10:27sur le même modèle
01:10:29qu'on a là aujourd'hui
01:10:30donc c'est assez ambitieux
01:10:32mais quand on voit
01:10:33d'autres politiques
01:10:33comme la CAF
01:10:35on était en lien avec eux
01:10:36et du coup
01:10:37on voit que c'est
01:10:38plusieurs
01:10:42centaines de millions d'euros
01:10:42on voit
01:10:43un tram
01:10:44combien ça coûte
01:10:45quand on le met
01:10:45à ces comparaisons
01:10:46on se dit
01:10:46voilà
01:10:46en fait
01:10:47c'est un choix politique
01:10:48qui doit être fait derrière
01:10:50mais
01:10:50ce qui fait le plus peur
01:10:51c'est se dire
01:10:52aujourd'hui
01:10:53si demain
01:10:54tout le monde
01:10:54devait rentrer dans la Mona
01:10:55et si dans 5 ans
01:10:56c'est pas possible
01:10:56parce qu'on n'aurait même pas
01:10:57le nombre de points de vente conventionnés
01:10:58on n'aurait même pas
01:10:59les débouchés
01:11:00d'alimentation
01:11:01qu'on souhaiterait
01:11:02parce que la transformation
01:11:03elle nécessite de revoir
01:11:04tout le mode de production
01:11:05et donc
01:11:06on touche à une limite
01:11:08à cet endroit là
01:11:09et c'est ça
01:11:09qu'on aimerait bien
01:11:10du coup creuser
01:11:10dans les 3 ans
01:11:11qui nous restent
01:11:11où on est financé
01:11:13dans le cas de Terrasol
01:11:13aller voir
01:11:14comment ça se passe
01:11:16en fait
01:11:16toucher à ces masses là
01:11:21merci
01:11:21un chantier ouvert
01:11:23pour la suite
01:11:24j'aurais dit
01:11:26même question
01:11:26à l'échelle du pays de Morlaix
01:11:27c'est quoi
01:11:28l'horizon de transformation
01:11:29grâce à la sécurité sociale
01:11:31de l'alimentation
01:11:33en imaginant
01:11:34que
01:11:35ça a pu être
01:11:36pris en compte
01:11:37au niveau
01:11:38national
01:11:39c'est que
01:11:42l'expérimentation
01:11:42soit plus
01:11:43une expérimentation
01:11:45que la caisse
01:11:45elle puisse fonctionner
01:11:46en autonomie
01:11:47qu'elle soit gérée
01:11:49démocratiquement
01:11:49par le collectif local
01:11:51et que nous
01:11:52on ait pu
01:11:53y associer les entreprises
01:11:54ça ce serait vraiment
01:11:55le point d'avancement
01:11:57puisque chacun
01:11:58a pu reprendre
01:11:59le pouvoir d'agir
01:12:00sur son alimentation
01:12:01aussi
01:12:03quelle alimentation
01:12:04chacun veut
01:12:05pour soi
01:12:06mais aussi
01:12:07pour les autres
01:12:08habitants du territoire
01:12:10et puis
01:12:10sur
01:12:12du coup
01:12:13qui joue aussi
01:12:13sur l'agriculture
01:12:15de notre territoire
01:12:17avec une agriculture
01:12:18plus respectueuse
01:12:20alors en 5 ans
01:12:21ça va être
01:12:22c'est un gros chantier
01:12:24mais
01:12:25on l'espère
01:12:26en tout cas
01:12:26et avec une rémunération
01:12:29juste
01:12:29pour les paysans
01:12:30et paysannes
01:12:31de notre territoire
01:12:32mais tout comme
01:12:34comme pour Montpellier
01:12:35nous si
01:12:36tous les habitants
01:12:37de la communauté
01:12:38de communes
01:12:40ou enfin
01:12:40du pays de Morlaix
01:12:42étaient à la SSA
01:12:43on n'aurait pas
01:12:43forcément
01:12:47toujours
01:12:48ce qu'il faut
01:12:49comme aliment
01:12:49même si
01:12:50sur les aliments
01:12:51il y en a beaucoup
01:12:52en Bretagne
01:12:53mais beaucoup
01:12:53sont exportés
01:12:54donc il y a aussi
01:12:55un changement
01:12:56de modèle
01:12:59à réfléchir
01:12:59donc
01:13:02en espérant
01:13:03que ça puisse
01:13:03être mis en place
01:13:05pour une alimentation
01:13:08pour toutes et tous
01:13:09en tout cas
01:13:09sur nos territoires
01:13:12Merci
01:13:12merci à vous deux
01:13:13merci aux participants
01:13:15également dans la salle
01:13:16qui nous ont suivis
01:13:17donc voilà
01:13:18on termine sur à la fois
01:13:19des horizons de transformation
01:13:21des chantiers encore ouverts
01:13:22mais en tout cas
01:13:22je pense que cette présentation
01:13:23a permis vraiment
01:13:24de mettre en lumière
01:13:24un peu les mécanismes
01:13:26constitutifs
01:13:27d'une sécurité sociale
01:13:28d'alimentation
01:13:28à travers vos deux exemples
01:13:29et donc vraiment réussi
01:13:30à bien montrer
01:13:32comment ces dynamiques
01:13:34enfin comment on est vraiment
01:13:35dans une dynamique
01:13:35de transformation sociale profonde
01:13:37donc avec encore
01:13:37beaucoup de chantiers
01:13:38beaucoup de chantiers
01:13:39à travailler
01:13:40mais comme aussi
01:13:40beaucoup de réalisations
01:13:41déjà très concrètes
01:13:42et beaucoup déjà
01:13:42de transformations
01:13:45effectives
01:13:45grâce au travail
01:13:46que vous avez su faire
01:13:47de coopération
01:13:48d'implication
01:13:49de prise en compte
01:13:51des enjeux de territoire
01:13:51et donc de ce point de vue là
01:13:52c'est quand même
01:13:52très positif
01:13:54d'avoir pu bénéficier
01:13:55de vos témoignages
01:13:56et de vos éclairages
01:13:57donc merci encore
01:13:57merci encore beaucoup
01:13:58à vous deux
01:13:59merci également à tout le monde
01:14:01dans la salle
01:14:02pour le suivi
01:14:04de cette session
01:14:06on termine
01:14:06neuf minutes
01:14:07avant l'horaire prévue
01:14:08mais comme je sais
01:14:09que vous devez enchaîner
01:14:10sur la plénière
01:14:13sur Zoom
01:14:14ça vous laisse
01:14:14une petite respiration
01:14:16aussi
01:14:16qui vous sera peut-être
01:14:18profitable
01:14:18dans le cadre
01:14:19de cette longue journée
01:14:20en visio
01:14:21et donc merci encore
01:14:22à toutes et à tous
01:14:23et à bientôt
01:14:23pour de prochains
01:14:25et futurs échanges
01:14:27merci
01:14:28il y avait juste
01:14:29une petite question
01:14:30c'est quand les assises
01:14:31c'est le 21
01:14:3222 septembre
01:14:33c'est ça
01:14:34il semble
01:14:37oui c'est ça
01:14:41les assises
01:14:41de la
01:14:42c'est ce qui est