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Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective.
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans l'Info de Villeneuve, édition spéciale bien sûr sur les blocages des lycées.
00:00:05Une question revient depuis ces deux jours de blocage.
00:00:07Où sont les parents ? Comment avancer dans la résolution de ce problème si les parents ne font rien,
00:00:12si les parents abandonnent, si les parents, le socle familial, le premier cercle,
00:00:17celui dans lequel on apprend à rire, à pleurer, à marcher, à parler,
00:00:20si ce cordon-là est rompu, si ces jeunes de 14 ou 15 ans, encore très verts et pourtant pleins
00:00:26de certitudes,
00:00:27partent dans cette aventure, celle de la précipitation d'un pays dans le chaos.
00:00:31Alors, plus rien ne sera tenu. Aucun ministère, aucun rectorat, aucune règle normative
00:00:36ne pourra contrôler cette jeunesse qui finira non seulement à en faire casse à tête,
00:00:39mais renversera le champ des valeurs.
00:00:41Les images ce matin du camion de pompiers lâchement attaqué par des jeunes à Marseille,
00:00:46en dillons, des sapeurs-pompiers qui ont pour engagement sauvé des vies,
00:00:52attaqué, pare-brise réduit en miettes, véhicules incendiés, pillés, moqués.
00:00:55Les observateurs cherchent les mots. Révolution, révolte, colère, que diriez-vous de chaos ?
00:01:02Et que diront ces jeunes élèves, pour la plupart inconscients de ce qu'ils font
00:01:05lorsque dans 20 ans, 30 ans, 40 ans, ils regarderont ces mêmes images d'eux-mêmes
00:01:10et de ce qu'ils ont fait ?
00:01:11Édition spéciale dans cette info de Villeneuve, plus près des blocages de la colère,
00:01:15pas toujours bien formulée, en tout cas rarement contrôlée.
00:01:18Nous sommes à Saint-Denis, à Aubervilliers, à Argenteuil, à Lille, à Rennes,
00:01:21à Montpellier, à Lyon, avec nos équipes, avant d'accueillir Pierre Lelouch tout à l'heure,
00:01:25à 16h30, qui lui aussi se pliera à l'exercice de commenter ce qui se passe dans ce pays.
00:01:30Je vous présente les invités de l'Info de Villeneuve cet après-midi.
00:01:33Yohann Uzaï est là, comme tous les jours, merci d'être là.
00:01:35Yohann, Jean Delacoste du service Police Justice,
00:01:38nous sommes également avec Ruben Strachan, bonjour.
00:01:41Vous êtes délégué national de l'Uni, nous sommes avec Charles Germant, bonjour.
00:01:44Bonjour, vous êtes délégué national Alliance Police 93,
00:01:50et nous allons aller justement dans le 93 dans quelques temps.
00:01:53Myriane Djabali-Larac est avec nous.
00:01:56Bonjour, professeure d'économie, présidente de l'association Regards Lycéen,
00:01:59et Alexandre Devecchio, puisque nous sommes jeudi, et je dis, c'est Devecchio.
00:02:05Parcons immédiatement à Aubervilliers.
00:02:07Aubervilliers, épicentre des violences au niveau des blocages des lycées,
00:02:12et rejoindre nos équipes à Aubervilliers, comment ça se passe, chers amis ?
00:02:16Bonjour Pierre, alors le cortège s'est déplacé,
00:02:19les manifestants sont toujours à peu près une centaine dans la rue,
00:02:22ils se sont dispersés, les CRS sont toujours sur place
00:02:25et circulent dans le périmètre afin de sécuriser la zone.
00:02:29Des manifestants seraient actuellement positionnés en face avec des projectiles,
00:02:32donc nous voyons les équipes de CRS en ce moment même se répartir de part et d'autre du secteur.
00:02:38Alors il y a quelques instants, les pompiers sont intervenus devant le lycée,
00:02:42le corbusier où les manifestants étaient initialement rassemblés pour éteindre le feu qu'ils avaient allumé.
00:02:48Les manifestants ont incendié plusieurs poubelles et vélos, ce qui était dangereux,
00:02:52il faut le préciser, car il y avait de la foule et plusieurs véhicules garés à proximité.
00:02:56Plus tôt dans l'après-midi, il y a eu également des affrontements,
00:02:59des manifestants ont attaqué physiquement les forces de l'ordre.
00:03:03Je vous précise également que beaucoup d'individus présents sur place sont mineurs,
00:03:06nous en avons vu également certains cagoulés et masqués.
00:03:10Et nous avons entendu également plusieurs insultes à l'encontre des forces de l'ordre
00:03:14qui restent évidemment, comme vous l'imaginez, mobilisées.
00:03:17Je vous rappelle que le rassemblement a démarré ce matin à Saint-Denis
00:03:20où des altercations avec les forces de l'ordre ont déjà eu lieu.
00:03:24Pour l'heure, nous restons bien sûr sur place à Aubervilliers
00:03:26et nous vous tiendrons informés de l'évolution de la situation.
00:03:29Merci beaucoup de ce reportage en direct avec ces images qui sont toujours aussi impressionnantes
00:03:35et tristement impressionnantes.
00:03:37Regardez cette séquence, ça se passe à Aubervilliers également,
00:03:40avec ces habitants et ces personnes qui disent aux forces de l'ordre
00:03:46« Vous n'êtes pas dans le 16e ».
00:03:58Voilà, ça c'est évidemment un secteur que vous connaissez très bien, Charles Germant.
00:04:03Il y a beaucoup de tensions en ce moment là-bas.
00:04:05Alors, il y a beaucoup de tensions et les tensions s'accroissent de plus en plus.
00:04:09On a pu le remarquer, ça a commencé depuis lundi.
00:04:12Là, pour vous donner un chiffre, depuis ce matin,
00:04:16on est déjà à une dizaine de collègues déjà blessés depuis ce matin.
00:04:21Et on voit qu'effectivement, ça prend un peu partout sur le 93
00:04:25et ça commence à devenir compliqué à gérer.
00:04:28Oui, compliqué à gérer avec effectivement ce soulèvement
00:04:33qui a pris des proportions inconditionnées.
00:04:37Et regardez, on vient de voir à l'image effectivement
00:04:40ces feux de poubelle et aussi ces cordons de CRS
00:04:43qui tant bien que mal essayent de calmer la foule
00:04:48qui, je le disais, est pour la plupart du temps incontrôlable.
00:04:50Nous allons partir du côté de la place Beauvau
00:04:54rejoindre Maxime Leguay du service politique de CNews.
00:04:57Maxime, la cellule interministérielle de crise vient de se terminer.
00:05:04Oui, bonjour Pierre.
00:05:05Effectivement, elle s'est terminée il y a cinq minutes.
00:05:08Elle aura duré un peu moins de deux heures.
00:05:10On a vu les cortèges des ministres et des différents ministres partir
00:05:14parce qu'autour de la table de Sébastien Lecornu,
00:05:17il y avait le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:05:19Gérald Darmanin, mais surtout les deux ministres
00:05:22qui sont directement concernés,
00:05:24Édouard Jeffrey, ministre de l'Éducation nationale,
00:05:26et Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur.
00:05:29À ce stade, on ne sait pas encore exactement ce qui s'est dit
00:05:33durant cette cellule interministérielle de crise.
00:05:35Matignon nous promet une communication
00:05:38sans avoir déterminé le modus operandi de cette dernière.
00:05:42Ce que je peux vous dire, c'est trois informations d'ordre politique.
00:05:45D'abord, c'est que le Premier ministre, Sébastien Lecornu,
00:05:48a demandé à ce que l'ensemble des déplacements de ces ministres
00:05:53soient annulés jusqu'à lundi.
00:05:55Il veut des ministres directement mobilisables.
00:05:59C'est-à-dire l'urgence de la situation
00:06:01et que du côté de Matignon, on surveille comme le lait sur le feu
00:06:05ces mouvements de mobilisation et ces émeutres.
00:06:07Le ministre de l'Éducation nationale, lui,
00:06:10souhaite que la pérennité des cours puisse avoir lieu
00:06:12et propose que dans les lycées qui sont bloqués,
00:06:15les cours soient donnés à distanciel.
00:06:18Et puis enfin, la réponse politique à donner
00:06:21de la part du gouvernement, c'est la dernière information,
00:06:23c'est Gérald Darmanin, le garde des Sceaux,
00:06:26qui a décidé de convoquer à 17h30
00:06:29les procureurs généraux pour une réunion en visioconférence
00:06:33pour leur adresser une consigne d'une grande fermeté
00:06:36dans la réponse pénale à apporter dans le cadre des interpellations
00:06:40qui ont lieu dans ces mouvements de blocage
00:06:42et d'émeute qui touchent plusieurs villes de France.
00:06:44Voilà les dernières informations qu'on peut vous faire parvenir.
00:06:47Pierre, on en saura sans doute d'avantage d'ici quelques instants.
00:06:50Merci beaucoup Maxime Leguay. Revenez vers nous dès que vous avez d'autres informations.
00:06:55Et effectivement, pour abonder dans ce que vous dites Maxime,
00:06:58par exemple, Edouard Geffray qui devait être mon invité ce soir,
00:07:01d'or au pas soir, eh bien ne le sera pas.
00:07:03Et on comprend que tous les ministres sont mobilisés par cette situation.
00:07:09Myriam Djabali-Larak, le ministre en l'occurrence de l'éducation,
00:07:13dit qu'il voudrait la pérennité des cours.
00:07:15C'est quoi ? C'est une utopie ?
00:07:17C'est mettre en place ce qu'on avait mis en place pendant le Covid,
00:07:20c'est le distanciel.
00:07:21Beaucoup de l'établissement...
00:07:22La situation n'est pas du tout la même.
00:07:24Le Covid, vous le subissez parce que c'est une maladie.
00:07:27Là, vous vous révoltez contre l'école.
00:07:29Donc comment est-ce que vous voulez faire ?
00:07:31Moi, je ne me révolte pas contre l'école.
00:07:32Non, pas vous, mais...
00:07:32Et je ne suis même pas sûre que ce soit nos élèves qui se révoltent contre l'école.
00:07:36Parce que je vais vous dire, dans ce que nous, nous avons vu,
00:07:38dans ce que moi, je sais du terrain,
00:07:41eh bien, beaucoup de ces personnes qui sont aujourd'hui dans ces masses
00:07:45ne sont pas mes élèves.
00:07:46Ce ne sont pas mes lycéens.
00:07:47Ce sont des extérieurs ?
00:07:49Alors, certainement, pour une bonne partie d'entre eux,
00:07:51ce sont des extérieurs.
00:07:52Parce que ces manifestations-là dépassent complètement la crise,
00:07:55aujourd'hui, de l'école.
00:07:57Oui, il y a des problèmes.
00:07:58Vous voulez dire qu'on n'est même plus dans le problème
00:08:01des moyens, de l'école, de ce qu'il faudrait faire ?
00:08:04Absolument pas.
00:08:04Parce que si on rationalise et qu'on parle chiffres,
00:08:06on n'est pas du tout mal lotis dans l'éducation nationale.
00:08:09C'est un mensonge.
00:08:10Que réclame-t-il ?
00:08:11Nous parlons de moyens.
00:08:12Aujourd'hui, 64,5 milliards d'euros pour l'école,
00:08:15c'est le plus grand budget bien devant la défense et la sécurité.
00:08:19Si on l'augmente avec les pensions, c'est presque 91 milliards d'euros.
00:08:24Si j'ajoute à cela les 1 milliard d'euros
00:08:25pour la transformation de la voie professionnelle,
00:08:27c'est plus 30% depuis 10 ans.
00:08:29Alors qu'on ne me dise pas que nous sommes mal lotis.
00:08:31On nous parle...
00:08:32Il y a bien des choses qui ne vont pas, oui.
00:08:33Le rythme scolaire, par exemple, je suis d'accord.
00:08:35Mais on l'a choisi, que je sache, pour avoir juste 162.
00:08:39Et en tout cas, c'est aucunement une raison pour mettre le feu à des poubelles
00:08:42et pour affronter des policiers.
00:08:43Je voudrais qu'on aille du côté de Rennes,
00:08:45parce que la situation est également étincelante
00:08:49ou en tout cas effervescente.
00:08:51À Rennes, nos équipes sont sur place.
00:08:52Comment ça se passe ?
00:08:54La tension est redescendue depuis midi,
00:08:57mais il y a eu de nombreuses mobilisations
00:08:59dans une dizaine de lycées rennais,
00:09:01soutenues par les étudiants de l'université Rennes 2
00:09:04qui se sont mis en grève et sont venus
00:09:05sur les différents lycées de la ville.
00:09:07Il y a eu de nombreux feux de poubelle,
00:09:09des arrêts de bus dégradés,
00:09:11des vitres d'immeubles également cassées.
00:09:13Les étudiants ont essayé de se réfugier à l'intérieur
00:09:16pour se protéger.
00:09:17On dénombre deux lycées où les jeunes se sont introduits.
00:09:20Le lycée Charles-Tillon
00:09:21et le lycée de Brickini.
00:09:23Les affrontements entre les forces de l'ordre
00:09:26et les jeunes, environ 500 personnes au plus fort
00:09:29devant le lycée de Brickini,
00:09:30a duré près de 4 heures.
00:09:32Les affrontements qui se sont déplacés
00:09:33également dans les rues adjacentes.
00:09:37Un peu après midi,
00:09:38les forces de l'ordre ont réussi
00:09:40à disperser tous les étudiants.
00:09:42La préfecture communique en début d'après-midi
00:09:44deux chiffres, celui de 35 feux déclenchés
00:09:47et celui de 7 interpellations.
00:09:49Merci beaucoup de ces précisions, Rubens Strachan.
00:09:53Vous êtes délégué national de l'Uni.
00:09:55On voit sur différents plateaux de télévision
00:10:00certains dire, voilà, on proteste, etc.
00:10:03Qu'est-ce que vous pensez de ces étudiants
00:10:05qui n'ont pas du tout le même discours que vous ?
00:10:07Déjà, je tiens à rappeler
00:10:09qu'en fait, ce ne sont pas majoritairement
00:10:10des étudiants aujourd'hui
00:10:11dans les mobilisations qu'on voit.
00:10:13Donc ce sont des extérieurs ?
00:10:15C'est qui exactement ?
00:10:16C'est le porte-robot des gens qui viennent ?
00:10:18C'est qui exactement ?
00:10:19Il y a plusieurs profils.
00:10:20En tout cas, ce ne sont plus du tout
00:10:22des manifestations lycéennes.
00:10:24En réalité, ce sont des violences urbaines
00:10:25qui sont déguisées pour pouvoir porter
00:10:27des revendications d'extrême-gauche.
00:10:30Dans les responsables, on a beaucoup d'antifas.
00:10:33On l'a vu sur des images aujourd'hui
00:10:35qui nous parviennent de toute la France.
00:10:37Des personnes cagoulées, en noir,
00:10:39qui sont parfois armées de mobilier urbain.
00:10:43En tout cas, qui sont organisées
00:10:44pour ne pas se faire attraper par la police.
00:10:46Donc, ils maîtrisent absolument ce type de mobilisation.
00:10:50Et ça risque de continuer, de se poursuivre.
00:10:54Il y a des appels de la part de responsables politiques
00:10:58d'extrême-gauche à continuer, à se mobiliser,
00:11:01à converger vers certains établissements.
00:11:03Il y a des images terribles qui nous parviennent,
00:11:05des établissements incendiés.
00:11:07J'ai une image d'une poubelle aussi qui explose
00:11:10à Nancy, devant un lycée.
00:11:13Et donc, finalement, les responsables politiques
00:11:15d'extrême-gauche mettent en danger la vie
00:11:17des lycéens, des étudiants.
00:11:19Et si on continue sur ce chemin-là
00:11:21et que ça ne s'arrête pas très vite,
00:11:23il risque d'y avoir des morts.
00:11:24Il risque d'y avoir, effectivement.
00:11:26On a vu ce camion, notamment, incendier à Marseille.
00:11:30Franchement, un camion de pompiers,
00:11:32les soldats du feu qui sont là pour nous protéger.
00:11:35On n'est plus du tout dans le rationnel.
00:11:37C'est un douze euphémisme, parce que je ne sais pas
00:11:39si on a déjà été dans le rationnel
00:11:40dès le début de ce genre de réarmement.
00:11:43Oui, justement, là, on arrive vraiment
00:11:44sur des violences urbaines.
00:11:46C'est des violences urbaines qui sont...
00:11:47Alors, moi, je suis un syndicat apolitique,
00:11:50mais c'est des violences urbaines
00:11:51qui sont...
00:11:54qui sont...
00:11:55En fait, qui sont beaucoup poussées
00:11:58par des élus de l'extrême-gauche.
00:12:02On voit, et moi, mes collègues,
00:12:03ils me l'ont encore reporté ce matin,
00:12:06où on avait des députés LFI
00:12:09qui venaient donner des consignes
00:12:11pour comment se cacher,
00:12:14comment ne pas se faire interpeller.
00:12:16Et ces individus-là ne sont pas des lycéens.
00:12:19Vous les avez vus, ces consignes.
00:12:21Étape 1, réunir du monde,
00:12:23créer un groupe où tous les membres
00:12:24sont prêts à bloquer.
00:12:26Étape 2, prévoir des pancartes,
00:12:28des slogans.
00:12:29Étape 3, il y en a une troisième,
00:12:31elle est là, venir à 6h30 et bloquer.
00:12:35Étape 4, faire entendre les revendications.
00:12:37Enfin, les revendications.
00:12:39Et étape 5, faire face à la répression.
00:12:41Et là, vous avez tout le tuto.
00:12:45Filmez les interventions de police
00:12:46pour montrer les violences policières.
00:12:48Dissimulez votre visage
00:12:49pour a priori ne pas vous faire rien.
00:12:51Une fouille peut avoir lieu,
00:12:53mais avec votre accord,
00:12:54on vous dit qu'il faut une demande du procureur,
00:12:56etc.
00:12:57On vous donne exactement le prêt à faire
00:12:59de comment, si jamais,
00:13:01vous vous trouvez face à la police.
00:13:02Et vous parliez, Charles Germant,
00:13:05des élus LFI
00:13:07qui étaient là pour bloquer.
00:13:08Certains sont allés au contact.
00:13:10Regardez cette séquence.
00:13:11C'est les députés LFI Thomas Porte
00:13:13qui n'hésitent pas à aller au contact
00:13:15des forces de l'ordre.
00:13:18N'avancez pas !
00:13:20N'avancez pas !
00:13:21Arrêtez les avancers !
00:13:22C'est vous qui avancez pas !
00:13:23C'est vous qui avancez pas !
00:13:26Arrêtez !
00:13:26Arrêtez !
00:13:27Arrêtez !
00:13:28C'est des élus !
00:13:29C'est des élus !
00:13:31C'est des élus !
00:13:31C'est des élus !
00:13:33C'est des élus !
00:13:36Arrêtez !
00:13:39Arrêtez !
00:13:39Continuez !
00:13:42Voilà.
00:13:42Là, on est quand même
00:13:43sur quelque chose de très grave.
00:13:45Il y a du zaï.
00:13:46Oui, naturellement.
00:13:47J'allais vous dire d'abord
00:13:48que les lycéens
00:13:49qui manifestent
00:13:50ne sont peut-être pas
00:13:51les principaux coupables
00:13:52en réalité.
00:13:53Parce que ces lycéens
00:13:54sont parfois décérébrés,
00:13:56souvent inconscients
00:13:57et presque toujours manipulés.
00:13:59Donc il faut regarder
00:14:00qui les manipule.
00:14:01Et évidemment,
00:14:02ce sont les membres
00:14:03de la France insoumise
00:14:04qui ne perdent pas
00:14:05une occasion
00:14:06de collaborer
00:14:07en réalité
00:14:07avec ceux qui veulent
00:14:09disons les choses clairement,
00:14:10la destruction de notre pays.
00:14:11Et nous en avons
00:14:12une nouvelle fois
00:14:12la preuve sous les yeux.
00:14:14Donc ces élus
00:14:15de la France insoumise
00:14:16devront, je n'en doute pas,
00:14:17les moments venus
00:14:18rendre des comptes.
00:14:19Et ils le feront
00:14:20notamment lors du premier tour
00:14:21de l'élection présidentielle.
00:14:24Ensuite,
00:14:24un mot du gouvernement
00:14:25qui se réveille un peu tard.
00:14:26Mais enfin,
00:14:27ça ne date pas d'aujourd'hui.
00:14:28Je rappelle quand même
00:14:29que l'été dernier,
00:14:30c'est un gamin de 15 ans,
00:14:31Hamza Ladouane,
00:14:32qui dictait sa loi
00:14:34le long du canal Saint-Martin
00:14:35en plein cœur de Paris.
00:14:36Aujourd'hui,
00:14:37ce sont des gamins
00:14:38de 15 à 20 ans
00:14:38qui manipulaient
00:14:39mettre le feu au lycée,
00:14:41mettre la France
00:14:41non pas à feu et à sang,
00:14:43mais enfin,
00:14:43il semble qu'on puisse
00:14:44s'en rapprocher.
00:14:45Tout cela n'est possible
00:14:46que parce que le gouvernement
00:14:47le tolère.
00:14:49Et s'il le tolère,
00:14:50et bien finalement,
00:14:50c'est que ce gouvernement
00:14:51est en partie responsable
00:14:53de la situation.
00:14:54Oui,
00:14:55mais justement,
00:14:56pour répondre à ça,
00:14:58nous,
00:14:58ça fait un moment
00:14:58qu'on appelle
00:14:59à un choc d'autorité
00:15:00auprès de l'État.
00:15:01Aujourd'hui,
00:15:02on voit bien
00:15:03qu'il laisse les choses faire
00:15:04et il laisse les choses
00:15:05se dégrader.
00:15:07Moi, là,
00:15:07je vois mes collègues
00:15:08qui sont à bout.
00:15:09J'ai encore eu un collègue
00:15:09juste avant de venir
00:15:10sur le plateau
00:15:11qui m'a dit
00:15:11mais hier,
00:15:11j'ai fini à 22h,
00:15:12ce matin,
00:15:13je devais être équipé
00:15:14à 7h.
00:15:15Je ne sais pas
00:15:15si vous vous rendez compte,
00:15:16ça veut dire qu'entre le trajet
00:15:18et le trajet...
00:15:20Il n'est pas à l'abri
00:15:21parce que moi,
00:15:22hier,
00:15:22dans l'émission de radio
00:15:24à Europe 1,
00:15:25j'avais Arthur Delaporte,
00:15:26député PS du Calvados.
00:15:27La première chose
00:15:28qu'il m'a dit,
00:15:28c'est « Ah,
00:15:28il y a violences policières ! »
00:15:29Voilà.
00:15:30Résume la situation
00:15:31sur les violences policières.
00:15:32Ah non,
00:15:33mais nous,
00:15:33on a même eu comme consigne
00:15:35d'éviter absolument
00:15:37les armes intermédiaires
00:15:39pour éviter justement...
00:15:41Mais encore une fois,
00:15:42nous,
00:15:43les lycéens
00:15:44qui viennent manifester pacifiquement,
00:15:46on n'a aucun problème
00:15:47avec ça.
00:15:48Mais votre collègue,
00:15:49là,
00:15:49qu'on voit avec Thomas Porte,
00:15:50celui qui porte le bouclier,
00:15:52il est à bout.
00:15:53Il voit un élu
00:15:54arriver sur lui.
00:15:55On aimerait bien
00:15:56savoir ce qu'il lui dit
00:15:57parce qu'on n'a pas entendu,
00:15:58mais on aimerait bien...
00:15:59J'imagine qu'il lui dit
00:16:00« Mais attendez,
00:16:01laissez juste moi
00:16:02faire mon travail,
00:16:03en fait. »
00:16:04Oui,
00:16:04mais c'est ça.
00:16:05Mais en fait,
00:16:05ils viennent vraiment...
00:16:07Là,
00:16:07on n'est pas dupe.
00:16:09On est à moins d'un an
00:16:10des élections présidentielles.
00:16:13Bien évidemment
00:16:13qu'ils instrumentalisent
00:16:15là une partie des jeunes
00:16:17et qu'ils s'en servent
00:16:19pour créer le chaos,
00:16:20ce qui est quand même dramatique
00:16:21venant d'Élie de la République.
00:16:22Vous voyez sur les images,
00:16:23là,
00:16:23Thomas Porte avec effectivement
00:16:25le bouclier.
00:16:27C'est des pompiers pyromanes.
00:16:28Comment ?
00:16:29C'est des pompiers pyromanes.
00:16:30Ils allument la mèche
00:16:31et puis ensuite,
00:16:31ils se mettent derrière.
00:16:32Et là,
00:16:32j'ai l'impression
00:16:33que depuis quelques heures,
00:16:34le ton change
00:16:35parce qu'ils voient bien
00:16:36que ça les dépasse.
00:16:37Aussi bien à Saint-Denis,
00:16:38aussi bien...
00:16:39Alors,
00:16:39vous montiez Porte,
00:16:41mais il y a Léoman dans le 91,
00:16:42vous avez à Livry-Gardant...
00:16:44Avec la tentative
00:16:46d'éteindre un incendie.
00:16:47Je rappelle,
00:16:48est-ce qu'ils ont dit à ces jeunes
00:16:49que le blocus est illégal ?
00:16:51Que le droit d'étudier
00:16:52et le droit de travailler
00:16:54sont des droits fondamentaux sacrés.
00:16:56Est-ce qu'on a dit à ces jeunes
00:16:57ce qu'ils encouraient
00:16:58pour le blocus ?
00:16:59Est-ce qu'on a dit à ces jeunes
00:17:00qu'il existait d'autres moyens
00:17:01de revendiquer
00:17:02comme de poser un droit de grève ?
00:17:04L'USL le sait parfaitement
00:17:06et de pouvoir revendiquer calmement.
00:17:08Il existe des instances...
00:17:08Mais Mme Jabali,
00:17:09mais qu'est-ce qu'ils encourrent ?
00:17:10Mais qu'est-ce qu'on dirait les juges ?
00:17:14Non, mais c'est même pas ça.
00:17:16Qu'est-ce qu'il va prendre ?
00:17:17Non, mais c'est ses députés, ça.
00:17:19Qu'est-ce qu'il va prendre ?
00:17:19J'ai un exemple très concret.
00:17:22Lundi, on a un collègue...
00:17:24Enfin, on a un individu mineur
00:17:27qui enfonce la porte
00:17:28du commissariat de Saint-Denis
00:17:29et qui utilise une bombe lacrymogène
00:17:32sur le collègue à l'accueil.
00:17:33Il a été interpellé.
00:17:35Il a été relâché directement.
00:17:37Il y a eu 625 interpellations
00:17:39pour la journée d'hier.
00:17:40J'entends que ces jeunes
00:17:41auraient des revendications à porter.
00:17:43Moi, je ne partage pas du tout cet avis.
00:17:45Je pense que la plupart ne revendiquent rien.
00:17:47Vous pensez que la plupart de ces jeunes...
00:17:48Je ne sais pas, vous revendiquez quelque chose ?
00:17:49Attendez, pardon.
00:17:50Mais vous pensez que ceux qui sont là
00:17:51dans les barricades
00:17:52ou dans ces manifestations ultra-violentes
00:17:54ont une conscience politique ?
00:17:56Je n'y crois pas une seconde.
00:17:57Je pense qu'ils sont uniquement manipulés
00:17:59par l'extrême-gauche,
00:18:00qu'ils prennent plaisir à casser,
00:18:02qu'ils prennent plaisir à saccager,
00:18:04qu'ils prennent plaisir à ne pas aller en cours.
00:18:06Voilà ce à quoi nous assistons.
00:18:08Mais on ne parle pas de revendications.
00:18:09Rubens, pour être parfaitement clair,
00:18:11il y a des choses qui ne vont pas
00:18:12dans le système scolaire,
00:18:14malgré les 64 milliards de budget.
00:18:17Bien sûr, il y a plein de problèmes
00:18:18dans l'éducation nationale,
00:18:19que ce soit sur la vétuité
00:18:20de certains établissements,
00:18:22que ce soit sur le manque
00:18:23d'effectifs d'enseignants.
00:18:24Il y a plein de questions
00:18:25qui sont légitimes et qu'on peut poser.
00:18:29On peut les revendiquer
00:18:30dans un cadre paisible,
00:18:31mais ce n'est absolument pas
00:18:32l'objectif des personnes
00:18:34qui sont dans les aînés d'aujourd'hui.
00:18:36Et je pense qu'on se trompe
00:18:38en disant que les élus
00:18:40de la France insoumise
00:18:40sont dépassés par les événements.
00:18:42Je pense qu'ils savent très bien
00:18:43ce qu'ils font,
00:18:44que c'est volontaire,
00:18:45qu'ils préparent la campagne présidentielle
00:18:47à venir et qu'ils espèrent
00:18:49en réalité qu'il y ait des incidents graves
00:18:51pour pouvoir les réutiliser politiquement.
00:18:53C'est très contre-productif,
00:18:54a priori, là,
00:18:54puisque là, il se sert à dire...
00:18:56On n'en sait rien.
00:18:56Ils font du phishing.
00:18:57Vous savez, c'est comme
00:18:58les appels téléphoniques.
00:18:59Ils sont mineurs,
00:19:00donc à priori,
00:19:01ils n'ont pas le droit de vote.
00:19:02Non, mais je comprends
00:19:04la stratégie des insoumis.
00:19:07C'est toujours la même stratégie.
00:19:08Fracturer la société
00:19:09pour ensuite s'en repaître.
00:19:11D'ailleurs, il y a toute leur rhétorique
00:19:13anti-raciste et anti-flic
00:19:16qu'on voit d'ailleurs répétée
00:19:18par les jeunes qu'on interroge.
00:19:21Mais je me demande aussi
00:19:22si c'est productif ou pas, là.
00:19:24Parce que je pensais
00:19:25que Jean-Luc Mélenchon
00:19:26a été entré dans une deuxième phase
00:19:28de sa campagne
00:19:29après avoir soudé
00:19:30la base la plus radicale,
00:19:32d'avoir un discours
00:19:33plus apaisé.
00:19:34Je ne suis pas sûr
00:19:35que là,
00:19:35il ne les ferait pas
00:19:36jusqu'à des gens
00:19:38qui auraient plutôt sa sympathie.
00:19:39Effectivement,
00:19:40ce sont des mineurs,
00:19:41donc pas sûrs
00:19:42qu'ils votent.
00:19:43Ce sont des mineurs,
00:19:44a priori,
00:19:44assez décérébrés,
00:19:45donc pas sûrs
00:19:47qu'ils votent à la fin.
00:19:48Donc, ils vont peut-être
00:19:49être dépassés
00:19:50par leur propre créature,
00:19:51surtout si ça va trop loin.
00:19:53Ils ne votent pas.
00:19:54Néanmoins,
00:19:55je pense qu'ils sont
00:19:57en train d'essayer
00:19:57de créer vraiment
00:19:58un climat de violence extrême.
00:19:59pour que potentiellement
00:20:00ça aille jusqu'à des drames
00:20:02humains,
00:20:02des morts,
00:20:03et que derrière
00:20:04ils puissent rejeter
00:20:04la faute sur l'État,
00:20:05sur la police.
00:20:06Et même si ces jeunes-là
00:20:07ne vont pas voter,
00:20:08leurs parents vont voter.
00:20:12C'est une stratégie
00:20:13qui me paraît
00:20:14qui peut être
00:20:14contre-productif
00:20:15pour eux aussi,
00:20:16mais effectivement
00:20:17c'est leur stratégie.
00:20:19Ce n'est pas pour obtenir
00:20:20une majorité
00:20:20de voix des Français,
00:20:22en tout cas pour pouvoir
00:20:23avoir un socle
00:20:24électoral radical
00:20:25qui est prêt à les suivre
00:20:26dans des sous-élèvements.
00:20:27Ça peut fonctionner.
00:20:27Non, non, mais ce que je disais,
00:20:30ça c'est leur stratégie
00:20:31depuis des semaines
00:20:32et des mois,
00:20:33même sur la question
00:20:34de Gaza, etc.
00:20:35Je m'interroge
00:20:36juste sur le timing.
00:20:38Je pense qu'ils peuvent
00:20:39être dépassés
00:20:40d'abord par la violence
00:20:41et qu'ils peuvent
00:20:42inquiéter.
00:20:44inquiétés.
00:20:44Non, ils ont voulu cautionner
00:20:46quelque chose
00:20:47qui les dépasse
00:20:47complètement aujourd'hui
00:20:48parce qu'ils n'ont pas prévu
00:20:49ce niveau de violence
00:20:50et puis se servir
00:20:51de l'échappe tricolore
00:20:52face à des policiers
00:20:53qui sont là justement
00:20:55pour rétablir l'ordre.
00:20:56Ils ne sont pas venus
00:20:56par margis.
00:20:57Ils sont venus,
00:20:58je vous rappelle juste pourquoi,
00:20:59parce qu'il y a des tirs
00:20:59de mortier,
00:21:00parce qu'il y a des grillages
00:21:02qui sont défoncés,
00:21:03parce qu'il y a des professeurs
00:21:04qui sont malmenés,
00:21:05parce qu'il y a des personnels
00:21:06de direction
00:21:07qu'on menace.
00:21:08Et je vous rappelle,
00:21:09alors je le dis,
00:21:09je respecte quand même
00:21:11mon devoir de réserve
00:21:12contrairement aux élus,
00:21:14eux qui se foutent complètement
00:21:15parce qu'ils ont
00:21:16une immunité parlementaire.
00:21:17Je respecte mon obligation
00:21:18de discrétion,
00:21:19mais on oublie trop souvent
00:21:20les personnels enseignants
00:21:22et les personnels de direction
00:21:23qui aujourd'hui sont à cran.
00:21:25Mais qui pour certains
00:21:25ont été blessés.
00:21:26Ah mais on a été,
00:21:27enfin, je fais bonne figure
00:21:29parce que justement
00:21:30au regard à ce devoir de réserve
00:21:31et que je respecte ma hiérarchie
00:21:32et que je respecte mon ministère,
00:21:35mais je vous assure
00:21:35que quand on vit
00:21:36trois confinements
00:21:37pour certains collègues
00:21:38depuis deux jours,
00:21:38c'est traumatisant
00:21:39quand vous avez des élèves
00:21:40de 15 ans qui pleurent
00:21:42et que vous voyez dans leurs yeux
00:21:43la détresse,
00:21:44les cris,
00:21:44les larmes,
00:21:45la stupéfaction,
00:21:46on est au bord de l'émotion
00:21:48et on essaye tout de même
00:21:49de voir un discours.
00:21:49Regardez cette image,
00:21:50je vous en parlais tout à l'heure,
00:21:51c'est ce camion de pompiers
00:21:53à Marseille
00:21:54qui a été incendié,
00:21:57roué de coups,
00:21:58si j'ose dire,
00:21:59avec les pompiers à l'intérieur.
00:22:00Regardez cette séquence.
00:22:06C'est ce qui a été incendié,
00:22:14c'est ce qui a été incendié,
00:22:20c'est ce qui a été incendié.
00:22:43C'est ce qui a été incendié,
00:22:49c'est ce qui a été incendié,
00:23:08Voilà, et le jour où il y aura un incendie dans un immeuble de la périphérie de Marseille,
00:23:14il ne faudra pas s'étonner qu'il n'y a pas de camion de pompiers pour venir éteindre le
00:23:17feu.
00:23:17En tout cas, je fais le raccourci un peu rapide, mais c'est notre bien commun à tous, ce camion
00:23:23de pompiers.
00:23:24Il n'est pas là contre les manifs.
00:23:25Je ne suis pas sûr que, contrairement à ce que disait mon collègue, qu'il soit vraiment dépassé LFI.
00:23:34Juste pour information, hier on a quand même un député LFI qui est venu, parce que c'est son droit,
00:23:41venu vérifier les gardes à vue à Pantin, alors que les collègues de Pantin étaient quand même déjà très sollicités.
00:23:48Encore ce matin, on a encore eu des discours d'Elefi et qui donnaient des consignes assez claires.
00:23:55Donc je ne suis pas sûr qu'il soit totalement débordé.
00:23:58Et oui, bien évidemment, qu'il provoque ces incidents.
00:24:01Partons à Montpellier où la situation est également tendue.
00:24:05Racontez-nous ce qui se passe à Montpellier.
00:24:08Alors écoutez, la situation a été très tendue ce matin entre 9h et midi.
00:24:16Et maintenant, parce que certainement il pleut à nouveau sur Montpellier,
00:24:20tout est redevenu beaucoup plus calme.
00:24:23Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'en tout, 13 établissements, lycées du département
00:24:30ont eu des blocages totales aujourd'hui.
00:24:33Et même l'université Paul-Valéry qui est l'université littéraire à Montpellier.
00:24:39Et donc le lycée qui a été le plus virulent, on va dire,
00:24:45c'est celui de Jean Mermoz qui est au cœur de Montpellier, près du quartier Antigone.
00:24:53Et là, il y a eu à la fois des containers qui ont été incendiés.
00:25:00Certains ont dégradé les grilles qui permettent d'entrer au lycée.
00:25:04La caméra de surveillance qui était à l'entrée a été totalement détruite.
00:25:09Et évidemment, il y a eu ensuite un jeu de la souris entre les policiers et les manifestants.
00:25:23dans le quartier d'Antigone.
00:25:25Et certains en ont même dégradé des commerces au Halle-Jacques-Cœur qui se trouvent juste à côté.
00:25:34Et une fleurise, par exemple, a eu sa porte totalement défoncée à coups de pied par deux, trois, quatre jeunes.
00:25:42Et ensuite, eh bien, les policiers ont finalement dispersé tout le monde à coups de grenades lacrymogènes.
00:25:53Et évidemment, ça s'est terminé aux alentours de midi, comme je vous le disais.
00:25:59Dans les bilans actuels de la préfecture de Montpellier, 13 personnes ont été interpellées, à la fois à Montpellier et
00:26:09à Sète.
00:26:10Et trois également ont été interpellées à Aide.
00:26:15Et évidemment, la préfète de l'Hérault, voyant que c'était compliqué, a pris un arrêté préfectoral
00:26:22qui interdit maintenant, depuis tout à l'heure à 15h, le port d'équipements de protection individuels
00:26:31dans les villes de Montpellier, Agde et Sète.
00:26:35Merci beaucoup de ces précisions, avec ces images qui en disent long, bien sûr.
00:26:39On continue l'édition spéciale sur ces news, sur ces blocages de lycéens.
00:26:43Avec mes invités, à tout de suite.
00:26:47De l'édition spéciale sur ces blocages de lycées, et je dis bien de lycées, et non pas de lycéens,
00:26:54puisque avec mes invités, on a bien compris qu'il y avait beaucoup d'extérieur au lycée
00:26:58et que toute cette petite foule est instrumentalisée par des partis politiques,
00:27:03le premier étant bien sûr la France insoumise.
00:27:05Yohann Uzaï, Alexandre Devecchio, Myriam Djabali-Larac, Ruben Strachan, Charles Germant sont autour de la table,
00:27:10Jean Delacoste aussi du service police-justice de CNews.
00:27:15Partons dans le 9e arrondissement de Paris.
00:27:18Quelle est la situation là où vous vous trouvez ?
00:27:25Bonjour Pierre. Écoutez, pour l'instant, la situation, c'est un retour au calme.
00:27:29Les jeunes lycéens ont commencé à ranger le blocage qu'ils avaient fait, c'est-à-dire qu'ils poussent
00:27:36les poubelles.
00:27:36Certains les ramènent devant les immeubles à leurs propriétaires.
00:27:41D'autres poubelles sont restées pour l'instant à l'entrée du lycée.
00:27:45Ils ramassent aussi les déchets.
00:27:46Donc c'est la fin du blocage puisque le système est toujours le même.
00:27:51Les blocages se passent généralement le matin pour éviter d'avoir cours et bloquer les entrées du cours.
00:27:57Ils vont maintenir ce blocage-là pendant à peu près toute la matinée et le début d'après-midi.
00:28:02Mais une fois que les cours ont été annulés, ils commencent à enlever et à arrêter le blocage.
00:28:08En tout cas, les lycéens avec qui nous avons parlé sont encore très motivés.
00:28:12Ils disent qu'ils vont reprendre le blocage demain matin.
00:28:15Pour ce qui est des revendications, nous avons pu échanger aussi avec eux.
00:28:18Alors depuis deux jours, vous le dites, ce sont à peu près les mêmes revendications.
00:28:22Ils nous parlent d'un emploi du temps, selon eux, trop important, 8h, 17h, voire 18h.
00:28:28Ils nous disent qu'apparemment l'année dernière, il commençait à 9h et là qu'il commençait à 8h.
00:28:33Selon eux, c'est un emploi du temps trop chargé avec parfois des trous de 3h dans la journée.
00:28:38Ils nous parlent aussi, alors là encore une fois, on n'a pas pu rentrer dans le lycée.
00:28:41Donc nous n'avons pas de moyens de vérifier ce qu'ils nous disent.
00:28:44Mais ils nous disent que le lycée serait dans un mauvais état.
00:28:47Ils nous parlent par exemple de souris à la cantine.
00:28:50Encore une fois, nous n'avons pas pu entrer pour vérifier ce qu'ils racontent.
00:28:53En tout cas, il y avait aussi le responsable à l'entrée du lycée.
00:28:57Nous avons tenté d'échanger avec lui.
00:28:59Il n'a pas voulu répondre à nos sollicitations.
00:29:02Pour vous l'avez dit aussi, en lancement, les députés et les politiques LFI sont très présents sur le terrain.
00:29:09Le lycée dans lequel on se trouve.
00:29:11Ce matin, il y a Emeric Caron qui est venu pour échanger avec les lycéens.
00:29:16Ils nous ont montré des photos.
00:29:18Ils nous ont parlé de son discours.
00:29:19Même Emeric Caron a publié lui-même une photo de lui sur son Twitter dans ce lycée-là.
00:29:25Il avait un mégaphone et on sent qu'ils font vraiment partie intégrante des manifestations.
00:29:30Ils se rassemblent devant plusieurs lycées maintenant depuis le début des blocages, depuis 2-3 jours.
00:29:37Donc on sent qu'il y a vraiment une récupération politique du mouvement.
00:29:41Et puis au niveau des drapeaux, devant le lycée dans lequel on se trouve,
00:29:44il n'y a pas eu énormément de drapeaux en tout cas à l'heure où je vous parle.
00:29:46Mais il y a un drapeau quand même où c'est inscrit, mouvement jeune communiste de France.
00:29:51Donc vous imaginez le ton des manifestations.
00:29:54Voilà pour la situation.
00:29:56Pierre, pour l'instant c'est un retour au calme.
00:29:59Mais les lycéens nous ont dit qu'évidemment ils recommenceront demain.
00:30:03Et même s'ils sont à l'intérieur de Paris, on est dans le 9e arrondissement,
00:30:07ils remanifesteront aussi pour soutenir tous les lycées de France.
00:30:12Merci beaucoup pour ces précisions dans le 9e arrondissement de Paris.
00:30:16Vous parliez d'Emeric Caron, en effet il a pris la parole.
00:30:19On écoute, on regarde.
00:30:22Bravo de vous mobiliser comme vous le faites ce matin.
00:30:25Et comme beaucoup d'autres jeunes, beaucoup d'autres lycéens, lycéens le font actuellement en France.
00:30:30C'est extrêmement important que vous vous fassiez entendre votre voix.
00:30:34Effectivement ce que vous vivez n'est absolument pas normal.
00:30:37Que ce soit le manque de moyens, que ce soit le manque de confesseurs, que ce soit Parcoursup.
00:30:41Bien évidemment que votre sort aujourd'hui indiffère absolument de ceux qui nous gouvernent.
00:30:46Et vous avez raison de leur envoyer ce message.
00:30:49Et nous sommes avec vous !
00:31:01L'avenir de ce pays, c'est vous !
00:31:07Pour cette prise de parole, Emeric Caron qui harangue les foules à Paris avec ses étudiants qui l'applaudissent.
00:31:14Écoutez plutôt ce que dit le patron, j'allais dire, même s'il n'aime pas ce mot-là, Jean
00:31:20-Luc Mélenchon d'LFI.
00:31:21Le gouvernement provoque la jeunesse étudiante.
00:31:24Il veut instaurer une taxe pour pouvoir s'inscrire en BTS ou en classe prépa.
00:31:28C'est absurde et responsable.
00:31:30L'éducation de la jeunesse n'est pas un coût, mais un investissement pour la société tout entière.
00:31:33C'est-à-dire qu'en gros, il a trouvé, madame la professeure d'économie, il a trouvé le levier,
00:31:40le moyen pour dire,
00:31:41ben voyez, il y a une raison pour protester.
00:31:43Il a trouvé le levier pour dire, ben non, ça n'est pas des groupes politiques qui, pour des raisons
00:31:50électorales,
00:31:51haranglent les foules et, comment dirais-je, instrumentalisent les jeunes.
00:31:56Il y a bien une raison, voilà, il y a toujours une bonne raison.
00:32:03En plus, merci d'avoir dit ça, mais ce n'est quand même pas la réalité des choses.
00:32:08C'est surtout bravo de casser des portails d'école, bravo d'incendier vos professeurs et vos cours, bravo de
00:32:14jeter de l'essence sur vos proviseurs.
00:32:17Alors, je vous coupe parce que Louis Boyard s'exprime à l'Assemblée nationale.
00:32:21On écoute.
00:32:24Le lycée a lancé une mobilisation légitime.
00:32:27Tous les autres lycées ont dit, mais nous aussi on est concernés.
00:32:29Donc nous aussi on va y aller.
00:32:30C'est ça qui est à l'origine de ce mouvement.
00:32:33C'est seulement ça.
00:32:34Et le gouvernement a fait de la bataille politicienne, a jeté de l'huile sur le feu, en insultant, en
00:32:39réprimant les lycéens.
00:32:41Pardon, mais je rappelle quand même qu'on a un lycéen de 16 ans qui a été éborgné.
00:32:44Comment est-ce que ça se fait que ça n'indigne plus dans notre pays ?
00:32:47On a un lycéen qui a perdu toutes ses dents.
00:32:50C'est normal dans la République française.
00:32:52Et là, tout ce dont on parle aujourd'hui, c'est des images spectaculaires qui intéressent les médias.
00:32:56Et pas de se demander pourquoi est-ce qu'on a la jeunesse de tout un pays qui est en
00:33:00train de dire à la politique
00:33:01« Mais pourquoi vous nous avez abandonnés ? »
00:33:03Pourquoi est-ce que vous avez des étudiants qui sont prêts à sortir dans la rue en disant
00:33:06« Vous êtes en train de réprimer nos petits frères et nos petites sœurs ? »
00:33:09Nous, on a faim.
00:33:10Et vous nous gelez les APL ?
00:33:11Vous allez nous retirer le repas à un euro ?
00:33:13Enfin, mais écoutez cette colère saine.
00:33:15Arrêtez de faire cette politique spectacle qui creuse ce fossé.
00:33:19Si jamais vous ne faites pas ça, vous allez continuer d'attiser ce que vous condamnez.
00:33:25Mais vous voulez dire qu'est-ce qui pourrait calmer la colère des lycéens ?
00:33:27Je crois que ce qui pourrait calmer la colère des lycéens, c'est qu'ils aient un professeur devant chaque
00:33:30classe,
00:33:31une psychologue scolaire, une infirmière et un conseiller d'orientation dans chaque lycée,
00:33:36que les classes ne soient pas surchargées, que les lycéens de la voie professionnelle puissent trouver leur stage
00:33:40et qu'ils soient tous à égalité dans l'accès au savoir, notamment avec l'abrogation de Parcoursup
00:33:45qui laisse des centaines de milliers de jeunes chaque année sur le banc de l'université.
00:33:49Je pense que ce qui pourrait faire en sorte que les étudiants retournent à l'université,
00:33:53ce soit qu'on n'ait plus un seul étudiant qui se prive de payer sa facture d'électricité
00:33:57ou qui se prive d'un repas parce qu'il a faim, parce qu'on ne les a pas accompagnés
00:34:00face à l'inflation.
00:34:01Je crois que ce qui pourrait faire rentrer les étudiants, c'est qu'on arrête avec la suppression des APL
00:34:05pour les étudiants étrangers
00:34:06et l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers qui sont leurs camarades de classe
00:34:10et aussi d'avoir des conditions d'études qui soient dignes.
00:34:12Voilà, qu'on mène une politique jeunesse qui soit autre chose que la matraque.
00:34:16Pardon, mais vous n'avez pas l'impression que ce que je dis est absent du débat politique et médiatique
00:34:20et vous n'avez pas l'impression que c'est ça que la jeunesse française a besoin d'entendre ?
00:34:24Si jamais vous ne comprenez pas le décalage entre ce que vous racontez du mouvement et ce qu'est réellement
00:34:30ce mouvement,
00:34:30alors vous continuez de creuser ce fossé.
00:34:32Et je sais ce que vous essayez de faire en accablant la France insoumise.
00:34:35Moi je suis très très clair avec ça.
00:34:37Je suis fier d'être aux côtés de cette jeunesse française qui revendique pour son avenir,
00:34:42qui revendique pour la liberté de manifester, pour l'égalité des droits,
00:34:45pour la fraternité de celles et ceux qui se font matraquer.
00:34:47Moi je suis fier de cette jeunesse française et je pense qu'on devrait l'écouter un peu
00:34:50parce qu'elle a le droit de revendiquer et elle a raison de revendiquer.
00:34:54Merci à vous.
00:34:56Voilà donc Louis Boyard qui prenait la parole à l'Assemblée nationale avec...
00:35:01On peut le dire, des fake news, Yohann Uzaï.
00:35:03Oui, naturellement, la France insoumise a fait du mensonge une stratégie politique.
00:35:07On a Louis Boyard, l'ancien dealer, qui devant les caméras vient nous expliquer,
00:35:12tout en sachant que ça n'est pas vrai naturellement, mais il n'en a que faire,
00:35:15que le gouvernement va supprimer les repas à 1 euro,
00:35:19alors que ça a été démenti à maintes reprises par le gouvernement.
00:35:23Ça n'est absolument pas le cas.
00:35:25Mais effectivement, pour chauffer à blanc les lycéens, pour chauffer à blanc les étudiants,
00:35:29eh bien on leur profère des mensonges.
00:35:32Voilà, ce sont des mensonges.
00:35:33La France insoumise est devenue un parti professionnel de la fake news.
00:35:36Tout ça avec un seul objectif.
00:35:38On en revient toujours à la même chose.
00:35:40Nuire à notre pays.
00:35:41C'est la destruction de la France qu'ils veulent, en fait.
00:35:44Ils détestent viscéralement notre pays, donc ils sont prêts à tout pour effectivement le détruire.
00:35:49Quelle réponse du gouvernement ?
00:35:51Maxime Leguay, vous vous trouvez devant la place Beauvau,
00:35:54où effectivement la cellule interministérielle de crise a conclu certaines mesures.
00:36:03Oui, effectivement, Pierre, parce que les premières informations de cette cellule interministérielle de crise
00:36:09commencent à nous parvenir.
00:36:10On a pu échanger avec l'entourage du Premier ministre.
00:36:13Déjà, s'agissant de la sémantique du côté de Matignon,
00:36:17on ne parle plus de blocage de lycéens, mais bien de violences urbaines.
00:36:22Et surtout, on commence à pointer du doigt les responsabilités.
00:36:26Il a été convenu, établi, de la part de l'ensemble des renseignements
00:36:30qui étaient présents dans cette cellule interministérielle de crise,
00:36:32que c'est la France insoumise qui est à la manœuvre et ses proxys d'ultra-gauche.
00:36:38Voilà les mots et la terminologie très forte employée du côté de l'entourage du Premier ministre
00:36:44qui réitère qu'Edouard Geffrey, lui, souhaite que les cours, là où les blocages ont lieu,
00:36:50soient maintenus en distanciel.
00:36:52Que le ministre de l'Éducation nationale va rencontrer les organisations représentatives des lycéens
00:36:59et que le garde des Sceaux convoque bien à 17h30 les procureurs généraux
00:37:04pour leur demander une fermeté dans la réponse pénale.
00:37:07Mais voilà donc des mots très très forts du côté de Matignon
00:37:12qui pointent très clairement la France insoumise
00:37:14comme responsable des mouvements de violence et des meutes que connaît la France.
00:37:19Merci beaucoup Maxime Leguay.
00:37:21Et ce serait intéressant de voir ce que dit le ministre de l'Éducation nationale tout à l'heure
00:37:26au JT de 20h.
00:37:28Est-ce qu'il y aura une réponse quelconque à ces violences urbaines ?
00:37:33Ça c'est intéressant, c'est-à-dire que ce ne sont pas des blocages de lycéens.
00:37:37Et je me tourne vers vous parce que les lycéens, entre guillemets, ils sont pour rien.
00:37:41Bien sûr. Je dirais même qu'il y a une majorité de lycéens qui est très importante,
00:37:46qui est complètement opposée à ce type de méthode.
00:37:50Avec l'Uni, on avait lancé une pétition hier contre les blocages, justement.
00:37:55On a réuni déjà un certain nombre de signatures.
00:37:57Et il y a des centaines et des centaines de lycéens qui nous contactent,
00:38:00qui nous disent qu'ils sont complètement contre et opposés à toutes ces méthodes,
00:38:04qui ne se sentent pas du tout proches des extrémistes qui créent les émeutes,
00:38:09et qui veulent juste retourner en cours.
00:38:11Ils veulent juste retourner en cours, pouvoir étudier.
00:38:15Ceux qui sont en terminale sont inquiets car ils ont le bac à la fin d'année.
00:38:18Ils sont en train de manquer des cours.
00:38:19Et c'est encore quelque chose qui contribue à la baisse du niveau de l'enseignement en France.
00:38:26Oui. Et justement, nous, nous sommes à CNews sur tous les fronts.
00:38:30Vous allez le voir à Rennes, à Argenteuil, à Paris, à Montpellier, à Marseille, à Lyon, à Bordeaux, à Aubervilliers.
00:38:36Voilà les équipes de CNews qui sont là pour vous relater les faits.
00:38:40Regardez, ces images parlent d'elles-mêmes.
00:38:43C'est une journée, une nouvelle journée de violence.
00:38:46Et reprenons le mot qu'utilise le gouvernement derrière cette cellule interministérielle de crise.
00:38:53En effet, ce sont des violences urbaines.
00:38:55On n'est plus du tout dans un blocus de l'océan.
00:38:57Et là, sur cette carte, vous voyez effectivement toutes les villes qui sont touchées en France à l'heure actuelle
00:39:02par ces violences.
00:39:04Regardez ce qu'a écrit Marine Le Pen sur Twitter.
00:39:08Et là aussi, elle fait la liste des villes.
00:39:10Marseille, Lyon, Grenoble, Besançon, Nîmes, Strasbourg, partout en France, la situation dégénère.
00:39:14Des professeurs sont attaqués, du mobilier urbain est incendié.
00:39:17Des bus sont caillassés en se rendant personnellement devant les lycées pour haranguer les jeunes,
00:39:21en appelant les militants à l'insurrection, en envoyant les députés devant les établissements.
00:39:25Jean-Luc Mélenchon porte une lourde responsabilité dans la situation que connaît aujourd'hui notre pays.
00:39:31L'ordre doit être rétabli.
00:39:32L'accès aux lycées assurés, la sécurité des élèves, des enseignants garantis.
00:39:36Rien ne serait justifié que ces exactions commises depuis plusieurs jours et qui s'intensifient perdurent.
00:39:41Qu'est-ce que fait la France insoumise ? Elle fait tout le contraire.
00:39:43Vous avez entendu Louis Boyard à l'instant qui dit nous sommes aux côtés de ces lycéens,
00:39:47ils ont raison de se révolter.
00:39:48Regardez une autre députée, la chef de file des députés LFI en l'occurrence, Mathilde Panot.
00:39:53Elle était en banlieue parisienne à Vitry ce matin.
00:39:59Thomas Sankara qui était le président du Burkina Faso, le pays des hommes intègres,
00:40:07disait une jeunesse mobilisée et dangereuse, elle est plus dangereuse qu'une bombe à Zurich.
00:40:19Alors, le pouvoir à faire debout, ne lâchez rien, restez dignes, restez disciplinés et c'est comme ça qu'on
00:40:26va gagner.
00:40:30Bon ben le message est clair, c'est comme ça qu'on va gagner.
00:40:33On est sur le message électoral, on n'a plus rien à voir avec les lycées, avec une colère étudiante
00:40:40ou lycéenne quelconque.
00:40:41Non, et je rappelle d'ailleurs que la laïcité, ce n'est pas seulement sur la question religieuse.
00:40:45Normalement, l'école devrait mettre à l'abri de toute forme de propagande politique.
00:40:49Donc en fait, ces députés sont hors la loi, même quand ils sont juste devant.
00:40:55Les personnes ne le rappellent jamais, mais c'est dommage que l'État ne le fasse pas.
00:41:01Donc il y a effectivement cette réalité de l'instrumentalisation de LFI,
00:41:06qui de toute manière crée les fractures pour s'en repaître.
00:41:08Mais après, moi je trouve qu'il y a quelque chose de peut-être plus inquiétant.
00:41:11Alors évidemment, il faut toujours le rappeler, ça ne représente pas tous les lycéens.
00:41:15C'est même une petite minorité.
00:41:17Il y a d'autres jeunesses, on ne parle jamais de la France rurale et périphérique,
00:41:20où a priori ça ne brûle pas.
00:41:22Ils n'ont pas toujours la chance d'avoir un lycée à côté de chez eux.
00:41:24Ils ont des difficultés sociales beaucoup plus grandes.
00:41:27On n'en parle jamais, j'aimerais bien qu'on en parle un peu plus.
00:41:30Mais il y a tout de même, à mon avis, c'est que tout de même,
00:41:33le symptôme au-delà de la LFI, d'une jeunesse de plus en plus décérébrée.
00:41:36On aurait pu se dire, après classement PISA, on fait tout pour remonter le niveau.
00:41:41Il y a un consensus autour de l'école.
00:41:43Personne n'en parle.
00:41:44Et là, on a, à mon avis, des gens qui ont perdu toute forme d'esprit critique.
00:41:48S'ils sont aussi facilement manipulables,
00:41:51c'est aussi parce qu'il y a un déficit d'éducation quelque part,
00:41:54une absence des parents, une jeunesse qui a grandi dans les écrans,
00:41:58dans une forme de violence totalement banalisée.
00:42:00Et ça, c'est très inquiétant, encore plus que LFI.
00:42:02J'en viens, mais très sérieusement, ce que je vous dis est très sérieux,
00:42:05j'en viens sérieusement à me demander si Jean-Luc Mélenchon et ses sbires
00:42:08ne sont pas en train de faire campagne pour Marine Le Pen.
00:42:11Parce qu'à ce rythme-là, elle va être élue au premier tour de l'élection présidentielle.
00:42:18Jean-Luc Mélenchon, quoi qu'on en dise, il est tout sauf bête.
00:42:21Il est même très intelligent.
00:42:22Donc, il sait très bien qu'il ne gagnera pas, quoi qu'il arrive, cette élection présidentielle.
00:42:26Donc, je me demande s'il n'est pas en train de chauffer cette population à blanc
00:42:30pour faire élire Marine Le Pen et pour pouvoir mieux, lui, ensuite, contrôler la rue.
00:42:34Parce qu'in fine, c'est ce qu'il veut, l'élection de Marine Le Pen
00:42:37pour pouvoir dicter sa loi dans la rue.
00:42:39Je me demande s'il n'est pas en train, là, d'appliquer cette stratégie.
00:42:42Au détriment, évidemment, des Français qui voudraient apaiser la situation.
00:42:47Mais sur le fond, il y a deux sujets, en fait.
00:42:49L'immunité parlementaire dont jouissent ces députés
00:42:52qui, finalement, soufflent la braise devant les caméras.
00:42:55Et puis, après, ils retournent tranquillement dans leur QG.
00:42:58Et puis, ils sont chez eux avec leurs 7000 euros par mois.
00:43:01Donc, l'immunité parlementaire, c'est peut-être un vrai sujet
00:43:03pour l'élection présidentielle.
00:43:05Parce que ce n'est pas donner un blanc-seing pour dire...
00:43:08Et justement, ils sont effectivement hors la loi,
00:43:09mais ils sont protégés par cette immunité parlementaire.
00:43:12Contrairement au maire de Saint-Denis, là, pour le coup,
00:43:14qui, je crois, il y a une...
00:43:17Il paraît très...
00:43:18Oui, il y a une...
00:43:19Exactement qui est...
00:43:19Il est cité dans une place.
00:43:20Il est cité dans une place.
00:43:22On ne peut pas inciter à la violence impunément.
00:43:24C'est ce que font aujourd'hui ces députés-là
00:43:26qui se cherchent de leur écharpe tricolore.
00:43:28Ensuite, deuxième chose.
00:43:29Nos jeunes ne sont pas décérébrés.
00:43:31Ils sont en cours de construction.
00:43:33Ensuite...
00:43:33Pas tous, mais il y a une partie.
00:43:34Oui, mais voilà.
00:43:35Ça me gêne parce que je ne peux pas ne pas...
00:43:36Non, mais j'ai commencé par dire pas tous.
00:43:38Il y a une minorité, mais il y a une partie, malheureusement.
00:43:40Oui, bien sûr.
00:43:41Et c'est cette minorité-là qui, aujourd'hui, fait du grabus.
00:43:44C'est une minorité bruyante qui, encore une fois, je le dis,
00:43:47parce qu'on a pu voir, nous, vous savez, en tant que professeur,
00:43:50on voit certains de nos élèves avec qui on a cru créer des liens de confiance,
00:43:54avec qui on a cru pouvoir créer de l'apprentissage,
00:43:57et on les a vus à l'extérieur.
00:43:58On les a vus jeter des tirs de mortier.
00:44:00Et on s'est dit, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:44:02Qu'est-ce qu'on a raté ?
00:44:03Qu'est-ce qu'on n'a pas su faire pour qu'il passe de l'autre côté,
00:44:06pour qu'il soit comme ça manipulé ?
00:44:07On a failli quelque part.
00:44:09Donc, si on a failli quelque part,
00:44:10c'est qu'à un moment, c'est tout le système qu'il faut remettre en place.
00:44:13Sur le classement PISA, c'est de la gabegie.
00:44:16Notre système, le système de l'éducation française, est pachydermique.
00:44:20Parce que quand on a, juste, je finis ceci,
00:44:22300 000 agents, dont 25% sur les 1,2 millions de salariés de l'éducation nationale,
00:44:29qui ne voient jamais un élève, l'argent ne descend pas dans les classes,
00:44:32c'est qu'il y a un problème.
00:44:33C'est qu'il y a un problème.
00:44:33On continue d'en parler, effectivement, de ces violences urbaines partout en France.
00:44:37Vous avez vu la carte tout à l'heure.
00:44:38Et nos équipes sont là, évidemment, pour vous faire vivre l'événement.
00:44:41Restez avec nous sur CNews.
00:44:45Suite de l'émission spéciale sur ces violences urbaines auprès des lycées,
00:44:49puisque ce ne sont plus, et c'est le gouvernement qui le dit, ce n'est pas moi,
00:44:53ce ne sont pas des blocus ou des blocages de lycées,
00:44:55ce sont des violences urbaines éparpillées dans toute la France.
00:44:59Vous voyez, les images parlent d'elles-mêmes.
00:45:00Nos équipes sont sur place pour vous faire vivre ces événements,
00:45:03avec des images, effectivement, très fortes,
00:45:06de poubelles brûlées, de policiers, de CRS,
00:45:09prises à partie également par des élus de la France insoumise.
00:45:13Regardez cette carte avec les blocus,
00:45:16les situations épidermiques sur pratiquement toute la France,
00:45:21du nord au sud et d'est en ouest.
00:45:24Nous sommes sur le plateau de CNews, avec Anuza et Alexandre Devecchio,
00:45:29avec Myriam Djabali-Larak, qui est professeur d'économie,
00:45:32présidente de l'association Regards Lycéens.
00:45:34Nous sommes avec Rubens Strachan, qui est délégué national de l'Uni.
00:45:37Nous sommes avec Charles Germant, qui est délégué Alliance Police 93.
00:45:42Jean Delacoste également du service Police Justice de CNews,
00:45:47avec lequel, dans un instant, on va faire un round-up des faits marquants de la journée.
00:45:50Mais d'abord, partons à Aubervilliers, où on sait que la situation est un peu plus calme.
00:45:56Mais ça a été une journée également forte en événements du côté d'Aubervilliers.
00:46:02Oui, bonjour Pierre.
00:46:03Alors, vous l'avez dit, la situation est un petit peu plus calme.
00:46:06Il y a une accalmie.
00:46:07Les manifestants sont toujours, pour certains, dans la rue.
00:46:10Ils sont dispersés.
00:46:11Ils sont à peu près une cinquantaine.
00:46:13Mais ils commencent peu à peu à partir.
00:46:15Il y a quelques instants, un individu a tiré un mortier d'artifice.
00:46:19Alors, beaucoup de manifestants présents sur place sont mineurs.
00:46:22Nous en avons vu également certains cagoulés et masqués.
00:46:26Nous avons également entendu plusieurs insultes à l'encontre des forces de l'ordre.
00:46:30Alors, la journée, on le rappelle, et vous l'avez rappelé également en plateau, a été agitée.
00:46:34Ici, à Aubervilliers, le rassemblement était initialement devant le lycée Le Corbusier.
00:46:38Tout à l'heure, les pompiers sont intervenus, car les manifestants ont incendié plusieurs poubelles et vélos.
00:46:42Ce qui était dangereux, car, on peut le voir sur les images, il y avait de la foule et aussi
00:46:47plusieurs véhicules qui étaient garés à proximité.
00:46:50Ils ont également attaqué physiquement les forces de l'ordre, qui sont restées mobilisées toute la journée.
00:46:56Alors, pour l'heure, je vous le rappelle, la situation semble redevenir calme.
00:46:59Mais nous restons tout de même sur place.
00:47:01Nous vous tiendrons informés de l'évolution de la situation.
00:47:03J'y compte bien.
00:47:04Merci beaucoup de nous tenir informés de l'évolution de la situation.
00:47:08C'est ça qui est terrible, c'est que même quand la situation est calme, et vous connaissez parfaitement ce
00:47:13secteur, Charles Germant,
00:47:15il y a quand même un tir de mortier qui peut arriver et qui peut faire des dégâts terribles, en
00:47:18fait.
00:47:19Oui, et puis là, notamment en Ancien-Saint-Denis, c'est-à-dire qu'il n'y a pas que
00:47:22ça.
00:47:23On a toute une criminalité qui est autour et qu'il faut traiter.
00:47:28Il faut traiter, ça veut dire quoi qu'il faut traiter ?
00:47:30On a tout ce qui est trafic de stupéfiants, on a les violences intrafamiliales,
00:47:34enfin, on a toutes ces missions qu'il faut quand même faire.
00:47:37Les policiers, malheureusement, ne peuvent pas se décupler.
00:47:40Quand on manifeste, on a manifesté à 10 000 fonctionnaires à l'appel d'alliances policiales,
00:47:46là, il y a quelques jours, le ministre, pour juste demander une hausse de la prime de risque,
00:47:54le ministre ne nous répond pas.
00:47:55Et aujourd'hui, qui est encore une fois en première ligne, c'est les policiers,
00:48:00c'est les policiers qui en prennent, excusez-moi de l'expression, mais qui en prennent plein la gueule, malheureusement.
00:48:05Qui en prennent plein la gueule.
00:48:06Et alors, quand la cellule interministérielle de crise, tout à l'heure à Beauvau et Maxime Leguay,
00:48:13où on nous en faisait état, nous dit effectivement qu'il y a toute une série de mesures qui ont
00:48:19été adaptées,
00:48:20constats partagés par les services de renseignement de l'origine du mouvement,
00:48:23bon, LFI et ses proxys, l'ultra-gauche.
00:48:26Moment de bascule, ce n'est plus un sujet de blocus, blocage, mais des violences urbaines, on l'a dit.
00:48:30Cette bascule de violences rend la continuité de services publics, de l'éducation quasiment impossible.
00:48:35Et on a vu qu'il y a certains lycées qui vont être en présentiel demain, en distanciel.
00:48:40Pardon, oui, exactement, merci de corriger ce lapsus.
00:48:42Mais alors, en distanciel, je ne suis pas sûr que toutes les familles, dans toutes les zones de France,
00:48:47disposent aussi d'un appareil qui permette aussi de suivre en distanciel.
00:48:50Ça, c'est aussi une autre manière.
00:48:53Le ministre de l'Éducation nationale rencontra les organisations responsables.
00:48:56Le garde des Sceaux réunira en visio cet après-midi.
00:48:59Il est 16h03, donc d'ici une heure et demie, le garde des Sceaux réunira les procureurs généraux
00:49:06pour organiser la réponse pénale.
00:49:07Ce n'est pas suffisant, ce n'est pas ce que vous attendez du gouvernement.
00:49:09Mais non, non, non, pas du tout.
00:49:11Nous, on demande un choc d'autorité depuis déjà bien longtemps.
00:49:14On demande d'avoir beaucoup plus de moyens, que ce soit des moyens humains,
00:49:18mais également des moyens matériels.
00:49:20On demande d'avoir une hausse du salaire.
00:49:23Là, il faut bien comprendre qu'un policier qui sort d'école et qui est affecté en province,
00:49:26il gagne 2 000 euros.
00:49:27Vous demandez ça le jour du budget, M. Germain.
00:49:30On fait 54 milliards d'économie.
00:49:32Vous vous dites qu'on a besoin d'augmentation.
00:49:34Justement, on le demande depuis plusieurs semaines.
00:49:35On a manifesté à plus de 10 000 fonctionnaires à l'appel d'Allianz Police Nationale.
00:49:40Justement, par rapport à ce budget, pour dire,
00:49:42mais attention, le métier de policier n'attire plus.
00:49:45On a de plus en plus de mal à recruter.
00:49:47On a des véritables manques de moyens humains.
00:49:50Là, aujourd'hui, j'ai des commissariats où, quand on va dans les bureaux en investigation,
00:49:56les collègues ont 400-500 procédures, c'est-à-dire 400-500 victimes qui attendent une réponse.
00:50:02Alors, dernière citation de LFI, c'est M. Bompard, le coordinateur de la France Insoumise,
00:50:08qui reproche à Matignon, qui a accusé plutôt la France Insoumise.
00:50:12Je l'ai dit, c'est dans le compte-rendu de la cellule interministère de crise.
00:50:17D'être à l'origine du mouvement du bloc.
00:50:19J'appelle le gouvernement à ne pas sombrer dans le complotisme et dans l'infantilisation des lycéens.
00:50:24Ce mouvement spontané est né d'une exaspération face à des conditions d'éducation absolument indignes.
00:50:29Il est temps que le Premier ministre renonce à jouer la stratégie du pourrissement et de la provocation.
00:50:33Voilà, on est là, c'est le bras de fer.
00:50:35Non mais il n'y a pas de bras de fer, parce que tout cela vient du renseignement territorial.
00:50:40Oui.
00:50:40C'est documenté.
00:50:41C'est le renseignement territorial qui a fait...
00:50:43Le bras de fer au niveau de la communication.
00:50:45Oui, au niveau de la communication.
00:50:46Mais il est évident que Matignon a raison, parce que tout cela est documenté par les services de renseignement,
00:50:50qui ont d'abord alerté le ministère de l'Intérieur pour leur faire part, effectivement,
00:50:54du fait que cette mobilisation n'a rien de spontané, qu'elle a été, effectivement,
00:50:59créée de toute pièce par l'extrême gauche, récupérée par la France insoumise,
00:51:04à des fins uniquement politiques, dans le but de servir la campagne de Jean-Luc Mélenchon.
00:51:08Cette mobilisation de l'ICN n'est pas spontanée, il faut le répéter, encore une fois,
00:51:12ça n'a rien de complotiste de dire cela.
00:51:14Si le Premier ministre s'est permis de le dire, c'est parce que le renseignement territorial l'a documenté.
00:51:19Et vous remarquerez que si Emmanuel Bompard se précipite pour dire ceci,
00:51:23c'est que, ce n'est pas qu'il est aux abois, mais on voit bien que la sémantique de
00:51:29la France insoumise
00:51:30tend quand même, soit à questionner, à tout le moins, si ce n'est à se dire,
00:51:36bon ben, en réalité, il y a peut-être quelque chose de plus sombre là-dessus.
00:51:41Regardez Mathilde Panot, qui était avec les lycéens tout à l'heure,
00:51:45c'est une séquence que l'on regarde sur CNews.
00:51:48Des photos que l'on va voir à l'instant, voilà.
00:51:52Donc ça, c'est la mobilisation également, avec un mégaphone improvisé.
00:51:57Et les lycéens, là, on a l'impression, là, c'est plus du tout un blocage lycéen.
00:52:01Ils ont l'air plutôt heureux, en fait, ces lycéens.
00:52:04Ils ne sont pas aux abois, ils ne sont pas dans les revendications.
00:52:07Jean de Lacoste, faisons avec vous un panel des faits marquants de ce qui s'est passé aujourd'hui.
00:52:14Alors, parmi les faits marquants, j'en ai choisi certains, mais il y en a tellement,
00:52:17on pourrait en parler pendant des heures.
00:52:19Et il y a beaucoup d'images aussi exactes.
00:52:21Mais il y a Nantes.
00:52:22Nantes nous a marqués ce matin avec ce collège, ce lycée Nelson Mandela.
00:52:27Donc le hall a pris feu entièrement, entièrement détruit maintenant.
00:52:3018 interpellations, rien qu'en Loire-Atlantique, avec 9 établissements touchés par des dégradations.
00:52:36Et 3, à Nantes, ont été touchés par des incendies.
00:52:39À Lyon, la façade d'un lycée a également été incendiée.
00:52:43Le lycée Lumière, avec 41 établissements touchés dans la région du Rhône.
00:52:5038 interpellations, 13 policiers blessés.
00:52:53À Marseille, vous en avez parlé tout à l'heure,
00:52:55un camion de pompiers qui a été incendié devant le lycée Saint-Exupéry.
00:53:03Camion de pompiers incendié, bus également incendié.
00:53:07Un policier nous disait qu'on retrouvait sur les lieux et sur les lycéens des explosifs, des aérosols.
00:53:14Aérosols qui ont fait qu'un lycéen lui-même a été blessé avec un déodorant qui lui a explosé dans
00:53:19les mains à Saint-Malo.
00:53:20Il a les mains brûlées.
00:53:22Et à Bordeaux, un proviseur a été touché par un tir de mortier et est gravement blessé.
00:53:29Avec des dégâts qui, hier, du côté de l'Île-de-France, ont été chiffrés à 1 million d'euros
00:53:35par Valérie Pécresse, la présidente de la région.
00:53:37C'est 1 million d'euros uniquement pour la région Île-de-France.
00:53:42Qu'est-ce que ça doit être ?
00:53:43On a vu ce camion de pompiers.
00:53:45Je ne sais pas combien coûte un camion de pompiers, mais j'imagine beaucoup plus qu'une Clio.
00:53:50Et cette façade aussi d'immeubles qui a été brûlé.
00:53:53Oui, et il y a aussi ce qu'il faut prendre en compte.
00:53:58Il y a aussi tous les blessés également.
00:54:00Ça, c'est pareil, ça va être chiffré.
00:54:03Et on a affaire à des individus qui, pour la plupart, ne sont même pas lycéens.
00:54:14Quand on les interpelle, généralement, ils sont relâchés aussi rapidement.
00:54:18On a un problème aussi de justice à deux vitesses.
00:54:21Et on devrait aussi demander à ce que les parents de ces mineurs rendent des comptes.
00:54:27Et payent.
00:54:27Et payent.
00:54:30Oui, tu casses, tu payes et tu répares.
00:54:33On est complètement sur cette position-là.
00:54:36Les casseurs doivent payer.
00:54:38Et en plus, si on relève leur identité, ça va pouvoir démontrer que ce ne sont pour la plupart pas
00:54:43des lycéens.
00:54:44Et ce serait une très bonne chose.
00:54:46Il faut maintenir l'ordre.
00:54:48Il faut que le calme puisse revenir rapidement dans les lycées.
00:54:51Et que la majorité des étudiants qui sont tout à fait pacifiques.
00:54:55L'Assemblée nationale, Philippe Juvin, prend la parole devant les micros et devant la presse.
00:55:02Déficit.
00:55:03Il n'y a pas mille manière.
00:55:04Soit vous baissez vos dépenses, soit vous augmentez vos recettes.
00:55:07Donc il faut absolument baisser la dépense puisque les impôts sont déjà à un niveau très élevé.
00:55:12Philippe Juvin qui parle de la dette et du budget, évidemment.
00:55:16Mais bon, comme on a vu sa prise de parole, on pensait qu'il parlait des violences urbaines.
00:55:21Peut-être qu'il s'exprimera.
00:55:22On peut simplement dire un mot sur le budget parce que ça concerne effectivement aussi les manifestations ultra-violentes auxquelles
00:55:28nous assistons.
00:55:29Est-ce que vous savez qu'il n'y a que deux ministères dont le budget augmente ?
00:55:32Seulement deux.
00:55:33La défense et l'éducation nationale.
00:55:35Plus un milliard d'euros pour l'éducation nationale.
00:55:38Donc qu'on ne nous dise pas qu'il y a une cure d'austérité au sein du ministère de
00:55:41l'éducation nationale.
00:55:43Seulement deux ministères voient leur budget augmenter.
00:55:45Donc effectivement, là, on est dans une période de...
00:55:48On n'est pas le parent pauvre.
00:55:49Comment ?
00:55:49Je vous dis, on n'est pas le parent pauvre.
00:55:51Donc c'est pour ça qu'on peut reprendre point par point ce que disait M. Boyard en termes de
00:55:55revendications au M. Bompard.
00:55:56Et on leur prouverait par A plus B que ça ne tient pas la route.
00:56:00Alors comme disait le général de Gaulle, la réforme, oui, je ne dis pas que tout va bien.
00:56:03Mais la chien-lis, non.
00:56:04Parce que là, on est vraiment dans de la chien-lis.
00:56:05On ne se rend pas compte du choc psychologique aujourd'hui des personnels de l'éducation nationale
00:56:10et des élèves également qui ont subi à 15, 14 ou 16 ans ce qu'ils n'auraient jamais dû
00:56:15subir de leur vie.
00:56:16Derrière, il y aura quand même des traumatismes.
00:56:18Il ne faut pas l'oublier, ça.
00:56:20Oui, des traumatismes.
00:56:21Et effectivement, on l'a vu tout à l'heure et je vous ai coupé pour rien, mon cher Ruben
00:56:26Strachan.
00:56:27On l'a vu tout à l'heure et Jean l'a raconté, dans l'inconscient de la course à
00:56:34la désobéissance,
00:56:35de la course au fait d'incendier des choses, il y a ce lycéen ou cet étudiant qui s'est
00:56:41brûlé les mains avec un déodorant.
00:56:43Parce que oui, accessoirement, c'est écrit que c'est inflammable.
00:56:48On a l'impression que dans la précipitation, ce pauvre gamin, j'ai peur pour lui, je suis extrêmement triste
00:56:56pour lui.
00:56:56C'est-à-dire qu'il va toute sa vie porter ce handicap.
00:56:59Ça, c'est des consignes qui ont été données, notamment via les réseaux sociaux,
00:57:04d'acheter des petites bonbonnes de gaz pour les airbags, etc.
00:57:07et de les jeter lors d'incendie afin que ça explose.
00:57:11Donc, c'est toujours pour faire plus spectaculaire.
00:57:15Mais ça, c'est dans le tuto que je vous montrais tout à l'heure.
00:57:17C'est-à-dire qu'il y a le fameux réunir, créer un groupe où tous les membres sont prêts
00:57:21à bloquer dès 6h du matin.
00:57:24Prévoir des pancartes.
00:57:25Voici quelques idées.
00:57:26Quelques idées.
00:57:27Macron nous fait la guerre et sa police aussi.
00:57:30Mais on reste...
00:57:31Déter.
00:57:32Déter.
00:57:33Déterminer.
00:57:34Déter, ça veut dire déterminer.
00:57:36Déterminer.
00:57:37Quelques années nous séparent.
00:57:39Alors, heureusement, vous êtes là pour bloquer le pays.
00:57:43Voilà.
00:57:43Venir à 6h30 et bloquer.
00:57:45Bloquer.
00:57:46Bon, voilà.
00:57:46Et faire entendre les revendications.
00:57:48Et j'imagine qu'il y a un tuto aussi pour se menir de certains objets.
00:57:52Mais en tout cas, moi, ce qui me fascine, et on va voir, c'est...
00:57:55Vous le voyez à l'écran, c'est l'étape 5.
00:57:57Faire face à la répression.
00:57:59Filmer les interventions de police.
00:58:01Dissimuler votre visage.
00:58:03S'il y a une fouille, il faut l'accord du procureur ou une demande au procureur.
00:58:08En cas de contrôle d'identité, la police peut vous conduire dans un commissariat pour vérifier.
00:58:12C'est une durée maximum de 4 heures.
00:58:15Donc, en gros, regardez l'heure.
00:58:16Et puis, en garde à vue, surtout, gardez le silence.
00:58:18Demandez absolument à faire une visite médicale.
00:58:20Demandez à avoir un avocat.
00:58:21Dès le début de la garde à vue, je précise que demander à avoir un avocat, c'est en écriture
00:58:26inclusive.
00:58:27C'est la fabrique à la délinquance, ça.
00:58:29C'est une fabrique à délinquance.
00:58:31C'est un mode d'emploi pour devenir...
00:58:32Ça n'est rien d'autre qu'une fabrique à la délinquance.
00:58:34Vous appelez ça comment, sinon ?
00:58:35C'est surtout une fabrique aux militants révolutionnaires.
00:58:37Ah oui, mais là, c'est...
00:58:39Parce que les visuels que vous avez partagés, c'est une organisation étudiante d'extrême-gauche
00:58:43qui est dans toutes les universités de France, ou presque.
00:58:46Et effectivement, ils organisent des tutoriels pour expliquer comment faire un blocage.
00:58:50Et ce n'est pas beaucoup mis en avant dans ces visuels-là.
00:58:57Mais ils forment aussi très bien à comment est-ce qu'on fait une bonne garde à vue, comment est
00:59:01-ce qu'on fait pour créer plein de démarches différentes, une fois au commissariat, pour pouvoir potentiellement créer des vis
00:59:09de procédure, parce qu'il peut y avoir une erreur qui s'y glisse entre 40 interventions différentes.
00:59:16Donc, ce sont des gens qui sont tout à fait formés.
00:59:19Ils s'entraînent, en fait, à la révolution.
00:59:21Il y a un risque qu'on peut quand même...
00:59:24Des révolutionnaires de pacotille, pardon, parce que nos reporters nous disent que dès qu'il pleut, ils vont se mettre
00:59:28à l'abri.
00:59:32En attendant, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, en attendant, il y a aussi des profs qui
00:59:37sont à terre.
00:59:37Regardez cette séquence.
00:59:39Nous sommes à Pessac, en Gironde, avec ce prof qui est à terre.
00:59:54Voilà donc cette agression en règle.
00:59:56Et c'est comme ça, vous avez vu la carte tout à l'heure, on va la remontrer, la carte
01:00:00de toutes les villes qui sont concernées par ces violences urbaines.
01:00:06C'est colossal et donc toute la France est touchée par ces violences-là.
01:00:09Voilà, on est quand même dans une situation inexplicable.
01:00:13On se dit que c'est comme ça, c'est déjà une faillite pour nous.
01:00:16Je n'ai pas dit que c'est comme ça, c'est comme ça.
01:00:17Oui, oui, j'ai bien compris.
01:00:18Non, non, mais...
01:00:18Non, non, c'est comme ça.
01:00:19On ne peut plus rien dire.
01:00:20Stupéfaction.
01:00:21Non, non, mais ce que je veux dire, c'est que quand même, aujourd'hui, le ministère de...
01:00:25Voilà, j'attendais la carte, la voilà.
01:00:26... nous a dit de tenir coûte que coûte et vaille que vaille.
01:00:29Ça veut dire qu'on maintient quand même une continuité pédagogique en présentiel quand on peut, en distanciel quand on
01:00:36peut.
01:00:36Et c'est déjà une forme de résistance.
01:00:38Parce que je vous assure, cette professeure que vous voyez là par terre, on voit un sévice physique, mais vous
01:00:43n'imaginez pas les sévices psychologiques que j'ai vus aujourd'hui et hier et avant-hier auprès de collègues
01:00:48ou ce que j'ai entendu.
01:00:49Il y a le sévice là que vous voyez là, donc c'est un traumatisme pur.
01:00:52Mais derrière, être confiné, voir des feux, voir des moitiés, avoir peur pour sa vie, se dire mince, où est
01:00:57mon enfant, alors qu'on est là juste pour faire son travail, c'est déjà une forme de résistance que
01:01:01de venir le matin.
01:01:02Autre chose, aujourd'hui, les forces de l'ordre et le ministère de l'Intérieur savaient que ces blocus allaient
01:01:08venir.
01:01:08Ça fait 15 jours, presque un mois qu'on en parle.
01:01:10Ça fait presque un mois qu'on sait que les lycéens, par une forme ou un autre, revendications vraies ou
01:01:17pas, si tant est qu'il y en ait eu, de toute façon, on ne négocie pas avec la violence
01:01:21et la délinquance.
01:01:22C'est une règle de base, si tant est qu'il y en ait eu, ce que je ne comprends
01:01:25pas, c'est pourquoi on n'a pas anticipé avant.
01:01:28Puisqu'on savait que les blocus, il y a eu des appels.
01:01:31Et anticiper de quelle façon ?
01:01:32Moi, je ne suis pas au ministère de l'Intérieur, mais aujourd'hui, les forces de l'ordre, on aurait
01:01:37pu peut-être mettre sur les lycées.
01:01:38On savait, c'est ce qu'on a fait aujourd'hui, ce qui nous a permis d'éviter le pire.
01:01:43Peut-être que la première fois, c'était mardi, on aurait pu, parce qu'on savait lesquels étaient les lycées
01:01:48les plus dangereux, mettre de la police.
01:01:50Je ne sais pas, mettre une forme de cour en distanciel, mettre une forme de fouille à l'entrée dans
01:01:56le lycée.
01:01:56Mais il y en avait, mais je parle sous le contrôle de Charles Germant.
01:01:59Mais si on met des policiers avant même qu'il se passe quoi que ce soit, ces jeunes-là dont
01:02:06on parle considèrent que c'est de la provocation.
01:02:09Et ils vont faire venir, et je parle sous votre contrôle aussi, des élus comme M. Bagayoko.
01:02:14C'est exactement ce qui s'est passé mardi à Saint-Denis.
01:02:17Et vous avez vu comme la situation a évolué.
01:02:20Et vous avez M. Bagayoko qui, devant les caméras de toutes les chaînes de télé, dit
01:02:25« Mais la violence peut être légitimée. »
01:02:30C'est quoi cette affaire ?
01:02:30C'est pour ça qu'aujourd'hui, le ministère de l'Intérieur et le ministère de l'Éducation confirment ce
01:02:34que nous, nous avons vu.
01:02:36C'est qu'il ne s'agit pas d'un blocus étudiant, mais bien de deux crises qui se télescopent.
01:02:41Et qu'on est dans de la violence urbaine, périurbaine, de délinquance,
01:02:45avec une forme de rage qui, depuis un certain temps, de toute façon, se couve sur plein de choses.
01:02:52Oui, nous, on a intervenu dès le début.
01:02:55C'est-à-dire qu'on n'a pas attendu que ça prenne une grosse ampleur.
01:02:58On a intervenu dès le début.
01:02:59Et puis, les moyens, on les a mis de manière croissante.
01:03:04On a augmenté, si vous voulez, de plus en plus les moyens au vu de l'hostilité qu'il y
01:03:09avait en face de nous.
01:03:10Mais l'hostilité est arrivée quand même très, très rapidement.
01:03:13Je vous le dis, lundi ou mardi, on avait quand même un commissariat qui était assiégé à Saint-Denis.
01:03:19Ils ont attaqué un commissariat.
01:03:21Donc moi, je veux bien, quand on parle de revendications de lycéens ou autres,
01:03:25alors pourquoi s'attaquer à un commissariat ?
01:03:26Qu'est-ce que ça va changer dans leur vie de lycéens ?
01:03:28Ruben Strachan, comment on fait ? Est-ce qu'on arrive à dialoguer ?
01:03:32Alors moi, je suis d'un autre temps.
01:03:34Je suis un enfant de 74, je n'ai pas de secret avec ça.
01:03:36Et quand j'étais à la fac, il y avait l'Uni, il y avait aussi le GUD,
01:03:40il y avait aussi d'autres associations étudiantes.
01:03:44Et en fait, toutes ces associations étudiantes,
01:03:47elles n'étaient pas forcément du même avis.
01:03:49Mais on se parlait, c'est-à-dire qu'on arrivait aussi pour des améliorations à la fac,
01:03:54de se dire, tiens, on va plutôt faire ça, qu'est-ce que tu penses, machin.
01:03:56Aujourd'hui, est-ce que c'est totalement hermétique entre les associations lycéennes ?
01:04:01Depuis quelques années, effectivement, c'est complètement hermétique.
01:04:04Il n'y a aucune discussion entre l'Uni et des organisations de gauche
01:04:09ou d'extrême gauche pour les conditions étudiantes.
01:04:12Nous, on essaie quand même en général de défendre des positions qui sont assez pragmatiques.
01:04:16Par exemple, sur le repas à 1 euro, je ne vais pas rentrer dans le détail.
01:04:19Là où en face, c'est des propositions qui sont toujours de plus en plus radicales.
01:04:23Et surtout, il y a une vraie différence sur les méthodes.
01:04:27Déjà sur le fond, mais surtout sur les méthodes.
01:04:29C'est qu'il y a une vraie radicalisation quand même des organisations étudiantes dans les universités.
01:04:34Avant, on avait l'UNEF qui était quand même de gauche bien radicale.
01:04:38Il y avait des branches d'extrême gauche aussi.
01:04:41Aujourd'hui, on est en train d'évoluer avec des mouvements comme le Point Levé
01:04:44qui sont en train de monter dans les universités,
01:04:45qui est la branche jeune de révolution permanente,
01:04:48qui est une scission du parti de Philippe Poutou
01:04:51parce qu'ils estiment que Philippe Poutou s'est droitisé pour caricaturer un peu.
01:04:56On est quand même très loin dans le délire.
01:04:58Effectivement, on est très loin dans le délire.
01:05:00Et on ne peut avoir absolument aucun dialogue avec des personnes
01:05:03qui n'espèrent qu'une seule chose, c'est avoir une révolution violente
01:05:06et pouvoir in fine couper les têtes de ceux qu'ils estiment être d'extrême droite ou du gouvernement.
01:05:12Hollande est déjà considérée comme d'extrême droite dans les universités
01:05:14pour vous donner une petite idée par ces mouvements-là.
01:05:17Et donc, ça va très loin et il ne peut pas y avoir de dialogue.
01:05:22Merci beaucoup.
01:05:23On continue bien sûr le tour d'horizon de ces violences urbaines.
01:05:26Restez bien avec nous sur ces news.
01:05:29Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:32Sous-titrage Société Radio-Canada
01:05:32Merci.
01:05:32Merci.