- il y a 15 minutes
Un mois entamé par une islamophobie décomplexée et achevé par un antisémitisme non assumé. De l’interdiction du port du voile aux écrits de Jordan Bardella révélés par Mediapart, en passant par le racisme crasse du policier municipal de Carcassonne, septembre aura rappelé l’ADN profond du parti à la flamme.
Des polémiques nombreuses qui ont éclipsé d’autres faits éclairants, comme un ancien membre de mouvements néonazis investi aux sénatoriales ou le soutien à un député RN accusé d’escroquerie et de harcèlement. Le parti, divisé en interne et dont l’arnaque sociale devient de plus en plus saillante, vacille à six mois de la présidentielle. Et la campagne ne fait que commencer.
Décryptage avec Théo Bourrieau et Florent le Du, journalistes à l'Humanité.
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00:00 La rentrée sous tension du Rassemblement national
00:25 1ᵉʳ septembre : l'impréparation sur le voile
04:04 4-5 septembre : les divisions internes sur nombre de sujets
06:02 9 septembre : dérapages racistes d'un policier à Carcassonne
08:51 13 septembre : programme sur le logement social et préférence nationale
11:34 17 septembre : l'affaire José Beaurain et le silence du RN
14:41 18 septembre : dépenses indues réclamées au Parlement européen
16:11 19 septembre : les profils des candidats aux sénatoriales
19:21 23 septembre : un élu RN renverse un jeune à moto
21:19 27-28 septembre : l'élection au Sénat et les révélations Mediapart sur Bardella
28:13 Que révèle ce mois de septembre ?
Des polémiques nombreuses qui ont éclipsé d’autres faits éclairants, comme un ancien membre de mouvements néonazis investi aux sénatoriales ou le soutien à un député RN accusé d’escroquerie et de harcèlement. Le parti, divisé en interne et dont l’arnaque sociale devient de plus en plus saillante, vacille à six mois de la présidentielle. Et la campagne ne fait que commencer.
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00:25 1ᵉʳ septembre : l'impréparation sur le voile
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06:02 9 septembre : dérapages racistes d'un policier à Carcassonne
08:51 13 septembre : programme sur le logement social et préférence nationale
11:34 17 septembre : l'affaire José Beaurain et le silence du RN
14:41 18 septembre : dépenses indues réclamées au Parlement européen
16:11 19 septembre : les profils des candidats aux sénatoriales
19:21 23 septembre : un élu RN renverse un jeune à moto
21:19 27-28 septembre : l'élection au Sénat et les révélations Mediapart sur Bardella
28:13 Que révèle ce mois de septembre ?
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NewsTranscription
00:01La campagne présidentielle du Rassemblement national commence mal, très mal.
00:05Ce mois de septembre a vu un enchaînement de ratés, de polémiques, d'affaires judiciaires, de révélations ou de divergences
00:11idéologiques.
00:12On va revenir avec Florent Ledu, journaliste à la rubrique politique et spécialiste de l'extrême droite sur ce début
00:17de campagne foireux, on peut le dire je pense.
00:19Jour après jour, presque un petit peu comme un calendrier de l'Avent.
00:22On va donc commencer par le 1er septembre.
00:25Le 1er septembre, c'est la rentrée et qui dit rentrée dit petite polémique sur le voile.
00:30Oui, c'est ça.
00:31Alors si on prend la date du 1er septembre comme point de départ de notre petit récap de ce mois
00:39de septembre noir pour le Rassemblement national,
00:44on est donc fin août, début septembre à une période où en fait le Rassemblement national a un peu de
00:49mal à exister.
00:50En tout cas, c'est ce qui se dit en interne, il y a un peu de mal à exister
00:55dans l'espace médiatique, même si évidemment, ils étaient toujours très présents comme d'habitude.
01:00Mais un petit peu moins que la gauche parce qu'elles ont leurs universités d'été à ce moment-là,
01:06fin août.
01:07Tandis qu'à droite, les médias parlent un petit peu plus du duel Attal-Edouard Philippe.
01:14Ça s'est un peu estompé là-dessus puisque leurs campagnes ont du mal quand même à percer.
01:20Donc on est à ce moment-là.
01:22Le RN identifie un petit peu que la campagne présidentielle est partie, mais sans eux.
01:27Et donc, quoi de mieux que de lâcher une bonne vieille bombe identitaire, une bonne vieille proposition à la Rassemblement
01:34national,
01:35c'est-à-dire interdire le port du voile islamique et uniquement celui-ci dans l'espace public.
01:42Ça fait un petit peu l'effet escompté, c'est-à-dire d'une part de faire parler d'eux
01:46et d'autre part de raffermir, de consolider un petit peu sa base,
01:50faire plaisir aux militants historiques.
01:53Mais ce qui les a peut-être un petit peu surpris, c'est qu'ils se sont habitués sur ce
01:57genre de sujet ces dernières années à être suivis par la droite,
02:00à être suivis par un certain nombre d'éditorialistes et de médias mainstream.
02:05Sauf que là, ce n'était pas vraiment le cas. Sur les plateaux de télé, ils se sont pour la
02:10plupart décomposés face, d'une part, aux accusations légitimes d'islamophobie,
02:17de montrer concrètement, OK, donc là, vous prévoyez une loi qui stigmatise clairement des gens en fonction de leur foi,
02:28en fonction de leur religion.
02:29Et d'autre part, sur l'incapacité, leur incapacité à expliquer comment mettre en œuvre cette proposition, d'une part,
02:44de l'adopter, puisqu'elle est contre la loi de 1905,
02:48elle est contre la Constitution, elle est contre la Déclaration universelle des droits de l'homme,
02:52et de l'appliquer tout simplement. Comment est-ce qu'un policier va pouvoir aller arracher les voiles islamiques des
03:01musulmanes ?
03:02Comment est-ce qu'il va distinguer le voile islamique d'un voile porté par une juive, par une catholique,
03:09par quelqu'un qui le porte par pur esthétisme ?
03:14Il n'y a aucune réponse à ça sur les plateaux de télévision.
03:18Donc, cette première séquence, en fait, dès le 1er, le 2 septembre, a montré, d'une part, que le RN
03:24est toujours un parti raciste,
03:25et d'autre part, qu'il n'est pas préparé, qu'il n'est pas professionnel, et qu'il ne
03:29sait pas, même pour des propositions,
03:32alors qu'elles sont peu nombreuses, en termes économiques, sociaux, ils n'arrêtent pas de changer, donc là, qu'ils
03:38ne soient pas préparés, on le sait,
03:40mais même là-dessus, ça fait 10 ans qu'ils proposent ça, ils ne savent toujours pas comment ils vont
03:43faire.
03:44– Tu commençais justement à parler de leurs autres propositions, notamment en matière économique,
03:50on a vu dans les jours d'après, le 4, le 5 septembre, que sur les retraites, par exemple, mais
03:54aussi sur l'Ukraine,
03:57ils ne sont pas tous raccords, ils ne défendent pas forcément toutes et tous la même chose,
04:01qu'il y avait un peu une petite cacophonie sur le fond de leur programme.
04:04– C'est ça, c'est aussi ce qui a marqué le début du mois de septembre du Rassemblement national,
04:08c'est des divisions au sein du parti, déjà sur le voile, où on a des gens qui viennent sur
04:15le plateau dire
04:16« si, on va interdire le voile », le lendemain, on en a Andréa Cotara qui dit « non, ce
04:21n'est pas tranché »,
04:22Jean-Philippe Tanguy revient en disant « si, on a tranché, ce sera une amende pour celles qui portent le
04:27voile ».
04:28Finalement, Marine Le Pen et Jordan Bardella disent que ça, voilà, on fera un référendum, on verra.
04:34Et en fait, sur plein de sujets, c'est comme ça.
04:36Sur les retraites, Jordan Bardella, lui, propose, en tout cas, ouvre la voie vers une suppression carrément d'un âge
04:45légal.
04:46Marine Le Pen est contre, elle finit par, mais par contre, à ouvrir la voie vers la capitalisation.
04:53Sur les aides à l'Ukraine, on a le 4 septembre, Louis Alliot qui dit « on va couper le
04:56robinet quand on sera au pouvoir ».
04:58Le lendemain, Jordan Bardella qui dit « non, en fait, peut-être pas, ce n'est pas clair », tout
05:03ça.
05:04Il y a aussi Jordan Bardella dans la même période, il est à Birmingham au Royaume-Uni avec Nigel Farage,
05:12donc le conservateur britannique, pour signer un accord, une espèce de faux accord sur l'immigration,
05:19si leurs deux parties arrivent au pouvoir.
05:21Et dans cet accord, il y a un point qui est que si des réfugiés sont acceptés dans les eaux
05:30territoriales britanniques,
05:31ils seront renvoyés en France et chargés à la France de s'en occuper.
05:35Évidemment, pour le Rassemblement national, ça ne plaît pas, donc en interne, ça s'est fâché.
05:39Et on a bien vu que le torchon brûlait, notamment entre Jordan Bardella et Marine Le Pen,
05:47puisqu'il y a toujours dans cette même période les révélations de libération sur une fameuse réunion
05:53pendant laquelle Marine Le Pen explique vouloir donner un peu plus de place à Marion Maréchal.
05:58Et Jordan Bardella claque la porte en disant « c'est elle ou moi ».
06:01On avance un petit peu dans le temps, on arrive au 9 septembre,
06:05et on va parler d'une vidéo que je pense que beaucoup de gens ont vue,
06:08qui a choqué beaucoup de monde et a raison.
06:10C'est le Midi Libre qui révèle une vidéo d'un policier municipal en pleine patron,
06:14une vidéo qui dure 6 heures,
06:16et une vidéo dans laquelle il commet un nombre d'insultes racistes, sexistes, complotistes assez impressionnants.
06:24Et donc le 9 septembre, on apprend aussi qu'il est membre du RN.
06:29– Nous, on a écrit un article à ce moment-là dont le titre de mémoire était
06:34« Le policier qui dit tout haut ce que le RN pense tout bas »,
06:37pour montrer qu'en fait il est dans la tradition du Rassemblement national
06:41et rappeler tous les propos racistes tenus, y compris par des cadres du Rassemblement national.
06:47Pour revenir sur cette affaire-là,
06:50vous avez, je pense, en tête les propos de ce policier municipal de Carcassonne.
06:56Ce qui est intéressant, c'est de voir la réaction du Rassemblement national
06:59qui joue les Vierges effarouchées à ce moment-là,
07:02en disant, d'une part, un communiqué du RN qui dit
07:05« Ça n'a rien à voir avec les valeurs de notre parti », non, bien sûr.
07:10Et d'un autre côté, Christophe Barthez qui tombe des nus…
07:14– Le maire de Carcassonne.
07:15– Oui, pardon, le maire de Carcassonne qui tombe des nus
07:17et qui dit évidemment on le suspend tout de suite, dès qu'on a appris ça.
07:21Sauf que quelques jours plus tard, on apprend par le journal L'Indépendant,
07:27si je ne me trompe pas, qu'il avait été mis au courant dès le mois d'avril,
07:31Christophe Barthez, de l'existence de cette vidéo,
07:34d'un racisme systémique au sein de sa police municipale,
07:38de fait de violence, puisque l'humanité notamment a révélé
07:43l'agression du jeune Youssef par cette même police municipale de Carcassonne.
07:48Ce même Youssef qui meurt 13 jours après cette agression,
07:52sans que des liens de cause à effet n'aient été établis, je le précise.
07:57Mais voilà, ce qui est intéressant, c'est donc la réaction du maire de Carcassonne,
08:01qui en fait a protégé ce policier.
08:04Il le savait, mais il n'a rien fait, sans doute parce que,
08:06on le sait aussi depuis, il se connaissait bien.
08:10Lui est le policier municipal, notamment parce que ce policier
08:14était engagé auprès du Rassemblement national,
08:17du moins dans son service d'ordre.
08:18On le voit d'ailleurs dans des photos,
08:20en train d'accompagner Jordan Bardella dans ses déplacements.
08:23Donc voilà, cette petite séquence Carcassonne
08:25et tout ce qui se passe à Carcassonne...
08:28On ne va pas revenir sur tout ce qui se passe,
08:30parce que ça prendrait quelques heures.
08:31Oui, oui, je vous avoue qu'à l'humanité,
08:34on se demande si on ne va pas mettre un correspondant à Carcassonne,
08:37mais c'est une vraie question.
08:38Il faut documenter ce qui se passe,
08:40parce qu'on a un échantillon de l'exercice du pouvoir
08:44par l'extrême droite, là, à Carcassonne.
08:46Voilà à quoi ça pourrait ressembler si Marine Le Pen était élue en 2027.
08:50On avance encore un petit peu, on va au 13 septembre.
08:53On va de nouveau parler d'un programme social du Rassemblement national,
08:58puisque Marine Le Pen s'attaque au logement social,
09:00mais aussi à ses occupants.
09:01Oui, le 13 septembre, c'est la rentrée parlementaire.
09:05Il y a les journées parlementaires du Rassemblement national,
09:08mais c'est surtout la rentrée politique de Marine Le Pen,
09:11traditionnellement, ce week-end-là,
09:12pendant que nous, on est à la fête de l'humanité.
09:13Pas la même ambiance ?
09:14Non, et puis moi, tous les dimanches de la fête de l'humanité,
09:17j'ai mon petit rituel de regarder le discours de Marine Le Pen.
09:20Ça a été toujours très agréable.
09:23Donc, Marine Le Pen, c'est un peu son premier discours de campagne présidentielle, en fait.
09:28Et elle choisit, déjà, dès le début de sa prise de parole,
09:33elle dit, nous allons faire du social le cœur de notre campagne.
09:38Et après, elle dit, notre première mesure qui est sociale,
09:41c'est la préférence nationale.
09:43Ça donne déjà une petite idée de ce que revêt ce mot
09:47pour le Rassemblement national et pour Marine Le Pen.
09:49Mais là, plus précisément, elle va parler du logement.
09:52Et elle dit, c'est important de parler du logement,
09:54parce que pour de très nombreux Français, la majorité,
09:57c'est le premier poste de dépense.
09:59Et qu'est-ce qu'elle propose pour ça ?
10:01Sa première proposition, c'est de supprimer la loi SRU,
10:04c'est-à-dire la loi qui oblige les communes
10:06à avoir 20 à 25 % de HLM dans leurs communes.
10:10Donc, tout simplement, en fait, de réduire l'offre
10:12ou du moins de ne pas augmenter l'offre de logement social,
10:17logement social dont seraient exclus les étrangers,
10:21puisque la préférence nationale s'appliquerait.
10:24Si Marine Le Pen était au pouvoir,
10:26et qu'elle pouvait évidemment passer
10:28toutes ces lois anticonstitutionnelles.
10:32Et il y a un autre point important
10:35dans les mesures qu'elle a annoncées sur le logement.
10:38Je le fais rapidement, mais c'est aussi
10:40la fin du dispositif zéro artificialisation nette.
10:44Donc, ça veut dire, on veut bétonner.
10:47On veut construire des logements,
10:49mais pas des logements sociaux,
10:50donc des logements du parc privé.
10:52Donc, en fait, le message, c'est pour les promoteurs.
10:55C'est on va libérer le marché de l'immobilier.
10:59On va vous permettre de construire.
11:01On va vous permettre de bétonner.
11:02Et voilà, on va pouvoir permettre aux promoteurs
11:05de continuer à faire de l'argent.
11:07Mais par contre, pour le côté
11:10permettre aux gens de se loger
11:12et que le logement ne prenne pas la moitié
11:14de leur paye,
11:16et bien pour ça, qu'est-ce qui est prévu ?
11:18De supprimer des logements sociaux.
11:20Et il faut le rappeler,
11:22de ne pas encadrer les loyers,
11:24puisque les députés du Rassemblement National,
11:27dont Marine Le Pen,
11:28ont toujours voté contre
11:29l'encadrement des loyers.
11:32Donc, le RN définitivement appartient à Antisocial.
11:34On avance encore le 17 septembre.
11:36Le député José Borin est accusé
11:37par ses collaborateurs d'escroquerie,
11:39de détournement de fonds et de harcèlement.
11:41Alors ça, c'est peut-être une affaire
11:42qui a un petit peu moins fait parler,
11:44dont vous n'avez peut-être pas été mis au courant.
11:46Qui est ce fameux José Borin ?
11:49Et de quoi est-il accusé ?
11:50Oui, c'était aussi un des objectifs
11:51de ce récap qui existe aussi en version article
11:57sur le site de l'Humanité.
11:58Donc, ce récap du mois de septembre du RN en dix dates.
12:02On voulait le faire aussi
12:03parce qu'il y a des informations
12:05qui sont un peu passées inaperçues,
12:06comme celle-ci.
12:07Donc, José Borin,
12:08on a choisi la date du 17 septembre.
12:10C'est le jour où la cellule investigation de Radio France
12:13nous explique qu'il a été couvert par Marine Le Pen
12:16et par la direction du Rassemblement National.
12:18Donc, qu'est-ce qu'il a fait ce député ?
12:21José Borin, il est toujours député du Rassemblement National.
12:24Il est accusé par au moins trois
12:26de ses collaborateurs parlementaires
12:28d'escroquerie, de harcèlement sexuel
12:31et de détournement de fonds publics.
12:33Il y a plusieurs choses qui sont dénoncées.
12:37Je vous invite à aller lire l'article
12:39qu'on a écrit sur le sujet.
12:41Pour en citer qu'un,
12:43là, il y a plusieurs assistants parlementaires
12:45à l'expliquer.
12:47Donc, ça a l'air très systémique.
12:49Il y avait un système de
12:51je vous verse une prime
12:52et vous me reversez la moitié de la prime
12:55en liquide.
12:56Donc, c'est-à-dire,
12:57d'accord, tu es mon assistant parlementaire,
12:59je vais te faire une prime de 1000 euros.
13:01Par contre, tu n'oublies pas
13:02de me renvoyer 500 euros en liquide.
13:04Donc, de se faire du beurre
13:05sur de l'argent public, évidemment.
13:07Voilà, il y a eu d'autres choses.
13:09Essayer d'embaucher son frère,
13:10mais comme ce n'était pas possible,
13:12il s'est embauché un ami de son frère,
13:14chargé de lui reverser ensuite de l'argent.
13:16Voilà, des magouilles que dénoncent,
13:19enfin, que dénoncent, que révèle
13:22notamment Mediapart
13:22et la cellule d'investigation de Radio France.
13:24Et tu disais aussi que le 17 septembre,
13:26en fait, on apprend que la direction du RN
13:28était au courant.
13:29C'est ça.
13:30Et donc, ce système d'escroquerie
13:31était en fait couvert, connu.
13:33C'est-à-dire que les assistants parlementaires,
13:35à plusieurs reprises,
13:36sont allés voir d'abord Renaud Labbé,
13:37qui est le patron du groupe RN à l'Assemblée nationale.
13:44Et donc, lui, il décide de recevoir,
13:47avec Marine Le Pen, José Borin.
13:49Donc, José Borin s'explique.
13:50Là, on est en janvier 2024,
13:52mais rien ne se passe.
13:53Il n'y a aucune sanction.
13:55Et il est même réinvesti aux législatives de 2024.
13:58Ensuite, on a de nouvelles plaintes,
14:01cette fois de harcèlement,
14:03plus celles qui existaient déjà,
14:06de nouveaux faits qui sont amenés
14:08sur le bureau de Renaud Labbé
14:09et donc de Marine Le Pen.
14:11Malgré ça, José Borin est investi
14:14au municipal 2026,
14:15dans sa commune, dans l'Aisne.
14:17Voilà, c'est un peu ça.
14:19On parle de brebis galeuses
14:21au Rassemblement national,
14:23ce qui sous-entend que, en fait,
14:25dès qu'il y a quelque chose qui ne va pas,
14:27eh bien, on met la personne de côté.
14:28En fait, non.
14:29On peut détourner,
14:31on peut avoir, en tout cas,
14:32des dénonciations graves,
14:34d'escroqueries,
14:34de détournement de fonds publics
14:36et continuer à être députés
14:37au Rassemblement national.
14:38Un sacré troupeau de brebis galeuses, finalement.
14:4118 septembre,
14:42le Parlement européen réclame
14:43170 000 euros à Marine Le Pen
14:45pour dépenses indues.
14:46On revient au Parlement européen
14:48qui connaît bien Marine Le Pen.
14:50Marine Le Pen et l'ERN
14:51ont déjà été condamnés
14:52pour détournement de fonds publics.
14:54Ce n'est pas la même affaire,
14:55mais elle doit quand même
14:55170 000 euros.
14:57C'est ça, voilà.
14:58On a l'impression
14:59qu'il y a un rapport un peu étrange
15:01avec l'argent public,
15:02visiblement au Rassemblement national.
15:04Alors là, comme tu dis,
15:05c'est différent de l'affaire
15:07des assistants parlementaires.
15:09Ça concerne les dépenses
15:10de Marine Le Pen
15:11en tant qu'eurodéputée.
15:13Donc, il y a des dépenses
15:15qui, tout simplement,
15:16ne rentraient pas dans le cadre légal,
15:19ce qui arrive pour la plupart de députés.
15:21Mais il y a des choses
15:22un petit peu plus étonnantes,
15:24en tout cas,
15:24ce que montre l'enquête de Mediapart.
15:27Sur ce sujet,
15:28c'est notamment
15:29qui aurait eu des faux appels d'offres.
15:31Donc, c'est-à-dire que
15:33pour sa communication,
15:35pour de la communication politique,
15:38le RN savait très bien,
15:39Marine Le Pen, en l'occurrence,
15:41savait à quel prestataire
15:44elle allait passer contrat.
15:46Sauf que pour passer contrat
15:47avec un prestataire,
15:48on est obligé de faire
15:49un marché public,
15:49un appel d'offres.
15:51Et là, ce que dit Mediapart,
15:52c'est que c'est le prestataire
15:57déjà choisi,
15:58tout à fait,
15:59qui aurait écrit
16:00les appels d'offres,
16:01les aurait envoyés
16:02à des concurrents,
16:03et puis, finalement,
16:04lui-même,
16:05il aurait répondu
16:05et aurait étonnamment
16:07gagné ce marché public.
16:08Et qu'il reçoit même
16:09le travail qu'on va faire,
16:10c'est quand même assez pratique.
16:1219 septembre,
16:13on commence à entrer
16:15dans la période
16:15des élections sénatoriales.
16:16Et sans surprise,
16:18les candidats à RN aux élections
16:19sont pleins de brebis galeuses,
16:21encore une fois.
16:22On a choisi la date du 19,
16:24puisque c'est à ce moment-là
16:25que tu écris un papier
16:27sur un certain Éric Minet.
16:30Qui est ce monsieur Minet ?
16:32Alors, Éric Minet,
16:33il y a aussi le canard enchaîné
16:34qu'on avait parlé
16:35quelques jours plus tôt.
16:38Éric Minet,
16:38il est intéressant.
16:39Alors déjà,
16:40encore une fois,
16:41je pense que
16:43les gens qui regardent
16:44cette vidéo,
16:44il y en a beaucoup
16:45qui n'ont sans doute
16:45pas entendu parler
16:46des profils très problématiques
16:49dans les listes sénatoriales
16:50du Rassemblement National.
16:52Déjà parce que
16:52les sénatoriales
16:54intéressent peu de gens.
16:56Pourtant,
16:56il y a quand même
16:57beaucoup de choses
16:57intéressantes à en dire.
16:59Mais dans la liste sénatoriale
17:02du RN,
17:04on a une lobbyiste pro-IVG,
17:06on a des parlementaires
17:07qui embauchent des membres
17:10de groupuscules néofascistes.
17:12On a d'autres élus
17:15et des candidats
17:16qui publient sur leurs réseaux sociaux
17:18les pires montages racistes,
17:22islamophobes.
17:23Et on a donc Éric Minet,
17:25dont tu as parlé,
17:27qui est un personnage intéressant
17:29parce qu'il résume un petit peu
17:3050 ans d'histoire
17:31du Front National.
17:32C'est-à-dire qu'il est passé
17:33par des mouvements néo-nazis,
17:37comme la FAN,
17:38des mouvements antisémites,
17:40comme la FAN évidemment,
17:42et comme Ordre Nouveau également.
17:43Il a monté un comité de soutien
17:46en 2013,
17:47ce n'est pas si vieux,
17:49à Serge Ayoub,
17:50qui était un dirigeant
17:51de groupuscules néofascistes
17:53et néo-nazis.
17:54Il a également tenu
17:56une librairie négationniste.
17:58Aujourd'hui,
17:59ce passé-là,
18:00qui est parfois récent,
18:02il le met un petit peu de côté,
18:03mais par contre,
18:03sur ses réseaux sociaux,
18:04il n'a aucun problème
18:06déjà à relayer
18:09des messages
18:10sur le grand remplacement,
18:12à relayer Frédéric Pékin,
18:13avec Châtillon,
18:14alors qu'officiellement,
18:15il n'y a plus de lien
18:16entre le Rassemblement national
18:17et cet antisémite
18:19qui est Frédéric Châtillon.
18:23Et une de ses lubies,
18:25c'est aussi
18:27les colonies françaises.
18:29Il exalte souvent
18:31la grandeur
18:33de l'empire français d'antan,
18:35c'est vraiment comme ça
18:36qu'il le dit,
18:37et en particulier
18:38de l'Algérie française,
18:41avec des publications
18:43particulièrement choquantes
18:44en ce qui concerne
18:44le 17 octobre 1961
18:46et le massacre
18:47de plus d'une centaine
18:48d'Algériens
18:49par la police française
18:51à Paris.
18:53Lui,
18:53tantôt,
18:53il nous explique
18:54que ça n'a tout simplement
18:55jamais existé,
18:56qu'il y a eu un mort
18:57et puis que ce n'était
18:58même pas en Algérien,
19:00ce n'était pas en lien
19:00avec ça.
19:01Il y a une autre publication
19:02où il explique
19:03que si en fait
19:04le ministre de l'Intérieur
19:05de l'époque
19:06et le préfet Papon,
19:08s'ils ont réagi,
19:09ils ont bien fait de réagir
19:11et ils ont fait
19:11ce qu'ils devaient faire,
19:12ils ont fait leur devoir.
19:14Voilà,
19:14ça nous donne un petit peu
19:15l'idée
19:16de ce qu'est encore aujourd'hui
19:18un candidat
19:18du Rassemblement National.
19:20On fait une petite parenthèse
19:22dans l'élection sénatoriale.
19:24On arrive au 23 septembre,
19:25on apprend que le policier
19:26qui a percuté un motard
19:27à Saint-Pierre-des-Cors
19:28est un élu municipal
19:29du Rennes.
19:30Rappelez-vous,
19:31Saint-Pierre-des-Cors,
19:32il y a eu un rodé urbain
19:34et donc une voiture de police
19:36a percuté violemment
19:37un jeune de 20 ans
19:39sur une moto.
19:40C'est ça.
19:41Donc,
19:42ce qu'on a retenu
19:44si on suit que
19:45le BFM TV
19:46et des médias
19:47très mainstream,
19:48c'est juste
19:49une nuit de violence
19:50des jeunes
19:51qui ont attaqué
19:52des policiers
19:53ou mortiers.
19:55Sauf que,
19:55en fait,
19:56c'est parti.
19:57Alors,
19:57il y a effectivement
19:57eu une nuit de violence
19:58mais qui est partie
20:00de cette collision
20:01d'une voiture de police
20:04qui rentre
20:05dans une moto
20:07dont le motard,
20:08nous explique son avocat,
20:10était en train
20:10de se ranger sur le côté.
20:11Alors,
20:12certes,
20:12il participait
20:12à un rodé urbain
20:13mais il se rangeait
20:14sur le côté,
20:14il était en train
20:15de s'arrêter
20:15et la voiture,
20:17pensant l'arrêter,
20:19le rodé urbain,
20:21fonce dessus,
20:22donc le mettant
20:23vraiment gravement
20:24en danger
20:24et on apprend
20:25quelques jours plus tard
20:26que le conducteur
20:27de cette voiture,
20:28donc le policier,
20:29est un membre
20:30du Rassemblement National.
20:31C'est un élu municipal
20:32du Rassemblement National.
20:33Oui,
20:33et ce qui est,
20:33pour le coup,
20:35ce qui est presque,
20:37cette fois-ci,
20:38raccord
20:38avec la ligne officielle
20:39du Rassemblement National
20:40puisqu'on a,
20:42à ce moment-là,
20:43dans les jours
20:44qui suivent
20:45les événements
20:46de Saint-Pierre-des-Corts,
20:47le Rassemblement National,
20:49notamment Mathieu Vallée,
20:50eurodéputé
20:51et ancien policier,
20:53nous explique,
20:54rend hommage
20:55et soutient
20:56les courageux policiers
20:58de Saint-Pierre-des-Corts
20:59qui font leur devoir
21:00et là,
21:01on voit
21:02dans les répressions
21:03des mouvements lycéens
21:05que le seul discours
21:06du RN,
21:07il est en soutien
21:08à la police
21:09et en aucun cas
21:10à dénoncer
21:12les violences policières.
21:13Après,
21:13pour le coup,
21:13le RN n'est pas le seul
21:14à ne faire que soutenir
21:15la police,
21:16malheureusement
21:16pour les mouvements lycéens.
21:18On revient
21:19aux élections
21:20de sénatorial,
21:20on est le 27 septembre
21:22donc dimanche,
21:23le Rassemblement National
21:26gagne
21:26dix sénateurs
21:27et parvient,
21:29neuf sénateurs
21:29et parvient à faire
21:30un groupe
21:31puisqu'il faut être
21:31au moins dix
21:32pour faire un groupe
21:33sénatorial.
21:34ils avaient déjà
21:34trois sénateurs
21:35donc là,
21:36neuf plus trois
21:37ça fait douze
21:38et ils accueillent
21:39en plus deux élus
21:41UDR,
21:41donc UDR c'est le parti
21:42d'Éric Ciotti
21:43allié du RN
21:44et une sénatrice
21:47LR dissidente
21:47qui n'avait pas
21:48de candidat
21:49à RN UDR en face.
21:50Donc là,
21:50dans notre liste de dates
21:51c'est plutôt
21:52une victoire
21:53par rapport à tout
21:54ce qu'on a dit avant
21:55c'est plutôt une victoire.
21:55C'est un petit peu
21:56la seule éclaircie
21:57pour le RN
21:59dans ce mois
22:00ce mois
22:00qui est aussi connu
22:01on n'en a pas parlé
22:03mais Jean-Philippe Tanguy
22:05qui nous dit
22:06que le travail
22:06rend libre
22:07il y a eu
22:07quelques autres
22:10événements.
22:11C'était une maladresse
22:12Florent
22:12je sais ça.
22:14D'ailleurs je pense
22:15vraiment que c'est
22:16une maladresse
22:16mais qu'il doit connaître
22:18l'histoire de son parti
22:19normalement
22:20Jean-Philippe Tanguy
22:21et que quand on rejoint
22:23un parti comme celui-ci
22:24normalement on sait
22:25où on met les pieds
22:27bref
22:27on ferme cette parenthèse
22:29mais voilà
22:30c'est une vraie
22:32bonne nouvelle
22:33pour le RN
22:34cette élection
22:34parce qu'un groupe
22:35de 15 sénateurs
22:36ça peut paraître
22:37pas grand chose
22:38mais déjà c'est historique
22:39c'est la première fois
22:40que l'extrême droite
22:41a un groupe parlementaire
22:42au Sénat
22:43sous la Ve République
22:44ça va leur permettre
22:45d'avoir des moyens
22:46d'avoir des collaborateurs
22:48d'avoir une place
22:49plus importante
22:50aussi dans
22:51l'agenda médiatique
22:52en tout cas d'avoir
22:53une prise de parole publique
22:54de plus
22:56et aussi
22:57de se rapprocher
22:58il y a une stratégie
22:59derrière ça
22:59qui va être
23:00de se rapprocher
23:01de la droite
23:02sénatoriale
23:03qui est majoritaire
23:04au Sénat
23:05déjà pour essayer
23:06de peser
23:07même si
23:08elle a déjà fait
23:09beaucoup de propositions
23:10qui vont dans le sens
23:11du Rassemblement National
23:12la droite sénatoriale
23:13qui a longtemps été menée
23:15par Bruno Retailleau
23:16déjà ça vous donne
23:17un peu le décor
23:19mais surtout
23:20Marine Le Pen
23:21aura besoin du Sénat
23:22pour ses réformes
23:24constitutionnelles
23:24donc elle aura besoin
23:25de réformes constitutionnelles
23:26pour appliquer
23:27la préférence nationale
23:29son pacte
23:30anti-immigration
23:31si elle est élue
23:32en 2017
23:32si elle est élue
23:33bien sûr
23:34elle ne le sera
23:35peut-être pas
23:37et donc pour passer ça
23:39pour passer l'interdiction
23:40du port du voile
23:41alors ça ne sera pas
23:42les seuls freins
23:42mais voilà
23:42il y a à minima
23:44besoin de réformes
23:44constitutionnelles
23:45sauf qu'on ne peut pas
23:46réformer la constitution
23:47si le Sénat émet un veto
23:50donc elle aura besoin
23:52de cette droite sénatoriale
23:53et le fait d'avoir
23:54un groupe au Sénat
23:56dont beaucoup
23:57la majorité
23:59des membres de ce groupe
24:00sont issus
24:02de LR ou de l'UMP
24:03comme Edwige Diaz
24:04ça fait des années
24:05qu'elle a quitté l'UMP
24:06mais c'est pas rien
24:07en fait
24:08ils n'ont pas été choisis
24:09pour rien
24:09ils ont été choisis
24:10déjà pour convaincre
24:12les grands électeurs
24:13mais aussi
24:14pour créer un rapprochement
24:15avec cette droite sénatoriale
24:17dans l'espoir
24:18d'une victoire
24:18de Marine Le Pen
24:19en 2027
24:20d'une majorité
24:21à l'Assemblée
24:22et de pouvoir compter
24:23sur les sénateurs
24:23de droite
24:24pour leur prochaine
24:25pour des réformes
24:26constitutionnelles
24:27qu'ils espèrent
24:29passer
24:29donc là on est
24:30dimanche 27
24:32encore le lendemain
24:33le RN savoure
24:35cette victoire
24:35mais la journée
24:38va se terminer
24:39d'une bien autre façon
24:40puisque le 28 septembre
24:42lundi 28 septembre
24:43et bien c'est le jour
24:44où Mediapart révèle
24:45les écrits antisémites
24:46de Jordan Bardella
24:47et là patatras
24:49le mois de campagne foireuse
24:51s'achève d'une manière
24:52encore plus foireuse
24:53c'est ça
24:54c'est vrai qu'ils sont
24:55vraiment dans un moment
24:57où ils essayent
24:59d'imposer le récit
24:59après les sénatoriales
25:01d'une marche inéluctable
25:02vers le pouvoir
25:03regardez
25:04voilà c'est une nouvelle étape
25:06qui a été franchie
25:07maintenant
25:08et dans leur normalisation
25:10aussi
25:10dans leur institutionnalisation
25:12puisque maintenant
25:13ils sont présents partout
25:13et dans leur normalisation
25:15sauf que là
25:17comme tu dis patatras
25:18leur normalisation
25:19et stratégie
25:20de dédiabolisation
25:21se casse la gueule
25:22sur les révélations
25:23de Mediapart
25:26auxquelles on a l'impression
25:27que Marine Le Pen
25:28n'était pas vraiment au courant
25:29alors que Jordan Bardella
25:30lui il l'était
25:31le contradictoire oblige
25:33il avait reçu
25:34les questions de Mediapart
25:35deux jours avant
25:36mais Marine Le Pen
25:37on ne va pas refaire
25:39toute l'histoire
25:40mais voilà
25:40elle nous parle de dinguerie
25:43quand elle apprend ça
25:44c'est un grand complot
25:45une manipulation
25:45bien sûr
25:46du bâtiment
25:46oui c'est ça
25:48et elle nous dit
25:49ce qui est assez intéressant
25:50c'est leur ligne de défense
25:52d'une part
25:53on nous explique
25:54mais qui peut croire ça
25:55c'est vrai que
25:56qui peut croire
25:57que Jordan Bardella
25:58qui était entouré
26:00d'antisémites
26:00à cette époque là
26:01il a été pris sous son aile
26:04par Frédéric Chatillon
26:05il a été assistant parlementaire
26:07de Jean-François Jal
26:08qui était révisionniste
26:09il vouait une adoration
26:12à Jean-Marie Le Pen
26:13qui est quand même
26:13un négationniste notoire
26:15il décide d'aller
26:17dans un parti fondé
26:19par un Waffen-SS
26:20donc voilà
26:21c'est pas très surprenant
26:23ce qui est intéressant aussi
26:24Jordan Bardella
26:25lui alors c'était
26:27c'était je crois
26:29le 30 septembre
26:31il répond à Emmanuel Macron
26:32Emmanuel Macron
26:34qui dit
26:34voilà
26:35ces écrits antisémites
26:37de Jordan Bardella
26:38sont très graves
26:39il répond
26:40ah bon
26:41mais moi
26:42après le 7 octobre
26:432023
26:44j'étais dans la rue
26:45pour combattre
26:48pour combattre
26:49l'antisémitisme
26:50et puis j'ai été reçu
26:51en Israël
26:51donc en fait
26:52il se sert
26:55il se sert
26:56des juifs
26:56et d'Israël
26:57pour dire
26:58bah non regardez
26:59moi je dis
27:00que je les protège
27:01donc je peux pas
27:02être antisémite
27:02enfin bon
27:04on est encore
27:05dans des propos
27:06sans compter
27:06Guillaume Bigot
27:08et Philippe Ballard
27:09qui eux leur défense
27:10c'est de dire
27:12c'est pas possible
27:13parce qu'il a été reçu
27:14en Israël
27:15donc le Mossad
27:16vous croyez vraiment
27:17que le Mossad
27:18si c'était vrai
27:20ces écrits là
27:21ils auraient laissé
27:22laissé Bardella
27:23rentrer en Israël
27:24alors faire confiance
27:25au Mossad
27:26maintenant pour
27:26bah non
27:27et puis c'est quoi
27:28derrière en fait
27:28le Mossad
27:30est forcément
27:30au courant de tout
27:31il y a encore
27:32beaucoup de stéréotypes
27:33derrière tout ça
27:36donc voilà
27:37la ligne de défense
27:38ne tient pas du tout
27:41pour le Rassemblement National
27:43on sent vraiment
27:44une panique
27:45parce que rejaillit
27:46en fait
27:46toute cette époque là
27:49tout l'antisémitisme
27:51tout l'ADN
27:52de l'extrême droite
27:53et du Rassemblement National
27:55et qui est encore présent
27:56puisque Jordan Bardella
27:57malgré ces écrits là
27:59est toujours
27:59à la tête de ce parti
28:00que Caroline Parmentier
28:02malgré ses écrits
28:03dans un journal
28:04Pétainiste
28:05est toujours députée
28:07est toujours une cadre
28:08très influente
28:08et proche de Marine Le Pen
28:10et des exemples comme ça
28:12il y en a beaucoup
28:14on a fini notre calendrier
28:16de l'avant
28:16du mois de septembre
28:17de la campagne ratée
28:19du Rassemblement National
28:20mais mis à part
28:22on en sourit
28:23parce qu'il vaut mieux
28:24en sourire qu'en pleurer
28:24mais qu'est-ce que ça révèle
28:26ce mois
28:27est-ce que c'est pas finalement
28:27un condensé
28:28de tout ce que le RN
28:30fait de pire
28:31c'est ça
28:32on a parlé de beaucoup de choses
28:33je sais pas si c'est facile
28:35à tout digérer
28:37on a parlé de racisme
28:38d'antisémitisme
28:38d'escroquerie
28:39d'étournement de fonds
28:40on a tout
28:42le Rassemblement National
28:43le Rassemblement National
28:44reste un parti
28:45un parti marqué profondément
28:47par l'antisémitisme
28:48qui est ouvertement
28:51islamophobe
28:52aujourd'hui
28:53qui reste un parti
28:54raciste
28:55qui est un parti
28:56qui sur le social
28:59est une arnaque
29:00c'est-à-dire
29:01qu'il promet des choses
29:02il y a des éléments
29:03même dont on n'a pas parlé
29:04mais toute fin août
29:06devant le MEDEF
29:07elle dit moi je veux ouvrir
29:09pour les français
29:09et en fait après
29:10ces grandes annonces
29:11c'est 25 milliards d'euros
29:13de moins
29:14d'impôt de production
29:15pour les grandes entreprises
29:17compensé par
29:18une cure d'austérité
29:19record
29:20de 125 milliards d'euros
29:21donc voilà
29:23les services publics
29:24etc
29:24vous pouvez oublier
29:26si Marine Le Pen
29:27arrive au pouvoir
29:28et qu'elle peut passer
29:29le budget qu'elle souhaite
29:31donc il y a
29:31l'arnaque sociale
29:32il y a les magouilles
29:33il y a la malhonnêteté
29:34et il y a
29:35l'impréparation
29:36le manque de professionnalisme
29:38le vide aussi idéologique
29:40ils ne savent pas
29:41ce qu'ils disent
29:42donc tout ça
29:43c'est le Rassemblement National
29:44aujourd'hui
29:46mais
29:46il faut quand même préciser
29:48tout ce qu'on vient de rappeler
29:49c'est ces dix dates
29:50qui rappellent tout ça
29:51ça ne veut pas dire
29:53que
29:53le Rassemblement National
29:55pour beaucoup d'électeurs
29:56est décrédibilisé
29:58parce qu'il y a
29:58des réflexes
29:59de rationalisation
30:01de relativiser
30:05un certain nombre
30:06d'informations
30:07donc je pense
30:08que son socle
30:09ne va pas bouger
30:10maintenant
30:11est-ce que
30:11ça va influencer
30:13des gens
30:14qui auraient pu basculer
30:15qui auraient pu faire
30:16cette bascule
30:17qui fait que le RN
30:18passe de 30
30:19à 50,01%
30:21on verra
30:22mais la campagne
30:24est encore longue
30:25rendez-vous peut-être
30:26le 1er novembre
30:27pour faire le débrief
30:27du mois d'octobre
30:28en espérant une campagne
30:29aussi foireuse
30:30merci beaucoup
30:31Florent Ledue
30:31journaliste politique
30:32à l'humanité
30:33spécialiste de l'extrême droite
30:34à plus
30:34merci