- il y a 2 jours
Un large front de syndicats de la fonction publique appelle à la mobilisation ce jeudi 5 décembre. Leur urgence : sauver un modèle social miné par la politique du chiffre, la perte de sens et la dégradation des conditions de travail. On en parle avec Stéphane Guérard, chef de la rubrique Capital et Travail et Théo Bourrieau. Ensuite, Pierre-Antoine et Franck nous emmènent à l'intérieur du cortège aux côtés des travailleurs en lutte !
00:00 Pourquoi la fonction publique se mobilise ?
5:41 Les fonctionnaires, des feignants ?
10:28 En direct de la manif avec les fonctionnaires en luttes
ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/
📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abo.humanite.fr/2243
✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite
📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
00:00 Pourquoi la fonction publique se mobilise ?
5:41 Les fonctionnaires, des feignants ?
10:28 En direct de la manif avec les fonctionnaires en luttes
ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/
📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abo.humanite.fr/2243
✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite
📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Pourquoi cette journée de mobilisation, aujourd'hui, de la fonction publique, Stéphane ?
00:03Je pense que le plus simple, c'est qu'il y en a marre.
00:07C'est un ras-le-bol général de toutes les fonctions publiques.
00:10Elles sont en nombre de trois.
00:11Je vous rappelle, il y a la fonction publique d'État, la fonction publique de la santé et des hôpitaux,
00:16et puis la fonction publique des collectivités territoriales.
00:20Et toutes ces trois-là en ont la casquette de ras-le-bol de, je ne sais pas jusqu'où
00:27on pourrait remonter, mais de 15 ou 20 ans même, on pourrait remonter jusqu'à Sarkozy,
00:33de coupes budgétaires, de salaires qui ne suivent jamais, de conditions de travail qui sont de moins en moins optimales,
00:42et surtout de ce service public qu'ils sont censés faire vivre et qu'ils ne peuvent pas faire.
00:50Donc il y a une perte aussi de sens de leur métier.
00:53Bon, ça, c'est le contexte global, on pourrait remonter sur 20 ans.
00:55Mais là, aujourd'hui, ce qui se joue, c'est quoi ?
00:59C'est juste une... Enfin, c'est juste.
01:01C'est essayer de demander aux futurs gouvernements de ne pas tomber dans une austérité
01:10qui s'abattrait directement sur les services publics,
01:13donc sur ceux qui les font vivre, qui travaillent pour ces services.
01:20Et puis il y a aussi, par écocher, les usagers qui ne vont pas s'y retrouver.
01:24Le dernier gouvernement en date, là, s'est proposé 60 milliards d'économies.
01:33De réduction des dépenses ?
01:34Oui, voilà, de réduction des dépenses publiques.
01:37Bon, ben, alors, on est toujours dans ce contexte-là.
01:45Donc les services publics sont les premiers en ligne de mire de gouvernement de droite ou de centre droit.
01:54Donc voilà.
01:55Après, pour expliquer pourquoi maintenant, pourquoi aujourd'hui,
02:02il y a quand même eu une tripotée de ministres chargés de la fonction publique
02:09et de la transformation de l'État ?
02:11Alors, ils ont eu différents noms, mais tous ceux-là, sous l'ère macroniste,
02:16avaient tous une seule visée, c'était de délaguer, quoi,
02:21de couper dans les services publics en disant,
02:23il y a trop de dépenses publiques, donc on va couper dans les services publics.
02:25Et il y en a un qui a particulièrement brillé, il n'est pas resté très très longtemps.
02:28Monsieur Casbarian.
02:29Et Guillaume Casbarian, qui en deux mois de temps,
02:33bon, il avait déjà fait pas mal de méfaits du côté du logement.
02:37La loi anti-squat, la fameuse loi anti-squat notamment.
02:40Oui, exactement.
02:41Ben là, il a brillé.
02:42Le dernier en date, c'est son tweet pour féliciter l'élection de Trump et d'Elon Musk,
02:49qui disait qu'ils allaient s'abattre eux aussi sur les services publics
02:53et les fonctions publiques d'État aux États-Unis.
02:56Et il a dit, super, moi aussi, j'aimerais bien m'attaquer jusqu'à l'os des services publics.
03:04Donc ça, ça a particulièrement choqué tous les fonctionnaires et puis leurs représentants.
03:10Donc c'est en grosse partie contre ça que les gens manifestent.
03:18Il y aura beaucoup d'éducation nationale.
03:20Oui, j'ai vu, oui, ça en fait, c'est une notion de la fonction publique,
03:24mais j'ai vu quand même beaucoup de syndicats, de collectifs, d'associations
03:28appeler à rejoindre cette manifestation.
03:29Finalement, elle va regrouper le mécontentement de la fonction publique,
03:32mais presque un peu plus large que ça.
03:34On va voir des étudiants, bon, alors eux, ils sont aussi concernés
03:37par la réduction du budget de la fonction publique.
03:41Mais ça va ratisser assez large, finalement.
03:42Oui, il y a quand même des choses qui se passent qui sont incroyables.
03:46C'était hier ou avant-hier, je ne sais plus.
03:48À force d'être dans l'actualité, on perd le fil du temps.
03:53Mais il y a quand même un renversement incroyable qui est de voir des présidents d'universités
03:59bloquer leur université parce qu'ils ne peuvent plus boucler leur budget.
04:06Ils ne savent plus comment faire.
04:07Normalement, c'était plutôt les étudiants qui venaient, qui bloquaient,
04:11et puis les présidents de fac qui essayaient de débloquer.
04:14Mais là, on en est là, quoi. Le service public, c'est ça.
04:18C'est des facs qui ne savent plus comment accueillir les étudiants.
04:24Et puis, bon, là, il y va de l'avenir de la France.
04:27Alors, on a tous les discours sur la réindustrialisation,
04:33sur le fait de former mieux les gens.
04:36Oui, regarde ce que tu fais.
04:38L'État, en tant qu'employeur, regarde ce que tu fais dans tes facs.
04:44Donc, il y aura beaucoup de gens de l'éducation nationale aussi
04:48parce qu'il y a eu les coupes annoncées par le gouvernement des missionnaires.
04:57On ciblait pas mal l'éducation nationale, notamment les postes de profs.
05:02Alors, il y avait des embauches de personnels censés accompagner les élèves en situation de handicap.
05:14Mais bon, c'est pas les mêmes.
05:15Enfin, on fait des vases communiquants et puis en même temps,
05:17en essayant de faire des économies sur les masses salariales
05:20et puis en profitant de la courbe démographique, soi-disant, moindre dans les écoles pour fermer des classes.
05:31Donc, il y a un ras-le-bol de l'éducation nationale et des profs qui sont, à mon avis,
05:36très nombreux dans les rues.
05:39Mais c'est pas les seuls.
05:40Non. J'avais noté quelques points, quelques revendications qui me paraissaient un petit peu revenir assez souvent.
05:46C'est les arrêts maladie.
05:48Ça, on en a beaucoup parlé dernièrement.
05:50Est-ce que peut-être tu peux nous rappeler les propositions de M. Casbarian
05:54qui voulaient diminuer à la fois le nombre de jours de carence,
05:58c'est-à-dire quand on tombe malade, l'assurance maladie ne prend pas en charge tous les jours absents,
06:05mais il faut attendre un, deux, trois jours suivant les fonctions, suivant les secteurs.
06:09Et donc, dans la fonction publique, c'était trois jours de carence ?
06:11Oui, ce qui était proposé dans le budget de la sécurité sociale, c'était ça.
06:16Et en plus, en diminuant aussi les indemnités à 90% du salaire, on n'appelle pas ça salaire,
06:26mais de ce que touchent les fonctionnaires.
06:29Donc, il y avait la double punition.
06:31Et tout ça, alors qu'on sait, et ça a déjà été fait, et on sait, l'INSEE l'a
06:39calculé,
06:42on sait que c'est contre-productif, puisque les fonctionnaires qui auraient affaire à ces trois jours de carence,
06:51finalement, ils ne s'arrêteraient plus, ils ne se soigneraient plus,
06:57parce qu'ils sont obligés d'aller bosser, sinon ils ne sont pas payés.
06:58Mais du coup, ça augmente les arrêts maladie longue durée.
07:02Donc, on fait des petites économies à cet endroit-là, mais qu'on va payer ailleurs.
07:07Donc, c'est totalement contre-productif.
07:09Mais ça, c'est du fonctionnaire bashing, je ne sais pas comment on peut appeler ça.
07:16C'est ce que j'allais te demander, c'est que tu disais, en fait, ça fait plusieurs années qu
07:20'on tape sur les fonctionnaires.
07:23Là, le dernier exemple, c'est les arrêts maladie.
07:27En fait, la petite musique derrière, c'est quoi ?
07:28C'est de dire, en fait, les fonctionnaires, ils sont un peu trop payés.
07:32Finalement, ils ne font pas grand-chose.
07:33Ils se mettent souvent en grève.
07:35Ils sont un peu mal pour rien.
07:36C'est ces rengaines-là qu'on entend depuis longtemps et qui, finalement, là, se transforment en actes concrets.
07:42Est-ce que c'est ça ?
07:44Ça pourrait être ça.
07:45Enfin, si c'était que ça, on pourrait en rigoler.
07:48Mais ce n'est pas ça.
07:49C'est privatiser des dépens entiers du service public derrière.
07:55En déconsidérant les gens qui travaillent dans les services publics, en ne leur donnant pas les moyens de travailler.
08:02Du coup, on provoque de l'insatisfaction du côté des usagers.
08:05Et donc, après, on dit, vous voyez, ça ne marche pas.
08:08Donc, autant filer ça au privé.
08:09Et en plus, ça coûte un pognon de dingue.
08:12Donc, la dépense publique en France, c'est la plus élevée de l'OCDE.
08:16Enfin, vous entendez ce genre de choses.
08:18Donc, il y a un logiciel libéral, voire ultra-libéral, derrière ce discours qui vise à récupérer des marchés.
08:27On l'a vu avec les cabinets de conseil sous Macron, qui venaient définir des stratégies ministérielles.
08:35Et puis, après, caser leur logiciel derrière, qui ne fonctionnait qu'à moitié.
08:41Donc, les outils informatiques, ça passe comme ça.
08:46Il y avait un collectif...
08:49Alors, j'ai oublié le nom, mais le collectif des services publics, dans lequel il y avait l'UCCASSE.
09:14L'UCCASSE, oui.
09:14Du coup, les cabinets de conseil et autres récupéraient les marchés.
09:21Donc, voilà.
09:23Il y a cette manne.
09:25Les dépenses publiques sont, soi-disant, à diminuer.
09:29Mais n'empêche que c'est un sacré gros marché pour pas mal d'entreprises.
09:34Merci beaucoup, Turbo Joule, pour le RAID.
09:36Bienvenue à toi.
09:36Ça fait plaisir de te voir ici.
09:38Merci beaucoup et bienvenue à tout le monde.
09:40On est en train de...
09:42On fait un duplex de la manifestation parisienne de la fonction publique.
09:48On vient...
09:49Stéphane Guérard, chef du service Capital Travail de l'Humanité,
09:52vient de nous faire un petit résumé de pourquoi les gens sont dans la rue
09:55et de pourquoi les gens sont en grève.
09:57Je te propose qu'on rejoigne bientôt Pierre-Antoine et Franck.
10:02J'espère que tu m'entends.
10:03Pierre, on va bientôt vous donner la parole
10:06pour aller à la rencontre de celles et ceux qui sont en manifestation.
10:10Je vois déjà une belle pancarte.
10:12Je vais vous afficher.
10:13J'espère que vous m'entendez et j'espère que ça fonctionne.
10:18Paf, paf, il y a du son.
10:21Oui, c'est bon.
10:22C'est parti, c'est à vous.
10:30Oui, bonjour.
10:30On se retrouve aujourd'hui dans le 13e arrondissement
10:33entre Bercy et Porte d'Italie
10:34pour la manifestation des fonctionnaires.
10:37Bon, là, le truc qui est en jeu, c'est surtout le gel du point d'indice
10:40et les trois jours de carence en cas de maladie.
10:44Et ce qu'on fait, c'est qu'on s'est retrouvé ici en manif
10:46pour vous la faire vivre en direct comme on avait déjà fait par le passé.
10:48Et on va essayer de discuter avec des gens un peu autour,
10:51essayer de comprendre les revendications,
10:53rebondir aussi sur la mention de censure qui a été votée hier à l'Assemblée nationale.
10:58Donc c'est aussi un peu le moment de prendre le pouls de la manifestation,
11:01essayer de comprendre ce qui se passe et essayer de comprendre les revendications.
11:03On va commencer tout de suite avec notre cher Christian.
11:06Christian, élu Nacio-CGT à la culture et aussi au CSE du Louvre.
11:14Donc c'est une parole extrêmement intéressante et pertinente.
11:16Christian, comment vas-tu ?
11:18Bien et toi ?
11:19Ça me fait extrêmement plaisir de te revoir.
11:22C'est un plaisir de partager.
11:23Aujourd'hui, on est là surtout pour le gel du point d'indice,
11:26pour les trois jours de carence.
11:28Qu'est-ce que ça implique pour vous tout ça ?
11:31En tout cas, c'est des mesures scélérates qui s'annoncent.
11:34Je vais prendre un exemple très concret.
11:36Avec cinq jours d'absence, pour les agents du public,
11:39ça représente entre 400 euros en moins.
11:43Trois jours de carence.
11:44Voilà le prix qu'on veut faire payer aux fonctionnaires,
11:48dont on fait le bashing depuis maintenant quelques semaines,
11:51en nous culpabilisant d'être malade.
11:53Et pas uniquement quelques semaines.
11:55C'est un problème qui est bien plus profond que ça.
11:57Ça fait des années qu'il y a des suppressions de postes, etc.
11:59Tu m'expliquais hors antenne qu'il y a de plus en plus de comptes actuels.
12:02Comment vous vivez cette situation au Louvre ?
12:04Toi, ça fait 20 ans que tu es là-bas.
12:06Est-ce que tu as vu une évolution pendant ces 20 ans ?
12:09C'est évident.
12:10En 10 ans, pour ne prendre que l'exemple de l'établissement
12:13auquel je suis affecté, le musée du Louvre,
12:15en l'espace de 10 ans, on a perdu plus de 200 emplois.
12:17Alors que finalement, la fréquentation, elle ne cesse d'augmenter.
12:21Et donc, on est de plus en plus en difficulté pour mener nos missions.
12:25Chaque jour, on a des salles qui sont fermées.
12:28Et ce n'est pas à la hauteur, me semble-t-il,
12:31d'un établissement de dimension internationale
12:35comme celui du musée du Louvre,
12:37qui a d'ailleurs servi de vitrine au président Macron
12:40lors de sa première...
12:42Rappelons-nous que ça a servi de vitrine pour son premier mandat.
12:47Et ça, c'est de génération...
12:48Enfin, ce cas, il est généralisé à d'autres musées,
12:52toi qui es au Conseil Nacio de la Culture ?
12:54Alors moi, je suis au bureau national de la CGT Culture.
12:57Bien entendu, à la BNF, ils ont subi des fourches codines
13:01encore plus sévères puisqu'ils ont perdu plus de 300 emplois,
13:05là aussi, en l'espace d'une dizaine d'années.
13:08Et là, il y a une motion de censure qui a été votée hier.
13:11La chute du gouvernement et la chute de Rachida Dati.
13:13Rachida Dati avec Carlos Ghosn, si on s'en souvient.
13:16Bien. Est-ce que ça va changer quelque chose, selon toi ?
13:19Qu'est-ce que tu attends de tout ça ?
13:20Ce qu'on attend, c'est que le président de la République
13:23nomme un Premier ministre de gauche,
13:26puisque malgré tout, c'est le NFP qui a obtenu une majorité,
13:31certes relative, mais une majorité quand même,
13:34et qu'on tienne réellement en compte des aspirations des citoyens.
13:38Notamment, j'attends l'abrogation de la réforme des retraites
13:41et qu'on prenne réellement en compte la nécessité d'accroître
13:45et de développer les services publics.
13:46Je te remercie beaucoup, Christian.
13:49Les amis, c'était Christian et la culture.
13:51C'est hyper intéressant de les entendre aussi,
13:53d'attendre le ressenti de la culture.
13:54Christian, il est trop sympa.
13:56C'est hyper intéressant d'entendre le ressenti de gens de la culture
13:58parce que souvent, on les entend très peu dans les médias
14:00et c'est cool de les avoir.
14:02On va essayer de redescendre un petit peu
14:04parce que là, ce qu'on ne vous dit pas avec Franck derrière la caméra,
14:07c'est qu'on a commencé au tout début de la manif
14:08et l'idée, c'est qu'on va faire deux duplexes,
14:10peut-être trois, sûrement trois,
14:12et on va la descendre, essayer de discuter un peu avec les gens.
14:16Comme je vous l'ai dit, comprendre les réindications,
14:17prendre le pouls, etc.
14:20Là, si vous regardez bien, ici, celui qui parle au micro,
14:23c'est Christophe Prudhomme.
14:24Je vous invite à aller lire les chroniques santé de M. Prudhomme
14:31sur le site de l'Humanité.
14:32Toujours pertinente et impertinente.
14:36Il est pertinent dans l'impertinence.
14:39En tout cas, vous voyez, les luttes,
14:44il y a vraiment de tout.
14:46Il y a les hôpitaux.
14:47Après, on ira voir les impôts.
14:49Là, on voit la culture.
14:51La CGT ouvre le bal, cette fois-ci.
14:56Après, il y a la CFDT, il me semble.
14:58Je vais vous montrer, les amis.
14:59On va se balader.
15:00On va discuter un peu avec tout le monde.
15:03Franck, on descend ?
15:05C'est le salle dont on souffre.
15:06Quoi ?
15:07Vous avez diminué les ressources.
15:10Allez, on descend.
15:10Vous voyez, il y a du monde.
15:13Sincèrement, je ne m'attendais pas à ça.
15:14On se retrouve un jeudi après-midi.
15:17J'imagine que la motion de censure a grandement aidé.
15:20La question, ce n'est pas que ça coûte pas cher.
15:22Regardez les Etats-Unis.
15:23Bonjour.
15:24Excusez-moi de vous embêter.
15:25Vous boissez à l'hôpital ?
15:26Oui.
15:27À l'élu.
15:28L'élu ?
15:29Merci beaucoup.
15:30Le truc qui est trop bien, c'est qu'ici, dès que tu parles avec quelqu'un,
15:33il t'envoie directement vers un élu de la CGT.
15:35Bonjour, monsieur.
15:36Excusez-moi de vous embêter.
15:37Vous allez bien ?
15:38Merci.
15:38Comment vous appelez ?
15:40Christophe.
15:41Enchanté, Christophe.
15:42Je travaille pour l'humanité.
15:43On est en live sur Twitch et on suit la manifestation des fonctionnaires aujourd'hui.
15:47J'ai le du point d'indice, trois jours de carence.
15:50Moi, je ne fais pas de la fonction publique, je suis de la santé privée.
15:53Mais je viens par solidarité.
15:55Ok.
15:56Et comment ça ?
15:57Pourquoi la solidarité ? Pourquoi venir ?
15:59Pourquoi venir ?
16:00Parce que si on touche au public, il y aura forcément des répercussions sur le privé
16:05vu que le statut de la fonction publique est protecteur et que s'ils sautent, il y aura
16:13des répercussions par rapport au système de santé privée où ils veulent uniformiser
16:19les conventions collectives vers le moins dix ans.
16:22Et vous, vous étiez dans la fonction publique avant de passer dans le privé ?
16:25Non, non.
16:25J'ai toute leur première carrière dans le privé.
16:27Et vous avez vu des évolutions ces dernières années sur votre situation ?
16:31Oui, en termes de productivité, on ne parle plus d'humanisation des hôpitaux alors
16:36qu'on m'a gavé de ça pendant 20 ans de carrière.
16:39Et on est productif, on a une sémantique entrepreneuriale de la part de la DG et on
16:46doit faire du chiffre.
16:47Donc voilà.
16:48Et vous êtes quand même élu CGT, même dans le privé ?
16:50Oui, je suis sur le premier SPIC de France, l'hôpital Saint-Joseph et Marie-Lalongue.
16:57On a une convention collective nationale 51 et on a une mission de service public.
17:05Donc voilà.
17:06Je te remercie beaucoup, Christophe.
17:07Passe une très belle manifestation.
17:10Les amis, dis-moi.
17:12En off, il y a un camarade qui s'appelle Dorian et qui connaît quelqu'un à la UMA sur
17:19tout
17:19ce qui est vidéo.
17:21Ah, ok.
17:22Voilà.
17:22On travaille à la vidéo.
17:23D'accord.
17:24Et tu ne connais pas Dorian et vous ?
17:26Je n'ai pas en tête là.
17:27Je te laisse, il faut que j'y aille.
17:29Je te remercie.
17:31Les amis, pas de chance.
17:33Les amis, pas de chance.
17:35Il n'y a que des fonctionnaires du public et on interroge le seul mec du privé.
17:40Je n'ai jamais vu ça de toute ma vie.
17:41C'est quoi ? C'est de polio de zinzin.
17:43Il n'y a genre que des fonctionnaires.
17:45Le seul gars du privé, c'est moi qui l'ai.
17:47C'est fou.
17:48Ça, ça n'arrive pas à France Info, je pense.
17:51France Info, ça ne leur arrive jamais, ça.
17:53Ils interrogeraient direct les gars du public.
17:55Pas comme moi.
17:56Ils se tromper, là.
17:58Moi, j'aimerais grave descendre.
17:59J'aimerais grave descendre et aller voir les impôts.
18:01Je sais que les gens, ils n'aiment pas les impôts.
18:04Mais c'est hyper important, les amis.
18:06Et là, en gros, j'ai parlé un peu avec le...
18:12Bon, là, ça klaxonne.
18:13Ça klaxonne.
18:14J'ai parlé un peu avec les personnes des impôts.
18:17Et en vrai, c'est trop intéressant
18:18parce qu'il m'expliquait qu'il y avait de plus en plus
18:19de recours à l'intelligence artificielle,
18:22des suppressions de postes d'accueil.
18:26Ça éloigne de plus en plus les gens des impôts.
18:29Alors que je ne sais pas si vous avez essayé
18:31de remplir une fiche d'impôt, mais c'est hyper compliqué.
18:33Donc je pense que c'est cool parfois
18:34d'avoir quelqu'un au guichet
18:35pour essayer de lui poser des questions
18:37et qu'il puisse te répondre.
18:38Et voilà.
18:39Donc c'est extrêmement intéressant.
18:42Bon, on descend.
18:42Vous avez vu, en vrai, c'est blindé.
18:45CGT Police.
18:47Ça, c'est les amis.
18:49Ça, c'est quelque chose.
18:50Bon, on y va.
18:51Bonjour.
18:53Bonjour, excusez-moi de vous embêter.
18:55Je travaille pour l'humanité.
18:56C'est pas grave.
18:57C'est pas grave.
18:59C'est pas grave.
19:00C'est enchanté, déjà.
19:02Comment tu t'appelles ?
19:03Anthony.
19:03Enchanté, Anthony.
19:05Et toi ?
19:06Pierre-Antoine.
19:07Tu peux m'appeler PA si tu veux.
19:08Pourquoi on est là aussi aujourd'hui ?
19:10Pour le jet du point d'indice, un mal plus profond, les trois jours de carence.
19:15C'est quoi tes revendications ?
19:16Ouais, on est là pour un ensemble de choses, notamment, grosso modo, la casse du service public.
19:21Le fait qu'aujourd'hui, on ait de moins en moins de moyens dans les commissariats pour rendre un service
19:27au public.
19:28On ait une formation qui soit complètement obsolète.
19:32Qu'on ait de moins de moyens matériels, mais aussi moins de moyens humains.
19:35Contrairement à ce que le président de la République ne cesse de rabâcher et ce que Feu Darmanin nous a
19:40expliqué en disant qu'il avait remis à flot les effectifs, ce qui est absolument faux.
19:46On a toujours beaucoup plus de départs en retraite que d'arriver dans les commissariats.
19:51Et donc, aujourd'hui, nous, on est complètement exsangues.
19:52On est, un, dans l'incapacité de rendre correctement le service public aux citoyens.
19:57Et ces remplacements, généralement, ils se font surtout par des concours, etc.
20:01Est-ce que vous sentez qu'il y a de moins en moins de personnes qui passent ces concours-là
20:04?
20:04Eh bien, on ne le sent pas. C'est une réalité.
20:07C'est indiqué d'ailleurs par l'académie de police qui dit qu'elle a du mal à trouver aujourd
20:11'hui des gens pour passer le concours.
20:13Ce qui fait que la Cour des comptes a pointé un truc assez dramatique.
20:17C'est le taux de recrutement avant sur un concours, il était à 2%. Il est passé à 8%.
20:23Comme pour les profs.
20:24Exactement.
20:26Et là, on voit que vous êtes de la CGT. Est-ce que vous avez ces discussions avec les autres
20:29syndicats ?
20:30Je pense notamment à Allianz, à tous ces syndicats-là.
20:32Non, mais on ne peut pas avoir ces discussions-là avec eux, puisqu'eux, ils siègent depuis des lustres au
20:38CSA ministériel.
20:40Et donc, ils font partie de ces organisations qui ont signé les protocoles d'accord.
20:43Donc, c'est compliqué d'avoir une discussion avec eux.
20:46Oui, je comprends. Je comprends. En tout cas, c'est un plaisir de vous voir ici.
20:49Eh bien, enchanté.
20:49Vous êtes beaucoup là ? Vous êtes beaucoup de la CGT Police ?
20:52Oui, on est quelques-uns là, regarde.
20:53Ok. Bon, c'est un plaisir. Bonne manifestation.
20:56Ça fait un plaisir.
20:58Bon. On a fait la culture.
21:00On a eu la police. C'était trop bien.
21:03CGT Police, les amis.
21:04Si vous avez des galères, retournez vers des CGT Police.
21:07Ils sont super gentils.
21:09Bon, on va descendre encore un petit peu.
21:13Oui, je sais. Mais nous, on descend.
21:14Le ballon, là, il a pris un coup dans la gueule, mon gars.
21:18Ah non, ils font exprès pour pas qu'ils touchent l'arbre.
21:19C'est trop malin.
21:21Ils sont tellement malins.
21:23Ah là là.
21:24Qu'est-ce qu'ils sont malins.
21:26C'est trop malin, ce que vous avez fait.
21:28Bravo.
21:30Le ballon est même pas touché.
21:31Parce que ça, si ça pète, à mon avis, ça fait un sacré bruit.
21:33Bonjour.
21:34Comment tu t'appelles ?
21:35Oui.
21:36Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?
21:37Greffo au tribunal au Bobigny.
21:39Ok.
21:40Bon, et là, aujourd'hui, t'es là pour le jour de carence,
21:44le gel du point d'indice.
21:45Exactement.
21:46Et aussi pour supprimer les trois jours de carence
21:50qu'on n'en veut pas, les fonctionnaires.
21:53Surtout qu'ils puissent nous payer à 90%
21:57cette partie paiement à 90%.
21:59Donc non, stop.
22:00Ça aura des grosses conséquences sur votre salaire.
22:03Ouais, 180 euros de moins sur la paye.
22:05Perso.
22:06Et toi, au tribunal, tu vois un changement
22:09depuis les années Macron, depuis son septennat ?
22:11Non, au contraire, justice qui se dégrade de plus en plus.
22:14Pas assez de moyens humains, pas assez de moyens financiers.
22:17Donc à un moment donné, stop ou quoi ?
22:18Même, on nous a appris il n'y a pas longtemps,
22:20on doit faire des économies de papier.
22:22Encore.
22:23Pourquoi ? Parce que ça coûte trop cher ?
22:25Non, le numérique.
22:28Ah d'accord.
22:28Mais ça, ça pose aussi la question de l'accessibilité à Internet,
22:32de comment gérer l'outil.
22:33Parce que j'imagine qu'il n'y a pas plein de greffiers au tribunal
22:35qui ne sont pas natifs de l'informatique
22:38et c'est compliqué pour eux aussi de les former.
22:40Ben, on va avoir des formations.
22:42On va tous avoir des formations.
22:43Mais à un moment donné, moi perso,
22:45j'ai une formation bureautique et tertiaire.
22:47Donc l'habitude, mais bon,
22:49certains collègues ne sont pas issus de ce milieu-là.
22:50Donc à un moment donné, il faut former les gens.
22:52Moi, je te remercie.
22:54Prends soin de toi.
22:56T'aimes bien ?
22:56Ah oui, les amis.
22:58Faites comme...
22:59Comment tu t'appelles déjà ?
23:00Loïc.
23:00Loïc, faites comme Loïc et aimez l'Uma.
23:02Eh ouais, on aime l'Uma.
23:04Surtout que l'Uma, on est là.
23:06On est toujours là pour les camarades.
23:08Et surtout que...
23:08En plus, si j'étais sur le judiciaire,
23:10on a eu des camarades qui ont été poursuivis
23:12devant les tribunaux.
23:13Oui, on y était.
23:14Ben, moi j'étais à la manif pour les soutenir.
23:17Les grands esprits se rencontrent, les amis.
23:19Convergence des luttes.
23:20Exactement.
23:20La convergence des luttes.
23:21À un moment donné, stop.
23:23À un moment donné, stop, quoi.
23:25La lutte doit payer.
23:26Parce que là, la censure,
23:28elle est tombée hier soir,
23:29mais on ne veut pas de gouvernement de droite.
23:31On ne veut pas de gouvernement...
23:32Qu'est-ce que tu veux précisément ?
23:33Qu'est-ce que tu veux ?
23:34Du fric, on veut.
23:38Le point d'indice à 6 euros, déjà.
23:41On veut également...
23:45Une vérité...
23:45En finir avec les politiques libérales
23:49et de caste sociale, stop, quoi.
23:51En finir avec, surtout que là,
23:52on a les patrons qui vont s'agresser...
23:56Sur le dos des plus pauvres.
23:57Sur le dos des plus pauvres,
23:58notamment, et les pinces sociaux qu'il y a
24:00à Auchan, Décathlon, c'est top, quoi.
24:02Les amis, je vous invite...
24:03Merci beaucoup, Loïc.
24:05Les amis, d'ailleurs, sur ce sujet,
24:08Auchan, etc.,
24:08je vous invite à lire les papiers de l'humain
24:10qui sont extrêmement intéressants,
24:11où on parle des muliers.
24:12Je ne sais pas si vous connaissez les muliers,
24:14mais si vous achetez un truc à Décathlon
24:15ou à Auchan,
24:16vous leur donnez de l'argent.
24:19Sur ce...
24:19Bon, là, on va couper,
24:20parce que ça fait au moins 10-15 minutes
24:22qu'on fait tout ça.
24:22Après, on va redescendre.
24:23Je renvoie la balle à Théo.
24:24Théo, tu me renvoies la balle quand tu veux.
24:25De toute façon, je suis dans l'arillette.
24:27Tu ne m'entends pas, mais moi, je t'entends.
24:28Merci.
24:28Je te remercie.
24:29Merci beaucoup, Loïc.
24:30Reprenez l'antenne.
24:30C'était incroyable.