00:00Moi alors je reviens, je suis un petit peu le, comment on appelle ça, le petit moment de détente et
00:05de légèreté de l'émission, à la fin de l'émission.
00:07La pression.
00:08La pression, la pression, la pression.
00:09Alors vous avez parlé grossophobie, sexisme, racisme, vous avez aussi parlé droit à la douceur et à la liberté.
00:15Eh bien écoute, ça tombe très très bien.
00:16Moi je vais vous parler du festival de Cannes qui commence aujourd'hui.
00:19Quel beau lieu de liberté et de douceur.
00:21Et non, Caramba encore raté également pour le sexisme, la grossophobie, le racisme et le classisme.
00:27Ils y sont quand même fort présents.
00:30Voilà, le festival de Cannes, aussi le festival de Cannes.
00:34Je ne sais pas si vous connaissez cette excellente blague qui est le titre d'une chanson de M.
00:37Vous savez Mathieu Chédide ?
00:38Ah super !
00:39Oui, et bien voilà.
00:41Mon père adore faire cette blague, ce n'est pas une référence en humour.
00:44Eh bien écoute, chanson tordante s'il en est.
00:47Festival de Cannes, ça fait aussi un peu expression, tu sais, d'un article de Causeur.
00:51Est-ce que c'est Causeur ?
00:52Oui malheureusement.
00:54On peut en dire, ceux qui ne connaissent pas ce magazine, ce fanzine de Bruno Retailleau.
01:01Ce torchon, pour le tout.
01:03Qui ne brûle toujours plus rien.
01:05Parce qu'on est contre les autodafés, tu sais, on est pour le débat.
01:08Voilà, donc non, dans Causeur, effectivement, l'année dernière, ils avaient titré le festival de Cannes pour parler de Cannes
01:142024.
01:15Alors Cannes 2024, quand même, pour mémoire, c'était Judith Godrèche qui présentait son film, moi aussi.
01:20C'était sa fille qui montait les marches à ses côtés et qui, pour l'occasion, comme elle était habillée
01:24un peu sexy, un peu mignonne, s'était fait slut-shamée.
01:27Je veux dire, pour fêter ça, bien sûr.
01:30Il y avait aussi Camille Cotin qui avait abordé le mytho cinéma, ce lapsus excepcional repris dans Causeur.
01:41Combien ton titre payait, c'est incroyable.
01:44Et en fait, je suis une tampe, je vous l'avoue dire.
01:49Non, donc, effectivement, Camille Cotin qui avait parlé de mytho cinéma, etc.
01:52Et donc Causeur avait résumé ça, et je cite, parce qu'il ne faut quand même pas se bouder les
01:56petits plaisirs.
01:57En robe longue et décolletée, des actrices oppressées ont donné libre cours à leurs envies d'épuration, de purge et
02:05de castration.
02:06Oui, parce qu'on le sait, le féminisme s'est tué tous les hommes, on le disait.
02:14Là, on est au stade du fantasme, c'est quoi le fantasme ou bizarre ?
02:22On est bien d'accord que rien ne va dans cette phrase, mais quand même, moi j'avais envie de
02:26m'arrêter sur
02:27en robe longue et décolletée, des actrices oppressées.
02:30C'est-à-dire, ce serait quoi du coup la tenue idoine de la femme oppressée ?
02:34J'aimerais te faire un petit jeu avec vous.
02:35Je fais des petits jeux comme ça souvent.
02:37J'ai appelé ce jeu le physique de l'emploi,
02:40Du Vasco !
02:42Il faut savoir, je fais les jingles moimême qui arrête pas pour связse
02:47On est d'émission féministe, on n'a pas les fonctions.
02:51On va commencer avec le physique de coupable.
02:53Ce serait quoi, pour vous, mesdames, un physique de coupable ?
02:56Un homme.
02:58Excellente réponse ! Et si spontanée, comment ça se fait ?
03:01Je quitte elle !
03:02Comment ? Comment je quitte elle ?
03:04Est-ce que par exemple un vieux monsieur tout gros est tout fatigué avec une canne ?
03:08Ça peut être un coupable.
03:09Ben oui !
03:10Orvie !
03:10Non alors, Violaine évidemment avait touché Luc Juste.
03:14La bonne réponse, c'est une réponse que j'ai trouvée selon un sondage effectué par moi-même auprès de
03:18tous les médias bolognais.
03:19Ah ouais !
03:20La bonne réponse était des Arabes et des Noirs cachés dans le noir.
03:23C'est clair.
03:24Ça aurait pu être un sondage causeur au ministère de l'Intérieur sans aucun problème.
03:31Autre question, vous connaissez bien sûr l'expression « oui mais enfin elle mettait des strings et des mini-jupes
03:37cette gourgandine ».
03:38Donc ça c'est la tenue de ?
03:40La limeuse.
03:41La méchante.
03:42Voilà, tout est bon, tout est possible.
03:44Je comprends que vous n'avez pas envie d'insulter des femmes, donc c'est la tenue de tentatrice qu
03:51'il a bien cherché et de mauvaises victimes.
03:53Et bien donc grâce à Causeur et grâce au Festival de Cannes, on découvre donc la bonne tenue ou surtout
03:58plutôt la mauvaise tenue d'Oppressé.
04:01C'est-à-dire, moi je me demande quand même comment on s'habille quand on est oppressé.
04:05Un bon cache-col et un petit boulet aux pieds.
04:07Voilà.
04:08Par contre, la tenue de l'oppresseur, on la connaît, c'est toujours la même.
04:11Donc la tenue de l'oppresseur, c'est poitrail, fier et haut évidemment.
04:14Et un petit nuage du parfum sauvage de Dior.
04:19Quand vous savez, sauvage en fait, sauvage de Dior, c'est la campagne de pub avec Johnny Depp.
04:23Vous savez, sauvage, tel un lion.
04:26Remarquant, c'est un lion, c'est plus sauvage, c'est puni par la loi.
04:29N'est-ce pas, Violaine ? Voilà.
04:31Non, de toute façon, la tenue en fait, quelle est la bonne tenue, la mauvaise tenue ?
04:35C'est évidemment le gros problème du Festival de Cannes.
04:38C'est plus précisément le gros problème pour les femmes.
04:40Et spoiler, donc ça ne va jamais, comme vous l'avez noté dans l'émission.
04:45Petit florilège des commentaires de l'année dernière qui seront donc les mêmes demain.
04:49Quel manque, quel manque de classe vulgaire, vulgaire, vulgaire.
04:52Elle est trop vieille, elle est trop maigre, elle est trop grosse, elle est trop tirée.
04:55Et rentre chez toi !
04:58Cannes, Cannes.
04:59Un festival qui fait rêver, qui fait vraiment rêver.
05:03La question, c'est peut-on vraiment rêver si on ne se sent pas représenté ?
05:06Une bonne question.
05:08Parce qu'il y a les mauvaises tenues et les bonnes tenues.
05:10Il y a donc les bons et les mauvais modèles.
05:12Tu l'as dit tout à l'heure, bien sûr.
05:14Femmes maigres, blanches, pas souriantes, ça, ça fait rêver.
05:18Mais des tenues exubérantes de nanas qui osent un petit peu, ça, ça ne fait pas rêver.
05:23Et bien, c'est pareil pour les représentations dans le film.
05:25Filmes avec gros cons à grosse moto qui fait vroum vroum et boum boum, ça fait rêver.
05:31Filmes avec des femmes, filmées par des femmes, même pas à hauteur de cul, ça ne fait pas rêver.
05:38Alors, moi, je vous souhaite quand même un bon festival de Cannes.
05:41Alors, avec beaucoup de diversité de looks, certes, mais surtout avec beaucoup de diversité de représentations et de propos.
05:47Et figurez-vous qu'à Cannes, il n'y a pas que des connes en dépellaises à causeurs,
05:51puisqu'il y aura notamment des représentantes et des représentants de l'association ADA.
05:54Je ne sais pas si vous connaissez, pour les comédiens, comédiennes présents et puis par ailleurs,
05:59c'est l'association des acteurisses qui est en fait depuis MeToo en espace de parole et de conseil
06:04pour lutter contre un système et contre des représentations toujours les mêmes et qui font perdurer les agressions.
06:10Les agressions qui continuent quand même, on le voit, à se reproduire un petit peu comme une chlamydia sur un
06:15campus Erasmus.
06:19C'est bientôt l'heure de manger.
06:22Et moi, je trouvais quand même que d'avoir des actrices qui se politisent, qu'elles soient en décolleté ou
06:26en col roulé,
06:26pour dénoncer des oppressions, c'est tout de même plutôt une bonne nouvelle.
06:29Donc, on finit sur une bonne nouvelle.
06:30C'est clair.
06:31Voilà.
06:31Un peu de joie.
06:32Merci, Hélène.
06:34D'ailleurs, merci à toutes d'être venus et de ne pas être allés à Cannes.
06:38Vraiment, ça nous touche ici à Luma.
06:40Que vous ayez préféré ça.
06:42C'est tout, on a envie de parler dans le chat de manière bienveillante plutôt que d'aller insulter les
06:46gens sur les réseaux sociaux, sur leur télé.
06:49Et là, ce que vous pouvez retrouver sur justement les réseaux sous le nom de Madame Meuf, Madame.Meuf.
06:54Oui, Madame Meuf.
06:55Il me semble que la modo a mis à aller cliquer, cliquer, cliquer.