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00:01Ici Gare Le Serre, jusqu'à 9h, ici Matin.
00:068h moins le quart dans 30 secondes, Quentin, le directeur académique dans le Gare des Services de l'Éducation Nationale
00:11est donc votre invité.
00:12Bonjour Christophe Moni.
00:13Bonjour.
00:14Merci beaucoup d'être avec nous à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation lycéenne.
00:18Après les annonces de votre ministre Edouard Geffray, la semaine dernière,
00:223000 enseignants déployés en urgence pour pallier les absences dans 500 lycées du pays où la situation est la plus
00:30critique.
00:30Combien d'établissements sont-ils concernés chez nous, dans le Gare ?
00:34Alors, ce sont les établissements qui ont un nombre d'heures d'enseignement non pourvues qui sont les plus importants.
00:42Dans le Gare aujourd'hui, aucun ?
00:43Aucun ?
00:44Aucun dans le Gare, puisque les services du rectorat qui gèrent les personnels du second degré
00:50sont à l'œuvre depuis le début de l'année, même fin août, pour justement faire les ajustements qu'il
00:56se doit.
00:58Et aujourd'hui, dans le Gare, je ne dis pas qu'il n'y a pas d'heures par-ci
01:02par-là dans les établissements.
01:04Parce que ce n'est pas ce que disent tous les syndicats quand on les entend dans les manifestations.
01:07Ils disent qu'il y a des manques ici ou là, notamment je pense en lettres classiques,
01:11qui est une matière qui peut parfois être en souffrance.
01:15Alors, c'est ce que j'étais en train de vous dire.
01:16C'est que sur les 19 lycées publics du département, ici ou là, il peut y avoir 6 ou 8
01:23heures manquant dans une discipline ou pas.
01:27Mais par rapport à ce que disait le Premier ministre et le ministre de l'Éducation nationale,
01:32les établissements qui sont en rouge, c'est-à-dire qui cumulent un nombre important d'heures d'absence d
01:37'enseignants dans le Gare,
01:39nous n'en avons pas.
01:39Donc vous dites quand même qu'il y a certains établissements qui sont concernés par des problèmes d'horaire,
01:44notamment 8 heures par-ci, par-là. Mais qu'est-ce qu'on fait pour ces établissements ?
01:48Ils ne sont pas en souffrance, mais pour lesquels il faut bien trouver des solutions.
01:51Alors, c'est un sujet qui est très compliqué parce que tout de suite, on va rentrer dans la dimension
01:56technique.
01:57Vous pensez bien que...
01:58Soyons plus concret.
01:59Alors, je vais être très concret. Vous pensez bien que l'impact d'un enseignant absent dans une discipline
02:04où il y a un volume d'heures très important, je pense aux mathématiques par exemple,
02:08a plus d'impact qu'un enseignant d'art ou des choses comme ça.
02:12Donc, il faut mettre un peu de raison et de recul par rapport à ça.
02:16Aujourd'hui, comme tous les ans d'ailleurs, il y a toujours des ajustements de dernière minute.
02:21En plus, en ajoutant les absences de dernière minute et autres,
02:25un établissement, c'est sa vie, c'est humain.
02:28Donc, ça bouge et ça s'ajuste sans arrêt.
02:32Mais est-ce que vous avez quand même des solutions sous la main, sous le pied,
02:35pour les remplacer directement, ces profs qui sont obligés de s'absenter ?
02:38On a des solutions d'abord. Suite à la communication, la rectrice a mis en place dans l'académie
02:45un comité de direction avec une mobilisation encore plus importante pour être le plus réactif possible.
02:52Mais ces enseignants-là, on les a déjà puisque ce sont des titulaires zone de remplacement,
02:56ce sont des contractuels.
02:57Donc, il suffit de les déployer comme on fait d'habitude tous les ans.
03:02Et donc, on a un réservoir, pardon de parler comme ça, mais de contractuels qui sont disponibles immédiatement
03:07pour aller effectuer des remplacements là où il y a des besoins.
03:09Ils sont affectés. On a des titulaires zone de remplacement qui sont affectés.
03:13Mais après, vous savez, ce n'est pas toujours simple puisque titulaires zone de remplacement,
03:17ça veut dire qu'ils sont affectés dans une zone.
03:19Et peut-être parfois que le besoin n'est pas dans leur zone.
03:22Donc, tout ça, ce sont des ajustements au sein de l'académie qui s'opèrent.
03:26Mais chaque jour, chaque jour passe, chaque heure passe et beaucoup de situations se règlent.
03:31En même temps que d'autres peuvent arriver, ce sont ces équilibres-là.
03:35On est donc au début d'une nouvelle semaine de mobilisation lycéenne.
03:40Donc, une mobilisation qui devrait se poursuivre jusqu'aux vacances de la Toussaint.
03:43Qu'est-ce que vous dites aux élèves qui comptent se mobiliser ce matin et jusqu'à vendredi ?
03:47Ça fait 15 jours qu'ils sont mobilisés.
03:49J'ai presque envie de leur dire, c'est bon, on a bien compris le message.
03:52Et que tout le monde est à l'œuvre.
03:53Et la plateforme fait son effet, puisque vous l'avez vu, plus de 76 000 lycéens se sont déjà exprimés.
04:01Ça va continuer.
04:03C'est plus de 2 000 dans l'académie.
04:04Donc, ça va continuer.
04:05Donc, c'est bon.
04:06Les choses sont prises en charge.
04:08C'est cette plateforme où le Premier ministre a invité tous les lycéens à s'exprimer,
04:12à faire part de leurs difficultés.
04:14Et ce qui ressort, c'est que pour les trois quarts, il y en a qui disent qu'on a
04:17des problèmes au niveau des emplois du temps.
04:19Oui, c'est massivement les choses.
04:21Alors, les emplois du temps lycée, c'est lié souvent à l'ajustement au bloc lié aux options,
04:26aux ajustements liés au nombre de salles, etc.
04:29C'est encore là aussi très technique.
04:30Mais effectivement, c'est ce qui ressort.
04:32Oui, et la moitié aussi disent qu'on a des problèmes de bâti dans nos établissements.
04:35Oui, absolument.
04:36Et moins de 15% disent Parcoursup.
04:39Oui, exactement.
04:40Est-ce que vous avez des réponses à leur apporter, notamment sur le bâti et sur les emplois du temps
04:44?
04:44Ou ça, ça va se régler au niveau du ministère ?
04:47Alors, les emplois du temps, c'est lié à des choses qui nécessitent des décisions au niveau national.
04:52Mais sur le bâti, les réponses sont souvent les collectivités territoriales de rattachement.
04:57La région avec laquelle on travaille très très bien,
04:59et avec laquelle on est en contact permanent pour justement...
05:02Mais sur le bâti, vous avez...
05:04Je pense au lycée de Giorda, notamment.
05:06Oui.
05:06Vous avez une élève de ce lycée qui nous dit, mais en fait, on a l'impression de vivre dans
05:11un parloir de prison,
05:12parce qu'il y a tellement d'été pour soutenir le bâtiment que ça fait peur à voir.
05:16Oui, c'est ce que j'allais dire.
05:17Donc, sur le bâti, vous avez des ajustements, s'il faut remplacer une porte ou ce genre de choses, ça
05:21se fait très rapidement.
05:22Ça ne nécessite pas une procédure importante.
05:24Quand on est sur du structurel, comme sur du ODA, effectivement, c'est des choses qui s'inscrivent à long
05:29terme.
05:29Et on n'aura pas la réponse du jour au lendemain, il faut que ça s'inscrive dans le temps.
05:33Ça, c'est la région, normalement, qui doit gérer cette innovation.
05:36Absolument.
05:36Qu'est-ce qu'elle vous dit, la région ? J'imagine que vous l'avez contactée.
05:38On est sans arrêt en contact avec la région.
05:41La rectrice est sans arrêt en contact avec la présidente de région.
05:44On était, d'ailleurs, la rectrice était avec la présidente de région au lycée L'Amour la semaine dernière
05:48pour rencontrer une représentation d'élèves de lycée Nîmois.
05:52Ce sujet a été forcément abordé par les élèves.
05:56Et donc, il y avait les services techniques.
05:57Donc, les réponses ont été abordées.
06:00Christophe Moni, ces mobilisations lycéennes, elles ont parfois donné lieu, on l'a vu, ces deux dernières semaines, à des
06:05violences.
06:06Et des syndicats enseignants, l'AFCPE et des lycéens se sont réunis jeudi dernier à Nîmes
06:11pour dire qu'elles venaient aussi des policiers.
06:14Et à ce sujet, je voudrais qu'on écoute Chiara, qui est cette élève dont je vous parlais du lycée
06:19d'Oda
06:20et qui était sur l'antenne d'ici Carloset.
06:21C'est toujours la même chose.
06:22Ils arrivent armés jusqu'aux dents, équipés de la tête aux pieds,
06:26comme si on allait leur tirer dessus.
06:29On n'est pas en guerre avec eux.
06:30On n'est pas des animaux.
06:31Le respect, il marche dans les deux sens.
06:33Vous partagez son point de vue, Christophe Moni ?
06:35Alors, le sujet sur l'équipement, c'est leur équipement de métier.
06:38Donc, je veux dire, ils ne sont pas plus équipés qu'ils le sont habituellement.
06:41Déjà, il y a eu d'une.
06:42Et puis, j'ai envie de dire, la liberté de manifester est un droit.
06:45Et c'est très important.
06:48Mais elle ne doit pas empêcher la liberté de ceux qui veulent aller au cours.
06:50Mais sur le comportement, parce que là, c'est ce qui est en cause, le comportement de certains policiers.
06:54Écoutez, moi, je pense qu'à un moment donné, quand le lycée est bloqué totalement
07:00et que cette liberté de manifester empêche la liberté des élèves de voir continuer leur enseignement,
07:08les contraints, je pense qu'il faut que les deux libertés s'expriment de cette manière-là.
07:12On n'a pas eu énormément de violence dans le département du Gard.
07:16Au contraire, même, on a laissé s'exprimer les mouvements lycéens.
07:21Donc, nous ne sommes pas concernés.
07:23Maintenant, il faut regarder ça avec recul.
07:27Quand vous voyez un lycée comme Camus, qui a été à deux doigts de s'enflammer,
07:31avec deux colonnes de gaz à côté, je pense que là, on n'est plus du tout sur la liberté
07:35de manifester.
07:36Et donc, vous comprenez parfois ce maintien de force de l'ordre ?
07:40Je comprends une intervention qui vise à empêcher un mouvement qui peut arriver jusqu'à ce genre de dégradation.
07:52Bon, Christophe Moigny, donc, si je comprends bien ce matin, vous appelez les élèves à tous retourner en cours ?
07:57Oui, il est plus sage. C'est bon, on a entendu, il est plus sage.
07:59Et puis, pour ceux qui sont dans les classes à examen, il y a des enjeux forts.
08:02Bon, Christophe Moigny, je vous remercie beaucoup d'avoir été l'invité d'ici Garlozère ce matin sur l'antenne
08:06d'ici Garlozère,
08:07à la veille, au début même d'une nouvelle semaine de mobilisation lycéenne.
08:11Je rappelle que vous êtes directeur académique des services de l'éducation nationale dans le Gard.
08:15Merci à vous.
08:15Merci à vous.

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