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  • il y a 2 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va parler du carburant avant de passer au sondage parce que c'est l'autre info du soir.
00:04Réunion à Matignon aujourd'hui, l'État a bien libéré 10 millions de barils de ses stocks de gasoil en
00:08novembre.
00:09À la sortie tout à l'heure de la Réunion, le patron de Total annonce que ça devrait amener une
00:12baisse de 8 à 12 centimes par litre à la pompe dans ses stations à lui.
00:16Station Total aujourd'hui au global en France, on est à 2,36€ le gasoil, 2,28€ le 98 et
00:212,17€ le sans-plans 95.
00:24Ça avance, Laurent Jacobelli.
00:25Mais oui, ça avance. Nous, on l'avait dit en mars qu'il fallait aller dans les stocks stratégiques pour
00:31utiliser ces stocks et faire baisser les prix.
00:33Alors, c'est une solution d'urgence. Ce n'est pas une solution pérenne, c'est une évidence.
00:37Mais il y a une urgence parce qu'il y a des gens aujourd'hui qui payent pour aller travailler.
00:41Il y a des gens qui renoncent à des soins parce que la clinique ou le spécialiste est à 80
00:46kilomètres.
00:46Il y a des gens qui font le plein par somme. C'est-à-dire qu'ils mettent 30€ et
00:50puis on verra bien jusqu'où je peux aller.
00:51Donc, cette situation, elle est intenable. Donc, il faut aider les Français et notamment les Français pour qui la voiture
00:56est le seul moyen de locomotion.
00:58Parce que je rappelle le désengagement de l'État sur les lignes ferroviaires et sur un certain nombre de choses
01:02qui font que malheureusement, la voiture est indispensable.
01:05Mais ça ne va pas suffire parce que les stocks, ils ne sont pas…
01:08Là, c'est pour trois mois.
01:09C'est pour trois mois et après. Parce que moi, j'espère que toutes les crises mondiales vont s'arrêter.
01:14Mais je ne le crois pas. Donc, je pense que la mesure… Et ils y viendront parce qu'ils sont
01:18venus à tout ce qu'on avait proposé.
01:19Marine Le Pen avait proposé ça en mars. Bon, la baisse de la TVA de 20 à 5,5%
01:24sur les énergies.
01:24On parlait tout à l'heure du gaz. On parlait de l'électricité. Et on peut parler évidemment de l
01:28'essence.
01:29Elle est indispensable parce que sinon, il y a des Français…
01:31Et ça coûte un pognon de dingue.
01:32Non. Parce que sinon, je vous explique. C'est deux effets en fait.
01:36Premier, manque de recettes. Là, le mois qui arrive, ok.
01:39Mais après, vous allez avoir des Français qui vont continuer à faire le plein,
01:42qui vont continuer à aller travailler, qui vont avoir encore un peu d'argent pour consommer
01:47et donc qui vont maintenir à peu près la machine économique à flot.
01:50Or, cette machine économique, c'est de la production, c'est du maintien de l'emploi et c'est de
01:54la TVA.
01:55Donc, si on ne le fait pas, on va dans le mur parce qu'on a des Français qui ne
01:58consommeront plus.
01:59On a des entreprises qui vont mettre la clé sous la porte.
02:01On va atteindre un record de faillite.
02:0370 000, c'est un record. Merci le Mozart de la finance.
02:07Et donc, soit on va dans le mur et on laisse le cercle vicieux s'auto-alimenter,
02:12soit on met un break, on dit stop, on aide les Français pendant une période
02:16et on imagine des mesures pérennes et c'est ce qu'on propose avec Marine Le Pen.
02:19Sinon, on ne s'en sortira pas.
02:21Est-ce qu'il ne faut pas essayer plutôt de réfléchir à sortir des énergies fossiles ?
02:24C'est pas ça.
02:25Ça m'étra 10 ans. Il faut le faire.
02:26Mais il faut du temps.
02:27Vous avez tout à fait raison.
02:27C'est l'autre sujet de fond.
02:29C'est-à-dire d'accélérer l'électrification, de retravailler sur le nucléaire.
02:32Vous pouvez peut-être aussi avoir une autre vision des choses.
02:35Est-ce que vous approuvez, par exemple, Donald Trump ?
02:38C'était la question d'après.
02:39Qui ouvre les vannes au diesel russe.
02:44Est-ce que vous, vous seriez assez favorable à ce que finalement la France
02:48fasse la même chose avec Poutine ?
02:51Vous savez qu'on a été très critiques au début sur la capacité de cette mesure
02:55par rapport à la Russie de fonctionner.
02:56parce que la Russie avait d'autres circuits pour nous faire arriver son pétrole,
03:00notamment de l'Inde.
03:01Mais on est dans un monde où il y a des accords internationaux.
03:03Bon.
03:04Un seul type fustile aux Etats-Unis ne peut pas décider pour tout le monde.
03:08Donc soit on se met et c'est autour d'une part...
03:09Non, non.
03:10Mais lui, il a décidé pour lui.
03:11C'est ce qu'il a décidé pour lui.
03:12L'Europe pourrait décider de la même chose.
03:14Et la France ?
03:15Vous seriez contre ?
03:16Mais Maud Réjean a dit qu'elle n'oubliait pas.
03:18Je crois qu'aujourd'hui, au début, on a pensé que ça ne servirait à rien.
03:24Aujourd'hui, on est dans un État où la guerre continue,
03:26où il y a ces sanctions qui sont mises en place.
03:28On ne pourrait pas envoyer le signe d'une reculade.
03:31Voilà.
03:32Parce que ce serait mieux comme ça.
03:33Vous ne voulez pas faire un cadeau à Poutine ?
03:35Ben oui.
03:36D'accord.
03:36C'est important de savoir.
03:37Vous voulez conserver quand même nos relations avec l'Ukraine ?
03:41Plus que conserver.
03:42Vous savez, j'y étais il y a trois semaines.
03:44Et je peux dire que oui, nous voulons continuer à aider l'Ukraine.
03:49Probablement de manière différente.
03:51Probablement de manière peut-être un peu plus réfléchie en coordination avec l'Ukraine.
03:54Mais c'est évident qu'un agresseur et un agressé,
03:56et qu'on ne peut pas supporter qu'un PNI voit sa souveraineté violée par contre...
03:59Sur cette question-là, on a évidemment les mesures d'urgence.
04:02On en a souvent débattu.
04:03Et malheureusement, on voit qu'elles n'ont aucun effet trop faible.
04:07Sur la population qui souffre.
04:09Moi, je suis élu d'un territoire rural.
04:10Tout le monde prend sa voiture pour aller bosser.
04:13Vous savez, on le constate.
04:14Ce n'est pas juste des trucs comme ça au pifomètre.
04:17Le week-end, on voit que les voitures sont stationnées.
04:20Les gens ne sortent plus, ne vont plus chez leurs proches.
04:22C'est un problème de fond et un problème majeur.
04:24Donc, il y a les mesures d'urgence qui doivent être traitées.
04:27Il y a un certain nombre de réponses qui commencent à être mises sur la table.
04:29Tant mieux si elles permettent de faire baisser le coût du plein.
04:31Mais par contre, moi, ce que je voudrais, je l'ai déjà dit dans votre émission, je crois,
04:35mais je veux le redire parce que je pense que des crises, on doit tirer des perspectives.
04:39J'étais toute l'après-midi au salon de l'auto, à quelques centaines de mètres d'ici.
04:44On voit que notre industrie automobile vit une crise majeure.
04:46On a des géants industriels français qui sont encore là, qui sont encore debout, qu'on doit accompagner.
04:51Moi, je le redis, j'appelle de manière urgente, le président de la République était au salon de l'automobile
04:58ce matin,
04:58il ne l'a pas dit, à réunir les constructeurs automobiles français et à proposer un grand plan de planification.
05:05Nous n'avons pas de pétrole, mais on a de l'électricité.
05:08Et on ressort la deux chevaux quand même.
05:10On doit électrifier, oui, mais on doit électrifier de manière massive le parc de véhicules en France pour les Français,
05:17pour avoir un grand plan aussi pour aider les Français à changer leur voiture.
05:20Parce qu'aujourd'hui, les voitures françaises sont trop chères, qu'on doit aider par l'accompagnement,
05:25et que ça va coûter beaucoup d'argent, mais ça réindustrialisera notre pays.
05:29Ça permettra une relance de l'industrie automobile, qui est une industrie majeure,
05:33ça permettra de changer le parc de véhicules, qui est aujourd'hui un parc de véhicules,
05:37qui est un parc 11 ans, et donc on doit aller dans cette...
05:40C'est pas logique.

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