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  • il y a 6 minutes
Ce jeudi 15 octobre, Valentin Bissat, chef économiste et stratège au sein de Mirabaud AM, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, et Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:11Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good Morning Market, nous sommes ensemble en direct sur BFM Business
00:16jusqu'à 9h30
00:17avec à deux minutes de l'ouverture des marchés européens qui sont attendus dans le rouge, dans le dur rouge
00:22qu'il y avait également en Asie
00:24sur toute la séance avec les principaux indices asiatiques qui ont tous clôturé en recul plombé, notamment par les valeurs
00:32technologiques
00:32et plus particulièrement par la partie semi-conducteur des valeurs technologiques du rouge, on en avait hier à Wall Street
00:38également.
00:39Est-ce que cela vient de la publication du chiffre d'inflation que l'on a découvert hier aux Etats
00:44-Unis, plus 3,7% en septembre en ligne avec les attentes
00:47mais en progression par rapport au mois dernier et surtout en progression et supérieure aux attentes dans sa version Core,
00:52plus 2,6%.
00:53Ce sera une des questions que nous poserons à nos deux invités, Valentin Bissat, chef économiste et stratège au sein
00:59de Mirabeau Asset Management
01:00mais aussi Florian Yelpo en charge de la macroéconomie chez Lombard-Odier-IM.
01:05Nous reviendrons également avec eux sur cette saison des résultats qui continuent après la publication des valeurs bancaires hier et
01:12aujourd'hui.
01:12On a également découvert plusieurs résultats records du côté de la tech, ASML en Europe hier et ce matin,
01:18TSMC qui publie un bénéfice net record en progression de près de 70% au troisième trimestre à 21 milliards
01:26d'euros
01:27après avoir publié il y a quelques jours un chiffre d'affaires record lui aussi en progression de 46 milliards
01:34d'euros
01:34mais nous reviendrons sur les autres publications d'entreprises, notamment Pernod Ricard qui publiait également ce matin
01:40pour son premier trimestre d'exercice décalé, une activité en recul mais Pernod Ricard reste confiant pour la suite de
01:48son exercice.
01:50On y revient dans un instant, à 9h30 ce sera les experts avec Laure Closier.
01:54Bonjour à tous et aujourd'hui on va revenir sur le programme présenté par Jean-Luc Mélenchon hier,
01:58qu'en pensent nos experts, on parle réglement du niveau de vie des retraités, de l'assurance vie luxembourgeoise.
02:03Aujourd'hui on est avec Hervé Novelli, initiateur du cercle des entrepreneurs engagés, ancien député,
02:08avec Anna Boata, directrice de la recherche économique chez Allianz Red et avec Thibaut Prébet, économiste président de ECA.
02:13Rendez-vous dans une petite demi-heure.
02:15Il est 9h sur BFM Business et le CAC 40 ouvre à l'équilibre, plus 0,01% très exactement.
02:21Tout de suite c'est le journal.
02:25BFM Business, l'info éco. Léo Dumas.
02:28A la une, encore un coup d'accélérateur sur l'inflation en France, 3,1% sur un an au
02:34mois de septembre,
02:35selon les résultats définitifs de l'INSEE ce matin, qui révise donc à la hausse de 0,1 point son
02:39estimation précédente,
02:41pour arriver à un plus haut de janvier 2024, alors que sur un mois en revanche les prix ont reculé
02:47de 0,3% sur un effet saisonnier.
02:51Côté Royaume-Uni, encore une bonne surprise pour la croissance, le PIB a grimpé de 0,1% au mois
02:56d'août,
02:56au-dessus des attentes, après déjà une hausse inattendue de 0,4% au mois de juillet, selon les données
03:01officielles.
03:039h01, et c'est toujours le grand flou autour des coupures de Starlink en Ukraine,
03:07j'espère qu'il s'agit d'une erreur, dit Volodymyr Zelensky,
03:10alors qu'Elon Musk renvoie la balle au gouvernement américain qui détient et contrôle ces systèmes, dit le milliardaire.
03:16« Toute limitation est ainsi décidée par l'armée et par le président lui-même », explique-t-il,
03:22alors que des frappes russes n'ont pas pu être anticipées par Kiev dans la nuit de mardi à mercredi.
03:28L'IPO semble plus que jamais menacée pour le franco-allemand KNDS,
03:33puisque selon le journal Anderblatt, les actionnaires allemands préféreraient finalement vendre leur part à l'État allemand,
03:38ce qui en ferait donc une entreprise 100% publique.
03:42Un porte-parole du fabricant de chars répond toutefois que l'IPO reste bien l'objectif du groupe.
03:47Et puis les retraites complémentaires vont augmenter plus 1,4% dans 15 jours le 1er novembre,
03:53puisque les partenaires sociaux se sont mis d'accord hier soir pour revaloriser ses pensions dans le cadre de l
03:58'ARGIRC-ARCO.
03:59Les trois organisations patronales, la CFDT, la CFDC, TC et FO, ont voté pour ce taux.
04:05Pas la CFE-CGC qui a claqué la porte de ces discussions et pas la CGT non plus qui a
04:10voté contre.
04:11Il est 9h02 et le CAC 40 évolue en recul pour le moment, moins 0,21% à 7 856
04:19points.
04:20Les valeurs qui tirent la cote sont Pernod Ricard, plus 2,90%.
04:26Pernod Ricard qui, on le disait il y a un instant, a publié un chiffre d'affaires en recul pour
04:29son premier trimestre d'exercice décalé,
04:31plombé notamment par des reculs d'activité aux États-Unis ou en Chine.
04:35Mais Pernod Ricard qui maintient ses objectifs pour la suite de son exercice.
04:41On voit également que la cote, les valeurs en tout cas qui évoluent dans le vert sont Capgemini, Orange, Danone,
04:47Carrefour, LVMH ou Euronext.
04:49En revanche, celles qui plombent, donc du coup le CAC 40, sont notamment STMicroelectronics,
04:53un moins 6% dans le sillage de ce que l'on a pu voir sur les semi-conducteurs en
04:58Asie,
04:58où les grandes valeurs des semi-conducteurs ont plombé la cote.
05:02On pense notamment à Samsung ou SKNX qui perdaient plus de 10%.
05:06Schneider Electric, Legrand, ArcelorMittal, Safran également à Paris reculent.
05:11Un mot de Havas qui publiait également un chiffre d'affaires en progression de plus de 7% au troisième
05:16trimestre
05:17grâce à des acquisitions qui confirment ses perspectives pour l'ensemble de l'année.
05:20Havas qui gagne plus 0,84% et Eutelsat qui gagnait plus de 20% hier à la Bourse de
05:29Paris
05:29en lien notamment avec des espoirs du côté de l'Inde où Eutelsat pourrait être mieux positionné que Starlink
05:36pour récupérer le marché d'Internet par satellite ou Eutelsat qui pourrait potentiellement bénéficier
05:44de la confiance qui se dégrade vis-à-vis de Starlink en Ukraine.
05:47Donc plus 20% hier et plus 3,6% à l'ouverture ce matin.
05:53On reviendra évidemment sur toutes les valeurs et l'analyse que l'on peut faire de la saison des résultats
05:59dans un instant.
06:00On se retrouve tout de suite dans Good Morning Market avec nos deux invités.
06:07BFM Business
06:109h, 9h30
06:12Good Morning Market
06:13Nicolas Pagnès
06:15Et 9h06 sur BFM Business avec un CAC 40 en recul, moins 0,05% à 7869 points.
06:21Le DAX qui recule également en Allemagne, moins 0,55% à 25158 points.
06:27On va décrypter un petit peu ce qui se passe sur les marchés à commencer par le chiffre d'inflation
06:30aux Etats-Unis
06:31que nous avons découvert hier.
06:33Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir Valentin Bissat, chef économiste et stratège
06:37au sein de Mirabeau Asset Management en duplex avec nous.
06:41Et Florian Hielpaux en charge de la macroéconomie chez Lombard-Audier-IM en duplex avec nous également.
06:47Nous allons commencer avec vous Valentin.
06:48Bonjour, merci d'être avec nous.
06:52Cette inflation publiée hier aux Etats-Unis, plus 3,7% en septembre sur un an.
06:58C'est en ligne avec les attentes, c'est quand même une progression par rapport aux 3,4% du
07:02mois d'août.
07:02Et c'est surtout dans sa version corps, or, alimentation et énergie que l'on constate une progression un petit
07:08peu plus forte qu'attendue.
07:09Les analystes attendaient 2,5%.
07:12Ça a fait bouger les marchés, notamment sur la partie technologie.
07:15Ça a fait évoluer les attentes aussi des marchés vis-à-vis de potentielles hausses de taux de la Fed
07:20dès le mois d'octobre.
07:21On était à 20% avant la publication de ce chiffre.
07:24On est passé à 40%.
07:25Ça montre quand même qu'il y a un peu plus de fébrilité qu'attendue, Valentin, sur cette inflation toujours
07:32persistante aux Etats-Unis.
07:35Oui, comme vous l'avez dit, on attendait effectivement à ce que l'inflation headline, l'inflation générale, augmente assez
07:40fortement du fait des prix de l'énergie, de l'essence, du diesel.
07:43La surprise vient vraiment de l'inflation sous-jacente.
07:45Comme vous le savez, c'est vraiment ce qui va définir la politique monétaire à moyen et long terme.
07:50Ces fameux effets de second tour.
07:52Et si on regarde les détails de l'inflation sous-jacente, on voit beaucoup de composants, notamment tout ce qui
07:57est les vêtements, différents biens de récréation aussi,
08:01qui reflètent finalement la hausse des prix généralisés.
08:04Donc, c'est effectivement un risque pour la Banque centrale américaine.
08:08La question se pose, est-ce qu'elle va déjà monter ses taux en octobre ou est-ce qu'elle
08:11va attendre décembre pour monter les taux ?
08:13Je crois que ce n'est pas vraiment la question, le timing n'est pas vraiment important.
08:16Ce qui est important, c'est de savoir quel sera le taux terminal.
08:19On parle maintenant d'une Fed qui pourrait monter les taux aux alentours de 4,75%, près de 5%
08:24aux États-Unis.
08:25Évidemment, ce n'est pas la même histoire si la Fed les monte jusque-là ou si on est sur
08:29un cycle plus modéré.
08:31Donc, vraiment, dans quel cycle on rentre de hausse de taux ?
08:34Un cycle relativement court et limité qui reflèterait surtout finalement en retour de la politique monétaire vers un niveau un
08:41peu plus neutre,
08:42puisque lors de la dernière réunion, les membres de la Banque centrale ont quand même mentionné le fait que la
08:47politique monétaire était beaucoup trop accommodante
08:49par rapport aux sous-jacents de l'économie, ce qui évidemment devait avoir des surprises négatives sur l'inflation sous
08:56-jacente.
08:56Alors là, on rentrerait dans une deuxième partie du cycle de resserrement monétaire au-delà d'un niveau neutre.
09:04Et là, ça change l'histoire pour les marchés.
09:06Votre scénario, avant de passer la parole à Florian Yelpo, il change sur la stratégie de politique monétaire de la
09:12Fed aujourd'hui, Valentin Bissat,
09:14où ce chiffre, pour l'instant, ne permet pas de déduire une évolution dans vos anticipations.
09:22Alors pour l'instant, on maintient effectivement une première hausse de taux, une prochaine hausse de taux pour la réunion
09:27de décembre.
09:28Les différents discours de membres influents de la Fed, Williams notamment de la Fed de New York, vice-président du
09:33FOMC,
09:34qui mentionnait qu'il n'y avait pas d'urgence, donc on ne pense pas que ce chiffre en soi
09:38va faire accélérer le rythme de la Fed.
09:41Ce qui est important, ce n'est pas non plus seulement les taux d'intérêt directeur, mais finalement,
09:45comment ces taux d'intérêt directeur ou comment le discours autour de la politique monétaire se reflète sur les conditions
09:50financières en général.
09:52On le voit en Europe, on le voit aux États-Unis, avec une hausse des taux plus longs également.
09:56Donc il ne faut pas prendre en compte seulement les taux d'intérêt à court terme,
09:59mais vraiment l'ensemble des conditions financières qui va aussi définir le cycle de hausse des taux des banques centrales.
10:05Florian Yelpo, comment est-ce que vous avez accueilli ce chiffre quand on regarde les marchés ?
10:08Alors on peut peut-être commencer par les marchés obligataires.
10:10On a vu que le 10 ans américain s'est tendu à la publication pour se détendre et arriver sur
10:15un niveau plus bas qu'avant publication.
10:17On est aux alentours à 5,08% sur le 10 ans américain.
10:24Alors on est au-dessus des 5%, on est pile au-dessus des 5%, mais comment est-ce que vous
10:28analysez ce chiffre d'inflation ?
10:32Absolument, j'allais justement commencer par là.
10:34J'adore ce genre de chiffre-là où lors de la publication, on voit le marché réagir.
10:39En fait, très simplement, juste sur la base de la petite surprise positive qui en fait se localise vraiment parfaitement
10:46dans l'inflation cœur.
10:48C'est là que c'est à l'inflation cœur que tient justement sa surprise positive.
10:53À quelle partie de l'inflation cœur ?
10:55En fait, c'est simplement cette composante shelter qui a vraiment accéléré.
11:00Cette composante shelter, vous savez, c'est la composante habitation qui est calculée d'une façon relativement cryptique.
11:06C'est vraiment un agrégat assez bizarre, quelque part, que la Fed saura mettre de côté,
11:11parce que dans son PCE, qui est l'indicateur d'inflation qu'elle suit et qu'elle cible, cette composante
11:17-là n'apparaît pas du tout.
11:18Bref, le marché réagit très fortement.
11:21Les taux remontent très fortement, quasiment d'une dizaine de points de base, avant de reculer.
11:25Pourquoi il recule ?
11:26Il recule parce que, un, il se rend compte qu'effectivement, c'est une question de shelter.
11:29Et puis ensuite, deux, il se rend compte que Kevin Walsh nous l'a répété suffisamment.
11:33Il nous a dit, moi, ce qui compte pour moi, c'est la diffusion de l'inflation.
11:36Et quand on regarde le pourcentage des items, des éléments du rapport sur l'inflation qui croise plus vite que
11:422%,
11:43dans ce rapport-là, on a une baisse de ce pourcentage-là.
11:47C'est-à-dire qu'il y a une moindre diffusion de l'inflation.
11:50Ensuite, on a le Beige Book qui est sorti, qui vient enfoncer le clou,
11:52et qui nous dit simplement, dans les 12 districts, dans l'ensemble, tout ce qu'on voit,
11:56ce n'est que de l'inflation énergétique. Pour le moment, il n'y a pas de boucle prix-salaire.
12:01Comment pourrait-il y avoir une boucle prix-salaire ?
12:04Hier, on a dit que la croissance réelle des salaires est négative sur le mois de septembre, premier élément.
12:09Deux, les taux d'intérêt, que vous l'avez rappelé, sont au-delà de 5%.
12:12Et trois, on a l'IA avec nous, qui nous amène des gains de productivité.
12:16Pareil, ça aussi s'est flagué dans 5 des 12 districts du Beige Book.
12:20Donc, on est vraiment face à une situation assez paradoxale.
12:22L'inflation n'est qu'énergétique, mais le rapport, dans sa première lecture,
12:28pouvait laisser penser à un début d'effet de second tour que n'est ni.
12:32Et les marchés, ensuite, reprisent très fortement, justement,
12:34l'adaptation à l'analyse des détails du rapport.
12:38Mais on a quand même des marchés actions qui, eux, ont clôturé dans le rouge,
12:41tirés notamment par les valeurs technologiques, et notamment la partie semi-conducteur.
12:47C'est quoi l'inquiétude, Florian Yelpo, aujourd'hui ?
12:50C'est une dégradation des conditions de crédit pour des entreprises qui doivent investir massivement,
12:54et dont on se pose encore la question de la rentabilité des investissements,
12:58même si les attentes pour cette saison des résultats qui débutent sont encore très élevées pour ces valeurs ?
13:05Alors, si vous faites les questions et les réponses en même temps, je vais arrêter de répondre.
13:09Mais effectivement, c'est ça, c'est-à-dire ASML, TSMC, très bien,
13:14c'est-à-dire ceux qui conçoivent les machines qui font les puces,
13:17ceux qui font les puces, ceux qui en font les plans.
13:20Nvidia, ça va, il n'y a pas de problème de dette.
13:22Il y a vraiment un order book, un carnet de commandes qui est très visible, très clair.
13:28On vient de voir justement ASML et TSMC réviser à la hausse leur guidance pour le futur,
13:34leur prévision pour le futur.
13:36De ce côté-là, tout va bien.
13:37Et par contre, à côté de ça, il y a ceux qui ont moins de cash,
13:40ceux qui ont plus de dettes, dont on parle aujourd'hui beaucoup,
13:42qui commencent à avoir des dettes qui affichent des taux d'intérêt
13:47qui sont même relativement inquiétants, qui peuvent aller, qui peuvent tutoyer les 15%.
13:51Donc effectivement, aujourd'hui, le marché est en train de faire le tri dans ce monde de l'IA,
13:57entre ceux dont les revenus sont assurés et les business models sont relativement de qualité,
14:03et ceux qui sont plus dépendants des conditions de financement.
14:05Le problème, si vous voulez, c'est que vous avez une histoire macro,
14:08les taux d'intérêt, l'inflation, qui rencontre une histoire micro, celle de l'IA.
14:13Et cette histoire macro, elle amène en fait une forme de tri.
14:16Attention, parce que le tri, il a commencé en début de semaine et pas hier.
14:20Ça n'est qu'une accélération en fait de cette tendance au tri entre la qualité et la moindre qualité,
14:26disons, dans cet univers-là.
14:28Valentin Bissa, la saison des résultats a débuté aux Etats-Unis.
14:31Il n'y a pas que l'IA dans cette saison des résultats,
14:33mais globalement, les attentes de croissance de bénéfices des entreprises
14:37reposent quand même beaucoup sur les publications des entreprises d'intelligence artificielle.
14:43On attend entre 20% et 30% de croissance des bénéfices.
14:46On espère, enfin en tout cas le marché espère voir un troisième trimestre consécutif de progression
14:51de plus de 25% des bénéfices.
14:53Est-ce que, comme pour reprendre les mots de Florian Yelpo,
14:56la macro peut venir impacter les attentes micro sur certaines valeurs qui tirent la cote ?
15:04C'est sûr que la thématique de l'intelligence artificielle, c'est certes quelque chose de micro,
15:09mais c'est de plus en plus quelque chose de macro,
15:11puisque l'intelligence artificielle a un fruit finalement de la croissance américaine
15:17et évidemment aussi quelque part de la politique monétaire.
15:20Donc oui, l'intelligence artificielle, c'est évidemment extrêmement important pour la saison des résultats.
15:26On a eu également quelques tensions en début de semaine
15:28avec les nouvelles sur les concurrents chinois, sur les puces électroniques.
15:34On a eu quelques informations aussi sur les revenus générés par Anthropique.
15:38Donc évidemment, dans un environnement finalement où les taux d'intérêt sont extrêmement élevés,
15:42on rentre maintenant finalement dans une sorte de cycle de crédit
15:45où évidemment quand vous avez une société avec un levier extrêmement important
15:50qui doit émettre des obligations à 10-15%,
15:53vous avez besoin de montrer que derrière, vous êtes capable de monétiser, de générer des revenus.
15:59Donc on a à la fois un cycle macro qui reste résilient,
16:03on a un cycle de crédit qui va devenir extrêmement important aussi
16:05dans un environnement de taux élevé avec la concentration qu'on connaît sur l'intelligence artificielle.
16:12Après, plus largement, ce qu'on observe également, c'est que cette hausse de taux,
16:16même si on a beaucoup dit qu'elle avait eu peu d'impact sur les marchés actions,
16:19elle a quand même eu un impact si vous regardez les secteurs très sensibles aux taux d'intérêt,
16:23les secteurs industriels, les secteurs de l'immobilier, du real estate,
16:27d'autres secteurs défensifs.
16:28On voit quand même que c'est des secteurs qui souffrent depuis la mi-août.
16:31Donc on a une divergence assez importante finalement de ces sociétés liées à l'IA
16:35et celles qui sont plus sensibles aux taux d'intérêt.
16:39Et puis finalement, comme avant chaque saison de résultats,
16:43finalement on a vu des révisions assez importantes des attentes,
16:46un petit peu les semaines qui ont précédé cette saison des résultats,
16:50on s'attend quand même qu'elles soient largement dans les clous.
16:52et c'est important parce que finalement on sait que l'investisseur actuellement
16:57attend des surprises positives finalement pour continuer à soutenir cette hausse des marchés.
17:03Un mot au-delà de l'IA et des secteurs que vous avez mentionnés,
17:07les banques pour le coup, alors effectivement elles publient sur le trimestre précédent,
17:11les conditions effectivement de taux et de crédit ont un petit peu changé.
17:14Quel commentaire vous pouvez faire sur ce que nous disent les banques
17:18de la santé du secteur aujourd'hui ?
17:23Alors sur les banques, effectivement, il y a eu quelques déceptions,
17:25notamment sur le fixed income, donc les revenus en provenance de ce secteur en particulier.
17:31Sur tout ce qui est actions, les résultats sont relativement positifs.
17:34Ce qu'il faut garder à l'esprit également pour le secteur financier,
17:37qu'on a à venir probablement aussi des relaxations de la régulation
17:42qui pourraient également soutenir le secteur.
17:45Et puis évidemment, il faut aussi tenir en compte l'environnement de taux d'intérêt,
17:49peut-être au niveau économique.
17:50On parlait beaucoup depuis le début de l'année,
17:53cette économie en forme de cas aux États-Unis.
17:56Donc on a évidemment des ménages qui bénéficient de ce qu'on appelle de l'effet richesse,
17:59de cette hausse des prix, et finalement qui ont des bilans assez sains.
18:04Mais on a toute une partie de l'économie américaine qui souffre des prix de l'énergie,
18:07qui souffre des prix de la nourriture qui vont continuer à augmenter,
18:10qui souffrent de la hausse des prix hypothécaires,
18:12et qui sont directement impactés par la politique monétaire américaine.
18:16Donc ça, c'est quelque chose qui pourrait peser sur une classe de plus importante de la population américaine,
18:22sur les coûts également des cartes de crédit.
18:24Donc ça, ça pourrait se retrouver, ça pourrait être un indicateur qu'on pourrait suivre également
18:27sur le secteur financier pour sentir le coût de l'économie américaine
18:32au-delà de cet effet intelligence artificielle.
18:35– Florian Yelpo, même question.
18:38Alors effectivement, on a des banques qui ont publié des résultats plutôt positifs,
18:41dans l'ensemble, avec une activité qui se maintient.
18:45Mais quand on voit effectivement les niveaux des marchés obligataires aux États-Unis,
18:52quand on regarde ce qui tire l'activité des banques sur le trimestre dernier,
18:57comment est-ce qu'on appréhende ce secteur,
19:00sachant qu'à la suite de ces résultats,
19:01parfois pour des résultats records, plutôt sur la partie gestion d'actifs pour BlackRock,
19:06on n'a pas vu non plus des histoires boursières qui se sont envolées par la suite.
19:11– Non, mais est-ce que c'est vraiment là qu'on s'attend à avoir des surprises,
19:14des surprises les plus positives globalement ?
19:16Probablement pas, on a un cycle qui est très tiré par l'investissement.
19:21La consommation se porte relativement bien,
19:23en dépit des enquêtes des ménages qui trahissent une forme de pessimisme
19:28dans l'ensemble de la population.
19:30Et les réponses dans les sondages ne correspondent pas aux réponses dans les portefeuilles.
19:36Et dans l'ensemble, le PIB, la composante de consommation du PIB
19:41tient relativement bien la route.
19:43Dans ces conditions-là, est-ce qu'on doit être vraiment inquiet ?
19:46Le point d'inquiétude serait la partie investissement résidentiel,
19:52c'est-à-dire justement, comme disait Valentin,
19:54faisons la différence à la fois du côté des actions et du côté de l'économie
19:58entre les composantes qui sont sensibles au taux, celles qui le sont moins.
20:01Effectivement, ce qui est sensible au taux, l'investissement résidentiel,
20:06notamment, doit souffrir, souffre déjà dans ce genre d'environnement-là.
20:10Est-ce qu'on doit avoir des taux de défauts montés ?
20:12Pour l'instant, pas, parce que dans l'ensemble, il y a des effets richesses
20:14qui viennent compenser la cherté de l'accès au crédit.
20:18Je rappelle juste que ce serait néanmoins la huitième saison consécutive
20:23avec un taux de croissance à deux chiffres sur les earnings.
20:26On a à le valider encore, on est à 22%, il me semble,
20:29sur le S&P de progression sur un an attendu.
20:32Donc, c'est quand même, la barre est déjà assez haute.
20:36Néanmoins, on pense qu'il y a du momentum qui pourrait nous amener
20:39justement à voir cette barre franchie.
20:41Et dernier point, en plus de ça, le niveau élevé des taux,
20:46il faut bien comprendre qu'il a un effet effectivement
20:48sur les earnings des boîtes qui y sont sensibles,
20:51mais il a un effet aussi globalement sur la capacité du marché
20:54à refléter la progression des earnings.
20:56Si on regarde les PE, le Price Earning Ratio,
20:59le ratio entre les prix et les bénéfices,
21:01eh bien, on s'aperçoit qu'aujourd'hui, le marché action dans sa globalité,
21:04il est moins cher qu'en début d'année.
21:06Donc, pourquoi ? Simplement parce que c'est l'effet naturel des taux élevés.
21:09Quand on vit dans un monde de taux élevés,
21:11les prix sous-réagissent à la progression des résultats.
21:13N'imaginons pas aujourd'hui que parce que les prix des actions sont plus élevés,
21:17que ce marché est cher.
21:19Il n'est pas cher.
21:20Le marché obligataire n'est pas cher non plus.
21:22Ça n'est pas un argument suffisant pour l'acheter,
21:24mais c'est une dimension à garder en tête dans toute politique d'investissement.
21:29Merci Florian Yelpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard-Rodier IM.
21:33Merci également Valentin Bissat,
21:35chef économiste et stratège au sein de Mirabeau Asset Management.
21:39Et quant à nous, on se retrouve tout de suite avec Mathieu Serron,
21:41trader et fondateur de Galileo Trading.
21:49Le CAC 40 se cherche à 9h22 sur BFM Business.
21:53On est à présent en très légère progression,
21:55plus 0,12% à 7882 points.
21:58Le DAX, lui, recule à moins 0,25% à 25240 points.
22:04Parmi les valeurs qui tirent la cote,
22:05on a Pernod Ricard, Carrefour, Orange, donc en France.
22:09ST Microelectronics, pour le coup, accuse le plus fort recul, à moins 7,24%.
22:15On en parle avec Mathieu Serron, trader et fondateur de Galileo Trading.
22:18Bonjour Mathieu, vous êtes en duplex avec nous.
22:21Quelle analyse vous pouvez faire du CAC 40 à l'ouverture ce matin ?
22:25Globalement, les marchés traversent une phase de doute.
22:29On le voit avec des écarts assez forts et baissiers sur les valeurs liées à l'intelligence artificielle
22:36et même au ruissellement de l'intelligence artificielle.
22:38On le voit avec Schneider qui est chahuté depuis quelques temps.
22:42Avec Legrand, vous le disiez, qui baisse.
22:44ST Micro qui baisse.
22:45On l'a vu encore ce matin en Asie, une séance particulièrement animée.
22:50Aux États-Unis aussi, on a des variations très fortes.
22:52La question de la rentabilité et du financement des dépenses liées à l'IA se pose
22:57et du durcissement de la politique monétaire de la Fed.
23:01Quand on voit hier les chiffres d'inflation,
23:05immédiatement, les projections de hausse d'autos d'ici la fin d'année ont augmenté.
23:09Il est attendu 25 points de base d'augmentation d'autos d'ici la fin de l'année
23:13et attendu au mois de décembre.
23:15D'un point de vue graphique, technique, il n'y a pas véritablement de changement
23:19dans la mesure où, commençons par le CAC, il latéralise depuis deux semaines environ.
23:25Hormis le trou d'air qu'on a eu jeudi dernier,
23:27on évolue la plupart du temps entre les 7800 et 7900 points.
23:31Dans cet esprit-là, on a également des indications techniques
23:34de potentiel de baisse épuisée.
23:35Donc à suivre, en tout cas en ce qui concerne la tendance de fond,
23:39la tendance moyen et long terme, elle reste bien évidemment baissière.
23:42Mais à court terme, on pourrait avoir une première amélioration
23:45si jamais on franchissait la zone des 7950 à peu près.
23:50C'est la résistance que nous surveillons,
23:52considérant qu'au-dessus, on s'éloignerait alors de la zone de danger.
23:57Du côté de l'Allemagne, on est un petit peu dans la même configuration,
24:00même si cette fois-ci, sur le fond, la tendance, elle, reste haussière.
24:03On a préservé un pivot, et j'en parlais sur votre antenne,
24:06on a un pivot autour des 25 000 points,
24:08considérant que tant qu'on est au-dessus des 25 000 points,
24:10on est du bon côté, avec une tendance de fond qui reste haussière.
24:13Et on aurait un petit warning en dessous.
24:16Et ici aussi, on a eu des indications techniques de potentiel de baisse épuisée.
24:20Et la petite nouveauté, entre guillemets, vient des États-Unis,
24:24où pour la première fois depuis un petit moment,
24:27sur le SP500, sur le Nasdaq,
24:29on a eu des warnings à court terme.
24:31Pour l'instant, ce n'est que du court terme,
24:33et il va falloir surveiller de près ce qui va se passer dans les prochaines heures.
24:36Des warnings, Mathieu Serron,
24:38des warnings en analyse technique sur la tendance du S&P 500.
24:43C'est ce que vous constatez ?
24:45Oui, tout à fait.
24:46À court terme, on avait eu des indications de potentiel de hausse épuisée,
24:51qu'on avait joué de notre côté, notamment à travers des stratégies options.
24:54Et avec la rupture notamment des 7 780,
24:57sur le SP500, on a un petit warning,
24:59d'un point de vue graphique, qui s'est allumé.
25:02Précédemment, on avait tenu sur ce niveau-là,
25:03il a été enfoncé hier, on est actuellement autour des 7 740 points.
25:07La grosse zone désormais à surveiller,
25:09vraiment le pivot que je vous invite à surveiller,
25:13va se situer autour des 7 600, 7 650.
25:16Au-dessus, on reste encore du bon côté,
25:20on a un warning allumé, mais on reste du bon côté.
25:22En dessous, le mal serait un petit peu plus profond,
25:25avec des probabilités de retracer davantage qui augmenteraient.
25:29Donc c'est pour ça que, dans cette phase-là,
25:31nous faisons preuve de beaucoup de prudence.
25:34Alors ça veut dire quoi être prudent ?
25:35Ça veut dire être assez peu exposé,
25:38tenter quelques écarts de volatilité à court terme,
25:42mais sans hésiter à sortir si jamais ça ne confirme pas vite.
25:45Vraiment, il faut naviguer à vue dans cette phase-là,
25:48dans la mesure où on a des indications directionnelles
25:50qui ont tendance à se télescoper.
25:53Merci beaucoup Mathieu Serron de nous avoir accompagné
25:56pour faire un petit tour d'horizon des marchés en analyse technique
25:58à l'ouverture du marché français et d'ailleurs des marchés européens.
26:02Je rappelle que vous êtes trader et fondateur de Galileo Trading.
26:04Il est 9h26 sur BFM Business.
26:07Le CAC 40 est en très légère progression,
26:10un plus 0,11% à 7881 points,
26:12tiré par Pernod Ricard.
26:14Pernod Ricard qui a publié des résultats trimestriels
26:18pour son premier trimestre de son exercice décalé,
26:20en recul inférieur aux attentes,
26:23notamment à cause d'un recul de l'activité aux Etats-Unis et en Chine,
26:26mais qui reste très confiant sur la suite de son exercice.
26:29Un CAC 40 tiré par Carrefour, Orange, Capgemini,
26:32mais plombé également par ST Microelectronics,
26:34toujours dans cette même vague
26:36qui montre des volumes de vente plutôt,
26:40que ce soit en Asie ou aux Etats-Unis,
26:43sur les semi-conducteurs.
26:45C'est la fin de Good Morning Market.
26:48Je vous dis à demain, 9h30 en direct sur BFM Business.
26:52Et à présent, restez avec nous, c'est les experts.
26:56Good Morning Market sur BFM Business.
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