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Ce lundi 19 octobre, la déclaration du ministre Laurent Nuñez concernant la perte de contrôle des forces de l’ordre lors des manifestations du samedi 17 octobre, l’image de la France à la suite de ces violences, leurs coûts directs et indirects, ainsi que la visite d’Emmanuel Macron au Moyen-Orient pour garantir l’approvisionnement en carburant des Français, ont été abordés par Cécile Maisonneuve, fondatrice de Decysive, Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous Comment sauver la France et l'Europe", et Léonidas Kalogeropoulos, PDG de Médiation & Arguments, dans l'émission Les Experts, présentée par Laure Closier sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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TVTranscription
00:00Cécile Maisonneuve, bonjour.
00:01Bonjour.
00:02Merci d'être avec nous, fondatrice de Décisive.
00:04À côté de vous, Léonie Daskalogéro-Plos, bonjour.
00:06PDG de Médiation et Arguments, et Christian Saint-Etienne, bonjour.
00:09Bonjour.
00:09Vous êtes économiste, auteur de Trump et nous, comment sauver la France et l'Europe ?
00:13C'est aux éditions Odile Jacob.
00:15Je commence avec vous quand même, Christian Saint-Etienne,
00:17un ministre de l'Intérieur qui dit ce matin sur France Inter, Laurent Nunez,
00:20qu'on a perdu le contrôle.
00:22C'est quand même pas tous les jours qu'on entend ce genre de déclaration.
00:25Alors, il y a l'écume, et puis il y a les tendances profondes.
00:31L'écume, c'est qu'effectivement, la police a perdu le contrôle.
00:36Comme il y a eu un certain nombre de dérives et d'accidents dans le maintien de l'ordre dans
00:43le passé,
00:44il y a un certain nombre d'instruments policiers qui ont été enlevés à la police
00:48et qui ne lui permettent plus de traiter des manifestants ultra-violents,
00:55organisés en bande, quasiment insurrectionnels.
01:00Donc, on a eu 500 000 manifestants, ça s'est très bien passé.
01:06La police a fait son travail normal, sans incident,
01:09et puis des dizaines de milliers de casseurs.
01:12Et là, la police n'était pas préparée, elle n'a plus les capacités pour agir.
01:16Donc, ça, c'est l'écume.
01:18Le fond, c'est que depuis 25 ans, on a laissé dériver la situation dans les banlieues.
01:28Donc, dans les banlieues, on le sait, ça fait très longtemps,
01:32il y a plus de 730 quartiers de banlieues rassemblant 3 millions d'habitants
01:37où la police ne va quasiment plus.
01:39Donc, on ne sait pas exactement ce qui s'y passe.
01:42Donc, il y a un travail de fond colossal à faire.
01:47À une époque, on avait mis en place une police d'îlotiers,
01:52c'est-à-dire des gens qui étaient dans les îlots d'immeubles
01:54pour surveiller ce qui se passait.
01:56Ça a été supprimé.
01:58Donc, il y a toute une vision à reconstruire de la police en France.
02:03Avec une doctrine du maintien de l'ordre à revoir, si je me conviens.
02:05La doctrine est totalement à revoir.
02:08Et puis, bien sûr, je sais qu'on va accuser tout de suite de faire un lien monstrueux,
02:16mais on a perdu aussi le contrôle d'une partie de l'immigration
02:20qui est actionnée par des pays étrangers.
02:24Il est clair qu'il va falloir mettre en place une politique spécifique
02:28contre les gens qui sont masqués et casqués.
02:31Parce que rien ne nous dit que...
02:34Alors, d'abord, il y a très peu de chances qu'il y ait beaucoup d'étudiants
02:37et de lycéens parmi eux.
02:38Mais il y a vraisemblablement une instrumentalisation par des puissances étrangères.
02:43Quand vous regardez les manifestations, si vous étiez à Paris ce week-end,
02:46l'ensemble de la population était masquée et casquée.
02:48C'est-à-dire que l'ensemble des gens qui manifestaient étaient déguisés comme ça.
02:53Oui, mais justement, ça veut dire qu'il va falloir avoir une protection
02:59beaucoup plus élargie.
03:01Et la police devra vérifier, à la fois sur les métros, les bus,
03:07tous les moyens d'entrer et de sortir de Paris,
03:10que les gens n'ont pas de casque, interdiction de casque,
03:13de système d'armement, interdiction des masques.
03:16Voilà, il y a un moment où il faut changer totalement la doctrine.
03:18Loïda, c'est quoi votre analyse sur les événements de ce week-end ?
03:21Moi, d'abord, je voudrais vous dire que tous les chefs d'entreprise
03:23que j'ai eus en ligne depuis ce week-end sont traumatisés.
03:27Il y a une blessure très profonde.
03:29C'est un état de choc, de sidération,
03:34avec un double sentiment,
03:36qui est que nous ne pouvons pas laisser notre pays
03:40marqué par les images qu'on a vues ce week-end.
03:42Ça, ce n'est pas notre pays.
03:44C'est un pays dans lequel rien n'est possible.
03:46On a tous ressenti ce que pourrait être notre entreprise demain
03:51si elle venait à être visitée par des gens qui viennent la saccager
03:56et la mettre à bas, comme on a vu des commerçants.
03:58C'est un traumatisme très profond.
04:00Et pour les entrepreneurs dont la parole doit être portée,
04:06c'est une réflexion sur qu'est-ce que l'on fait
04:09parce qu'on se sent, on est fait comme ça,
04:12responsable de devoir faire quelque chose.
04:15Et peut-être c'est une réflexion qui a nourri notre week-end
04:18de voir comment on peut essayer de faire en sorte
04:21que cette place de la République est un autre visage samedi prochain.
04:24Maintenant, sur l'ensemble des sujets qui font que ce qui s'est passé
04:32a pris une telle proportion, c'est vrai que la perte de contrôle
04:35qui est évoquée par le ministre de l'Intérieur,
04:38finalement c'est un terme qui va assez bien à beaucoup de choses.
04:42C'est une perte de contrôle sur nos budgets,
04:45une perte de contrôle sur la sécurité,
04:47une perte de contrôle sur un accompagnement de l'immigration
04:50pour qu'elle puisse être réussie,
04:52une perte de contrôle sur les problématiques de la jeunesse.
04:55C'est une perte de contrôle depuis 20 ans,
04:57ce n'est pas arrivé ailleurs.
04:58Non mais c'est une perte de contrôle généralisée
05:00et à un moment donné, la perte de contrôle arrive
05:02à des moments de paroxysme.
05:04Et si on prend les deux sujets qui ont marqué ce week-end,
05:09eh bien il y avait les problématiques de la jeunesse,
05:12je pense qu'il ne faut pas oublier
05:13que derrière les problématiques de la jeunesse,
05:16il y a les choix collectifs que nous avons faits
05:19autour de la retraite,
05:20les chiffres que Merci a fini par révéler
05:26après quatre ans d'efforts de gens comme Jean-Pascal Beauffray
05:29pour que la vérité soit enfin dite,
05:31c'est qu'un budget comme celui de l'éducation nationale
05:34est amputé de 30% de son contenu pour payer des retraites.
05:38Donc là où on...
05:38Vous avez une surprise,
05:39on le savait, beaucoup l'avaient reconstitué.
05:42Beaucoup l'avaient reconstitué,
05:44mais derrière ces chiffres,
05:46il y a la détresse de la jeunesse
05:47qui dit finalement qu'on a des écoles
05:49dans lesquelles le minimum n'est pas assuré.
05:52Alors là, je veux bien qu'on reparle des écoles après.
05:54Alors on reparlera des écoles,
05:55mais avant, c'est Cécile Maisonneuve.
05:57En fait, c'est effectivement une réalité
05:59qu'ils ont raison de pointer du doigt.
06:01Les investisseurs étrangers nous regardent.
06:03Aujourd'hui, on a les marchés obligataires
06:05qui montent, sans grande surprise.
06:06Là, on est à 4,85 sur l'OAT français.
06:09Vous venez de Belgique.
06:10Il y a aussi ce climat insurrectionnel.
06:14Merci.
06:15Effectivement, je réside depuis quelques années à Bruxelles
06:18où on voit se multiplier un certain nombre d'émeutes
06:21depuis quelques semaines.
06:23La situation de Belgique n'est pas très différente
06:25de celle de la France.
06:26C'est aussi lié à ce qui se passe en Belgique.
06:27On a un gouvernement qui fait des réformes.
06:29Le gouvernement de Bard de Waver.
06:31Il revient sur des avantages sociaux.
06:33Il durcit une fiscalité jusqu'alors sur le capital
06:37qui était plutôt très favorable.
06:39Donc, il y a des syndicats, des enseignants qui manifestent.
06:42Et ça se traduit aussi par des troubles
06:44qui sont d'ampleur bien moindre qu'à Paris, soyons clairs.
06:47Mais quand même, lacrymo, garde du Midi et tout.
06:50Et moi, effectivement, ce qu'on voit,
06:52je lisais hier avec intérêt,
06:54quand même le Premier ministre polonais,
06:55Donald Tusk, qui est plutôt modéré,
06:59qui fait un post sur X
07:02disant, attention, nous, on ne va pas faire n'importe quoi
07:05avec l'immigration.
07:05Alors, c'est dans le cadre d'un débat plus global
07:07qui a lieu en ce moment
07:08entre les chefs d'État européens sur ce sujet.
07:10Mais ce regard que porte sur nous l'étranger,
07:14je pense qu'il est important.
07:15Pourquoi ?
07:15Parce qu'il y a ce regard de sidération.
07:18Moi, j'ai reçu des messages d'amis du Japon,
07:20des Pays-Baltes hier,
07:21notamment cette image de la mairie de l'image
07:24de l'image en feu a choqué énormément
07:27et pas qu'en France.
07:29Mais surtout, il se demande
07:30si ça ne va pas être comme ça pendant des mois.
07:32Et tous les sujets qu'on vient d'aborder,
07:35quand un ministre de l'Intérieur dit qu'il a perdu le contrôle,
07:38il va falloir qu'il le retrouve très vite.
07:39Parce qu'on peut supposer, sans être pessimiste,
07:42en étant juste réaliste,
07:44que ce qui s'est passé ce week-end,
07:45ça préfigure un certain nombre d'événements
07:47qui vont se passer dans les mois à venir.
07:49Donc, il est urgent que l'État reprenne la main
07:51sur ce qui, rappelons-le quand même,
07:52fait partie de ces fonctions réaliennes de base.
07:56Gérard Darmanin dit qu'on a failli.
07:58Oui, cette faillite, on parle de quoi ?
08:01On parle de la faillite de l'État,
08:03dans ce qu'il a vraiment,
08:04qui ne peut pas être remplacé par d'autres
08:06dans cette fonction de maintien de l'ordre.
08:07On entend parler des milices,
08:08je trouve ça absolument effrayant
08:10qu'aujourd'hui, en France,
08:11dans un pays démocratique,
08:13on en soit à parler d'individus privés,
08:16y compris de commerçants,
08:17qui disent « je vais me défendre moi-même ».
08:19Et ça, ça ne peut pas tenir.
08:20Ça ne peut pas tenir.
08:21Christian, qu'est-ce qu'on peut attendre ?
08:24Non, c'est pour ça que je disais,
08:26et puis Léonidas aussi,
08:27mais il y a l'écume, la perte de contrôle,
08:30mais il y a un problème qui monte depuis 20 ans,
08:33notamment l'école.
08:35Aujourd'hui, on a un niveau d'illettrisme
08:40et un niveau de décalage
08:41entre la formation des jeunes
08:43et les attentes de l'économie et du social,
08:49ce décalage est colossal.
08:50Donc, on ne va pas faire un cours,
08:54mais ça fait maintenant 15 ans
08:56que c'est totalement documenté
09:00par Stanislas Dehene et d'autres professeurs
09:03au Collège de France.
09:05Il y a trois années clés de formation.
09:07Alors, ça va sembler à 1000 kilomètres
09:09de ce qu'on vient de dire,
09:10mais il y a trois années de formation fondamentale
09:13qui sont la dernière année de maternelle,
09:15le cours préparatoire et le CE1.
09:17À l'issue de ces trois années,
09:20aujourd'hui, il y a 18% des enfants
09:23qui ont 7-8 ans,
09:26qui ne savent pas lire, écrire et compter
09:27au niveau attendu.
09:29Et ensuite, ces travaux de Dehene
09:32montrent que ces gamins,
09:33on les fait monter dans les classes supérieures,
09:36ils vont jusqu'au bac,
09:37on leur donne un papier qui n'a pas de valeur
09:40et ensuite, ils ont des attentes.
09:42Malgré tout, ils demandent aujourd'hui
09:43200 000 places à l'université.
09:45Moi, je suis prof de fac.
09:46J'ai fait plusieurs facs en France.
09:48Je peux vous dire qu'il y a un tiers des étudiants
09:50qui n'ont rien à y faire.
09:51Donc, il y a toute une réflexion globale.
09:53Dans le même temps, on sait que,
09:55du fait du vieillissement de la population,
09:58on va devoir remplacer chaque année
09:59qui vient 200 000 ouvriers dans les usines
10:03qui nous restent, et il ne nous en reste pas beaucoup.
10:05Mais néanmoins, il faut former massivement les jeunes.
10:08Donc, c'est toute une réflexion.
10:10On ne peut plus laisser des gamins sortir du CE1
10:13sans savoir lire, écrire et compter.
10:14À la fin du primaire, il faut une orientation
10:18en fonction des capacités.
10:20Et surtout...
10:20À la fin du primaire, vous dites ?
10:22Oui, bien sûr.
10:23C'est-à-dire rétablir l'équivalent
10:24d'un examen d'entrée en sixième,
10:26mais un examen évaluation.
10:29Il n'agit pas de punir les gens.
10:31Il faut faire des formations complémentaires.
10:33Il ne faut plus laisser monter dans le système
10:36des gens pour lesquels on leur met dans la tête
10:40des rêves impossibles.
10:44Et dernier point, sur les 20 dernières années,
10:46la France est à 1% de croissance.
10:48Donc, c'est tout le système macroéconomique.
10:53Cécile évoquait à l'instant l'État qui perd le contrôle
10:57avec la perspective de milice.
10:59Mais on parle d'un État qui a le record du monde
11:01de la dépense publique.
11:02Donc, simplement, les deux tiers de la dépense
11:04partent sur le social et on ne met pas l'argent
11:06sur l'éducation, la recherche et le contrôle
11:09de la population.
11:10Et qu'est-ce qui fait que sur ces justement trois ans,
11:12il y a eu ce basculement où on ne peut plus aujourd'hui
11:14en faire du C1 sans savoir lire et écrire ?
11:16Alors, ça remonte à il y a 30 ans, 30 à 40 ans,
11:19c'est les méthodes pédagogiques.
11:22Bon, en un mot, en quelques secondes,
11:26c'est toujours l'objet de débat,
11:29ça a un peu évolué.
11:30Mais on sait maintenant que mettre des gamins
11:33en apprentissage de la lecture par la méthode globale
11:37ou semi-globale, le premier jour où ils arrivent
11:39à la maternelle, c'est suicidaire.
11:42Et donc, on est obligé de refaire l'alpha syllabique,
11:46c'est-à-dire commencer pendant quelques semaines
11:49B à bas, P au pot,
11:52qui permettent ensuite de comprendre
11:54et d'enclencher avec le semi-global.
11:56Mais vous avez, dans les enseignants du primaire,
11:59on estime, une trentaine de milliers d'enseignants
12:02de maternelle et de CE1
12:05qui refusent ces évaluations
12:07qui sont faites par...
12:08Parce que maintenant, on a beaucoup travaillé
12:12et approfondi les savoirs
12:13sur les méthodes d'apprentissage.
12:15Et on sait que si on ne commence pas de cette façon-là,
12:18on va bousiller des gens toute la vie.
12:19Si en plus, on leur donne des diplômes papiers
12:23qui n'ouvrent rien, qui n'ouvrent sur rien,
12:25et qu'on a une économie qui est à 1% de croissance,
12:28on crée une frustration phénoménale dans la société.
12:31Alors, sur cette frustration globale,
12:33elle est réelle et elle est effectivement
12:35le fruit d'une perte de contrôle
12:37qui est de longue date.
12:38Mais je voudrais juste rajouter,
12:39parce que, Christian, vous évoquiez
12:42l'instrumentalisation qui vient de l'extérieur.
12:44Il y a une instrumentalisation
12:45qui vient de l'intérieur.
12:46Aussi.
12:47Je voudrais vraiment, parce que je pense
12:50que le rôle des entrepreneurs
12:52qui viennent sur ce plateau,
12:53c'est de refléter un peu les débats
12:55qu'il y a parmi les entrepreneurs.
12:57L'inquiétude qui existe aujourd'hui
12:59devant le bout de feu permanent
13:03qui est focalisé autour de LFI,
13:06autour d'un discours,
13:07qui prône la violence comme méthode
13:10qui valide et légitime
13:13l'idée qu'il y aurait une violence
13:16de la société...
13:17Une violence systémique.
13:19Il y a une réponse légitime
13:21de la violence physique
13:22et de l'agression.
13:23Lorsque sur une radio Nova
13:25qui est contrôlée par Mathieu Pigas,
13:27on donne les adresses de gens
13:29en disant, allez-y,
13:31c'est là qu'il faut taper.
13:32Ça veut dire qu'il y a un projet
13:34qui est quasiment un projet
13:38de guerre civile.
13:40Et nous, nous sommes au milieu...
13:42Comment fait-on pour vendre
13:43le capitalisme et la démocratie
13:45quand on n'a plus de croissance ?
13:47Parce que c'est ça,
13:48une partie du sujet
13:49de ce que dit Christian.
13:50C'est que si vous ne pouvez pas
13:51promettre un avenir meilleur,
13:53franchement,
13:54quel intérêt de faire autre chose
13:56que de casser ?
13:56Surtout, sachant qu'il y a des richesses
13:57sous les yeux,
13:58donc les gens se disent,
13:58on va se servir.
13:59On va se servir.
14:00Donc, il y a absolument nécessité,
14:02pour reprendre le symétrique inverse
14:05de ce que l'on vient de dire,
14:06c'est de la reprise de contrôle.
14:08Et il y a une nécessité
14:10de reprise de contrôle
14:11sur la totalité des domaines
14:12avec des gens qui sont
14:14au contact du concret
14:15parce que, pardon,
14:16mais la perte de contrôle,
14:17c'est lorsque l'on vit
14:18dans une fiction.
14:19Et notre monde politique
14:20vit dans une fiction permanente
14:22sur à peu près la totalité.
14:24Oui, mais on ne m'avait pas répondu
14:25comment on retrouve la croissance,
14:26du coup,
14:27parce que c'est ça,
14:27quand même, le sujet clé.
14:28La croissance,
14:29vous le savez comme moi,
14:30elle a comme épicentre
14:31les entrepreneurs
14:32et les entrepreneurs
14:33doivent revenir
14:34au centre du projet politique
14:36de notre pays.
14:37Et ils sont dans cette réflexion
14:39de trouver la manière
14:40de le faire.
14:41Nous sentons sur nos épaules
14:43la nécessité d'occuper
14:45pleinement une place
14:46dans l'organisation
14:47de la société
14:48parce que nous savons
14:49que si les scènes
14:50que nous avons vues
14:51durant ce week-end
14:51se répètent,
14:52c'est toute la capacité
14:53à investir.
14:54Les gens qui disent
14:54je ne vais pas remettre
14:55de l'argent dans mon commerce,
14:57c'est fini,
14:58je n'y retournerai pas,
15:00j'arrête.
15:00Eh bien, ce sentiment,
15:01ou bien d'arrêter,
15:02peut-être d'ailleurs,
15:03si vous me le permettez,
15:04la seule bonne nouvelle
15:05de ce matin,
15:06c'est qu'il y a
15:08une explosion
15:09sans précédent
15:10de la création d'entreprises
15:11dans notre pays.
15:12Ça veut dire qu'il y a encore
15:13des gens qui y croient
15:14et ça, je vous le dis...
15:15Avec beaucoup, beaucoup,
15:16beaucoup de micro-entreprises.
15:17Non, ils sont en recul.
15:18Donc, je vous le dis,
15:19c'est quand même
15:20une bonne nouvelle
15:21et c'est peut-être
15:22de la responsabilité
15:23aussi que nous avons
15:24de ne pas nous dire
15:25que ces images
15:26sont la fin d'un projet
15:27et la fin d'un pays.
15:28Ce n'est pas la fin.
15:29Il y a des entrepreneurs
15:30qui ont non seulement
15:31envie de continuer,
15:32qui veulent rebondir
15:33et qui veulent même créer.
15:35Eh bien ça,
15:35effectivement,
15:36c'est la France
15:37que nous aimons.
15:37Cécile ?
15:38Moi, j'aime bien
15:40le mot que vous venez
15:41d'employer, Léonidas,
15:42qui est le mot de responsabilité.
15:44C'est le mot essentiel.
15:45J'ai envie de dire
15:45un vieux principe
15:46à chacun ses responsabilités.
15:47Le rôle de l'État,
15:49aujourd'hui c'est clair,
15:50c'est de nous protéger
15:52des menaces étrangères,
15:54des influences étrangères.
15:55Et ça, c'est du régalien,
15:56il n'y a que lui
15:57qui peut faire ça.
15:58Mais le rôle des citoyens,
16:00des entreprises,
16:01c'est de pouvoir exprimer
16:03leur créativité
16:04et leur envie
16:04d'entreprendre librement.
16:06Et donc, en fait,
16:06il faut retrouver un projet
16:08à deux pieds.
16:09C'est-à-dire que chacun
16:09fasse ce qu'il sait faire
16:11et ce qu'il doit faire.
16:12Donc, c'est-à-dire que l'État
16:12doit sortir, par exemple,
16:14de certains pans économiques
16:15et se concentrer
16:16sur son cœur de métier.
16:16L'État doit, aujourd'hui,
16:17pardon, en plus,
16:18dans un contexte
16:19des finances publiques
16:20qui est celui qu'on connaît,
16:21dans un contexte de dette
16:21qui est celui qu'on connaît,
16:23il doit faire ce que lui seul
16:24peut faire,
16:25c'est-à-dire de la défense,
16:26de la sécurité,
16:27intérieure, sécurité, justice,
16:29complètement sous-financée,
16:30quand même, rappelons-le aussi,
16:32et l'éducation,
16:33parce que l'éducation,
16:34effectivement,
16:35c'est un investissement
16:35dans l'avenir
16:36et les dépenses d'innovation.
16:38Et de l'autre côté,
16:39toutes ces personnes
16:40qui ont, effectivement,
16:41envie d'entreprendre,
16:42parce que quand on sort de Paris
16:43et qu'on est dans d'autres
16:45villes de France,
16:46moi, je vois,
16:46je suis toujours frappée,
16:47quand même,
16:48par, malgré le contexte,
16:49malgré les surcharges de tout,
16:52eh bien, tous ces gens
16:53qui agissent,
16:54qui font évoluer
16:56la croissance,
16:57qui font évoluer
16:57leur territoire,
16:58ça existe aussi.
16:59Et cette France-là,
17:00effectivement,
17:00elle est complètement écrasée,
17:02invisibilisée par les images
17:04d'émeutes qu'on a vues
17:05ce week-end,
17:06mais ça ne veut pas dire
17:06qu'elle n'existe pas.
17:07Et en fait,
17:07il faut revenir,
17:08j'allais dire,
17:09à chacun ses responsabilités,
17:11tout simplement.
17:11Vous avez raison,
17:12Cécile,
17:13mais vous le souvenez aussi,
17:15vous avez lu,
17:15comme moi,
17:16Benjamin Constant,
17:17et nous en sommes imprégnés.
17:19Mais l'idée que
17:20les chefs d'entreprise
17:21ont une mission,
17:22c'est de s'occuper
17:22de leur intérêt particulier
17:23et que nous avons confié
17:24l'intérêt général
17:25à des représentants
17:26et que l'État fait son job
17:28et chacun est à sa place,
17:29c'est ce qui se passe
17:30quand ça se passe bien.
17:32Mais notre responsabilité aussi,
17:34c'est les dernières pages
17:34de la liberté des anciens
17:37comparée à la liberté des modernes,
17:39c'est que lorsque,
17:40à l'évidence,
17:41ce n'est plus tenu,
17:42il y a une responsabilité
17:44des responsables économiques
17:47qui, d'abord et avant tout,
17:49avant d'exercer leur liberté
17:50d'entreprendre,
17:51d'exerce leur responsabilité
17:52d'entreprendre,
17:53tous les 15 jours,
17:55la réalité vient se frapper
17:57à notre porte
17:58avec les salaires
17:58le 30 du mois
17:59et l'URSSAF le 15 du mois
18:00et c'est la vie
18:01que nous avons choisie.
18:02Mais lorsque tout cela,
18:04la responsabilité
18:04que nous assumons
18:05vis-à-vis de nos collaborateurs
18:07est mise en péril
18:08par ce délitement généralisé,
18:11c'est vrai que nous avons
18:12un rôle à jouer
18:12et ce rôle à jouer,
18:14ce n'est pas,
18:15ce n'est pas,
18:15c'est dissieux,
18:17c'est juste que nous devons
18:18être plus présents
18:19pour rappeler
18:20les réalités concrètes
18:21et les réalités concrètes,
18:23c'est les réalités
18:23des comptes qui dévient,
18:25des retraites
18:25qui ont occupé
18:26trop de place,
18:27de la reprise en main,
18:29cette idée
18:30de reprendre en main
18:31pour qu'il n'y ait pas
18:33cette perte de contrôle,
18:35c'est là où je pense
18:36que nous avons un rôle à jouer,
18:37peut-être ponctuel,
18:38mais pour remettre
18:39le train sur ses rails.
18:40Mais Christian,
18:41je reviens à mes histoires
18:42de croissance,
18:43quel modèle
18:44on peut vendre
18:45aujourd'hui
18:45à la société,
18:47aussi responsable
18:48qu'elle soit,
18:48si on n'a pas de croissance ?
18:49Qu'est-ce qu'on peut vendre ?
18:51Alors,
18:52on est en fin de cycle
18:53sur ce quart de siècle
18:55qui a été
18:56un des pires
18:57de l'histoire de France
18:59en temps de paix.
19:00Le dernier quart de siècle
19:01de non-croissance relative,
19:03c'est le pire
19:04que la France
19:05ait connu
19:05depuis 1815
19:06en temps de paix.
19:08Donc,
19:10rappelons-nous
19:11que dans les 30 glorieuses,
19:13on était à 4,5
19:14de croissance par an,
19:15c'était le deuxième
19:16taux de croissance
19:17le plus élevé
19:17dans le monde
19:18derrière le Japon.
19:19Donc,
19:20c'est un peuple
19:20qui peut,
19:21qui sait travailler,
19:22qui sait entreprendre.
19:24Simplement,
19:25on a perdu
19:25le contrôle
19:26de notre modèle.
19:30Alors,
19:31les failles
19:32commencent
19:32dans les années 90.
19:33on paye
19:34les décisions
19:35prises
19:35dans les années 90
19:36et 2000.
19:37Dans les années 90,
19:40les élites françaises,
19:41c'est le problème majeur.
19:44Les élites politiques
19:45sont totalement déconnectées
19:47du monde
19:47de l'entreprise,
19:48du monde
19:49de l'BFM business.
19:50Donc là,
19:50c'est travailler moins.
19:51C'est-à-dire,
19:51non seulement c'est
19:52le travailler moins,
19:53mais c'était l'idée
19:54qu'on était entrés
19:55dans un monde
19:55post-industriel,
19:56post-travail.
19:57Donc ça,
19:57ça s'effondre totalement.
19:59Les sociétés
20:00qui sont en croissance
20:01aujourd'hui,
20:02vous évoquiez la Chine
20:03tout à l'heure,
20:04c'est des pays
20:05dans lesquels
20:05on travaille,
20:06c'est des pays
20:07dans lesquels
20:07on a des plans
20:08industriels
20:09extrêmement puissants.
20:10La Chine vient
20:10d'adopter
20:11en mars-avril
20:13un plan de développement
20:152026-2030
20:16avec un investissement
20:17massif
20:18sur toutes les nouvelles
20:19technologies,
20:20l'électrification,
20:20la robotisation.
20:21Tous ces mots
20:22sont absents
20:22du débat public.
20:24Et donc,
20:26à partir de 97
20:27sous Jospin
20:28qui est certainement
20:31le 97
20:312002,
20:33le mandat
20:33le plus tragique
20:34de l'histoire de France
20:35où on accélère
20:36sur la désindustrialisation,
20:38la réduction
20:39du temps de travail
20:40et où on casse
20:41l'outil énergétique
20:42par les décisions
20:44qu'ils ont prises
20:44et la droite
20:46quand elle revient
20:47ne corrige rien.
20:49Donc c'est une responsabilité
20:51et de la gauche
20:52et de la droite.
20:53C'est peut-être
20:53la gauche qui commence
20:54mais quand la droite
20:55arrive au pouvoir
20:55elle ne corrige pas
20:56parce que mentalement
20:57elle est dans la même situation.
20:59C'est impossible.
21:00Non, non, mais je termine
21:01Même aujourd'hui
21:01personne n'y va.
21:02Je termine sur un point
21:03parce qu'avec d'autres
21:03je travaille avec des gens
21:04qui travaillent sur la prise
21:05de décision
21:06à la fois en entreprise
21:07mais au niveau collectif.
21:08Et on arrive progressivement
21:10à cette distinction
21:11que je trouve
21:11d'une puissance inouïe
21:12pour comprendre la merde
21:13dans laquelle on est
21:14parce qu'il faut dire
21:15qu'on est dans la merde.
21:16Qu'est-ce qui se passe ?
21:17À la tête du pays
21:18en France
21:19comme en Allemagne
21:20il y a 2000 personnes
21:21qui prennent les décisions.
21:23Donc en France
21:23vous avez 900 parlementaires
21:25parmi lesquels
21:26il y en a 300
21:26qui prennent les décisions
21:27les autres
21:28on leur dit
21:29tu appuies sur le bouton
21:30et vous avez
21:31une centaine
21:32d'éditorialistes
21:33journalistes
21:34qui sont très puissants
21:35dans le formatage
21:37des attentes
21:38de la population.
21:39Vous avez
21:40quelques centaines
21:41de hauts fonctionnaires.
21:42Donc vous avez
21:432000 personnes
21:44qui dirigent la France
21:45et vous avez
21:462000 personnes
21:46qui dirigent l'Allemagne.
21:48Et puis
21:49donc ça
21:49c'est ce qu'on appelle
21:50les élites
21:51ultra-dirigeantes
21:52celles qui prennent
21:52les décisions.
21:53Et derrière
21:54en France
21:54vous avez à peu près
21:56ce qu'on peut appeler
21:567 millions
21:57d'élites techniques.
21:59Les élites techniques
22:00c'est ceux qui regardent
22:01votre émission
22:01c'est les ingénieurs
22:03les techniciens
22:04les chefs d'entreprise
22:05les médecins
22:06les avocats
22:07donc 7 millions
22:08d'élites techniques.
22:09En Allemagne
22:09vous avez les 2000
22:10qui dirigent
22:11et derrière
22:11ils sont un peu plus nombreux
22:13les Allemands
22:13donc vous avez
22:148 millions
22:15d'élites techniques.
22:16Et je termine
22:17sur un point
22:17en France
22:18les 2000
22:19sont totalement
22:20déconnectés
22:20des 7 millions
22:21d'élites techniques
22:22en Allemagne
22:23les 2000
22:23sont issus
22:24des élites techniques.
22:26Tant qu'on n'a pas
22:27compris ça
22:28on ne peut pas
22:28comprendre
22:29le problème français.
22:30C'est le fait
22:32de constater
22:33qu'il y a
22:33une élite politique
22:34qui vit dans une fiction
22:35qui fabrique
22:37son modèle
22:38et alors après
22:39il faut remonter
22:40au niveau supérieur
22:41quel est le système
22:44institutionnel
22:45et constitutionnel
22:46qui a permis
22:47le décalage
22:47entre élite
22:48technique
22:49et élite politique
22:50c'est à ce niveau-là
22:51qu'il faut s'interroger.
22:52C'est pour ça que je dis
22:53qu'on a besoin
22:53de reconnecter
22:54le monde du réel
22:55et le monde du réel
22:55c'est le monde
22:56de l'entreprise.
22:56Mais pardon Christian
22:57parce qu'il y a
22:58une question démocratique
22:59derrière cette diagnostic.
23:02lorsqu'il faut 4 ans
23:04pour que les véritables
23:05chiffres de la retraite
23:06soient connus
23:07c'est qu'il y a
23:08enfin on a des institutions
23:10pour que les vrais chiffres
23:10soient connus
23:11il y a la Cour des Comptes
23:12il y a le Corps
23:13il y a...
23:13Oui mais François
23:13Eccal nous disait
23:14à votre place vendredi
23:15que tout le monde
23:15connaissait ces chiffres
23:16et puis il les avait
23:17déjà donnés 10 fois.
23:17On n'était pas
23:18dans le débat public
23:19et pardon
23:20mais vous le savez
23:21à quel point
23:21la réforme des retraites
23:23a besoin
23:24d'une adhésion
23:25de la population
23:25pour connaître les chiffres
23:27quand vous n'avez pas
23:28les vrais chiffres
23:28qui sont sous le boisseau
23:30et bien le débat public
23:31n'est pas un débat
23:32qui est conforme
23:34à un objectif
23:35à un modèle démocratique
23:36à un modèle républicain
23:37donc c'est vrai
23:38que non seulement
23:38on vit dans un monde
23:39de fiction
23:40mais que ce monde
23:41de fiction
23:41protège sa fiction
23:42en ne donnant pas
23:44les véritables informations
23:45Nous avons besoin
23:46d'exprimer
23:46mais après je donnerai
23:48mon idée
23:49des réformes
23:50constitutionnelles
23:51et institutionnelles
23:51qui permettront de casser
23:55Cécile
23:55à quel point
23:56la question énergétique
23:57a son importance
23:58dans tout ça
23:59parce qu'on voit
23:59qu'en Europe
24:01c'est quand même
24:01le fond du sujet
24:02le prix de l'essence
24:04C'est vrai que
24:05il y a je pense
24:06un problème français en Europe
24:07il y a un problème européen
24:08dans le monde
24:09Voilà très bien
24:10Et le problème européen
24:11dans le monde
24:11notamment
24:12c'est dû
24:13aux politiques
24:15énergétiques
24:15et climatiques
24:16folles
24:16qu'on mène
24:17depuis 15 ans
24:18On s'est condamnés
24:21On s'est vraiment
24:21condamnés à la dépendance
24:23C'est-à-dire que
24:24paradoxalement
24:25depuis qu'on a créé
24:26cette Europe de l'énergie
24:27c'est assez récent
24:27en 2008
24:28on a augmenté
24:30notre taux de dépendance
24:31Vous vous rendez compte ?
24:32On crée une Europe de l'énergie
24:33et en même temps
24:34on augmente notre taux de dépendance
24:35vis-à-vis de l'économie
24:36Et là qu'est-ce qu'on a raté ?
24:37C'est sur le nucléaire ?
24:38Alors c'est pas que le nucléaire
24:39c'est déjà le fait
24:41de dire
24:42très bien
24:43on veut sortir des énergies fossiles
24:44soit
24:45mais il y a 20-25 ans
24:46je dirais
24:47et aujourd'hui
24:47sortir des énergies fossiles
24:49pardon de le dire
24:49c'est un slogan
24:50Aujourd'hui Emmanuel Macron
24:52part 3 jours
24:53au Moyen-Orient
24:54pour sécuriser
24:54des approvisionnements
24:55fossiles
24:56La politique européenne
24:57est une farce
24:58Donc on s'est privé
25:00en gros
25:00on s'est privé
25:01de ce qui est encore aujourd'hui
25:03le système énergétique
25:05actuel
25:05très fondé sur les hydrocarbures
25:07tout en sur les sujets
25:09bas carbone
25:10se liant les mains
25:11en 1
25:12s'interdisant l'option nucléaire
25:13dans la plupart des pays d'Europe
25:14c'est en train de se retourner
25:15mais qu'est-ce qu'on a perdu ?
25:17Et qu'est-ce que c'est
25:17au Moyen-Orient du 40 ans ?
25:18Une carte des SMR
25:19des petits réacteurs de construction
25:20dans le monde
25:21il n'y a pas d'Europe
25:22c'est en Asie
25:23c'est aux Etats-Unis
25:25au Canada
25:25il n'y a pas l'Europe dessus
25:26donc là
25:27on est effacé de la carte
25:28et deuxièmement
25:29sur les autres technologies
25:31bas carbone
25:31du renouvelable
25:32on s'est mis dans les mains
25:33de la Chine
25:34un chiffre
25:35depuis le début de l'année
25:36l'augmentation
25:37de la production
25:38des batteries en Chine
25:39c'est plus 40%
25:40en 9 mois
25:41qu'est-ce que vous voulez faire
25:43avec ça
25:44face à vous ?
25:45Et bien d'ailleurs
25:45on ne fait pas grand chose
25:46parce que même dans l'accord
25:47franco-allemand
25:47qui vient d'être conclu
25:49sur le sujet automobile
25:51sur le Made in Europe
25:52Made in Europe
25:53ok
25:53donc on va favoriser
25:54le Made in Europe
25:55pour les pièces détachées
25:57les automobiles notamment
25:58mais sur les batteries
25:59ce ne sera que 10%
26:00parce qu'on n'a pas
26:01les moyens de faire mieux
26:01qu'en réalité
26:02aujourd'hui
26:03les batteries
26:04c'est-à-dire une partie
26:05de l'avenir
26:05de notre industrie automobile
26:07et pas que
26:07c'est chinois
26:08je voudrais vous donner
26:09une autre illustration
26:10mais après la pause
26:11et puis Christian
26:13va nous donner
26:13toutes ces solutions
26:14pour nous sortir de la merde
26:15comme il est dit
26:15à tout de suite