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  • il y a 25 minutes
Ce lundi 26 octobre, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, a abordé la réélection du président Lula lors des élections au Brésil et l’amélioration du climat des affaires en Allemagne en octobre, dans l’émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, l'écho du monde.
00:04Florent Lielpau de Lombard, Rodier, IM.
00:07Alors je vous prends peut-être un petit peu au dépourvu, Florian, et je m'en excuse.
00:13Est-ce que vous avez, comment dire, un sentiment, quelque chose à nous dire autour de ce qui se passe
00:19au Brésil ?
00:20Parce que c'est vrai que ça commence à monter en sauce.
00:23On a un indice Bovespa de Sao Paulo qui est en baisse de plus de 16%.
00:27Et on a l'impression, finalement, d'une situation, d'une réélection de Lula da Silva qui a surpris un
00:35peu tout le monde.
00:35Ça faisait quand même partie des scénarios qui étaient envisagés.
00:38La bourse de Sao Paulo avait pris de l'avance en misant, elle, sur le fils Bolsonaro.
00:44Bon, finalement, on peut parler de l'effacement d'une certaine forme de prix.
00:47Mais là, on a l'impression d'une agitation qui n'était peut-être pas forcément anticipée.
00:52Est-ce que vous avez un sentiment là-dessus à nous donner, Florian ?
00:55Oui, bien sûr, il y a deux éléments.
00:56Évidemment, il y a le risque géopolitique et son reflet dans le cours des actions.
01:01Et l'autre élément, c'est quand le marché se retrouve pris à contre-pied.
01:05C'est-à-dire qu'on avait un scénario dominant, bien intégré dans le prix des actifs.
01:10Et soudainement, on se retrouve à réévaluer, en fait, le spectre des possibles.
01:14Et qu'est-ce que ça veut dire en termes de trajectoire de taux, en termes de trajectoire de financement,
01:17en termes de trajectoire, évidemment, de profit, de earnings globaux ?
01:21C'est un marché qui est aussi peut-être un peu moins liquide, un peu moins, disons, suivi, un peu
01:27moins arbitré que l'Asie aujourd'hui,
01:29qui est devenu le plus gros des blocs du monde des actions émergentes.
01:35Donc, le sentiment, c'est un, lorsqu'on est confronté à un choc géopolitique, comme c'est le cas,
01:42on a besoin d'attendre que la poussière retombe, c'est-à-dire que souvent,
01:45souvenez-vous de l'élection de Donald Trump, de la première élection de Donald Trump,
01:49on avait eu également d'énormes secousses intraday sur la journée,
01:52et finalement, à la fin de la journée, les marchés avaient fini plutôt positifs, voire très positifs.
01:57Donc, ce décalage-là peut jouer.
01:58Le risque géopolitique, il est généralement temporaire,
02:01et il faut lui laisser le temps, justement, de rentrer et de sortir du prix des marchés.
02:06Maintenant, entre les trajectoires des earnings, globalement, ce sont beaucoup de boîtes internationales,
02:10beaucoup d'entreprises internationales qui font ces grands indices.
02:14Est-ce que la situation politique doit être reflétée dans leur cours ?
02:18J'en doute. Pour le moment, on est plutôt sur une tendance de croissance positive un peu partout.
02:22Alors, du côté de l'Europe, on a vu que les taux, c'était un petit peu détendu.
02:25On est à 3,36 sur le disant allemand, à 4,95 sur le disant français.
02:31On a eu l'indice IFO en Allemagne ce matin.
02:36Qu'est-ce qu'il faut en retenir ?
02:37Et puis, est-ce que ce spread dont on parle toute la journée, à tort et à travers,
02:42va continuer à être véritablement le point chaud de l'économie européenne ces prochaines semaines ?
02:49Alors, premier élément sur l'IFO elle-même.
02:52L'IFO est un indicateur avancé du climat des affaires en Allemagne.
02:57Il a, de façon très pertinente, pointé vers le ralentissement allemand au cours des trois dernières années.
03:03Aujourd'hui, on a un nombre de lectures répétées du chiffre qui pointent vers une amélioration de croissance en Allemagne.
03:11L'Allemagne, aujourd'hui, est un pays qui est en train de rebondir, comme une grande partie de l'Europe.
03:15Il faut bien se méfier d'une lecture franco-française du destin euro, du destin économique européen.
03:21Il y a une dissension claire entre la croissance française aujourd'hui, affectée par l'incertitude,
03:26et la dynamique européenne et la dynamique mondiale à laquelle je faisais référence, dans le cas du Brésil également,
03:32qui, elle, pointe vers une amélioration de la croissance.
03:35Et c'est ce qui explique aussi en partie que les actions font si bien cette année.
03:39Maintenant, sur votre question des spreads, sur votre question du traitement que les marchés financiers, aujourd'hui, réservent à la
03:45France,
03:46oui, c'est un élément important.
03:48Et aujourd'hui, pour vous donner un peu des ordres de grandeur,
03:51une obligation simple A, elle est généralement traitée avec une prime de 0,7%.
03:57Globalement, une obligation triple B, 1,25%.
04:02Vous le voyez, la France, elle est un petit peu entre ces deux zones sur la partie 5 ans.
04:06C'est là qu'on peut faire des comparaisons les plus pertinentes sur la partie 5 ans.
04:11Donc, la France, aujourd'hui, elle est confrontée à, disons, un traitement plutôt négatif que les marchés lui réservent.
04:21Maintenant, devant nous, on a les deadlines du 3 novembre, du 17 novembre pour la loi de finances.
04:26Et cette loi de finances pourrait apporter, justement, ce que Moody's a sanctionné en ne baissant pas la note de
04:32la France,
04:33c'est-à-dire la perspective d'un meilleur contrôle des dépenses.
04:36C'est ça, à l'angle, et c'est ça, ce que les marchés réclament à Corse et à Cris.
04:40Florent, Ielpo, Lombard-Rodier, merci infiniment d'avoir été avec nous et pour tous ces commentaires.

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