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  • il y a 20 minutes
Ce lundi 26 octobre, Bertrand Lamielle, directeur général de Portzamparc Gestion, s'est penché sur la chute en bourse de GTT en raison d'un chiffre d'affaires décevant, Bolloré Energy profitant de la hausse des prix du pétroliers au T3, les turbulences sur les marchés brésiliens provoqués par la réélection surprise de Lula à la présidence, ainsi que le lancement de la suite d'IA Atos Genesis Intelligence, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Et pour ça on retrouve Bertrand Lamiel chez Portes en part.
00:09Bonjour Bertrand, on va peut-être commencer par la douche froide du jour.
00:13Alors on parlait de la bourse de Sao Paulo, on a expliqué que la réélection de Lula da Silva
00:18avait provoqué quand même une très très forte baisse de l'ensemble des valeurs brésiliennes.
00:23L'autre douche froide, bon, plus près de nous, c'est quand même celle autour des résultats de GTT.
00:27Et c'est vrai que ça a de quoi étonner parce qu'on est dans un secteur, précisément les projets
00:30énergétiques,
00:32où vraiment on a une demande énorme, on a des cours élevés.
00:36Et pourtant, la publication des chiffres trimestriels du groupe est l'occasion d'une forte baisse.
00:41On est en repli de 12,9% en ce moment à 178,40 euros.
00:46Bertrand, qu'est-ce qui se passe autour de GTT ?
00:50Alors déjà des éléments de contexte, on est dans un marché qui est très exigeant
00:54parce qu'en fait il faut vraiment des résultats top et un discours qui accompagne ces résultats,
01:00qui ne laisse pas de faille parce que sinon il y a des sanctions qui sont très fortes.
01:04On l'a vu depuis une dizaine de jours.
01:08Donc sur GTT, on a un sujet.
01:10C'est une société qui est historiquement chère, très chère payée.
01:14Donc là, le moindre décalage entraîne ce moins 12, moins 13.
01:21Là, le carnet de commande, il n'y a rien à dire.
01:23Il est plein, on a une visibilité.
01:26Sauf que là, en fait, il y a eu un phénomène technique qui conduit à un décalage du chiffre d
01:31'affaires
01:31et c'est ça qui a crispé le marché.
01:33Qui se dit, tiens, est-ce que l'histoire finalement n'est plus aussi belle que ce qu'on nous
01:37disait ?
01:38Nous, on pense que c'est cher payé ce qui est en train de se passer.
01:40Il faut avoir en tête qu'en avril 25, elle avait déjà eu ce type de séance
01:44où elle avait perdu jusqu'à 15% en séance, traversé une moyenne mobile 200
01:48qui est un repère technique que pas mal de monde suit.
01:52Donc ça ressemble un peu à ces séances-là.
01:54Finalement, le titre avait fini par reconquérir le cœur des investisseurs
01:58et faire des nouveaux plus hauts.
02:00Il faut l'avoir en tête.
02:01C'est un dossier d'un point de vue fondamental.
02:03On a des carnets de commande tranquilles.
02:07On a de la visibilité de ce point de vue-là.
02:09Malgré ça, ça n'empêche pas le marché de temps en temps de taper dessus.
02:13Je pense que c'est le corollaire au fait qu'en termes de valorisation,
02:16on l'a rarement payé aussi cher.
02:19Donc le moindre faux pas, la virgule mal placée dans une communication,
02:23ça se traduit par un moins 12, moins 13.
02:25C'est étonnant ça, Bertrand, parce qu'on est un petit peu dans la même configuration
02:28que la tech ou que les autres secteurs qui sont très valorisés en bourse.
02:33Il y en a quand même un paquet.
02:34Est-ce que vous pensez que, justement, dans ce secteur de l'énergie,
02:39qui est très très bien valorisé depuis pas mal de mois,
02:42on risque peut-être d'avoir, alors pas une avalanche,
02:45peut-être pas un cycle de mauvaises nouvelles,
02:48mais peut-être justement ce genre de déception ponctuelle des marchés
02:51face à des titres qui ont beaucoup beaucoup progressé ?
02:56Oui, c'est possible, parce qu'en fait, il y a des attentes qui sont énormes.
02:59Alors les chiffres eux-mêmes sont énormes.
03:03Vous m'aviez demandé de regarder du côté de chez Bolloré,
03:05qui présentait aussi ses résultats, la division Bolloré Energy, par exemple,
03:09c'est 61% de croissance de chiffre d'affaires, dû notamment au prix.
03:13Donc on est sur le secteur du pétrole, sur des chiffres qui sont monstrueux.
03:19Quand on prend, si on va voir aux États-Unis,
03:21aux États-Unis, on attend 30% de croissance des bénéfices sur le S&P 500.
03:27Sur ces 30% de croissance, il y en a 10, c'est un S&P 490-495,
03:33et le reste, on va retrouver évidemment des valeurs de la tech,
03:36mais on va retrouver aussi les valeurs pétrolières.
03:38C'est la revanche des pétrolières en ce moment,
03:40qui profitent des prix très hauts sur le brut,
03:43mais aussi des marges de raffinage à des niveaux jamais vus,
03:46pour encaisser des bénéfices exceptionnels.
03:49Pour autant, elles ne sont pas forcément toutes à la fête,
03:52parce qu'il y a déjà eu un mouvement d'anticipation,
03:54et donc le marché est assez exigeant en ce moment.
03:56De manière assez générale, je pense que ça devrait arriver à une fin.
04:00On va revenir sur une saisonnalité qui va être plus profitable
04:02pour les investissements boursiers,
04:04mais dans un premier temps, oui, effectivement, c'est dur,
04:07et objectivement, le moins 12, le moins 15, même, qu'on a vu en séance,
04:12ça nous paraît un peu décorrélé des fondamentaux,
04:15mais malheureusement, comme je vous le disais,
04:17c'est des choses qu'on a déjà vues dans l'histoire du titre.
04:19Ça ne l'empêche pas de repartir par la suite,
04:21mais il faut pouvoir encaisser ces chocs de volatilité.
04:24Alors, vous parliez de Bolloré, précisément,
04:26c'est une de nos valeurs du jour,
04:27alors qu'on voit que le titre a quand même pas mal commencé la journée,
04:31et puis finalement, ça s'étiole.
04:32Là, on est sur une petite hausse de plus 0,16.
04:35Alors, c'est vrai que vous nous parliez de revenus,
04:36notamment dans l'activité énergie,
04:38qui sont en très, très forte hausse.
04:39Bon, parallèlement, c'est un groupe assez compliqué à évaluer
04:44en termes de holding, en termes d'actifs.
04:47C'est toujours un groupe qui est difficile à lire.
04:50Qu'est-ce que vous voyez dans les chiffres
04:52qui ont été publiés par Bolloré ce matin, Bertrand ?
04:56Il y a la division, évidemment,
04:58c'est la division énergique qui a retenu toute notre attention
05:00avec la croissance,
05:01parce que nous, on aime bien globalement le secteur énergétique.
05:04C'est vrai qu'on est allé sur des valeurs
05:06qui étaient plus faciles à lire
05:08et directement liées au raffinage,
05:10puisque je vous disais qu'on a des marges de raffinage
05:11qui sont à des niveaux stratosphériques.
05:13Donc, on est allé se positionner plutôt
05:14sur une Repsol en Espagne
05:16ou sur un marathon pétroléum aux Etats-Unis.
05:20Dans Bolloré, certes, il y a cette division qui va bien.
05:22Bon, la division film et industrie,
05:24elle a fait le job,
05:25mais on est sur des croissances plus classiques.
05:28Et pourquoi on est neutre sur Bolloré ?
05:31En fait, c'est ce que vous disiez.
05:32Il y a quand même une difficulté à lire correctement
05:36ce qui se passe à l'intérieur,
05:39puisqu'il y a toujours quelque chose qui va très bien.
05:42Donc, Bolloré, énergie, comme on l'a en ce moment,
05:44un autre qui va moins bien.
05:45Donc, ce côté holding, probablement,
05:47pèse un peu sur la dynamique du cours.
05:49Donc, on a préféré, nous, dans l'énergie,
05:51aller se positionner sur des purplayers.
05:54Alors, autre thématique du jour,
05:56et on en parlait quand même,
05:57cette douche froide sur la bourse brésilienne
05:59avec un indice Bovespa,
06:01la bourse de Sao Paulo,
06:02qui est en baisse de 16,2%
06:03après la réélection de Lula da Silva
06:08et une réaction extrêmement violente des marchés.
06:12On l'a expliqué, d'ailleurs,
06:13avec Xavier Ovas de Carmignac,
06:15un petit peu plus tôt dans USA Today.
06:17Il était vraiment très clair là-dessus.
06:19Maintenant, on voit que...
06:21Alors, JP Morgan a abaissé son opinion
06:23sur l'ensemble des valeurs brésiliennes,
06:25sur le réel, également la monnaie brésilienne,
06:27en expliquant qu'il y avait des risques,
06:29quand même, à court terme
06:30et des risques budgétaires, financiers,
06:33notamment, du côté du Brésil,
06:35qui devait être pris en compte.
06:36Est-ce qu'il y a des valeurs,
06:38du côté de la bourse de Paris,
06:39qui sont plus ou moins touchées par ce phénomène ?
06:42On voit Carrefour, qui est très, très actif,
06:43côté brésilien,
06:45qui perd un peu de terrain,
06:46moins 0,6% à 13,75%.
06:47On voit que le secteur automobile, aussi,
06:49pourrait potentiellement être touché,
06:51parce qu'il y a des parts de marché,
06:52du côté de Stellantis
06:53et du côté de Renault au Brésil,
06:54qui sont très, très importantes.
06:56Malgré tout, on voit que la réaction
06:57n'est pas forcément très, très forte.
07:00Est-ce qu'il y a des valeurs
07:02plus particulièrement touchées
07:03qui vous viennent à l'esprit
07:05quand on parle du Brésil ?
07:09Nous, on avait regardé du côté de AB Inbev,
07:12qui n'est pas côté à Paris,
07:14mais Amsterdam,
07:16le brasseur des parts de marché importantes
07:19au Brésil et en Amérique du Sud,
07:21à travers sa filiale Ambev,
07:22et donc, je crois qu'il était en recul
07:24de 2 ou 3%,
07:26un peu en...
07:28alors qu'elle avait fait
07:28un beau parcours auparavant.
07:30Donc là, typiquement,
07:30on peut lire assez facilement
07:33un impact brésilien.
07:35Ce que le marché n'a pas apprécié,
07:37notamment au Brésil,
07:38je pense qu'en fait,
07:39c'est le contre-pied,
07:40puisqu'il y a quelque temps,
07:41début octobre,
07:42il y avait eu des sondages
07:44qui donnaient Bolsonaro sortant.
07:46Ça avait permis,
07:47notamment aux taux longs
07:49qui sont le 10 ans brésilien,
07:50il était quand même perché
07:51à 14-15%,
07:53revenir du côté des 12%.
07:54Donc là, aujourd'hui,
07:55il est en train de remonter à 13%.
07:56On avait eu le même mouvement
07:57sur la monnaie.
07:59Donc là, le fait que ce soit Lula
08:01qui sorte des urnes,
08:04donc, contrairement à ce que le marché
08:06avait prévu,
08:06il y a un effet de backlash
08:09assez important.
08:11Pour les investisseurs européens,
08:15on a vu à BNBF,
08:17mais il n'y a pas grand-chose
08:17qui soit directement touché,
08:19directement imparté.
08:20Donc, heureusement,
08:21pour les portefeuilles
08:21de nos investisseurs européens,
08:23il n'y avait pas grand-chose là-dessus.
08:24Moins de 6% pour à BNBF,
08:26effectivement,
08:27qui est coté à Bruxelles,
08:28Euronext Bruxelles.
08:29On termine, Bertrand,
08:32par Atos.
08:34Ça passe complètement inaperçu.
08:35Moi, je trouve l'histoire
08:37extrêmement intéressante.
08:38Le titre gagne 9,5%
08:39à 25,50 euros.
08:41Évidemment, Atos, très volatile.
08:42Il faut voir d'où ça revient.
08:44Malgré tout,
08:45le groupe annonce
08:46la sortie d'une suite logicielle
08:50composée avec
08:51et en coopération
08:52avec l'IA.
08:53Est-ce que là,
08:54on n'a pas un point définitif
08:56de la part du secteur
08:57des logiciels
08:57et des sociétés d'intégration
08:58de dire,
08:59bon, vous allez nous lâcher,
09:00maintenant,
09:01personne ne va nous détruire
09:02et l'IA ne va pas nous détruire.
09:03On bosse très bien avec elle
09:04et la preuve,
09:05on crée des produits
09:06un petit peu comme Salesforce
09:07il y a quelques semaines.
09:08Est-ce que Atos
09:09n'est pas en train de monter
09:12de démontrer
09:12un point décisif
09:13à ce niveau-là ?
09:16Si, probablement.
09:17Il faudra probablement
09:18d'autres voies
09:19pour les faire,
09:20enfin,
09:20faire revenir
09:21les valeurs de logiciels
09:22sur le devant de la scène.
09:24Donc, voilà,
09:24nous, typiquement,
09:25sur le cas d'Atos,
09:26il faut savoir que,
09:27voilà,
09:28elle est en dessous des radars
09:28pour pas mal de gestion.
09:30On est à 400 millions
09:31de capives,
09:31rendez-vous compte.
09:32donc, comment ça a fondu ?
09:34Le sujet,
09:35c'est surtout la dette
09:36qui pèse encore
09:37et donc le futur,
09:38probablement,
09:38augmentation de capital.
09:39Il y a une dilution terrible
09:40pour les actionnaires historiques.
09:42Donc, enfin,
09:42pour ces différentes raisons,
09:44pour nous,
09:44il me semble que la société
09:45n'est pas investissable.
09:47Par contre,
09:48sur la thématique,
09:48effectivement,
09:49sur les logiciels,
09:51enfin,
09:51les valeurs de logiciels
09:52qui ont été clouées au pilori
09:54parce que l'intelligence artificielle
09:56arrivait et donc
09:56allait les remplacer,
09:57on s'aperçoit que non,
09:59finalement,
09:59elles bossent ensemble.
10:00Et donc là,
10:00on commence à avoir
10:01plusieurs voix
10:02qui viennent là-dessus.
10:03Donc,
10:04on a eu des résultats
10:05sur SAP.
10:07Donc là,
10:07ça remonte en août
10:08mais elle avait gagné,
10:09je crois,
10:09entre 17 et 20%
10:10dans la journée.
10:11Et donc,
10:12on a d'autres noms
10:12qui sont venus
10:17derrière SAP.
10:19Dans les logiciels,
10:20on va dire juridiques,
10:21on a Wolterscruvers
10:22qui a sorti une suite
10:23qui a dit
10:23« Oui,
10:23nous,
10:24on sert de l'IA
10:24et accessoirement,
10:25nos bases de données
10:26sont protégées,
10:26ne sont pas accessibles.
10:27Donc,
10:27de ce point de vue-là,
10:28n'importe qui
10:29peut demander
10:29n'importe quoi
10:30à une intelligence artificielle,
10:32elle n'aura pas accès
10:32à nos bases de données
10:33pour les réponses.
10:33Donc,
10:34il faut passer
10:34pour un homme
10:34pour le faire.
10:35On a vu des suites
10:37de logiciels
10:37comme Atlas Science
10:38ou les logiciels
10:38coopératifs
10:39aux Etats-Unis
10:40qui fonctionnent très bien
10:41et qui font
10:41un bon parcours.
10:43Et puis,
10:44les premiers
10:44qui étaient
10:45véritablement sortis,
10:46c'était les logiciels
10:47de sécurité
10:48avec des noms
10:49comme Palo Alto
10:50comme Octa
10:51puisque cette intelligence
10:52artificielle,
10:53il faut lui donner
10:54des endroits
10:54où elle peut aller
10:55et des endroits
10:55où elle ne peut pas aller.
10:56Donc,
10:57on a besoin
10:57de gérer les accès
10:58comme vous,
10:59potentiellement,
11:00dans votre immeuble,
11:00vous avez un badge
11:01pour rentrer à tel endroit.
11:02Il va falloir
11:03qu'il y ait cet équivalent
11:04de badge
11:04pour pouvoir accéder
11:05à telle ou telle base
11:06de données
11:06et éviter
11:07que elle se trimballe
11:08toute seule.
11:10Atos,
11:10plus 9%
11:11à 25,38 euros.
11:13Peut-être là,
11:14pour le coup,
11:15un point décisif
11:16après des Capgemini,
11:17des SAP,
11:18vous l'avez dit,
11:18qui ont vraiment rassuré.
11:20SAP,
11:20c'était la semaine dernière
11:21d'ailleurs.
11:22Il y avait des raisons
11:23d'être enthousiastes.
11:24Bertrand Lamiel,
11:24Portes en part.
11:25Merci infiniment.

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