- il y a 4 heures
Ce lundi 26 octobre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:01BFM Business, 15h30, 16h, USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11USA Today sur BFM Business, c'est reparti pour une nouvelle semaine trépidante, bien entendu.
00:18Comme tous les lundis, on vous dit que c'est une semaine trépidante.
00:20Là, on peut garantir que la semaine sera absolument trépidante.
00:24Déjà, elle commence très fort.
00:26Oui, parce que Wall Street est déjà ouvert.
00:27Vous le voyez derrière moi, les indices cotent.
00:30Et oui, pendant une semaine, on va être en décalage d'une heure après notre passage à l'heure d
00:34'hiver.
00:35Donc, vous voyez, pour l'instant, ça se passe bien du côté du Dow Jones avec une hausse de 0
00:39,58%, 52 520 points à l'instant.
00:43Un petit coup d'œil sur le Nasdaq, ça se passe bien aussi, plus 0,7% et plus 0
00:47,63% sur le S&P 500.
00:49Donc, semaine très, très agitée à prévoir, autant du point de vue macro que du point de vue, finalement, géopolitique,
00:55qui reprend tous ses droits, Iran, Israël, Brésil, on va en parler.
01:02Il se passe quelque chose du côté de la bourse brésilienne.
01:04On a eu une baisse de 10, 15% de l'indice Bovespa à tel point qu'ils ont dû
01:09actionner ce qu'on appelle les circuit breakers,
01:11les freins chargés d'empêcher une baisse beaucoup, beaucoup trop violente.
01:16Mais la réélection de Lula, visiblement, est accueillie par une réaction boursière extrêmement violente.
01:22On va essayer d'expliquer tout ça au cours de ce USA Today.
01:26On parle Amérique au sens large dans USA Today.
01:29Et puis, d'autres nouvelles sur le front iranien.
01:32Il y a peut-être des choses qui sont en train de se préciser.
01:35Il y a peut-être aussi des choses en train de se préciser du côté de l'activité cloud,
01:39avec déjà des annonces de la part d'Amazon.
01:42Et puis, des petites déclarations qui font mouche du côté de SpaceX, du côté d'Elon Musk.
01:47Mais pour l'instant, on commence donc ce USA Today, ouverture positive pour l'ensemble des indices américains.
01:52C'est parti.
01:55USA Today, sur BFM Business.
01:58Et avec nous, en visio, Mathias Bacchino, Trade Republic.
02:02Bonjour Mathias.
02:03Bonjour.
02:04Nous sommes en plateau avec Xavier Ovas de Carmignac.
02:06Bonjour.
02:07Et puis, bien sûr, pour commenter cette actualité américaine avec nous,
02:12John Plassard de Cité Gestion.
02:15On va peut-être commencer par fixer un petit peu le panorama de la semaine qui nous attend.
02:19Je le disais, géopolitique, politique au sens strict, économie, puis surtout macro.
02:26On reste aussi à l'affût des résultats d'entreprise.
02:29On le dit, tous les lundis, c'est la semaine de tous les dangers.
02:32Celle-là, on peut dire que, vraiment, elle se précise comme une des semaines les plus explosives de cette rentrée.
02:39Et c'est juste avant Halloween, en fait.
02:42Oui, exactement.
02:43On va jouer à se faire peur.
02:45Et on a aussi la question monétaire.
02:47Parce qu'évidemment, mercredi, on a la réunion de la Fed.
02:52Jeudi, la réunion de la BCE, même si ce n'est pas aux États-Unis, mais on a une semaine
02:55qui est très importante au niveau monétaire.
03:00Et puis, vendredi, la Banque centrale du Japon.
03:03Mais évidemment, si la réserve fédérale américaine sera le point d'orgue de cette semaine,
03:08on n'attend pas de hausse de taux, encore moins de baisse de taux.
03:12On attend, évidemment, les quelques petits commentaires de Kevin Noir.
03:18Je savais qu'il a réduit sa communication.
03:21Le marché, pour l'instant, price une hausse de taux en décembre à 80%.
03:26Mais on a vu que ces anticipations étaient très volatiles et pouvaient se réduire comme peau de chagrin
03:33en l'espace d'une ou deux statistiques économiques.
03:36On aura, en parlant de statistiques économiques, la croissance américaine,
03:40la première lecture de la croissance américaine du troisième trimestre,
03:45qui devrait être proche de 3% contre 2,2 le trimestre précédent.
03:50Donc, c'est une réaccélération.
03:52On aura des statistiques économiques, et notamment sur l'inflation, le PCA.
03:58On attend 0,5% sur le mois, et une inflation sous-jacente, donc COR, de 0,3%.
04:08Donc, on aura potentiellement une croissance en hausse et une inflation en hausse.
04:15Donc, ça alimenterait les anticipations de resserrement monétaire.
04:20Et puis, vous l'avez dit, la semaine de tous les dangers pour les entreprises.
04:25On a Alphabet, Microsoft, Amazon, Visa, Mastercard, Caterpillar et Boeing,
04:33notamment, qui sont les grands noms cette semaine.
04:36Donc, c'est la vieille économie, c'est la nouvelle économie, c'est l'intelligence artificielle.
04:40Et on rappelle quand même, Antoine, vous savez, souvent, on regarde les résultats des entreprises
04:45qui déçoivent ou pas.
04:47Et là, pour l'instant, 80% des premières publications ont dépassé les attentes.
04:54Alors, évidemment, on verra les interrogations sur les CAPEX qui sont emmagasinées
04:59ou qui sont à prévoir pour les entreprises d'intelligence artificielle.
05:04Et puis, je termine là-dessus, parce qu'on a plein de choses à dire sur cette semaine.
05:10Eh bien, évidemment, on regardera les taux longs.
05:13On regardera les taux à 10 ans américains qui sont passés, on le rappelle,
05:18de 5,33% à légèrement ou à 5% aujourd'hui.
05:24Et donc, effectivement, il y a toujours de la tension,
05:27malgré cette désescalade qu'on a eue récemment.
05:31Bon, et puis, du côté des événements un petit peu macroéconomiques,
05:35c'est vrai qu'on regarde un petit peu tout, même du côté de l'actualité de l'entreprise.
05:38Et à l'ouverture de Wall Street, on a appris qu'Entropic avait déposé au Nasdaq
05:43son document d'introduction en bourse, en précisant à l'intérieur de ce document
05:47que l'IA quand même posait des risques existentiels pour l'humanité.
05:51Sacrée entrée en matière, de la part d'Entropic, en tout cas,
05:55qui fait ses premiers pas vers la bourse,
05:56en officialisant aussi le fait qu'accessoirement,
05:59ils avaient perdu 80 milliards de dollars.
06:01On va voir ce que ça donne.
06:03Mathias Bacchino, on se déguise en quoi pour Halloween cette année à la bourse américaine ?
06:08On se déguise en mauvais résultats d'entreprise ?
06:10On se déguise en hausse de taux ? On fait quoi ?
06:15Déjà, on ne se déguise pas en squelette.
06:17Puisque les résultats d'entreprise à ce stade sont quand même plutôt corrects,
06:23plutôt rassurants.
06:25Par contre, il y a l'éléphant au milieu de la pièce,
06:29c'est-à-dire l'incertitude qui est double sur le secteur de l'IA.
06:33La première, c'est qui va financer la suite ?
06:35Parce que là, les besoins de financement commencent à être vraiment plus importants
06:39que les capacités de financement.
06:40Et la deuxième question, c'est à quel moment le retour sur investissement
06:44et pour quelle entreprise, ce retour sera au rendez-vous ?
06:48Et donc, il y a un moment donné dans les semaines et les mois qui viennent
06:52où on va perdre confiance dans le secteur de l'intelligence artificielle,
06:56particulièrement du côté des infrastructures de cloud.
06:59Et à ce moment-là, sans doute que les entreprises les moins bien équipées en financement,
07:06je pense à Oracle, je pense à CoreWeave, pourraient être en difficulté.
07:11Je pense à Meta aussi, bien sûr.
07:14Donc, on est dans une période vraiment incroyablement incertaine.
07:19C'est valable pour notre beau pays, la France, mais c'est aussi valable aux États-Unis actuellement,
07:24même s'il semblerait que depuis quelques jours quand même,
07:28les treasuries américains, ils ont trouvé un peu d'allant.
07:31Donc, une période passionnante qui va s'achever avec les mi-termes, sans doute.
07:37Une légère détente, d'ailleurs, sur les taux obligataires.
07:39Alors, 4,96 pour la dette 10 ans américaine, 3,35 pour le 10 ans allemand,
07:45la France 4,95 pour l'OAT, en revanche, du côté du pétrole.
07:49Et ce sera un des facteurs X, si je puis dire, de cette fin d'année.
07:53On reste bien, bien au-delà des 100 dollars.
07:55110 pour le Brent de Mer du Nord.
07:57Brut léger américain, 100 dollars 85.
08:00Xavier Ovas, Carmignac, votre truc, c'est les marchés émergents quand même.
08:03Il y a un marché émergent là qui est en train de sombrer totalement.
08:07C'est le Brésil, après la réélection de Lula da Silva.
08:13Je dirais un petit peu inattendu, ils étaient au coude à coude sur les derniers sondages.
08:16Et puis, il a marqué des points vraiment sur les derniers dépouillements.
08:20Et il se retrouve avec une avance finalement un peu plus confortable que prévu.
08:23Tout cela est sanctionné à la bourse de Sao Paulo par une baisse de 16,5-17%.
08:30J'ai remonté le fil du Bovespa pour voir ce que ça avait fait à la bourse.
08:36La première élection de Lula, donc en 2002.
08:39Le Bovespa perd 4% sur la séance du lundi après le dimanche d'élection.
08:46Et sur l'ensemble de l'année, on a du moins neuf globalement.
08:49Qu'est-ce qui nous vaut une réaction aussi violente aujourd'hui de la part de la bourse de Sao
08:55Paulo
08:55qui, encore une fois, a dû actionner les circuits de breakers, les freins, etc.
08:59Donc on sent vraiment un sentiment d'urgence.
09:01Je vais vous répondre, Antoine.
09:02En fait, d'abord, la baisse est beaucoup plus spectaculaire encore que ce que vous venez de dire
09:05parce qu'il y a 17% de baisse, mais la devise perd 10% aussi.
09:10Sachant qu'en plus, il y a un tiers à peu près des boîtes brésiliennes dans l'indice
09:13qui sont des boîtes exportatrices de matières premières, de pâte à papier, de fer, de pétrole
09:17qui, elles, n'ont pas de raison de baisser.
09:19Et c'est même le contraire.
09:20Si la devise se déprécie, souvent les marges augmentent.
09:23Donc ça veut dire que celui qui a mis 100 dollars vendredi pour acheter une banque brésilienne,
09:27pour acheter une boîte financière, une boîte de santé, une boîte de conso,
09:32aujourd'hui, il a sans doute 65 dollars.
09:34C'est-à-dire que c'est plutôt du moins 35, si on cumule tout ça pour les boîtes domestiques.
09:38Donc c'est une baisse très spectaculaire.
09:39Alors déjà, une chose importante, c'est que tout le monde attendait la victoire de Bolsonaro
09:43parce que le premier tour avait eu lieu il y a trois semaines.
09:45Bolsonaro avait une avance qui était considérée comme confortable.
09:47C'est très, très bien passé le premier tour.
09:49Exactement.
09:49Il avait 47 contre 45 pour Lula.
09:52Mais les autres petits candidats, il était à peu près clair
09:55qu'ils ont appelé directement à voter pour Bolsonaro,
09:57soit leur base et devaient voter pour Bolsonaro.
10:00Et donc le marché brésilien avait flambé le lendemain du 5 octobre.
10:04Il avait fait à peu près plus 15.
10:06Donc il y a ça aussi.
10:07On enlève aussi la baisse du premier tour.
10:09Et vendredi soir, après la clôture des marchés,
10:12il y a eu le dernier débat
10:13où Bolsonaro a fait une erreur considérable.
10:16Il a appelé Lula l'homme aux neuf doigts.
10:19Lula lui a répondu
10:20« Oui, j'ai perdu un doigt quand j'avais 18 ans,
10:22quand je travaillais dans la métallurgie.
10:23Toi, tu n'as jamais travaillé de ta vie.
10:25Excuse-toi. »
10:26Bolsonaro s'est excusé.
10:27Il a perdu le débat.
10:29Et du coup, ça a fait basculer.
10:32Il y a autre chose aussi,
10:33c'est que le Brésil,
10:35le problème, en fait,
10:36les deux premiers mandats de Lula
10:37étaient plutôt bons,
10:39dans le sens qu'il y avait une certaine orthodoxie fiscale et monétaire.
10:42Le troisième mandat de Lula a été mauvais.
10:44C'est-à-dire qu'il a augmenté
10:45d'à peu près 300 points de base par an
10:48le ratio dette sur PIB du Brésil.
10:51Donc, sur 4 ans, ça fait 12% d'écart.
10:54Ils se rendent...
10:54Voilà.
10:55Donc, nous, la France, ce n'est pas terrible.
10:56Les États-Unis, ce n'est pas terrible.
10:57Mais le Brésil, ce n'est pas la France aux États-Unis.
11:00C'est un pays émergent.
11:01Ils sont investment grade
11:02sur aucune des trois agences de notation.
11:05Ils ne peuvent pas se permettre ça.
11:07Et Lula, en plus, entre les deux tours,
11:09une des raisons pour lesquelles Lula a réussi à revenir,
11:10c'est qu'il a fait des grosses promesses.
11:12Il a balancé de l'argent à tout le monde
11:13pour à peu près entre 0,7 et 0,9% du PIB
11:17dans un pays qui a 9% de déficit public.
11:209% de déficit.
11:22Donc, du coup, on se dirige vers une crise
11:25très, très importante de la dette, à nouveau.
11:28Et les ajustements fiscaux vont être difficiles
11:31puisque Lula a très peu de marge aujourd'hui
11:33pour rebaisser les dépenses.
11:34Donc, il va augmenter les impôts.
11:35Les impôts des entreprises, notamment.
11:37Ce qui n'est pas du tout ce que le marché
11:39attend d'Amérique latine.
11:40Et puis surtout, toutes les dernières élections
11:42misées en Argentine,
11:43castes au Chili des Estrella en Colombie
11:45et Fujimori au Pérou.
11:47C'est des candidats de droite
11:48qui ont été élus
11:50et qui ont eu des politiques
11:51plutôt pro-investissement.
11:53La dernière chose importante
11:54qu'il ne faut pas oublier,
11:55c'est que Bolsonaro,
11:55c'est un peu le candidat de Trump.
11:57C'est le grand copain de Trump.
11:59Il y a des tensions géopolitiques
12:00très importantes.
12:01Trump est un type très agressif.
12:03Et les marchés financiers,
12:04souvent, sont un peu nerveux
12:06quand il y a des annonces,
12:08quand il y a des tensions
12:09entre les Etats-Unis
12:09et un autre marché.
12:10Là, on se dit qu'il y aura peut-être
12:12des taxes sur les importations brésiliennes,
12:14des nouvelles tensions.
12:16Lula est plus proche de la Chine.
12:17Les Etats-Unis et la Chine
12:19se battent pour avoir de l'influence
12:21sur tous les pays d'Amérique latine
12:22parce qu'ils sont très, très riches
12:24en matières premières.
12:25Et les bonnes matières premières,
12:26c'est-à-dire le pétrole, le gaz,
12:28les métaux.
12:29Les terres rares.
12:30Les terres rares, voilà.
12:31Le Brésil, en fait,
12:32les terres rares,
12:33elles sont où aujourd'hui ?
12:34Les réserves de terres rares,
12:34elles sont en Chine.
12:35Et le deuxième pays,
12:37c'est le Brésil.
12:37C'est le Brésil, oui.
12:38Voilà.
12:38Et donc, comme évidemment,
12:41la production de terres rares en Chine
12:43ira dans la poche des Chinois,
12:45il n'y a que le Brésil
12:46pour les Etats-Unis.
12:47S'ils veulent,
12:48sachant que les terres rares,
12:49c'est l'arme qu'a utilisée la Chine
12:51avec beaucoup de succès
12:52pour arriver à faire reculer
12:53les Américains
12:54dans leurs agressions commerciales
12:57contre la Chine.
12:59Ils ont besoin des terres rares brésiliennes.
13:00Donc, c'est un marché
13:01très, très stratégique.
13:03Bon, passionnant, en tout cas.
13:05John, on va revenir
13:07sur le contexte proprement américain
13:10et concernant l'Iran.
13:12On sent qu'il y a plusieurs échéances
13:14qui sont en train de tomber.
13:15Le Brésil s'est fait.
13:16Il y a les élections israéliennes aussi.
13:19Résultat demain soir, théoriquement.
13:22Et les mid-term qui arrivent
13:24du côté des Etats-Unis.
13:25Au milieu de tout ça,
13:27il y a effectivement
13:27une nouvelle énorme pointe d'inquiétude
13:29autour de ce que ça pourrait donner
13:30sur le théâtre d'opérations iranien.
13:33La meilleure preuve,
13:34c'est quand même les prix du brut
13:34qui se sont tendus très, très fort.
13:37On a les prix du gaz aussi
13:38qui se tendent
13:39sur des plus hauts pluriannuels
13:41du côté de l'Europe.
13:43On sent que l'Iran
13:44va de nouveau devenir
13:46un point chaud
13:46d'une manière ou d'une autre, John.
13:49Oui, et puis vous l'avez dit,
13:50il y a un calendrier diplomatique
13:52qui se resserre.
13:53Donc ça apporte de la nervosité
13:55au président américain
13:57qui a une nouvelle fois
13:58accentué la pression.
13:59Est-ce qu'il peut l'accentuer encore plus ?
14:01Ça, c'est la question.
14:02Mais qu'il a accentué clairement hier soir.
14:05Il a dit qu'il devait y avoir
14:07ou une poursuite des négociations
14:10avec à la clé une solution,
14:12ça c'est important,
14:13ou de l'autre côté,
14:15le durcissement de la position américaine.
14:17Alors lorsque l'on parle de durcissement
14:19de la position américaine,
14:21c'est évidemment le risque militaire
14:23qui reste au cœur des préoccupations.
14:25On sait qu'on a de nouveaux marines
14:27qui sont arrivés ces derniers jours
14:29dans le Golfe.
14:30Et donc s'il devait y avoir
14:32une absence de progrès diplomatique,
14:35eh bien évidemment,
14:36ça pourrait conduire Washington
14:39à agir très rapidement.
14:40C'est-à-dire juste après
14:41les élections de mi-mandat,
14:44parce que bien évidemment,
14:46si Donald Trump devait perdre
14:47la Chambre et le Sénat,
14:49ou juste entre guillemets la Chambre,
14:51eh bien ce serait à cause
14:53du Moyen-Orient, des Iraniens,
14:56et non pas à cause de lui-même.
14:58Donc il va vouloir avoir
15:01et envisager nouvelles mesures coercitives,
15:05voire des opérations militaires
15:07extrêmement ciblées.
15:08Donc on est vraiment au cœur,
15:10là on voit que le prix du baril
15:11baisse aujourd'hui,
15:13mais il reste sous tension.
15:16Et vous savez,
15:17ça paraît tellement évident
15:18lorsqu'on en parle presque tous les jours,
15:20Antoine, ensemble,
15:21mais c'est vraiment un...
15:23C'est au cœur, je dirais,
15:25de l'économie,
15:26c'est au cœur de l'inflation,
15:28et c'est aussi au cœur
15:30des discussions dans les banques centrales.
15:33Et évidemment,
15:34eh bien la Fed en parlera
15:37de plus en plus.
15:38On sait que ça commence
15:40légèrement à se propager
15:41à toute l'économie.
15:42On a vu dans les dernières statistiques
15:45qui ont été publiées,
15:46on a vu qu'on a une partie des services
15:48qui commencent à être alimentés
15:50d'une certaine manière
15:51par la hausse des prix de l'énergie,
15:53et donc que ça se diffuse
15:54à toute l'économie,
15:56progressivement,
15:56comme on pouvait le redouter.
15:58Donc il faut aller vite,
15:59trouver une solution,
16:00il n'y a pas de solution,
16:01mais trouver une solution
16:02très rapidement,
16:03et donc là,
16:05on sent la nervosité
16:06du président américain.
16:08Ça ne se ressent pas aujourd'hui
16:10sur le prix du baril,
16:11mais certainement,
16:12plus on va s'approcher
16:13des élections de mi-mandat,
16:15plus il va y avoir
16:16encore plus de volatilité
16:17sur le prix du baril.
16:19Xavier Ovas,
16:20Carmignac,
16:21ça suscite des réactions
16:22chez vous ?
16:23Oui, on en parle beaucoup,
16:24notre économiste
16:25Raphaël Gaillardo
16:26s'exprimait là-dessus.
16:28Le marché attache
16:29beaucoup d'importance
16:30au conflit
16:31entre les États-Unis
16:32et l'Iran,
16:32Israël et les États-Unis
16:33ensemble contre l'Iran,
16:34mais il y a un autre sujet
16:36qui est très très important,
16:37c'est les conflits
16:38entre les sunnites
16:39et les chiites
16:40et le fait que les outils
16:42aujourd'hui soient capables
16:43de déstabiliser
16:44l'Arabie saoudite,
16:45c'est quelque chose
16:46qui est sans doute
16:47largement aussi important
16:48parce que les outils
16:49sont très très motivés,
16:50ce sont des combattants
16:51très motivés,
16:51ils sont extrêmement nombreux
16:53et c'est une guerre
16:54qui va durer très très longtemps
16:55et s'ils arrivaient
16:56à renverser l'Arabie saoudite,
16:57ça voudrait dire
16:57qu'aucun pays du Golfe
16:59aujourd'hui n'est protégé
17:00et l'Arabie saoudite
17:01c'est 11 millions
17:02de barils de pétrole.
17:03Et en plus,
17:04en ce moment,
17:04tout le monde a clairement
17:06fait comprendre au royaume
17:07qu'ils n'ont qu'à se débrouiller
17:09et que pour l'instant
17:10il n'y a pas de...
17:11on ne peut pas imaginer
17:12une sorte d'alliance
17:13avec...
17:14Le Pakistan
17:14et la Turquie,
17:16ils avaient signé
17:18une soi-disant alliance
17:18mais en tout cas
17:19elle n'a pas été respectée
17:20parce que le Pakistan
17:21et la Turquie
17:22ont dit
17:22attention,
17:23oui mais ça,
17:23l'alliance qu'on a signée
17:24ne concerne pas
17:25les anciens conflits,
17:27les outils
17:27c'est un ancien conflit.
17:29Après il y a l'Égypte
17:30je crois qu'il vient
17:31de voter...
17:32Eux ils ont une vraie armée
17:33mais est-ce qu'ils vont
17:34envoyer leur armée
17:35se battre contre les outils
17:36dans le Golfe ?
17:38C'est difficile à savoir
17:39mais en tout cas
17:40il peut y avoir
17:40un embrasement
17:41et ça c'est potentiellement
17:43extrêmement important
17:44pour le pétrole.
17:45Oui, oui
17:46et puis on a vu
17:47que vraiment les outils
17:47étaient capables
17:48de frapper au cœur
17:49du territoire saoudien
17:50sur leurs infrastructures
17:52pétrolières,
17:53sur leurs infrastructures
17:53militaires.
17:54Et le canal de Suez
17:55pourrait être une cible
17:57parce que maintenant
17:57que l'Égypte a voté
17:58son soutien à l'Arabie Saoudite,
18:00les outils
18:03légitimement
18:04pourraient attaquer
18:05le canal de Suez.
18:06Une deuxième crise de Suez
18:08là ça serait un peu
18:09du jamais vu.
18:10Mathias Bacchino,
18:11c'est vrai que
18:12on ne l'a jamais senti partir
18:14cette hypothèque géopolitique
18:16sur les marchés
18:16mais on peut dire
18:17mais on peut dire que là
18:18elle fait un retour fracassant
18:19sur les cinq derniers jours.
18:23Ce qui est sûr
18:23c'est que Donald Trump
18:24va payer longtemps
18:26cette décision
18:27de déclencher le conflit
18:28avec l'Iran en fait
18:29parce que
18:29à la fois dans ses relations
18:31internationales,
18:31dans son conflit commercial
18:32avec la Chine,
18:34dans son lien
18:34avec son électorat
18:36des classes populaires
18:36et des classes moyennes
18:37américaines
18:38sur le prix du baril
18:40et donc de l'essence,
18:41dans son lien aussi
18:42avec son banquier central
18:44qui est obligé
18:46d'augmenter les taux,
18:47on voit bien
18:47que ce conflit
18:48avec l'Iran
18:49aura été extrêmement adverse
18:51dans ses conséquences
18:53pour Donald Trump
18:54ce qui va l'amener
18:55très probablement
18:55à perdre ses élections
18:56de mi-mandat.
18:58La question qui se pose
18:59dans les jours qui viennent
19:00c'est est-ce qu'il va trouver
19:01un bouc émissaire
19:02sur lequel taper ?
19:03On sait qu'il est
19:04très agressif
19:05envers l'Ukraine
19:05ces derniers jours
19:07pour essayer
19:09de faire porter la faute
19:10de la hausse des prix
19:12du gasoil
19:13entre autres
19:13aux actions ukrainiennes
19:15en Russie ?
19:16Est-ce qu'il va se retourner
19:17de nouveau vers l'Europe ?
19:18C'est toujours moi
19:20le réflexe que j'ai
19:21en pensant à Donald Trump
19:22c'est-à-dire
19:23quel bouc émissaire
19:24il va essayer de trouver
19:26pour faire passer
19:27son échec
19:28pour un succès.
19:29Ça c'est toujours
19:30la gymnastique trumpienne
19:32à ce niveau-là.
19:33John, on revient vers vous
19:35au milieu de tout ça
19:36il y a quand même
19:37un phénomène
19:37qui est en train
19:38de devenir assez sensible
19:40du côté des Etats-Unis
19:41c'est une très très grosse
19:43rotation sectorielle.
19:45On le voit
19:45il y a beaucoup d'arbitrages
19:47autour de la tech
19:47bien évidemment
19:48mais qui est favorable
19:49à plein d'autres secteurs
19:50et si on veut résumer
19:53le truc de manière
19:54un peu grossière
19:55on voit énormément
19:55de capitaux
19:56sortir de la tech
19:57pour aller par exemple
19:58du côté
19:59de la santé
20:00de la pharma.
20:01Moi je vois des progrès
20:02absolument incroyables
20:04du côté de chez Moderna
20:05par exemple
20:05qui est en train
20:06de gagner un terrain
20:07absolument fabuleux
20:07depuis un an
20:09notamment dans ses recherches
20:10autour de ses recherches
20:11sur le cancer
20:12on voit
20:13la grosse pharma américaine
20:15regagner des points aussi
20:17et un Dow Jones
20:18qui a l'air de mieux résister
20:19que le Nasdaq
20:21est-ce que c'est un phénomène
20:22qui va se poursuivre
20:24avec
20:25le fameux effet Halloween
20:26du côté de la bourse
20:27qui est généralement positif
20:28pour les actions
20:29puis qui lance
20:29le rallye de fin d'année
20:31quand il veut bien décoller
20:32est-ce que c'est un phénomène
20:34qui va toucher
20:34les portefeuilles
20:36du côté de Wall Street
20:36est-ce qu'on y réfléchit
20:37déjà John ?
20:38Oui, oui, tout à fait
20:40exactement
20:40et vous citiez Moderna
20:41c'est le cas
20:42Moderna
20:43Moderna était en préouverture
20:45en baisse de moins 10%
20:46et là elle est dans le vert
20:47donc on voit
20:48qu'il y a vraiment
20:48de l'appétit
20:49pour les valeurs
20:51notamment
20:52les valeurs pharmaceutiques
20:54et il y a un exemple
20:55vous savez
20:55vu de la Suisse
20:56on a l'indice suisse
20:58qui est le S&B
20:59qui a progressé
21:00jusqu'à vendredi
21:01de près de 4,5%
21:03alors que l'Eurostox
21:04a perdu plus de 3%
21:06depuis le début du mois
21:07c'est la meilleure performance
21:09mensuelle relative
21:10depuis mars 2020
21:12depuis 6 ans
21:13donc on voit
21:14lorsqu'on parle de la Suisse
21:15c'est Nestlé
21:17c'est Novartis
21:18et c'est Roche
21:18donc on est
21:19dans une situation
21:20mais qui n'est pas
21:22une situation
21:23et ça c'est très intéressant
21:25de fin de cycle
21:26vous savez souvent
21:27lorsque l'on a ce type
21:29de valeur
21:29qui surperforme
21:30on se dit
21:30que c'est la fin du cycle
21:31on arrive à une récession
21:33et puis après
21:33c'est le cycle naturel
21:35de l'économie
21:36on n'est pas là-dedans
21:37on est dans quelque chose
21:38d'un peu plus sain
21:40entre guillemets
21:41puisque vous l'avez dit
21:42très justement
21:44Antoine
21:45les capitaux
21:46ne quittent pas
21:47les marchés
21:48actions
21:48ils se développent
21:50vers des entreprises
21:51qui ont davantage
21:53de visibilité
21:54sur leurs bénéfices
21:55et leurs flux de trésorerie
21:57quand je vous dis
21:57flux de trésorerie
21:58évidemment
21:59on pense à l'intelligence artificielle
22:01et aux valeurs
22:02qui ont été sanctionnées
22:03parce qu'on ne voyait pas
22:04leur flux de trésorerie
22:06alors
22:07est-ce que ça peut durer ?
22:09oui
22:09ça peut durer
22:10sans nécessairement
22:12annoncer
22:13une récession
22:14il y a
22:14trois scénarios
22:15il y a un élargissement
22:17sain de la hausse boursière
22:18on le voit notamment
22:20sur le S&P
22:21équipondéré
22:22vous savez
22:22où il y a
22:23toutes les valeurs
22:24qui ont le même poids
22:25qui a fortement progressé
22:27enfin
22:28donc le premier
22:29c'est un élargissement
22:30comme je disais
22:31de la hausse boursière
22:33à d'autres secteurs
22:34le deuxième
22:35c'est qu'on reste
22:36comme ça
22:36un espèce de
22:38no man's land
22:39où
22:39une fois ça monte
22:41une fois ça bête
22:41c'est-à-dire
22:41une certaine volatilité
22:43qu'on n'arrive pas
22:44à engranger
22:45et la troisième
22:46bien évidemment
22:47c'est l'appel
22:48à la récession
22:48l'année prochaine
22:49mais je serai plutôt
22:50dans le premier camp
22:51de cette
22:53rotation
22:53saine
22:54où il faut garder
22:55de l'intelligence artificielle
22:56bien évidemment
22:57certains leaders
22:58et de l'autre côté
22:59bien évidemment
23:00essayer de se diversifier
23:01notamment sur les valeurs
23:03qui n'ont pas très bien
23:04performé
23:04les secteurs
23:05qui n'ont pas très bien
23:05performé
23:06depuis le début de l'année
23:08Mathias Baccino
23:09Trade Republic
23:09c'est quelque chose
23:11là aussi
23:11qu'il faut garder
23:12à l'esprit
23:13faire un petit peu
23:14de value
23:14dans le portefeuille
23:18disons que
23:19ça serait quand même
23:20plus simple
23:20comme le disait
23:21John
23:21si on était
23:22en fin de cycle
23:23ce serait plus clair
23:24en fait
23:25parce que là
23:25il y a malgré tout
23:26plus de la moitié
23:27de la hausse des bénéfices
23:28des entreprises
23:29aux Etats-Unis
23:30qui vient d'IA
23:30encore maintenant
23:32et une autre partie
23:33qui vient du pétrole
23:36donc c'est vrai
23:36que c'est tentant
23:37de se positionner
23:39dans la perspective
23:39d'une rotation sectorielle
23:41mais
23:42c'est pas encore
23:43parfaitement clair
23:44et donc
23:45je suis bien en difficulté
23:47de répondre
23:48à cette question
23:49Antoine
23:49parce que
23:51il y a
23:52des arguments
23:53pour
23:54un retour
23:55vers des secteurs
23:56plus value
23:56effectivement
23:57mais néanmoins
23:58on n'est pas à l'abri
23:59que l'IA
24:00continue de porter
24:01la croissance
24:03des bénéfices
24:03des entreprises
24:04dans les mois qui viennent
24:05donc
24:07est-ce que cette rotation
24:09sectorielle
24:09interviendra
24:10à un moment donné
24:10oui
24:11est-ce qu'on envoie
24:11des signes
24:12oui tout à fait
24:13est-ce que pour autant
24:14je peux dire aux gens
24:15de s'y engager à fond
24:15la caisse
24:16je ne suis pas sûr
24:17c'est pas simple
24:18comme moment
24:19parce qu'on n'est pas
24:20dans un cycle économique
24:21normal
24:21et à nouveau
24:22le conflit avec l'Iran
24:23a tout déréglé
24:24entre guillemets
24:26mais c'est
24:27intéressant
24:28ce que vous disiez
24:28en tout début
24:29d'intervention
24:30sur
24:31ce serait en fin de cycle
24:33ouais mais
24:33le cycle
24:34il ne dit pas
24:34que c'est la fin
24:35et il a bien du mal
24:36à annoncer
24:37là où il en est
24:38donc ça reste
24:39une des principales
24:40difficultés
24:41John on va terminer
24:42par un petit
24:43wrap-up
24:44de l'actualité
24:46il y a
24:47donc Elon Musk
24:48affirme avoir levé
24:49bon alors
24:5040 milliards de dollars
24:51dans le cadre
24:51de son emprunt
24:53qu'il avait annoncé
24:54il y a peu
24:55et il prévoit
24:57alors ça c'est
24:57peut-être un petit peu
24:59plus compliqué
25:00à gérer sur les marchés
25:01une vague de restructuration
25:02dans le secteur
25:03du neocloud
25:03qu'on a vu en grosse
25:04difficulté
25:05ces dernières semaines
25:06notamment avec
25:07certains acteurs
25:07dont la dette
25:08est vraiment
25:10très très fragilisée
25:12parallèlement
25:12on a aussi
25:13Amazon
25:13qui nous annonce
25:14que sa capacité
25:15de cloud
25:16est réservée
25:17jusqu'en
25:192027
25:19et j'allais vous dire
25:22John
25:22c'est un petit peu
25:23comme ceux
25:24qui achètent
25:25du vin
25:26de la vigne
25:27sur pied
25:27pour les 15 ans
25:28à venir
25:29sur les terroirs
25:30bonois
25:31on va dire
25:332027
25:34ça me paraît
25:34très très proche
25:35c'est curieux
25:36non ?
25:37Oui
25:38alors c'est pas curieux
25:40du tout
25:40vous avez mis le doigt dessus
25:42normalement on parle
25:42de 2030
25:432032
25:45mais je vais peut-être
25:46vous rassurer
25:47Antoine
25:47le PDG
25:49de Amazon
25:50dit que
25:51le carnet de commandes
25:52est partiellement
25:54réservé
25:55pour 2028
25:56alors évidemment
25:57ça illustre
25:59globalement
25:59une réalité
26:00extrêmement importante
26:01le problème
26:03principal
26:04c'est pas nécessairement
26:05de trouver des clients
26:06mais de construire
26:07suffisamment rapidement
26:08les capacités
26:09nécessaires
26:10pour les servir
26:11et ça
26:12c'est important
26:13parce que
26:13Amazon va investir
26:15continuer d'investir
26:16plus de 220 milliards
26:17de dollars
26:18potentiellement
26:19davantage
26:20ça c'est pour
26:212026
26:22et 2027
26:23ce sera encore
26:24plus élevé
26:25donc on est dans
26:26une situation
26:27un petit peu spéciale
26:29où vous avez
26:30la saturation
26:31des capacités
26:32de cloud
26:32qui devrait
26:34entretenir
26:35les besoins
26:36en processeur
26:37en mémoire
26:38en équipement
26:39de réseau
26:39en système
26:40de refroidissement
26:41en infrastructures
26:42électroniques
26:42donc qu'est-ce que ça veut dire
26:44ça veut dire
26:45qu'en définitive
26:46le message
26:46de Amazon
26:47c'est de nous dire
26:48que
26:49en fait
26:49les véritables bénéficiaires
26:51pourraient être
26:52les infrastructures
26:53physiques
26:54parce qu'on en a
26:55toujours besoin
26:56alors même si
26:57le secteur
26:59des semi-conducteurs
27:00on vient d'en parler
27:01avec cette rotation
27:02sectorielle
27:02a fortement baissé
27:04on en aura
27:04toujours besoin
27:06et ça c'est un message
27:06assez fort je dirais
27:08alors c'est pas nouveau
27:09bien évidemment
27:10mais le message
27:11il se confirme
27:12tout le temps
27:12et si je reviens
27:13en deux mots
27:14sur ce qu'a dit
27:15Elon Musk
27:16et bien Elon Musk
27:17dit un truc très simple
27:18il dit bon
27:19il nous faut
27:19continuer à investir
27:20il prévoit
27:22également
27:22vous avez parlé
27:23des 40 milliards de dollars
27:25sur l'acquisition
27:26de processeurs graphiques
27:27mais il prévoit aussi
27:28entre 35 et 40 milliards
27:30de dollars
27:31de dépenses d'investissement
27:33au quatrième trimestre
27:34donc ça continue
27:35mais il dit attention
27:37les néoclades
27:38dont on a parlé
27:38avec Corweave etc
27:40qui étaient sous pression
27:41il dit attention
27:42les entreprises
27:43qui empruntent
27:45vous avez bien entendu
27:46les entreprises
27:47qui empruntent
27:48pour après
27:48prêter
27:49de
27:50la force de calcul
27:52aux autres entreprises
27:54bah celles-là
27:54elles seront à risque
27:55parce que
27:56fondamentalement
27:57elles ne dégagent pas
27:58vraiment
27:59de cash flow
28:00elles ne dégagent pas
28:01de bénéfices
28:02en tout cas
28:03maintenant
28:03aujourd'hui
28:04et elles vont être
28:05obligées de se restructurer
28:07donc si vous voulez
28:07si on met ensemble
28:08ces deux messages
28:09il est assez positif
28:11d'un côté
28:11et il dit quand même
28:13que les excès
28:14qu'il y a eu sur scène
28:15certaines entreprises
28:16et secteurs
28:16comme les néocloud
28:17vont être gommés
28:19d'une certaine manière
28:20Xavier Ovas
28:20Carmignac
28:21pour rebondir
28:22sur ce que disait
28:23John
28:23nous chez Carmignac
28:25justement
28:25on constate
28:27que les hyperscalers
28:28américains
28:28sans dette
28:30ont un capex positif
28:31et donc
28:32nous on préfère
28:34aller en Asie
28:34à Taïwan
28:35et en Corée
28:36et directement
28:37et là
28:37il y a des boîtes
28:38qui génèrent
28:40des cash flow
28:40mais monstrueux
28:41Samsung vient de sortir
28:42le plus gros profit
28:44opérationnel
28:45de l'histoire
28:45de l'humanité
28:46au troisième trimestre
28:4780 milliards de dollars
28:48sur un trimestre
28:49de bénéfices
28:49et l'année prochaine
28:51on attend
28:52440 milliards
28:52de profit opérationnel
28:54à INIX
28:54c'est un peu derrière
28:55mais ce sera
28:55un des plus gros aussi
28:57donc eux
28:57vont avoir
28:58des cash flow gigantesques
28:59des dividendes énormes
29:00et donc
29:00dans un environnement
29:01de taux d'intérêt
29:02très élevé
29:02avec toute l'incertitude
29:03parce que l'IA
29:03c'est nouveau
29:04donc il y a des incertitudes
29:05finalement
29:06on se dit que l'Asie
29:07c'est peut-être
29:07là où il faut
29:08être aujourd'hui
29:09aller à la source
29:10finalement
29:11une fois qu'on a
29:12tout débarbé
29:13tout regardé
29:16bien en profondeur
29:17c'est quand même là
29:17que ça se passe
29:18Xavier Ovas
29:18Carmignac
29:19merci infiniment
29:20d'avoir été
29:20avec nous
29:21Mathias Bacchino
29:22Trade Republic
29:23qui était avec nous aussi
29:24merci beaucoup
29:25ainsi qu'à John Plassard
29:26cité gestion
29:27comme tous les jours
29:28pour décrypter
29:30avec nous
29:30l'actualité
29:31des marchés américains
29:33USA Today
29:33revient demain
29:34et dans une seconde
29:35on ouvre la boutique
29:36pour BFM Bourse
29:37à tout de suite
29:40USA Today
29:41sur BFM Business