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Ce jeudi 15 octobre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
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00:01BFM Business, 15h30, 16h, USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11Et c'est parti pour une nouvelle édition d'USA Today pour 30 minutes de connexion totale avec Wall Street,
00:17avec les marchés américains.
00:19Alors autant vous dire que depuis hier soir, il faut être attentif, il se passe des trucs d'une importance
00:25on va dire tellurique du côté de la tech, du côté de l'IA.
00:28Voilà, on est en train de se rendre compte, enfin Wall Street est en train de se rendre compte qu
00:31'on va peut-être un petit peu loin dans le financement à crédit des prestataires d'infrastructures de l'intelligence
00:36artificielle.
00:37Il y a un petit canari dans la mine qui commence à faire la une de tous les journaux et
00:41de toute la presse économique anglo-saxonne qui s'appelle CoreWeave.
00:44On va vous expliquer ça, mais ça commence à devenir extrêmement tendu.
00:49Au milieu de ça, pas oublier les fondamentaux et notamment les données macroéconomiques, on a quand même les prix à
00:53la production qui sont sortis et qui sont encore bien au-dessus des attentes.
00:57On va détailler ça et puis accessoirement deux, trois nouvelles en provenance d'Anthropic notamment qui prépare tranquillement son introduction
01:05en bourse.
01:06Sur les entrefaits entre cette nuit et ce matin, parce que ça a provoqué évidemment des gros, gros remus du
01:12côté des bourses asiatiques.
01:13On se demande un petit peu si on n'est pas en retard de 10 secondes finalement sur l'ensemble
01:19de la chaîne de l'intelligence artificielle.
01:21Et c'est 10 secondes capitales franchement et il faut être là.
01:24Un petit coup d'œil sur l'ouverture.
01:26Alors ouverture très mitigée du côté des marchés américains.
01:29Vous le voyez le Dow Jones, ses valeurs industrielles, ça se passe plutôt bien, plus 0,55% à 51
01:34906 points.
01:36Mais sur les futurs, sur les contrats à terme, sur les indices, il y avait encore beaucoup de pression sur
01:41le Nasdaq.
01:41Et elle se confirme, moins 1,3% pour l'indice riche en valeurs technologiques.
01:46Donc autant vous dire qu'on a des marchés extrêmement partagés.
01:49Au milieu de tout ça, un S&P 500 qui perd 0,4%.
01:52Cette annonce passionnante, cette nouvelle édition du USA Today.
01:56Et elle commence tout de suite.
02:02Et on retrouve aujourd'hui Carl Edom de Cholet-Dupont-Houdard.
02:06Bonjour.
02:07Bonjour Antoine.
02:07Nouvelle venue, Marina Biad de Goldman Sachs.
02:11Bonjour.
02:11Très heureux que vous soyez là.
02:13Et puis, évidemment, John Plassard qui nous retrouve aujourd'hui, cité gestion.
02:18Bonjour John.
02:19Bonjour Antoine.
02:20Alors, on va peut-être commencer par les données macroéconomiques avant d'attaquer le plat de résistance.
02:25Et autant dire que l'apéritif est assez épicé, puisque les prix à la production grimpent encore.
02:32On est sur un nouveau plus haut de plusieurs années sur les niveaux des prix à la production.
02:38On parle de l'inflation sortie d'usine.
02:40Il y a aussi les ventes de détails.
02:42Qu'est-ce qui ressort de tout ça, John ?
02:45C'est la confirmation du chiffre d'hier.
02:47Hier, on a eu l'inflation américaine, le CPI, qui était nettement au-dessus à 3,7%.
02:51Là, on a les prix à la production sur un mois qui rebondissent en septembre de 1,3%, alors qu
02:58'on attendait 0,5%.
03:00C'est la plus forte progression depuis mars 2022, la deuxième plus forte jamais enregistrée aux États-Unis.
03:09Et si on prend sur un an, l'inflation des prix à la production atteint 6,3%.
03:16C'est un sommet depuis décembre 2022.
03:19Et bien évidemment, c'est l'énergie qui est le principal moteur de cette accélération.
03:26On a la guerre au Moyen-Orient qui a provoqué une hausse de près de 11% des coûts énergétiques
03:32pour les producteurs américains.
03:34On a eu une augmentation des coûts du transport de 3,4%, des services commerciaux de 1,4%.
03:41Donc, ça fait mal, ça pique depuis hier.
03:45Et ce risque sur le gâteau, c'est que si vous prenez les prix à la production sous-jacent, le
03:51corps, hors alimentation et énergie, il a augmenté 0,7% sur un mois.
03:56C'est une diffusion des pressions sur les coûts qui commencent à arriver aux États-Unis.
04:03On l'a vu hier sur le CPI, on le voit aujourd'hui sur les prix à la production.
04:07Alors évidemment, vous savez qu'on regarde toujours à USA Today le verre à moitié vide et le verre à
04:13moitié plein.
04:14Et le verre à moitié plein, c'est les ventes au détail, une consommation américaine qui apparemment est assez solide.
04:19On a des ventes au détail qui progressent de 0,8% en septembre.
04:24On attendait 0,3%, 0,3% au lieu de 0,8%.
04:29Mais une nouvelle fois, c'est l'essence qui explique une partie, une grande partie de la hausse,
04:36puisque c'est les ventes dans les stations.
04:38Vous savez, lorsque vous allez faire le plein, qui ont bondi de 6,4%.
04:42Et lorsque vous remplissez votre réservoir, ça coûte plus cher.
04:48Ce n'est pas pour ça que vous allez acheter autre chose.
04:50Donc, c'est assez important.
04:53Et lorsqu'on regarde les chiffres, une nouvelle fois, hors alimentation et prix, c'est-à-dire la partie corps,
05:06eh bien, on voit qu'elle n'a progressé que de 0,2%.
05:10Donc, une consommation nettement moins dynamique que le suggère le prix global.
05:18Donc, globalement, ce n'est pas très enthousiasmant ce qu'on voit aujourd'hui.
05:23Effectivement.
05:24Et pourtant, pourtant, John, on a vu avec la publication des prix de détail hier
05:30que les taux, évidemment, s'étaient remis à flamber, notamment le 10 ans,
05:33qui était monté à 5,3%, ainsi que les anticipations d'action de la Fed avant la fin de l
05:40'année sur ces taux.
05:41Et puis là, ça s'est passé de manière extrêmement violente depuis hier soir,
05:45mais une consolidation très forte sur le taux américain 10 ans.
05:49C'est comme s'il y avait eu une baisse des taux de la Fed.
05:51On est à 5,05%.
05:54Bon, volatilité extraordinaire, réaction extraordinaire à des chiffres assez extraordinaires,
05:59il faut bien dire.
06:00Marine Abiad, Goldman Sachs, je suppose que là, ça sort un petit peu de tous les scénarios qui étaient prévus.
06:06Et puis surtout, la réaction des marchés est très, très contre-intuitive.
06:10Oui, ces chiffres du CPI et du PPI, ils ont vraiment généré un sentiment très risk-off.
06:15Donc là, le marché price à 30%, une hausse de la Fed en octobre.
06:20Ce n'est pas le scénario de Goldman.
06:21Nous, on pense que la Fed va se donner un peu plus de temps et on va se donner rendez
06:26-vous en décembre
06:27pour voir si c'est des chocs persistants plutôt que temporaires.
06:30Mais c'est vrai que ce sentiment risk-off, il a entraîné une rotation des equity vers les obligations.
06:36Donc le pen trade, là, c'était vraiment d'être long equity, short obligation.
06:41Tout à fait.
06:41Et on assiste aujourd'hui à vraiment une rotation simultanée de ces deux pattes
06:47avec du cash qui part des equity vers les obligations.
06:51Après, on le voit surtout dans la séance asiatique,
06:53parce que la séance asiatique, c'est des indices qui sont très, très concentrés en intelligence artificielle.
06:58Le Nikkei, down 5%.
07:00Le Cospi, qui est représenté à plus de 50% par Samsung et par SKINX,
07:05qui sont down tous les deux de 10.
07:07Bon, ça fait très mal.
07:09Voilà, la question qu'on se pose, c'est l'IA, quel va être l'impact sur l'inflation ?
07:14Tout va devenir plus cher, le hardware, le software, l'électricité.
07:18Est-ce que ça ne va pas, du coup, contaminer le reste ?
07:20On le voit déjà avec Apple qui augmente le prix de ses iPads de 30%
07:23parce que le prix des puces explose.
07:26On le voit avec le coût de l'électricité aux US.
07:29Et on le sait, l'augmentation de la demande d'électricité aux Etats-Unis,
07:32elle viendra essentiellement des data centers.
07:35Et donc, voilà, ça rajoute de la pression.
07:38Mais comme vous le disiez en introduction,
07:41elle vient surtout, cette pression de l'énergie.
07:43On commence à avoir des effets de second tour
07:45avec l'inflation qui s'accélère dans les services.
07:49Et ça, ça complique énormément la tâche de la Fed.
07:51Si on a des effets de second tour qui s'inscrivent dans l'économie,
07:56là, ça devient compliqué.
07:57Et puis, vous parliez des arbitrages de marché court terme.
08:00Alors là, le secteur qui est en pleine bourre aujourd'hui à Wall Street,
08:03c'est la pharma.
08:04On a des hausses de plus de 3% sur à peu près toutes les capitalisations,
08:08les LID, les Pfizer, etc.
08:09Et vous parliez d'Apple, c'est assez amusant,
08:11parce qu'on a reproché depuis des mois, voire des années à Apple,
08:14de ne pas se mettre en selle pour l'intelligence artificielle.
08:18Oui, le résultat, c'est qu'Apple, hier soir,
08:20John est passé au-dessus des 5 000 milliards de dollars de capitalisation,
08:23en restant soigneusement à l'écart de cette volatilité de marché.
08:27Donc, on peut dire que c'est la valeur value.
08:30Apple, là, en ce moment, et en tout cas, elle se distingue.
08:33Car les...
08:33Ben, alors, value française, enfin, pardon, européenne,
08:36Rheinmetall, qui fait plus 3 aujourd'hui sur News particulière,
08:38mais qui est anti-momentum,
08:39et donc, c'est fou de voir les mouvements de marché.
08:42Oui, vraiment des arbitrages de très court terme.
08:44Alors, on comprend que toutes les grandes banques d'affaires américaines
08:47dont on a détaillé les résultats, là, ces deux derniers jours,
08:51enfin, banque d'affaires, banque de détails,
08:53se soient complètement pris les pieds dans le tapis
08:55sur leurs activités marchées, et notamment le fixed income.
08:57Ce n'est pas parce que les taux grimpent,
08:59c'est la volatilité qui a pris tout le monde de court,
09:02tout le monde a souffert,
09:03et ça, on a pu le voir dans les résultats,
09:05et c'est quelque chose qui devient très difficile à anticiper.
09:10C'est quelque chose qui devient très difficile à anticiper, effectivement.
09:13Alors, ce n'est pas vrai pour toutes les banques.
09:15Il faut un peu discriminer,
09:16et notamment sur les résultats des banques américaines,
09:19il y a du bon et du moins bon en fonction des banques qu'on regarde.
09:24Effectivement, il y a une forme de...
09:27C'est comme un peu la corbe de l'affaire, si je peux dire,
09:29c'est-à-dire qu'à un moment, la pontification,
09:32c'est-à-dire que les taux courts très bas
09:33et des taux longs qui montent sont plutôt bénéfiques
09:35pour des banques parce qu'elles jouent de la transformation
09:38en empruntant court et en prêtant long.
09:40Donc ça, c'est le business vraiment central des banques.
09:42Malheureusement, plus les taux montent,
09:43plus il y a aussi des provisions à passer,
09:45et plus on s'inquiète d'éventuels défauts
09:49et donc de répercussions sur les résultats.
09:51Là, c'est Bank of America qui a déçu à ce niveau-là.
09:53Exactement.
09:54Plus il y avait des litiges.
09:55Plus les litiges qui ont été une grande partie de la déception.
09:59Donc effectivement, les banques ont été les bénéficiaires
10:02parce qu'on venait d'un monde...
10:03En fait, ce qu'il ne faut pas oublier également
10:04sur l'inflation et sur les taux,
10:05c'est qu'en fait, on vient d'un monde
10:06et on a complètement changé de régime.
10:08C'est qu'on sort depuis 2022 d'un monde
10:10où les taux étaient à zéro,
10:11les courbes de taux étaient extrêmement plates,
10:14si ce n'est négative.
10:16Et on est en train de remonter depuis 2022
10:17dans un monde à peu près plus normal, si je peux dire,
10:19plus normatif,
10:21où on a reconstitué une prime de terme.
10:22C'est-à-dire que prêter à long terme a de la valeur,
10:27doit être rémunéré,
10:28ce qui n'était plus le cas
10:29parce que la liquidité était fournie
10:30par les banques centrales depuis longtemps.
10:32Aujourd'hui, on est en train de reconstituer ce scénario
10:34qui était le scénario central
10:35et qui est le scénario classique, si je peux dire,
10:38dans les marchés.
10:40Et ça, ça a des impacts.
10:41Ça a des impacts sur les valorisations
10:42parce que les sociétés,
10:43quand vous faites une valorisation basique,
10:46vous devez actualiser les flux futurs
10:49par un taux qui est souvent le taux de marché,
10:51le taux du 10 ans US ou du 10 ans allemand.
10:54Et ce taux se normalisant de plus haut
10:56et se stabilisant à des niveaux bien plus élevés
10:57qu'aux planchers auxquels ils étaient depuis 10 ans,
11:00a un impact sur les marchés
11:01qui ne l'avaient pas encore intégré
11:02parce que les profits ont une croissance tellement forte
11:04et que l'IA a renouvelé,
11:06a reprolongé, voire accéléré,
11:07que ça a un peu masqué le tout.
11:08Et je pense qu'aujourd'hui,
11:09on est un peu en train de redécouvrir,
11:10le marché est en train de redécouvrir
11:11un peu la valeur du profit
11:13qui pourrait demain, s'il y a des soies,
11:16justifier des valorisations beaucoup plus basses
11:17de façon assez générale.
11:18C'est fou parce qu'on a l'impression
11:20vraiment de lutter contre des biais comportementaux
11:22qui étaient ancrés depuis des mois, des années.
11:25Et voilà, ce sort de grand déballage
11:27qui arrive de manière assez brusque
11:29a quelque chose d'assez incroyable.
11:31John, on en vient au plat de résistance.
11:35Ça s'appelle CoreWeave.
11:37Nous, on connaît un petit peu
11:38sur les marchés américains
11:40et sur tous ceux qui s'intéressent
11:41aux grands architectes de l'IA.
11:44C'est un maillon essentiel de la chaîne de valeur
11:46dans le sens où c'est ceux qui créent
11:49l'intelligence des data centers
11:53dans ce qu'on appelle le neocloud.
11:55Voilà, je cherchais le mot.
11:57Et ça pourrait être le canari dans la mine
11:58parce qu'on a vu une énorme agitation hier soir
12:01autour de la dette de cette entreprise
12:04dont les taux se sont envolés.
12:07Parallèlement, on a OpenAI
12:08qui annonce qu'un de ses hauts responsables
12:10a décidé de partir
12:11avant même l'introduction en bourse.
12:14Ce qui, de manière un petit peu wallstreetienne,
12:16on se dit mais qu'est-ce qu'il a à partir
12:18alors qu'ils vont s'introduire en bourse
12:19et qu'ils vont toucher le jackpot.
12:21Comment ça se fait qu'il part maintenant ?
12:22Bref, il y a eu un énorme coup de méfiance
12:25autour de l'intelligence artificielle.
12:29Qu'est-ce qu'on en pense ?
12:30Qu'est-ce qu'on en dit du côté des marchés américains
12:32maintenant que la poussière est un petit peu retombée ?
12:35Alors, oui, elle n'est pas totalement retombée
12:38mais juste une chose.
12:40Vous vous souvenez qu'on avait eu ces mêmes doutes
12:42il y a deux mois.
12:44On avait dit, oui, effectivement.
12:46Il y avait eu le même discours
12:47puis après, on avait atteint à nouveau des sommets
12:50et là, depuis 24 heures, évidemment,
12:53tout le monde aux États-Unis part de Corweave
12:56qui a perdu 20% en deux jours
12:59entre hier et aujourd'hui
13:01et vous avez des obligations
13:03qui arrivent à échéance en 2032
13:05qui ont été émises il y a seulement 4 mois
13:09qui affichent un rendement proche de 15%.
13:13Et ça, c'est très important
13:14parce que le coupot initial,
13:15il était à environ 5,5%
13:17et donc, il y a un stress.
13:19Et si vous regardez les CDS,
13:22la probabilité, d'une certaine manière,
13:24l'assurance, la probabilité
13:26qu'il y ait un défaut
13:27ou qu'il y ait une faillite de l'entreprise,
13:29ils approchent 50%.
13:31Alors, ça ne veut pas dire
13:32que la société va être en faillite,
13:34pas du tout,
13:34mais ça montre qu'il y a un stress ici
13:37sur la demande.
13:38Le problème, c'est le financement,
13:41bien évidemment.
13:42Vous savez que Corweave doit investir massivement
13:45dans les processeurs,
13:47les data centers, vous l'avez dit.
13:48avant d'encaisser progressivement
13:51les revenus de ces contrats.
13:53Et c'est ça le problème.
13:54On n'a plus envie de voir une société
13:55qui vous promet quelque chose,
13:57on a envie maintenant déjà
13:58d'avoir le retour sur investissement.
14:00Et donc, évidemment,
14:01on a eu une hausse du coût de la dette
14:05et évidemment, ça va fragiliser
14:07le business model de Corweave.
14:10Alors, on a vu aussi hier
14:12un risque de contagion
14:13à l'ensemble du secteur.
14:15On a eu des valeurs comme Oracle,
14:16Nebius et Dell
14:17qui ont fortement décroché.
14:20Et vous avez les investisseurs
14:22qui commencent à distinguer
14:23les entreprises qui disposent
14:25d'un bilan solide
14:26et celles qui dépendent
14:28fortement de l'endettement.
14:30Alors, évidemment,
14:31faire attention ici.
14:33On sait que le directeur de Corweave
14:35a fait éteindre un carnet de commandes
14:37qui est extrêmement bien rempli,
14:40notamment sur une expansion
14:42avec un projet de 240 MW en Inde
14:46qui est apparemment toujours acté.
14:49Mais ça met du doute dans les marchés.
14:51On sait très bien que le doute,
14:52les marchés ne les passent,
14:54surtout lorsqu'on parle
14:55d'intelligence artificielle.
14:56Et très brièvement,
14:58chez OpenAI,
14:59les choses ont l'air
15:00de se compliquer un petit peu.
15:02Alors, on a eu l'ancien directeur
15:04des opérations CEO
15:06et qui était un proche collaborateur
15:09de Sam Altman
15:09qui a quitté le bateau.
15:12Et hier soir,
15:13on a eu le responsable
15:14des infrastructures de calcul
15:15qui a aussi dit
15:17qu'il allait bientôt partir.
15:19Alors, évidemment,
15:20le calendrier interpelle
15:21puisque normalement,
15:23OpenAI devrait faire son introduction
15:25en bourse début d'année prochaine.
15:28Alors, ça ne veut pas dire
15:30qu'il y a une existence
15:31de difficultés internes
15:33à la société,
15:34mais ça soulève des questions
15:36sur la stabilité de la direction
15:38à un moment stratégique.
15:41Et je le redis,
15:42si on a des doutes
15:43sur la gouvernance,
15:45si on a des doutes
15:46sur le retour sur investissement,
15:48eh bien, évidemment,
15:50ça se paye directement cash
15:52et c'est la sanction immédiate en bourse.
15:55Marine Abiad,
15:57je le disais en sommaire,
15:59c'est vrai que depuis hier soir,
16:00on est les yeux rivés
16:02sur moi, Twitter,
16:03mais tout le monde,
16:04si NBC,
16:04en se disant,
16:05mais qu'est-ce qui se passe ?
16:06Qu'est-ce que c'est que ce truc-là ?
16:09Voilà, le patron de Corweave aussi
16:10qui a été contacté
16:11et qui a réagi un petit peu
16:12à ce qui se passe
16:13sur le cours de son action,
16:14sur le cours de ses obligations.
16:16Le titre est encore
16:16en baisse de 6,5% aujourd'hui
16:19et qui dit
16:19le marché agit
16:20de manière irrationnelle.
16:23Bon, on le voit depuis une semaine,
16:24les spreads de crédit
16:25s'écartent,
16:26même sur les hyperscalers
16:27qui pourtant ont des bilans
16:28très sains
16:29et qui dégagent
16:30des cash flows.
16:32Les boîtes de NeoCloud,
16:33comme je les appelle,
16:34donc les Corweave,
16:36les Nebus,
16:37les IRN,
16:38ça s'écarte encore plus
16:39parce qu'elles sont
16:39encore plus dépendantes
16:40du coût de financement.
16:42Elles sont très,
16:43très intenses
16:44en capital.
16:45c'est vrai que si on pense
16:47que l'appétit pour financer
16:48le déploiement massif
16:49de l'IA se réduit,
16:51on dit moins de consommation
16:52de puissance de calcul,
16:53qui dit moins de consommation
16:54dit moins de dépenses
16:56d'investissement,
16:57moins de capex
16:57des hyperscalers
16:58et là,
16:59un choc possible
16:59pour la croissance.
17:01Mais bon,
17:01moi je pense que
17:02la réaction,
17:04elle est quand même
17:05exagérée.
17:06Je pense que
17:06les contraintes de financement,
17:07elles sont réelles
17:08mais cette dynamique fondamentale
17:10de demande de l'IA,
17:11elle n'est pas remise en cause.
17:13Je pense que
17:14si on a un réajustement
17:15d'ailleurs à des niveaux
17:16plus bas des obligations,
17:18ça améliore
17:19l'équation économique.
17:20On a des fondamentaux
17:21qui restent sains,
17:22des valorisations
17:22qui sont bonnes.
17:24Aujourd'hui,
17:24les cinq plus grosses boîtes
17:25du S&P,
17:26elles se payent 20 fois,
17:28donc elles ne se payent
17:28pas plus cher que le marché.
17:30Dans les années 2000,
17:30elles se payaient
17:31deux fois et demi plus cher
17:32que le marché à 50 fois.
17:34Là,
17:34on a un trimestre
17:35avec une saison de publication
17:37qui s'annonce très bonne.
17:38On attend 27% de croissance
17:39des bénéfices par action
17:41aux Etats-Unis,
17:4220% en Europe.
17:44Donc ça,
17:44c'est quand même
17:45très porteur.
17:46On a aussi
17:47des facteurs techniques.
17:49Le positionnement,
17:49il n'a jamais été aussi bas
17:51que depuis Libération Day
17:52pour les hedge funds.
17:54Côté investisseurs étrangers,
17:55on pense qu'ils attendent
17:57le passage des midterms
17:58pour se repositionner
17:59puisque ce sera un peu
18:00une clarification
18:00de l'incertitude.
18:02Donc voilà,
18:03tout ça,
18:03un facteur qui pourrait aussi
18:04entraîner un vrai rebond.
18:06Donc moi,
18:06je suis plutôt positive
18:07pour les marchés à action.
18:08Et d'ailleurs,
18:09juste un dernier mot,
18:10si on pense que la croissance
18:12va être bonne,
18:13on paraisse entre 2 et 2,5%
18:15aux Etats-Unis,
18:16on a envie d'être long
18:17d'un actif productif,
18:18on a envie d'être exposé
18:19aux actions
18:20plutôt que de recevoir
18:21un coupon de 5
18:22avec une obligation.
18:23Voilà,
18:23même si Warren Buffett disait
18:24« je n'ai jamais été déçu
18:26par un investissement
18:26dans la dette américaine ».
18:28Non,
18:29il reste de la dynamique
18:30sur le marché à action.
18:31Car les d'hommes,
18:32cette agitation autour
18:34de cette problématique
18:35du financement
18:37de l'intelligence artificielle,
18:38alors peut-être
18:39en circuit fermé,
18:40peut-être la dette privée,
18:41etc.
18:41Ça reste quand même
18:42une poche de risque
18:43qui vous inquiète
18:44un petit peu long terme ?
18:47À long terme,
18:48on est quand même
18:49dans une révolution,
18:52je veux dire.
18:53nous,
18:53on n'est pas actionnaires
18:54de Core Wave
18:55et d'aucun de ces acteurs-là
18:56parce que justement,
18:58on pense qu'il y a
18:59un peu trop de levier
19:00dans ces sociétés.
19:01À long terme,
19:02il y aura,
19:03mon point de vue,
19:04pas d'inquiétude
19:05sur le fait que l'IA
19:06est quand même
19:06transformatrice de l'économie.
19:08Il va falloir des capacités.
19:10Le problème aujourd'hui,
19:11il est multiple,
19:11c'est-à-dire qu'on est
19:12dans un monde
19:12où ces sociétés,
19:13elles pâtissent du fait
19:14que dans le renchérissement
19:17de la dette,
19:18ce sont les acteurs
19:19qui sont le plus endettés.
19:21Il n'y a aucun cash flow
19:21chez ces boîtes-là.
19:22Elles sont complètement
19:23financées à crédit.
19:25Les garanties sur le crédit,
19:26en fait,
19:26elles peuvent lever du crédit
19:27avec une dette
19:28d'investment grade
19:29seulement et simplement
19:30parce que des acteurs
19:31comme NVIDIA
19:31ou les hyperscalers
19:33que sont Google,
19:34Amazon et Microsoft
19:35garantissent la dette
19:36pour que ces sociétés
19:37puissent lever des fonds,
19:38pour acheter les puces
19:39d'NVIDIA,
19:40pour louer les capacités
19:41de calcul de Microsoft,
19:42Amazon et Google,
19:44pour pouvoir délivrer
19:45des data centers
19:45et ensuite pouvoir permettre
19:46à l'IA de prospérer.
19:49Il en faut.
19:49On en a besoin.
19:50On a besoin de ces acteurs
19:51parce qu'aujourd'hui,
19:52le vrai sujet,
19:52c'est que l'IA,
19:53elle n'est pas finançable.
19:54Elle n'est pas finançable.
19:54On a le besoin de financement
19:56pour les data centers
19:58nécessaires pour faire face
19:59à la demande
19:59qu'annoncent
20:00tous les acteurs
20:01du secteur.
20:02Elle n'est pas là.
20:03Il y a même des personnes,
20:05des personnes publiques
20:06qui appellent
20:07à ce que ce soit
20:07des financements publics
20:08qui prennent en charge
20:09le relais
20:10tellement même
20:11les capitaux privés
20:11vont manquer.
20:13Alors,
20:13ce qui va se passer
20:14probablement,
20:14c'est qu'il peut y avoir
20:15des risques de défauts
20:17sur des sociétés
20:17qui,
20:18comme CoreWeave,
20:19parce qu'en fait,
20:19le problème,
20:20ce n'est pas un problème
20:21de demande,
20:21c'est un problème
20:22de matching
20:22entre le moment
20:23où il faut rembourser
20:24et le moment
20:25où on va capter
20:25les loyers
20:27de la capacité
20:28qu'on va louer.
20:29Et donc aujourd'hui,
20:29CoreWeave,
20:29ils doivent rembourser,
20:30je crois que c'est 2032,
20:33l'échéance.
20:34Et le problème,
20:35c'est qu'un data center,
20:36ça ne se monte pas
20:36en une année.
20:37Et donc,
20:39la capacité à payer
20:40les échéances
20:40avant de toucher
20:41les loyers,
20:41il va falloir trouver
20:42du financement supplémentaire.
20:43Aujourd'hui,
20:44le marché dit
20:44c'est plus 7,
20:45c'est 15.
20:47Je pense qu'ils trouveront
20:47des gens à 15%
20:48pour les financer.
20:49On voit bien
20:49que la demande,
20:51pour l'instant,
20:52pour tous ces acteurs,
20:53la capacité à prêter
20:54est toujours là.
20:55Donc, il y a un stress
20:57de marché.
20:57Nous, encore une fois,
20:58on n'est pas sur ces acteurs-là,
20:59donc ça nous inquiète peu.
21:02Mais peut-être
21:02qu'il faut voir au-delà
21:03et se dire que,
21:05encore une fois,
21:05pas sur ces acteurs,
21:06ça peut être un point d'entrée
21:06pour jouer la thématique
21:07probablement sur des acteurs
21:09où on n'est plus certain
21:10de retrouver des cachelots.
21:11Les hyperscalers,
21:12par exemple,
21:13si demain,
21:14on pense
21:14qu'il n'y aura plus
21:15le financement
21:16et qu'on va ralentir
21:17le rythme de déploiement
21:18de l'IA,
21:19vous allez avoir
21:19du free cash flow
21:20débarqué chez Microsoft,
21:21Amazon et Google
21:22comme jamais auparavant.
21:23Et peut-être que le marché
21:24se dira,
21:25mais finalement,
21:25c'était le meilleur investissement
21:26qu'on pouvait faire.
21:27Mauvaise affaire,
21:27très bonne affaire.
21:30Et puis,
21:30il reste les taux attractifs.
21:32C'est vrai que du core weave
21:33à 15%,
21:33on peut se poser la question.
21:35Autant que de l'OAT français
21:36à 5%, finalement.
21:37Tout le monde s'inquiète.
21:39Mais il y a des preneurs.
21:40John,
21:41Anthropik,
21:43ça y est,
21:43on a le chiffre d'affaires
21:44pour le troisième trimestre.
21:4716,8 milliards de dollars.
21:48Je serais tenté de vous dire,
21:50je ne sais absolument pas
21:50à quoi ça correspond,
21:51je ne sais pas comment le prendre.
21:54Qu'est-ce qu'il faut en penser
21:56de ces chiffres publiés
21:57par Anthropik ?
21:58Ils sont importants
21:59parce que ça fait partie
22:01de la dernière fournée
22:01avant l'introduction en bourse
22:03qui est évidemment très attendue.
22:05On les compare
22:06avec ce qu'on a à comparer,
22:08c'est-à-dire avec Anthropik,
22:10évidemment.
22:11Et le chiffre précédent,
22:12sans nous dire
22:13si c'est bon ou pas bon,
22:15on regarde une croix de science
22:16toujours spectaculaire.
22:19Vous avez dit,
22:19chiffre d'affaires trimestriel
22:21de 16,8 milliards de dollars,
22:23alors qu'au deuxième trimestre,
22:25on était à 11,6,
22:27donc il y a une progression,
22:29bien évidemment.
22:29Et au premier trimestre,
22:30on était à 4,7 milliards.
22:32Donc on passe de 4,7 milliards
22:34à 6,8 milliards.
22:35Ça représente une progression
22:37de 45 % sur trois mois,
22:39mais un ralentissement
22:41par rapport à la croissance
22:43supérieure à 140 %
22:45enregistrée au trimestre précédent.
22:47Donc avec tous ces peu d'éléments
22:50qu'on a,
22:51on voit qu'il y a une très bonne croissance,
22:53mais qu'elle est très erratique.
22:54Maintenant, évidemment,
22:56la rentabilité,
22:57c'est là où ça constitue
22:58une vraie surprise
22:59parce qu'on a Anthropik
23:01qui affirme quand même
23:02avoir atteint
23:02une marge brute
23:04ajustée de 85 %,
23:06une marge opérationnelle
23:07ajustée supérieure à 11 %
23:10et puis un flux
23:11de trésorerie disponible
23:13positif.
23:14C'est ce qu'on regarde
23:15de très près
23:15pour ce genre de société.
23:18Mais alors, évidemment,
23:19on a des attentes
23:20qui sont extrêmement ambitieuses.
23:23Malgré cette croissance
23:25incroyable,
23:26on a les estimations
23:27de revenus
23:28de revenus
23:28annualisés
23:29qui ont été
23:30visées à la baisse
23:32par pas mal d'analystes,
23:33tandis que
23:34les concurrents,
23:35OpenAI,
23:37Meta et Microsoft,
23:38si on peut dire
23:39que c'est des concurrents,
23:40eh bien,
23:41ça commence à s'intensifier
23:42de beaucoup plus.
23:44Et il faut rappeler,
23:46parce que c'est vraiment
23:47dans le cœur
23:48de l'actu aujourd'hui,
23:49l'actualité,
23:50c'est qu'Anthropic
23:51prévoit un investissement
23:53de plus de 500 milliards
23:55de dollars
23:56en infrastructures
23:57et capacités de calcul
23:58sur la prochaine décennie.
24:00Donc, eux aussi,
24:01ils vont devoir investir.
24:02Évidemment,
24:03dans l'investissement,
24:04on revient
24:05sur ce qu'on disait
24:06en début d'émission
24:07avec l'endettement
24:10sur l'intelligence artificielle.
24:12Donc, voilà ce qu'on peut en dire.
24:14C'est un peu difficile.
24:15Vous savez qu'à New York,
24:16on dit beaucoup aujourd'hui
24:17avec ce qui s'est passé
24:18sur les marchés,
24:19vous avez de plus en plus
24:21d'analyses qui disent
24:22arrêtez,
24:23ne faites pas l'introduction
24:24en bourse cette année,
24:25attendez l'année prochaine
24:26parce que ça risque
24:27d'être une catastrophe totale.
24:28Oui, parce que déjà
24:29que si l'eau bouge beaucoup,
24:31si on met une espèce
24:32d'énorme pavé en grès dedans,
24:34oui, ça va faire des vagues,
24:35on est d'accord.
24:35John, juste un petit mot,
24:37c'est le retour du bon vieux.
24:39Alors, je ne sais pas
24:39si vous êtes adepte
24:40des battles d'aura,
24:41mais c'est un peu
24:42notre 6-7 à nous,
24:43c'est le 60-40.
24:45Wall Street s'y remet.
24:48Oui, on a eu une dizaine d'années
24:51où les rendements obligataires
24:52étaient extrêmement faibles
24:53et puis là, maintenant,
24:55on a, sur le disant américain,
24:57des rendements proches
24:58de 5 %, vous l'avez dit,
25:00on est à un peu plus
25:01de 5 % aujourd'hui.
25:02Donc, ça permet finalement
25:04aux obligations
25:04de contribuer
25:05à la performance
25:07d'un portefeuille,
25:07ce fameux 60-40.
25:09Et paradoxalement,
25:11le vrai changement
25:12pourrait venir
25:13de l'intelligence artificielle.
25:14Je sais, on en parle trop
25:15aujourd'hui,
25:16mais une correction majeure,
25:18comme on est en train
25:19de voir sur les valeurs
25:20liées à l'intelligence artificielle,
25:22ça pourrait entraîner
25:23simultanément
25:24une baisse des actions
25:25et des rendements obligataires
25:27parce que tout le monde
25:28se jette vers
25:29les actifs
25:31dits refuges.
25:32Et donc,
25:33on aurait
25:35cette protection
25:36naturelle
25:37et historique
25:38qui n'a pas fonctionné
25:39depuis des années.
25:42et tout le monde
25:43a en mémoire
25:45le fameux 2022
25:47où il n'y a rien
25:48qui retient
25:49les actions,
25:50même pas les obligations.
25:51Mais là, potentiellement,
25:53si on n'a pas une erreur
25:54de politique monétaire,
25:55eh bien,
25:56le 60-40
25:56pourrait faire
25:57son retour.
25:58Je sais qu'on disait
25:59que c'était
25:59la vieille économie,
26:01entre guillemets,
26:02mais pourtant,
26:03aujourd'hui,
26:03en tout cas,
26:04sur quelques jours,
26:05ça a l'air de fonctionner.
26:06Donc, Marina Biade,
26:07vous aviez dit
26:08il y a quelques minutes,
26:09non ?
26:09Peut-être plutôt investir
26:10sur la dynamique
26:12que sur le rendement ?
26:12Moi, je suis confiante
26:13dans la croissance nominale
26:14de l'économie américaine.
26:16Donc, si on croit
26:17en l'économie,
26:18on se met long
26:18d'un actif productif,
26:19on s'expose aux actions
26:20qui vont nous donner accès
26:22à cette croissance,
26:24aux bénéfices,
26:24plutôt qu'à un coupon
26:26de 5.
26:27Je trouve que, voilà,
26:28tous les facteurs fondamentaux
26:30sont bons.
26:30Je n'ai pas parlé
26:31des IPO
26:32et aussi des programmes
26:33de rachat d'actions
26:34l'année prochaine.
26:35On prévoit une année record
26:36en termes de placement
26:37de papier
26:37l'année prochaine.
26:39mais des records
26:40aussi de rachat de papier.
26:41On prend un 1.7 triard
26:43de rachat de papier.
26:44Les rachats et d'actions,
26:45ils ne viennent plus
26:45des hyperscalers
26:46parce qu'ils ont autre chose
26:47à faire de leur cash,
26:48on le voit.
26:50Mais les NVIDIA,
26:51les Micron
26:52qui disposent
26:52de mannes de cash
26:53importantes,
26:54n'hésitent pas
26:54à augmenter
26:55leur programme
26:55de rachat d'actions.
26:57NVIDIA a encore ajouté
26:58150 milliards
26:58dans son programme.
27:00Donc, net, net,
27:00la corporate America
27:01sera acheteuse de papier
27:02l'année prochaine
27:03et ça aussi,
27:03ça soutiendra les cours.
27:04car les DOM,
27:0560-40 ?
27:07Si je dois synthétiser,
27:08on a les marchés
27:09actions au plus haut,
27:10c'est des taux
27:11qui ont remonté
27:12comme je vous le disais
27:12tout à l'heure.
27:13Aujourd'hui,
27:14vous pouvez trouver
27:14un intérêt
27:15si ce n'est qu'il y a
27:16l'inflation
27:16et les obligations
27:17ne protègent pas
27:17de l'inflation.
27:18En tout cas,
27:20il y en a à ce niveau-là.
27:21Donc, le risque,
27:22c'est que l'obligation,
27:23si les taux continuent
27:24de monter,
27:24votre poche obligataire
27:25ne vous protégera pas.
27:26C'est ce qu'on a connu
27:27en 2022
27:27et les poches obligataires
27:28n'ont absolument pas défendu.
27:30Mais on était dans
27:30un monde différent
27:31où, encore une fois,
27:31on était en train
27:32de transitionner
27:33entre des taux à zéro
27:34avec des taux
27:34qui repassaient à 2,
27:353, 4 %.
27:36Aujourd'hui,
27:37le marché intègre déjà
27:37une bonne partie
27:39de hausses des taux,
27:41que ce soit les taux longs
27:42des gouvernements
27:42ou les taux de la Fed.
27:44Donc, on peut imaginer
27:44qu'avoir une poche obligataire
27:45dans des portefeuilles
27:47permettra quand même
27:47de protéger
27:48une partie
27:50de ces marchés actions
27:51qui sont assez chers,
27:52historiquement parlant.
27:54Et donc, oui,
27:55une poche 60-40,
27:56peut-être pas 60-40,
27:57mais une poche obligataire
27:58dans un portefeuille diversifié
27:59nous paraît
28:00tout à fait sérieuse.
28:025,04 quand même
28:03pour le taux
28:04à 10 ans américains
28:04mais qui a reculé
28:06à une vitesse phénoménale
28:07depuis hier.
28:07On le rappelle,
28:08on était à 5,30
28:10voire même un petit peu
28:11au-delà hier
28:12à la même heure.
28:13Et du côté de Wall Street,
28:15une tendance très, très mitigée
28:16avec un Nasdaq
28:16qui en baisse d'1,4%
28:18et plus 0,3%
28:19pour le Dow Jones.
28:21USA Today,
28:21c'est fini pour aujourd'hui
28:22et c'était une édition
28:23encore une fois passionnante.
28:25Marine Abiat de Goldman Sachs,
28:26merci d'avoir été avec nous.
28:28Carles Edom,
28:29Chelet Dupont-Goudard,
28:29merci beaucoup.
28:30Et puis, évidemment,
28:31John Plassard
28:31en direct de Cité Gestion.
28:32Merci, John.
28:33On se retrouve demain
28:34et dans quelques secondes,
28:35on ouvre la boutique
28:35avec Guillaume Sommerer.
28:36C'est BFM Bourse.
28:37A tout de suite.
28:40USA Today
28:41sur BFM Business.
28:43Sous-titrage Société Radio-Canada
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