- il y a 37 minutes
Ce mercredi 28 octobre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:10USA Today, votre demi-heure quotidienne de pleine connexion avec les marchés américains, avec Wall Street.
00:16Bien entendu, avec tous nos invités pour commenter la chaude actualité économique, entreprises américaines,
00:23l'actualité américaine tout court parce qu'il se passe tout un tas de choses.
00:27Évidemment, c'est le jour de Fed.
00:28Eh oui, la réserve fédérale américaine qui va rendre sa décision sur les taux ce soir.
00:33On a vu que Kevin Warch, le patron de la Fed, était assez tenté par l'espèce de politique du
00:37laisser-faire.
00:38On va l'appeler comme ça, à savoir laisser les taux grimper tranquillement sur le marché obligataire,
00:43du côté des 5% pour le disant américain, et de laisser le marché obligataire lui-même restreindre un petit
00:49peu l'activité de crédit
00:51plutôt que d'agir trop tôt ou trop tard, allez savoir, sur les perspectives de taux directeurs de la réserve
00:58fédérale américaine.
00:59Le consensus nous donne un statu quo pour aujourd'hui.
01:02Alors peut-être une action plutôt en décembre.
01:04On verra ça, on commentera ça évidemment durant toute cette demi-heure.
01:08L'actualité, c'est bien évidemment l'intelligence artificielle aussi.
01:11Il y a les grands maîtres de la tech américaine qui doivent publier leurs résultats.
01:15Alors ce soir, il y a Microsoft et Google, rien que ça.
01:18Et puis au milieu de tout ça, des opérations toujours plus importantes qu'on va commenter en cours d'émission.
01:24Et puis également se pencher sur le secteur des finances, de la finance numérique, des visas, des Robinhood, etc.
01:31On a vu que du côté du secteur bancaire américain, il y avait quand même eu de relatives bonnes surprises
01:37en matière de résultats.
01:38Mais là, c'est un peu plus mitigé du côté de ce secteur du paiement.
01:42On va voir comment ça se passe.
01:44Robinhood aussi, peut-être pas terrible.
01:45On va commenter tout ça et on va se poser la question de savoir est-ce qu'il y a
01:50une véritable profitabilité à retrouver sur ce secteur du paiement numérique.
01:55Les États-Unis qui sont en Europe tout à l'heure restés à l'écoute de BFM Bourse, on va
01:58beaucoup en parler aussi, avec des résultats qui sont très attendus.
02:01Alors on reste dans cette semaine où Wall Street a une heure d'avance sur nous.
02:07Donc on regarde un petit peu ce que ça donne du côté des indices américains et ça se passe plutôt
02:11bien du côté du Dow Jones avec du plus 0,18%, 52 474 points.
02:16Un petit coup d'œil sur les autres indices américains.
02:19On a un Nasdaq quasi un change, assez prudent, un plus 0,02%, plus 0,17% pour le S
02:24&P 500.
02:25Le Russell 2000, l'indice des PME côté américain, lui gagne 0,2%.
02:29USA Today, ça s'annonce chargé cette demi-heure et c'est parti tout de suite.
02:38Et pour parler de l'actualité des marchés américains dans ce USA Today, nous recevons Géraldine Métifeux d'Alter Egal.
02:44Bonjour Géraldine.
02:45Bonjour Antoine.
02:46Ainsi qu'Emmanuel Salle, financière de la Cité.
02:48Bonjour Antoine.
02:49Bonjour et Pierre Verlet de Carmignac.
02:51Bonjour Antoine.
02:52Alors John Plassard est avec nous, cité gestion.
02:56Bonjour John.
02:57Bonjour Antoine.
02:58En fait, comme on dit, c'est la petite blague habituelle, on n'attend pas grand-chose globalement du rendu
03:04de décision.
03:05On n'attend finalement plus grand-chose non plus des commentaires de Kevin Warche parce qu'il est très très,
03:10on va dire, mesuré dans ses propos maintenant.
03:14En revanche, on attend beaucoup plus de précision autour de cette politique qui consiste un petit peu à laisser faire
03:20les taux d'intérêt sur le marché obligataire américain peut-être.
03:24Oui, surtout les taux longs.
03:26Et on a vu qu'en fait, aujourd'hui, on est à 5% environ sur le dîner américain, alors
03:32qu'on était à 5,33 il n'y a pas très longtemps.
03:34Donc potentiellement, son pari, qui est assez risqué, pourrait faire mouche.
03:40Et donc, on va voir ce qu'il va dire.
03:41Alors évidemment, ces petits commentaires, on ne va pas revenir sur le fait qu'il ne veut pas faire de
03:46forward guidance, mais ces petits commentaires seront scrutés à la lettre, notamment sur l'inflation qui est extrêmement difficile à
03:54maîtriser.
03:54Il faut le rappeler, on a une hausse des prix de l'énergie qui commence doucement à se transmettre au
04:00prix et au salaire.
04:02On a vu, notamment sur les dernières statistiques des PMI, que sur les services, on commençait à avoir un peu
04:08d'inflation.
04:09Et ça, ce n'est pas très, très bon pour la Fed et évidemment pour l'économie.
04:14Alors, le véritable enjeu, ce n'est pas ce soir du tout, c'est les prévisions pour décembre.
04:18Et on voit que le consensus attend une progression de 25 points de base pour décembre à 80% de
04:27chance.
04:27Alors, on sait que ça booste très vite. Au début, tout le monde pariait quasiment sur une hausse de taux
04:32aujourd'hui.
04:33Puis on a vu qu'au fil des statistiques, au fil des jours, ça avait fondu comme neige au soleil.
04:39Mais on va avoir ce soir des conséquences directes sur les actifs financiers.
04:45Parce que si on devait avoir un discours ou des mots un peu plus restrictifs,
04:49eh bien, ça pourrait entraîner une hausse des rendements obligataires à nouveau, une hausse du dollar,
04:55et puis avoir un impact négatif sur les valeurs de croissance qui ont retrouvé un petit peu de baume au
05:01cœur ces derniers jours.
05:02On en reparlera après.
05:04Et le paradoxe, en fait, c'est ça qui est assez intéressant, c'est que ce soir, la Fed ne
05:08va rien faire,
05:09mais elle pourrait provoquer d'importants mouvements de marché.
05:12Donc, c'est ce qu'on va suivre.
05:13Et évidemment, comme à chaque fois, il faut rappeler que c'est quand même les statistiques économiques.
05:19Vous savez, il appelle ça la data dependency, comme la BCE.
05:22Et on aura cette semaine, demain d'ailleurs, le rapport sur l'inflation BCE, préférée de la Fed,
05:30qui devrait plus nous donner des indications sur le futur que le discours de Kevin Walsh.
05:37Géraldine Métifeux, Alter Egal, un petit commentaire sur ce contexte monétaire américain quand même très particulier,
05:42cette politique, effectivement, assez peu conventionnelle de Kevin Walsh.
05:46Tiens, on est d'ailleurs au-dessus de 5% sur le disant américain.
05:49On est à 5,02.
05:51Votre sentiment là-dessus ?
05:55Mon sentiment, c'est que pour le coup, il est quand même plus sur les taux courts que sur les
05:59taux longs,
06:00même si c'est un environnement global.
06:02Alors du coup, oui.
06:02Mais c'est quand même un environnement global.
06:04Après, je note quand même qu'il y a quand même un peu une réduction de l'écart entre le
06:08taux 10 ans et le taux 2 ans aux États-Unis,
06:11ce qui laisse plus...
06:12Après, il faudrait qu'il s'inverse encore.
06:14C'est court, mais il faudrait-il encore que cette inversion joue ce rôle de prémonition d'éventuellement une réception.
06:20Mais fondamentalement, je pense que ne pas tellement toucher au taux actuellement,
06:25si c'est pour ne pas toucher au taux actuellement,
06:29en considérant qu'il n'y aurait pas beaucoup d'impact sur l'inflation,
06:32je ne peux qu'y souscrire.
06:34Parce qu'effectivement, à partir du moment où l'inflation vient principalement de l'énergie,
06:38encore une fois, même si ça peut se diffuser à l'économie globale,
06:42avec tout ce qui touche au pétrole dans l'économie globale,
06:44donc les emballages et ainsi de suite,
06:46je ne vois pas tellement l'intervention de Kevin Walsh là-dessus.
06:49Et je pense qu'effectivement, après, il reste à savoir si le niveau de l'emploi
06:51pourra permettre de soutenir cette thèse de ne pas toucher.
06:54Mais tant qu'on n'a pas de spirale prix-salaire et tant qu'on ne la voit pas,
06:57je pense qu'il n'y a pas de nécessité d'augmenter plus les taux à ce niveau-là,
07:00sachant qu'on est à 4,70 à peu près sur le 2 ans.
07:04Emmanuel Salle, c'est vrai que cette fameuse data dependency,
07:07on sait que la Fed regarde bien évidemment les statistiques d'inflation,
07:10elle regarde aussi le reste des statistiques économiques américaines,
07:13la croissance reste au top,
07:15les commandes de biens durables, on a vu, étaient bien supérieurs aux attentes.
07:19Il y a une pleine santé économique là quand même.
07:21Oui, il y a une belle santé économique.
07:23Et je crois que cela explique le niveau des taux longs.
07:26Aux Etats-Unis, on a quand même des rendements très élevés.
07:29Alors dans cette hausse des rendements, il y a effectivement l'inflation,
07:32comme vous l'avez souligné, mais il y a également la croissance.
07:34Ça se retrouve dans l'évolution des taux réels.
07:36En fait, on est avec des taux réels proches de 3% aux Etats-Unis.
07:39On n'a pas vu ça depuis une vingtaine d'années environ.
07:41C'est nourri quand même également par les espérances de l'intelligence artificielle.
07:46Je pense que l'on en parlera.
07:47Les collectivités qui sont escomptées par le marché.
07:50Tout ça fait que finalement, on a un niveau de rendement nominal aux Etats-Unis
07:53qui est quand même assez attractif pour un investisseur,
07:56et y compris pour un investisseur en zone euro,
07:58puisque les perspectives d'appréciation de l'euro par rapport au dollar
08:03apparaissent assez limitées compte tenu de la croissance dans notre zone.
08:08Donc tout ça fait que finalement, l'économie américaine,
08:11malgré tous les sous-brosseaux que l'on connaît,
08:13malgré la proximité des mid-terms, offre une certaine visibilité.
08:17Et donc, oui, ça c'est plutôt bon à prendre.
08:20Pierre Verlet, votre sentiment à vous là-dessus ?
08:22Au-delà des réunions de 2026, alors effectivement aujourd'hui,
08:24il n'y a rien attendu, sans doute une hausse de 25 points de base
08:27des taux dits directeurs en décembre.
08:29On continue, parce que les marchés s'attendent à une nouvelle hausse
08:32de 25 points de base en début 2027, soit janvier, soit mars,
08:37selon les participants.
08:39Mais on voit que les taux à plus long terme sont plus élevés.
08:44Donc ça continue grâce à la force de cette économie.
08:46Moi, dans les commentaires de Kevin Warch, je ferai attention,
08:51au-delà de l'inflation bien sûr, à une éventuelle phrase sur,
08:57peut-être les restrictions sur le crédit lié à l'IA.
09:02Parce qu'on voit du stress quand même chez tous les émetteurs,
09:06liés à l'intelligence artificielle.
09:08Vous savez, il y a eu le tweet d'Elon Musk qui expliquait,
09:11peu ou prou, que la majorité des néo-clouds allaient disparaître,
09:17soit par consolidation, soit par faillite.
09:19Donc il faudra voir s'il mentionne ce point-là.
09:23Alors, à noter que Goldman Sachs, en preview de cette réunion de la Fed,
09:28voit des hausses de taux qui resteraient limitées dans les prochains mois
09:33et que ça pourra limiter une très solide tendance et un rallye sur les actions.
09:38Donc voilà pour l'avis de Goldman Sachs sur cette réunion de la Fed.
09:41Donc rendu de décision 20h sur les taux d'intérêt.
09:44John ?
09:4419h.
09:45Oui, ben oui, 19h.
09:48On est dans cette période de l'année où le décalage horaire est différent.
09:51Exactement.
09:51Et c'est pour ça que quand on ouvre la boutique, les indices y codent déjà.
09:55Donc bon, ça se termine vendredi.
09:57Lundi, tout reviendra dans l'ordre.
09:59John, du côté des résultats, il y en a un quand même qui,
10:02bon, qui ne concerne pas une entreprise américaine,
10:05mais une entreprise coréenne que tout le monde connaît,
10:07qui s'appelle SKINX et qui a un effet sur Wall Street.
10:10On a là aussi des performances stratosphériques encore.
10:15Oui, absolument fou.
10:16On rappelle quand même, SKINX, c'est un des grands fabricants mondiaux de mémoire.
10:21Ils sont avec Samsung et Micron, les trois leaders dessus.
10:25Donc évidemment, lorsque l'on écoute les résultats de SKINX,
10:29eh bien, ça nous donne une indication sur l'intelligence artificielle.
10:33On sait que SKINX fournit aussi Nvidia.
10:36Donc le message était très important.
10:40Bénéficier, bénéfice, pardon, multiplié par plus de sept grâce à la demande.
10:44C'est eux qui le disent, mais c'est très concret, exceptionnel des mémoires
10:48destinées à l'intelligence artificielle.
10:51Et puis, ce qui a plu au marché, il y a deux choses qui ont plu au marché.
10:53La première, c'est la visibilité qui a été rarement observée
10:57puisque vous avez quand même le groupe qui indique avoir déjà vendu
11:00une grande partie de ses capacités de production de mémoire conventionnelle
11:04et HBM jusqu'en 2029, avec une tension de l'offre susceptible jusqu'en 2030.
11:12Et la deuxième chose que les investisseurs ont aimé,
11:15c'est 45 milliards de dollars supplémentaires pour les actionnaires.
11:20Et c'est très intéressant parce qu'on voit ici que ça montre
11:25que la croissance de l'intelligence artificielle
11:27commence à se traduire par des retours financiers considérables
11:32et notamment pour les consommateurs.
11:36Alors, plus globalement, c'est un message extrêmement positif
11:40pour toute la chaîne des semi-conducteurs,
11:42que ce soit les mémoires, les équipementiers, les fournisseurs de composants.
11:46Et le véritable message, je dirais ici,
11:50c'est que vous avez la majeure partie des investisseurs
11:53qui s'interrogent sur la rentabilité future de l'intelligence artificielle.
11:57On en parle, Antoine, depuis des semaines, voire des mois.
12:00Eh bien, vous avez ici SKNX qui démontre
12:03qu'une partie de l'industrie génère déjà des bénéfices
12:07et puis des flux financiers exceptionnels.
12:09Et ça, c'est un message très fort et c'est un message important.
12:12Emmanuel Salle, moi, je me souviens quand même,
12:15ça devait être en 2010,
12:17qu'il y avait eu aussi une explosion de la valorisation
12:20de tous les groupes qui étaient liés aux mémoires,
12:23que soit SKNX, que soit Sandisk du côté des États-Unis,
12:27qui est une très vieille boîte, en fait,
12:28qui fabriquait des disques durs à l'origine, etc.
12:31Et que cette extraordinaire bulle de valorisation
12:34avait explosé, mais alors en six mois,
12:36ils s'étaient tous retrouvés au tapis.
12:38Est-ce que, cette fois, à l'intérieur de la chaîne de valeur de l'IA,
12:42les semi-conducteurs sont totalement indispensables
12:46et valorisés selon leur rôle dans cette chaîne de valeur ?
12:50La question est bien difficile.
12:52Vous avez 2 minutes 30.
12:53Ce que l'on peut dire toutefois,
12:54c'est qu'il y a un rythme d'investissement
12:57qui est considérable dans l'IA,
12:58aux alentours de 30 milliards, 33 milliards de dollars par mois.
13:01Donc, c'est tout à fait considérable.
13:04Pour le moment, ça ne donne pas de signe de ralentissement.
13:08Je crois que la principale préoccupation que l'on doit avoir,
13:11et dont vous faisiez l'écho,
13:12c'est effectivement la modalité de financement
13:14de cette croissance qui se fait,
13:17je puis dire, de façon circulaire,
13:19enfin, en grande partie de façon circulaire.
13:21Tant que, comment dire,
13:23on maintient ce rythme d'investissement,
13:25je crois qu'on peut continuer à avoir
13:29cette dynamique de valorisation.
13:32Alors que l'on a des corrections,
13:34je crois que c'est naturel,
13:35surtout quand on est dans une période de surinvestissement.
13:38Maintenant, à long terme,
13:40je pense que nous ne sommes qu'au début
13:41de la diffusion de l'IA dans les pratiques des entreprises,
13:45et qu'on doit encore attendre,
13:49comme je veux dire,
13:49que les gains de productivité induits par cette technologie
13:52ou par la diffusion de cette technologie
13:54ne sont pas encore totalement pris en compte dans le marché.
13:57Alors, ça sera intéressant de voir d'ailleurs
13:59quel est le résultat des équipes
14:01que la Fed a réunies sur ce sujet.
14:03Mais les études laissent entendre
14:05que cela pourrait représenter environ un point de PIB.
14:08Donc, c'est tout à fait considérable.
14:11Je ne sais pas si j'ai totalement répondu
14:12à votre question, indirectement.
14:14Non, mais d'une manière ou d'une autre,
14:16de toute façon, c'est absolument indispensable.
14:19Et d'une manière ou d'une autre,
14:21on investit dans les semi-conducteurs,
14:23qu'on le veuille ou non,
14:24en gestion indicielle.
14:26Moi, je n'en ai pas en cause le fait
14:27que les semi-conducteurs peuvent faire beaucoup de marges
14:29puisqu'ils sont à la base de l'investissement.
14:31C'est ça.
14:31C'est un peu plus logique de pouvoir maîtriser
14:33chez eux, puisqu'on ne peut pas produire l'IA sans eux.
14:35C'est assez facile de mesurer, effectivement,
14:38leur présence, leur gain.
14:39Quand Micron, le trimestre dernier,
14:41explique qu'ils ont augmenté, je crois,
14:42leur marge de 15 %,
14:43moi, ça me semble extrêmement faramineux
14:46et à l'échelle de l'économie réelle.
14:48Je ne vois pas encore ce rucellement.
14:50Moi, je trouve que c'est encore assez circulaire.
14:52Il me semble, en tout cas,
14:53que c'est quand même une industrie
14:54qui est financée beaucoup par la dette,
14:56avec des taux qui ont monté quoi ?
14:5735-40 % peut-être sur un an.
15:01Je ne sais pas combien de temps c'est tonneau.
15:02Moi, j'entends qu'on a des bons de commande
15:04pleins jusqu'en 29,
15:05mais je ne suis pas sûre qu'ils soient payés.
15:07Donc, je...
15:08Enfin, voilà.
15:09À crédit, en action de telle ou telle boîte.
15:12Je considère quand même que l'emballement
15:13qu'on a sur les valorisations aujourd'hui,
15:15et si on prend uniquement SKINX,
15:18juste pour remettre un peu l'église
15:19au milieu du village,
15:21c'est 1,6 %, je crois, à peu près,
15:22de croissance en trois mois,
15:23c'est-à-dire du 27 juillet au 27 octobre,
15:26et précisément hier, 13 %,
15:28que c'est, en gros, en date à date,
15:32en un an, on est sur 600 %.
15:35Vous vous rendez compte des amplitudes thermiques ?
15:38Enfin, thermiques, il faut...
15:40À ce niveau-là, oui, c'est thermique.
15:42Il faut quand même se représenter
15:43un tout petit peu les choses.
15:45C'est comme si je vous disais,
15:46écoutez, mes résultats sont entre 0 et 100,
15:47je ne sais pas.
15:48Je trouve que les chiffres disent
15:50à quelle fois c'est vertigineux,
15:51à quel point on a une révolution devant nous,
15:52et à quel point je ne suis pas certaine
15:53qu'on sache vraiment mesurer financièrement
15:57ce qu'on a devant nous,
15:58et donc je resterai assez circonspect.
16:00Mais je suis ravie pour les investisseurs
16:02du Cospi, du Escanix et de tout...
16:04Pierre, on en a, nous,
16:05dans les portefeuilles carbiniaques ou pas ?
16:06On en a, oui.
16:07On en a, on est content pour le carbiniaque,
16:08financier la cité aussi, on en a ?
16:10On n'est pas sûr.
16:11Je ne propose pas de comment dire.
16:14Cette information est classifiée.
16:15Tout le monde en a, donc c'est fantastique,
16:16mais moi, ça me laisse assez circonspect
16:18sur un avenir à brève échéance
16:20avec des taux aussi élevés,
16:21des financements qui seront peut-être
16:23plus difficiles demain,
16:24ou des gens qui seront peut-être plus regardants,
16:25et un résultat grand public
16:27qui n'est peut-être pas encore
16:28complètement pérenne en termes financiers.
16:31C'est marrant que vous avez...
16:33Entre l'IA et l'économie,
16:35entre guillemets, réelle, traditionnelle,
16:37vous savez qui gagne 600%
16:39depuis le début de l'année aussi ?
16:40Vous ? Non, tu vois ?
16:41Ah non, moi, je ne suis pas coté.
16:43Moi, je suis private equity,
16:44je suis hors marché.
16:45Ah bah, vous n'êtes pas prête de gagner.
16:46Pas tout de suite, tout de suite.
16:47Moderna.
16:49Moderna.
16:50Ah non, moi, je ne l'ai pas oublié,
16:51j'en parle depuis le début de la semaine.
16:52Ah, vous n'avez plus 21
16:52dans votre portefeuille, non ?
16:53Non, mais à mon avis,
16:55il se passe quelque chose
16:56de structurel autour de Moderna.
16:57Sur l'ARN, oui, on a vu
16:58quelques annonces sur la recherche
16:59contre le cancer.
17:00Même sur la santé,
17:01on voit qu'il y a une bascule
17:01sur le secteur de la santé
17:03qui s'effectue vraiment
17:04très très récemment,
17:04parce que moi,
17:05j'étais un peu tanqué
17:05avec mes valeurs santé,
17:06et on voit quand même
17:07une évolution sur les valeurs santé
17:08de façon récente.
17:09Et peut-être que justement,
17:10ce cycle nous dit aussi
17:12qu'on ne veut pas peut-être
17:12être que sur une seule chambre
17:13de la tech, de l'IA
17:14et de tout ce qui gravite autour
17:15et qu'on cherche d'autres valeurs
17:16pour tenir nos portefeuilles
17:17actions, peut-être aussi ?
17:18Pierre Verlet,
17:18on vous a interrompu,
17:19excusez-moi,
17:20on digresse sur Moderna,
17:21mais pour revenir sur SKRX,
17:24ce qui est indéniable,
17:25c'est qu'ils réalisent
17:27des profits colossaux
17:28et ils ont l'argent.
17:30100 trilliards de monde coréen,
17:3475 milliards de dollars
17:36qui sont rendus aux actionnaires
17:37par des rachats
17:38ou des dividendes,
17:40c'est monstrueux.
17:41La question,
17:43non pas à 1 milliard,
17:44mais à 10 trilliards de dollars,
17:46c'est quel sera l'impact
17:48pour les entreprises
17:50en dehors de ceux
17:52qui, entre guillemets,
17:54participent au CAPEX de l'IA ?
17:57Alors on le voit,
17:57du côté de chez Legrand,
17:59du côté de Schneider Electric,
18:00voilà, on attend tous les faux,
18:01tous ceux qui participent à ça,
18:03c'est une vraie demande,
18:05vous savez ce qu'on dit
18:06sur la rue Everlor,
18:08ceux qui ont fait fortune,
18:09c'était les marchands de pelle,
18:11mais c'est des vrais profits.
18:13Il reste la question de...
18:14Il faut tomber
18:15que c'est des vrais profits.
18:16Ma question,
18:16c'est plus largement...
18:17Oui, quel sera l'impact ?
18:19Et c'est la même question
18:20pour le financement
18:21par la dette.
18:24Quelle sera la demande ultime
18:26pour tout ce computing
18:30dans quelques années ?
18:32John, on revient vers vous,
18:34on va clore le chapitre IA.
18:36OpenAI qui prévoit
18:38d'acheter des cartes graphiques,
18:39bah oui, il en faut,
18:41puis il en faut une certaine quantité
18:42pour faire tourner l'IA,
18:44mais ils ne vont pas
18:44les acheter à NVIDIA,
18:45ils ne vont pas les acheter à...
18:46Ils les achètent à Google,
18:48figurez-vous.
18:50Oui, tout à fait.
18:51Ce qui est assez intéressant,
18:52c'est que les deux groupes
18:53sont concurrents
18:54dans les modèles génératifs.
18:57Alors, évidemment,
18:58on comprend que...
18:59C'est comme dans la finance,
19:00il y a une sorte de muraille
19:01de Chine, c'est ça ?
19:03Voilà, voilà, exactement,
19:04exactement,
19:05mais effectivement,
19:06vous l'avez dit au début,
19:08OpenAI cherche évidemment
19:10à réduire sa dépendance
19:11à NVIDIA,
19:12ça c'est certain.
19:13Donc, évidemment,
19:14pour Google,
19:15c'est des nouvelles opportunités,
19:17parce que vous avez
19:18ces processeurs
19:19qui s'appellent TPU,
19:20pas GPU,
19:21qui pourraient devenir
19:22une nouvelle source
19:23de revenus supplémentaires,
19:24et puis on peut avoir
19:26des conséquences sur NVIDIA
19:27qui étaient tout seuls,
19:28vous savez, là-haut,
19:29et bien là,
19:30ils commencent à voir
19:31des concurrents arriver,
19:32alors pas sur le même domaine,
19:35mais qui commencent à arriver,
19:36et le paradoxe final,
19:38c'est quoi ?
19:38C'est que Google
19:39pourrait gagner de l'argent
19:41en fournissant
19:42de l'infrastructure
19:43permettant à son principal
19:45concurrent,
19:46OpenAI,
19:47de développer des modèles
19:49d'intelligence artificielle
19:50plus permanents,
19:51c'est-à-dire que grâce à Google,
19:53OpenAI va devenir
19:55plus performant,
19:56c'est assez paradoxal,
19:57mais ça fait gagner
19:59de l'argent à tout le monde,
20:00vous venez de le dire,
20:01cette fameuse économie circulaire,
20:03même si c'est avec
20:04les concurrents
20:05les plus directs,
20:06mais il y a toujours
20:07cette fameuse économie circulaire.
20:09Il y a toujours des moyens
20:09de faire de l'argent,
20:10ça, on n'en doute pas.
20:11John,
20:12on va complètement changer
20:13de secteur,
20:13on va parler
20:14du secteur financier,
20:15et c'est le genre de signal
20:17qu'on adore commenter,
20:18vous et moi,
20:18dans USA Today,
20:19toujours ces taux faramineux
20:21sur les cartes de crédit
20:23aux Etats-Unis,
20:25ça ne retient pas
20:26les Américains
20:26de dépenser,
20:27la preuve,
20:28Visa en témoigne,
20:29les chiffres sont très convaincants,
20:31malgré ces très très fortes commissions,
20:34toujours plus fortes
20:34à mesure que les taux
20:35augmentent d'ailleurs.
20:37Oui,
20:37tout à fait,
20:38alors on a vu,
20:39les résultats sont nettement
20:40au-dessus des attentes,
20:41on voit qu'il y a la résilience
20:43de la dépense
20:43de consommation,
20:45on voit dans les détails
20:46que les consommateurs
20:49continuent de consommer,
20:51puisqu'on voit que les paiements
20:52qui sont liés au voyage,
20:54aux achats courants
20:55et aux restaurants
20:56restent extrêmement dynamiques,
20:58malgré les incertitudes,
21:00mais il faut dire,
21:02il faut mettre un grand bain.
21:03Et souvent,
21:04si vous allez,
21:05par exemple,
21:06faire le plein d'essence
21:07pour votre voiture,
21:08et si le prix est plus cher,
21:11vous allez dépenser plus.
21:12Et donc souvent,
21:13en fait,
21:13les dépenses qui sont plus élevées,
21:15elles sont dues
21:16à de l'inflation,
21:18et pas spécialement
21:19parce que vous achetez plus.
21:20Alors ici,
21:22on en a parlé,
21:23on aura aussi la croissance
21:25qui sera publiée demain
21:26pour le troisième trimestre
21:27aux États-Unis.
21:28Eh bien,
21:28on voit que pour l'instant,
21:29l'Américain,
21:30eh bien,
21:32il continue
21:33à bénéficier
21:34d'un salaire,
21:35puisqu'on a le plein emploi
21:36aux États-Unis,
21:38et on a une légère progression
21:41des salaires aux États-Unis.
21:42Donc,
21:42pour l'instant,
21:43ça tient,
21:44mais il faut faire attention
21:46dans la lecture,
21:47parce que ce n'est pas
21:48parce qu'on n'utilise plus
21:49sa carte de crédit,
21:50qu'on achète plus de choses,
21:51mais potentiellement,
21:53c'est parce que
21:53les prix ont monté
21:55et qu'il faut couvrir
21:56les mêmes besoins,
21:57mais un peu plus cher.
21:58C'est exactement ça,
21:59avec plus de 20%
22:00sur les cartes de crédit.
22:02On ne parle même pas des,
22:03je crois qu'on est au-delà
22:04des 7,5% maintenant
22:05sur les taux hypothécaires,
22:07les taux immobiliers américains.
22:08Donc,
22:09malgré tout,
22:10ça a l'air de vouloir tenir
22:11en ce moment,
22:12mais jusqu'à quand ?
22:13Dernière chose,
22:13John,
22:14on a eu les résultats
22:15de Robinhood,
22:15la fameuse appli boursière.
22:18On a eu beaucoup
22:19de volatilité.
22:20Alors ça,
22:20on s'est dit
22:21que ça allait faire
22:22gagner de l'argent
22:22aux boursicoteurs,
22:23mais finalement,
22:24point de vue résultat,
22:25Robinhood,
22:25ce n'est pas terrible
22:26ces trimestriels.
22:27Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
22:29parce qu'on se dit
22:29que plus il y a de volume,
22:30plus ces brokers en ligne
22:33peuvent gagner de l'argent.
22:34Là,
22:34on a un ralentissement
22:36des transactions
22:37sur les crypto-monnaies.
22:39Et donc ça,
22:40ça nous apprend
22:41que ce n'est pas
22:42la volatilité
22:43qui garantit
22:44les volumes
22:45chez certains acteurs.
22:47Et on voit
22:48que lorsqu'on n'est
22:49pas assez diversifié,
22:50ça c'est le terme
22:51à utiliser,
22:52si on est plus
22:53sur les transactions
22:54liées notamment
22:55aux crypto-monnaies,
22:57quelles qu'elles soient,
22:58eh bien,
22:58on a ce segment
22:59qui constitue
23:00une fragilité
23:01puisqu'on sait
23:02qu'on peut avoir
23:04des évolutions
23:04extrêmement brutales
23:06d'un trimestre à l'autre.
23:07Et donc,
23:08les résultats
23:09de ce type d'entreprise
23:10sont extrêmement difficiles
23:12à anticiper.
23:14Et le paradoxe,
23:15une nouvelle fois,
23:16eh bien,
23:16c'est que les marchés
23:18agités
23:18avec cette volatilité
23:19ne sont pas
23:21nécessairement
23:23synonymes
23:24de bénéfices élevés
23:25pour certains courtiers.
23:27Et ça,
23:27c'est quelque chose
23:28à lire.
23:28Et c'est pour ça,
23:29on en a parlé
23:30avec les banques,
23:31qu'il faut avoir
23:32une diversification
23:33pour pouvoir faire
23:34de l'argent.
23:35Merci John Plassard,
23:37Cité Gestion,
23:38qui était avec nous
23:39pour ce USA Today.
23:41Alors,
23:41on va revenir un petit peu
23:42sur...
23:42Moi,
23:43ça m'intéresse beaucoup
23:44cette histoire
23:44de consommateur américain.
23:46Il a des taux
23:46de carte de crédit
23:47à 20%.
23:48Il a du crédit
23:48hypothécaire
23:49à 7,5%.
23:50Et pourtant,
23:51il n'y a pas
23:52d'effondrement
23:53de la consommation
23:54américaine
23:54outre mesure.
23:56Il n'y a pas
23:56d'effondrement
23:57du marché immobilier
23:58non plus.
23:59Ça tient.
24:00Alors,
24:00il y a beaucoup
24:00de paramètres
24:01à prendre en compte
24:03sur ces deux
24:05chiffres en particulier.
24:06Mais Emmanuel Salle,
24:07qu'est-ce que ça vous évoque,
24:09ces signaux concrets
24:10que la consommation
24:11arrive à tenir
24:12avec ces frais-là ?
24:13Il faut quand même
24:13rentrer dans le détail
24:14des chiffres,
24:14car la consommation
24:15est très déséquilibrée
24:16aux Etats-Unis.
24:17Vous savez,
24:17on parle de la fameuse
24:18courbe en cas,
24:19mais elle est absolument
24:21réelle.
24:21Absolument.
24:22Donc,
24:22on voit quand même
24:23que la consommation
24:24effectivement se tient
24:24globalement.
24:25C'est vraiment
24:26un soutien majeur
24:28de l'économie américaine.
24:30On parlait des Etats-Unis
24:30souvent du consommateur
24:32en dernier ressort.
24:33C'est tout à fait le cas.
24:34Néanmoins,
24:35c'est une consommation
24:36qui est effectivement
24:36concentrée sur une classe
24:38très particulière
24:40de population,
24:41avec effectivement
24:42la nécessité
24:43d'assurer le train de vie,
24:45si bien que l'inflation,
24:46paradoxalement,
24:47elle contribue,
24:47comme le signalait
24:48John Plassard,
24:49au développement
24:50de la consommation
24:50par le biais
24:51effectivement
24:51des dépenses,
24:53des débours nécessaires
24:54à la tenue
24:54d'un ménage.
24:56Mais je crois
24:56que cette concentration,
24:57comment dire,
24:59ce déséquilibre
25:00qui se manifeste
25:00au sein de la consommation américaine,
25:02de la consommation américaine
25:03est un sujet de préoccupation.
25:04Surtout que ça ne touche pas
25:04simplement les ménages,
25:06mais également les entreprises.
25:07Vous avez les grandes entreprises,
25:08et c'est un phénomène
25:09que nous observons également
25:10en Europe,
25:10qui font des profits considérables,
25:12qui sont en situation
25:13effectivement de mieux
25:14rémunérer leurs salariés,
25:15notamment dans le secteur financier
25:17en Europe,
25:17et particulièrement les banques,
25:19et les petites
25:20et les moyennes entreprises
25:21du secteur traditionnel
25:22qui, elles,
25:22sont plutôt à la peine.
25:24Donc là,
25:24c'est quand même,
25:25et qui sont directement touchées
25:26à la fois par la hausse du prix
25:27des matières premières
25:28et par les coûts de financement,
25:30les coûts du crédit.
25:31Donc finalement,
25:33cette dualité
25:36de la consommation,
25:37on le retrouve également
25:38au niveau des résultats
25:38des entreprises,
25:39et je pense que c'est un sujet
25:40de préoccupation
25:42quand on a une vision
25:44un peu globale
25:45de l'économie.
25:46Géraldine,
25:46là aussi,
25:47qu'est-ce que ça vous inspire ?
25:48C'est-à-dire justement
25:49cette situation.
25:50Oui,
25:50je suis contente
25:50d'entendre Emmanuel Sepp
25:51parce que c'est pas souvent
25:52qu'on entend
25:52que les chiffres
25:54masquent un peu aussi
25:55cette diversité,
25:56cette disparité.
25:57Enfin voilà,
25:58il y a 40 ans,
25:5930 ans en France,
25:59on parlait de la fracture sociale,
26:01c'est le grand canyon,
26:01donc il y a une différence
26:04considérable
26:05entre celui
26:06de l'Américain moyen
26:06qui galère à remplir
26:09son maison d'essence
26:10et sa voiture,
26:11et qui en plus
26:11consomme ma chambre d'essence,
26:12et il faudrait
26:13qu'il se mette électrique,
26:13évidemment,
26:14et puis payer son loyer
26:16et ne pas emprunter
26:17ou payer son emprunt
26:18et ceux qui ont vraiment
26:19des moyens considérables.
26:20Je pense que les chiffres
26:21un peu élevés,
26:22je ne sais pas
26:23si on arrive à une récession
26:23parce qu'on nous dit
26:24que la croissance
26:24est très élevée,
26:25moi je ne la trouve pas
26:25très élevée,
26:26je ne trouve même pas sûre
26:26qu'elle soit vraiment
26:27en réel très importante,
26:29mais je trouve que
26:29c'est ce qu'ils disent.
26:31Oui, la croissance américaine,
26:31mais je trouve qu'il y a
26:32même la croissance
26:32de la consommation,
26:33mais je trouve qu'ils sont
26:35bien gonflés par cette inflation
26:36à 3,7% aussi.
26:38Il faudrait voir le détail,
26:39je ne l'ai pas,
26:40mais je ne sais pas.
26:40On aimerait avoir
26:416% de croissance en Europe.
26:42Oui, bon, ça c'est sûr.
26:446% de croissance,
26:44c'est un nominale, si.
26:46Pierre Verlet,
26:47juste quand on regarde,
26:49parce que ça a été abordé
26:50dans le Q&A,
26:50c'est une remarque
26:51très pertinente,
26:52mais on ne voit pas
26:53de segment faible,
26:55que ce soit en termes
26:57de type de consommation,
26:59c'est-à-dire que le discrétionnaire
27:00reste très fort,
27:01ou type de consommateur,
27:02c'est-à-dire que,
27:03évidemment,
27:03la consommation des riches
27:06croît plus vite,
27:07notamment grâce aux effets
27:08de richesse,
27:09tenus aussi par des marchés financiers,
27:11mais même les consommateurs
27:14plus démunis
27:16voient une vraie croissance
27:17de leur consommation.
27:19Oui, parce que justement,
27:20il y a les faits richesse bourse,
27:21c'est-à-dire que,
27:21pour l'instant,
27:21ils n'ont pas fait
27:22avec leur portefeuille,
27:23mais c'est demain.
27:25Beaucoup d'Américains
27:26sont investis en bourse
27:27et ne se risquent
27:27par leur plan de retraite.
27:28Oui, certes,
27:30mais si tout le monde
27:31réussit à croître,
27:32dans ce cas-là,
27:33c'est plutôt une bonne nouvelle,
27:34non ?
27:34Non, mais c'est une bonne nouvelle,
27:36modulo ce qu'on a dit
27:36sur les valorisations de l'IA,
27:37alors ?
27:39Oui, bah oui,
27:41non, mais...
27:44Mais pareil que le circuit fermé de l'IA,
27:47on a intérêt à ce que ça tienne.
27:49Oui, mais tout le monde
27:49a intérêt à ce que ça tienne,
27:50je pense que personne
27:51ne souhaite que ça s'effondre.
27:52Il y a peut-être des signaux
27:53qui peuvent nous dire autre chose.
27:54Non, non,
27:55il faut bien vendre
27:56à un moment donné,
27:56mais sur ces niveaux-là,
27:57non, il vaut mieux que ça tienne
27:58pour les années à venir,
27:59c'est sûr.
28:00Bah écoutez,
28:01merci infiniment d'avoir été là
28:02pour commenter tout ça,
28:03Géraldine Mettifeux,
28:04alter égale,
28:05Emmanuel Salle,
28:06financière de la Cité,
28:07Pierre Verlet,
28:08de Carmignac.
28:09Merci d'avoir été là,
28:10ainsi que John Plassard
28:11que je salue,
28:11Cité, gestion.
28:12On se retrouve demain
28:14pour un nouveau numéro
28:15du USA Today.
28:16Vous pouvez tout retrouver
28:17en podcast et en replay,
28:18c'est aussi intéressant
28:19à écouter le soir,
28:21peut-être en regardant
28:22ce qui va se passer
28:23du côté de la fête,
28:24donc à 19h,
28:25pas 20h, 19h.
28:26On est en heure d'hiver
28:27désormais du côté de l'Europe.
28:29Ça dépend dans quel continent on est,
28:30il y a quelqu'un
28:30qui peut le regarder 19h en fait.
28:32Pas bête.
28:34Excellente observation,
28:35Géraldine Mettifeux,
28:36merci beaucoup.
28:36Et dans une minute,
28:38on ouvre la boutique
28:40pour BFM Bourse.
28:41Allez, à tout de suite.
28:42Non, pardon.
28:43USA Today
28:44sur BFM Business.