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  • il y a 45 minutes
Ce lundi 28 septembre, retrouvez le replay de l'émission USA Today présenté par Antoine Larigaudrie sur BFM Business.

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00:00BFM Business, 15h30, 16h.
00:07USA Today, Antoine Larigauderie.
00:11Bienvenue, bon début de semaine à tous, à l'écoute USA Today,
00:15votre demi-heure spécialement consacrée à Wall Street.
00:19Il y a une mouche dans le studio, ça porte bonheur il paraît, et c'est moi qui en ai
00:22hérité.
00:23L'ouverture des marchés américains, bon, beaucoup de volatilité,
00:26beaucoup de nouvelles contradictoires et beaucoup de tendances de marché qui vont dans tous les sens.
00:30Donc, notre lecture va être précieuse.
00:33De toute manière, le principal indicateur que tout le monde regarde, c'est celui du marché obligataire
00:37et toute la courbe de taux américaine est maintenant au-delà des 5%.
00:41Est-ce que globalement, c'est tenable pour l'économie américaine ?
00:44Parce que même si on y retranche l'inflation, on reste sur des taux réels qui sont au plus haut
00:50depuis 18 ans.
00:51Est-ce que l'Amérique peut encaisser tout cela économiquement ?
00:54On va essayer de se poser la question, même si globalement, on n'a pas trop de réponses.
00:58Du côté des autres sujets qui font l'actualité, des grands sujets géopolitiques,
01:02on a eu un petit peu le détail de la rencontre et des discussions commerciales autour des États-Unis et
01:07de la Chine.
01:07Ce sera intéressant de voir ça, évidemment.
01:10Et puis, grand jour pour SpaceX.
01:13SpaceX, dont le vaisseau spatial a réussi à mettre en orbite les satellites Starlink.
01:18C'était il n'y a pas très longtemps, donc on va commenter tout ça.
01:20Pour l'instant, l'ouverture des marchés américains, c'est tout de suite.
01:24Moins 0,73% pour le Dow Jones à 51 449 points.
01:29Moins 0,73 à présent, donc ça bouge à grande vitesse.
01:32Moins 0,51% pour le Nasdaq.
01:34En ce moment, on est à 26 929 points.
01:37Et moins 0,48% pour le S&P 500.
01:397 705 points.
01:41L'Europe boursière, pour l'instant, dans le vert.
01:43Est-ce qu'on n'est pas en train de se dissocier doucement des États-Unis ?
01:46En les regardant, en disant « Finalement, nos taux, ils sont pas mal.
01:49Nous, on arrive encore à bien fonctionner économiquement avec. »
01:54Bon, ça reste à voir.
01:55Mais ça, on détaillera ça dans BFM Bourse tout à l'heure avec Guillaume Sombrère.
01:58Pour l'instant, c'est 100% Wall Street, c'est USA Today.
02:01Et ça commence maintenant.
02:04USA Today, sur BFM Business.
02:07Avec une grande et belle tablée du lundi.
02:10J'aime bien ça pour commencer la semaine.
02:12Emmanuel Salle, financière de la Cité.
02:13Bonjour Emmanuel.
02:14Bonjour Antoine.
02:14Puis donc, compères Gustave Sanden de Colbert,
02:17Mathias Baccino de Trade Republic.
02:19Bonjour messieurs, merci d'être là.
02:21Et John Plassard, évidemment, qu'on retrouve en direct de Cité Gestion.
02:25John, bon, on va essayer de se poser la question de savoir ce qui nous attend cette semaine.
02:30Alors, à très court terme, on a un Donald Trump qui dit
02:33« Mais non, mais non, ne vous inquiétez pas, les négociations avec l'Iran, ça continue. »
02:37On a l'Arabie Saoudite, dans un deuxième temps, qui nous dit
02:40« Non, attendez, notre pipeline, c'est bon, il refonctionne, le fameux pipeline Est-Ouest,
02:45qui permet de déclamper un peu la situation du côté d'Ormouz.
02:49Malgré tout, les taux, ils restent très élevés.
02:53Le marché encaisse mal tout ça.
02:56Qu'est-ce qu'on peut attendre de cette semaine, John ? »
02:59Et Antoine, le prix du baril gagne 4% aujourd'hui.
03:04Donc effectivement, la balance penche vers ceux qui ne pensent pas
03:10qu'il y aura une solution, en tout cas sur le court terme.
03:13Alors, nouvelle grosse semaine pour les marchés américains.
03:16Je sais, je le dis à chaque fois, chaque lundi, mais ce sera très important.
03:20Vous savez, la Réserve fédérale américaine a deux mandats,
03:23c'est la stabilité des prix.
03:26Et puis, le plein emploi, cette semaine, mercredi, on aura le rapport PCE.
03:30Ce sera le premier test macro.
03:33On dit que le rapport PCE, c'est l'indicateur d'inflation le plus suivi
03:37par la Réserve fédérale américaine, 3,3%.
03:40On va voir s'il reflue ou, au contraire, s'il progresse.
03:44On va voir les enquêtes ISM qui vont compléter le diagnostic
03:48sur l'activité économique américaine avec les prix payés,
03:53capacité des entreprises à absorber des taux plus élevés.
03:57Vous parliez des taux avant Antoine.
03:59Et puis, vendredi, évidemment, le rapport sur l'emploi américain.
04:05Donc, les deux mandats, l'inflation avec le PCE
04:08et évidemment, le rapport sur l'emploi américain de septembre.
04:13On attend environ 100 000 créations d'emplois
04:16et puis un taux de chômage assez stable à 4,2%.
04:19Et évidemment, comme à chaque fois, vous savez,
04:22« good news is bad news » ou « bad news is good news »,
04:25un rapport qui serait trop favorable à l'économie américaine
04:31pousserait la Fed à anticiper qu'elle va augmenter les taux.
04:36Et un rapport trop faible, on pourrait penser à un statu quo,
04:40mais à une économie américaine qui se dégrade.
04:43Donc, la lecture va devenir extrêmement compliquée.
04:46Et puis, cerise sur le gâteau, on a quand même deux entreprises.
04:50On a plusieurs entreprises, mais deux entreprises cette semaine.
04:53Micron, d'un côté, évidemment, a scruté de très près
04:56pour voir s'il y a toujours autant d'appétit pour le risque
05:00pour l'intelligence artificielle.
05:01Et de l'autre côté, Nike, je vous rappelle, Nike a quelques déboires ces derniers temps,
05:09a perdu son joueur star de football, faut-il le rappeler, Mbappé, au profit de Onn,
05:16et a connu d'autres déboires par rapport à la concurrence.
05:20Je citais Onn, mais il y en a d'autres.
05:22Donc, très, très importante semaine au niveau macro, au niveau micro et au niveau monétaire.
05:28C'est vrai qu'on dit ça chaque semaine, mais enfin, là, on peut dire que le menu est quand
05:33même extrêmement copieux.
05:34John, on va peut-être continuer avec vous, avec cette situation sur les taux.
05:37On l'a dit, toutes les courbes de taux américaines les plus regardées
05:42tournent au-dessus des 5% de rendement absolument partout,
05:46avec une prédilection pour le 30 ans.
05:49On a même, enfin, il y avait un tweet, j'ai lu ça il y a quelques jours,
05:55sur 500 000 dollars de crédit hypothécaire aux Etats-Unis,
06:00il y a deux ans, on remboursait 1 800 dollars par mois.
06:03Maintenant, on en rembourse 4 000.
06:06La situation devient quand même archi tendue.
06:09Alors certes, on doit regarder les cours du pétrole du côté de la Maison-Blanche,
06:12on doit aussi quand même regarder aussi du côté du logement.
06:15Comment est-ce qu'on peut vivre aux Etats-Unis avec des taux,
06:19même des taux réels qui sont au plus haut depuis 18 ans ?
06:23On a l'impression qu'on est presque dans un nouvel univers.
06:26On se souvient, il y a quelques années de cela, on l'avait dit,
06:29le rendement du 10 ans, lorsqu'il passera les 5%,
06:32eh bien ce sera la cote d'alerte, on est à 5,25, on était à 5,25.
06:37Vendredi, on les a frôlés, et puis pourtant, lorsqu'on regarde,
06:41vous savez, la peinture sur l'économie américaine,
06:45eh bien j'ai regardé juste avant, vous savez, le GDP Now,
06:49c'est le modèle prévisionnel de croissance de la fête d'Atlanta
06:52qui attend pour le troisième trimestre une croissance de 5% aux Etats-Unis.
06:58Je vous parle bien de 5%, pas 0,5%, 5% porté par la consommation,
07:03l'investissement, et puis les CAPEX qui sont liés à l'intelligence artificielle.
07:07On a l'emploi, on aura l'exemple ce vendredi de l'emploi qui frôle les 4%,
07:14qui est considéré comme le plein emploi aux Etats-Unis.
07:18On a vu les dernières projections de la Fed avec un taux de chômage
07:21attendu cette année et l'année prochaine proche de 4%.
07:25Et effectivement, comme vous l'avez dit, on a des taux hypothécaires
07:28qui dépassent les 7%.
07:30Attention pour les nouveaux intrants, pas ceux qui ont fixé à 30 ans,
07:34bien évidemment, il y a quelques années, mais ça commence à faire très cher.
07:39Mais pour l'instant, on a l'impression, lorsqu'on regarde les marchés
07:43qui tutoient les sommets, qu'on arrive à vivre avec une situation pareille.
07:49Mais, et c'est très juste ce que vous avez dit avant, Antoine,
07:52ça dépend aussi de la durée, de la hausse du prix du baril.
07:57Pas d'une hausse qui arriverait à 120 et qui s'écroulerait à 80 dollars le baril,
08:02mais à un prix du baril qui resterait au-dessus des 100 pendant longtemps.
08:07Et ça, c'est très important parce qu'on va entendre les entreprises
08:11qui vont commencer à publier dans 10 jours et qui vont nous donner potentiellement ce signal
08:15en nous disant, eh bien, ici, ça coûte cher.
08:18Ici, c'est une alerte pour nous d'avoir des taux qui sont au-delà des 5 %,
08:24mais je dirais que sur le court terme, on peut vivre avec,
08:29puisque l'économie américaine tourne plus ou moins à plein régi.
08:34Emmanuel Salle, votre avis sur la situation américaine,
08:37c'est vrai que c'est une situation qui devient assez paradoxale
08:41quand on regarde bien les différentes données,
08:45mais globalement, on a des intervenants économiques qui nous disent
08:48« business as usual », on ne voit pas le marché s'écrouler.
08:51La différence, John vient de le dire, c'est qu'on a 6 % de croissance aux États-Unis à
08:55peu près,
08:56entre 5,5 et 6.
08:57On absorbe un peu mieux une hausse de taux d'intérêt.
09:00C'est bien la différence avec l'Europe.
09:01On a les taux français qui sont autour de 4,50, même davantage,
09:05mais avec une croissance qui est à zéro, pour faire simple.
09:07Je crois qu'aux États-Unis, il y a aussi un facteur qui est extrêmement important,
09:11c'est l'impact de ce que l'on appelle les gains hedonistes,
09:14les gains de productivité éventuels liés à l'usage et à la diffusion de l'intelligence artificielle.
09:21Ça, c'est un sujet absolument majeur, sur lequel la Fed, d'ailleurs, travaille,
09:26avec des équipes dédiées.
09:27Et cela pourrait conduire, du côté de l'inflation, à avoir quelques bonnes surprises,
09:32du côté américain, avec un déflateur du PIB,
09:35ou une inflation des prix à la production, pour reparler simplement,
09:38qui peut être vraisemblablement plus faible qu'elle est aujourd'hui perçue par les marchés.
09:44Je rajouterais un point, c'est qu'aujourd'hui, si les taux augmentent aux États-Unis,
09:49c'est en grande partie lié aussi au changement de la Fed.
09:52Les taux longs intègrent moins la hausse du prix du pétrole, qui est déjà dans les cours,
09:56que finalement le changement de fonction de la Fed depuis l'arrivée de Warch,
09:59avec une Fed beaucoup plus restrictive.
10:00Et on a vu que lors de la dernière réunion, c'est environ 16,
10:05une majorité absolue de 16 membres sur 18, enfin de mémoire,
10:08qui a voté en faveur de la remontée des taux d'intérêt.
10:11Et aujourd'hui, dans l'évaluation des taux longs,
10:13c'est essentiellement cette réserve fédérale plus restrictive
10:17qui est perçue par les marchés, par les investisseurs.
10:20Mathias Baccino, certes, oui, la croissance américaine compense
10:26cette flambée des taux d'intérêt.
10:30Maintenant, la croissance américaine, elle est extrêmement inégale.
10:33Il y a d'un côté l'IA, il y a de l'autre côté tout le reste.
10:37Est-ce que c'est une économie qui peut absorber les chocs comme ça
10:40de manière longiligne ?
10:42Il y a quand même des interrogations.
10:44Il y a des doutes, oui, ça c'est certain.
10:46D'autant plus qu'on s'approche des mid-terms,
10:48qu'on a un Donald Trump qui est globalement,
10:50à la fois sur la scène nationale et sur la scène internationale,
10:54plutôt affaibli.
10:55Donc, le narratif qu'il utilise
10:58d'un nouvel âge d'or américain en économie,
11:02pour l'instant, est détrompé.
11:05Alors, c'est vrai que la croissance est au rendez-vous.
11:07C'est une croissance en cas, je crois qu'on peut dire,
11:10pour beaucoup d'analystes en tout cas.
11:12C'est-à-dire que ça laisse sur le bord du chemin
11:14pas mal de monde aux États-Unis.
11:16Pour l'instant, les encours de cartes de crédit
11:18qui sont très élevés restent corrects en termes de qualité.
11:21Même s'ils sont à plus de 20% de rendement ?
11:24On n'a pas de signaux d'alerte rouge à court terme
11:28sur l'économie américaine.
11:30Est-ce que ça peut durer des années
11:33si on a les gains de productivité de l'intelligence artificielle
11:36qui impactent positivement la croissance ?
11:38Pourquoi pas ?
11:39Tiens, en parlant de gains de productivité de l'intelligence artificielle,
11:42la grosse news du jour aussi,
11:44on attend d'avoir les détails, bien sûr,
11:46mais Nvidia rajoute 150 milliards de dollars
11:50à son programme de rachat d'actions.
11:52Vous faisiez le calcul sur le plateau juste avant qu'on prenne l'antenne,
11:55on en est à combien à peu près de rachat d'actions d'Nvidia ?
11:58250 milliards en tout.
12:00Ça, c'est le programme de rachat auquel il se donne droit jusqu'à fin 2027.
12:03Mais finalement, ça fait un bon lien avec ce que vous venez de dire.
12:05C'est-à-dire qu'il y a d'un côté presque un sujet qui est plus social,
12:09qui est le sujet du logement, de l'économie normale.
12:12Mais je veux dire, toute cette croissance des marchés,
12:14elle n'est pas portée par l'immobilier ou la construction.
12:16Non, du tout.
12:17Elle est portée par l'intelligence artificielle.
12:19Et à Nvidia, ça fait 100% de croissance.
12:21Donc, vous augmentez de 1% les taux d'intérêt, vous actualisez.
12:25Bon, je veux dire, c'est intouchable, ces niveaux de croissance-là.
12:27Et ça, ça vaut pour tout l'IA et donc tout le secteur qui tire la cote vers le haut.
12:32John parlait d'un autre titre qu'on va suivre cette semaine attentivement,
12:35qui peut-être mesure plus le pouls de la consommation finalement qu'est Nike.
12:39Bon, ce n'est pas exactement le même sur en bourse.
12:41Ça ne va pas bien.
12:42C'est moins 50% sur 12 mois.
12:43Ce qu'il faut dire, c'est que derrière ces indices,
12:46qui sont extrêmement concentrés,
12:48on ne voit plus rien dans le marché à part effectivement ce qui les domine.
12:52Mais dès qu'on relève le capot, effectivement, on peut voir des vraies divergences.
12:55Nike, c'est un exemple aux États-Unis.
12:57Et si on regarde en Europe sur les très grandes capitalisations,
13:00c'est vraiment un autre paysage.
13:02C'est vraiment un autre paysage.
13:03Donc, je pense qu'il y a un sujet social presque,
13:06ou qu'il y a une conséquence, ou qu'il y a une cause économique.
13:09Vous l'avez très bien rappelé avec l'exemple du logement,
13:11qui est à mon avis essentiel.
13:12Et ensuite, il y a un enjeu économique,
13:15et on ne maîtrise pas bien jusqu'où cette croissance peut aller.
13:17Parce que la bulle, ça fait longtemps qu'elle tient,
13:20et elle ne s'accélère pas avec des multiples plus élevés.
13:24Elle s'accélère avec des taux de croissance qui sont sans cesse dépassés,
13:28et des prévisions qui sont sans cesse révisées à la hausse.
13:31Donc oui, on peut parler de la bulle endogène,
13:33ou du circuit de financement.
13:34En attendant, il y a bien chaque trimestre,
13:37des niveaux de résultats qui sont dépassés,
13:39et chaque trimestre, des estimations qui sont relevées.
13:42Et c'est ça qui porte la croissance.
13:43Et effectivement, avec 100% de croissance estimée,
13:46on va 5 ou 6% de rendement.
13:47Je ne sais pas si ça change à la face du monde.
13:515 ou 6% de taux d'actualisation, pour faire ça.
13:54Oui, c'est ça.
13:54En gros, on a un moteur qui marche bien,
13:58mais enfin, sur lequel on tire très très fort en ce moment.
14:01Mais on a un turbo qui multiplie la puissance
14:03et qui soulage les autres éléments du moteur.
14:05Il fait toute la performance.
14:07Ben voilà, on est d'accord.
14:09John, on va passer...
14:10Tiens, un sujet qui nous préoccupait en fin de semaine dernière,
14:13quand même, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping.
14:17Alors qu'ils ont une grande pompe, très bien passée,
14:20vraiment grand optimisme.
14:22On a eu un petit peu les détails de leur discussion commerciale.
14:25Et qu'est-ce que vous avez trouvé dedans, John ?
14:28Oui, on a eu des détails ce matin.
14:30Donc, on a un accord, on l'avait dit,
14:32une baisse du droit de douane jusqu'en janvier prochain
14:36sur environ 30 milliards de dollars d'importation de chaque côté.
14:40Donc, environ, ce ne sont pas les chiffres exacts,
14:42mais sur environ 60 milliards de dollars de commerce bilatéral.
14:45Vous avez les États-Unis qui allègent les droits
14:48sur 77 catégories de produits chinois,
14:53notamment des jouets, des articles ménagers,
14:55des décorations, des équipements de sport.
14:57Et puis, la Chine, ils ouvrent plus largement son produit
15:01à près de 1 600 produits américains.
15:04Alors, c'est intéressant,
15:07ou j'allais utiliser un autre terme,
15:10un peu dramatique,
15:11qu'on ne parle pas des équipements,
15:14de l'intelligence artificielle,
15:15qu'on ne parle pas des terres rares,
15:18qu'on ne parle pas d'autres actifs qui sont très importants,
15:22et ni de la politique, ni de Taïwan.
15:24Mais c'est comme ça.
15:25Ce qui est assez intéressant aussi,
15:27lorsqu'on regarde,
15:28et ça, ça a un clin d'œil pour les mid-term
15:31dont on vient de parler,
15:33c'est que du côté américain,
15:36les principaux bénéficiaires sont l'agriculture,
15:40le charbon, le bois,
15:41les produits laitiers, les céréales,
15:43les viandes, les produits de la mer,
15:44et puis les équipements médicaux.
15:46Et ça, c'est souvent la transmission
15:53des fameuses « wing states »,
15:54vous savez qu'ils sont souvent des États
15:57où il y a pas mal d'agriculture.
15:59Donc, c'est assez positif.
16:02On sait aussi que l'effet macroéconomique,
16:06au-delà, comme vous l'avez dit,
16:09de cette entretenue en grande pompe
16:13avec les chefs industriels,
16:14les chefs industriels notamment américains,
16:17eh bien, c'est assez limité
16:19parce qu'on a, entre les deux pays,
16:21415 milliards d'échanges annuels.
16:25Donc, 60, c'est assez peu.
16:27Mais ça peut contenir certains prix
16:30à l'importation aux États-Unis
16:31et puis soutenir, somme toute,
16:34les industriels chinois
16:35qui sont confrontés à une demande intérieure
16:38assez faible.
16:39Donc, c'est pas énorme,
16:41mais c'est assez intéressant
16:42de voir qu'il y a quand même
16:44quelque chose qui se passe.
16:46Alors, John, est-ce que ça fait partie
16:48des discussions ou pas ?
16:50En tout cas, il y a des rumeurs
16:51de plus en plus convergentes
16:53qui disent qu'NVIDIA
16:55pourrait avoir accès au marché chinois
16:57très prochainement.
16:58Alors, d'une certaine manière,
16:59peut-être de manière restreinte,
17:00en mode dégradé,
17:01ils disent, en informatique.
17:03Mais est-ce que ça faisait partie
17:05de ces discussions ?
17:05Est-ce que c'est d'autres discussions
17:07qui ont été facilitées
17:08par l'entrevue de Donald Trump
17:10avec Xi Jinping ?
17:11En tout cas, ça pourrait être,
17:13là encore,
17:13une très bonne nouvelle pour NVIDIA.
17:15Oui, alors, c'est pas...
17:17Je dirais que c'est pas un hasard,
17:18quand même,
17:19puisque Jensen Yuen
17:20était au grand dîner
17:22de gala vendredi.
17:25Oui, c'est un scénario plausible,
17:27mais c'est pas la réouverture complète
17:29du marché à NVIDIA.
17:31On sait que Pékin,
17:33si les rumeurs sont justes,
17:35envisagerait d'autoriser Alibaba,
17:37Bitdance et d'autres groupes
17:38à acheter les fameux RTX Pro 5500.
17:43C'est le nom de la puce.
17:46Et le ministère chinois de l'industrie
17:48aurait demandé aux entreprises
17:50concernées de détailler
17:52leur volume d'achat
17:53et les usages prévus.
17:55Donc, on voit qu'ils sont en train,
17:57progressivement,
17:58d'accorder quelques licences.
18:01Alors, évidemment,
18:02c'est pas l'ouverture totale.
18:04Évidemment, les Américains
18:05ne veulent pas donner
18:06toute leur expertise aux Chinois
18:08pour qu'ils les copient,
18:09comme ils le disent,
18:10pas moi.
18:11Et donc, on est dans une situation
18:13toujours de détente,
18:15mais qui fait que
18:17ça ne va pas être
18:19un game changer
18:19pour les chiffres de Nvidia
18:21pour le troisième trimestre.
18:23En plus, Gustave Sanden,
18:25les Chinois pourraient toujours dire
18:26« Nous, autant de nous,
18:28RTX, machin,
18:29nous, avec Alibaba,
18:31on fait mieux,
18:32on a la meilleure carte graphique
18:33au monde, etc. »
18:34Ce qui ne se prive pas de dire
18:34d'ailleurs par ailleurs.
18:36Mais c'est vrai que les Chinois
18:37ont mis tellement de…
18:39Allez, une grosse année et demie
18:40à développer leurs sources
18:41en interne,
18:42justement pour contourner
18:44cet embargo,
18:45entre guillemets,
18:46américains,
18:47que finalement,
18:48ils ont tout à fait
18:48les moyens de résister,
18:49même en n'ayant pas
18:50du Nvidia en stock.
18:51Enfin, il y a fort à parier
18:53que s'ils avaient accès
18:54au puce Nvidia,
18:56ça gonfle quand même
18:56le carnet de commandes.
18:57Peut-être.
18:58Et ce que je trouve intéressant,
19:00c'est de regarder
19:00quelles sont les prévisions
19:01de Nvidia
19:02pour leur vente en Chine
19:03sur l'année.
19:04C'est zéro.
19:05Oui, oui.
19:06Ils prévoient déjà…
19:07Et parfois, zéro
19:08à quelques dizaines
19:09de milliards de dollars,
19:10ce serait à peu près ça
19:11les volumes de commandes
19:12sur ces différentes sociétés.
19:14Ça pourrait gonfler
19:15une entreprise en difficulté
19:16qu'est Nvidia.
19:18Mais il y a quelques analyses
19:19qui ne se sont pas privées
19:20déjà de réviser à la hausse
19:21en intégrant justement
19:23déjà d'avance
19:24ce type de commandes
19:26dans les chiffres d'Nvidia.
19:28Donc effectivement,
19:28je pense qu'il y a
19:29d'une part à surveiller
19:30sur le titre.
19:31D'un point de vue
19:31plus géostratégique,
19:33oui, je pense que la Chine
19:33s'est renforcée.
19:34Maintenant, je crois
19:35que les ruptures
19:37technologiques
19:37les plus marquantes
19:39sont plutôt sur les modèles
19:41que sur les capacités
19:42d'infrastructure.
19:42Et donc, il y a un besoin
19:44et je pense qu'il y a aussi
19:44une capacité de production,
19:46un volume de production
19:47à assumer.
19:48J'espère que ça portera bonheur.
19:50Elle s'en proie à vous
19:50la mouche.
19:53Donc voilà,
19:54ce seront les deux points
19:55à regarder attentivement.
19:57Emmanuel Salle,
19:58en plus,
19:58on voit que dans la stratégie chinoise,
20:01c'est tout à fait juste.
20:02On a d'à côté les Américains
20:03qui misent sur la puissance,
20:07véritablement sur l'écosystème
20:08qu'ils ont inventé
20:09aux Etats-Unis.
20:10Puis il y en a les Chinois
20:10qui sont peut-être moins sur la puissance,
20:12etc.,
20:13mais qui sont plus dans l'étendue.
20:14Et on les voit maintenant
20:15commencer à construire
20:18des data centers
20:18du côté de l'Europe de l'Est,
20:20du côté, pourquoi pas,
20:21de l'Europe du Sud,
20:22etc.
20:23On voit que, eux,
20:24leur stratégie est différente.
20:25Mais, d'un autre côté,
20:27on est, malgré ces situations
20:29de blocage entre NVIDIA
20:31et la Chine, par exemple,
20:34dans une sorte de marché
20:35où on s'entend bien,
20:36où on se partage un petit peu
20:37la planète.
20:37Oui, c'est vrai, c'est exact.
20:39Je crois que du côté chinois,
20:40c'est vraiment une stratégie
20:41d'expansion fondée
20:42sur l'excédent commercial.
20:45L'excédent commercial chinois
20:46atteint 1 200 milliards de dollars,
20:48donc c'est un record absolu.
20:50Et la principale victime
20:52de cet excédent,
20:53c'est l'Europe.
20:53Et effectivement,
20:54on est guère surpris
20:55de voir que la Chine
20:57essaye de transférer
20:58des capacités de production
20:59ou d'assemblage,
21:01ça ne va pas très bien,
21:02en Europe,
21:03ce qui donnera
21:04au Made in Europe
21:05une connotation
21:07tout à fait particulière.
21:09Mais là,
21:10c'est le vrai sujet.
21:11Je crois que
21:12l'intelligence artificielle,
21:14les batteries,
21:14l'investissement
21:15dans les nouvelles technologies
21:16sont une déclinaison
21:17de cette stratégie
21:19qui est fondée
21:19assez largement
21:20sur une contraction
21:21de la demande interne.
21:22Alors,
21:23la question qu'il faut se poser,
21:24c'est est-ce que
21:25ce modèle chinois,
21:26si je puis dire,
21:27va évoluer ?
21:28Beaucoup le pensaient
21:29au cours des 10-20 dernières années.
21:31Ce n'est pas tout à fait
21:32le chemin pris
21:33par le président Xi.
21:35On voit que les chiffres
21:36de consommation en Chine
21:37ne sont pas bons.
21:39Apparemment,
21:40c'était un peu
21:40la consommation ostentatoire.
21:42Aujourd'hui,
21:42c'est davantage
21:43l'épargne ostentatoire,
21:44si je puis dire.
21:45Ce n'est pas très bien vu
21:46de porter un sac de marque
21:48en Chine.
21:49Sauf si c'est un sac
21:51de marque chinois.
21:52Absolument.
21:52Ils aiment bien
21:53promouvoir leur propre...
21:55Mais néanmoins,
21:55on voit que
21:56le chemin
21:57d'une Chine intégrée
21:59aux échanges
22:00et en relançant
22:01la demande interne,
22:02la consommation
22:03d'investissement.
22:05Comment dire ?
22:06On n'y est pas.
22:07On n'y est pas.
22:08Et c'est également
22:08le leg de la crise
22:10immobilière très grave
22:11que nous avons connue
22:12il y a une dizaine d'années
22:13et qui continue quand même
22:14d'infuser dans l'économie.
22:16Il y a des tendances lourdes
22:16qui seront très difficiles,
22:18à mon avis,
22:18à effacer
22:19dans un futur prévisible.
22:20Tiens, Mathias,
22:21ça m'y fait penser juste
22:23le fait que la Chine
22:25commence à implanter
22:26ses data centers
22:27Europe de l'Est,
22:27Europe du Sud,
22:28etc.
22:29C'est la même stratégie
22:31que pour l'automobile,
22:32finalement,
22:32avec les constructeurs chinois
22:34qui, de plus en plus,
22:35vont aller construire en Europe.
22:37Et il ne restera plus
22:38qu'à l'Europe
22:39qu'à demander
22:40des joint ventures
22:42avec des acteurs chinois
22:43et des transferts de technologies.
22:44Les Allemands s'en chargent.
22:46Voilà.
22:46C'est exactement
22:47comme nous l'exigions,
22:49nous,
22:49et comme les Chinois
22:50l'exigeaient de nous
22:51à l'époque
22:52où c'était nous
22:53qui allions
22:53il y a 20 ans
22:55pour avoir été en Chine
22:56à l'époque,
22:57dans la décennie 2000,
22:59c'était Citroën.
23:00Oui, c'était DS
23:01qui allait construire
23:02la DS9 là-bas.
23:03Il y avait des Volkswagen
23:04partout,
23:05et c'est l'inverse
23:06qu'on voit se produire
23:0720 ans plus tard.
23:08Si avec ça,
23:09l'Europe ne s'interroge pas
23:10sur sa stratégie économique
23:11actuelle,
23:12je ne sais pas
23:13ce qu'il faudra de plus.
23:14Mais à noter aussi
23:16pour les Chinois
23:16sur la partie IA,
23:18c'est qu'ils jouent aussi
23:19les modèles
23:20open source.
23:21Tout à fait.
23:21et l'adoption mondiale
23:23des modèles
23:24open source
23:25des Chinois,
23:26donc des utilisateurs
23:27pour demain.
23:29Donc,
23:30il semblerait que
23:31la Chine
23:32considère le monde
23:33comme son marché
23:34et que les États-Unis
23:35s'en défendent,
23:36mais pas l'Europe,
23:37si on simplifie
23:38à l'extrême
23:39la période actuelle.
23:40Bon.
23:41Face à tout ça,
23:42John,
23:43on va lever le nez
23:44vers les étoiles
23:45pour se changer les idées
23:46et parler de SpaceX.
23:48Alors,
23:48j'ai vu une dépêche là
23:49avant qu'on attaque
23:50l'émission,
23:51apparemment,
23:51ça y est,
23:52Starship a réussi
23:53à mettre en orbite
23:54des satellites,
23:55c'était des satellites
23:56d'Elon Musk,
23:56des Starlink.
23:59Quel est l'impact
24:00pour le cours du titre ?
24:01J'ai vaguement regardé
24:03ce que ça donnait
24:03en début de séance,
24:05et là, honnêtement,
24:05ça fait,
24:06si, ça gagne 1%,
24:07il y a un petit peu
24:08de volatilité.
24:09Mais est-ce que vous pensez
24:10que ça peut raviver
24:11le titre, John ?
24:12C'est vrai que Starship,
24:13c'est son vaisseau spatial,
24:14c'est celui qui est censé
24:15nous amener,
24:16enfin,
24:17amener des astronautes
24:18vers Mars,
24:19mais est-ce que ça peut
24:20autant être décisif
24:22pour l'action en bourse
24:23qui a perdu énormément
24:23de terrain
24:24depuis son introduction ?
24:26Je dirais oui,
24:27c'est un des premiers tests.
24:29Je vous rappelle quand même
24:30que c'est le 14e vol
24:31d'essai de Starship,
24:33et puis,
24:34pour la première fois,
24:35vous avez SpaceX
24:36qui a tenté,
24:37et pour l'instant,
24:38ça a l'air de fonctionner,
24:40d'atteindre
24:41une véritable orbite terrestre
24:43et puis d'y déployer,
24:45vous l'avez dit,
24:4626 satellites Starlink
24:48de nouvelle génération.
24:49Donc,
24:49en fait,
24:50le marché,
24:50qu'est-ce qu'il regarde ?
24:51Il regarde,
24:52évidemment,
24:52l'homme,
24:53on en a assez parlé
24:54avant l'introduction
24:55en bourse de SpaceX,
24:56il regarde Elon Musk
24:57qui nous dit,
24:58mais lorsque
24:59on a
25:02un satellite
25:03et une fusée
25:04qui est propulsée,
25:06on regarde trois éléments.
25:07La première chose,
25:08c'est la mise en orbite,
25:08ça a fonctionné.
25:09La deuxième chose,
25:10c'est le déploiement
25:11effectif des satellites.
25:13Et puis,
25:13la troisième chose,
25:14c'est la capacité
25:15du vaisseau
25:16à achever sa mission
25:17avant d'atterrir
25:19dans le Pacifique.
25:20Ça,
25:21on verra
25:21dans les prochaines heures
25:23ou les prochains jours.
25:25Donc,
25:25évidemment,
25:26ça va nous mettre
25:27ce test
25:28s'il réussit.
25:30Jusqu'à la fin,
25:30donc,
25:30ces trois points,
25:32eh bien,
25:32ça va amener
25:33et réduire
25:34fortement
25:35le risque d'exécution
25:36autour de Starlink.
25:38Donc,
25:38Starlink
25:39pourra avoir
25:39de nouveaux contrats,
25:40des contrats lunaires,
25:42dans tous les cas
25:43du terme,
25:44des nouveaux contrats lunaires
25:46de la NASA
25:48pour la suite
25:49à apporter.
25:50Donc,
25:51c'est très important
25:51ce qui est en train
25:52de se passer.
25:53Avant,
25:53c'était un fantasme.
25:55Aujourd'hui,
25:55c'est quelque chose
25:56de très concret
25:57et potentiellement,
25:58eh bien,
25:59c'est la Lune
25:59qui est le prochain,
26:01la prochaine destination
26:02dont apparemment,
26:04vous ne ferez pas partie,
26:05Antoine,
26:05puisque j'ai vu
26:06quelques réticences
26:07à monter
26:08dans ce type
26:08de fusil.
26:10Et John,
26:11qui c'est qui va présenter
26:11l'émission si je pars
26:12sur la Lune,
26:13franchement,
26:14faire des duplexes.
26:15Alors,
26:16il en faut des satellites
26:16Starlink
26:17pour faire un duplex
26:18de la Lune.
26:19On a essayé
26:19dans les années 60.
26:21Enfin bon,
26:22plus 1,32 pour SpaceX
26:24en ce moment
26:25et Nvidia
26:26dont on parlait
26:27tout à l'heure
26:27qui a largement
26:29rehaussé son programme
26:29de rachat d'action.
26:30On profite bien en bourse.
26:31Le titre gagne
26:323% en ce moment.
26:34Emmanuel Salle,
26:35SpaceX,
26:36ça vous intéresse ?
26:37C'est un symbole,
26:39c'est un totem à bourse ?
26:40C'est aussi un symbole
26:41quand même
26:41du retard européen
26:42parce que
26:44des gens comme Dassault
26:45avaient des projets
26:46de longue date,
26:48notamment de lanceurs
26:50récupérables.
26:51Ça fait à peu près 20 ans
26:51que Dassault
26:52travaille sur ces sujets.
26:53Et l'État
26:54s'est totalement retiré
26:55du spécial.
26:57Il faut voir
26:57l'évolution des budgets
26:58de la recherche,
27:00des budgets
27:00d'Ariane-Espace.
27:01Depuis quelques mois,
27:02ça reprend.
27:03Mais néanmoins,
27:04là,
27:04il y a eu un retrait
27:05de l'État,
27:06un retrait
27:07des investissements publics
27:08que nous payons
27:09très fortement
27:10avec en outre
27:11également une politique
27:12monétaire extrêmement
27:12restrictive
27:13durant toutes ces années
27:14et on est en train
27:15d'en payer
27:17les conséquences.
27:18C'est vrai
27:18qu'il y a un petit côté
27:19retour vers le futur
27:20parce que,
27:21bon,
27:21Ariane 6,
27:22elle marche très très bien
27:22cette fusée,
27:23il n'y a pas de souci.
27:24Et l'avion spatial
27:25de Dassault
27:25qui vient d'être présenté,
27:27le Vortex,
27:28alors pour l'instant
27:28qui n'est qu'un projet
27:30qui mérite
27:31d'être mené à bien,
27:32qui mérite
27:32d'être testé.
27:33Nous aussi,
27:34on avait un projet
27:35de navette
27:35il y a très très longtemps
27:36qui s'appelait Hermès
27:38du temps
27:39du très vieil
27:40ESA.
27:42Est-ce que
27:42tous ces projets-là
27:43finalement
27:44ne vont pas...
27:45En fait,
27:46Donald Trump,
27:47c'est un véritable
27:48aiguillon
27:48pour toute l'Europe
27:49pour se réveiller
27:51un petit peu
27:51et tenter d'avoir son...
27:52Est-ce que finalement,
27:54SpaceX,
27:55Elon Musk,
27:55ne met pas un aiguillon
27:56dans l'Agence spatiale
27:58européenne
27:58pour dire
27:58mais on avance
28:00du côté spatial ?
28:02Il n'y a pas
28:02un côté stimulateur
28:03comme ça
28:04Faut-il encore
28:05le rattraper
28:06l'aiguillon ?
28:07Là,
28:08on ne le rattrapera jamais,
28:09c'est évident.
28:10Ou en tout cas,
28:10pas sur ce cycle.
28:11Voilà,
28:11mais on a nos technos aussi.
28:13C'est quand même,
28:14je pense qu'il faut retenir,
28:15c'est quand même
28:15des prises de risques
28:17successives,
28:17et ça vaut pour toute
28:18la galaxie Elon Musk
28:19qui sont stratosphériques,
28:21si je peux me permettre
28:22l'expression,
28:22et à chaque fois,
28:23en fait,
28:24ils délivrent.
28:25C'est que,
28:26voilà,
28:26il n'y a pas beaucoup
28:27d'entrepreneurs
28:28qui sont capables
28:30systématiquement
28:30de reprendre
28:31ce niveau de risque
28:32et lui,
28:32c'est un peu ça
28:33qui est caractéristique
28:34de sa carrière.
28:35Starship,
28:35c'en est le modèle.
28:36Il l'a craché
28:37une cinquantaine de fois
28:38son truc
28:39avant qu'il réussisse
28:39à marcher.
28:40Vous imaginez que là,
28:41l'IPO,
28:41elle a quoi ?
28:41Trois mois ?
28:42Ouais.
28:42Et on va tout de suite
28:43sur ce type de test.
28:45Si ça se passe mal aujourd'hui,
28:46comment ça se passe en bourse ?
28:47Je veux dire,
28:48et c'est un peu symptomatique
28:50de cette capacité,
28:51justement,
28:53entrepreneuriale
28:53à prendre des risques
28:54à des niveaux
28:56dont on se représente
28:57à peine la taille
28:58et je trouve ça
29:00assez fou en fait,
29:01vertigineux.
29:02Mot de la fin,
29:0320 secondes ?
29:03Il n'en a pas fini
29:04l'ami Elon Musk
29:06puisqu'il a un gros lancement
29:07qui arrive
29:08avec le Roadster Tesla.
29:10Oui, tout à fait.
29:11Une voiture
29:11pour laquelle
29:12il a fait fermer
29:13l'espace aérien
29:16au-dessus
29:16du site de démonstration.
29:18Je ne sais pas
29:19ce que ça veut dire,
29:20mais j'ai hâte de voir ça.
29:21Non,
29:22mais c'est beaucoup de buzz,
29:23beaucoup de marketing.
29:24Alors,
29:24la voiture,
29:25elle est censée descendre
29:26sous les deux secondes
29:27pour faire du 0 à 100 km heure.
29:29Elle est assez révolutionnaire,
29:31mais ça fait aussi
29:31des années qu'il la développe
29:33et qu'il la lance
29:33sans vraiment la lancer.
29:34Donc,
29:35on attend de voir,
29:35mais c'est vrai
29:36qu'il y a beaucoup de buzz
29:37là-dessus.
29:37Elle serait capable de voler
29:39que ça ne m'étonnerait pas.
29:41Voiture volante.
29:42Vous voyez,
29:43dans les années 60,
29:44on disait qu'on aurait
29:45des voitures volantes.
29:46Elle a au moins
29:46une prophétie
29:47qui se réaliserait.
29:48Messieurs,
29:49je vous remercie.
29:49Emmanuel Salle,
29:51financière de la cité,
29:52Mathias Baccino,
29:53Trade Republic,
29:53Gustave Sanden,
29:54Colbert,
29:55l'ami John Plassard.
29:56Merci d'avoir été
29:57avec nous au Cité Gestion.
29:59On se retrouve demain
30:00pour un nouvel USA Today.
30:01On enchaîne tout de suite
30:02avec BFM Bourse.
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