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  • il y a 2 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Europe 1 Info, c'est de poursuivre sur Europe 1, avec vous Clélie Mathias et vos chroniqueurs du jour,
00:05Yvan Riaufoy, les Jean-Michel Salvatore.
00:07Et il y avait le premier match de l'histoire de la NFL en France, celui du foot américain,
00:11pour ceux qui ne connaissent pas la NFL quand même je précise,
00:15Victor de Pittsburgh sur la Nouvelle-Orléans au fait,
00:17et il y a eu une Marseillaise qui a été chantée, juste avant un début de match en fait,
00:23par une chanteuse qui s'appelle Nina Tanji,
00:25et elle a changé les paroles, c'est-à-dire qu'au lieu de dire qu'un sang impur abreuve
00:31nos sillons,
00:32elle a dit qu'un sang uni abreuve nos sillons.
00:35Réaction de Jean-Philippe Tanguy, député Rennes de la Somme,
00:38qui a réagi à ses modifications, il était l'invité de Laurence Ferrari ce matin sur Europe 1.
00:42Indigne, on ne touche pas à la Marseillaise, on ne touche pas à l'hymne d'aucun pays,
00:46en particulier l'hymne de Montréal, et elle n'a pas compris le sens de la Marseillaise,
00:49et la Marseillaise a souvent été attaquée par la gauche sur ses paroles,
00:53ce sont des gens qui ne comprennent pas le contexte historique de la Marseillaise,
00:56qui ne comprennent pas l'histoire de France, et c'est un peu plus ironique,
00:59parce que c'est un chant qui vient de la gauche, en tout cas qui vient de révolutionnaires,
01:04qui étaient pour l'égalité, la liberté et la fraternité,
01:06et que ça se retrouve sali par des wokistes, et des gens qui ne connaissent pas l'histoire de France.
01:10J'ajoute en plus que si c'est un sang uni, ça veut dire que c'est le sang des
01:13Français,
01:15alors qu'à l'origine c'était les ennemis de la Révolution, le sang impur.
01:20Oui, mais là on voit bien que, déjà, il y a une totale méconnaissance de l'histoire de France,
01:26puisque le sang impur, c'est le sang impur du tiers-État,
01:29qui s'oppose au sang pur de la noblesse.
01:32Mais au-delà de ça, si vous voulez, on ne touche pas à l'hymne national,
01:39même un président de la République ne peut pas y toucher.
01:40Je ne sais pas si vous vous souvenez, peut-être qu'Ivan s'en souvient,
01:42mais dans les années 70, quand Giscard avait été élu,
01:45il avait trouvé que le rythme de la Marseillaise était un petit peu trop rapide,
01:50et lors du 14 juillet, je crois, 1975-1976,
01:55il avait demandé à ce que la garde républicaine la joue plus lentement,
01:58et ça avait créé un véritable tollé.
02:00Donc on ne parlait là que de rythme, on ne parlait pas des paroles.
02:03Donc à plus forte raison, toucher aux paroles qui en plus viennent de Rouget-de-Lille,
02:07franchement c'est un sacrilège républicain, c'est absolument scandaleux,
02:11et en plus, c'est vraiment versé dans le wokisme le plus primaire,
02:15le plus attendu et le plus ridicule.
02:20– Oui, je n'ai pas grand-chose à rajouter à tout cela,
02:22moi j'aurais dit la même chose, on est dans le wokisme,
02:24on est dans le politiquement correct, mais c'est assez récurrent.
02:27Il y avait une chanson de Guy Béard qui était, je ne vais pas vous la chanter,
02:30mais qu'on est bien dans les bras d'une personne du sexe qu'on n'a pas,
02:35qu'on est bien dans les bras d'une personne du sexe opposé.
02:37Et sa fille même, la fille de Guy Béard, avait changé dans les bras d'une personne
02:40du sexe qu'on n'a pas, pour dire du sexe qui nous va,
02:44parce qu'il fallait inclure les différenciations sexuelles,
02:47et ne plus dire qu'on pouvait simplement faire l'amour,
02:49en l'occurrence entre un homme et une femme,
02:51donc c'était fallait mettre, etc.
02:52Donc c'est totalement débile, c'est ridicule.
02:55– Enfin là c'est l'hymne national, la même chanson,
02:57j'ai rien contre Guy Béard.
02:59– Non mais c'est l'élément de l'époque,
03:01et quand ça touche à l'hymne national,
03:04cela devient scandaleux,
03:06d'autant que c'est un hymne national qui appartient d'abord plutôt à la gauche,
03:09et ce serait d'abord à la gauche de hurler à la profanation,
03:13je ne suis pas sûr qu'elle l'ait faite,
03:14je ne sais pas, je n'ai pas entendu Mélenchon, Faure, etc. le dire.
03:17En tout cas, il pourrait là, pour une fois,
03:20protester contre les méfaits du wokisme,
03:22mais il est vrai que le wokisme est quand même dans le rang.
03:24– Alors, il faudrait déjà savoir si c'est elle qui a vraiment changé,
03:27si on l'a demandé, si ça a été validé, accepté,
03:30ça on ne sait, on n'a pas encore toutes les précisions.
03:31– L'histoire ne vit pas pour l'instant.
03:33– Oui, pour l'instant, mais j'imagine que ça va être question.
03:35Mais par exemple, parce qu'on y pense,
03:37la Marseillaise, au-delà du rythme,
03:39il y avait Gainsbourg quand on avait fait un air de reggae, aussi.
03:43– Oui, mais souvenez-vous du scandale que ça avait provoqué,
03:47quand Gainsbourg avait fait sa Marseillaise.
03:50– Aux armes, etc.
03:51– Oui, donc, oui, non, on n'y touche pas,
03:53on n'y touche pas, c'est comme ça, on n'y touche pas.
03:54– Oui, mais sauf qu'à cette différence près,
03:57d'après ce que j'ai compris,
03:59quand Gainsbourg dit aux armes, etc.,
04:01c'est effectivement dans le texte initial,
04:03où plutôt que de répéter la strophe,
04:05on mettait aux armes, etc.
04:06– Donc, il reprenait littéralement, si je puis dire,
04:09le texte…
04:10– Oui, mais il avait quand même changé le rythme,
04:11ce n'est pas sur un air de reggae,
04:13semble-t-il, la Marseillaise.
04:15C'est surtout ça, il l'avait mis en musique.
04:18– Oui, il y a un axe, en fait.
04:18– Gainsbourg, il l'aurait bien folle.
04:20– On ne s'attendait pas, quand même.
04:22– C'était passé, c'était Gainsbourg.
04:24– Oui, c'était Gainsbourg, mais…
04:26– Oui, oui, je peux comprendre que ça n'est plus choqué.
04:28Moi, ça ne m'avait pas choqué à l'époque,
04:29mais enfin, bon, on est des jeunes.
04:31– En tout cas, pour reclore cette polémique,
04:34on ne touche pas à cette Marseillaise.
04:36– Ben non, on ne touche pas à la Marseillaise.
04:38Alors, oui, non, on ne touche pas à la Marseillaise.
04:40– Mais cela rappelle, malgré tout,
04:43que la Révolution française a aussi été sanglante.
04:45C'est vraiment une autre époque.
04:47On ne peut, effectivement, on pourrait changer,
04:48effectivement, on peut comprendre que
04:50de parler de sang impur,
04:53même si c'est le sang du prolétariat
04:55ou du tiers-État,
04:56c'est vrai que ça reste du sang.
04:57Et donc, cela rappelle, effectivement,
04:58la violence extrême de cette période.
05:00Mais en même temps, il faut assumer l'histoire
05:02telle qu'elle a été, avec sa terreur.
05:04Et d'ailleurs, c'est une terreur
05:05qui pourrait bien être reproduite
05:07quand j'entends maintenant les jeunes décités
05:09qui se réclament de Robespierre
05:10en disant « on va vous couper la tête ».
05:12– C'est sur ces mots que nous terminerons le débat.
05:16J'aurais espéré une conclusion un peu plus heureuse.
05:19Yvan et Oufol.
05:21Merci Yvan et merci Jean-Michel Salvatore.
05:24Dans un instant, vous retrouvez Romain Desarmes
05:26et Marie-Estelle Dupont pour ESSI.
05:29On en parlait.
05:29Moi, je vous dis à demain.
05:30Dès 13h, merci à vous Géraldine.
05:32– Merci Clélie.
05:33C'était Clélie Mathias sur Europe 1.
05:34Et notez que demain, dans Europe 1 Matin,
05:36ne manquez pas l'édito international
05:38de Vincent Herbouet.
05:39Vincent Herbouet qui, du lundi au jeudi,
05:42vous offre une analyse approfondie
05:43des événements qui façonnent notre monde.
05:45L'édito international, c'était à 8h moins 20
05:47dans Europe 1 Matin
05:48et en replay, en podcast, quand vous voulez,
05:50sur le site et l'application Europe 1.
05:52– Sous-titrage FR –

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