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00:00Aucune des décisions que nous prenons n'est une promesse en l'air.
00:06Tout ce que nous disons sera fait et sera respecté dans des délais précis et de manière chiffrée.
00:14Deuxième élément, vous savez qu'on s'est donc beaucoup appuyé sur la plateforme qui a été ouverte pour les
00:18lycéennes et les lycéens
00:19et qui a obtenu pas moins de 100 000 contributions, 101 000 pour être assez précis,
00:26autour de deux questions que je vous rappelle simplement, qui étaient de savoir quelles étaient les principales difficultés
00:30que nos élèves rencontraient au lycée et ce qui devrait, d'après eux, changer ou être amélioré pour mieux apprendre
00:37dans leur scolarité.
00:39En 18 jours, nous avons eu plus de 100 000 participations, dont plus de 20 % ont eu des contributions
00:45collectives,
00:46donc ça veut dire des conseils de vie lycéenne, des groupes d'élèves qui avaient travaillé entre eux sur le
00:50sujet.
00:51Sur les 3 700 lycées français, 3 000 ont, d'une manière ou d'une autre, contribué,
00:58avec, comme vous le voyez, une géographie assez disparate, mais une forte proportion de participation,
01:03notamment en Ile-de-France, dans le Nord, Rhône-Alpes, Occitanie, Bretagne et Bordeaux.
01:10Mais en tout cas, une très très forte mobilisation de nos élèves,
01:14qui nous a permis en fait de dresser finalement un panorama un peu du point de vue des usagers,
01:19des difficultés qui étaient rencontrées.
01:21Quand on regarde les principaux sujets évoqués, nous tiendrons les cartes évidemment à votre disposition,
01:25puisque nous avons des cartes thème par thème et même sous-thème par sous-thème,
01:28donc tout ceci sera tenu à votre disposition.
01:30Ce qui ressort, c'est d'abord, j'allais dire, une pression scolaire,
01:36à la fois en termes de temps et de fond, qui est manifestement vécue comme déséquilibrée.
01:42C'est la question du 8h-18h, c'est la question de l'absence de pause méridienne,
01:46c'est la question d'un peu du temps trop chargé et ou à trous,
01:50c'est la question aussi de la charge de travail, des devoirs, etc.
01:53La deuxième question qui émerge, vous la voyez, dans 56% des contributions,
01:58c'est la question du bâti scolaire.
02:00Il est question de rénovation thermique, mais il est question aussi tout simplement de confort,
02:04et j'aurais presque envie de dire parfois de conditions de travail
02:08qui ne sont pas dignes, tout simplement, de ce qu'on est en droit d'offrir à nos élèves.
02:13Dans 31% des cas, les contributions mentionnent des difficultés de remplacement des professeurs absents.
02:20Dans près d'un quart des cas, des classes trop chargées.
02:22Dans 33% des cas, des difficultés touchant au climat scolaire et ou à la santé mentale des élèves.
02:30Souvent d'ailleurs en écho, soit pour les parties climat scolaire avec le harcèlement,
02:34soit pour la partie santé mentale avec la pression scolaire.
02:37Et puis, vous voyez, dans 22,3% des cas, la pression de l'orientation et de parcours sup.
02:44Tout dernier sujet qui dépasse les 10%, c'est le sujet de la démocratie lycéenne
02:48et celui donc d'une parole lycéenne qui n'est pas considérée comme suffisamment entendue.
02:54Et donc vous voyez qu'à partir de cela, à la fois à partir du travail qui a été mené
02:58partout,
02:58au niveau national et au niveau territorial, et à partir de cette plateforme, j'allais dire, très exhaustive,
03:03nous avons tout simplement la capacité à répondre point par point aux questions qui nous ont été posées.
03:14Alors, ce que je vous propose, c'est peut-être de revenir brièvement sur les principaux enjeux du côté scolaire.
03:19Et puis, Philippe Baptiste vous présentera les enjeux du côté de l'enseignement supérieur,
03:23notamment de parcours sup, qui va être à la fois transformé cette année et remplacé dans les prochaines.
03:29Du côté du scolaire, donc, si on reprend les différentes questions soulevées.
03:35Question d'abord du bâti scolaire.
03:38Nos élèves nous disent, à 56%, qu'ils sont dans des configurations qui sont très clairement insuffisantes,
03:43avec notamment une préoccupation très forte sur le sujet en Outre-mer.
03:47Le gouvernement, le Premier ministre, a décidé d'ouvrir 4 milliards d'euros de lignes de crédit supplémentaires
03:57dans le cadre des prêts à taux bonifiés aux régions et aux départements pour les collèges et les lycées,
04:02de manière à ce qu'ils puissent très rapidement trouver des sources de financement,
04:08donc à des taux très préférentiels, pour poursuivre, amplifier et mener à bien les travaux de rénovation des bâtiments.
04:15J'aurai ce jeudi même une réunion avec les collectivités régionales et les élus lycéens,
04:22de manière à travailler point par point sur les différents leviers disponibles
04:27et sur la programmation que cette ligne budgétaire de 4 milliards d'euros rend possible.
04:33Je précise que cette ligne budgétaire s'ajoute aux 1,5 milliard d'euros
04:37qui avaient déjà été engagés au titre de la rénovation des lycées.
04:41Donc je précise que ça n'inclut pas d'anciennes dépenses, c'est 4 milliards d'euros supplémentaires mis à
04:47disposition des régions.
04:49Deuxième élément sur le bâti, vous voyez bien qu'il y a un enjeu à la fois national, d'abondement
04:55des moyens des régions,
04:56et puis il y a un enjeu aussi qui consiste à répondre au niveau local et territorial.
04:59Il y a des questions très précises, les portes qui manquent ici, les toilettes qui sont dégradées là, etc.
05:05Toutes les contributions et leurs synthèses seront remises au cours des 15 prochains jours à chaque établissement.
05:13Et ces contributions et leurs synthèses seront présentées en conseil d'administration
05:18et discutées en conseil d'administration avec les yeux des régions, avec les représentants de personnel,
05:24avec les parents d'élèves et avec les élèves, pour donner des suites concrètes.
05:28Donc ça veut dire que cette plateforme, très concrètement, chacune des contributions va être lue et examinée dans chaque établissement,
05:36mise à disposition de ces administrations pour pouvoir avancer.
05:40Deuxième ensemble de sujets, c'est la question de, pour faire simple, la pression scolaire.
05:46Nos élèves vivent mal une forme de pression scolaire qui s'est accumulée sur eux,
05:53à la fois sous l'effet de parcours sub, sous l'effet du choix des spécialités,
05:58sous l'effet aussi de classes trop chargées, ils nous le disent.
06:01Et nous devons réduire, objectivement, cette pression scolaire.
06:05Réduire cette pression scolaire, ça veut dire d'abord réduire le nombre d'élèves par classe.
06:08Vous savez que ce sont les élèves les plus nombreux, c'est la génération la plus nombreuse qui est actuellement
06:13au lycée.
06:14La décrue démographique interviendra au lycée un peu plus tard,
06:17mais nous avons aujourd'hui au lycée la génération la plus nombreuse démographiquement.
06:21Et ça se ressent dans leurs conditions d'apprentissage.
06:23Et donc, dès la rentrée 2027, j'ai décidé que les classes de seconde seraient plafonnées à 28 élèves
06:33dans les 50% de lycées les moins favorisés.
06:36Et dès la rentrée 28, dans l'autre moitié, c'est-à-dire dans les lycées les plus favorisés.
06:41Donc en deux ans, toutes les classes de seconde seront plafonnées à 28 élèves maximum.
06:47Premier élément.
06:48Et deuxième élément, nous allons écréter, donc limiter, le nombre d'élèves dans les groupes les plus nombreux,
06:55en première et en terminale, notamment dans les spécialités.
06:58Vous savez qu'en première et en terminale, c'est difficile de donner un nombre d'élèves par classe,
07:00parce qu'en fait, 70% du temps se passe en groupe en fonction des spécialités.
07:05Mais très clairement, nous allons remettre des moyens pour limiter considérablement
07:10le nombre d'élèves par groupe de spécialité.
07:14Très concrètement, s'il faut être très concret, qu'est-ce que ça veut dire ?
07:18Ça veut dire que toutes les suppressions de postes qui étaient prévues dans le second degré public,
07:22donc les 836 suppressions de postes qui étaient prévues,
07:25seront annulées par amendement du gouvernement
07:27et que nous créerons 500 postes de professeurs supplémentaires
07:31dans le second degré public à destination des lycées.
07:36Le deuxième élément, c'est la dimension, j'allais dire aussi, de pression scolaire,
07:40qui est liée finalement un peu à l'organisation du temps scolaire,
07:45et notamment autour des questions de spécialité et plus généralement de contrôle continu.
07:51Le fait est que nos élèves vivent mal, et on peut les comprendre,
07:57de devoir, dès le début de la première, d'avoir l'impression dès le début de la première
08:00de jouer leur bac chaque semaine à chaque contrôle.
08:03Ça n'a pas été conçu pour ça, vous le savez, au contraire,
08:05au départ, ça a été imaginé pour faire baisser la pression,
08:07c'est-à-dire que ça faisait moins de pression que les épreuves terminales il y a quelques années.
08:11Le fait est qu'aujourd'hui, c'est vécu comme un élément,
08:15j'allais dire un peu angoissant, pour leur scolarité.
08:19Et donc, nous ouvrons pour le coup un chantier,
08:21donc je ne préempte pas les décisions de ce chantier,
08:23mais nous ouvrons un chantier dès demain,
08:26avec les lycéens et avec les relations syndicales représentatives des personnels,
08:31pour questionner la place du contrôle continu au baccalauréat,
08:35et donc au lycée, et notamment pendant l'année de première.
08:39Donc je ne suis pas sûr qu'elle ait vocation à compter immédiatement
08:42pour le baccalauréat dans le cadre du contrôle continu.
08:44Et nous ouvrirons également, dans ce cadre-là, deux autres questions.
08:48La première question, c'est celle des combinaisons de spécialités ouvertes ou à privilégier.
08:53La grosse difficulté aujourd'hui de l'emploi du temps,
08:55c'est des combinaisons de spécialités multiples.
08:56Il y a plus de 300 combinaisons possibles.
08:58Il faut peut-être, au bout d'un moment, optimiser un peu ces choix de spécialité.
09:04Et puis la deuxième, c'est la question de la place de l'enseignement scientifique
09:08et des mathématiques en première et en terminale,
09:10puisque vous savez peut-être que le paradoxe, c'est qu'aujourd'hui,
09:13un élève de première qui ne prend pas la spécialité mathématique
09:15a une heure et demie de plus de cours par semaine,
09:17et donc voit encore sa charge augmenter.
09:19Donc nous allons en profiter, puisque c'est une demande qui très clairement ressort de la plateforme
09:24comme des organisations, pour réinterroger ces différents éléments,
09:28avec pour objectif de conclure les travaux début 2027 ou plus tard,
09:33donc en janvier prochain,
09:34et de manière à ce que des mesures puissent être adoptées dès la rentrée prochaine.
09:39Donc à la rentrée prochaine, nous aurons des élèves moins nombreux en seconde,
09:44moins nombreux dans les groupes de spécialité en première et en terminale,
09:48et potentiellement, en fonction de ce que donneront les travaux,
09:51une refonte du contrôle continu, des choix de spécialité,
09:56de la place de l'enseignement scientifique et mathématique,
09:58avec pour objectif tout simplement que la pression scolaire diminue,
10:02que le volume horaire peut-être diminue un petit peu,
10:04et puis également que les emplois du temps soient mieux organisés
10:07et que nos élèves puissent notamment avoir systématiquement
10:11un certain nombre de garanties, notamment autour de la pause méridienne.
10:15Le troisième élément, ou le quatrième élément, pardon,
10:17c'est la question du remplacement,
10:19où là, le plan que nous avons engagé sera poursuivi.
10:22Vous savez qu'on a engagé un plan à peu près une dizaine de jours
10:24avant les vacances de la Toussaint.
10:26En 15 jours, nous sommes passés de 114 lycées que j'avais classés rouges,
10:31c'est-à-dire dans lesquels plus de 5% des cours n'étaient pas assurés,
10:34à 21 à date.
10:36L'objectif étant évidemment de les réduire à zéro.
10:39Et puis, le dernier point sur cette question du côté du lycée,
10:43c'est évidemment également la question de la santé mentale.
10:46Vous savez que, je vous l'avais vu dans les remontées,
10:50nos élèves sont dans une situation, pour beaucoup d'entre eux,
10:54de souffrance ou de détresse.
10:56Ça suppose à la fois d'avoir une politique préventive, bien sûr,
10:58sur laquelle on va travailler.
10:59On a déjà entamé beaucoup de travaux là-dessus depuis un an.
11:02Et on va bientôt les rendre publics et les cristalliser.
11:05Mais ça suppose aussi de mieux les accompagner
11:08pour permettre une prise en charge très rapide en cas de difficulté.
11:11Nous avions prévu d'ores et déjà de créer 300 postes supplémentaires
11:15dans le projet de loi de finances d'infirmiers,
11:17de psychologues éducation nationale et d'assistantes et d'assistants sociaux.
11:20Nous allons monter à 500 créations de postes,
11:24de manière à pouvoir répondre au plus vite et au mieux à ces enjeux.
11:28Tout ceci, évidemment, ayant vocation à préparer dans les meilleures conditions
11:32la poursuite dans le supérieur, ce qui pose évidemment deux types de questions,
11:36l'évolution de parcours sup' et puis la création de places dans le supérieur,
11:40sur lesquels je laisse Philippe Baptiste vous présenter les choses.
11:44Merci beaucoup, M. le ministre.
11:46Peut-être quelques éléments simplement.
11:50Finalement, les questions qui se posent aujourd'hui
11:52et qui remontent de la part des lycéens et des interlocuteurs étudiants,
11:56elles sont assez simples.
11:57Elles tournent autour de questions.
11:59Où pourrais-je étudier ?
12:01Où est-ce que je vais pouvoir faire mes études ?
12:02Où est-ce que je vais trouver une place ?
12:04Et puis comment je pourrais vivre pendant mes études ?
12:07Dans quelles conditions ?
12:09Et puis aussi des demandes, je crois, qui sont assez fortes d'être mieux entendues,
12:13mieux associées aux décisions qui sont prises sur ces différentes questions.
12:17Donc on a essayé d'écouter et puis de concerter,
12:20vraiment d'écouter les étudiants et les lycéens, évidemment,
12:24sur ces différentes questions.
12:26Et en particulier sur la question de parcours sup'.
12:30Donc 100 000 contributions lycéennes, évidemment,
12:33entre 15 et 20% qui traitent du sujet de parcours sup' et de l'orientation.
12:37Des associations lycéennes qu'on a reçues, évidemment, à plusieurs reprises.
12:43Et puis un travail aussi qui a été mené depuis une dizaine de jours,
12:47une semaine, une dizaine de jours à peu près,
12:50par Gilles Roussel et deux vice-présidents lycéens
12:53sur les évolutions possibles de la plateforme parcours sup'.
12:56Ce qu'on annonce aujourd'hui, c'est vraiment l'idée d'avoir
12:59une évolution forte de parcours sup' dès cette année
13:03et puis qui nous mènera vers l'outil futur,
13:06un remplaçant de parcours sup' en 2028.
13:08Alors pourquoi deux temps ?
13:09En fait, c'est très simple.
13:11C'est que parcours sup', évidemment, est adossé à la loi,
13:14à une loi qui s'appelle Orientation et réussite des étudiants.
13:18Et donc il y a un certain nombre de paramètres de parcours sup'
13:21qui ne peuvent être changés que si la loi elle-même évolue.
13:23Et donc, par contre, on a le moyen de faire évoluer très très vite
13:27un ensemble d'autres éléments que je vais vous présenter immédiatement
13:30dès la prochaine session.
13:32Et en parallèle, évidemment, on acte et on lance un travail
13:35qui sera un travail qui inclura possiblement des évolutions législatives.
13:40Et ça commence évidemment par un débat au Parlement mercredi,
13:44comme vous le savez, sur ces questions-là,
13:45qui permettra de faire évoluer plus durablement la plateforme.
13:49Donc travail en deux temps.
13:50Et je vais vous présenter quelques éléments sur les évolutions.
13:55Premier élément, évidemment, sur un travail, d'abord,
14:00simplement de lisibilité et de facilité d'usage de la plateforme
14:07avec un travail qui sera mené avec des lycéens
14:10pour avoir des informations plus claires
14:12dès l'ouverture de la plateforme.
14:14Un accompagnement à l'orientation dès la classe de seconde
14:17qui passe, entre autres, par un compte Parcoursup
14:20qui sera utilisé systématiquement par les lycéens
14:24et qui leur permettra de, justement, mieux appréhender l'outil
14:28et de ne pas avoir ces difficultés qu'on peut constater encore aujourd'hui
14:31à quelques jours de...
14:33Enfin, dans les derniers jours des sessions,
14:36pour bien comprendre, justement, le fonctionnement de la plateforme.
14:39Et puis, aussi, un travail, toujours sur la forme.
14:44Toutes les formations, évidemment, sont décrites
14:46de manière extrêmement extensive sur la plateforme.
14:49On aura aussi, sur la base du volontariat des formations,
14:53la capacité d'accéder, dès l'année prochaine,
14:56à des capsules qui permettront, des petites capsules vidéo,
14:59qui permettront de décrire le contenu de la formation,
15:01des attendus de ce qui se fera
15:03et qui seront directement consultables.
15:06Un point qui est un point qui a été parfois vu comme très irritant,
15:09c'est la question de la lettre de motivation.
15:11Vous savez qu'on demandait une lettre de motivation
15:13qui, il y a quelques années, était obligatoire,
15:15était devenue facultative ces derniers temps.
15:18Mais là, vraiment, on va sur l'idée que cette lettre de motivation,
15:22alors, elle ne sera pas interdite.
15:23On pourra toujours avoir des formations
15:24qui demanderont une lettre de motivation aux étudiants,
15:28aux lycéens, pardon, mais vraiment,
15:30elles devront justifier la raison pour laquelle
15:32elles veulent une lettre de motivation.
15:33On sait tous que, d'abord, c'est une mesure qui,
15:36enfin, cette lettre de motivation est un irritant, d'une part,
15:38et puis, d'autre part, par les temps qui courent
15:41avec l'intelligence artificielle,
15:43on a aussi probablement une baisse d'intérêt aussi
15:46en termes de qualité et d'information
15:49obtenue par les parts en exploitant ces courriers.
15:54Quatrième point, pardon, cinquième point
15:56qui est particulièrement important,
15:57c'est que chaque refus, quand vous recevrez un refus
16:01pour une formation donnée,
16:04vous aurez la possibilité de saisir la formation
16:06pour comprendre les raisons du refus.
16:10Donc, vraiment, un droit à l'explication
16:13quand on n'est pas pris dans une formation donnée.
16:18Autre série de mesures,
16:19alors, celles-là sont partiellement en 2027
16:21et puis, partiellement, d'autres plus tard, en 2028.
16:25Il y a un gros travail aussi, comme vous le savez,
16:27de plusieurs demandes sur la question
16:30dite des algorithmes locaux,
16:32même si ce titre est intitulé d'un prof,
16:35c'est ce qui est aujourd'hui utilisé.
16:38Et donc, nous allons vers une transparence
16:40beaucoup plus forte.
16:41Chaque formation affichera et expliquera
16:44quels sont les traitements automatisés
16:46qu'elles utilisent pour identifier
16:49et pour prendre les candidats
16:52qui sont candidats, donc, à la formation donnée.
16:55Donc, il y a un vrai travail de transparence
16:57qui était, je crois, très attendu aujourd'hui.
16:59Et donc, ça se fera par la publication
17:02de la manière dont ça a été fait l'année précédente
17:04et donc, qui permettra aussi aux jeunes
17:06de comprendre exactement comment chaque formation
17:09va évaluer son dossier.
17:12Une commission par académie
17:14qui sera une commission locale
17:16d'accès aux informations
17:18et à la réussite étudiante.
17:19Et il dit donc, véritablement,
17:21sera l'endroit académie par académie
17:23où, dans cette commission, évidemment,
17:26des lycéens de l'académie,
17:28aussi, évidemment, des personnels de l'académie,
17:30des enseignants aussi,
17:32et puis des enseignants-chercheurs,
17:33qui seront véritablement en mesure
17:35de comprendre comment la campagne
17:37se déroule au sein de l'académie,
17:40de la suivre, de la comprendre.
17:41Donc, là aussi, un outil vraiment de transparence.
17:44Nous proposerons aussi,
17:46alors là aussi, de manière optionnelle,
17:48en 2027, à des lycéens
17:50et à des enseignants de lycées
17:52de participer aux jurys,
17:54qui sont des jurys des formations du supérieur,
17:56pour regarder comment ça se passe
17:59et comment ça se déroule.
18:02On emmènera aussi un travail important
18:03sur les priorités.
18:04Vous savez qu'il y a deux choses
18:05dans le parcours sup,
18:06sur les questions de sectorisation,
18:09puis surtout sur les questions des boursiers.
18:10Les boursiers sont, entre guillemets,
18:12les boursiers du lycée,
18:13sont favorisés, entre guillemets,
18:15sur parcours sup,
18:16parce que, quelque part,
18:17il y a des quotas
18:18qui permettent de favoriser
18:19leur candidature dans des formations.
18:21C'est ça qui a permis
18:22à 150 000 jeunes boursiers
18:24d'avoir des formations
18:25qu'ils n'auraient pas eues autrement.
18:27Mais je pense que le mécanisme,
18:28aujourd'hui,
18:28n'est peut-être pas encore bien compris.
18:29Donc, il y aura un vrai travail,
18:30aussi, d'explicitation
18:32de la manière dont ça fonctionne aujourd'hui.
18:35Deux.
18:35Alors, autre question
18:36qui prennent un petit peu plus de temps.
18:39Donc, suppression de la mention
18:40du lycée d'origine,
18:41qui est aussi quelque chose
18:42qui a été beaucoup demandé.
18:44Ça prend un petit peu plus de temps
18:45parce que, simplement,
18:46aujourd'hui, on sait
18:46qu'il y a une hétérogénéité
18:47de la notation
18:48dans les différents lycées.
18:50Et donc, il faut qu'on ait des moyens
18:52d'objectiver les différences de notation
18:54entre différents établissements.
18:56Donc, ça, ça demandera
18:57un petit peu plus de temps.
18:58Mais on va, dès maintenant,
18:59pour la session 2028,
19:00vers une suppression
19:01de la mention du lycée d'origine.
19:04C'est important d'avoir, malgré tout,
19:05des éléments qui permettent
19:06aux formations du supérieur
19:07de comprendre
19:08comment est-ce qu'ils peuvent
19:10comparer les notes de lycéens
19:12qui viennent de différents établissements.
19:14Donc, on a besoin
19:14d'un petit peu d'ingénierie
19:16pour faire les choses proprement.
19:18On travaillera aussi
19:18sur un droit à l'erreur
19:19très concret
19:20qui permettra aussi
19:21de travailler
19:21sur la réorientation des jeunes
19:23en regroupant les places
19:24au fur et à mesure
19:25dans l'année disponibles
19:26pour de la réorientation.
19:28Donc, ça, enfin,
19:28droit à l'erreur,
19:29droit à la réorientation
19:30en cours d'année
19:30qui sera aussi mené directement.
19:34Alors, voilà.
19:34Ça, c'est tout le travail
19:35qu'on fait dès maintenant.
19:36Et puis, à côté de ça,
19:37évidemment,
19:38il y a le travail
19:38qui doit être mené aussi
19:39avec le Parlement
19:41pour discuter aussi
19:42de l'avenir de la plateforme
19:43et des grands équilibres
19:45qui sont derrière l'avenir,
19:47derrière la future plateforme,
19:48grands équilibres autour,
19:49eh bien, autour de
19:50est-ce qu'on doit faire,
19:51entre guillemets,
19:52plus de sélections ?
19:53Est-ce qu'on ne doit pas
19:53en avoir du tout ?
19:54Est-ce qu'on veut
19:56territorialiser la formation ?
19:57Est-ce qu'on veut
19:58privilégier des pôles ?
19:58Enfin, des questions
19:59qui sont très fondamentales
20:00et qui, quelque part,
20:01déterminent l'avenir de l'outil
20:02et qu'on doit mener
20:03dans les prochains jours,
20:03dans les prochaines semaines
20:04pour, justement,
20:05travailler sur la version future
20:07de le successeur de Parcoursup.
20:12À côté de Parcoursup,
20:13évidemment,
20:13il y a la question de l'amont
20:14qui a été discutée
20:15par le ministre
20:16il y a un instant
20:17et en particulier
20:18des questions d'orientation
20:19au lycée.
20:19Et puis, il y a la question
20:20de l'aval.
20:20Et l'aval,
20:21c'est la question
20:22du nombre de places
20:22qui sont disponibles
20:23dans l'enseignement supérieur.
20:25Ce qu'on annonce aujourd'hui,
20:26c'est déjà,
20:27pour commencer,
20:28dès cette année,
20:2915 000 places nouvelles
20:30entre 2027 et 2028.
20:33Mais au-delà de ces 15 000 places,
20:34c'est aussi, quelque part,
20:35une vision pluriannuelle
20:36de création de places
20:37qu'il va falloir construire
20:38dans les jours
20:39et dans les semaines qui viennent.
20:4115 000 places,
20:42donc, dès maintenant,
20:42en premier lieu
20:43en Ile-de-France
20:44parce que c'est là
20:45que la situation
20:45est la plus tendue
20:46et essentiellement
20:47destinée aux bacheliers
20:48technologiques
20:49et aux bacheliers professionnels,
20:51c'est-à-dire essentiellement
20:52dans des places d'IUT
20:53et des places de BTS
20:54qui, aujourd'hui,
20:55manquent cruellement
20:56en Ile-de-France.
20:57Donc, c'est vraiment,
20:58aujourd'hui,
20:58la priorité.
21:03Travail aussi sur les bourses
21:04et sur la question
21:05de la précarité étudiante.
21:06Il y a des étudiants
21:07qui sont précaires.
21:08C'est une réalité, aujourd'hui.
21:10Et donc, il y aura
21:11un premier travail,
21:12effectivement,
21:13d'indexation des bourses.
21:15Vous savez que les bourses,
21:16c'est une grande mesure sociale
21:17et parmi toutes les mesures sociales,
21:19d'aide sociale,
21:19c'est la seule
21:20qui, jusqu'à maintenant,
21:21n'était pas indexée
21:22sur l'inflation.
21:23Donc, c'est une annonce
21:24qui est quand même
21:25assez forte et assez importante
21:26puisque, justement,
21:27elles seront dorénavant indexées
21:28dès cette année.
21:29Et donc, vous voyez
21:30que dès 2027,
21:31c'est un peu moins
21:32d'une quarantaine
21:32de millions d'euros en plus.
21:34Et puis, évidemment,
21:35une montée en charge
21:36année après année
21:37pour suivre
21:38les prévisions
21:39de l'inflation.
21:40Et donc,
21:40c'est là aussi
21:41une annonce
21:42qui, je crois,
21:42est importante
21:43et s'ajoute aussi
21:44de tout ce qui est fait
21:44autour du repas à 1 euro
21:45qui a déjà été présenté
21:47et qui existe déjà,
21:49qui sont des mesures
21:49d'accompagnement,
21:50justement,
21:51des difficultés
21:51que peuvent vivre
21:52les étudiants aujourd'hui.
21:54Je termine enfin
21:55sur la question
21:56de l'immobilier
21:57sur les campus.
21:58Nous avons aujourd'hui
21:59un patrimoine immobilier
22:00qui est un gros patrimoine
22:01immobilier universitaire,
22:03enfin,
22:03des établissements
22:04d'enseignement supérieur,
22:05extrêmement hétérogène
22:07avec à la fois
22:07des bâtiments
22:08qui sont des bâtiments
22:09magnifiques
22:09et totalement rénovés
22:11ou parfaitement neufs,
22:12mais aussi un patrimoine
22:13qui est parfois
22:13en mauvais état.
22:15Nous annonçons là
22:161 milliard d'euros en plus
22:18qui vont arriver justement
22:19pour le financement
22:21et pour des opérations
22:22de rénovation.
22:23200 millions d'euros
22:24dès 2027
22:26pour une première série
22:27d'opérations
22:27avec déjà,
22:29donc,
22:30sur l'ensemble
22:30de l'Hexagone
22:31et de l'Outre-mer,
22:32avec déjà,
22:33donc,
22:33pour ces 200 premiers
22:34millions d'euros,
22:36un ensemble de sites
22:37qui ont déjà été identifiés
22:38et qu'il va falloir
22:39évidemment discuter
22:40parce que c'est un travail
22:41qu'on a mené quand même
22:42assez vite
22:43en mobilisant
22:44les connaissances
22:45que nous avons évidemment
22:45de la situation du bâtiment
22:47et qui doit être discutée
22:47aussi avec les présidents
22:48de l'université
22:49et les directeurs
22:50d'établissements
22:50pour affiner cette carte
22:52et pour lancer
22:52dès 2027
22:53une première vague
22:54de rénovation
22:55au-delà d'un plan
22:56pluriannuel immobilier
22:57qui a été présenté
22:58précédemment.
23:01Voilà, donc,
23:02et je termine aussi
23:05évidemment sur la question
23:06de nouveau,
23:07sur la question de,
23:08peut-être pour revenir
23:09un tout petit peu en arrière
23:10sur la question des étudiants,
23:11pardon,
23:12repas à un euro,
23:13donc ça,
23:13je l'ai déjà indiqué,
23:15donc,
23:16comme vous le savez,
23:17il y a un effort considérable
23:18qui a été fait
23:19sur les repas à un euro
23:19avec des recrutements
23:20qui ont été,
23:21des recrutements
23:21qui ont été massifs
23:22dans les CRUS
23:22pour accompagner
23:23les repas à un euro.
23:24Au total,
23:25ce sont 800 personnes
23:26qui sont sur le point
23:27d'être recrutées,
23:28une bonne partie d'entre elles
23:29l'ont déjà été,
23:30mais 800 personnes
23:30qui seront recrutées
23:31pour assurer le repas à un euro
23:32dans les CRUS
23:33et puis des augmentations
23:34budgétaires considérables
23:35et des investissements
23:36qui sont listés ici.
23:37À côté de ça,
23:38aussi un plan immobilier étudiant
23:40pour accompagner,
23:42on sait qu'on n'a pas
23:43suffisamment de logements
23:44aujourd'hui,
23:45et donc 45 000
23:46qui avaient été annoncés
23:47par le Premier ministre
23:48de l'époque,
23:48François Bayrou,
23:49et je voudrais dire
23:50que sur ces 45 000,
23:5226 000 sont déjà lancés
23:53sur les 45 000
23:54et que le plan
23:56se déroule aujourd'hui
23:58parfaitement
23:59avec l'accompagnement
23:59de la Banque des Territoires
24:00qui avait engagé
24:025 milliards d'euros
24:03sur la création
24:04de ces logements.
24:07Voilà,
24:07peut-être un tout petit
24:08récapitulatif
24:09pour rappeler
24:10un petit peu
24:10la ligne d'horizon
24:12des différents changements
24:13qui sont sur la table
24:15aujourd'hui.
24:16Donc à la fois
24:17des changements
24:17autour de Parcoursup
24:18qui commencent
24:19dès maintenant,
24:21évidemment,
24:21avec aussi
24:23la création
24:23des 15 000 premières places
24:25qui arrivent
24:26dès la rentrée 2027,
24:27la question
24:28de la revalorisation
24:29là aussi rentrée 2027
24:30et puis
24:31d'ici à 2028,
24:34discussion législative
24:36sur l'avenir
24:36de la plateforme
24:37et puis
24:38nouveau système
24:38d'admission
24:39qui arrivera
24:39en 2028.
24:40d'avance.
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