00:00Je voudrais revenir un instant sur ce qui s'est passé à Trappes, un mort dans une attaque raciste.
00:04Dans sa première réaction, Emmanuel Macron a qualifié l'attaque de premier acte terroriste
00:08en raison de la couleur de peau ou de la religion. Est-ce qu'il a commis une faute ?
00:11Alors, ce que le Président a voulu dire, c'est que pour la première fois, on a eu un crime
00:15de masse raciste
00:16et une tentative de crime de masse raciste.
00:18Et pour mettre rendu sur place le jour même et avoir rencontré celles et ceux qui sont immédiatement intervenus,
00:23vous savez, par rapport à ceux qui, dans les manifestations, hurlent la police tue,
00:27moi j'ai vu des forces de l'ordre qui ont empêché le pire.
00:30Ils ont réussi à intervenir, ils ont réussi à interpeller immédiatement l'assaillant en quelques minutes
00:34en évitant qu'un crime de masse se perpétue.
00:37Parce qu'il faut avoir en tête que la première personne qui a été touchée, qui malheureusement est décédée,
00:43il a été touché aux abords d'une aire de jeu pour enfants.
00:45On était un vendredi à 10h30, donc il y avait peu d'enfants qui étaient présents.
00:50On aurait été un mercredi à 16h en plein soleil, on aurait pu avoir un drame encore plus important
00:56que celui qu'on a eu à connaître.
00:57Il y a aujourd'hui des hommes et des femmes qui, à raison de leur identité, de leur religion,
01:03de leur couleur de peau, de l'origine réelle ou supposée d'ailleurs,
01:06sont pris pour cible dans notre pays depuis un certain nombre d'années.
01:09C'est ça qui devrait nous révolter et qui devrait surtout générer de la cohésion nationale
01:14et pas de la dislocation.
01:15C'est ça qui devrait nous révolter et qui devrait nous révolter.