Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:04Il est 17h46, quelques minutes encore pour être avec Jean-Claude Bourrelier qui est un patron particulier, ex-patron de
00:12Bricorama avec une histoire singulière.
00:15Vous avez commencé à travailler à 12 ans, à 13 ans, vous êtes fils d'un ouvrier menuisier, vous avez
00:20travaillé très tôt, d'abord dans une boulangerie, puis dans une charcuterie,
00:24et puis vous avez monté, vous nous avez raconté une partie de votre parcours bien sûr, et puis dans la
00:29dernière partie de notre émission, vous allez nous dire ce que vous pensez pour la France,
00:33ce qui serait bon, notamment en matière économique, pour favoriser l'emploi et les entrepreneurs.
00:37Mais avant cela, vous connaissez Astérix et Obélix, les célèbres personnages gaulois, et bien aujourd'hui Astérix fait de ses
00:4367 ans, le 29 octobre 1959,
00:47le héros gaulois apparaissait dans le magazine Pilote, et à cette occasion, une chanson inédite, produite par les éditions Albert
00:54René,
00:55et chantée par Roland Karl, et dévoilée aujourd'hui son titre Joyeux Gaulois Anniversaire.
01:02– Gaulois Anniversaire, oui. – Je l'ai bien dit ? – Oui, Gaulois Anniversaire.
01:05– Joyeux Gaulois Anniversaire, le titre est disponible sur toutes les plateformes, un clip vidéo a été tourné au parc
01:10Astérix.
01:11– C'est ton anniversaire, joyeux anniversaire, si on sent les bougies, c'est parce qu'aujourd'hui,
01:19c'est ton anniversaire, ton anniversaire, la potion est prête, rien n'arrêtera ta fête d'anniversaire.
01:27– Est-ce que vous pouvez me citer quelques personnages d'Astérix ? – Oh là là, Obélix.
01:32– Oui, bah oui. – Abracourix.
01:35– Abracourix, si, bravo. – Idéfix.
01:37– Idéfix. – Panoramix.
01:38– Vercingétorix ? – Ah, c'est rentré.
01:40– Non, pas Vercingétorix.
01:41– Non, pas Vercingétorix.
01:42– H-Canonix.
01:44– Assurance-Torix.
01:45– C'est Automatics, c'est le forgeron.
01:48Ordre alphabétique, c'est le poissonnier.
01:51Bon, Jean-Claude Bourrelier, avant la présidentielle,
01:53vous voulez parler au nom des entrepreneurs.
01:56Quelles sont, à votre avis, les mesures phares que l'économie française devrait prendre ?
02:01– Si on veut qu'il va falloir qu'on se remette tous au travail,
02:09et puis si on veut que…
02:10– Ça veut dire quoi, ça, concrètement ?
02:12Là, on est à 35 heures, parce qu'il faut être concret.
02:14– Moi, je voudrais qu'on soit heureux comme des Suisses.
02:19Heureux comme des Suisses, ça veut dire qu'il faut travailler comme des Suisses.
02:23Alors, vous savez, moi, j'avais beaucoup de magasins qui n'étaient pas très loin de la frontière
02:27et qui allaient travailler en Suisse.
02:29Je disais, mais vous êtes heureux, on est le plus heureux en France.
02:33Ah, quand même, ils faisaient le choix d'aller travailler en Suisse.
02:36En Suisse, ils travaillent davantage, ils ont moins de charge.
02:39Alors, naturellement, il y a une distorsion de concurrence entre la Suisse et la France,
02:45dans la mesure où la prise en charge, les couvertures sociales,
02:50sont beaucoup plus légères en Suisse.
02:53– J'entends bien, mais par exemple, pour le nombre d'heures hebdomadaires,
02:56on est à 35, vous pensez qu'il faut travailler ?
02:59– Ça, c'est une discussion qu'il doit y avoir à l'intérieur des entreprises
03:03pour que chacun y retrouve son compte.
03:05Si on travaille plus, on doit gagner plus.
03:08Mais pour gagner plus, il faut moins de prélèvements sociaux.
03:11Il ne faut pas que le…
03:13Comme je dis là, en ce moment, il est question d'une augmentation sur le SMIC.
03:17Je dis, ok, c'est nécessaire, mais je ne vois pas pourquoi
03:20on augmente les cotisations à la même concurrence.
03:24Si on veut que le travail soit mieux équilibré,
03:29il faut que les salaires naîtent, ceux que le touchent les collaborateurs,
03:33il faut que le travail paye plus.
03:35Il faut que tout le monde, de celui qui gagne peu à celui qui gagne davantage,
03:40soit encouragé à travailler davantage.
03:43Que les cadres, par exemple, il n'y a plus de mobilité.
03:46Pourquoi ?
03:47Les cadres, ils se disent, bon, pour ce que je gagne,
03:50je n'ai pas envie de prendre le risque de déménager.
03:52Je n'ai pas envie…
03:54Il faut, si on veut que la société se remette en mouvement,
03:57pour moi, il n'y a qu'une seule solution.
04:00Il faut que le travail soit mieux rémunéré.
04:02– Mais moi, je suis bien d'accord avec vous,
04:04mais tout le monde est d'accord là-dessus.
04:05Mais l'argent n'est pas magique.
04:08Donc, il y aura moins de redistribution.
04:10Par exemple, vous estimez que les salariés n'ont pas à supporter
04:12les cotisations famille ou chômage.
04:15Ça veut dire quoi ?
04:16Qui va payer le chômage si ce n'est pas les cotisations salariales ?
04:19Est-ce que c'est vraiment les salariés qui sont coupables du chômage ?
04:23– Non, mais c'est une assurance.
04:24– C'est une assurance.
04:25– Ou ça l'était, d'ailleurs.
04:26– Oui, mais la responsabilité…
04:28Celui qui est responsable du chômage,
04:30il doit payer pour ce qui est…
04:32Il est responsable.
04:33Le responsable du chômage, c'est le consommateur.
04:36Quand le consommateur décide…
04:37Moi, je parle de la distribution.
04:39Quand le consommateur, il décide d'aller acheter à l'étranger
04:43plutôt que d'acheter en France,
04:44il a une partie de responsabilité sur le chômage.
04:50Quand les politiques prennent des mauvaises mesures
04:54qui ne sont pas en faveur du travail,
04:56bon, c'est aux politiques d'assumer…
04:59– Mais qui va financer le chômage ?
05:00– Il faut que ce soit pour l'ensemble de la société.
05:03– Mais qui finance, qui paye ?
05:05Je ne comprends pas, parce qu'aujourd'hui,
05:06c'est les salariés, c'est ceux qui travaillent qui payent.
05:09– Mais qui finance le chômage ?
05:10– Moi, pour moi, on est passé,
05:11on est en train de changer de société.
05:13Quand j'ai commencé à travailler,
05:15il y avait beaucoup de travail,
05:17il n'y avait pas beaucoup de fonds.
05:18Il n'y avait pas…
05:19La France n'était pas aussi riche,
05:21il n'y avait pas autant de…
05:23Les finances n'étaient pas aussi importantes que maintenant.
05:26Maintenant, il y a moins de travail,
05:30plus de finances.
05:31Alors, il faut arrêter de faire peser sur le travail,
05:34quitte à faire peser sur autre chose.
05:36– Moi, je suis pour l'augmentation de la TVA.
05:40Surtout la TVA à 20%,
05:42où ce sont principalement des produits d'importation,
05:45et qui en bénéficient.
05:49Donc, je suis partisan de l'augmentation de la TVA.
05:52Et puis, naturellement, la première des mesures,
05:54c'est quand même qu'il faut remettre un petit peu
06:01de responsabilité individuelle et collective.
06:04Sinon, on ne s'en sortira pas.
06:05– Mais ça, ça veut dire quoi précisément,
06:07la responsabilité individuelle ?
06:08– Ça veut dire, par exemple,
06:10pour une entreprise.
06:11Moi, en Hollande,
06:13alors vous savez que la Hollande
06:14était un pays très pauvre dans les années 60.
06:17Il y avait eu des inondations terribles
06:19qui avaient envahi la Hollande.
06:21La Hollande était un pays très pauvre.
06:23Ils se sont mis à travailler,
06:25à assainir le pays,
06:27à construire des liés, tout ça.
06:29Et maintenant, c'est un pays qui est riche.
06:32Parce que toute la société
06:33c'est relever les manches pour…
06:36– Vous trouvez qu'il y a un état d'esprit en France
06:38qui ne favorise pas le travail ?
06:39– Exactement.
06:40– Par exemple, vous avez un jeune qui est là.
06:43Alors, quand on échange avec lui,
06:44effectivement,
06:45on ne voit pas forcément la vie
06:47de la même manière
06:48sur le rapport au travail.
06:51– Ah oui, oui, oui,
06:51sur le rapport au travail, bien sûr.
06:53– Peut-être que, M. Bourrelier,
06:54vous pouvez exprimer un point de vue
06:56de votre génération,
06:57au-delà de ce que vous entendez.
06:59– Non, mais dans ma génération,
07:01le travail, c'est très important,
07:02mais il n'y a pas que ça,
07:03ce n'est pas ultra central.
07:05C'est-à-dire que,
07:06parmi les amis que j'ai autour de moi,
07:07même moi, je le pense,
07:08on peut travailler,
07:09mais on peut aussi avoir des activités à côté,
07:12et il faut aussi privilégier l'actualité.
07:14– Mais pour avoir des activités à côté intéressantes,
07:16il faut de l'argent.
07:17– Ce n'est pas central.
07:17– Il faut de l'argent.
07:20– Qu'est-ce que j'ai dit ?
07:21– Le travail, pardonnez-moi,
07:24c'est ultra central.
07:26C'est ce qui nous,
07:27par exemple, depuis l'âge de 23 ans,
07:30c'est ce qui m'aura le plus, évidemment…
07:35– Parce que vous avez un métier passion,
07:36ce n'est pas le cas de tout le monde.
07:37– Mais pour tout le monde.
07:38– Non, non, pas pour tout le monde.
07:39– Mais tous ceux qui travaillent…
07:40– Non, pas tous un métier passion,
07:41c'est ça que je veux dire.
07:42– Non, mais tous ceux qui travaillent
07:43passent plus de temps au travail
07:44qu'à s'occuper d'un enfant.
07:46– Oui, c'est comme ça.
07:48– Non, mais on dit la vérité,
07:49ce n'est pas pour des magos du tout.
07:50Si j'étais à l'usine,
07:51franchement, je compterais des heures,
07:53me dire « Ok, je pars dans 1h20, 1h19, 1h18,
07:56et j'aurais hâte d'être en vacances,
07:58j'aurais hâte de vivre d'autres choses. »
08:00– Mais ce n'est pas bien de dire ça.
08:01– Mais ce n'est pas bien de dire ça.
08:02– Parce que j'ai de la chance.
08:03– C'est pour ça que je dis
08:05qu'on retient trop sur le…
08:08Celui qui travaille à l'usine,
08:10on lui retient 20% entre le salaire brut
08:12et le salaire net.
08:13Et moi, je dis que le salaire net
08:17soit le salaire brut,
08:18qu'on lui donne 20% en travaillant.
08:20Autant, il aura 20% de plus.
08:22– Moi, j'ai envie de voyager,
08:22j'ai envie de faire d'autres choses que travailler.
08:24– Rien n'empêche pas,
08:24mais moi, je suis comme vous.
08:26– J'ai envie de voyager,
08:27j'ai envie de profiter de ma famille aussi,
08:29j'ai envie de vivre d'autres choses que le travail.
08:31– Oui, mais en règle,
08:32tous ceux qui ont beaucoup de loisirs
08:34veulent beaucoup d'argent
08:35parce qu'on sait qu'avoir des loisirs,
08:37ça coûte cher.
08:38– Monsieur Bourglier, c'est terminé.
08:40– Ah oui, ça va bien.
08:4117h50.
08:42– C'est quoi ?
08:42On va dîner tous les deux.
08:44– Et moi, je vais aller acheter une ponceuse.
08:47– Oui, bien sûr, pour faire quoi.
08:50– C'est vrai que je ne sais même pas planter un clou.
08:53Donc, je suis un drame.
08:55– Et qui va payer ?
08:56– Vous, c'est vous qui payez.
08:56– 17h55.
08:58– Vous voulez faire payer le travailleur.
08:59– C'est terminé.
09:00– Il veut faire payer le travailleur.
09:01– Mais non, mais c'est un jeune.
09:03– C'est toujours les autres qui doivent payer.
09:06– Mais bien sûr,
09:06il est 17h55,
09:07Pierre de Villeneau,
09:08passez une excellente soirée.
09:10– A demain, c'était Pascal François et Repas.
09:12– Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations