00:0116h-18h, Pascal Proulx et vous sur Europe 1.
00:04L'attentat raciste de Trappes, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dénoncé devant l'Assemblée Nationale
00:08des mots qui finissent par armer et des gens qui passent à l'acte.
00:11Qui visait-il ? Le Rassemblement National, sans doute.
00:15Sébastien Lecornu a accusé la gauche de recel politicien et de faire le jeu du RN.
00:19Qui visait-il ? Cette fois, c'est la gauche.
00:21Une minute de silence a été observée à l'Assemblée.
00:24Je trouve que c'est pas, comment dire, c'est assez nouveau de dire
00:27que lorsque l'on défend un programme, ce qui est le cas du RN,
00:32on est à l'origine d'un passage à l'acte.
00:34Ça se disait pas il y a 50 ans, par exemple, ce genre de choses.
00:37Et c'est quand même très difficile, forcément, d'établir un lien
00:43parce que le RN a un programme qui, effectivement, vise à réduire l'immigration.
00:48Est-ce qu'on peut parler de sujets aussi importants que l'immigration,
00:52pourquoi pas l'islam, sans être taxés ou de racisme ou de vouloir
00:57exclure les musulmans de la République, je pense ?
01:01Ou alors on ne peut plus parler de rien ?
01:03Écoutez Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale.
01:06À Trappes et à la verrière, un attentat terroriste à caractère raciste
01:11a frappé notre pays.
01:13Selon le dernier bilan, 7 personnes ont été blessées.
01:164 grièvement, 3 autres plus légèrement, 8 personnes visées par les tirs
01:22n'ont pas été blessées physiquement.
01:25Un jeune homme.
01:26Un jeune homme a perdu la vie.
01:29Monsieur Pengo Bossio-Hwangi.
01:31Pas moins de 128 balles ont été retrouvées.
01:36128.
01:38Sans l'intervention rapide des forces de l'ordre,
01:41ce bilan aurait été plus dramatique encore.
01:43Je salue ici leur sang-froid exemplaire.
01:46Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale.
01:48Et c'est vrai que cet après-midi, il y a eu beaucoup de tensions à l'Assemblée.
01:51Écoutez Sébastien Chenu, député du Rassemblement national.
01:55Le concours de fake news a été ouvert, relayé par le journal Le Monde
01:59et boosté par les responsables politiques de gauche et d'extrême gauche.
02:04Ceci ajoute au drame que nous traversons.
02:07Le déshonneur et la honte pour ceux qui tentent ces minables récupérations politicardes
02:13démontrent combien leurs intérêts politiciens,
02:15on est loin du pas d'amalgame,
02:18on est loin du pas d'amalgame,
02:20prennent le pas sur la concorde nationale appelée de nos voeux par Marine Le Pen et Jordan Bardella.
02:26Ce qui se joue ici, monsieur le Premier ministre,
02:29c'est ce que notre pays est en train de devenir,
02:30ou plutôt ce que nous ne voulons pas qu'il devienne.
02:33Un pays communautarisé,
02:34un pays dans lequel les Français, quelles que soient leurs origines,
02:38leurs couleurs de peau ou leurs religions, se sentent menacés.
02:42Et a priori, Laurent Tessier, les députés de gauche ont quitté l'Assemblée nationale ?
02:48Oui, ont quitté l'émissive à ce moment-là,
02:48pendant la prise de parole de Sébastien Chenu, le député du RN.
02:51Mais pourquoi ont-ils quitté ?
02:53Qui a-t-il dans ces paroles qui peuvent justifier qu'on quitte l'Assemblée nationale ?
02:58Il a dit une chose qui est assez juste,
03:00c'est-à-dire qu'il y a une fake news du journal Le Monde
03:04et elle a été relayée par des personnalités de gauche comme Olivier Faure.
03:08C'est la réalité, c'est les faits.
03:11C'est ça qui est très intéressant souvent dans cette séquence,
03:14c'est-à-dire que les faits font réagir,
03:16la réalité fait réagir,
03:18la vérité dérange.
03:20Donc c'est ennuyeux,
03:23notamment pour beaucoup de gens qu'on retrouve à gauche de l'échiquier.
03:28Sébastien Lecornu, cette fois-ci Premier ministre,
03:30il y a avant tout un réflexe d'unité républicaine à avoir, dit-il.
03:36J'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé,
03:38quel qu'en soit le mobile,
03:40quel qu'en soit le motif des gouvernements de gauche,
03:42des gouvernements de droite étaient ici à ce banc
03:45et dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine
03:48pour défendre les valeurs de la République.
03:53Je vais même plus loin, mesdames et messieurs les députés.
03:56Il y avait même un délai de décence, de dignité
04:01dans lesquels on pleurait les victimes,
04:04dans lequel on respectait le deuil des familles.
04:08Bon, là manifestement, on peut avoir le sentiment
04:11qu'il vise la gauche et la récupération.
04:14C'est peut-être une interprétation possible,
04:16je ne sais pas ce que vous en pensez les uns et les autres.
04:19Merci de me répondre.
04:21Et Benjamin Lucas Lundi, les députés écologistes,
04:24écoutés lors des micro-tendus,
04:26il s'en est pris à ces news.
04:29Tout ça ne vient pas de nulle part.
04:30Le racisme, il monte, il progresse dans notre société aussi
04:32parce qu'il y a ça.
04:32Et donc c'est vraiment, je vous le dis,
04:33ça m'est très pénible de devoir vous répondre,
04:35alors qu'ici, on tolère dans les quatre colonnes
04:37de l'Assemblée nationale, dans le temple de la République
04:39et de la démocratie, à quelques instants,
04:40d'une minute de silence en hommage à des victimes
04:42d'un attentat raciste,
04:43qu'on le fasse devant ce logo-là
04:46qui incarne aujourd'hui, avec d'autres,
04:47mais qui incarne particulièrement
04:49ce poison du racisme et de la violence.
04:52Je trouve qu'on est là dans quelque chose
04:54qui est complètement dystopique.
04:55Il y a deux camps.
04:55Il y a le camp de la République,
04:57de la démocratie.
04:57La démocratie, ce n'est pas juste des règles du jeu,
04:59c'est des valeurs.
05:00Et puis il y a le camp de la haine,
05:01du racisme, de CNews, du RN,
05:03de ceux qui aujourd'hui veulent abattre la République
05:04et diffuser le racisme.
05:05C'est quand même extraordinaire.
05:07Je suis journaliste à CNews,
05:09Laurent Tessy intervient sur l'antenne de CNews,
05:12et pour ce monsieur,
05:13je suis un homme qui veut abattre la République.
05:14Vous vous rendez compte de la bêtise de ces gens ?
05:16On a un niveau quand même de bêtise,
05:18d'agressivité, de haine.
05:21Mais personne n'y croit d'ailleurs.
05:22Parce qu'en fait, ces gens-là,
05:24il faut leur dire quand même que
05:27je ne parle pas du Rassemblement National,
05:30qui est un mouvement politique,
05:31mais nous, nous montrons la réalité,
05:34je le redis, nous témoignons de la réalité.
05:36Qu'est-ce que vous voulez ?
05:37Moi, je suis journaliste,
05:38je ne suis pas militant,
05:40je ne suis pas porte-parole d'aucun parti politique.
05:42Donc ce monsieur, Lucas Lundi,
05:44mais qu'il vienne,
05:45qu'il vienne me dire précisément
05:46comment, en quoi, quand,
05:48dans quelle émission j'ai voulu abattre la République ?
05:52Mais il ne viendra pas.
05:53Il ne viendra pas.
05:55Écoutez l'émission 100% Frontières aujourd'hui
05:57avec Guillaume Fouquetot,
05:58qui s'est déplacé dans les locaux du journal Le Monde
06:01après la fake news.
06:03Pourquoi ne pas assumer simplement, publiquement,
06:05qu'une erreur a été commise ?
06:07Je vous ai dit pas mal de journées.
06:08Pourquoi ce n'est pas une bonne idée d'être là, madame ?
06:10Madame, je peux savoir ?
06:12Je fais un petit reportage sur la fake news
06:13paru dans Le Monde, hier.
06:15Bonjour madame, excusez-moi de vous déranger.
06:16Dégagée.
06:17Pardon ?
06:18Alors, on peut être poli ?
06:19Bonjour déjà.
06:19Je ne suis pas racistes et pas journaliste.
06:21Et la fake news parue dans Le Monde ?
06:24Pardon ?
06:24Barre-toi d'ici.
06:25Pourquoi ?
06:26Parce que tu te barres d'ici.
06:27Pourquoi je dois partir d'ici ?
06:28Tu te barres d'ici.
06:30Pourquoi ?
06:30Non, non, allez.
06:31Non, non, alors par contre, vous ne me touchez pas.
06:33Non, non, monsieur, vous ne me touchez pas.
06:34J'ai le droit d'être là.
06:35Monsieur, j'ai le droit d'être là.
06:36Vous ne touchez pas à ma bonnette.
06:37Non, non, vous ne touchez pas à ma bonnette.
06:39Je suis dans un endroit public.
06:41Si vous voulez me répondre, monsieur, vous me répondez.
06:43Non, non, non, physiquement, vous ne nous touchez pas.
06:46Monsieur, physiquement, vous ne nous touchez pas.
06:48On va marquer une pause à 16h13 et vous allez pouvoir nous appeler, Géraldine.
06:52Au 01-80-20-39-21.
06:5601-80-20-39-21.
06:57Le numéro n'est pas surtaxé.
06:59Alors, chers amis, aujourd'hui, je vous donne le programme.
07:01Parce qu'il n'y a pas que cette minute que nous vivons.
07:04Il y a celle que nous allons vivre ensemble.
07:05Et à 17h, à 17h, match au sommet.
07:09J'espère qu'il y aura la musique, pourquoi pas, de Rocky.
07:12Match au sommet.
07:14Entre Anissa Adadi et l'excellent Olivier Guenelk.
07:18Je suis chaud, chaud, chaud.
07:19Et sur la question, c'est est-ce que...
07:22C'est un scandale qu'Anne Mbappé n'a pas remporté le ballon d'or.
07:24Voilà, est-ce qu'Anne Mbappé, parce que...
07:25C'est une honte.
07:26Voilà, mais c'est une honte, c'est ce que vous dites.
07:27C'est pour toi, c'est une honte.
07:28Mais vous êtes vraiment...
07:29C'est drôle, parce que quand on ne pense pas comme vous, maintenant, c'est une honte.
07:32Mais vous incarnez l'époque...
07:32C'est un débat footballistique, c'est bon.
07:34Non, mais oui, mais c'est révélateur.
07:36Il y a une différence de degrés, mais pas de nature, comme toujours.
07:38Agnès Verdier-Mollinier sera là également pour parler de son livre.
07:42Arrêtez de nous taxer, parce que tout cela, c'est pour enjamber.
07:46Mais oui, la notre programme, on donne le revoir.
07:49Mais bien sûr, on est là jusqu'à 18h.
07:51Mais vous êtes un super enjambeur, maintenant.
07:53Et bien sûr, on enjambe jusqu'à 18h.
07:55C'est les bottes de cette lieue.
07:57Allez, on vous applaudit.
07:58C'est Gargant.
07:59Comment il s'appelait le géant ?
08:01Gargantua, non ?
08:02Non, c'était pas...
08:03Gulliver.
08:04Gulliver.
08:06Gargantua, c'est Rabelais.
08:09Mais c'est Gulliver.
08:10Vous avez connu Gulliver ?
08:11Oui, Gulliver.
08:14Il y a longtemps qu'il n'y a pas eu d'adaptation de Gulliver,
08:17avec les petits nains et les grands messieurs,
08:20les géants.
08:22Augustin Yvan, directeur du développement de la Fondation pour l'école.
08:26Comment ?
08:26Les grands messieurs, vous m'avez fait.
08:27Oui, les géants.
08:29D'ailleurs, bon, directeur du...
08:33Et puis alors, d'ailleurs, c'est même pas des personnes des petites tailles,
08:37c'est que lui est géant.
08:38Oui, oui, c'est ça.
08:39C'est ça, le principe des voyages de Gulliver.
08:42Augustin Yvan sera là également,
08:43directeur du développement de la Fondation pour l'école.
08:45Le système éducatif français fait tout pour que des mesures,
08:49de mon sens, ne soient pas mises en œuvre.
08:50Bah oui, effectivement.
08:52Et pour le moins.
08:53Ah, ça donne envie de rester.
08:53Il est 16h15, à tout de suite.
08:55Restez bien avec nous, et 01, 80, 20, 30, 9, 21,
08:57pour réagir avec Pascal Prost sur Europe 1.