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  • il y a 4 minutes
Le pétrole cède plus de 7 %, le baril de Brent se traite désormais sous 110 $ après avoir touché les 117$, et le WTI repasse sous les 100 $. Selon Axios, Donald Trump souhaiterait prolonger les efforts diplomatiques et donner une chance supplémentaire aux négociations avant d'envisager toute escalade. Un accord serait actuellement en négociation avec Téhéran, ouvrant la voie à une réouverture potentielle du détroit d'Ormuz sous 48 heures.

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Transcription
00:04Générique
00:10Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Bertrand Puy, gérant Action Internationale chez Fidelity.
00:17Bonjour Bertrand.
00:17Bonjour.
00:18Et Kevin Tozet, membre du comité d'investissement chez Carmignac.
00:21Bonjour Kevin.
00:21Bonjour Pauline, bonjour Bertrand.
00:23Commençons peut-être Bertrand avec vous, avec ces prix du pétrole,
00:26des mouvements assez conséquents sur le marché du pétrole.
00:29Je rappelle en introduction un baril de Bren qui cède au moment où on parle entre 6 et 7%
00:35sur fond de rumeurs d'une potentielle rouverture du détroit d'Ormuz.
00:39Est-ce qu'on peut faire confiance à ces rumeurs de marché Bertrand ?
00:44Et qu'est-ce qu'on peut attendre sur ces prix du pétrole ?
00:45On a déjà eu par le passé plusieurs stop and go, on va dire,
00:49avec les Iraniens qui jouent quand même pas mal aussi avec les Américains.
00:54On sait que l'armée américaine a quand même des problèmes pour ses munitions notamment.
00:58Donc il faut ménager des plages aussi, et Trump aussi sait le faire en disant
01:03voilà, on va peut-être passer à une solution diplomatique,
01:06mais c'est pas forcément la réalité de ce qu'ils veulent faire.
01:09Après, effectivement, par rapport à un point haut, il y a une baisse du prix du baril,
01:13mais qui reste sur des niveaux extrêmement élevés.
01:15A plus de 100 dollars.
01:15Et qui anticipe la continuation de cette crise.
01:19Et même si on était dans une résolution, on va dire, de la crise,
01:22cette résolution, elle ne pourrait être que graduelle.
01:24Pourquoi ? Parce que, déjà, il faut réactiver les champs qui ont été arrêtés en production,
01:30qui ne produisent pas à 100%.
01:32Ça, pour le pétrole, par exemple, on parle de plusieurs semaines.
01:37Pour le gaz, on parle de plusieurs mois.
01:39Ensuite, les tankers, il leur faut entre 25 et 30 jours pour partir du Golfe, pour aller en Asie.
01:4515 à 20 jours pour aller en Europe, donc c'est aussi un délai.
01:48Il y a passé de tankers, il y a une pénurie de tankers.
01:50Quelle compagnie d'assurance, même si ça se réouvre,
01:53va permettre justement aux armateurs d'envoyer leurs tanks ?
01:56Non, il y a beaucoup de choses.
01:57Et puis, on a ces stocks stratégiques de pétrole qui sont au plus bas historiques.
02:03Aux Etats-Unis, on est aux alentours de 280 millions de barils.
02:06Ça se compare à une moyenne depuis que ça a été créé dans les années 70 aux alentours de 500
02:10et une volonté d'être à 700.
02:13Et c'est simplement l'exemple américain.
02:15Mais dans beaucoup de pays d'Asie, c'est pareil.
02:17La Chine, c'est pareil.
02:18Donc, il va y avoir, même si on réouvre, la nécessité de restocker.
02:24Il va refaire les réserves ?
02:26Exactement.
02:26Il va refaire ses demandes.
02:27Ce qui va faire que la demande va quand même être assez soutenue
02:29pendant, on va dire, plusieurs années, clairement.
02:33Donc, on ne va pas s'effondrer sur le pétrole.
02:35On va rester pour nous dans une zone entre 80 et 100, même si la crise devait s'arrêter.
02:42Encore une fois, on ne croit pas à l'arrêt complet de la crise, mais plutôt à du stop and
02:45go,
02:45avec des périodes où la tension descend et puis ensuite, elle va remonter.
02:51Et ce 80 reste pour les, on va dire, on va prendre la fourchette basse, 80 pour les pétrolières, un
02:57très bon prix.
02:58Il génère énormément de cash flow à ces niveaux-là.
03:00Ça leur permet aussi de générer des investissements qui permettent de diversifier au niveau mondial la dépendance vis-à-vis
03:06du golf.
03:06Parce que les 80 dollars, ils sont nécessaires pour avoir une rentabilité autour de 20%, ce qui est typiquement ce
03:11que veut un pétrolier,
03:12sur de l'offshore profond.
03:14Et c'est là où vraiment on peut aller chercher au jeu des volumes.
03:16Ce n'est pas sur le schiste américain, c'est sur l'offshore profond.
03:19Si on veut, à l'échelle mondiale, se diversifier par rapport au golf à un moment donné.
03:22– Vos commentaires, Kevin, beaucoup de choses viennent d'être dites par Bertrand, peut-être sur justement ces prix du
03:28pétrole.
03:29Est-ce que vous êtes d'accord avec cette fourchette un peu de 80 à 100 dollars ?
03:32Et sur les semaines, les années, ou même si ça rouvrait demain, ça prendrait…
03:37– Avant de regarder le moyen long terme, il y a le court terme.
03:40C'est-à-dire que là, vous vous le disiez, ça tient plus de la rumeur.
03:43Il y en avait une ce week-end que la Maison-Blanche avait fait fuiter auprès de vos confrères de
03:48CNN
03:48en disant que l'armée américaine pourrait intervenir sous 96 heures,
03:54donc sans attente d'un énième porte-avions dans la région.
03:59On en a eu d'autres avant, comme quoi il n'y aurait pas de frappe,
04:02avant les élections, et c'est les élections de demi-mandat aux États-Unis et les élections israéliennes.
04:08Donc il y en a une qui est passée et puis il y en a qui vont bientôt passer.
04:11Donc je pense qu'il faut faire relativement attention à ce qui peut être diffusé.
04:15A fortiori, venant d'Axios, on connaît ou en tout cas on remarque les liens assez proches
04:21entre Axios et la Maison-Blanche.
04:23Donc voilà, ça peut être un signal, mais il faut faire attention à l'importance de ce signal-là.
04:30Dans ce contexte-là, on continue à apprécier, en tout cas à être investi sur des actifs énergétiques.
04:38Il y a un risque que, en effet, la situation perdure, voire s'envenime d'ici là.
04:43Là, ça s'en est un.
04:45Et puis il y a d'autres actifs dans les marchés obligataires, par exemple, des actifs indexés à l'inflation.
04:49Il y a une tendance à sous-performer très largement la trajectoire de prix dans les matières premières énergétiques.
04:54Donc ça, ça peut aussi être un autre outil important à avoir quand on construit un portefeuille, un portefeuille diversifié.
04:59– Justement, vous parliez des élections de mi-mandat.
05:02Je vous propose qu'on en dise un mot parce que c'est ce soir, enfin c'est demain,
05:07selon les décalages horaires, c'est entre ce soir en France, cette nuit en France, pardon,
05:12et demain aux États-Unis.
05:15Bertrand, qu'est-ce qu'on peut attendre de ces élections ?
05:17Justement, si je fais le lien avec le pétrole,
05:19Donald Trump avait dit qu'après l'élection de mi-mandat, le conflit serait terminé.
05:24Pas avant, bon ben, avant, effectivement, on en est sûr.
05:28Alors, qu'est-ce qu'on peut attendre de ces élections de mi-mandat pour Donald Trump ?
05:33– C'est-à-dire qu'à minima, il va y avoir un peu de blocage,
05:37et à maxima, un gros blocage si effectivement les démocrates remportent les deux chambres.
05:41Alors, on a eu quand même pas mal de surprises sur l'élection américaine ces dernières années,
05:45donc on va faire attention.
05:47C'est vrai que les probabilités, j'ai regardé avant de venir,
05:49c'est 90% quand même que la chambre des représentants passe démocrate.
05:52– Par contre, le Sénat, voilà, on est entre 60, 50, 60%,
05:57donc on ne sait pas trop encore.
05:58Donc ça, ça va être un élément un peu déterminant,
06:00mais après, il faut quand même avoir en tête que,
06:01même si les deux chambres devaient passer démocrate,
06:05Trump a la possibilité de légiférer par décret, et c'est ce qu'il va faire.
06:08– Ça ne changera rien.
06:10– C'est un régime présidentiel.
06:11Ça va sans doute, effectivement, générer des choses plus compliquées,
06:15ça va être plus long, mais justement, par rapport au conflit,
06:18donc on discutait, ça va faire que les choses vont s'envenimer,
06:20enfin, vont durer dans le temps.
06:21– Ah oui, ça ne peut pas s'arrêter.
06:24– Pour que ça s'arrête, il faudrait que Trump ait les pleins pouvoirs
06:26et y aille franco.
06:27Alors après, il faudrait qu'il le faire aussi, et qu'il puisse le faire.
06:30Mais en tout cas, là, un blocage va clairement aller dans le sens
06:33que ce conflit va durer, et les Iraniens le voient arriver très fortement,
06:38et ils vont jouer là-dessus.
06:39– Oui. On a justement, Kevin, vous vouliez réagir ?
06:42– Non, enfin, sur les élections en tant que telles, voilà,
06:46sur la chambre basse, ça semble relativement acquis,
06:49sur la chambre haute, un peu moins, on a quand même, voilà,
06:53il y a, on va dire, les 45 sièges qui sont à peu près acquis aux démocrates,
06:56à peu près autant acquis aux républicains,
06:59et donc, en fait, il y a une dizaine de sièges qui sont, voilà,
07:01on va dire, incertains.
07:05Sur certains d'entre eux, c'est quand même assez remarquable, je crois,
07:08c'est dans des États qui étaient traditionnellement républicains,
07:12notamment à l'Alaska, c'est vrai que, voilà,
07:15c'est des États où l'inflation était plus importante.
07:19Il me semble que M. Trump a oublié pourquoi ou comment il avait gagné
07:22ces élections il y a deux ans, c'était pas parce que l'économie américaine
07:26ne se tenait pas bien, elle était extrêmement robuste,
07:28la croissance américaine, par contre, il y avait beaucoup d'inflation,
07:30et la dynamique d'inflation est en train de jouer contre lui.
07:34Donc, c'est des États dans lesquels la dynamique d'inflation
07:36est plus importante que dans le reste des États-Unis.
07:37Puis, c'est aussi beaucoup d'États qui sont frontaliers avec le Canada
07:40et, clairement, les menaces de voir, voilà,
07:42les tarifs douaniers canadiens doubler,
07:45en tout cas, une guerre commerciale très soutenue avec le Canada,
07:48ça aide pas des électeurs dans le Maine, dans le Michigan et en Alaska
07:53qui ont des échanges commerciaux importants avec les États-Unis.
07:57Donc, ça, c'est un point.
07:59Sur « ça change rien », je suis pas convaincu, quand même.
08:02C'est-à-dire que, alors, ça changera pas ou ça continuera les choses,
08:07mais de façon un petit peu différente.
08:08Pourquoi je dis ça ?
08:09Parce que, alors, on va mettre de côté le scénario
08:12où les deux chambres sont acquis à M. Trump
08:13et c'est quoi, 4 points de pourcentage du PIB,
08:16voilà, 5 000 dollars envoyés à chaque Américain en âge de voter.
08:20Mais si on devait avoir, ce qu'on appelle, voilà,
08:24Donald Trump, une présidence de canard boiteux,
08:26c'est pas mes termes, c'est les termes généralement employés,
08:28donc, c'est-à-dire un gouvernement divisé,
08:31ça pourrait amener davantage de dépenses budgétaires aux États-Unis,
08:35dépenses budgétaires américaines,
08:36qui sont déjà un moteur de soutien à la croissance.
08:38D'ailleurs, on l'a vu sur les chiffres de croissance de la semaine dernière.
08:43qui sont ressortis, mais supérieurs aux attentes, Kevin,
08:47plus 3,4%.
08:49Bon, c'est la première estimation,
08:50elle va être révisée, etc.
08:52Mais on se rappelle aussi de la croissance du deuxième trimestre
08:55qui n'avait cessé d'être révisée à la hausse
08:57et qui était globalement assez solide.
09:00Qu'est-ce qu'on peut dire, justement, sur cette croissance ?
09:02Qu'on a une économie américaine qui croit plus que résiliente,
09:06qui croit largement au-dessus de son potentiel,
09:09et on l'a vu sur les chiffres de la semaine dernière,
09:11ce qui contribue à la croissance américaine,
09:13donc c'est des dépenses gouvernementales,
09:14c'est quasiment un point de pourcentage de croissance du PIB.
09:17Mais on a aussi les dépenses d'investissement,
09:21l'investissement résidentiel aussi,
09:22la consommation aussi.
09:24Donc c'est pas seulement ou c'est pas que des investissements,
09:28enfin en tout cas la croissance n'est pas uniquement générée
09:31par cette thématique de l'intelligence artificielle
09:33et par les dépenses d'investissement
09:35des grands groupes technologiques américains.
09:39Quand on a une croissance réelle à 3,5%,
09:42on a eu aussi des chiffres d'inflation,
09:45une inflation cœur à plus de 3%, exactement.
09:48Ça veut dire une croissance nominale à plus de 6%,
09:50et ça c'est plus qu'une économie résiliente,
09:53c'est une économie qui va très fort.
09:55Et donc cette perspective, je le disais,
09:57de voir davantage de dépenses budgétaires
09:59si on devait avoir un gouvernement divisé,
10:01on l'a vu par le passé,
10:03c'est-à-dire qu'en 2018 il y avait eu un scénario à peu près équivalent,
10:07avec M. Trump qui était déjà au pouvoir,
10:10républicains et démocrates se sont mis d'accord
10:11sur augmenter les dépenses dans le secteur de la défense
10:14et augmenter le filet de sécurité sociale.
10:19Par exemple, il y en a beaucoup d'Américains
10:21qui sont sortis du système de santé
10:22qui pourront y re-rentrer.
10:24Ça veut dire quoi ?
10:25Ça veut dire, encore une fois,
10:26davantage de croissance, davantage de déficit
10:28et davantage d'émissions obligataires.
10:30Justement, revenons peut-être un peu plus en détail,
10:32Bertrand, sur ces dépenses d'investissement
10:35dans la tech, dans l'IA.
10:36C'est la saison des résultats,
10:37c'est l'occasion d'en parler.
10:39On a déjà pas mal d'entreprises
10:40qui ont publié leur compte du troisième trimestre.
10:43Et puis je rappelais en introduction,
10:45il se passe pas mal de choses
10:46sur plusieurs valeurs aujourd'hui en particulier.
10:48Je ne sais pas, on peut parler d'Alphabet
10:51avec le marché obligataire européen
10:54ou d'Oracle ou de Marvel
10:55ou de toutes les entreprises d'ailleurs.
10:59Alphabet, c'est assez intéressant
11:00parce que c'est vrai que quand on présente
11:03en fait une comparaison
11:04entre ce qui se passe aujourd'hui
11:05sur l'intelligence artificielle
11:07avec la bulle de l'Internet
11:08de la fin des années 90,
11:09il est souvent rétorqué par les permaboules,
11:12ceux qui sont toujours positifs sur le secteur,
11:15en disant, oui, mais ces sociétés-là,
11:17elles autofinancent aujourd'hui,
11:19donc c'est méta et autres,
11:21Alphabet, autofinancent par leur cash flow
11:23les investissements.
11:24Et on voit que là,
11:25ce n'est plus vraiment le cas
11:26parce qu'il faut qu'ils fassent
11:28à l'ampleur des investissements.
11:30Et le fait que ces investissements
11:31ne génèrent pas de cash flow
11:34pendant un moment, en tout cas.
11:35Oui, pour l'instant, bien sûr.
11:37Donc, et ça fait que, voilà,
11:39maintenant, ils sont obligés aussi
11:39de faire appel au marché obligataire,
11:41donc à s'endetter.
11:42Et ça, ce n'est pas forcément
11:44un signal positif.
11:45C'est plutôt pour nous un signal
11:46qu'on est en fin de bulle,
11:48puisqu'on est dans une bulle clairement.
11:50Et que cette bulle-là,
11:51la question, c'est effectivement...
11:52Alors, Alan Greenspan avait parlé
11:54d'exubérance irrationnelle
11:55en décembre 96.
11:57Donc, ce que je veux dire,
11:57c'est qu'il ne fallait pas sortir
11:58du marché, effectivement, en 96.
12:00On ratait 50% de hausse sur 3 ans.
12:03Maintenant, la question, c'est
12:04est-ce qu'on est en 96 ou plutôt en 99 ?
12:06Nous, on pense plutôt qu'on est en 99.
12:08Voilà.
12:09Donc, on est quand même proche,
12:10quand même, d'un moment donné,
12:11une consolidation du marché.
12:13On ne pense pas à un krach, clairement,
12:15mais une consolidation des marchés.
12:16Je rappellerai que sur les droits de douane,
12:18en avril, l'année dernière,
12:20on a eu quand même des marchés,
12:21le Nasdaq notamment,
12:22qui était à moins 19.
12:23Bon, ça a rattrapé derrière.
12:25Mais on peut avoir des chocs
12:26assez violents.
12:28Et notamment,
12:29si un certain nombre de mastodontes
12:30des indices américains,
12:32vu la concentration qui est quand même extrême
12:33sur les indices américains aujourd'hui,
12:35commencent à décevoir.
12:37Voilà.
12:37Et puis, nous,
12:38quand on regarde d'un point de vue macro,
12:40c'est vrai, les investissements,
12:41on parle beaucoup dans l'intelligence artificielle,
12:421 000 milliards cette année aux Etats-Unis,
12:44ça soutient quand même un peu la croissance.
12:45Il n'y a pas que ça,
12:45je suis d'accord avec vous.
12:46Mais nous,
12:47on voit la trajectoire
12:48qui est attendue
12:49dans les chiffres des analystes
12:51pour justifier que ces valeurs
12:52ne sont pas chères.
12:53En disant,
12:53mais Nvidia,
12:54ce n'est pas cher,
12:54ça vaut 25 fois.
12:55Certes,
12:55ça vaut 25 fois l'année prochaine
12:56sur des profits
12:57qui sont censés doubler.
12:59Donc, la question,
12:59c'est est-ce qu'ils vont doubler ?
13:00Et pour qu'ils doublent,
13:01il faut que ces acteurs-là,
13:02qui sont en train de lever de l'argent,
13:04puissent continuer à investir autant.
13:06Et c'est là où,
13:06à un moment donné,
13:07à notre avis,
13:08ils ne vont pas investir autant.
13:11Ils ne vont pas pouvoir investir autant
13:12que ce qui est anticipé.
13:13et ils vont continuer à investir
13:14comme pour Internet.
13:16Mais à un moment donné,
13:17les attentes sont trop élevées,
13:19à court terme en tout cas,
13:20et il va falloir
13:21qu'il y ait une correction
13:21de ces attentes-là.
13:23Et je citerai juste un élément
13:24qui peut justifier ça,
13:25mais il y en a beaucoup.
13:26On a un certain nombre
13:28de goulots d'étranglement,
13:29mais il y en a un en particulier
13:30qui est la génération
13:31et la transmission d'énergie.
13:32Quand on met sur le papier
13:33l'ensemble des capacités
13:35de data centers
13:36qui doivent être développées,
13:37installées sur les cinq prochaines années
13:39avec la disponibilité
13:40de l'énergie nécessaire
13:41à ces data centers,
13:42ça ne matche pas.
13:44Ça ne matche pas.
13:45Donc, il y a un moment donné,
13:46voilà, encore une fois,
13:48ça se développera sur le long terme.
13:49Bien sûr.
13:49Mais à court terme,
13:51à trois, cinq ans,
13:52ça ne matche pas.
13:53La question, c'est
13:53quand est-ce que le marché
13:54va faire cette opération
13:55de se rendre compte
13:57que les chiffres,
13:58les attentes des analyses
13:59sont trop élevées
14:02et que les titres
14:03qui optiquement sont
14:03à 25 fois l'année prochaine
14:04sont peut-être à 35 fois.
14:06Oui, vous parliez justement
14:07des attentes très élevées, Bertrand.
14:09On voit des mouvements
14:12après les publications
14:13qui sont aussi
14:15qui sont assez frappants.
14:16Je pense à Intel
14:17qui a perdu 30%.
14:18Alphabet, pareil,
14:19qui avait quand même
14:20beaucoup chuté,
14:22atterri à des niveaux
14:23bas historiques.
14:25Donc, on voit
14:25que les réactions
14:26sont assez violentes
14:27aussi de ce côté-là
14:28quand les investisseurs,
14:30quand les attentes
14:31des investisseurs
14:31ne sont pas atteintes.
14:32Juste un mot peut-être,
14:35Bertrand,
14:35avant de vous passer
14:36la parole, Kevin,
14:37sur Anthropik,
14:38sur ces chiffres
14:39qui ont été publiés
14:40tout à l'heure
14:40dans l'après-midi.
14:41Donc, j'ai parlé
14:42du chiffre d'affaires.
14:43Il n'y a pas que
14:43le chiffre d'affaires
14:43qui a été publié.
14:45Peut-être que vous pouvez
14:45nous détailler un petit peu
14:47les chiffres d'Anthropik
14:47avant son IPO.
14:48Oui, parce qu'au final,
14:49on va dire,
14:49les clients
14:50de toute cette infrastructure
14:52qui s'y met en place
14:54dans les data centers,
14:55dans les changes artificiels,
14:56ce sont en fait
14:57ces sociétés
14:58qu'on connaît
14:59sous ChatGPT,
14:59sous Claude Anthropik,
15:02Grock,
15:02qui est aussi
15:02un concurrent
15:03qui est lancé
15:04par Elon Musk.
15:06Et en fait,
15:07quand on regarde
15:07ces sociétés-là,
15:08qui sont quand même
15:08ceux qui commandent,
15:10dont les commandes,
15:12ils sont en perte
15:14très importante,
15:15ils brûlent du cash.
15:18Et donc,
15:18la question,
15:19encore une fois,
15:19se pose de
15:20quand est-ce
15:21qu'ils vont être,
15:23devenir,
15:23avoir un business model
15:24qui est vertueux,
15:25qui permet de rentable.
15:26Et là, pour nous,
15:27ce n'est pas avant 10 ans.
15:28Et quand on voit,
15:29notamment sur Anthropik,
15:30quelque chose
15:30qui nous fait peur,
15:31le fait que les pertes
15:32sont abyssales
15:32à plus de 20 milliards
15:34de dollars
15:35sur un trimestre,
15:36c'est sympa
15:37de doubler son chiffre d'affaires,
15:38mais bon,
15:39ils en doublent
15:39ses pertes aussi,
15:40bon voilà.
15:41Mais l'autre élément,
15:42c'est que dans le prospectus
15:43d'introduction
15:43aux bourses d'Anthropik,
15:44ce qui est très intéressant
15:45de voir,
15:45c'est qu'ils ont un graphique
15:46où ils montrent
15:47quel est le montant
15:48d'investissement nécessaire
15:50pour soutenir
15:51une croissance
15:51de 1 dollar,
15:52du chiffre d'affaires.
15:53Et quand vous êtes
15:55en dessous,
15:55c'est génial,
15:560,8 dollars
15:57vous dépensez
15:58puis vous avez
15:581 dollar de chiffre d'affaires,
16:00aujourd'hui,
16:00sur les chiffres
16:01eux-mêmes d'Anthropik,
16:02à l'heure où on parle,
16:03on est à 1,2 dollar
16:05de dépense nécessaire
16:06pour augmenter
16:07le chiffre d'affaires
16:08de 1 dollar.
16:08Donc c'est bien plus.
16:10Cette intensité
16:10est censée
16:11continuer à monter
16:12avec une concurrence
16:13qui est aussi forte
16:14parce qu'il y a
16:14de plus en plus
16:15de ces...
16:15On ne parle même pas
16:16des Chinois, etc.
16:18Voilà,
16:18donc il y a quand même
16:19des points d'interrogation.
16:20Encore une fois,
16:20on ne dit pas
16:20que ça ne va pas se développer,
16:25comme l'Internet
16:26l'a été...
16:27Mais boursièrement,
16:29ça va passer
16:30par une purge.
16:31Oui, c'est ça.
16:31Avant d'atteindre
16:32la rentabilité,
16:34il va falloir
16:34certainement atteindre...
16:36Il y a quand même eu
16:37sur le premier semestre
16:37de cette année,
16:40Anthropik, en l'occurrence,
16:40a fait des profits
16:42sur le premier semestre.
16:44Donc voilà,
16:45il y a aussi quand même
16:46ce décalage-là
16:47entre l'investissement
16:49d'aujourd'hui,
16:50ce sera les profits
16:51de demain.
16:52Ça devrait être en tout cas.
16:53Bien sûr.
16:53On va garder ça
16:54au quotidien,
16:54mais ça devrait être
16:55les profits de demain.
16:56Et en général,
16:57cette demande
16:58ou cette puissance
16:58de calcul,
16:59cette demande
16:59en puissance de calcul,
17:00elle se précommande
17:0112 à 18 mois en avance.
17:03Alors ça,
17:03c'est peut-être
17:03une autre question,
17:04c'est que ceux
17:04qui la vendent,
17:05ils l'enregistrent
17:06dès aujourd'hui.
17:07C'est une autre question.
17:09Après, sur Anthropik,
17:10il y a aussi,
17:10voilà,
17:12aujourd'hui,
17:13il y a à peu près
17:15les trois quarts
17:16de la puissance
17:16de calcul d'Anthropik
17:17qui est faite à quoi ?
17:18Qui est faite
17:18pour créer
17:19des nouveaux modèles.
17:20Il n'y en a qu'un quart
17:21qui sert à servir,
17:22c'est-à-dire faire
17:23ce qu'on appelle
17:24du calcul d'inférence.
17:24Quand vous faites
17:25des requêtes,
17:26une fois que le modèle
17:26est créé,
17:27si à terme,
17:28ça coûte beaucoup moins cher
17:30de fournir
17:31une puissance de calcul
17:32pour répondre
17:33à cette inférence
17:33que pour faire des modèles.
17:35Et donc,
17:35si à terme,
17:35on a quelque chose
17:36qui est un peu plus équilibré
17:37entre entretenir
17:39des modèles existants
17:40ou des clients existants
17:40et financer
17:42de la recherche
17:42et développement,
17:43on peut quand même voir,
17:44je crois,
17:44un passage,
17:45ou en tout cas,
17:45un fil
17:47vers de la profitabilité
17:48et de la profitabilité
17:50dans pas trop longtemps.
17:52Après,
17:52je suis assez d'accord
17:52avec Bertrand
17:54sur un point,
17:54c'est qu'aujourd'hui,
17:55dans cet écosystème-là,
17:57il y a ceux
17:57qui dépensent beaucoup,
17:58il y a ceux
17:59qui espèrent gagner beaucoup,
18:01on a parlé
18:02d'entre-optique
18:02ou d'open AI,
18:05et puis il y a ceux
18:06qui reçoivent beaucoup,
18:07et là,
18:08il y a quand même,
18:08je crois,
18:08certains roulots
18:09d'étranglement,
18:09vous avez parlé
18:11de l'électrification,
18:12ça peut en être un,
18:13je crois qu'il y a aussi
18:14des acteurs asiatiques,
18:15notamment,
18:16qui fournissent
18:18des puces,
18:19de la mémoire,
18:22des composants nécessaires
18:23à fournir
18:24cette puissance de calcul,
18:25et eux,
18:25ce qu'ils nous disent
18:26quand même,
18:26c'est qu'ils ont
18:26une certaine visibilité
18:28sur leur carnet de commandes
18:29qui vont au-delà
18:29de 1, 2, 3, 4,
18:31même 5 ou 6 trimestres.
18:32Oui, c'est sûr,
18:32on restera évidemment
18:34attentif à cette thématique
18:35centrale de la tech
18:37et de l'IA.
18:38Bertrand,
18:40on peut peut-être
18:40dire un mot
18:41des résultats ailleurs
18:42qu'aux Etats-Unis,
18:45on peut peut-être
18:45dire un mot
18:46de l'Europe par exemple,
18:47qu'est-ce qu'on attend,
18:48qu'est-ce qu'on a déjà vu
18:49en termes de résultats
18:51d'entreprise
18:51sur les publications
18:52qui ont démarré
18:53il y a quelques semaines
18:55maintenant,
18:55notamment en Europe,
18:56je pense au secteur
18:57du luxe par exemple,
18:58mais à tous les autres secteurs
18:59qui ont publié également.
19:01Oui,
19:01l'Europe c'est un peu
19:02plus compliqué,
19:03la composition de la cote
19:04par définition,
19:05donc on a beaucoup moins
19:06de valeurs technologiques
19:07sensibles à l'intelligence
19:07artificielle,
19:08ou alors des valeurs
19:09on va dire technologiques
19:11mais considérées
19:11comme des losers,
19:12alors jusqu'à ce qu'ils soient
19:13moins,
19:13on a vu par exemple
19:14ce qui s'est passé
19:14avec les sociétés logicielles
19:15donc il y a quand même
19:16un rebond assez significatif
19:17donc il y a sans doute
19:18des opportunités
19:19à aller chercher
19:19dans ces sociétés
19:20qui sont encore étiquetées
19:21comme étant des losers
19:22même après le rebond
19:23par exemple des Capgemini
19:24ou d'autres sociétés
19:25dans le domaine
19:26des services informatiques
19:27on se rend compte
19:28que c'est un secteur
19:28qui reste quand même
19:29extrêmement peu cher
19:30et qui est nécessaire
19:31en tout cas
19:32pendant les dix
19:33premières prochaines années
19:33à la mise en place
19:34de l'intelligence artificielle.
19:36Oui et puis c'est surtout
19:36qu'on voit que
19:37dès qu'il y a une petite correction
19:38sur la tech et l'IA
19:39c'est vraiment
19:39le secteur des logiciels
19:40qui remonte directement
19:41en base.
19:42Voilà donc il y a des choses
19:43à aller chercher en Europe
19:44effectivement
19:44les résultats ont quand même
19:45été assez mixtes
19:47on va dire
19:48dans l'ensemble
19:49on a aujourd'hui
19:50par exemple
19:51donc Alstom
19:52qui est quasiment
19:52moins 30
19:53donc on va dire
19:54que les réactions de marché
19:55peuvent être aussi extrêmes
19:56sur des titres
19:57bien sûr
19:57sur des marchés
19:58qui sont aujourd'hui
19:59moins regardés
20:00que les Etats-Unis
20:02malgré les niveaux
20:03de valorisation
20:03aux Etats-Unis
20:04on voit encore
20:05des flux
20:05d'investisseurs internationaux
20:06qui vendent l'Europe
20:07pour acheter des Etats-Unis
20:08ce qui est un peu extrême
20:10convient
20:10mais voilà
20:11il y a un peu
20:12un abandon de l'Europe
20:13alors sans doute
20:13un point d'entrée
20:16intéressant
20:16mais encore une fois
20:17il faut faire
20:17de la sélection de titres
20:19regarder secteur par secteur
20:21les thématiques
20:22d'investissement
20:22les thématiques d'investissement
20:23la sensibilité
20:24aux risques politiques
20:25puisqu'on a un risque politique
20:26quand même
20:27dans certains centres de pays
20:28dont la France
20:28via la fiscalité
20:30on ne sait pas
20:30ce qui va se passer
20:31sur la fiscalité
20:32quel que soit le gouvernement
20:32qui soit élu
20:33on ne voit pas comment
20:34ils vont pouvoir
20:35ne pas augmenter
20:36encore la fiscalité
20:37ce qui ne sera pas
20:38forcément un bon signal
20:39et je rappellerai
20:40que même si on met en avant
20:41le fait que oui
20:41mais les sociétés du CAC
20:43elles font l'essentiel
20:43de leur chiffre d'affaires
20:44ou de leur profit à l'étranger
20:45elles ne sont pas taxées en France
20:46attention
20:47parce qu'il y a des moyens
20:48et il y a eu
20:49toute une tension
20:49entre Total
20:50le PDG de Total
20:51et l'Etat français
20:52il y a quelques trimestres
20:53qui montraient que
20:55par exemple
20:55on peut mettre une taxe
20:56sur les rachats d'actions
20:57et si vous êtes coté en France
20:58ça vous implique
20:59ça impacte en France
21:00et puis il y a
21:01l'extraterritorialité
21:03qui est un gros débat
21:03en disant
21:04vous êtes PDG français
21:05d'une société
21:06si vous refusez
21:07de faire taxer
21:08vos profits en France
21:09on va vous taxer vous-même
21:11donc voilà
21:12il y a des choses comme ça
21:13qui peuvent faire
21:13qu'en tout cas
21:14à tort ou à raison
21:15les investisseurs
21:16non européens
21:17peuvent avoir peur
21:17de certains pays
21:19dont la France
21:19aujourd'hui
21:20et aller chercher
21:21des économies
21:22un peu plus virtueuses
21:23en Europe
21:23comme par exemple
21:24les économies du Nord
21:25on voit que la Suède
21:26a 30% de dette
21:27sur PIB
21:27la Norvège
21:28je n'en parle pas
21:29avec un fonds souverain
21:29qui vient d'atteindre
21:30les 2000 milliards
21:31pour 4 millions
21:32et 8 millions d'habitants
21:32donc il y a
21:33au sein de l'Europe
21:34aujourd'hui
21:35un peu plus
21:35de régionalisation
21:36dans les investissements
21:38en plus des investisseurs
21:39non étrangers
21:40c'est sûr
21:41je vais vous faire réagir
21:42Kevin
21:43justement
21:43vous rappeliez
21:44évidemment
21:45les tensions politiques
21:47budgétaires
21:47sociales
21:48de la France
21:49malheureusement
21:50on n'aura pas le temps
21:50d'en parler
21:51mais c'est sûr
21:52qu'on voit
21:52que les investisseurs
21:54sont assez frileux
21:55de la France
21:56en tout cas
21:57et d'autres économies
21:59en zone euro
21:59Kevin
22:00allez-y
22:00je vous en prie
22:01vous pouvez réagir
22:02sur les résultats
22:05en tout cas
22:05la session de résultats
22:06sur les entreprises
22:07européennes
22:07ou européennes
22:08sont plutôt bons
22:10globalement
22:10sur le trimestre
22:12alors il y a
22:13clairement
22:14les entreprises
22:15du secteur énergétique
22:16mais pas que
22:17le secteur financier
22:18tient bien
22:18et sur le
22:19je trouve ça intéressant
22:20ce que vous disiez
22:21il y a les entreprises
22:21ou les pays du nord
22:22mais il y a aussi
22:22les pays du sud
22:23et on a des économies
22:25comme l'Italie
22:26comme l'Espagne
22:27la Grèce aussi
22:28encore plus
22:29la Grèce aussi
22:31dans lesquelles
22:32on a des secteurs
22:33cycliques
22:34qui fonctionnent très bien
22:34on pense notamment
22:35au secteur bancaire
22:36qui est l'archétype
22:38du secteur cyclique
22:38qui en Espagne
22:40en Grèce
22:41en Italie
22:42fonctionnent quand même
22:43très très bien
22:44donc voilà
22:45je crois que
22:46ce qui porte
22:47les marchés d'action
22:48européens
22:49c'est bien plus élargi
22:49que ce qui porte
22:50les marchés d'action
22:50américains
22:51oui c'est moins concentré
22:52en termes de valeur
22:53c'est sûr
22:54merci beaucoup messieurs
22:55Kevin Tozet
22:55membre du comité
22:56d'investissement
22:57chez Carmignac
22:58et Bertrand Puif
22:59gérant action internationale
23:00chez Fidelity
23:01merci à tous les deux
23:03d'avoir été
23:04sur ce plateau
23:05pour l'agenda rapide
23:07de la semaine
23:08qui vient
23:09on attend
23:10c'est la semaine
23:10de l'emploi aux Etats-Unis
23:11donc on attend
23:12le rapport sur l'emploi
23:14vendredi
23:14du département
23:15du travail américain
23:16une semaine
23:17qui sera
23:18évidemment rythmée
23:19par les chiffres
23:20Jolt
23:21les enquêtes ADP
23:22etc
23:23en termes de résultats
23:25la saison va encore
23:26monter en puissance
23:26avec dès ce soir
23:27les résultats
23:28d'Apple
23:29et de Palantir
23:30du troisième trimestre
23:31et puis tout au long
23:32de la semaine
23:32on attend
23:32AMD
23:33Qualcomm
23:34Arm
23:34Uber
23:34ou Novo Nordisk
23:36par exemple
23:36résultat auquel
23:37on sera
23:38assez attentif
23:39Novo Nordisk
23:40justement
23:41en Europe
23:41merci
23:42beaucoup
23:43de nous avoir suivi
23:44on se retrouve
23:44demain
23:45à midi et demi
23:46en direct
23:46sur Bsmart
23:47Sous-titrage Société Radio-Canada
23:51Sous-titrage Société Radio-Canada
23:56Sous-titrage Société Radio-Canada
23:56Sous-titrage Société Radio-Canada
23:57Sous-titrage Société Radio-Canada

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