00:00On est dans un pays où chaque année, il y a 100 000 personnes qui sont broyées physiquement ou psychiquement
00:05par le travail.
00:06Ça veut dire qu'à la place de participer à la richesse du pays, de produire du PIB, de construire
00:10des maisons,
00:11à la place, ils se retrouvent condamnés, malgré eux, à être à leur maison parce qu'on les a broyées
00:16physiquement ou psychiquement.
00:18100 000 personnes par an. C'est l'équivalent de la disparition de toute l'industrie automobile chaque année.
00:23Et ça, c'est de la poussière d'humains qu'on met sous le tapis.
00:25Et le gouvernement ne réunit pas les entreprises en disant, bon alors, qu'est-ce qu'on fait pour résoudre
00:29ce problème-là ?
00:30Ça a plus que doublé en 10 ans. Donc à la place...
00:33Vous ne trouvez pas que les entreprises contribuent assez ? Elles ne sont pas patriotes de votre point de vue
00:37?
00:37D'ailleurs, ceux qui sont à la tête des entreprises ? C'est une forme de patriotisme que vous demandez.
00:41D'abord, j'opère un grand distinguo, vous savez, dans les entreprises, selon leur taille,
00:46que ce sont les grandes firmes ou que ce sont les PME qui sont attachées à leur territoire.
00:50Je vois une grande différence. Et sur le rapport aux salariés et au fait qu'on a ce problème, par
00:57exemple, du burn-out.
00:58Le burn-out, c'est toujours pas considéré comme une maladie professionnelle.
01:03Ça veut dire qu'aujourd'hui, il peut y avoir des entreprises, je vais citer Lidl,
01:06qui peuvent produire du burn-out en série et qu'il n'aura pas un euro à payer
01:11et que c'est la Sécurité sociale qui va payer.
01:13C'est l'État qui va payer, c'est les Français qui vont payer.
01:16Vous voulez faire une taxe burn-out ?
01:17Je suis pour le broyeur-payeur. Une entreprise broie ses salariés,
01:22eh bien, elle doit payer pour ça. Ça doit se chiffrer dans sa comptabilité.
01:26Sinon, elle va continuer.
Commentaires