- il y a 15 minutes
Avec Jérôme Dubus, Eric Revel, Brice Soccol
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##ZAPPING-2026-11-03##
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NewsTranscription
00:00A vous de le dire, 10h33 à l'heure d'accueillir mes débatteurs aujourd'hui.
00:04Il n'y a pas de débatteuses, que des débatteurs.
00:06Jérôme Dubu, consultant politique et ancien élu de Paris.
00:09Bonjour Jérôme.
00:11Vous êtes mis à côté de votre comparse, Éric Revelle, journaliste, éditorialiste, Sud Radio, Grand Métain Sud Radio.
00:18Bonjour Éric.
00:19Bonjour Céphanie.
00:19J'ai fait un peu nappe tous les deux la dernière fois.
00:21On voulait vous séparer.
00:23Ça n'est pas que Jérôme Dubu était là.
00:24Je ne savais pas.
00:25Moi j'attendais Julia et je vois Éric.
00:27Je suis un peu déçu.
00:28M. Julia était malade et Éric a eu la gentillesse de la remplacer au pied levé.
00:33On l'en remercie.
00:35Brice Socol qui va adoucir cette ambiance.
00:38C'est deux politologues, essayistes, co-auteurs avec Frédéric Dhabi de L'écharpe et les tempêtes aux éditions de l
00:46'Aube.
00:46Merci d'être avec nous Brice Socol.
00:48On parlera de cette nouvelle journée noire.
00:52On ne sait pas si elle est complètement noire ou juste grise.
00:55Mais c'est vrai qu'il y a encore des lycées bloquées.
00:58Il y a trois élèves en garde à vue d'ailleurs pour avoir tenté de bloquer 48 lycées ce matin
01:03bloquées sur l'ensemble du territoire.
01:06C'est un chiffre quasi stable par rapport à hier.
01:07Sauf que bon, il y en a qui en ont marre qui aimeraient bien retourner à l'école.
01:11Est-ce que la tyrannie des autres les en empêche ?
01:14A vous de le dire 0800 26 300 300.
01:16On se posera la question aussi.
01:18Est-ce que c'est normal de vouloir fermer une chaîne de télévision ?
01:22La gauche aimerait bien voir ces news être baillonnées.
01:25Venez nous dire ce que vous en pensez au standard Emmanuel Galasso.
01:29En attendant, c'est le zapping avec vous Gilles Gansman.
01:35Tic-tac, tic-tac, qui va se réveiller à cette époque d'après vous Stéphanie ?
01:39A cette époque, c'est-à-dire ?
01:41Alors, à l'approche de Noël, qui se réveille ?
01:44Le Père Noël ?
01:45Non.
01:45Vous verrez, elle est enfin libérée et dégivrée.
02:04C'est Maria Carré.
02:06J'aimerais avoir ses droits d'auteur.
02:10Ça y est, Maria Carré revient.
02:13Elle va me casser les bonbons de moi, mais elle en...
02:17Bravo, madame.
02:18Non, mais j'aime bien.
02:19Bravo, les dégants.
02:20C'est le chic à la française.
02:23Et donc...
02:27Évidemment, pourquoi je vous en parle ?
02:29Parce que c'est d'actualité.
02:30Hier, les réseaux étant envahis par une vidéo.
02:33Alors, vous verrez, elle est en punk.
02:35Et puis d'un seul coup...
02:36Ah, je l'ai vu.
02:36Ah, ben voilà.
02:37C'est pour ça, c'est d'actualité.
02:39Elle se dégivre et elle revient pour faire...
02:42Elle se dégivre.
02:43Oui, elle se dégivre parce qu'elle est...
02:45Ah, c'était hibernatus.
02:47Oui, c'est hibernatus.
02:48À Noël...
02:49Non, parce qu'elle est toujours complètement givrée.
02:51Je l'ai dit, elle est givrée, mais alors attendez, elle fait beaucoup plus jeune.
02:54Vous avez vu, elle s'est...
02:55Exactement.
02:55On se disait, mais qu'est-ce qu'elle a fait ?
02:57C'est relouquée, bien sûr.
02:58Elle a fait la créogénisation.
02:59C'est un phénomène, nous, avec Tino Rossi, ça fait très longtemps qu'il a disparu de playlist.
03:05Il a été supplanté par Maria Carré, c'est moche.
03:07Oui, et puis, je vais retrouver son nom, le chanteur de WAM aussi, qui avait une chanson de Noël.
03:15Mais Tino Rossi, c'était un énorme succès.
03:18J'ai en mémoire la vacherie du génial Pierre Despreux, je ne sais pas si vous vous souvenez.
03:22Il disait, quand Georges Brassens est mort, j'ai pleuré, j'ai pleuré, j'ai pleuré.
03:26Et quand Tino Rossi est mort, j'ai repris deux fois des moules.
03:30Non, mais c'était plutôt la chanson de notre enfance, de Noël Tino Rossi.
03:35Oui, oui.
03:35Avec des joujoux par milliers.
03:37C'est une autre atmosphère.
03:38C'est une autre atmosphère, mais c'est incroyable que chaque année, donc Maria Carré ressorte,
03:44elle en fait, évidemment, du marketing.
03:46Elle fait ça chaque année, le 31 octobre, elle brise la glace.
03:49Elle brise la glace, elle fait sa vidéo.
03:51L'Halloween à Noël, pardon.
03:53Vous avez dit, donc, vous suivez bien, Brice.
03:55Moi, j'ai trouvé ça plutôt original.
03:57Moi, j'adore.
03:58Moi, j'adore.
03:59Moi, j'adore la mise en scène.
04:01Moi, je la trouve, voilà, je trouve que c'est original.
04:04J'ai regardé un peu, d'ailleurs, je fais une petite digression,
04:06tous les acteurs qui sont déguisés pour Halloween,
04:08il y avait quand même des choses assez extraordinaires.
04:11Je ne suis pas un fan, moi, personnellement, d'Halloween.
04:13Je trouve qu'en fait, les images que l'on a vues de ces acteurs déguisés,
04:18c'était pas mal.
04:19Ah, vous êtes sans maquillage ?
04:20Aujourd'hui, oui.
04:22Attendez, vous avez vu la main affreuse d'Haddy Cloum,
04:25pour les auditeurs qui ont suivi, c'était le défilé d'Halloween aux Etats-Unis,
04:30ils ont tous des déguisements extravagants,
04:32et Addy Cloum, chaque année, est assez impressionnante,
04:35elle nous sort des déguisements.
04:36Et là, il y avait une main horrible, on se serait cru dans un film d'horreur.
04:39Vous n'avez pas vu ça ?
04:40Non, c'est la main, vous savez, de la famille Adams.
04:43Ah oui, bien sûr.
04:43Non, non, ce soir, la main de Trump ?
04:46Je n'ai pas vu, et je ne vais pas faire cette réflexion pour Jérôme Dubu,
04:50mais plutôt pour moi-même.
04:51Mais à partir d'un certain âge, vous n'avez plus besoin de mettre un masque pour faire peur.
04:55Oh, mais non !
04:57Du tout, qu'est-ce que vous racontez ?
05:00Enfin, messieurs, il y en a une autre chose.
05:02Vous parlez pour moi, Stéphanie.
05:03Vous êtes très beau, vous j'avez dit.
05:05On pourrait vous voir.
05:06Mais non, vous êtes très beau.
05:07J'espère qu'on va encore vous voir sur ces news.
05:10Bien sûr, bien sûr.
05:12La question est en suspens aujourd'hui.
05:15On en parlera dans la deuxième partie.
05:17D'ailleurs, n'hésitez pas à venir réagir.
05:180800 26 300 300.
05:20Est-ce que vous pensez qu'il faut fermer ces news ?
05:22Parce que LFI aimerait bien.
05:24Et il y a une réunion à l'Assemblée
05:26pour voir ce qu'on fait d'une pétition lancée par...
05:29500 000 soi-disant signataires.
05:30Bon, on va en parler tout à l'heure.
05:32En tout cas, Maria Carré, c'est une bonne chanteuse.
05:35Et combien est-ce que je veux dire ?
05:36C'est un chiffre énorme.
05:38C'est énorme, hein ?
05:39J'avais le chiffre toutes les minutes,
05:41mais attendez, on l'entend partout.
05:43Ah bah oui, elle fait 15 jours,
05:46pendant un an, elle peut vivre dessus.
05:48Même deux ans ou trois ans.
05:50Toute sa génération, je pense les futurs générations.
05:53Donc, Maria Carré, de retour,
05:54ça veut dire que les fêtes sont de retour.
05:55Bon, notre réalisateur voulait vous donner
05:57un petit coup de nostalgie.
05:58Non, c'est bien.
05:59J'ai le chiffre, j'ai le chiffre.
06:02Oh, j'adore, quand tu descends dans la lucienne.
06:09Non, j'avais le sale quand j'étais petite, hein ?
06:10Avec tes joujoux par milliers.
06:16Oh, j'ai le chiffre, j'ai le chiffre.
06:16Bon, on a perdu.
06:18Mais non, mais ça nous rappelle,
06:19c'est notre Madeleine de Proust qui est aussi.
06:22Mais attendez, quand même,
06:22on n'a pas le même âge, mais...
06:24Mais c'est l'âge.
06:25J'ai envie de parler pour moi.
06:26C'est un peu sympa, Eric.
06:28On a 40 écarts, mon cher Gérôme.
06:29On l'a vérifié.
06:30Maria Carré, c'est entre 2,5 et 3 millions d'euros
06:33chaque année.
06:34Wow.
06:34Ça permet de vivre.
06:35Ah, c'est chouette.
06:37Toujours les chiffres, hein ?
06:38Il n'y a pas de souci de pouvoir d'achat, là.
06:41Attendez, ne le dites pas trop fort,
06:43Sébastien Lecornu va aller la chercher
06:44pour combler notre dette.
06:46Avec ce monde incertain,
06:47des injonctions où chacun de nos gestes
06:49sont observés, critiqués,
06:51où le plaisir a disparu.
06:54Résultat, a été publié hier,
06:56un chiffre incroyable.
06:5713 millions de personnes en France
07:00présentent des troubles psychiques
07:01et sont en dépression.
07:03Reportage du 20h, enfin du 1945 d'M6
07:06sur une association
07:09qui est comme un peu
07:10les alcooliques anonymes,
07:11sont les dépressifs anonymes.
07:13C'est un vrai souci en France.
07:15Autour de la table,
07:16ils sont 4 adultes
07:18au prénom et voix modifiée,
07:19membres des dépressifs anonymes à Paris.
07:21Tous les mardis soir,
07:22pendant une heure,
07:23ils partagent leurs émotions du quotidien.
07:26J'ai des choses en tête,
07:26j'ai des idées,
07:27j'ai des envies,
07:28mais je n'arrive pas à les faire.
07:30Je n'ai pas cet impulse
07:33qu'on peut avoir
07:34quand on est dans un état normal,
07:35entre guillemets,
07:36Les réunions s'organisent
07:38en deux temps.
07:38D'abord, chacun s'exprime,
07:40seul, sans interruption,
07:41puis vient l'échange collectif.
07:43Ce jour-là,
07:43ils parlent de leur rapport
07:44à la rumination.
07:46J'ai fait ça,
07:47je n'aurais pas dû,
07:49je n'aurais pas dû dire ça,
07:51j'aurais dû dire ça à la place.
07:52Quand je suis sous la douche,
07:53il y a des moments,
07:54je ne sais même plus
07:54si je me suis savonné ou pas.
07:55Je n'arrive plus à me souvenir
07:56si j'ai pris mes médicaments ou pas,
07:58ce genre de truc.
07:59Et c'est en permanence.
08:00Ce partage d'expériences
08:02est l'objectif
08:03des dépressifs anonymes.
08:04Créé en 2008 à Saint-Brieuc,
08:06l'association compte
08:07trois groupes en présentiel
08:08et quatre en distanciel
08:09par visioconférence.
08:11La vie n'a jamais été
08:12aussi dure mentalement.
08:14Ça, ça fait un moment.
08:15Je pense que le chiffre,
08:15c'est un Français sur cinq
08:16qui est atteint d'une maladie mentale.
08:18C'est ça le chiffre, oui.
08:20D'ailleurs, notre invité
08:21sur Sud Radio ce matin,
08:23Michel Barnier,
08:23voulait en faire
08:25une cause de l'année.
08:26Mais c'est vrai
08:27qu'on a du mal
08:29à régler le problème.
08:30Mais pourquoi est-ce
08:31que les gens se sentent mal ?
08:33Vous allez me dire
08:34que je ne suis pas sympa,
08:35mais j'ai du mal à comprendre.
08:36Moi, j'aimerais bien
08:37qu'on m'explique pourquoi.
08:38Parce qu'il y a
08:39la pression de la société,
08:40il y a la pression
08:40surtout en France.
08:41Des réseaux sociaux,
08:42il y a de l'argent,
08:43il y a la peur
08:44de ne pas pouvoir
08:44réussir à vivre correctement.
08:47Ça frappe surtout la France,
08:48les autres pays également,
08:51mais ça frappe terriblement
08:52la France,
08:53ça frappe terriblement
08:54les jeunes Français.
08:55Quand je regarde
08:55les sondages,
08:56mais ça je parle
08:57sous le contrôle de Brice,
08:59les sondages mondiaux,
09:00ils montrent que les Français
09:02de moins de 25 ans,
09:03entre 18 et 25 ans,
09:04sont les plus pessimistes.
09:06Ah bon ?
09:06Les plus pessimistes,
09:07tenez-vous bien,
09:08on est en fin,
09:10on est en queue de peloton,
09:11si je puis dire,
09:12avec les Afghans.
09:15On est au niveau
09:16des jeunes Afghans,
09:16c'est terrible.
09:18J'ai du mal
09:19à comprendre pourquoi.
09:20C'est 19% des jeunes
09:21aujourd'hui à peu près,
09:22les chiffres,
09:24beaucoup pour des raisons,
09:26plein de raisons,
09:26mais tu as l'isolement familial,
09:28l'isolement social
09:29et l'isolement familial,
09:31tu as la peur de l'échec.
09:33En fait,
09:34comme si l'éducation nationale
09:36n'apprenait plus l'échec.
09:39Ça c'est une notion importante,
09:40on n'est plus capable
09:41de gérer l'échec.
09:4319% des jeunes ?
09:45Oui, à peu près.
09:46Oui, c'est énorme.
09:47Dès qu'on a un échec,
09:48dès qu'on a un refus,
09:50dès qu'on fait,
09:51beaucoup de gens
09:52le prennent mal,
09:53donc on n'apprend pas
09:55peut-être suffisamment
09:56à gérer le non
09:57ou à gérer l'échec.
09:59C'est très français ça.
10:00Il y a un philosophe,
10:01Charles Pépin,
10:01qui a écrit un livre
10:02que j'adore,
10:03les vertus de l'échec,
10:04et il explique
10:05à quel point
10:06l'échec est important.
10:08Effectivement,
10:09et ce n'est pas le cas
10:09aux Etats-Unis,
10:10on peut critiquer
10:10les Etats-Unis,
10:11on en parlera d'ailleurs
10:12tout à l'heure
10:12de Donald Trump
10:13qui est en train de l'échec.
10:14Non, c'est même
10:14constitutif aux Etats-Unis,
10:15l'échec.
10:16On aime les rebonds,
10:18on aime celui
10:19qui a connu un échec
10:20parce qu'il va rebondir,
10:21mais ça tient peut-être
10:22aussi,
10:22je ne sais pas si c'est
10:23spécifique à la France,
10:24à la façon dont on élève
10:26de plus en plus
10:27nos enfants rois.
10:29Parce que quand vous élevez
10:30un enfant roi
10:30qui est au centre de tout,
10:31en fait,
10:32il ne tolère plus
10:33aucune frustration,
10:34cet enfant roi.
10:35Et comme il ne tolère
10:36plus aucune frustration,
10:37l'échec étant une frustration,
10:39il ne tolère pas l'échec.
10:41Alors, je ne dis pas
10:41que ça rend dépressif,
10:43mais il y a aussi autre chose.
10:44Moi, je pense
10:45qui a impacté nos vies,
10:46alors parfois
10:46à l'insuline au plein gré,
10:47c'est quand même
10:47la crise du Covid.
10:49Moi, je vais vous dire,
10:50le confinement...
10:51Mais attendez,
10:52il y a une espèce de trou
10:53dans toutes nos vies.
10:55Et ça, à mon avis,
10:57on n'en est pas tous conscients,
10:58mais ça...
10:59Et notamment les jeunes,
11:00notamment les jeunes
11:01qui sortent plus
11:01par définition
11:02que les gens
11:03comme Jérôme Dubu,
11:05qui est un peu plus âgé,
11:06qui est un peu plus âgé,
11:07qui est un peu plus âgé.
11:08Je t'ai réservé une place
11:09à l'épargne.
11:10Je pense que ça
11:11les a énormément contraints
11:12et abîmés.
11:13Et puis, peut-être
11:14ce sentiment
11:15que la vie est fragile.
11:16Oui, mais pourquoi
11:17est-ce qu'on se retrouve
11:18au niveau des jeunes afghans ?
11:19Moi, je veux bien
11:20que les jeunes afghans
11:21soient malheureux,
11:22mais les jeunes afghans,
11:23ils sont plutôt
11:24plus malheureux que nous.
11:25Enfin, je...
11:26Je pense que les réseaux sociaux...
11:27J'avoue que j'ai du mal
11:27à comprendre.
11:27Les réseaux sociaux,
11:28et puis bon,
11:29les menaces ont toujours...
11:30Non, mais attendez,
11:30les réseaux sociaux,
11:31ils sont dans tous les pays.
11:33Pourquoi est-ce qu'on est
11:33aussi pessimiste en France ?
11:35C'est une vraie question.
11:36Je n'arrive pas
11:36à avoir la réponse.
11:37Eh bien, on va y répondre
11:37peut-être tout à l'heure.
11:38On marque une pause.
11:39On se retrouve dans quelques instants
11:40avec vous sur Sud Radio.
11:42À vous de le dire,
11:43merci de nous rejoindre
11:44avec Jérôme Dubu,
11:45Éric Revelle,
11:46Brice Socol
11:47et le zapping de Gilles Gansman.
11:49On parlait de ces Français
11:51déprimés.
11:51Le fameux zapping.
11:51C'est vrai que c'était
11:52assez passionnant
11:53comme entame de conversation
11:54avec vous.
11:55Jérôme Dubu,
11:56soulevé à juste titre,
12:00c'est vrai qu'il y a 13 millions
12:01de Français
12:02qui se disent
12:04en dépression.
12:05Ça fait beaucoup.
12:05Et Brice Socol
12:06qui soulignait
12:07quelque chose d'important.
12:08Vous parliez, Éric Revelle,
12:09il y a quelques instants
12:10du Covid.
12:10Mais c'est vrai qu'il y a eu
12:11aussi ces attentats
12:12qui ont marqué la France.
12:13Les attentats de 2015,
12:15notamment le Bataclan.
12:17On est passé d'une société
12:19où on pensait
12:20que le danger était éloigné,
12:21était dans d'autres pays.
12:22On a pris conscience,
12:23une majorité de Français
12:24ont pris conscience
12:24que le danger était aussi
12:26sur notre territoire.
12:27Et ça, ça a aussi
12:29psychologiquement changé
12:30nos rapports
12:30à l'autre
12:31et nos rapports aux autres.
12:32Alors, vous ne le savez peut-être pas,
12:34je vous l'apprends.
12:35Aujourd'hui,
12:35ce sont les midterms
12:36aux Etats-Unis.
12:37Comme vous n'êtes pas
12:38vraiment spécialiste,
12:39je vous donne
12:41cette information importante
12:43de l'actualité du jour.
12:45Et là-bas,
12:46la publicité politique
12:48est autorisée
12:49à la télévision.
12:50Les écrans étaient envahis.
12:52Mais aujourd'hui,
12:53les publicités sont faites
12:54à partir de l'IA.
12:56Ça veut dire
12:56que les partis politiques
12:57montrent une réalité
12:58qui n'existe pas.
13:00et peuvent donc
13:01manipuler
13:02la population.
13:03C'est la plus mensongère.
13:04Ben oui, non.
13:05Vous mettez quelqu'un
13:06qui se fait agresser
13:07mais cette agression
13:08n'a jamais eu lieu
13:09puisque ça a été fait
13:10avec l'IA.
13:11Et donc, vous pouvez...
13:11C'est autorisé, ça ?
13:13Ben oui.
13:14Si vous voulez parler
13:14des agressions,
13:15c'est une image
13:16d'illustration.
13:17Reportage
13:18de BFM Technique,
13:20BFM Technico
13:21qui parlait
13:22de l'arrivée de l'IA
13:23dans les publicités américaines
13:25des midterms.
13:26Et après,
13:26on se demandera
13:27si on devrait avoir
13:27de la publicité
13:28pour les politiques
13:29en France.
13:30Cette scène a été fabriquée
13:31par l'intelligence artificielle
13:32pour une publicité politique.
13:34La promotion
13:35de ces publications
13:35a coûté
13:36près de 140 millions
13:37de dollars
13:38depuis le début
13:38de la campagne.
13:39Le candidat démocrate
13:40du Michigan
13:41au poste de sénateur
13:42Abdoul El Saïed
13:43représenté
13:44pendant une partie
13:45de jeux de société
13:45célébrant le 11 septembre.
13:47Cette scène a été fabriquée
13:48par l'intelligence artificielle
13:49pour une publicité politique
13:51soutenue par une organisation
13:52proche du républicain
13:53Ted Cruz.
13:54Selon un groupe
13:55de recherche universitaire,
13:56220 publicités politiques
13:58utilisant l'IA
13:59ont été publiées
14:00pour ces élections
14:00de mi-mandat.
14:01Ça ne représente
14:02encore que
14:031 à 2%
14:05du total
14:05qui est dépensé
14:06dans cette campagne
14:07qui est estimée
14:08à 10 milliards de dollars.
14:09Donc en total,
14:10ça reste encore faible.
14:11La promotion
14:12de ces publications
14:13a coûté
14:13près de 140 millions
14:15de dollars
14:15depuis le début
14:16de la campagne.
14:17Des chercheurs
14:17estiment que les vidéos
14:18ont pour but
14:19de mobiliser
14:19un électorat
14:20déjà acquis
14:20ou récolter
14:21des fonds supplémentaires
14:22mais difficile
14:23d'en connaître l'impact.
14:25Est-ce que ça peut faire
14:26basculer
14:26des électeurs
14:27d'un camp à l'autre ?
14:28Ça aujourd'hui,
14:29personne ne peut le dire.
14:30On soupçonne que oui
14:31mais on n'en connaît pas l'ampleur.
14:33Deux questions.
14:33Est-ce qu'on doit autoriser
14:34l'IA en politique
14:35et la deuxième,
14:36est-ce qu'on devrait
14:38avoir
14:38des publicités
14:40pour les campagnes
14:41en France ?
14:42À la télé.
14:43D'abord,
14:44c'est la campagne
14:44la plus chère
14:45que les Etats-Unis
14:46aient connue.
14:47Absolument.
14:47Toutes campagnes confondues,
14:49présidentielles,
14:50l'équivalent
14:51de nos législatives
14:52et de nos sénatoriales
14:54qui se déroulent
14:55dans des conditions différentes
14:55mais c'est à peu près ça.
14:5810 milliards de dollars,
14:59c'est considérable,
15:00plus que les présidentielles
15:01précédentes
15:02et pour répondre
15:03aux deux questions,
15:04l'IA,
15:05c'est déjà fait.
15:06Oui.
15:07Même en France,
15:08c'est déjà fait.
15:08Alors pas à ce niveau-là
15:09puisqu'ils sont en avance
15:10par rapport à nous
15:11comme souvent
15:11mais je ne vois pas très bien
15:13comment on pourrait
15:13interdire ça maintenant.
15:14Le pli est parti
15:15et c'est terminé.
15:16pour moi,
15:17c'est un combat d'arrière-garde
15:18que d'interdire ça.
15:19Après,
15:19on peut le contingenter,
15:20on peut limiter peut-être
15:22les plafonner,
15:23plafonner les dépenses,
15:24etc.
15:25Mais pour moi,
15:26le coup est parti
15:26et deuxièmement,
15:28oui aussi,
15:29pourquoi pas faire
15:30de la publicité comparative
15:32vis-à-vis des hommes politiques,
15:33ce serait pas mal.
15:34Ce serait pas mal.
15:35Moi,
15:36je suis assez pour.
15:36Mais ils le font déjà
15:37plus ou moins,
15:38non, quand même ?
15:39Pas en télé,
15:39pas comme aux Etats-Unis.
15:41Non,
15:41pas de manière aussi
15:42décomplexée.
15:42Le prochain sénateur
15:43votait pour moi.
15:44Et l'autre est un connard.
15:46Oui,
15:46mais c'est toute la journée
15:47sur les débats
15:48des chaînes d'info
15:49et des réseaux sociaux.
15:50Mais justement,
15:50la responsabilité,
15:51vous aurez tout à l'heure
15:52votre débat sur CNews,
15:54ça permettrait
15:54d'enlever la responsabilité
15:55aux chaînes
15:56et de pouvoir faire
15:57sa propagande
15:58sans passer par
15:59les chaînes de télévision.
16:01C'est vous-même
16:02qui ferez votre propagande.
16:03Il y aurait la propagande
16:04de partis politiques
16:06de M. Mélenchon
16:07et la même
16:08de Marine Le Pen.
16:10C'est possible aux Etats-Unis
16:11parce que le financement privé
16:12est autorisé.
16:14Alors qu'en France,
16:14le financement privé
16:15n'est pas autorisé.
16:16Donc,
16:16vous arrivez très rapidement
16:18à un plafonnement financier.
16:20Aux Etats-Unis,
16:21il n'y a pas de limite financière.
16:22Donc,
16:23vous pouvez y aller.
16:24Et Juliette Riouffol
16:25qui programme cette émission
16:26me rappelle à juste titre
16:27que Sarah Knafot
16:28lors de sa campagne municipale
16:30avait fait plein de spots hier.
16:31On a vu...
16:32Oui,
16:32c'est vrai.
16:33Sur les réseaux sociaux.
16:34D'ailleurs,
16:35qui émerge largement
16:37le doigt beaucoup
16:38aux réseaux sociaux
16:38et à certains spots
16:40réalisés avec l'IA.
16:41Donc,
16:42c'est vrai,
16:42vous avez parfaitement raison,
16:43Jérôme Dumeux.
16:44C'est déjà le cas.
16:44C'est un combat
16:45de la guerre.
16:46Juliette a toujours raison.
16:48Mais...
16:49Non,
16:49mais...
16:50Mais c'est un...
16:51Non,
16:52mais évidemment,
16:53c'était incroyable
16:53la campagne de...
16:54Je n'y ai pas pensé,
16:55mais la campagne
16:56de Sarah Knafot
16:57était folle.
16:57Et je vous dis,
16:58David Listard
16:58qui émerge grâce à ça.
17:00Donc,
17:00bon,
17:01c'est déjà
17:03un moment fait.
17:03Donc,
17:04pourquoi ne pas l'autoriser,
17:05clairement,
17:05et la télé
17:07comme un vieux média ?
17:08Donc,
17:08est-ce que...
17:09qui existe encore,
17:10heureusement.
17:11Brice,
17:11comme vous vous pensez ?
17:12Ça fait partie
17:13des outils d'opinion
17:14aujourd'hui.
17:14On le voit bien.
17:15Aujourd'hui,
17:16tous les candidats,
17:16et Mélenchon a été
17:17le premier,
17:18un des premiers à le faire,
17:20c'est qu'en fait,
17:21on met de côté
17:22les médias traditionnels
17:23et on a ses propres médias.
17:25Il a son propre média
17:26depuis 2017
17:28et il choisit...
17:29C'est un peu
17:29ce qu'a fait Trump aussi.
17:31C'est exactement
17:31ce qu'a fait Trump,
17:33évidemment.
17:34On soit tirant de X.
17:35Bien sûr.
17:36Et c'est ce qu'a fait
17:37le parti 5 étoiles
17:38en Italie,
17:39c'est-à-dire qu'on met
17:40de côté les médias
17:41traditionnels,
17:42Pépé Griot à l'époque,
17:44on n'utilise plus
17:45les partis traditionnels
17:46et on communique
17:46comme on a envie
17:47de communiquer
17:47avec nos propres supports
17:48et l'IA est un outil
17:50qu'on va utiliser
17:51pour faire passer
17:52notre message.
17:53Donc, on n'est pas dans...
17:55Évidemment,
17:55je partage ton avis,
17:57c'est que le sujet financier
17:58viendra limiter l'IA
18:00dans les campagnes officielles.
18:03Néanmoins,
18:03aujourd'hui,
18:04il est présent
18:04sur l'ensemble
18:05des réseaux sociaux
18:05et c'est une manière...
18:06C'est un outil
18:07de communication
18:08et un outil d'opinion
18:10complémentaire
18:11dans le cadre
18:11d'une compagnie électronique.
18:11Mais qui regarde encore
18:12les spots officiels
18:14qu'on voit
18:14sur le service public ?
18:16Personne ne l'a jamais regardé.
18:17Personne ne l'a jamais regardé.
18:18Non, mais au secours,
18:19c'est tellement...
18:21Pardon,
18:21mais ça fait très ringard
18:23par rapport à ce qu'on peut voir
18:24sur les réseaux sociaux.
18:25Dans le fond,
18:26c'est déjà autorisé
18:27puisque les réseaux sociaux,
18:29c'est ce qui crée
18:30quand même un petit peu
18:30le débat et la dynamique,
18:32non ?
18:32Non, mais ça peut être
18:32une façon
18:33de faire voter les jeunes
18:36aussi,
18:36si vous les touchez
18:37via les réseaux sociaux
18:38parce qu'il y a quand même
18:38un pourcentage d'abstention
18:40qui est non négligeable.
18:41Bon, maintenant,
18:42il y a un danger évident,
18:43pardon,
18:43mais même si vous illustrez
18:45un phénomène qui existe...
18:46C'est la manipulation.
18:47Ben, pardon,
18:48mais puisqu'on fait la chasse
18:50aux fake news,
18:50il y a quand même...
18:51C'est ce que je disais
18:51dès le départ.
18:52Un petit sujet.
18:53Après,
18:55comme sur les réseaux sociaux,
18:56en fait,
18:57on est victime
18:57d'une sorte
18:57de confinement algorithmique
19:00parce qu'en réalité,
19:01vous ne faites que
19:02renforcer vos convictions
19:03mais vous n'êtes jamais
19:04dans le débat critique
19:05puisque vous ne recevez
19:06des postes,
19:06finalement,
19:07en fonction de l'algorithme
19:08ou des vidéos
19:09qui...
19:09Ça, c'est terrible.
19:10Mais oui,
19:11mais qui confondent
19:12vos opinions
19:13et pas qui les mettent
19:15en danger.
19:16C'est une catastrophe.
19:16Donc, en fait,
19:17si vous faites une...
19:18Je pense aussi
19:19aux hologrammes
19:20qu'avait utilisé
19:21Jean-Luc Mélenchon,
19:21par exemple.
19:22Oui, oui.
19:23Alors, l'hologramme,
19:24vous allez me dire,
19:24c'est une réalité
19:26virtuelle
19:27mais c'est une réalité.
19:28Mais dans cet enferment
19:30algorithmique
19:30dans lequel on est tous
19:31sur les réseaux sociaux,
19:33si vous êtes proche
19:35de Sarah Knafow,
19:35vous allez recevoir
19:37cette vidéo
19:38qui vante sa campagne
19:39à Paris, par exemple,
19:40parce qu'on parlait
19:40de celle-là,
19:41mais vous ne recevrez pas
19:43forcément les critiques
19:45outrancières
19:45de Mélenchon.
19:46Et c'est pareil
19:47pour des sujets
19:47extrêmement clivants
19:49comme notamment
19:50le conflit israélo-palestinien.
19:53Des élections
19:53où on sait
19:54qu'il y a une forte abstention
19:55comme limite-termes
19:56aux Etats-Unis,
19:57en général,
19:57il y a plus d'abstention
19:58qu'aux présidentielles.
20:00Ce soir,
20:00ça sera peut-être le cas,
20:01je ne sais pas.
20:01Il paraît que ça a beaucoup voté
20:03dans les votes anticipés.
20:05Donc, on va voir
20:05ce que ça donne.
20:0652 millions, je crois.
20:07Donc, en réalité,
20:09c'est celui qui mobilise
20:10le mieux son camp
20:11qui va gagner.
20:13Et donc,
20:13l'IA est très importante
20:15dans ce cas-là
20:15pour mobiliser son électorat.
20:18Si vous avez...
20:19Le problème,
20:20on en reviendra peut-être
20:21à Trump tout à l'heure,
20:22mais s'il ne mobilise pas
20:23son électorat,
20:24il va prendre une veste
20:25monumentale ce soir.
20:26Est-ce qu'il y a un impact
20:27de ces vidéos
20:28sur le vote ?
20:29Est-ce qu'on a mesuré
20:30la publicité
20:31aux Etats-Unis
20:32de son impact ?
20:33J'imagine que
20:33s'ils investissent autant,
20:35c'est parce que
20:35ça fait changer
20:37l'opinion des gens ?
20:38Moi, je pense que ça ne fait
20:39pas forcément changer
20:39l'opinion des gens,
20:40mais là où je te rejoins,
20:41c'est dans une campagne électorale,
20:43qu'elle soit nationale
20:44ici en France
20:44ou aux Etats-Unis.
20:46La première des préoccupations,
20:47c'est mobiliser
20:48son propre électorat.
20:49On le voit sur une élection
20:52législative,
20:52les candidats,
20:53ou municipales,
20:54qui sont municipales,
20:54qui sont sortes des municipales.
20:55On va d'abord
20:56dans les quartiers
20:56où tu as travaillé
20:59un électorat
21:00qui t'est mécaniquement favorable.
21:02Et là,
21:03on utilise
21:03tous les outils
21:04de communication.
21:05Et on ne va pas
21:06perdre du temps
21:07et perdre de l'argent.
21:08dans des quartiers
21:09où tu sais
21:09que l'électorat
21:10n'est pas le tien.
21:11Donc, c'est utile
21:12pour mobiliser
21:13son propre électorat,
21:14c'est certain.
21:15On se retrouve
21:16dans quelques instants,
21:17ce sera le point
21:17sur l'actualité
21:18avec Clément Slobari
21:19à 11h.
21:20Et puis,
21:20cette question,
21:21vous parliez de CNews
21:22il y a quelques instants,
21:24Gilles Gansman.
21:24Une pétition déposée
21:26sur le site
21:26de l'Assemblée nationale
21:27par un député LFI
21:29réclame de supprimer
21:31CNews
21:31de l'audiovisuel français.
21:33N'empêche que
21:33la pétition,
21:34elle rassemble
21:35plus de 650 000 signatures,
21:38en tout cas,
21:38c'était le cas hier soir
21:39à tel point
21:40qu'il y a une réunion
21:41à l'Assemblée nationale
21:42aujourd'hui
21:43pour les suites
21:44à lui donner.
21:44Alors vous,
21:45qu'est-ce que vous en pensez ?
21:46Est-ce qu'on parle
21:46de censure ou non ?
21:48A vous de le dire,
21:490 826 300 300.
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