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  • il y a 43 minutes
Le 27 octobre, la commission des affaires économiques du Sénat auditionnait Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l'Energie, sur le budget pour 2027. La ministre a présenté les mesures mises en place par le gouvernement à l'automne pour faire face à la flambée des prix des carburants : libération de barils stratégiques de gazole et aide aux grands rouleurs. Elle a voulu rassurer les sénateurs sur l'approvisionnement en gaz en France, pour l'hiver 2027. "Nous n'avons pas de craintes sur la sécurité d'approvisionnement", a-t-elle affirmé. Année de Production :

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00:00:00Générique
00:00:10Bonjour à tous, bienvenue dans 100% Sénat, l'émission qui vous emmène au cœur du travail parlementaire.
00:00:16Le gouvernement annonce que le gasoil a baissé de 15 centimes en moyenne dans les 48 heures.
00:00:21Alors c'est une moyenne, mais la baisse est permise par la libération des stocks stratégiques.
00:00:26Maude Bréjon, la ministre de l'énergie, a expliqué devant les sénateurs la semaine dernière
00:00:31comment le gouvernement s'est assuré que la baisse de ces stocks stratégiques allait se traduire par une baisse des
00:00:36prix.
00:00:37Cette audition, elle marque avec vous le début des travaux que nous conduisons sur le projet de loi de finances
00:00:442027.
00:00:45L'examen du budget se déroule cette année dans un contexte national et international particulièrement difficile,
00:00:52secoué par la guerre en Iran et ses répercussions sur les approvisionnements et les prix de l'énergie,
00:00:59mais aussi par une crise du pouvoir d'achat qui alimente la colère sociale dans notre pays.
00:01:05Depuis le début de la crise au Moyen-Orient, le prix de l'essence a augmenté d'environ 30%
00:01:12et celui du gasoil d'environ 50%.
00:01:15Plusieurs centaines de millions de barils issus des réserves stratégiques de pétrole
00:01:21ont récemment été libérés de manière coordonnée par les États membres de l'Agence internationale de l'énergie.
00:01:30Malgré cela, les prix du brut restent particulièrement élevés.
00:01:35La question de la sécurisation durable des voies d'exportation n'étant toujours pas réglée.
00:01:44En outre, les capacités mondiales de raffinage ont diminué en raison des frappes sur les installations,
00:01:52ce qui crée un goulot d'étranglement et pousse les raffineurs à augmenter leurs demandes de pétrole
00:01:59pour profiter des marges exceptionnelles qu'ils dégagent.
00:02:03En effet, Total Energy a annoncé il y a quelques jours que ces marges de raffinage avaient bondi de 146
00:02:12% en l'espace d'un trimestre.
00:02:15Le gouvernement a annoncé une baisse des prix à la pompe de 12 à 18 centimes d'euros par litre
00:02:22entre les mois de novembre et janvier
00:02:26grâce à la vente à prix réduit de 10 millions de barils issus des stocks stratégiques.
00:02:34Madame la ministre, quelles assurances le gouvernement a-t-il reçues à cet égard ?
00:02:40Quel est aujourd'hui l'état de nos stocks stratégiques ?
00:02:45Si les tensions venaient à perdurer sur les marchés, par exemple en cas d'escalade militaire après les élections américaines
00:02:54de mi-mandat,
00:02:56quelle marge de manœuvre aurions-nous pour maîtriser les prix ?
00:03:01À l'approche de l'hiver, ces inquiétudes concernent également le gaz puisque les stocks dans l'Union européenne sont
00:03:09historiquement bas
00:03:11avec un taux de remplissage de 72% au 1er octobre dernier.
00:03:18Qu'en est-il du stock français ?
00:03:20Alors que le prix repère a augmenté de 42% depuis le début de l'année,
00:03:26quelles mesures le gouvernement envisage-t-il de prendre pour enrayer la hausse,
00:03:32notamment en cas d'un hiver rigoureux ?
00:03:36Malgré la situation que je viens de décrire, le gouvernement n'a inscrit aucun crédit
00:03:42au titre de nouvelles mesures exceptionnelles de protection des consommateurs.
00:03:47Pourtant, tout laisse à croire que les prix de l'énergie resteront élevés dans les mois à venir.
00:03:55Ce sujet a été débattu lors du Conseil européen des 15 et 16 octobre.
00:04:01Le président de la République a réalisé une tournée dans le Golfe pour sécuriser nos approvisionnements
00:04:08et vous discuterez après-demain de cette question avec vos homologues européens
00:04:15ainsi que des moyens permettant de réduire les coûts de l'électricité.
00:04:21Les mesures d'aide aux grands rouleurs ont jusqu'à présent été financées par des gels de crédit,
00:04:27notamment du programme 345, Service public de l'énergie.
00:04:33Qu'en sera-t-il l'an prochain ?
00:04:35Comptez-vous uniquement sur la hausse des prix de l'énergie
00:04:39et mécaniquement sur la baisse des charges de services publics de l'énergie
00:04:45pour aider les Français qui en ont le plus besoin.
00:04:50Enfin, le gouvernement a récemment annoncé le lancement de la deuxième phase du plan d'électrification,
00:04:57mais son financement reposera largement sur les certificats d'économie d'énergie.
00:05:04Je rappelle une nouvelle fois que le fonctionnement et les résultats de ce dispositif
00:05:10sont critiqués par la Cour des comptes et par l'Inspection générale des finances.
00:05:15En outre, le coût des C2E est répercuté sur les factures de l'ensemble des consommateurs,
00:05:23à commencer par le prix à la pompe, quel que soit leur niveau de revenu,
00:05:28ce qui relève d'une forme d'injustice sociale.
00:05:32Pour résumer, n'y a-t-il pas une forme d'insincérité budgétaire
00:05:36sur les crédits liés à l'énergie du fait des mécanismes extra-budgétaires mis en place
00:05:43et d'une situation certes peu prévisible,
00:05:46mais qui, semble-t-il, n'est pas appelée à se débloquer avant la fin de l'année ?
00:05:52Madame la Ministre, voilà les quelques questions transversales que je souhaitais vous poser.
00:05:58Mes collègues ne manqueront pas de les compléter à la suite de votre intervention liminaire
00:06:05et, en particulier, c'est le premier commissaire auquel je cèderai la parole après votre intervention,
00:06:11Daniel Grumillet, qui est notre rapporteur sur toutes les questions énergétiques.
00:06:16Voilà, sans plus tarder, je vous remercie encore une fois de votre présence dans cette salle.
00:06:20Je vous cède la parole et je rappelle que cette audition fait l'objet d'une captation vidéo
00:06:26et d'une diffusion en direct sur le site Internet du Sénat.
00:06:32Je donne aussi toutes ces précisions parce que nous accueillons aussi dans cette recette
00:06:35de nouveaux commissaires qui n'ont pas forcément encore bien l'habitude
00:06:39de la façon dont se déroulent nos auditions.
00:06:43Madame la Ministre, je vous cède la parole bien volontiers.
00:06:46Merci, Madame la Présidente.
00:06:48Mesdames et Messieurs les sénatrices et les sénateurs, permettez-moi, pour commencer,
00:06:52de vous féliciter toutes et tous pour vos élections ou réélections respectives
00:06:58et de vous féliciter également, vous, Madame la Présidente,
00:07:02pour votre conduction à la tête de la Commission des affaires économiques.
00:07:05Je vous remercie pour votre invitation.
00:07:08La dernière remonte à mai et le secteur de l'énergie, vous l'avez dit,
00:07:11n'a pas manqué d'actualité depuis.
00:07:13Je suis heureuse d'en discuter avec vous aujourd'hui,
00:07:16à l'aune des discussions budgétaires qui auront lieu dans les tout prochains temps au Sénat.
00:07:21Et pour répondre à vos propos, je reviendrai successivement sur vos quatre interrogations.
00:07:26Les carburants et la libération de nos stocks stratégiques,
00:07:30le financement des aides, la situation du gaz et de notre sécurité d'approvisionnement
00:07:35et enfin le plan d'électrification qui constitue notre réponse de long terme à la crise actuelle.
00:07:41Commençons par les prix du carburant, puisque c'est ce qui fait le quotidien de nos concitoyens,
00:07:47de nos entreprises, de nos collectivités.
00:07:50Cela fait près de huit mois que nous faisons face à cette crise
00:07:53et que nos compatriotes en subissent de plein fouet les conséquences.
00:07:57Le Brent atteint aujourd'hui près de 115 dollars le baril.
00:08:00C'est un niveau historiquement haut qui s'explique par l'intensification des attaques au Moyen-Orient
00:08:07contre les infrastructures énergétiques saoudiennes et contre les navires qui transitent par le détroit d'Hormuz.
00:08:13Les cours évoluent toutefois rapidement.
00:08:16On l'a vu là encore ces derniers mois.
00:08:18Ils ont d'ailleurs connu une baisse mi-octobre sous l'effet de plusieurs facteurs
00:08:21et notamment la reprise d'exportations pour certains producteurs du Golfe.
00:08:26Ces derniers jours, ils sont repartis à la hausse.
00:08:29En résumé, la situation est très instable, très volatile et nous ne sommes pas maîtres de cette crise.
00:08:36Pourtant, nous ne sommes pas restés les bras croisés.
00:08:39Dans la continuité de l'engagement pris par le président de la République lors du dernier G7,
00:08:44le gouvernement a pris une décision à la fois importante et idédite.
00:08:49La libération d'une partie de notre stock stratégique sur trois mois, soit 10 millions de barils de gazole,
00:08:56en les vendant à leur prix historique d'acquisition, c'est-à-dire à un prix significativement inférieur au prix
00:09:02de marché,
00:09:03près de quatre fois inférieur au prix de marché.
00:09:06L'objectif, vous le savez, c'est évidemment de tirer les prix vers le bas.
00:09:10Cela représenterait une réduction allant jusqu'à 18 centimes par litre à la pompe,
00:09:15soit près de 10 euros d'économie à chaque plein et ce, pendant trois mois.
00:09:20Elle concerne les carburants routiers, mais aussi, et ce n'est pas suffisamment mentionné peut-être dans les relais ici
00:09:26ou là,
00:09:27le gazole non routier utilisé pour les agriculteurs, pour les pêcheurs, pour le BTP, ainsi que le fuel domestique.
00:09:34Cette mesure profitera donc réellement à chaque Français.
00:09:37Et nous avons échangé à ce sujet avec les opérateurs pétroliers et les distributeurs,
00:09:43avec le Premier ministre et avec mon collègue ministre Serge Papin,
00:09:46afin de nous assurer que l'ensemble des acteurs jouent le jeu et que l'ensemble des conditions soient bien
00:09:51remplies,
00:09:52afin que tous les territoires et tous les types de distributeurs,
00:09:56qu'ils soient de très grands distributeurs dont on connaît les noms,
00:10:00jusqu'aux petites stations indépendantes, puissent en bénéficier et impacter cette baisse à l'ensemble de leurs consommateurs.
00:10:09Afin de mettre en œuvre le dispositif et de garantir son impact à la pompe,
00:10:13on a donc travaillé à mettre en œuvre quatre garanties.
00:10:16La première garantie, c'est une obligation par décret de répercuter l'avantage lié à ses barils bradés jusqu'au
00:10:22consommateur.
00:10:23On a signé un décret qui encadrera la vente de ses stocks en imposant que l'intégralité de l'avantage
00:10:28soit répercutée jusqu'au client final,
00:10:31c'est-à-dire jusqu'au français.
00:10:32Ce ne sera pas une recommandation pour les distributeurs, mais bien une obligation.
00:10:37Deuxième garantie, la traçabilité de cette répercussion,
00:10:40pour nous assurer que personne ne se refait sur le dos des Français et donc ne profite de la crise.
00:10:47La baisse permise par la libération des stocks figurera donc sur les factures de chaque maillon de la chaîne
00:10:53et sera affichée jusqu'au bout dans les stations.
00:10:56Troisième garantie, la transparence sur les volumes libérés.
00:10:59Chaque semaine, le gouvernement publiera les volumes libérés au profit des metteurs à la consommation,
00:11:04la baisse de coûts correspondantes et les prix moyens à la pompe au niveau national.
00:11:09Vous pourrez ainsi constater chiffre en main, la mise en œuvre et l'impact de la mesure.
00:11:14Quatrième garantie, le contrôle durant toute la durée du dispositif.
00:11:20La confiance n'exclut pas le contrôle.
00:11:22Les services de l'État vérifieront les prix et les marges des distributeurs,
00:11:26comme on le fait depuis plusieurs mois.
00:11:28Et si un acteur ne joue pas le jeu, nous conservons, si nécessaire, la possibilité d'encadrer les marges.
00:11:34J'insiste néanmoins sur le fait que, depuis le début, les distributeurs ont joué le jeu,
00:11:40on a mesuré l'évolution des marges et nous n'avons pas observé d'évolution indue, de marge indue,
00:11:47qui se ferait au détriment des Français.
00:11:51Je tiens à rassurer par ailleurs, nous ne remettons pas en cause notre sécurité d'approvisionnement,
00:11:56malgré la libération d'une partie de ces stocks.
00:11:58Nos stocks étaient pleins.
00:12:01L'attention n'est actuellement pas sur le risque de manquer de produits en France,
00:12:04mais sur les prix à la pompe, vous le savez.
00:12:06Nous continuerons ainsi à être en mesure de réaliser des libérations de stocks stratégiques
00:12:10pour pallier à des difficultés locales, comme nous le faisons depuis le début de cette crise,
00:12:14par exemple dans le Grand Est, lié à des tensions logistiques spécifiques.
00:12:18En parallèle, nous continuons de soutenir nos concitoyens
00:12:21qui sont tous les jours confrontés à la hausse des prix du carburant pour aller travailler.
00:12:25Les aides ont été récemment renouvelées et renforcées.
00:12:28L'aide aux grands rouleurs a été élargie, là encore, et renforcée, renouvelée.
00:12:34Elle passe de 20 à 40 centimes par litre en moyenne, soit 100 euros pour trois mois
00:12:40et concerne pour son deuxième versement jusqu'à 5,5 millions de personnes
00:12:46contre 3 millions initialement.
00:12:49Le plafond de défiscalisation de la prime carburant fixé à 300 euros
00:12:53puis porté à 600 en juin atteint désormais 1 000 euros par an.
00:12:57Et enfin, les guichets sectoriels sont évidemment prolongés jusqu'en décembre.
00:13:01Je pense évidemment, encore une fois, aux pêcheurs, aux agriculteurs, au BTP
00:13:06et des mesures adaptées pour les aides à domicile et les infirmiers libéraux.
00:13:10J'en viens maintenant à la question sur le financement des aides carburant.
00:13:14Comme vous le savez, les aides ont été financées en urgence sur le programme 174,
00:13:18donc le programme énergie, climat et après-mine du budget 2026,
00:13:22par deux décrets d'avance.
00:13:24Concernant 2027, nous ne disposons évidemment pas d'une boule de cristal,
00:13:29ni sur les besoins qui seraient nécessaires,
00:13:32ni sur le budget qui sera voté dans les jours et les semaines à venir,
00:13:36ce qui me permet quand même de redire à quel point nous avons besoin d'un budget pour 2027.
00:13:41Nous suivons donc de très près l'évolution des prix
00:13:44et nous resterons vigilants avec une ligne constante des aides ciblées et utiles
00:13:48pour les Français qui travaillent, pour les secteurs d'activité les plus exposés,
00:13:52dans le respect de la situation de nos finances publiques.
00:13:57J'en viens maintenant à la question du gaz.
00:14:00D'abord, nous n'avons pas de crainte sur la sécurité d'approvisionnement.
00:14:04Les infrastructures européennes sont globalement dimensionnées
00:14:08pour faire face à la demande, y compris en cas d'hiver rigoureux.
00:14:11De plus, nos niveaux de stock de gaz naturel sont plus élevés
00:14:15que la majorité de nos voisins,
00:14:16ce qui nous permet d'aborder sereinement l'hiver en matière d'approvisionnement.
00:14:20Comme pour les carburants, ne pas craindre de pénurie
00:14:22ne signifie évidemment pas qu'aucune tension n'existe sur les marchés.
00:14:28Le contexte géopolitique conduit à entrer dans l'hiver
00:14:30avec un prix du gaz très élevé, proche de 90 euros.
00:14:34Cela se répercute mécaniquement sur les dépenses énergétiques de nos concitoyens.
00:14:38Le prix repère de vente du gaz augmentera par exemple à nouveau de 6,6 % TTC au 1er novembre.
00:14:44Cela a déjà été annoncé par rapport au mois d'octobre
00:14:48et sera donc bien plus élevé que lors de l'hiver précédent.
00:14:51C'est une réalité.
00:14:53Cette hausse touche notamment nos concitoyens.
00:14:55Dans les contrats au gaz sont indexés sur le prix repère de vente du gaz,
00:14:59soit environ 6 millions de ménages.
00:15:03Pour aider les ménages les plus précaires, nous avons avancé à janvier le versement du chèque énergie.
00:15:09Ce chèque, vous le savez, est initialement versé courant du mois d'avril.
00:15:15Et donc nous avons fait ce choix-là afin de soulager leur trésorerie,
00:15:18mais parce qu'au fond, c'est une réponse de bon sens.
00:15:22Aider les Français au moment où la facture est la plus élevée,
00:15:26et alors même que le prix du gaz l'est particulièrement cette année, cela va de soi.
00:15:32Le plan d'électrification ensuite, je disais en début de propos
00:15:37que c'était évidemment la réponse structurelle et de long terme
00:15:40qui n'enlève rien à la nécessité d'aide d'urgence,
00:15:43mais qui enfin nous sert au fond à la préparation de crises à venir et d'autres crises à venir.
00:15:49Il y en aura spécifiquement en matière énergétique.
00:15:51Cette réponse, elle passe par l'électrification de nos usages.
00:15:54Et au fond, nous avons une chance, en France un atout,
00:15:58une électricité abondante décarbonée grâce au nucléaire d'une part
00:16:02et aux énergies renouvelables d'autre part.
00:16:04Nos concitoyens, en particulier les plus précaires et les plus exposés,
00:16:08doivent donc pouvoir sortir rapidement de leur dépendance au gaz, au fuel
00:16:12et à toute énergie fossile importée.
00:16:15C'est le cas pour les Français, les particuliers,
00:16:17c'est le cas pour les entreprises aussi,
00:16:19qui voient leur compétitivité grévée quand le prix de l'énergie augmente.
00:16:23Il en va de leur pouvoir d'achat, il en va de leur indépendance énergétique,
00:16:27il en va de la compétitivité des entreprises, je le disais.
00:16:30C'est l'objet du plan d'électrification annoncé avant l'été
00:16:34et complété récemment par une deuxième phase au début du mois d'octobre.
00:16:39Il accompagne tous les Français dans leur sortie du gaz.
00:16:42Nous avons notamment lancé une offre intégrée clé en main pour les pompes à chaleur
00:16:46qui doit permettre à un ménage de remplacer sa chaudière à gaz ou au fuel
00:16:50sans augmenter ses dépenses mensuelles.
00:16:54Le constat, il est simple.
00:16:55Les Français sont favorables à la transition énergétique,
00:16:58mais la marche d'investissement qu'il faut réaliser pour y parvenir est parfois trop haute.
00:17:03Et donc, il convient de les aider à franchir cette marche
00:17:06et à lisser l'investissement dans la durée.
00:17:09Ces aides sont financées par les certificats d'économie d'énergie.
00:17:13Nous, on a beaucoup débattu ces dernières semaines.
00:17:15C'est un outil extra-budgétaire,
00:17:18le dispositif le plus efficace dont nous disposons
00:17:21pour engager concrètement la transition énergétique de tous les Français
00:17:24et notamment des Français les plus précaires
00:17:26parce que c'est un dispositif qui accompagne majoritairement,
00:17:32en tout cas particulièrement, les Français les plus précaires
00:17:34dans le respect, évidemment, de nos finances publiques.
00:17:37Cela suppose néanmoins davantage de transparence.
00:17:40C'est une évidence et nous l'entendons.
00:17:42C'est l'objet de la mission que m'a d'ailleurs confié le Premier ministre.
00:17:45La lutte contre la fraude est bien sûr en ce sens,
00:17:48mais pas uniquement pour les C2E, au cœur de nos priorités.
00:17:51Le taux de contrôle sur site de 15% en règle générale
00:17:54passe à 100% pour les opérations les plus coûteuses.
00:17:57En 2024, nous avons déjà sanctionné ou évité
00:18:00près de 200 millions d'euros de fraude.
00:18:05Ceci étant dit, Madame la Présidente,
00:18:07permettez-moi de m'écarter un instant de vos questions
00:18:09pour rappeler et conclure sur la feuille de route
00:18:14qui est la nôtre parce que nous ne sommes pas
00:18:15qu'un ministère de crise, même si malheureusement
00:18:18les crises se succèdent en matière d'énergie ces dernières années.
00:18:22Mon rôle en tant que ministre de l'énergie,
00:18:23c'est également de préparer la transformation
00:18:25de notre système énergétique dans son ensemble
00:18:27et pour tous nos concitoyens,
00:18:29afin de leur ouvrir un avenir énergétique
00:18:31à la fois résilient et décarboné.
00:18:33Tout d'abord, nous agissons pour électrifier
00:18:35la consommation électrique.
00:18:37En 2026, l'industrie verte reste le secteur
00:18:40qui comptabilise le plus grand nombre d'ouvertures nettes.
00:18:44L'électrification ouvre ainsi des opportunités économiques
00:18:47et industrielles nouvelles
00:18:48et la France dispose d'atouts considérables
00:18:50pour développer les produits et technologies
00:18:51de l'économie décarbonée qui s'annonce.
00:18:53C'est le cas de l'hydrogène,
00:18:55qui est essentiel pour décarboner l'industrie lourde
00:18:58dans des domaines variés comme l'acier, les engrais
00:19:00ou encore les raffineries.
00:19:02Et c'est pour cela que nous avons désigné cet été
00:19:04les trois premiers lauréats de notre appel d'offres hydrogènes,
00:19:07soit plus de 160 mégawatts d'électrolyse
00:19:11et 778 millions d'euros de soutien sur 15 ans
00:19:14pour décarboner l'industrie lourde.
00:19:16L'hydrogène, c'est une filière d'avenir
00:19:19et il ne faut pas s'arrêter là.
00:19:20Pour cette raison, on portera dans le projet de loi de finances
00:19:231,2 milliard d'euros alloués à un futur appel d'offres hydrogènes,
00:19:27permettant d'aller plus loin.
00:19:29Si la loi de finances est adoptée,
00:19:31une deuxième vague de 250 mégawatts sera lancée
00:19:34dès le début de l'année prochaine.
00:19:37De la même manière, j'ai souhaité offrir de la visibilité
00:19:40au secteur des carburants d'aviation durable.
00:19:43Le projet de loi de finances contient ainsi
00:19:45un mécanisme de double enchère,
00:19:47permettant de sécuriser à la fois les industriels,
00:19:50mais également les compagnies aériennes.
00:19:52Cette mesure sécurisera notre ambition
00:19:54de produire 160 000 tonnes de carburants d'aviation durable
00:19:58en France d'ici 2030.
00:20:00Notre action ne se limite pas aux industries lourdes
00:20:04et afin d'offrir de la visibilité au secteur des biocarburants,
00:20:07le PLF prévoit en outre la prolongation de la tiruerte,
00:20:11accompagnée si possible de la mise en œuvre
00:20:13au 31 décembre 2027 au plus tard,
00:20:18de l'IRIC, dans les termes adoptés par votre chambre,
00:20:22lors de l'examen du projet de loi d'ADU.
00:20:24C'est très attendu, je crois, par l'ensemble des filières.
00:20:28Ces grands objets ne m'empêchent pas d'aborder avec pragmatisme
00:20:31le défi à venir sur la production électrique.
00:20:33C'est pourquoi j'ai souhaité repenser la manière
00:20:35dont nous soutenons les futurs projets d'énergie renouvelable.
00:20:39J'ai déjà eu l'occasion de le dire, les derniers appels d'offres
00:20:41pour le soutien au photovoltaïque et à l'éolien sont très compétitifs
00:20:45et c'est une bonne nouvelle.
00:20:47Plus de 10 euros le mégawatt-heure, moins cher que les appels d'offres précédents,
00:20:50ce qui témoigne du gain de compétitivité des filières d'énergie renouvelable.
00:20:55Avoir de l'électricité compétitive est une chose,
00:20:58avoir de l'électricité compétitive au moment où le système en a le plus besoin
00:21:01en est une autre.
00:21:02Et donc c'est le sens de l'appel d'offres super neutre
00:21:05dont la période ouvrira début 2027.
00:21:08Il permettra de sélectionner les projets les plus à même de produire
00:21:11au moment de forte consommation.
00:21:13Cette modalité de soutien est inédite.
00:21:18Elle nous permet de nous projeter vers l'avenir avec un prisme simple,
00:21:21avoir l'électron le plus compétitif possible
00:21:23au moment où nous en avons le plus besoin.
00:21:26Voilà Madame la Présidente, je terminerai mon propos en rappelant
00:21:29que tous ces projets ne pourront pas être menés par l'État seul.
00:21:34Ils se développeront avec les filières et les entreprises,
00:21:37avec les collectivités, avec les parlementaires et avec les Français eux-mêmes.
00:21:42C'est à quoi, en tout cas avec mes équipes, nous nous consacrons.
00:21:45Je vous remercie.
00:21:48Merci Madame la Ministre pour ces premières réponses
00:21:52aux questions que j'ai pu vous poser
00:21:54et puis aussi pour cette vision à plus long terme.
00:21:58Donc sans plus tarder, comme je l'ai annoncé,
00:22:01je vais laisser la parole à notre rapporteur
00:22:03sur tous les sujets énergie et Daniel Grémillet.
00:22:07A toi Daniel.
00:22:08Merci Madame la Présidente, Madame la Ministre,
00:22:10chers collègues.
00:22:12L'an dernier, j'ai interpellé le gouvernement
00:22:14sur la fin de l'attribution automatique du chèque énergie
00:22:17qui a engendré une baisse drastique du nombre de bénéficiaires.
00:22:21Ils étaient 5,7 millions de bénéficiaires en 2024
00:22:25et 4,2 millions en 2025.
00:22:28Cette année, une amélioration technique
00:22:29a permis de détecter 600 000 bénéficiaires
00:22:33et l'article 81 du projet de loi
00:22:35devrait permettre d'en détecter 100 000 de plus.
00:22:38Malgré ces évolutions,
00:22:40800 000 personnes ne percevront plus automatiquement
00:22:42cette aide par rapport à 2024.
00:22:45Au-delà du nombre de bénéficiaires,
00:22:47se pose la question du montant moyen du chèque
00:22:49qui est passé de 150 euros lors de son installation en 2018
00:22:53à 153 euros l'an passé.
00:22:55Or, à 1 euro constant,
00:22:57l'aide devrait s'élever à 180 euros en 2027.
00:23:02Alors que les crédits proposés pour cette action
00:23:04sont en hausse de près de 22 % en crédit de paiement,
00:23:07ce qui est tout à fait bienvenu,
00:23:10allez-vous enfin revaloriser le montant du chèque énergie ?
00:23:14Par ailleurs, comment comptez-vous améliorer
00:23:17la détection automatique des bénéficiaires
00:23:19pour combler l'écart qui subsiste par rapport à 2024 ?
00:23:24Le deuxième sujet que je souhaiterais aborder,
00:23:26celui du fonds chaleur renouvelable porté par l'ADEME.
00:23:30Le gouvernement envisage une coupe claire l'an prochain
00:23:32en réduisant les crédits alloués au fonds
00:23:35qui passerait de 800 millions d'euros
00:23:37à environ 500 millions,
00:23:39soit une chute de plus de 37 %.
00:23:42Ce fonds constitue pourtant un dispositif efficace
00:23:44au bénéfice de nos collectivités territoriales
00:23:47pour créer ou agrandir des réseaux de chaleur.
00:23:49Maintenant, il faudra aussi parler de réseaux de froid, d'ailleurs.
00:23:53Je vous rappelle que le Sénat avait voté
00:23:55un amendement de cette nature durant le mois de juillet.
00:23:59En août, la nouvelle programmation pluriannuelle de énergie
00:24:04prévoit une hausse significative de la chaleur
00:24:06et du froid renouvelable et de récupération.
00:24:09Après les vagues de chaleur que nous avons connues cet été,
00:24:11et le développement des réseaux de froid renouvelables
00:24:13peuvent constituer une solution plus écologique
00:24:16que les climatisations individuelles.
00:24:19Dès lors, comment justifiez-vous cette baisse ?
00:24:23Comment comptez-vous atteindre les objectifs de la PPE 3
00:24:26sans y consacrer les crédits nécessaires ?
00:24:30Il y avait un autre point,
00:24:32c'est le compte d'affectation spécial, le fameux casse-facée,
00:24:37le financement des aides aux collectivités pour l'électrification rurale,
00:24:42dont le montant demeurera inchangé à 358 millions.
00:24:49Je précise que la loi de finances initiale pour 2026
00:24:52avait diminué les autorisations d'engagement
00:24:54et les crédits de paiement de 7 millions
00:24:57par rapport au montant inscrit dans le projet de loi.
00:24:59J'ai bien conscience de la nécessité de résorber
00:25:03le déficit originel du casse avant 2030,
00:25:07comme le préconise la Cour des comptes,
00:25:09et en y affectant la différence entre les recettes
00:25:12et les dépenses, soit 33 millions l'an prochain.
00:25:15Toutefois, l'indexation sur l'inflation
00:25:17ne modifierait pas sensiblement la trajectoire
00:25:20et permettrait aux communes concernées
00:25:22de réaliser 7,5 millions d'euros
00:25:24d'investissements supplémentaires dans le réseau électrique.
00:25:28Le gouvernement a annoncé la deuxième phase,
00:25:31et vous voulez à nouveau de l'évoquer,
00:25:34phase du plan d'électrification
00:25:35avec la désignation de 109 territoires pilotes,
00:25:39mais refuse d'aider les communes rurales
00:25:41dans leurs investissements en ce domaine,
00:25:42alors qu'elles doivent améliorer la résilience des réseaux
00:25:45face aux événements climatiques
00:25:47de plus en plus fréquents et intenses.
00:25:50Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas joint
00:25:52les actes à la parole ?
00:25:53La désignation d'une centaine de territoires
00:25:56d'électrification doit être occultée,
00:25:59et pour les autres, on fait quoi ?
00:26:01Mais l'actualité fait que,
00:26:04avec l'autorisation de Mme la Présidente,
00:26:06j'ai une dernière petite question.
00:26:09C'est un point important
00:26:16qui, une fois de plus,
00:26:18nous montre la fragilité
00:26:19et surtout l'obligation en France
00:26:22de continuer d'affirmer les choix politiques,
00:26:26historiques et futurs
00:26:28en matière de production d'énergie.
00:26:30Ça concerne le PLF
00:26:31et les financements du nouveau climat nucléaire.
00:26:33Des rumeurs qui se font de plus en plus insistantes
00:26:37sur les velléités de Bruxelles
00:26:39de remettre en cause
00:26:40le dispositif d'aide d'État consacré à EDF.
00:26:44Qu'en est-il réellement ?
00:26:46La reine va-t-il revoir le jour
00:26:48et le cas échéant sous quelle forme ?
00:26:51Quid des interconnexions transfrontalières,
00:26:53notamment avec l'Allemagne,
00:26:54qui a fait le choix d'abandonner le nucléaire
00:26:57tout en souhaitant profiter
00:27:00de la production nucléaire d'EDF ?
00:27:03Merci Madame la Présidente
00:27:04de m'avoir permis de poser cette dernière question.
00:27:06Je vois que cette question a suscité
00:27:08sur tous les bancs de l'intérêt
00:27:11et en tout cas des réactions.
00:27:13Madame la Ministre,
00:27:14est-ce que vous voulez bien répondre
00:27:15à M. le rapporteur ?
00:27:17Tout à fait, Madame la Présidente.
00:27:19M. le rapporteur,
00:27:20donc je vais répondre point par point.
00:27:22D'abord sur le chèque énergie.
00:27:24Vous l'avez dit,
00:27:25il y a eu une amélioration technique
00:27:27l'année dernière
00:27:28qui a permis de faire rentrer
00:27:29700 000 bénéficiaires supplémentaires
00:27:33de manière automatique
00:27:34dans le dispositif
00:27:37permettant donc à 4,8 millions de bénéficiaires
00:27:41d'avoir ce versement là encore
00:27:43de manière automatique
00:27:44et sans faire de démarche proactive,
00:27:47si je puis dire.
00:27:48Le PLF 2027 prévoit une mesure
00:27:50pour améliorer encore
00:27:51cette détection automatique.
00:27:53Donc on ambitionne de faire rentrer
00:27:55100 000 bénéficiaires supplémentaires
00:27:58automatique dans le dispositif.
00:28:00C'est en fait un effort continu
00:28:01de mise à jour
00:28:03des bases de données
00:28:04qui est derrière.
00:28:05Je rappelle toutefois
00:28:07que la détection automatique
00:28:08n'est pas le seul moyen
00:28:09d'obtenir l'aide en question
00:28:11puisque en parallèle,
00:28:13chaque année,
00:28:14un guichet est ouvert
00:28:15et donc tout Français
00:28:17qui ne serait pas
00:28:19dans cette base
00:28:20de versement automatique
00:28:21et donc dans ces 4,8 millions de personnes
00:28:24pourrait, peut demander
00:28:26sur cette plateforme
00:28:28l'obtention de ce chèque
00:28:30et donc bénéficier
00:28:31évidemment de ce versement.
00:28:34À date,
00:28:35il n'est pas prévu
00:28:36de revalorisation,
00:28:38notamment au niveau
00:28:38de l'inflation
00:28:39du chèque énergie.
00:28:41Il est prévu
00:28:42l'avance du versement
00:28:44en janvier
00:28:44en lieu et place
00:28:46d'avril.
00:28:47Du reste,
00:28:48ça fera évidemment partie
00:28:49des débats budgétaires
00:28:50que vous allez avoir
00:28:51au Sénat
00:28:52dans les jours
00:28:53et semaines à venir.
00:28:55Le fonds chaleur
00:28:56renouvelable,
00:28:57j'en viens donc
00:28:58au deuxième point.
00:29:00Il y a des objectifs
00:29:01ambitieux
00:29:02qui sont fixés
00:29:02par l'APPE,
00:29:03vous l'avez dit,
00:29:04et pour ça,
00:29:05on a différents outils.
00:29:07Le fonds chaleur
00:29:08met également
00:29:09les certificats
00:29:10d'économie d'énergie
00:29:11qui désormais
00:29:12vont permettre
00:29:12de financer
00:29:13le soutien
00:29:14à la chaleur diffuse.
00:29:16Pompe à chaleur,
00:29:17géothermie notamment.
00:29:18Donc ça va venir
00:29:20en relais
00:29:20d'une baisse
00:29:21qui est réelle,
00:29:23qui fait suite
00:29:23à des choix politiques
00:29:24et à des arbitrages,
00:29:25mais que je ne peux
00:29:28évidemment panier
00:29:29devant vous.
00:29:30Le montant
00:29:31de financement
00:29:32a été abaissé
00:29:33dans le PLF 27
00:29:34à 500 millions
00:29:36par rapport
00:29:37aux 800 millions
00:29:38des années précédentes.
00:29:39Ça ne veut pas dire
00:29:40qu'on renonce
00:29:41à cette ambition
00:29:42de décarbonation
00:29:43et le fait
00:29:44que les C2E
00:29:46puissent en partie
00:29:47prendre le relais
00:29:48du soutien
00:29:49à un certain nombre
00:29:50de projets locaux
00:29:51en est la démonstration.
00:29:54Troisième point,
00:29:55le facet.
00:29:56Alors,
00:29:57il y a eu
00:29:58une diminution
00:29:58en 2026
00:29:59et un budget
00:30:00qui est stable
00:30:01en 2027.
00:30:03Il s'agit
00:30:04de choix réalisés
00:30:05encore une fois
00:30:05dans un esprit
00:30:06de responsabilité budgétaire,
00:30:08mais j'insiste,
00:30:08il n'y a pas
00:30:08de diminution
00:30:09en volume.
00:30:10Il y a bien
00:30:11une stabilité
00:30:12et là encore,
00:30:13au fond,
00:30:14dans la même logique
00:30:14que pour le point précédent,
00:30:16ce n'est pas
00:30:16le seul outil
00:30:17pour les 100 territoires
00:30:18d'électrification.
00:30:20Il y a 100 millions d'euros
00:30:21notamment
00:30:22pour électrifier
00:30:22les réseaux de chaleur
00:30:23pour ne plus dépendre
00:30:24du gaz,
00:30:25un accompagnement
00:30:26renforcé
00:30:26des ménages chauffés
00:30:27au fioul
00:30:27dans ces territoires,
00:30:29une prime
00:30:29pour la sortie du gaz,
00:30:31tout ça est emmené
00:30:32dans le plan
00:30:32d'électrification.
00:30:33Donc,
00:30:33l'accompagnement,
00:30:34il est bien présent
00:30:36et il a été pensé,
00:30:37je crois,
00:30:38au-delà
00:30:38de la question
00:30:39du facet.
00:30:40Et je termine
00:30:41sur le dernier point,
00:30:42sur le NLF,
00:30:43effectivement,
00:30:44qui a fait couler
00:30:45un peu d'encre
00:30:46depuis quelques heures
00:30:49ou quelques jours,
00:30:49je vais être extrêmement claire,
00:30:50il n'y a aucun retour
00:30:51de l'arène de prévu
00:30:52et la France
00:30:52n'acceptera aucun retour
00:30:53de l'arène.
00:30:54Il est hors de question
00:30:55de forcer EDF
00:30:57à vendre son électricité
00:30:59à prix fixe,
00:31:00qui plus est,
00:31:00comme ça l'a été
00:31:01pendant des années,
00:31:02à un prix significativement
00:31:04inférieur à son coût de revient.
00:31:05Voilà,
00:31:06tout simplement.
00:31:07Et votre deuxième point
00:31:09était sur les parts
00:31:09dans les interconnexions.
00:31:11Là encore,
00:31:12la voie de la France
00:31:13et ce que nous avons porté
00:31:14notamment dans le paquet réseau,
00:31:15c'est que les interconnexions
00:31:18restent,
00:31:19et pour chaque État membre,
00:31:22des choix souverains,
00:31:23des choix souverains
00:31:24pour chaque État membre.
00:31:26Et nous l'avons obtenu.
00:31:27Nous l'avons obtenu.
00:31:28Donc il est hors de question
00:31:29pour la France
00:31:30de se faire imposer
00:31:31des interconnexions
00:31:32qui iraient à l'encontre
00:31:33de ses intérêts
00:31:34et de sa stratégie énergétique.
00:31:36Ça ne veut pas dire
00:31:37que les interconnexions
00:31:38sont une mauvaise chose en soi.
00:31:41Nous en avons besoin.
00:31:42C'est ce qui nous a permis
00:31:43par ailleurs
00:31:43de tenir pendant la crise.
00:31:45Nous avons besoin d'exporter,
00:31:46nous avons besoin d'importer,
00:31:48mais pas à n'importe quel prix,
00:31:50pas dans n'importe quelles conditions.
00:31:52Vous avez cité le cas de l'Allemagne.
00:31:53On pourrait citer aussi
00:31:54le cas de l'Espagne
00:31:55qui est très preneuse
00:31:56d'interconnexions supplémentaires
00:31:58et face à qui nous avons posé
00:32:00des conditions,
00:32:00là encore,
00:32:01parfaitement strictes
00:32:03de prise en compte
00:32:04notamment du retour
00:32:05d'expérience du blackout.
00:32:07Pas uniquement,
00:32:07je vous en cite une.
00:32:08Et donc,
00:32:09si ces conditions
00:32:09ne sont pas remplies,
00:32:11nous n'avancerons pas
00:32:12plus encore dans ces projets.
00:32:15Donc,
00:32:16pas de retour de l'arène
00:32:17et pas de mise en place
00:32:19d'interconnexions forcées.
00:32:21Merci,
00:32:22Madame la Ministre.
00:32:22Nous allons donc
00:32:23commencer les questions
00:32:25avec nos commissaires
00:32:27et je le rappelle
00:32:28à ceux qui n'avaient pas
00:32:29l'habitude
00:32:29d'être présents
00:32:31dans la commission.
00:32:31nous prenons les questions
00:32:32trois par trois.
00:32:33Nous permettons
00:32:34à Madame la Ministre
00:32:35de répondre
00:32:36au bout
00:32:37de trois intervenants
00:32:38et ensuite,
00:32:39on continue.
00:32:40Donc,
00:32:40premier intervenant,
00:32:41Jean-Claude Tissot,
00:32:42Monsieur le Vice-président.
00:32:44Merci,
00:32:44Madame la Présidente.
00:32:45Madame la Ministre,
00:32:46merci pour votre présence
00:32:48devant notre commission.
00:32:49Cette audition
00:32:50se déroule
00:32:50dans un double contexte.
00:32:52Premièrement,
00:32:52le plus direct,
00:32:54celui de forte mobilisation sociale
00:32:55des jours derniers,
00:32:56englobant une large frange
00:32:57de la population.
00:32:58parmi les principales revendications,
00:33:00on le sait tous,
00:33:01figure le pouvoir d'achat
00:33:02et notamment le prix de l'énergie
00:33:03qui ne cesse de grimper
00:33:05pour les foyers.
00:33:06On ne peut ignorer
00:33:07ces revendications
00:33:08et le gouvernement
00:33:09doit apporter des réponses
00:33:10concrètes et ciblées.
00:33:12Le deuxième contexte,
00:33:13c'est celui de l'examen,
00:33:14bien évidemment,
00:33:14du PLF,
00:33:15du double quinquennat
00:33:15d'Emmanuel Macron
00:33:16et cet automne budgétaire
00:33:18constitue,
00:33:18me semble-t-il,
00:33:19un bon moyen
00:33:20d'apporter des réponses
00:33:21à ces légitimes contestations.
00:33:22Je vais revenir,
00:33:23si vous le souhaitez,
00:33:24sur le chèque énergie,
00:33:25Madame la Ministre.
00:33:27Pourquoi votre gouvernement,
00:33:28pourquoi vous refusez-vous
00:33:31à rétablir
00:33:32l'automaticité
00:33:33du versement ?
00:33:34La suppression
00:33:34de l'automaticité
00:33:36en 2025
00:33:36s'est traduite
00:33:37par une hausse
00:33:37du non-recours
00:33:39et dans un contexte
00:33:40de précarité énergétique,
00:33:41il est difficile
00:33:41de comprendre
00:33:42ces stratégies
00:33:43autrement
00:33:44que par le souhait
00:33:45de réduire la voilure.
00:33:46Les gens anticipent,
00:33:47mais vous l'avez
00:33:48un petit peu abordé,
00:33:50sur l'aspect technique
00:33:52du mode de recoupement
00:33:53puisque le médiateur
00:33:54national de l'énergie
00:33:55souligne qu'il convient
00:33:56de passer par le revenu
00:33:57fiscal de référence
00:33:58pour recouper efficacement
00:34:00les bénéficiaires.
00:34:01Donc pourquoi ne pas revenir
00:34:02à l'automaticité ?
00:34:03Et puis toujours,
00:34:04sur ce chèque énergie,
00:34:06je me permets de souligner
00:34:07que l'assiette d'éligibilité
00:34:08me paraît particulièrement
00:34:10restreinte parce qu'en effet,
00:34:11pour en bénéficier,
00:34:12il ne faut pas dépasser
00:34:13un revenu mensuel
00:34:13de 916 euros
00:34:15pour une personne seule.
00:34:17Quand on sait
00:34:18que le seuil de pauvreté
00:34:19est fixé à 1337 euros,
00:34:20on se doute bien
00:34:21qu'une grande partie
00:34:22de nos concitoyens
00:34:23ont revenu modeste,
00:34:24ne peuvent en bénéficier.
00:34:25N'y a-t-il pas là
00:34:26une marge pour inclure
00:34:27davantage de bénéficiaires
00:34:29et ne prévoyez-vous pas
00:34:30de rehausser
00:34:31ces seuils d'éligibilité ?
00:34:33Et puis une dernière question
00:34:35concernant la prime
00:34:36des grands voyageurs,
00:34:37enfin des grands rouleurs,
00:34:39grands rouleurs,
00:34:39grands voyageurs,
00:34:41c'est ce qu'on utilise
00:34:43toutes les semaines
00:34:44avec le train,
00:34:44mais grands rouleurs,
00:34:45qui est réservé
00:34:46aux travailleurs.
00:34:48Qu'en est-il,
00:34:49alors j'ai été sollicité,
00:34:50mais j'imagine que les collègues
00:34:50aussi par les associations
00:34:52style aide alimentaire,
00:34:53aide à la personne,
00:34:54aide à domicile,
00:34:55qui finalement
00:34:55en sont exclues ?
00:34:57Est-ce qu'on peut imaginer
00:34:58qu'on élargisse
00:34:59cette aide de grands rouleurs
00:35:00à ces associations-là
00:35:02pour qu'elles puissent
00:35:02bénéficier des aides
00:35:04parce que c'est des structures
00:35:06qui sont en très grande
00:35:07difficulté ?
00:35:08Merci, madame la ministre.
00:35:09Merci, Jean-Claude.
00:35:10Viviane Artigalas.
00:35:12Oui, merci, madame la présidente.
00:35:14Merci, madame la ministre,
00:35:15aussi, de votre présence
00:35:16aujourd'hui.
00:35:17Moi, je voudrais compléter
00:35:18la question de Daniel Grimier
00:35:21sur le nouveau nucléaire.
00:35:22Dans le contexte,
00:35:23on sait combien,
00:35:24pour notre souveraineté énergétique,
00:35:26cette question du nucléaire
00:35:27est importante
00:35:28et nous l'avons beaucoup soulignée
00:35:29ici au niveau du Sénat.
00:35:31L'article 48 du PLF 2027
00:35:34crée un compte de commerce,
00:35:36soutien financier à la mise en œuvre
00:35:38du nouveau nucléaire français.
00:35:39Il retrace les opérations
00:35:41par lesquelles l'État bonifie
00:35:43et stabilise les taux d'intérêt
00:35:44des emprunts
00:35:45que la société de projet,
00:35:46filiale d'EDF,
00:35:48contractera auprès du fonds
00:35:49d'épargne de la Caisse des dépôts
00:35:51pour financer 6 EPR 2.
00:35:53L'article 69 donne la garantie
00:35:57de l'État à ses emprunts
00:35:58avec un prêt garanti
00:35:59plafonné à 60 milliards d'euros.
00:36:02L'article 62 relève par ailleurs
00:36:04les autorisations de découvert
00:36:06des comptes de commerce
00:36:07de 21,9 à 23,8 milliards d'euros.
00:36:12Je ne sais pas bien le prononcer,
00:36:14le Shift Project,
00:36:15je ne suis pas très douée,
00:36:16c'est ça, je ne sais pas,
00:36:18je ne sais pas,
00:36:18dans la première partie
00:36:20de son plan robuste
00:36:21pour l'économie française,
00:36:22propose le lancement
00:36:23de 6 à 14 EPR 2 d'ici 2050
00:36:26et un schéma de financement
00:36:28sur lequel l'État,
00:36:31la filière et la Commission européenne
00:36:33doivent converger.
00:36:34Madame la Ministre,
00:36:36quel coût budgétaire
00:36:37de la bonification des taux
00:36:39est attendu
00:36:39sur les prochaines années ?
00:36:41Quelle part de la hausse
00:36:42des découvertes autorisées
00:36:44des comptes de commerce
00:36:45y est liée ?
00:36:46Et des discussions
00:36:47avec la Commission européenne,
00:36:49c'est là que je rejoins
00:36:50la question de Daniel Grimier,
00:36:52ont-elles été engagées
00:36:53sur le schéma de financement ?
00:36:56Et ensuite, vous ne serez peut-être
00:36:57plus là dans un moment,
00:36:59mais je vous pose la question
00:37:00quand même.
00:37:01Le gouvernement envisage-t-il
00:37:02des réacteurs au-delà
00:37:04des 6 proposés actuellement ?
00:37:06Merci.
00:37:07Merci, Viviane.
00:37:08Guylain Cambier.
00:37:10Merci, Madame la Présidente.
00:37:12Madame la Ministre,
00:37:14vous avez, comme moi, comme nous,
00:37:16pris connaissance de l'article
00:37:17de la lettre parue hier
00:37:18qui fait état de discussion
00:37:19en cours avec la Commission européenne.
00:37:20On en parlait il y a quelques instants
00:37:21sur le financement des EPR 2.
00:37:23L'article mentionne deux types
00:37:25de contreparties demandées
00:37:26par la Commission européenne.
00:37:27Le renforcement des interconnexions.
00:37:30D'une part, la réservation
00:37:31d'une partie de la future production
00:37:32des EPR à des acteurs tiers.
00:37:34D'autre part, j'ai entendu
00:37:35votre engagement sur ce second point,
00:37:38dont acte.
00:37:39J'espère que l'avenir vous aura raison
00:37:40et qu'on ne verra pas renaître
00:37:41en effet un système proche de l'arène.
00:37:44Sur les interconnexions,
00:37:46elles sont utiles, bien évidemment,
00:37:47elles participent d'une intégration
00:37:48énergétique européenne.
00:37:50Et ça nous permet à tous d'exporter,
00:37:52et en particulier à la France,
00:37:53d'exporter notre électricité.
00:37:55Toutefois, l'article l'illustre bien,
00:37:58la capacité de stabilisation
00:37:59du réseau européen
00:38:00par notre parc nucléaire
00:38:01n'est pas rémunérée.
00:38:03Pire, l'importation
00:38:04de davantage d'énergie intermittente
00:38:06pourrait conduire à accroître
00:38:07la modulation de notre parc nucléaire.
00:38:10Avec les enjeux que nous connaissons d'ailleurs,
00:38:11qui ont été documentés
00:38:12par un rapport publié en février dernier.
00:38:15Ma question est donc simple.
00:38:16Ces interconnexions vont-elles
00:38:17augmenter la modulation du nucléaire ?
00:38:20Et si, pour revenir sur ces négociations
00:38:24ou discussions avec la Commission européenne,
00:38:26avez-vous l'agenda de ces négociations
00:38:27avec la Commission ?
00:38:28Je vous remercie.
00:38:30Merci, Guylain.
00:38:32Moi, je voudrais juste,
00:38:32par rapport à ce que vient de dire aussi
00:38:34Jean-Claude Tissot
00:38:34sur l'aide aux grands rouleurs,
00:38:36on a entendu,
00:38:37et je crois que c'est un fait,
00:38:39que dans la première mouture,
00:38:42la première,
00:38:42donc peu de personnes finalement
00:38:44avaient sollicité l'aide aux grands rouleurs.
00:38:46Comment, aujourd'hui,
00:38:48vous voyez les choses
00:38:49pour que, justement,
00:38:50il y ait plus d'informations
00:38:52ou de sensibilisations
00:38:53ou de personnes qui viennent
00:38:55solliciter cette aide aux grands rouleurs ?
00:38:57Voilà, je vous laisse répondre
00:38:58à l'ensemble de ces questions,
00:38:59Madame la Ministre.
00:39:00Merci.
00:39:02Monsieur Tissot,
00:39:03d'abord sur le chèque énergie.
00:39:07La volonté, c'est d'aller
00:39:08vers un versement automatique
00:39:09le plus large possible.
00:39:10C'est pour ça qu'on a fait rentrer
00:39:12700 000 bénéficiaires supplémentaires,
00:39:14qu'on en fait rentrer de nouveau cette année
00:39:16dans ce versement automatique,
00:39:18parce qu'on a bien conscience
00:39:19que c'est la manière la plus simple
00:39:22et la plus universelle,
00:39:24en tout cas au sein de l'assiette,
00:39:26j'aime pas trop ce terme,
00:39:27concernée,
00:39:28pour pouvoir le toucher.
00:39:30Donc on continuera, évidemment,
00:39:31à faire cet effort-là.
00:39:32On l'a d'ailleurs aussi fait
00:39:33sur le chèque grand rouleur,
00:39:35donc côté aide ciblée
00:39:38face à la crise actuelle,
00:39:40puisque sur la deuxième version,
00:39:41et ça rejoint votre question,
00:39:42Madame la Présidente,
00:39:44on a permis le versement automatique
00:39:47pour 1,2 million de personnes.
00:39:50Pourquoi 1,2 million ?
00:39:51Parce qu'en fait,
00:39:51ça correspond à ceux
00:39:52qui l'avaient déjà demandé
00:39:53sur sa première version.
00:39:55Et donc pour ceux
00:39:56qui l'ont déjà demandé
00:39:57et déjà touché sur la première version,
00:39:59on a vérifié les conditions préalables,
00:40:02notamment de ressources,
00:40:04d'emplois, de distances parcourues.
00:40:07Il n'y a donc pas besoin
00:40:08de faire de démarches supplémentaires.
00:40:10Ces personnes le recevront,
00:40:12et ça se joue aujourd'hui ou demain,
00:40:15enfin en tout cas cette semaine,
00:40:16de manière automatique
00:40:18pour les personnes
00:40:20qui n'en ont pas déjà fait la demande
00:40:23sur la première édition
00:40:24ou pour celles et ceux
00:40:26qui n'étaient pas éligibles
00:40:28et qui le seraient aujourd'hui,
00:40:29il y a effectivement
00:40:30cette démarche à faire.
00:40:31Là encore,
00:40:32ça rejoint la volonté
00:40:33d'avoir des aides ciblées.
00:40:34Il y a des conditions à remplir.
00:40:36Il y a une démarche à effectuer.
00:40:39Et donc voilà,
00:40:40nous en tout cas,
00:40:41on met tout en oeuvre
00:40:42pour faciliter ces démarches-là.
00:40:43La plateforme est très simple d'usage,
00:40:46très simple d'usage,
00:40:47et on va autant que possible
00:40:49avancer vers une détection automatique.
00:40:52Vous avez parlé ensuite
00:40:53de l'élargissement
00:40:54pour des associations.
00:40:57C'était la fin de votre question.
00:41:09Ensuite, c'est la discussion
00:41:10qu'on peut avoir
00:41:13sur où est-ce qu'on place la barre.
00:41:15Nous, on a fait un choix politique,
00:41:18encore une fois,
00:41:18qui est ce choix d'aide ciblée
00:41:20parce que c'est ce qui nous permet
00:41:21d'être aux côtés
00:41:22de ceux qui en ont le plus besoin
00:41:23tout en étant respectueux
00:41:25des finances publiques
00:41:25dans un contexte budgétaire
00:41:27qu'on ne peut pas complètement ignorer.
00:41:29Et j'entends parfaitement.
00:41:30J'entends parfaitement.
00:41:32C'est aussi pour ça
00:41:33qu'on a fait le choix
00:41:33d'élargir le nombre de bénéficiaires.
00:41:35On est passé de 3 millions
00:41:36à 5,5 millions.
00:41:39L'ensemble de ces aides,
00:41:41aujourd'hui,
00:41:42tout secteur confondu
00:41:43depuis le début de la crise,
00:41:44c'est près d'1,5 milliard d'euros.
00:41:47Ce n'est pas rien,
00:41:471,5 milliard d'euros
00:41:49dans le contexte budgétaire
00:41:50qu'on est en train de traverser.
00:41:51Et ce n'est pas les seules aides
00:41:53face aux différentes crises
00:41:54que l'on déploie.
00:41:54On pourrait aussi parler
00:41:55des aides déployées
00:41:57pour les agriculteurs,
00:41:58tout ça a un coût,
00:41:59tout ça doit être compensé par ailleurs.
00:42:02Et donc, d'autres ministères
00:42:03viennent faire des efforts
00:42:04pour nous permettre d'aider
00:42:05ces Français
00:42:06qui en ont particulièrement besoin.
00:42:09Donc, je comprends le point.
00:42:11Mais après, c'est un débat politique
00:42:12sur jusqu'où on va
00:42:14et jusqu'où est-ce qu'on peut aller,
00:42:16là encore,
00:42:17avec un déficit
00:42:18qui est très important.
00:42:19et le risque de rajouter
00:42:22de la crise à la crise.
00:42:24On sait bien
00:42:25qu'une crise financière,
00:42:27si elle advenait,
00:42:29serait
00:42:33particulièrement
00:42:35supportée et payée
00:42:36par, encore une fois,
00:42:37les ménages les plus modestes.
00:42:38En tout cas,
00:42:38c'est ce qu'on a vu
00:42:39dans d'autres pays européens
00:42:40quand c'est arrivé.
00:42:41Donc, effectivement,
00:42:43on fait très attention.
00:42:45Madame Artigala,
00:42:46Artigalas...
00:42:49Pardon.
00:42:50En fait, ça revient
00:42:51à ma réponse
00:42:51sur jusqu'où on va.
00:42:53Nous, on a fait le choix
00:42:54des aides ciblées,
00:42:555,5 millions de personnes.
00:42:56Après, on peut discuter de...
00:42:59Enfin, je comprends
00:43:01la volonté d'aller
00:43:02encore plus loin.
00:43:03Là, aujourd'hui,
00:43:03on a fait ce choix-là.
00:43:04Et puis ensuite,
00:43:05on adapte de toute façon
00:43:06ces aides au fur et à mesure
00:43:07d'une crise qui évolue.
00:43:11J'entends qu'il faudrait
00:43:12couvrir encore davantage.
00:43:17Mais on a un équilibre
00:43:20à trouver
00:43:20entre les aides déployées
00:43:23et une réalité budgétaire.
00:43:25Parce que l'argent
00:43:26qu'on dépense,
00:43:27c'est de l'argent
00:43:27qu'on économise ailleurs.
00:43:29C'est par ailleurs
00:43:29l'argent que les Français
00:43:31paient par leurs impôts.
00:43:32Ce n'est pas juste
00:43:33une musique, en réalité.
00:43:35Oui, mais ce n'est pas
00:43:36juste une musique.
00:43:37C'est une réalité.
00:43:39Derrière, c'est quand même
00:43:40l'argent du contribuable.
00:43:41Et donc, on doit aussi faire
00:43:43d'une part attention
00:43:45à ce qu'on en fait
00:43:45et puis avoir conscience
00:43:47que ce qu'on dépense
00:43:48aujourd'hui,
00:43:49c'est des économies
00:43:49qu'on devra faire demain
00:43:50ou alors pour d'autres.
00:43:51Ce n'est pas notre avis,
00:43:52mais des impôts
00:43:53qu'on devra créer
00:43:53et que nous, on refuse.
00:43:56Mais c'est un débat...
00:43:57Oui, mais c'est le vrai débat.
00:44:05Je crois bien.
00:44:08Madame Artigalas,
00:44:09pardonnez-moi.
00:44:10Artigalas.
00:44:11Sur la création
00:44:12d'un compte de commerce,
00:44:14donc sur le NNF,
00:44:16le compte disposera
00:44:17d'une autorisation annuelle
00:44:18de découvert.
00:44:19Je ne sais pas si ça répond
00:44:20complètement à votre question,
00:44:21mais ce véhicule permet
00:44:23de gérer la forte variabilité
00:44:25infrannuelle des flux
00:44:26liée notamment
00:44:26à la révision semestrielle
00:44:27du taux du livret A
00:44:28tout en conservant
00:44:29une autorisation parlementaire annuelle.
00:44:31Voilà, c'est un peu technique.
00:44:34Mais c'est ce vers quoi
00:44:35on se dirige.
00:44:36Je ne reviens pas
00:44:37sur ce que j'ai dit
00:44:38à M. Gréminier
00:44:39sur les interconnexions
00:44:40et tout ce qui a pu être écrit
00:44:41dans la presse récemment.
00:44:45Et il y a des négociations
00:44:47avec la Commission européenne
00:44:49et j'allais répondre
00:44:50à M. Cambier
00:44:52puisque c'était aussi
00:44:53sa question sur l'agenda.
00:44:56les discussions se passent
00:44:58dans le calendrier prévu
00:44:59et l'objectif reste le même
00:45:01à savoir une décision finale
00:45:02d'investissement
00:45:03d'ici à la fin de l'année.
00:45:04Voilà, donc on est
00:45:06dans les délais.
00:45:07On tient les délais.
00:45:08C'est des discussions
00:45:08qui sont nécessairement complexes,
00:45:10parfois difficiles,
00:45:11mais on tient les délais
00:45:13et on tient nos lignes
00:45:14et notamment nos lignes rouges.
00:45:15Sur les réacteurs supplémentaires
00:45:17puisque c'était la fin
00:45:18de votre intervention,
00:45:19oui, on a toujours
00:45:22évoqué le fait
00:45:23qu'il y avait une première décision
00:45:25de six réacteurs EPR2,
00:45:27décision donc prise
00:45:28avec des localisations
00:45:30déjà annoncées
00:45:32et huit réacteurs EPR2
00:45:34supplémentaires en option
00:45:36avec une décision
00:45:37qui devra être prise
00:45:38de toute évidence
00:45:39dans les mois à venir.
00:45:42Enfin, sur la question
00:45:45de l'agenda
00:45:46avec la commission
00:45:47décision finale
00:45:48d'investissement
00:45:48d'ici à la fin de l'année,
00:45:49j'ai répondu.
00:45:50Sur la question
00:45:51des interconnexions,
00:45:52je pense que j'en ai parlé aussi.
00:45:54Sur la question
00:45:54de la modulation,
00:45:56c'est d'abord
00:45:56pas uniquement lié
00:45:57aux interconnexions,
00:45:58la modulation.
00:46:01Ça vient la renforcer.
00:46:04Les énergies renouvelables
00:46:05qu'on développe en France
00:46:06peuvent amener aussi
00:46:08des phénomènes de modulation
00:46:09qu'on n'observait pas
00:46:10par le passé.
00:46:10Moi, je vous renvoie
00:46:11vers le dernier rapport RTE
00:46:12en la matière
00:46:13qui a montré quelque chose
00:46:15de très intéressant.
00:46:16Il dit au fond
00:46:17que la meilleure manière
00:46:19de maîtriser cette modulation
00:46:21ou d'amoindrir
00:46:22cette modulation,
00:46:23c'est de réussir
00:46:24l'électrification.
00:46:26Plus on arrive à...
00:46:27Mieux on réussit
00:46:28l'électrification,
00:46:29c'est le vrai enjeu,
00:46:31le plus la modulation diminue.
00:46:34Et donc, à mon avis,
00:46:37la vraie réponse,
00:46:38c'est la réussite
00:46:39de l'électrification,
00:46:40c'est la réussite
00:46:41du développement
00:46:42des besoins
00:46:43et des consommateurs.
00:46:48Merci.
00:46:49On continue avec Rémi Cardon.
00:46:51Merci, Mme la Présidente.
00:46:53Mme la Ministre,
00:46:54les certificats
00:46:55d'économie d'énergie
00:46:56sont devenus d'ailleurs
00:46:57le couteau-suivre
00:46:58de votre politique énergétique.
00:46:59On en a parlé brièvement.
00:47:02Le leasing social
00:47:03est financé par les C2E.
00:47:05La prime à la voiture électrique
00:47:06est financée par les C2E.
00:47:08La rénovation thermique
00:47:09des passoires
00:47:10est encore financée
00:47:11par les C2E.
00:47:12Donc bref,
00:47:13faute de budget,
00:47:14vous avez tout mis
00:47:15dans la même enveloppe
00:47:16et vous avez mis en concurrence
00:47:18des politiques publiques
00:47:19qui devraient justement
00:47:20avancer ensemble.
00:47:22Concrètement,
00:47:23chaque euro
00:47:24qui part vers
00:47:24une voiture électrique neuve
00:47:26ne finance pas
00:47:27l'isolation d'une maison.
00:47:28Et dans la somme,
00:47:30ce sont souvent
00:47:30les mêmes familles modestes
00:47:32qui attendent l'un ou l'autre,
00:47:34voire les deux.
00:47:34Et donc,
00:47:35vous leur demandez
00:47:35de choisir
00:47:36entre se déplacer
00:47:37ou se chauffer.
00:47:38Alors que,
00:47:39si on regarde
00:47:40les choses de près,
00:47:41cette enveloppe globale
00:47:43est payée
00:47:43par tous les Français
00:47:44sur leurs factures
00:47:46et notamment à la pompe
00:47:47sans considération
00:47:48de revenus.
00:47:49Bref,
00:47:51si je résume,
00:47:52le marché arbitre,
00:47:53les fraudeurs se servent
00:47:54et le Parlement
00:47:55n'a pas son mot à dire.
00:47:57Madame la ministre,
00:47:57qui décide aujourd'hui
00:47:59de la part réservée
00:48:00à la rénovation thermique
00:48:02face à la mobilité ?
00:48:05Et ma question derrière,
00:48:06c'est quand
00:48:07que le Parlement
00:48:09retrouvera la main
00:48:10sur les orientations budgétaires
00:48:13justement sur la rénovation thermique,
00:48:16sur le lésil social,
00:48:17sur tout ce que j'ai dit précédemment.
00:48:20Merci Rémi.
00:48:21Thierry Dégremont.
00:48:27Vous avez branché le micro ?
00:48:29Ah.
00:48:34Alors,
00:48:35j'ouvre ma note.
00:48:36Merci Madame la Présidente,
00:48:38Madame la Ministre.
00:48:39Le 6 mai à l'Assemblée,
00:48:41vous avez écarté
00:48:41la baisse de la TVA
00:48:42sur l'énergie
00:48:43jugée indiscriminée
00:48:45et chiffrée
00:48:45à 10 à 12 milliards d'euros.
00:48:47Ce chiffre comprenait
00:48:48les carburants et le fuel.
00:48:49Un peu plus fort, s'il vous plaît.
00:48:50Un peu plus près du micro.
00:48:51Résolé.
00:48:53Excusez-moi.
00:48:58Vous avez écarté
00:48:59la baisse de la TVA
00:49:00sur l'énergie
00:49:01jugée indiscriminée
00:49:02et chiffrée
00:49:03à 10 à 12 milliards d'euros.
00:49:04Ce chiffre comprenait
00:49:05les carburants et le fuel.
00:49:07Ma question porte
00:49:09sur le gaz
00:49:09et l'électricité.
00:49:10Entre mai et novembre,
00:49:12le prix repère du gaz
00:49:14aura augmenté
00:49:14de 25 %
00:49:16au prix de novembre.
00:49:17Un ménage
00:49:18qui se chauffe au gaz
00:49:19paiera environ 740 euros
00:49:20de plus sur un an
00:49:21qu'au prix de janvier.
00:49:23Donc, environ 120 euros
00:49:24de TVA perçus par l'État.
00:49:26Une TVA à 5,5
00:49:27lui ferait économiser
00:49:29environ 280 euros
00:49:31par mois
00:49:32sans démarche
00:49:33rapportée au revenu.
00:49:34Cette baisse
00:49:34profiterait d'abord
00:49:35aux ménages modestes.
00:49:38Selon l'OFCE,
00:49:40l'électricité
00:49:40et le gaz présents
00:49:41sont près de 3 fois plus
00:49:42dans le revenu
00:49:43que dans celui
00:49:43les plus aisés.
00:49:44Le chèque LRJ,
00:49:45lui, ne dépasse pas
00:49:47277 euros
00:49:48et les classes moyennes
00:49:49n'y en ont pas droit.
00:49:50Pourquoi le préférer
00:49:51à une baisse de la TVA ?
00:49:53Merci, Mme la ministre.
00:49:55Merci.
00:49:56Et dernière intervention
00:49:58pour cette série
00:49:58de 3 questions.
00:49:59Anne-Catherine Voisier.
00:50:01Merci, Mme la Présidente.
00:50:03Merci, Mme la ministre.
00:50:03Alors, 3 petits points.
00:50:05Un premier,
00:50:06puisque moi,
00:50:07je porte toujours
00:50:09dans cette commission
00:50:09ailleurs
00:50:10l'étendard du bois
00:50:12et donc de l'ENR bois.
00:50:14Et je sais que le gouvernement
00:50:16ne porte pas vraiment
00:50:17dans son cœur
00:50:18l'énergie bois.
00:50:19Mais je tiens quand même
00:50:20à vous rappeler,
00:50:21Mme la ministre,
00:50:22que dans ces périodes
00:50:23difficiles pour beaucoup
00:50:24de nos concitoyens,
00:50:25il y a quand même
00:50:25plus de 7 millions
00:50:26de foyers de français
00:50:26qui se chauffent au bois
00:50:28et que le bois
00:50:29est toujours et encore
00:50:30l'énergie la moins chère,
00:50:325 centimes le kilowattheure
00:50:34pour le bois bûche,
00:50:368 centimes pour les pelettes
00:50:38contre à peu près
00:50:3918-20 centimes
00:50:40pour le gaz et l'électricité
00:50:42dont vraiment
00:50:43j'en appelle
00:50:44à votre prise en considération
00:50:47de l'énergie bois
00:50:48qui est quand même
00:50:48la réalité
00:50:49dans beaucoup,
00:50:50beaucoup de nos territoires.
00:50:52Deuxième point,
00:50:53il y a eu une réforme,
00:50:54une revalorisation
00:50:55de l'IFER
00:50:56lors de la loi de finances
00:50:572026
00:50:59qui a donc revalorisé
00:51:01à 7,54 euros
00:51:03le kilowattheure.
00:51:05Cette revalorisation
00:51:06s'impose
00:51:07à l'ensemble
00:51:08des producteurs
00:51:08et moi,
00:51:09j'ai dans mon territoire
00:51:10mais je pense que
00:51:10beaucoup de nos collègues
00:51:11connaissent ça aussi,
00:51:12des agriculteurs
00:51:13qui ont fait
00:51:14des efforts
00:51:15d'investissement majeurs
00:51:16et qui se voient
00:51:19confrontés
00:51:20à cette augmentation
00:51:20de l'IFER
00:51:21qui les impacte
00:51:23lourdement
00:51:25sur la rentabilité
00:51:27de l'investissement.
00:51:28Donc ma question serait
00:51:29est-ce que vous seriez
00:51:30prête à plafonner
00:51:31enfin ou plutôt
00:51:32à mettre un plancher
00:51:33à cette augmentation
00:51:35de manière
00:51:36à ne pas impacter
00:51:37les petites unités
00:51:38de 1 MWh
00:51:40et donc globalement
00:51:41des unités
00:51:42d'exploitation agricole.
00:51:44Et puis enfin,
00:51:45juste une question
00:51:46plus globale
00:51:47par rapport à la stratégie
00:51:48que vous nous avez présentée.
00:51:51On comprend bien
00:51:52la stratégie
00:51:53de surproduction
00:51:54pour faire face
00:51:54aux besoins
00:51:55en électrification
00:51:57à venir.
00:51:58Mais en fait,
00:51:59la question qui me vient
00:52:00à l'esprit,
00:52:00souvent beaucoup
00:52:00de concitoyens
00:52:01me la posent,
00:52:02jusqu'où ?
00:52:02Parce qu'aujourd'hui,
00:52:03on est à peu près,
00:52:04je crois,
00:52:05à 550 TWh produites,
00:52:0693 TWh exportées.
00:52:12Donc on sait
00:52:12que cette surproduction,
00:52:14même si elle nous ménage
00:52:15des capacités
00:52:16pour développer
00:52:17l'électrification à venir,
00:52:19elle a quand même
00:52:20des effets pervers
00:52:21puisqu'elle impacte
00:52:22la rémunération
00:52:23en fait des moyens
00:52:24de production
00:52:25et qu'elle fait baisser
00:52:26les cours.
00:52:27Donc comment est-ce
00:52:28que vous analysez
00:52:29le bon équilibre
00:52:31de tout ça ?
00:52:31Parce qu'aujourd'hui,
00:52:32et notamment cet été,
00:52:33avec les plages
00:52:35d'ensoleillement
00:52:36qu'on a eues,
00:52:36on a eu une énorme
00:52:37production
00:52:38de NR électrique
00:52:39et on a eu
00:52:40des prix négatifs
00:52:43assez importants.
00:52:43Donc comment est-ce que,
00:52:45enfin jusqu'où
00:52:46et dans quelle proportion
00:52:47on doit être
00:52:48dans une stratégie
00:52:48de surproduction
00:52:49qui ne soit pas
00:52:50finalement perverse
00:52:52pour l'ensemble
00:52:52du système
00:52:53et qui ne se traduise pas
00:52:54par une hausse
00:52:55des coûts
00:52:56de l'énergie
00:52:56pour nos concitoyens.
00:52:58Merci Anne-Catherine.
00:52:59Voilà,
00:53:00Madame la Ministre.
00:53:01Bien,
00:53:02merci beaucoup
00:53:02Madame la Présidente.
00:53:04Commencer par le sénateur
00:53:05Cardon.
00:53:05Sur les C2E,
00:53:06je ne vois pas bien
00:53:07de mise en concurrence
00:53:08entre se chauffer
00:53:10et se déplacer,
00:53:11vous dites,
00:53:12de manière un peu caricaturale,
00:53:14si vous me permettez,
00:53:15qu'on demande aux Français
00:53:17de choisir
00:53:18entre l'un et l'autre,
00:53:20il y a 8 milliards d'euros,
00:53:218 milliards d'euros
00:53:22de ces deux E
00:53:23affectés aujourd'hui
00:53:24à l'ensemble des programmes
00:53:25et à l'ensemble des fiches.
00:53:27C'est un volume
00:53:28qui est important
00:53:29et qui en réalité
00:53:30permet d'aider
00:53:31et sur l'un
00:53:32et sur l'autre.
00:53:34Avec en réalité
00:53:35des résultats
00:53:35qui sont un peu meilleurs
00:53:37sur le passage
00:53:38du véhicule thermique
00:53:40au véhicule électrique
00:53:42parce qu'on n'est pas
00:53:43sur le même type d'usage
00:53:44que sur le passage
00:53:45d'une chaudière au gaz
00:53:46à une pompe à chaleur
00:53:47et ça suscite
00:53:48d'autres questions,
00:53:49d'autres interrogations
00:53:50et c'est des objets
00:53:51qui sont à mon avis
00:53:53très différents.
00:53:54Mais à aucun moment
00:53:56on choisit
00:53:56de trancher
00:53:59entre l'un et l'autre
00:54:01et d'ailleurs
00:54:01c'est des mesures
00:54:04qui sont spécifiquement
00:54:05dédiées aux Français
00:54:06les plus précaires
00:54:07donc que logiquement
00:54:09vous devriez
00:54:09largement soutenir.
00:54:11Ensuite,
00:54:11sur la lutte
00:54:12contre la fraude,
00:54:12j'en ai parlé
00:54:13dans mon propos liminaire,
00:54:15on a bien avancé
00:54:16qu'on fère
00:54:16les 200 millions d'euros
00:54:19de détection
00:54:19de fraudes possibles
00:54:21et qui ont pu être
00:54:22évitées.
00:54:23Donc ça c'est une bonne chose
00:54:24et il faut évidemment
00:54:25continuer.
00:54:25C'est une question
00:54:26de justice
00:54:29évidente.
00:54:32Monsieur,
00:54:33pardonnez-moi,
00:54:33Degrémont c'est ça ?
00:54:35Degrémont.
00:54:35Degrémont,
00:54:36excusez-moi.
00:54:38Check Energy
00:54:39versus baisse de la TVA.
00:54:40D'abord,
00:54:41c'est des montants
00:54:41qui sont très différents.
00:54:43Vous en conviendrez
00:54:44et au-delà du désaccord
00:54:45qu'on peut avoir
00:54:46sur non pas la volonté
00:54:49de baisser les taxes
00:54:50en valeur absolue
00:54:51mais sur notre capacité
00:54:52budgétaire à le faire,
00:54:54on est sur des montants
00:54:55qui sont sans commune mesure.
00:54:56Ensuite,
00:54:57la baisse de la TVA,
00:54:58ça bénéficie
00:54:59de manière uniforme
00:55:01à l'ensemble
00:55:02de la population
00:55:03là où le chèque énergie
00:55:05cible très spécifiquement
00:55:07les ménages
00:55:08les plus modestes.
00:55:09Donc c'est aussi une approche politique
00:55:10qui est différente.
00:55:13Sur le principe,
00:55:16on voudrait tous pouvoir
00:55:17baisser les taxes
00:55:18et baisser les impôts.
00:55:20Baisser la TVA
00:55:22à 5,5%
00:55:23comme vous le portez
00:55:24sur l'ensemble
00:55:25des produits énergétiques,
00:55:26c'est entre 10 et 15 milliards d'euros
00:55:29en fonction
00:55:30de qui fait le calcul.
00:55:31Mais enfin,
00:55:32je pense qu'on est relativement d'accord
00:55:33sur les tiages
00:55:34et la fourchette.
00:55:35aujourd'hui,
00:55:36il n'y a pas le début
00:55:37du financement
00:55:38de 10 à 15 milliards d'euros.
00:55:40J'ajoute,
00:55:41hélas,
00:55:41c'est un désaccord politique
00:55:42que ça revient
00:55:43à subventionner
00:55:44massivement
00:55:46notamment
00:55:46des énergies fossiles
00:55:48importées
00:55:49et donc
00:55:51des imports
00:55:52qui bénéficient
00:55:53à des grandes puissances
00:55:54étrangères.
00:55:55Et moi,
00:55:55je ne comprends pas
00:55:56qu'on puisse
00:55:56dans le même temps
00:55:57demander
00:55:58des baisses
00:55:59de taxes
00:56:00sur les produits énergétiques
00:56:02et en même temps
00:56:03refuser
00:56:03toute politique
00:56:04allant dans le sens
00:56:06de la décarbonation,
00:56:08de la transition énergétique
00:56:09et de la sortie
00:56:10des énergies fossiles.
00:56:11Parce que
00:56:11la vraie réponse,
00:56:12et je le disais
00:56:13dans mon propos structurel
00:56:15aux crises
00:56:15qu'on est en train
00:56:16de traverser,
00:56:17ce n'est pas
00:56:17de subventionner le gaz,
00:56:18c'est de permettre
00:56:19aux Français
00:56:20de sortir du gaz.
00:56:21Ce n'est pas
00:56:22de subventionner le fuel,
00:56:23c'est de permettre
00:56:24aux Français
00:56:24de sortir du fuel
00:56:26parce qu'on n'en a pas
00:56:27chez nous,
00:56:27parce qu'on l'importe,
00:56:28parce que ça nous a coûté
00:56:29ces dernières années
00:56:3060 milliards d'import
00:56:31par an.
00:56:32Donc c'est la vraie...
00:56:33Sans compter
00:56:34les dépendances géopolitiques
00:56:35avec des pays
00:56:37et des puissances
00:56:37qui vous en conviendraient,
00:56:39Russie, Algérie,
00:56:41US,
00:56:42ne veulent pas toujours
00:56:43que du bien,
00:56:44pour le dire
00:56:44de manière diplomatique.
00:56:46Mais c'est un débat politique
00:56:48et ce sera un débat
00:56:49de présidentielle,
00:56:51notamment.
00:56:53Madame Loisier,
00:56:56sur...
00:56:56Alors je vais commencer,
00:56:58pardon,
00:56:58je vais commencer
00:57:00sur la question
00:57:01du bois,
00:57:02puisque c'est peut-être
00:57:03un étendard.
00:57:05Il reste des soutiens,
00:57:07il reste des soutiens au bois
00:57:08et j'entends,
00:57:09puisque je crois
00:57:09que j'avais déjà eu
00:57:10la question,
00:57:11peut-être pas par vous d'ailleurs,
00:57:12mais lors de ma précédente
00:57:13audition ici même,
00:57:15je me mentis,
00:57:15c'était pas Daniel,
00:57:17au hasard,
00:57:18au hasard.
00:57:19Il reste des soutiens
00:57:22et je pense notamment
00:57:23au fond chaleur,
00:57:24mais on doit hiérarchiser
00:57:26les usages du bois
00:57:27et l'énergie,
00:57:29c'est vrai,
00:57:30n'est pas prioritaire
00:57:31dans la politique
00:57:32qui est la nôtre.
00:57:33Mais enfin,
00:57:34il reste quand même
00:57:35des soutiens
00:57:35et notamment
00:57:36sur ce fond chaleur.
00:57:40L'IFER,
00:57:41sur l'augmentation
00:57:41de l'IFER,
00:57:42ça visait,
00:57:43c'était l'année dernière,
00:57:44ça visait
00:57:45des installations
00:57:47amorties
00:57:48et rentables,
00:57:48ce qu'on appelle
00:57:51très techniquement
00:57:52le S6-S10,
00:57:53donc des contrats
00:57:54qui ont été passés
00:57:55entre 2006
00:57:57et 2012,
00:57:58si je ne dis pas de bêtises,
00:58:00et donc qui sont déjà
00:58:01des installations
00:58:03très rentables.
00:58:05D'ailleurs,
00:58:05on pourrait,
00:58:06et on en parlera
00:58:07dans le PLF
00:58:07parce qu'on parle quand même
00:58:08d'installation
00:58:10avec,
00:58:10on parle d'installation
00:58:12avec,
00:58:12enfin bon,
00:58:13c'est un autre débat,
00:58:14mais avec des CFD
00:58:16passés à des prix
00:58:18très,
00:58:18très significativement
00:58:21supérieurs
00:58:22au prix du marché,
00:58:23en tout cas
00:58:23au prix du marché
00:58:24tel qu'il est aujourd'hui.
00:58:25Alors ça s'explique
00:58:26rétrospectivement
00:58:26parce qu'on était
00:58:27au début du projet,
00:58:29donc au lancement
00:58:29d'une technologie,
00:58:30il y avait besoin
00:58:31de donner de la visibilité,
00:58:32mais enfin aujourd'hui,
00:58:33il est à surcompense
00:58:34quand même
00:58:34certains projets,
00:58:36mais on aura l'occasion
00:58:37d'en reparler
00:58:38dans le PLF.
00:58:38Sur la question
00:58:39de la surproduction,
00:58:41moi je ne rejoins pas
00:58:42cette critique
00:58:43qui est faite
00:58:44à la politique
00:58:46énergétique
00:58:46du gouvernement
00:58:49laissant penser
00:58:49qu'au fond
00:58:50on serait trop
00:58:52trop
00:58:53trop volontaire
00:58:54sur le développement
00:58:55des capacités
00:58:56de production.
00:58:57D'abord parce que
00:58:58on doit anticiper
00:59:00une augmentation
00:59:01de la production
00:59:01si tant est
00:59:02qu'on ait vraiment
00:59:02l'ambition de réussir
00:59:03la transition énergétique
00:59:05et d'aller vers
00:59:05l'électrification,
00:59:06ce qui est le cas.
00:59:07et ensuite vous preniez
00:59:09à juste titre
00:59:09l'exemple de cet été
00:59:11avec effectivement
00:59:12des énergies renouvelables
00:59:14qui ont massivement produit
00:59:16mais enfin encore plus
00:59:16que la surproduction,
00:59:18je mets des guillemets,
00:59:19je mets des guillemets
00:59:20à surproduction
00:59:21des énergies renouvelables,
00:59:22il y a surtout
00:59:23une surconsommation
00:59:25et notamment du fait
00:59:26de la climatisation
00:59:27mais qui est une surconsommation
00:59:29qui a été importante
00:59:30et qui contribue d'ailleurs
00:59:32à la légère hausse des prix
00:59:34qu'on constate aujourd'hui
00:59:36sur les marchés
00:59:37parce qu'il y a eu
00:59:38des pics de consommation
00:59:40très importantes
00:59:41et effectivement
00:59:42certains réacteurs,
00:59:44certains réacteurs nucléaires
00:59:46qui ont été mis à l'arrêt,
00:59:48je le précise,
00:59:48non pas pour des raisons
00:59:49de sûreté
00:59:49mais pour des raisons
00:59:50environnementales,
00:59:51ce qui n'est pas tout à fait
00:59:52la même chose.
00:59:53Donc moi je ne crois pas
00:59:55qu'on fasse fausse route
00:59:56et par ailleurs
00:59:57la surproduction,
00:59:58bien sûr pas dans
00:59:59n'importe quelle volumétrie
01:00:02mais enfin c'est aussi
01:00:03ce qui permet
01:00:04de protéger le consommateur.
01:00:06C'est aussi ce qui permet
01:00:07de garantir des prix
01:00:09le plus bas possible.
01:00:13Si, il vaut mieux
01:00:15un peu de surproduction
01:00:15que...
01:00:23Et ça nous permet
01:00:27d'exploiter.
01:00:28Jusqu'où quoi ?
01:00:28Parce que là on continue,
01:00:29on a investi beaucoup
01:00:31et on investit beaucoup
01:00:32dans le nucléaire
01:00:33et tant mieux
01:00:33et on continue
01:00:34à investir beaucoup
01:00:35dans l'éolien
01:00:36mais jusqu'où quoi ?
01:00:37Vous avez vu la TPL
01:00:39à quelque chose
01:00:39mais jusqu'où quoi ?
01:00:41Parce que cette surproduction
01:00:44a des effets perverses
01:00:45qui sont notamment
01:00:46comme tout effet
01:00:47de surproduction
01:00:47dans tout marché
01:00:48une chute des cours.
01:00:49des ventes
01:00:51à prix
01:00:51qui sont finalement compensées
01:00:54par la France.
01:00:54J'entends complètement
01:00:56et la réponse
01:00:57elle diffère au fond
01:00:59d'une force politique
01:01:00à une autre aussi
01:01:01parce que l'ambition
01:01:02que vous mettez
01:01:03encore une fois
01:01:04dans l'électrification
01:01:05dans la sortie
01:01:06des énergies fossiles
01:01:08est le corollaire
01:01:09de ce que vous allez
01:01:11avoir besoin demain
01:01:12en matière de production.
01:01:14Et ensuite
01:01:15il y a d'autres...
01:01:16On a eu récemment
01:01:17une très bonne nouvelle
01:01:17c'est l'ouverture
01:01:20à une prolongation
01:01:21au-delà de 60 ans
01:01:23des réacteurs nucléaires.
01:01:24Ça c'est une excellente nouvelle
01:01:26mais qui questionne aussi
01:01:28et qui va questionner aussi
01:01:31dans les mois
01:01:32et dans les années à venir
01:01:33la nécessité
01:01:35de développer
01:01:36de nouveaux moyens
01:01:37de production
01:01:38par ailleurs
01:01:39qu'ils soient nucléaires
01:01:40ou renouvelables.
01:01:41Donc c'est un équilibre
01:01:42qui est éminemment complexe
01:01:44et qui va bien
01:01:47au-delà de considérations
01:01:49politiques
01:01:49même si des considérations
01:01:51politiques doivent
01:01:51évidemment rentrer en compte
01:01:52comme je veux dire.
01:01:54Pardon, j'ai loupé
01:01:55votre dernière phrase
01:01:56qui était la question principale.
01:01:57Est-ce qu'on garantit
01:01:58avant le 31 décembre ?
01:01:59Non, en fait
01:02:02la commission a autorisé
01:02:04l'Allemand
01:02:05les Allemands
01:02:06pour le gaz
01:02:06et nous on a demandé
01:02:08vous avez demandé
01:02:08pour le PR2
01:02:09et on a retardé
01:02:11la mise
01:02:12de la première pierre
01:02:13et ma question
01:02:14est la suivante
01:02:15c'est est-ce que vous allez
01:02:15avoir l'autorisation
01:02:16pour pas que la commission
01:02:18donne avantage
01:02:19à l'Allemagne
01:02:19par rapport à nous
01:02:20en France
01:02:20le nucléaire
01:02:22puisqu'il y a
01:02:2335 milliards d'euros
01:02:24d'aides
01:02:25de la commission.
01:02:27J'entends.
01:02:29J'entends.
01:02:30Commencez par
01:02:31M. le Sénateur
01:02:32Pieds-Noirs
01:02:32sur les 100 territoires
01:02:33d'électrification.
01:02:34Alors c'est pas uniquement
01:02:35coupe ton gaz
01:02:36en réel.
01:02:37Ferme ton gaz.
01:02:38Ferme ton gaz, pardon.
01:02:42Il y a quatre objectifs
01:02:44qui peuvent être suivis.
01:02:47Je ne sais pas lequel
01:02:48a été choisi chez vous.
01:02:49J'imagine du coup
01:02:50plutôt la sortie du gaz
01:02:51vu la tournure
01:02:52de votre question.
01:02:54Il y a des aides dédiées
01:02:55qui viennent en plus
01:02:56de l'ensemble
01:02:57des programmes C2E
01:02:58dont les territoires
01:02:59pourront bénéficier.
01:03:00Effectivement,
01:03:01un accompagnement dédié
01:03:03par des opérateurs
01:03:04Cerema,
01:03:06ADEME,
01:03:06Enedis
01:03:07et les services de l'État,
01:03:08notamment l'Adréal.
01:03:10Des aides budgétaires
01:03:12supplémentaires,
01:03:14notamment pour
01:03:15des bornes de recharge
01:03:16publiques ultra rapides
01:03:18qui pourront être déployées
01:03:20et effectivement
01:03:21sur des primes
01:03:21de sortie du gaz
01:03:23pour permettre
01:03:24de déconnecter
01:03:25des quartiers entiers.
01:03:27J'ajoute que
01:03:28derrière l'intérêt
01:03:30que ça doit avoir
01:03:31pour chaque territoire,
01:03:32il y a une réflexion
01:03:34d'ingénierie
01:03:34de long terme
01:03:35qui doit être menée.
01:03:37La réalité,
01:03:37c'est que
01:03:38si on est tous d'accord,
01:03:39en tout cas,
01:03:39je pense pour dire
01:03:40qu'à terme,
01:03:41il va falloir sortir du gaz,
01:03:43ça pose des questions
01:03:44techniques
01:03:46absolument colossales.
01:03:48Aujourd'hui,
01:03:49l'entretien
01:03:49des réseaux de gaz,
01:03:50par exemple,
01:03:51est supporté
01:03:52par l'ensemble
01:03:52des consommateurs,
01:03:53donc 11,
01:03:5512 millions
01:03:55de Français.
01:03:58Quand vous allez
01:03:59progressivement réduire
01:04:00ce nombre
01:04:00de consommateurs
01:04:01à 8,
01:04:02puis 6,
01:04:03puis 4,
01:04:04comment est-ce que
01:04:05vous partagez
01:04:06le coût
01:04:07de cet entretien
01:04:08et comment est-ce
01:04:09que ce coût
01:04:09ne pèse pas trop
01:04:10sur les factures.
01:04:12Assez instinctivement,
01:04:13on se dit
01:04:13qu'il va falloir
01:04:15déconnecter
01:04:15zone géographique
01:04:16par zone géographique
01:04:18et arrêter
01:04:19de le faire
01:04:19de façon erratique
01:04:21et un peu anarchique
01:04:23comme c'est le cas
01:04:24aujourd'hui.
01:04:24Et puis,
01:04:25ça va poser
01:04:25des questions
01:04:26d'ingénierie
01:04:28plus profonde
01:04:29qui m'échappe
01:04:30un peu
01:04:30par ailleurs,
01:04:31mais des réseaux
01:04:32de gaz,
01:04:33c'est un certain
01:04:35nombre de risques
01:04:35et donc la manière
01:04:37dont on en sort
01:04:38doit aussi être pensée.
01:04:40Et c'est sans territoire
01:04:41d'électrification,
01:04:42c'est ce qui nous permet
01:04:44d'ouvrir
01:04:44cette réflexion-là
01:04:45dont on va avoir besoin
01:04:47à plus long terme.
01:04:51Madame Bost,
01:04:52excusez-moi.
01:04:56D'abord,
01:04:57on ne découvre pas
01:04:58la candidature
01:04:59du Vlaillet
01:05:01qui est très identifiée
01:05:03avec des atouts
01:05:05certains
01:05:05et des élus locaux
01:05:07qui,
01:05:07quelle que soit
01:05:08leur appartenance
01:05:09partisane,
01:05:10sont très mobilisés.
01:05:13J'ai bien noté,
01:05:16de même que vous
01:05:17comprendrez
01:05:18qu'il ne me revient pas
01:05:19de faire ce type
01:05:20d'annonce
01:05:20et que j'en laisserai
01:05:21la primeur
01:05:21au président
01:05:22de la République
01:05:24qui devra
01:05:25évidemment
01:05:26se prononcer
01:05:27sur cette question.
01:05:30Le PLF
01:05:31et les mesures
01:05:33qu'il contient
01:05:35pour le financement
01:05:36des EPR
01:05:36concernent
01:05:37les six premiers EPR.
01:05:39Ils ne concernent pas
01:05:40les huit EPR
01:05:41en option
01:05:42dont le Blayet
01:05:44pourrait faire partie.
01:05:46Donc en fait,
01:05:46en réalité,
01:05:46ce qui est inscrit
01:05:47dedans
01:05:49est assez peu,
01:05:51enfin en tout cas,
01:05:51ne touche pas
01:05:52une éventuelle
01:05:53candidature
01:05:54du Blayet
01:05:55dedans.
01:05:56C'est prévu
01:05:58pour...
01:06:00Oui,
01:06:00non,
01:06:00non,
01:06:01mais je le dis,
01:06:02je le dis,
01:06:05alors il y a
01:06:05une garantie
01:06:06d'État
01:06:07pour ne pas mettre
01:06:08en risque
01:06:08l'épargne.
01:06:09Ça,
01:06:09c'est la première chose
01:06:10et je sais
01:06:11que ça a été
01:06:12une des questions
01:06:12principales
01:06:14posées.
01:06:14il y a une bonification
01:06:16pour rendre
01:06:19cet investissement
01:06:21soutenable
01:06:21pour EDF
01:06:23et il n'y a pas
01:06:24de risque
01:06:24pour les autres usagers
01:06:26du fonds d'épargne.
01:06:27Ça,
01:06:27on le garantit
01:06:28dans les dispositions
01:06:29qu'on a mises
01:06:30dans le PLF.
01:06:30Voilà.
01:06:31du reste,
01:06:32les discussions
01:06:33avec la commission
01:06:34continuent
01:06:34et ça répondra
01:06:35aussi à la question
01:06:36de Mme Calais.
01:06:38L'objectif
01:06:39de décision finale
01:06:40d'investissement
01:06:41au 31 décembre
01:06:43est un objectif
01:06:44qui est maintenu
01:06:45et qui va d'ailleurs
01:06:46au-delà
01:06:47de la question
01:06:47du PLF.
01:06:50Voilà,
01:06:50je comprends
01:06:51le parallèle,
01:06:52en tout cas,
01:06:52j'entends le parallèle
01:06:53que vous faites
01:06:54avec l'Allemagne.
01:06:56on est quand même
01:06:57sur deux types
01:07:00d'installations,
01:07:01quel que soit
01:07:01ce que je pense
01:07:02et je n'en pense pas
01:07:03que du bien
01:07:04de la politique
01:07:05énergétique allemande.
01:07:07Le développement
01:07:07de PR2
01:07:08avec tout ce que ça
01:07:09peut induire
01:07:10comme risque
01:07:11ou en tout cas
01:07:11comme considération
01:07:12en matière
01:07:13d'infrastructure,
01:07:14on peut comprendre
01:07:15que ça ne prenne pas
01:07:15exactement le même temps.
01:07:19Et pardon,
01:07:20je reviens du coup
01:07:20à Mme Bost
01:07:21sur la question
01:07:22de la sûreté.
01:07:23Alors,
01:07:23ça ne dépend pas
01:07:24uniquement de la SNR
01:07:25parce que le premier
01:07:25responsable
01:07:26de la sûreté,
01:07:26mais vous le savez
01:07:27puisque vous avez
01:07:28un site chez vous,
01:07:29c'est l'exploitant.
01:07:30Et donc,
01:07:31d'abord,
01:07:31charge à l'exploitant,
01:07:32EDF,
01:07:33tant le site
01:07:33que le national
01:07:35que de mettre en oeuvre
01:07:36d'une part
01:07:37les exigences de sûreté,
01:07:38c'est une évidence
01:07:39et parmi ces exigences,
01:07:42l'anticipation
01:07:43des risques
01:07:44et notamment
01:07:45des risques
01:07:46de submersion,
01:07:47ça a été
01:07:48au cœur
01:07:49des travaux
01:07:49post-Fukushima
01:07:51après 2012,
01:07:52le risque
01:07:53d'inondation,
01:07:54le risque
01:07:54d'isolation
01:07:55des sites.
01:07:56Et donc,
01:07:57il y a un travail
01:07:57qui est mené
01:07:58au long cours
01:07:58et qui fait référence
01:08:01mondiale
01:08:02en la matière.
01:08:03Il y a des standards
01:08:06internationaux
01:08:07que l'on suit,
01:08:08il y a ce qui est mené
01:08:09par la SNR,
01:08:10donc,
01:08:12ça fait partie.
01:08:13Encore une fois,
01:08:14il y a de l'amélioration
01:08:15continue,
01:08:16il y a le post-Fukushima
01:08:17pour le nucléaire historique,
01:08:20le nucléaire existant
01:08:21et ensuite,
01:08:22il y a des conditions
01:08:23de sûreté
01:08:23qui ont été encore
01:08:25rehaussées
01:08:25pour EPR
01:08:27Flamanville 3
01:08:28et pour les EPR 2
01:08:29qui concernent,
01:08:30par exemple,
01:08:31les questions
01:08:31d'inondation
01:08:32mais qui,
01:08:33de manière
01:08:34bien plus large,
01:08:35intègrent
01:08:36toutes les contraintes
01:08:37liées au changement
01:08:37climatique.
01:08:38Donc,
01:08:40c'est évidemment
01:08:42au cœur
01:08:43du développement
01:08:44de ce programme.
01:08:47Merci.
01:08:47On continue.
01:08:48Il reste encore
01:08:49quelques questions.
01:08:51Magali Gasto-Oustri.
01:08:54Le micro, Magali.
01:08:58Bonsoir.
01:08:59C'est bon ?
01:08:59Un peu plus près
01:09:00et ça sera parfait.
01:09:01Je vais me tenir
01:09:02comme ça.
01:09:04Madame la Présidente,
01:09:06Madame la Ministre,
01:09:07donc j'aurai deux points
01:09:08à exposer.
01:09:10Enfin,
01:09:10une première remarque
01:09:10et ensuite,
01:09:11une question.
01:09:12Donc,
01:09:12tout d'abord,
01:09:13en complément
01:09:13de ce qu'a énoncé
01:09:14tout à l'heure
01:09:15notre collègue
01:09:15Jean-Claude Tissot
01:09:17et par rapport
01:09:17à vos choix politiques
01:09:18comme vous l'avez
01:09:19vous-même précisé
01:09:20concernant les aides
01:09:21aux grands rouleurs.
01:09:23Je ne vous apprends rien
01:09:24en vous disant
01:09:25que la dépendance
01:09:26à la voiture
01:09:27ne s'arrête pas
01:09:28à l'activité professionnelle
01:09:30dans nos territoires ruraux
01:09:32de Haute-Garonne
01:09:33me concernant
01:09:34mais aussi ailleurs.
01:09:35Je pense qu'on pourrait
01:09:36évoquer
01:09:36tout aussi bien
01:09:37l'Ariège
01:09:38ou les Hautes-Pyrénées.
01:09:40Un retraité
01:09:41modeste
01:09:43doit pouvoir
01:09:43rejoindre
01:09:44un médecin,
01:09:45un demandeur
01:09:46d'emploi
01:09:47se rendre
01:09:47à un entretien,
01:09:49un proche
01:09:49accompagner
01:09:50une personne
01:09:50dépendante.
01:09:52Or,
01:09:52l'aide
01:09:53aux grands rouleurs
01:09:54reste conditionnée
01:09:55à l'usage
01:09:56professionnel
01:09:57du véhicule
01:09:58et donc,
01:09:59au-delà
01:09:59de la baisse
01:10:00générale
01:10:00annoncée
01:10:01sur le gasoil
01:10:01comme vous venez
01:10:02de le rappeler
01:10:03Madame la Ministre,
01:10:05il paraît
01:10:06quand même
01:10:06aujourd'hui
01:10:06difficile
01:10:07de justifier
01:10:08vos choix
01:10:09politiques
01:10:09dans nos territoires
01:10:10du fait
01:10:11que ces situations
01:10:12restent en dehors
01:10:13du champ
01:10:14de cette aide.
01:10:16Deuxièmement,
01:10:17et ce sera donc là
01:10:18ma question,
01:10:19sauf erreur,
01:10:20l'article 2
01:10:21du décret
01:10:21du 23 octobre
01:10:22exclut de l'aide
01:10:24aux GNR agricoles
01:10:25les entreprises
01:10:26en sauvegarde
01:10:27ou en redressement
01:10:28judiciaire
01:10:29au moment
01:10:30de leur demande.
01:10:31Ces procédures
01:10:32visent pourtant
01:10:33à préserver
01:10:34une activité
01:10:35et ses emplois
01:10:36et la sauvegarde
01:10:37s'ouvre même
01:10:38sans cessation
01:10:39des paiements
01:10:40au bénéfice
01:10:41d'exploitants
01:10:41qui ont eu
01:10:42la lucidité
01:10:43d'anticiper
01:10:44leurs difficultés.
01:10:46Vous m'opposerez
01:10:47peut-être
01:10:47les règles européennes
01:10:49mais cette aide
01:10:51relève
01:10:51des règlements
01:10:52de Minimi
01:10:52qui n'impose
01:10:54nullement
01:10:54d'écarter
01:10:55une entreprise
01:10:56en procédure
01:10:56collective
01:10:57lorsqu'il s'agit
01:10:59d'une subvention
01:11:00directe.
01:11:01Cette exclusion
01:11:02est-elle donc
01:11:03un choix français ?
01:11:04Une exploitation
01:11:05qui continue
01:11:06de produire
01:11:07et de payer
01:11:07son carburant
01:11:08au prix fort
01:11:09doit-elle perdre
01:11:09ce soutien
01:11:10parce qu'elle s'est placée
01:11:11sous la protection
01:11:13du tribunal
01:11:13pour se redresser ?
01:11:15Avec votre collègue
01:11:16chargé de l'agriculture,
01:11:17seriez-vous prête
01:11:18pour les guichets
01:11:19de novembre
01:11:20et décembre
01:11:20à réserver
01:11:21l'exclusion
01:11:22à la seule
01:11:23liquidation judiciaire ?
01:11:25Merci.
01:11:26On reste
01:11:26juste sur la même
01:11:27travée
01:11:28avec Jean-Jacques Michaud.
01:11:29Oui,
01:11:30Madame la Présidente,
01:11:31Madame la Ministre,
01:11:33suite à l'adaption
01:11:35fin juin
01:11:35de la loi
01:11:37sur l'hydroélectricité,
01:11:39la Commission européenne
01:11:41début octobre
01:11:42vient de lever
01:11:43les deux précomptatieux
01:11:45qu'elle avait
01:11:46mis à l'encontre
01:11:47de la France.
01:11:49Donc,
01:11:49aujourd'hui,
01:11:50EDF se trouve
01:11:52dans une possibilité
01:11:54d'investir
01:11:55puisqu'il a une vision
01:11:57long terme
01:11:58de sa gestion
01:11:59des barrages.
01:12:00Et donc,
01:12:01pouvez-vous nous dire
01:12:02dans quel calendrier
01:12:04EDF va investir
01:12:06pour augmenter
01:12:07la production
01:12:08d'hydroélectricité ?
01:12:09Merci.
01:12:11Merci.
01:12:11Merci,
01:12:11Jean-Jacques.
01:12:12Yves Blunven.
01:12:15Madame la Présidente,
01:12:16Madame la Ministre,
01:12:17merci de votre présence.
01:12:19Vous cherchez,
01:12:20on cherche tous
01:12:21des économies
01:12:22pour boucler
01:12:23ce budget
01:12:242027.
01:12:26J'ai une proposition
01:12:27à vous faire.
01:12:28Abandonnez
01:12:29purement et simplement
01:12:30le projet offshore
01:12:31au large
01:12:32des côtes
01:12:32morbillanaises.
01:12:34Pour quelles raisons ?
01:12:35D'abord,
01:12:35parce qu'on est
01:12:37sur un projet
01:12:38exorbitant
01:12:39au niveau financier,
01:12:40exorbitant
01:12:41avec un résultat
01:12:42derrière
01:12:42d'un modèle économique
01:12:44et d'une rentabilité
01:12:45qui est plus
01:12:46que douteuse.
01:12:47Je ne parle
01:12:48même pas
01:12:49de la non-maturité
01:12:51du modèle technique
01:12:53puisque aucun bateau,
01:12:55aucune grue
01:12:56n'est en capacité
01:12:57à mettre
01:12:58et installer
01:12:58ces éoliennes
01:13:00gigantesques
01:13:01qui font,
01:13:02je vous le rappelle,
01:13:03la taille
01:13:03de la tour Eiffel
01:13:04alors que sur le terrestre,
01:13:06on est plutôt
01:13:06entre du 150
01:13:07et 200 m.
01:13:08Là,
01:13:09on parle
01:13:09de 13 éoliennes
01:13:10de 330 m.
01:13:12c'est-à-dire
01:13:12à la hauteur
01:13:14de la tour Eiffel,
01:13:16qu'on est
01:13:16aujourd'hui
01:13:18sur un territoire
01:13:19touristique
01:13:20avec un impact
01:13:21sur nos joyaux
01:13:22que sont
01:13:23Belle-Île,
01:13:24Groix,
01:13:25mais pas que,
01:13:26que nous avons
01:13:28une activité
01:13:29touristique
01:13:30relativement importante.
01:13:31C'est 13 ou 14 %
01:13:33du PIB
01:13:34de ces territoires-là.
01:13:36Que la biodiversité,
01:13:38les activités
01:13:39de pêche
01:13:39et maritime
01:13:40vont être
01:13:41particulièrement
01:13:42bouleversées.
01:13:43Qu'il n'y a pas eu
01:13:44une concertation
01:13:45énorme des élus.
01:13:46D'ailleurs,
01:13:47si aujourd'hui,
01:13:48l'ensemble des élus
01:13:49de ce territoire
01:13:49sont vent debout
01:13:50contre le projet,
01:13:51ce n'est pas pour rien.
01:13:52Et puis,
01:13:54le raccordement
01:13:55de ce,
01:13:57de cet éolien
01:13:58offshore,
01:13:59quand on voit
01:13:59là aussi les coûts,
01:14:00on est en fin
01:14:01de comment,
01:14:03d'enquête publique.
01:14:04Il y aura
01:14:05un rapport rendu.
01:14:06Il y a eu,
01:14:06je pense,
01:14:07beaucoup de réclamations
01:14:09de faits.
01:14:10À un moment
01:14:10où on doit arbitrer,
01:14:12où on doit faire
01:14:13des choix d'arbitrage,
01:14:15ce projet-là,
01:14:16il pourrait passer
01:14:18par-dessus bord
01:14:18parce qu'il est
01:14:20complètement incohérent.
01:14:21est prohibitif.
01:14:23Merci.
01:14:24Vous voyez,
01:14:25à travers ces questions,
01:14:26combien ce qui se passe
01:14:27dans nos territoires
01:14:28a aussi des répercussions
01:14:30et intéresse,
01:14:31bien évidemment,
01:14:32chacun de nos collègues.
01:14:34Je vous laisse la parole,
01:14:35Mme la ministre.
01:14:36Merci,
01:14:37Mme la présidente.
01:14:38Mme la sénatrice
01:14:39Gaston-Ostric,
01:14:40alors,
01:14:40juste sur la partie
01:14:44liée aux liquidations judiciaires,
01:14:46aux entreprises
01:14:47qui seraient en liquidation judiciaire,
01:14:48nous,
01:14:49on n'a pas d'alerte
01:14:49sur ce point.
01:14:50L'objectif,
01:14:51c'était vraiment
01:14:51de garantir
01:14:53que les...
01:14:54Encore une fois,
01:14:55les volumes
01:14:57mis à disposition
01:14:58et donc
01:14:59l'avantage
01:15:02relatif
01:15:03par rapport
01:15:03au prix du marché
01:15:04mis à disposition
01:15:05arrivent bien
01:15:06jusqu'au consommateur,
01:15:07mais à disposition
01:15:08pour en parler
01:15:09si jamais vous avez
01:15:10des remontées
01:15:10de votre côté.
01:15:12Nous,
01:15:12on n'en a pas eu.
01:15:13C'est pas la liquidation,
01:15:14je peux entendre,
01:15:16mais par contre,
01:15:16c'est les entreprises
01:15:17à sauvegarde
01:15:18qui seraient du coup
01:15:20exclues du décret.
01:15:22Alors,
01:15:23nous,
01:15:23on n'a pas d'alerte
01:15:24en ce sens,
01:15:25mais bien sûr,
01:15:26à dispo,
01:15:27évidemment,
01:15:28pour en discuter.
01:15:29Sur les aides carburants,
01:15:30j'entends votre point,
01:15:32les besoins essentiels
01:15:33ne se limitent
01:15:33évidemment pas
01:15:34à aller au travail,
01:15:35c'est une évidence.
01:15:38là encore,
01:15:39c'est un premier choix
01:15:39qui a été fait,
01:15:40celui d'être aux côtés
01:15:42des Français
01:15:42les plus précaires
01:15:43qui travaillent
01:15:45parce que c'est,
01:15:48on va dire,
01:15:49les déplacements
01:15:50les plus quotidiens
01:15:53impératifs
01:15:54et nécessaires.
01:15:55Pour autant,
01:15:57je sais bien,
01:15:57je sais bien,
01:15:58je sais bien,
01:15:59pour autant,
01:16:00ce qui est mis en place
01:16:01par ailleurs
01:16:02et notamment
01:16:02cette libération
01:16:03de 10 millions de barils
01:16:04avec une attention
01:16:05très particulière
01:16:07aux territoires ruraux
01:16:08et notamment
01:16:09aux stations-services
01:16:12isolées,
01:16:14souvent indépendantes,
01:16:15pas nécessairement
01:16:15au sein
01:16:16de grands distributeurs
01:16:17comme Total
01:16:17ou les grands,
01:16:19enfin,
01:16:19le clair-carrefour,
01:16:20toute la grande distribution,
01:16:23doit permettre aussi
01:16:26aux habitants
01:16:27de votre département
01:16:28d'en être,
01:16:29voilà,
01:16:29des bénéficiaires particuliers
01:16:31parce qu'ils roulent beaucoup
01:16:32et donc ils bénéficieront
01:16:33plus que d'autres,
01:16:35en tout cas,
01:16:35en valeur absolue
01:16:36de cette aide.
01:16:37Il y a vraiment
01:16:37une attention particulière
01:16:38qui est portée là-dessus
01:16:40mais je comprends
01:16:41complètement le point
01:16:41sur les déplacements
01:16:45qui ne sont pas liés
01:16:47au travail
01:16:47et qui, bien sûr,
01:16:48sont nécessaires.
01:16:53Je me permets quand même
01:16:54de dire
01:16:54que sur ces 5,5 millions
01:16:56de personnes,
01:16:57on cible des Français
01:16:58qui travaillent
01:16:59et qui font
01:17:00des distances importantes,
01:17:02ce qui va plutôt
01:17:03dans le sens
01:17:04de favoriser
01:17:05des territoires ruraux
01:17:06où les distances
01:17:07parcourues,
01:17:08notamment pour aller
01:17:09au travail,
01:17:10sont plus importantes,
01:17:11peut-être en tout cas,
01:17:12que dans des territoires
01:17:13urbains
01:17:14ou par ailleurs,
01:17:15on prend un peu moins
01:17:15sa voiture
01:17:15pour aller au travail.
01:17:17pas toujours pour le périurbain
01:17:18mais en tout cas,
01:17:20de manière générale,
01:17:22c'est le cas.
01:17:23M. Michaud,
01:17:24sur les investissements
01:17:25dans l'hydraulique,
01:17:28effectivement,
01:17:28suite à...
01:17:29M. le sénateur, pardon,
01:17:30suite à la très belle loi
01:17:33que nous avons votée
01:17:34ensemble ici
01:17:35il y a quelques mois,
01:17:37il y a des investissements
01:17:38qui sont déjà envisagés.
01:17:39Je peux vous en citer
01:17:40quelques-uns,
01:17:41je les ai sous les yeux.
01:17:42le projet
01:17:42Lac-Blanc-Lac-Noir
01:17:44plus 40 à 70 MW
01:17:46et 60 à 80 millions d'euros
01:17:50d'investissement.
01:17:52Les services de l'État
01:17:53ont déjà travaillé
01:17:54à la conception
01:17:54du dispositif de soutien
01:17:55et l'objectif
01:17:56est de lancer
01:17:57la procédure de sélection
01:17:58d'ici la fin d'année 2026,
01:18:00donc d'ici à la fin de cette année.
01:18:02Côté EDF,
01:18:03on a plus 1875 MW de STEP,
01:18:09voilà,
01:18:09donc des investissements lourds
01:18:11et des augmentations
01:18:12de puissance
01:18:13à hauteur de 250 MW,
01:18:15donc là encore
01:18:16des investissements
01:18:17qui sont bel et bien
01:18:18dans les perspectives
01:18:19et côté ENGIE,
01:18:21CHEM,
01:18:21plus de 200 MW
01:18:23de puissance
01:18:23et 320 millions d'euros
01:18:26d'investissement.
01:18:27Donc voilà,
01:18:28je pense que la loi
01:18:29qu'on a encore une fois
01:18:30co-construite
01:18:31a porté ses effets
01:18:33et c'est une très bonne chose.
01:18:35J'en viens,
01:18:36M. le Sénateur,
01:18:37à la question de l'AUDIS.
01:18:38D'abord,
01:18:38on entend complètement
01:18:39que ça pose des questions
01:18:42dans certains endroits.
01:18:45Ça fait partie
01:18:46d'une stratégie énergétique globale.
01:18:47Il y a des endroits
01:18:48où ça pose des questions.
01:18:49Il y a des endroits
01:18:49où ça se passe très bien.
01:18:51Si vous allez en Vendée,
01:18:53par exemple,
01:18:55Noirmoutier,
01:18:55dans les parcs
01:18:56qui ont été construits
01:18:57et qui sont d'ailleurs
01:18:58désormais en service,
01:19:00les élus locaux,
01:19:01qui, certains,
01:19:01avaient de la réticence,
01:19:04aujourd'hui,
01:19:05s'accordent plutôt à dire
01:19:06que ce sont des projets
01:19:07qui vont dans le bon sens,
01:19:10qui ont permis
01:19:11des retombées économiques,
01:19:13qui ont permis
01:19:13des retombées locales
01:19:15en matière d'emploi.
01:19:16Et on y veille
01:19:17tout particulièrement
01:19:18dans les appels d'offres
01:19:20avec notamment
01:19:20des critères
01:19:21de contenu locaux
01:19:23qui doivent permettre
01:19:24aux territoires sélectionnés
01:19:26de bénéficier
01:19:28de retombées
01:19:29qui leur soient propres.
01:19:32Donc c'est une attention
01:19:32très forte
01:19:33qui est mise
01:19:34dans l'appel d'offres.
01:19:37Les A.O. reprennent
01:19:38la décision interministérielle
01:19:40suite au débat public.
01:19:41Il y a eu un débat public.
01:19:43L'État n'a pas décidé
01:19:44seul de désemplacement.
01:19:46Il y a eu,
01:19:46encore une fois,
01:19:47des débats.
01:19:48Il y a eu des consultations.
01:19:50Les retombées économiques
01:19:52pour les territoires,
01:19:53j'en ai parlé.
01:19:54Le raccordement
01:19:55est engagé.
01:19:58Et arrêter
01:20:00l'intégralité du projet,
01:20:01c'est aussi intégrer
01:20:02des coûts échoués
01:20:03du fait des travaux
01:20:05qui ont déjà été
01:20:08engagés
01:20:08et qui ont déjà avancé.
01:20:10Maintenant,
01:20:10dans cet appel d'offres,
01:20:12on a aussi
01:20:14mis un critère
01:20:15de compétitivité.
01:20:17Donc on ne fera pas
01:20:18n'importe quoi.
01:20:18Il y a des critères
01:20:19de compétitivité,
01:20:20si vous parlez
01:20:20de l'AO10,
01:20:21avec un prix moyen
01:20:23autour des 100 euros
01:20:24qui doit permettre
01:20:26de garantir
01:20:26à la fin
01:20:27aux consommateurs
01:20:29de bénéficier
01:20:30réellement
01:20:30d'un prix
01:20:31qui soit un prix
01:20:32intéressant
01:20:32par rapport
01:20:33au prix du marché.
01:20:36Je sens que je ne vous ai pas convaincu.
01:20:38Non.
01:20:41Alors on passe
01:20:41à la dernière série
01:20:42de questions
01:20:43avec Franck Menonville.
01:20:46Merci Madame la Présidente.
01:20:48Madame la Ministre,
01:20:50Madame la Ministre,
01:20:51l'article 82
01:20:52du projet de loi de finances
01:20:53pour 2027
01:20:54prévoit la possibilité
01:20:56d'une révision unilatérale
01:20:58et rétroactive
01:20:59des tarifs
01:21:00de rachat d'électricité
01:21:01photovoltaïque
01:21:02garantis par l'État.
01:21:04Il est prévu
01:21:04une baisse
01:21:05jusqu'à, je crois,
01:21:0530 %,
01:21:06ciblant notamment
01:21:07les contrats
01:21:08dits S21
01:21:09pour les installations
01:21:11sur des bâtiments
01:21:12d'une puissance
01:21:13comprise
01:21:13entre 300
01:21:14et 500
01:21:15kilowatts crête.
01:21:17Cette mesure
01:21:18suscite
01:21:19de vives inquiétudes
01:21:20et une profonde
01:21:21incompréhension
01:21:22au sein du monde
01:21:23agricole.
01:21:23De très nombreux
01:21:24agriculteurs
01:21:25ont investi
01:21:26massivement
01:21:26dans la construction
01:21:27de hangars,
01:21:28de stockage,
01:21:30d'élevage,
01:21:31mais également
01:21:31des embrayères
01:21:32adossées
01:21:33à ces contrats
01:21:34donc S21
01:21:35pour en assurer
01:21:36l'équilibre financier
01:21:37et rembourser
01:21:38leurs emprunts
01:21:39bancaires.
01:21:40Une baisse
01:21:41unilatérale
01:21:42des tarifs
01:21:42de rachat,
01:21:43même conditionnée
01:21:44à un audit
01:21:44de la CREU,
01:21:46menace directement
01:21:47la viabilité
01:21:48économique
01:21:48de ces exploitations
01:21:50et fragilise
01:21:51la relation
01:21:51de confiance
01:21:52entre l'État
01:21:53et les porteurs
01:21:54de projets
01:21:54essentiels
01:21:55pour atteindre
01:21:56nos objectifs
01:21:58de souveraineté
01:21:59énergétique.
01:22:00Pour conclure,
01:22:02ce que je voudrais
01:22:03vraiment vous entendre
01:22:05finalement,
01:22:05c'est quelles mesures
01:22:06concrètes
01:22:06comptez-vous
01:22:07mettre en oeuvre
01:22:08pour éviter
01:22:09que la révision
01:22:11de ces contrats
01:22:13évite de mettre
01:22:14en difficulté
01:22:15un certain nombre
01:22:16d'exploitations
01:22:16agricoles
01:22:17et c'est vrai
01:22:18que c'est difficilement
01:22:19compréhensible
01:22:20aujourd'hui
01:22:20pour nos agriculteurs
01:22:22de voir
01:22:22au milieu
01:22:23d'un contrat signé
01:22:25d'un engagement
01:22:26pris
01:22:27entre l'État
01:22:29et eux-mêmes
01:22:30avec souvent
01:22:31entre les deux
01:22:32un établissement
01:22:33bancaire
01:22:34partenaire
01:22:35et qui les finance
01:22:37de voir
01:22:37revu
01:22:38ces tarifs
01:22:39et je crois
01:22:41qu'il faut le mettre
01:22:41aussi en perspective
01:22:42d'une situation
01:22:43agricole
01:22:43qui est aujourd'hui
01:22:44très difficile
01:22:45donc ils n'ont pas besoin
01:22:46d'incertitudes
01:22:48supplémentaires.
01:22:48Merci Madame la Ministre.
01:22:49Merci Franck.
01:22:51Pierre Kuiperce.
01:22:52Merci Madame la Présidente,
01:22:53Madame la Ministre.
01:22:56À ma connaissance,
01:22:57il existe
01:22:58deux réserves
01:23:03stratégiques,
01:23:04une qui est militaire
01:23:05et l'autre qui est privée.
01:23:06Quels sont les volumes
01:23:07de chacun,
01:23:09de chacune ?
01:23:10Je parlais du carburant.
01:23:11Carburant, oui,
01:23:12pardonnez-moi,
01:23:13gasoil notamment.
01:23:14Quels sont les volumes
01:23:16de chacune
01:23:17en baril
01:23:18et sur quelle réserve
01:23:20vous allez trouver
01:23:21des accords
01:23:22et pour quel volume
01:23:23également ?
01:23:24Merci.
01:23:25Et dernière question,
01:23:26Julien Bouni.
01:23:28Merci Madame la Présidente,
01:23:29Madame la Ministre.
01:23:30Donc Julien Bouni,
01:23:31sénateur de la Corrèze
01:23:32et encore pour quelques heures
01:23:33président de l'aéroport
01:23:34Brie-Vallée de la Dordogne.
01:23:36Et j'aimerais vous interroger
01:23:38sur les lignes
01:23:38d'aménagement du territoire
01:23:40qui sont sous obligation
01:23:41de service public,
01:23:43notamment sur le fait
01:23:45que ces lignes
01:23:46sont opérées
01:23:47par des compagnies régionales
01:23:49et qui ne bénéficient pas
01:23:50des prix de kérosène
01:23:52à Orly
01:23:53par rapport
01:23:54à des grandes compagnies
01:23:55qui ont beaucoup de volume.
01:23:56Et est-ce qu'il serait envisageable,
01:23:58comme il existe encore
01:23:59une dizaine d'obligations
01:24:01de service public en France,
01:24:02et comme il a été fait
01:24:03par votre collègue
01:24:05ministre des Transports
01:24:06d'avoir un mécanisme
01:24:08qui permette
01:24:09à ces compagnies régionales
01:24:10de bénéficier
01:24:11de tarifs préférentiels,
01:24:12car aujourd'hui,
01:24:13la convention est répartie
01:24:15entre l'État,
01:24:15la compagnie
01:24:16et les collectivités.
01:24:18Et qu'est-ce qui s'est passé
01:24:19pour justement
01:24:19ne pas mettre à mal
01:24:20l'équilibre de ces OSP ?
01:24:22On a arrêté
01:24:23des rotations.
01:24:25Sauf que pour les territoires,
01:24:27c'est la double peine.
01:24:28Est-ce que moins de passagers ?
01:24:29Donc pour l'aéroport,
01:24:30moins de taxes,
01:24:31etc.
01:24:31Donc est-ce qu'il serait envisageable
01:24:33un mécanisme de péréquation
01:24:34pour justement ces tarifs
01:24:35pour les kérosènes
01:24:36pour les compagnies régionales ?
01:24:39Voilà,
01:24:39Madame la ministre,
01:24:40cette dernière série de questions.
01:24:42Merci,
01:24:42Madame la Présidente,
01:24:43Monsieur le Sénateur,
01:24:44mais non,
01:24:44sur le S21,
01:24:46je comprends complètement
01:24:47l'inquiétude
01:24:47que ça peut susciter.
01:24:49Je voudrais rappeler
01:24:50pourquoi est-ce qu'on le fait ?
01:24:52On le fait parce que
01:24:55il y a des projets
01:24:56qui ont été souscrits
01:24:57à des tarifs
01:24:58qui sont très élevés,
01:25:01plus 25,
01:25:03voire plus 50%
01:25:05par rapport aux installations
01:25:07de même type
01:25:08aujourd'hui.
01:25:09Et donc,
01:25:10c'est des contrats
01:25:12qui amènent l'État
01:25:14à compenser
01:25:15la différence
01:25:17entre le prix de vente
01:25:18de l'électricité
01:25:20et le prix indiqué
01:25:21dans le contrat.
01:25:22Or,
01:25:22aujourd'hui,
01:25:22on a des écarts
01:25:23qui sont extrêmement importants.
01:25:25Et pour certaines installations,
01:25:27on a une surrentabilité
01:25:29qui est évidente.
01:25:30Or, l'argent public
01:25:32n'a pas...
01:25:33L'objectif à la base,
01:25:34c'était de donner
01:25:35de la visibilité
01:25:36aux porteurs de projets
01:25:38en garantissant
01:25:39effectivement
01:25:40cette compensation
01:25:41à la hausse
01:25:41ou à la baisse
01:25:43de telle sorte
01:25:44de garantir
01:25:44des revenus
01:25:45dans la durée.
01:25:46Ça,
01:25:46c'est parfaitement
01:25:47entendable.
01:25:49Quand on atteint
01:25:49des niveaux
01:25:50de surcompensation
01:25:51et donc de surrentabilité
01:25:52trop importants,
01:25:54il est, je crois,
01:25:55légitime
01:25:56de se poser des questions.
01:25:57Maintenant,
01:25:57il va y avoir
01:25:57des audits
01:25:58installation par installation
01:25:59et donc on ne fera
01:26:01pas n'importe quoi.
01:26:02S'il y a surrentabilité,
01:26:03il y aura révision.
01:26:04S'il n'y a pas
01:26:05surrentabilité,
01:26:06bien sûr qu'on ne mettra
01:26:07pas en difficulté
01:26:08des installations
01:26:09des agriculteurs,
01:26:10mais pas uniquement
01:26:10agriculteurs d'ailleurs,
01:26:13si on estime
01:26:14que ce n'est pas justifié.
01:26:15Donc il y aura vraiment
01:26:16cette notion
01:26:16de surrentabilité
01:26:17qui sera à prendre en compte.
01:26:22M. Kupers,
01:26:24sur le volume
01:26:26de stocks stratégiques
01:26:27sur le gasoil,
01:26:28on a 50 millions.
01:26:2950 millions
01:26:30de barils
01:26:32de stocks stratégiques
01:26:35publics,
01:26:35civils,
01:26:36si je puis dire,
01:26:37sur le gasoil.
01:26:38Et sur ces 50 millions,
01:26:40on en prend 10 millions.
01:26:41Ensuite,
01:26:42il y a la réserve militaire.
01:26:43Vous l'avez évoqué
01:26:44et je ne pourrais pas
01:26:46vous dire
01:26:46quelle est l'ampleur
01:26:47de la réserve militaire
01:26:48puisque par définition,
01:26:50comme souvent,
01:26:50ce qui est militaire
01:26:51n'est pas public.
01:26:54Mais en l'occurrence,
01:26:56on parle des stocks
01:26:57stratégiques civils
01:27:00puisque c'était
01:27:01votre question.
01:27:02Et pour le gasoil,
01:27:03ils sont 50 millions
01:27:04de barils
01:27:04et sur ces 50 millions
01:27:06de barils,
01:27:06on en prend 10 millions
01:27:07pour 3 mois.
01:27:11M. le sénateur Bouni,
01:27:12alors je suis navrée
01:27:14de beauté en touche
01:27:15puisque c'est vraiment,
01:27:17vraiment un sujet
01:27:18qui est suivi
01:27:18par mon collègue
01:27:19ministre des Transports,
01:27:21Philippe Tabarro.
01:27:22Et donc,
01:27:23je ne peux que vous renvoyer
01:27:25vers lui.
01:27:25Je comprends tout à fait
01:27:26la problématique.
01:27:27Mais en l'occurrence,
01:27:28ce n'est vraiment pas
01:27:29sujet chez nous.
01:27:30Je suis désolée,
01:27:31je ne peux plus,
01:27:31mais c'est la réalité.
01:27:35Voilà pour cette audition
01:27:36de Maud Bréjon,
01:27:37ministre de l'Énergie
01:27:38devant les sénateurs
01:27:39de la Commission
01:27:40des Affaires Économiques.
01:27:41Plus de détails
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01:27:46c'est fini pour aujourd'hui.
01:27:47Merci beaucoup
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01:27:49Très bonne journée
01:27:49sur les chaînes parlementaires.
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