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00:00Europe 1, le journal de 20h, avec vous Maëlle Hassani, bonsoir.
00:05Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.
00:07A la une de votre journal, les questions restent très nombreuses.
00:10Au lendemain de la violente agression contre deux personnels d'une école maternelle de Nice,
00:14le profil de la mise en cause interpelle.
00:17Cette femme de 36 ans fait l'objet d'une interdiction administrative de territoire.
00:21Elle est également fichée pour radicalisation islamiste.
00:24Les détails dès le début de ce journal.
00:25Quelques dizaines de lycées et d'universités étaient encore bloquées.
00:29Aujourd'hui, le mouvement de contestation se poursuit.
00:32Aux grandes dames de milliers de familles qui voient leurs enfants privés de plusieurs semaines de scolarité.
00:37A Toulouse, des parents d'élèves viennent de monter un collectif pour réclamer la reprise des cours.
00:42Reportage européen à suivre.
00:44Dans ce journal également, le groupe GIFI, placé en redressement judiciaire,
00:47l'inquiétude monte chez les 6000 salariés.
00:50Et puis les élections de mi-mandat aux Etats-Unis,
00:52avec une percée des démocrates annoncée par les sondages.
00:55Pas de quoi enterrer.
00:56Donald Trump, pour autant, nous dira Vincent Hervouet dans son édito international.
01:01Dans une vingtaine de minutes.
01:06Séquestré, violenté, menacé au moyen d'une arme factice.
01:09Le calvaire vécu hier par une directrice d'école maternelle de Nice
01:13provoque une nouvelle onde de choc au sein de la communauté éducative.
01:17Et le profil de l'auteur des faits interpelle tout particulièrement.
01:21Europe 1 vous le dévoilait dès hier et le ministre de l'Intérieur le confirme.
01:25Aujourd'hui, cette mère d'élèves âgée de 36 ans est bel et bien en situation irrégulière sur le sol
01:31français.
01:32William Olinier.
01:33Elle était visée depuis 2019 par une interdiction administrative de territoire.
01:38Une IAT, une mesure beaucoup plus lourde qu'une OQTF.
01:41L'IAT ne sanctionne pas uniquement un défaut de papier, mais aussi une menace grave pour l'ordre public.
01:47La suspecte de nationalité tunisienne était en effet suivie pour radicalisation.
01:52Elle est donc dans la foulée expulsée vers la Tunisie.
01:55Puis, elle réapparaît en France en 2023, interpellée par la police.
02:00C'est donc toujours sous le coup de cette IAT, mais impossible de l'expulser en l'état actuel du
02:05droit.
02:06Car elle a eu deux enfants mineurs qu'elle élève seule, compte tenu de cette IAT ancienne.
02:11Mais toujours valable.
02:12Elle fait l'objet d'une assignation à résidence.
02:15Elle doit régulièrement pointer au commissariat.
02:17Alors, à première vue, pas de loupé du côté français.
02:20En revanche, c'est plus incertain côté italien.
02:23Puisque l'Italie lui a octroyé en 2022 le statut de réfugié au titre de l'asile.
02:29Alors même que Rome avait connaissance de son passif avec la France.
02:33William Olinier, spécialiste sécurité-défense à la rédaction d'Europe 1.
02:38Et la mise en cause est toujours en garde à vue ce soir.
02:39Une enquête pour tentative de meurtre est ouverte par le parquet de Nice.
02:44Le maire socialiste de Rouen saisit la justice après l'agression d'un groupe de jeunes catholiques dans la ville
02:49normande le week-end dernier.
02:51Catholiques, traités de fascistes, de sales blancs et violentés par leurs agresseurs après avoir entonné des chants religieux.
02:57Selon le témoignage de l'une des victimes recueillies par nos confrères de CNews.
03:0148 lycées bloqués aujourd'hui.
03:03Un chiffre quasiment stable par rapport à hier.
03:06Le mouvement de contestation entamé il y a six semaines ne concerne plus qu'une infime minorité d'établissements à
03:12l'initiative d'une infime minorité d'élèves.
03:14Alors pour certains parents, c'en est trop.
03:16A Toulouse, un collectif s'est formé au lycée Bellevue pour réclamer la reprise des cours.
03:21Le reportage du correspondant d'Europe 1, Charles Huillier.
03:24Dans ce lycée, cela fait un mois qu'il n'y a quasiment pas cours.
03:28La faute à quelques élèves qui bloquent l'entrée.
03:30Trop c'est trop pour Bénédicte, raison pour laquelle elle a monté ce collectif.
03:34Ce que l'on reproche surtout aux enseignants, c'est de ne pas assurer les cours en distanciel.
03:38Ma fille passe le bac, elle a eu en distanciel deux cours de maths.
03:41Certains professeurs ont essayé de mettre en place des cours en visio et il y avait des élèves qui sont
03:45venus perturber le cours.
03:46Donc il y a des professeurs qui ont abandonné, c'est plus possible.
03:49Ses parents ont donc décidé d'intervenir hier, mais n'ont pas fait le poids.
03:53On avait prévu avec une vingtaine de parents d'être sur place pour permettre aux élèves de rentrer.
03:58Parce qu'en fait, il y avait quelques personnes qui bloquaient le portail.
04:01Les parents ont pris peur parce que ça a un peu dégénéré.
04:04Du coup, on ne pouvait pas continuer.
04:05Donc, les bloquants, ils sont moins nombreux.
04:07Mais c'est un noyau dur qui semble plus radical qu'au début.
04:10Un noyau dur capable de tout.
04:12Le proviseur et sa direction ont reçu des menaces.
04:15Si on met le feu à un de vos arbres, tout le parc peut prendre feu.
04:19Ils ont eu des menaces en ce sens.
04:20Et la direction ne s'interpose pas aux bloqueurs.
04:22Ils ont peur que ça dégénère.
04:23C'est donc aussi pour lutter contre ce fameux pas de vague que ce collectif de parents restera mobilisé.
04:29Toulouse, Charles d'Huilliers, Europe.
04:31Et des blocages également aujourd'hui dans quelques dizaines d'universités, notamment à Paris, à Lille et à Lyon.
04:37Cette mobilisation devrait s'intensifier jeudi, le 5 novembre.
04:41Nouvelle journée d'action à l'appel de l'intersyndicale.
04:44Les transports publics seront également touchés.
04:46La SNCF prévoit un trafic légèrement perturbé sur les TGV et perturbé sur la plupart des autres lignes.
04:52Parmi les mots d'ordre de cette mobilisation, le pouvoir d'achat et le gouvernement annoncent aujourd'hui un nouveau
04:58geste.
04:59Le taux du livret A sera revu à la hausse en février prochain.
05:02Il est fixé actuellement à 1,7%.
05:05Son plafond également relevé.
05:07Il va passer de 22 950 euros aujourd'hui à 25 000 voire 30 000 euros, assure le Premier ministre
05:13Sébastien Lecornu.
05:15À 20h06, sur Europe 1, les idées de génie n'ont visiblement pas suffi.
05:19Le groupe GIFI, placé en redressement judiciaire aujourd'hui.
05:23Europe 1, le journal de 20h, Maël Sani.
05:30Le groupe en avait fait lui-même la demande.
05:3245 ans après sa création, l'enseigne GIFI, spécialisée dans les produits pour la maison à petit prix, est placée
05:39aujourd'hui en redressement judiciaire.
05:42Aurélien Fleureau, les 6 000 salariés de l'entreprise basculent dans l'incertitude la plus totale.
05:46Oui, après la décision de ce matin, le tribunal a donné rendez-vous aux dirigeants de GIFI le 8 janvier
05:51prochain pour une nouvelle audience.
05:52L'objectif sera à ce moment-là de déterminer si l'entreprise dispose des capacités financières suffisantes à la poursuite
05:59de ses activités.
06:00Pour comprendre comment on en est arrivé à cette situation, il faut se pencher sur l'année 2023, date d
06:06'un changement de système informatique totalement raté.
06:09Pour les experts du sujet, c'est là que les problèmes commencent pour GIFI.
06:12Il faut bien sûr mentionner également la très forte concurrence sur ce créneau des bas prix, avec le succès de
06:18magasins comme Action, Emma, Normal ou encore Maxi Bazar.
06:21Et puis les plateformes chinoises type TEMU.
06:24Conséquence, l'an dernier, le groupe fondé en 1981 avait envisagé de réduire ses effectifs de 5%, mais le plan
06:31social n'était pas allé à son terme.
06:33Plusieurs dirigeants se sont succédés ces derniers mois pour se relancer et espérer maintenir un maximum d'emplois.
06:40La volonté affichée par la direction actuelle, GIFI s'est notamment rapproché de grands frais dont le modèle fonctionne très
06:46bien pour lui céder une trentaine de magasins.
06:48Les explications d'Aurélien Fleureau pour Europe 1.
06:52Aux Etats-Unis, 250 millions d'électeurs appelés aux urnes aujourd'hui pour les mi-terme.
06:57Objectif, renouveler la totalité de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat.
07:02Les sondages prévoient une percée démocrate et un revers pour le camp de Donald Trump.
07:06Des états traditionnellement républicains comme le Maine, l'Alaska ou encore le Texas pourraient basculer dans les mains de l
07:12'opposition.
07:13Les bureaux de vote fermeront progressivement à partir de minuit heure française.
07:17Le début ce soir de la troisième journée de Ligue des champions de football.
07:21Après un long voyage en direction du cercle polaire arctique, Lille affronte ce soir le club norvégien de Bodo Glimt.
07:28Coup d'envoi à 21h.
07:29Le Paris Saint-Germain est également en déplacement moins exotique sur la pelouse de Villarreal ce soir.
07:35Cyril Delamorinerie, les doubles tenants du titre sont bien sûr favoris mais ils sont privés de plusieurs cadres.
07:40Oui, après avoir remporté trois victoires en trois matchs dont deux face à Manchester City et le FC Barcelone et
07:46marqué la bagatelle de 14 buts.
07:48Le PSG espère continuer sur sa belle lancée en Ligue des champions.
07:52Même si la dynamique actuelle du club parisien est très positive, l'entraîneur du PSG, Luis Enrique, reste sur ses
07:58gardes.
07:59Aucun résultat dans le passé ne sert à rien. Si on pense qu'avec ça tu vas gagner les matchs,
08:06tu te rates clairement.
08:07A Villarreal, le PSG sera privé de nombreux cadres. Dembélé, Marquinhos, Nuno Mendes, Varasquelia sont blessés.
08:14Mais leurs remplaçons ont fait leur preuve. Le consultant d'Europe 1 à l'ingéresse n'est pas inquiet.
08:18Ça ne sert à rien de se lamenter malheureusement. Je vous rappelle quand même que Lucas Hernandez a fait une
08:22partie extraordinaire contre Barcelone.
08:24Donc vous voyez, quand il y a des besoins, ces joueurs-là, dans cet effectif, ça va répondre au présent.
08:29Et un succès ce soir permettrait au club de la capitale de se rapprocher d'une qualification directe en huitième
08:34de finale de la Ligue des champions.
08:35Ce qui lui a échappé ces deux dernières saisons, le PSG avait dû disputer des barrages.
08:41Cyril Delamorinerie, un point sur le temps.
08:43La météo avec la caméra extérieure Omiris. Omiris, alarme et télésurveillance, vous êtes entre les meilleures mains.
08:49Un service opéré par EPS à Greyknaps.
08:51La météo avec vous, Marlène Duray. Et ça se gâte autour de la Méditerranée.
08:54Oui, épisode méditerranéen à l'horizon.
08:57Cette nuit, il y a des pluies qui vont venir se bloquer sur tout le pourtour méditerranéen jusqu'à vendredi
09:01après-midi.
09:03Résultat, un temps gris et pluvieux qui s'étendra progressivement.
09:06Des rivages méditerranéens vers le Midi-Toulousain, le Quersy, le sud de l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Provence-Alpes-Côte
09:12d'Azur.
09:13Avec de bonnes pluies attendues dans l'Hérault, le Gard et les Bouches-du-Rhône, pouvant tourner à l'orage
09:19près du littoral.
09:20Avec des rafales à 90 km à l'heure, quand même demain, près du Delta du Rhône, donc les Bouches
09:24-du-Rhône.
09:25Une limite plus neige autour de 1300 mètres près de la frontière italienne.
09:28Et pour la Corse, l'activité pluvieuse se renforcera surtout en fin de journée et à l'est de l
09:34'île.
09:34Sur le reste du pays, ce sera un temps sec, variable, assez changeant, avec notamment de bons moments ensoleillés en
09:40Nouvelle-Aquitaine, dans le centre Val-de-Loire et en Bourgogne-Franche-Comté.
09:44Les températures toujours fraies, surtout le matin, entre moins 1 et 4 degrés dans la plupart des régions, jusqu'à
09:50moins 3, moins 2 dans le Limousin et près des massifs montagneux.
09:53Comptez un petit peu plus à Cherbourg, 7 degrés, près de la Grande-Bleue, 7 à 13.
09:57L'après-midi, il fera 8 à 12 degrés dans la majorité des régions, 12 à 15 en Nouvelle-Aquitaine
10:03et dans les régions méditerranéennes.
10:04Mais localement, ça peut monter jusqu'à 16 à 18 sur la Côte d'Azur et 17 à 21 en
10:08Corse.
10:09Globalement, ça se rafraîchit quand même pas mal.
10:11Ça se rafraîchit toute la semaine, mais à partir du début de la semaine prochaine, ça va commencer à remonter.
10:14Bon, très bien, vous nous direz évidemment tout ça.
10:16Merci beaucoup Marlène Duray dans un instant dans votre journal de 20h sur Europe.
10:21Place à l'édito politique du Figaro.
10:33Merci d'écouter Europe 1 en ce mardi soir.
10:36Place maintenant à vos signatures, Europe 1.
10:39Celle qui vous réveille tous les matins entre 7h et 9h autour de Dimitri Pavlenko.
10:44Et retour pour commencer sur la question qui taraude la droite et le centre à moins de 6 mois de
10:49la présidentielle.
10:50Faut-il organiser une primaire dans les prochaines semaines ?
10:54C'est le sujet de l'édito politique d'Alexis Brézel du Figaro.
10:58Alors après la fin de non-recevoir opposée par Édouard Philippe dimanche soir,
11:02Alexis, cette dynamique unitaire est-elle définitivement enterrée ?
11:07Europe 1
11:07Le journal de 20h
11:09Pour danser le quadri, Dimitri, il faut être quatre.
11:13Et là, c'est plutôt les quatre cavaliers de l'apocalypse.
11:16Édouard Philippe est à fond contre la primaire.
11:18Bruno Retailleau fait mollement mine d'être pour, mais en fait il n'en veut pas.
11:23Quant aux deux qui sont franchement favorables, Gabriel Attal et David Listard,
11:27ils sont aux antipodes l'un de l'autre, ce qui laisse mal augurer d'une réconciliation.
11:32Bref, effectivement, la primaire semble assez mal partie.
11:36Cela étant dit, il me semble que le problème central du bloc central n'est pas la primaire
11:43et que c'est une illusion de croire que cette procédure de sélection suffirait à elle seule
11:49à créer ex nihilo cette fameuse dynamique qui fait tant défaut à la droite et au centre.
11:56Ce n'est pas avec trois candidats en panne qu'on fabrique un candidat en forme.
12:01Ce n'est pas en mélangeant trois, quatre ou cinq programmes qui ne suscitent aucun enthousiasme
12:06qu'on bâtira un projet mobilisateur.
12:10Bref, ce n'est pas parce que le bloc central ne s'est pas accordé sur un candidat qu'il
12:15est inaudible,
12:16c'est parce qu'il est inaudible qu'aucun des candidats issus de ses rangs ne parvient à s'imposer.
12:21Mais alors par quel sortilège les candidats du bloc central sont-ils à ce point incapables de se faire entendre
12:26et de convaincre les électeurs ?
12:27Ce n'est pas un sortilège, c'est une malédiction.
12:32La malédiction Macron.
12:34On a beaucoup dit que le président du dépassement des clivages avait pour ambition de tuer la gauche et la
12:40droite.
12:40Il y est quasiment parvenu, voyez, l'état du PS et de LR.
12:44Mais ce qu'on a moins dit, enfin certains l'ont dit mais on ne les a pas écoutés,
12:48c'est qu'il allait aussi exterminer le centre.
12:51Et là nous y sommes, l'échec final de ce double quinquennat est tellement éclatant dans tous les domaines
12:58que quiconque y a prêté la main, si peu que ce soit, est jugé co-responsable de cette catastrophe
13:03et, pour ce motif, politiquement discrédité.
13:06Alors c'était évidemment vrai pour Gabriel Attal,
13:09qui ressemble trop à Emmanuel Macron pour ne pas être mis dans le même sac.
13:13C'est vrai aussi pour Edouard Philippe,
13:15qui se donne beaucoup de peine pour mettre en scène sa rupture avec son mentor,
13:20mais qui ne parvient pas à faire oublier qu'il fut le Premier ministre des 80 km heure et des
13:25gilets jaunes.
13:26Et c'est vrai aussi, dans une moindre mesure, pour Bruno Retailleau,
13:30qui ne fut pourtant ministre qu'une année, et tout sauf complaisant,
13:34mais qui n'a pas su rompre assez tôt, ni pour un motif assez clair.
13:37Il y a aussi dans les rangs du bloc central, Alexis, des candidats potentiels qui n'ont pas été ministres,
13:42qui ne sont pas comptables du bilan d'Emmanuel Macron.
13:45Ceux-là devraient avoir un boulevard devant eux.
13:47C'est vrai, François Hollande, Xavier Bertrand, Jean-Luc Borloo ne sauraient passer pour des suppôts du macronisme.
13:54Le problème, c'est que M. le maudit ne s'est pas contenté de griller ses partisans,
13:59il a aussi vitrifié tout l'espace politique central.
14:03Aujourd'hui, les électeurs en ont tellement soupé du « en même temps »
14:07que même chez ceux, il y en a beaucoup,
14:09qui ne se reconnaissent ni dans Marine Le Pen, ni dans Jean-Luc Mélenchon,
14:14eh bien c'est le principe même d'un gouvernement au centre-droit ou au centre-gauche qui est rejeté.
14:19La polarisation, on ne le dira jamais assez, est fille de la macronisation.
14:25Alors ça peut éventuellement laisser un espace pour un David Lysnard,
14:30qui assumerait un positionnement franchement à droite,
14:32ou pour un Raphaël Glucksmann, qui, ça n'est pas hasard, va chaque jour un peu plus loin à gauche,
14:37mais entre les deux, au milieu, comme on dit,
14:41planent les imprécations d'un autre M, pas Macron, mais Jacques de Molay,
14:46dernier grand maître de l'ordre du Temple,
14:48brûlé il y a sept siècles par un roi nommé Philippe, tiens donc,
14:52maudit, maudit, maudit, tous maudits, jusqu'à la treizième génération.
14:57Espérons cette fois que ce ne soit pas si long.
14:59Europe 1, le journal de 20h.
15:02Maëlle Senni.
15:04Alexis Brezel, l'édito politique avec nos amis du Figaro,
15:07tous les matins à 7h50 sur Europe 1.
15:10La liberté de la presse, attaquée comme jamais dans notre pays depuis quelques semaines,
15:15une pétition demandant la fermeture de la chaîne d'information CNews,
15:18circule depuis ce week-end, largement relayée par l'extrême gauche,
15:22et Laurent Tessier revient dans son édito sur le silence gêné d'une grande partie de la classe politique
15:28face à cette offensive contre une rédaction.
15:30C'est l'obsession de l'extrême gauche et les filles,
15:33la censure, s'attaquer à CNews parce qu'elles témoignent de la réalité,
15:35vouloir fermer une chaîne, c'est leur conception de la liberté d'expression,
15:39la liberté de la presse,
15:40et d'autres pendant ce temps sont très mal à l'aise sur ce sujet.
15:43Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste,
15:45était hier soir l'invité de LCP.
15:47Une question lui a été posée sur cette pétition qui circule,
15:50et dans la série Malaise TV, on tient quelque chose.
15:53Écoutez, par moments, le silence, la gêne, je n'ai fait aucun montage.
15:57Est-ce que vous soutenez cette pétition ?
15:58Je ne peux pas vous répondre, je n'écoute pas CNews.
16:00Et vous n'y êtes jamais allé ?
16:01Jamais.
16:02Vous n'êtes jamais invité ou vous refusez d'y aller ?
16:04Ça ne s'est pas fait.
16:05Et si on vous invite ?
16:06Et ce n'est pas plus mal, je vous ai entendu.
16:10Je ne sais pas, je vous pose la question.
16:11Non, je vois, c'est comme ça.
16:13Vous n'êtes jamais allé sur CNews, c'est un fait.
16:15Et si on vous invite, vous y allez ?
16:17Je ne sais pas, il faudra réfléchir, il faudra voir si on...
16:19Sortez les rames.
16:20Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste,
16:23très gêné par la question, n'avait pas l'air de vouloir défendre la liberté de la presse.
16:27Il affirme n'être jamais allé sur CNews.
16:29Jamais.
16:30Bon, il faisait quoi l'an dernier, le 5 mai ?
16:32CNews, il est 7h16.
16:34Merci beaucoup d'être avec nous.
16:35On accueille Philippe Baptiste,
16:37ministre chargé de l'Enseignement supérieur et de la recherche.
16:39Merci, monsieur le ministre, d'être là ce matin.
16:42Bonjour.
16:42Merci pour votre invitation.
16:43Le ministre était sur le plateau de CNews l'an dernier, le 5 mai,
16:46dans la matinale avec Romain Desarbres.
16:48Mais hier soir, comme par magie, il n'avait plus aucun souvenir.
16:51Et vous n'y êtes jamais allé ?
16:52Jamais.
16:53Vous n'êtes jamais invité ou vous refusez d'y aller ?
16:55Ça ne s'est pas fait.
16:55Vous n'êtes jamais allé sur CNews ?
16:57C'est un fait.
16:57CNews, il est 7h16.
16:59Merci beaucoup d'être avec nous.
17:00On accueille Philippe Baptiste.
17:01Bonjour.
17:02Merci pour votre invitation.
17:03Monsieur le ministre de l'Enseignement supérieur,
17:04Internet a de la mémoire quand même.
17:06Au-delà de cet oubli, je mets des guillemets,
17:08c'est son absence de prise de position pour la liberté d'expression,
17:11c'est la pauvreté du discours.
17:12Je vous remets la première question du journaliste de LCP.
17:14Est-ce que vous soutenez cette pétition ?
17:16Je ne peux pas vous répondre, je n'écoute pas CNews.
17:17Je ne peux pas vous répondre, je n'écoute pas CNews.
17:19Quel rapport ?
17:20On parle d'une pétition soutenue par l'extrême gauche,
17:22la gauche pour fermer une chaîne,
17:23s'en prendre à des salariés,
17:24des journalistes qui font leur travail.
17:25Et la réponse du ministre est
17:27je ne peux pas vous répondre, je n'écoute pas CNews.
17:30C'est curieux.
17:30A-t-il peur de déplaire à des étudiants
17:32au syndicat proche de LFI
17:33dans cette période de manifestation, de blocage, je m'interroge ?
17:36Heureusement que d'autres personnalités au gouvernement
17:38ont plus de courage,
17:39comme le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
17:41Donc longue vie à CNews,
17:43à tous ceux qui veulent, par le débat d'idées,
17:46créer le débat.
17:47Tout est dit, heureusement qu'il y a cette prise de position
17:49parce que le soutien des confrères n'est pas très présent,
17:51ça ne se bouscule pas.
17:52Mais pour faire des publications sur les réseaux sociaux,
17:54là il y a du monde,
17:55comme le journal Le Parisien hier,
17:57quels sont, je cite,
17:58les prochaines étapes de la pétition visant à fermer la chaîne ?
18:00Question très solidaire.
18:01Il y a ceux qui s'en prennent à CNews
18:02après un conseil des ministres.
18:03Maude Brejean, la porte-parole du gouvernement,
18:05avait répondu la semaine dernière.
18:07Si vous avez un problème,
18:08si vous avez un problème avec CNews,
18:10c'est votre droit,
18:11mais vous en prendre,
18:13nommément,
18:14à des journalistes,
18:15d'une part je crois que ça n'a pas sa place en démocratie,
18:18je pense que c'est dangereux.
18:19Nous sommes dans une période
18:20où plusieurs confrères sont ciblés
18:21par l'extrême-gauche BFM,
18:22TF1, Anne-Claire Coudray,
18:24Laurent Delahousse
18:24et le journal de 20h de France de le week-end.
18:26A tous ceux qui restent silencieux,
18:28vous pouvez ignorer ce qui nous arrive.
18:29Mais attention,
18:30vous serez peut-être les suivants.
18:36L'édito de Laurent Tessier
18:38tous les matins
18:38à 6h15 et 7h20
18:40sur Europe 1.
18:41Direction les Etats-Unis
18:43à présent
18:43dans l'édito international
18:44de Vincent Hervouet.
18:46Les Etats-Unis
18:47où se tiennent aujourd'hui
18:48les élections de mi-mandat.
18:50Les Républicains de Trump
18:51données perdants.
18:52Mais quoi qu'il arrive,
18:53Vincent,
18:54les démocrates
18:54ne terrasseront pas
18:55le président américain
18:56pour autant.
19:00Désolé de vous décevoir,
19:01Dimitri,
19:02comme tous ceux
19:02qui considèrent
19:03qu'il ne méritait pas
19:05d'être élu
19:06et puis les autres
19:06qui ne supportent plus
19:07de l'entendre dire n'importe quoi.
19:08En France,
19:09on adore détester
19:10Donald Trump.
19:11On a quelques bonnes raisons
19:12pour ça
19:13et beaucoup de mauvaises.
19:15Mais la nuit prochaine,
19:16si les démocrates
19:17emportent le Congrès,
19:18les médias exulteront.
19:20On parlera
19:21d'un canard boiteux,
19:22d'une défaite
19:23jamais vue,
19:24même si Bill Clinton
19:25et George W. Bush
19:27l'ont connu.
19:27Que les démocrates
19:28arrachent un siège
19:30au Kansas
19:30ou au Texas,
19:32alors l'événement
19:33sera historique.
19:34Et si les républicains
19:35parviennent malgré tout
19:36à sauver leur majorité
19:37au Sénat,
19:38eh bien les mêmes
19:39vous diront
19:39que ça reste
19:40un désaveu cinglant
19:42pour la Maison-Blanche.
19:43Et donc,
19:43ils se trompent,
19:44Vincent.
19:45Eh bien oui,
19:45lourdement.
19:46Primo,
19:47Primo,
19:48méfions-nous des sondages.
19:49La semaine dernière,
19:50ils enterraient Lula,
19:51puis Benjamin Netanyahou,
19:54ratés et encore ratés.
19:55Et pour Donald Trump aussi,
19:57l'enterrement est prématuré.
19:59Car,
19:59secondo,
20:00il ne peut pas perdre.
20:02Il a beau mobiliser
20:04ses partisans
20:05en disant qu'il est lui-même
20:05sur le bulletin de vote,
20:07la réalité,
20:07c'est qu'il va rester
20:08à la Maison-Blanche
20:09deux ans de plus.
20:10Et il va continuer
20:11de faire ce qu'il a toujours fait,
20:13gouverner par décret,
20:15contourner le Congrès,
20:16à l'occasion
20:17de lui opposer
20:17un droit de veto.
20:18Et si on regarde son bilan,
20:20le coût d'arrêt
20:21à l'immigration clandestine,
20:22la hausse des tarifs douaniers,
20:24le démantèlement
20:25des programmes wokistes,
20:27la politique énergétique,
20:28l'arrestation
20:29de Maduro à Caracas,
20:31tout ça a été mené
20:32sans se soucier
20:33du Congrès.
20:35C'est à peine
20:35s'il l'a tenu au courant
20:37pour la guerre avec l'Iran.
20:38Et demain,
20:39on peut parier
20:39qu'il va repartir
20:41à l'assautéran.
20:42Les midterms
20:43vont juste le priver
20:44des élus républicains.
20:46Eh bien,
20:46bon débarras,
20:47parce que ces élus,
20:48finalement,
20:48ils l'ennuient.
20:49Un Congrès
20:50qui aura basculé
20:51côté démocrate,
20:52Vincent,
20:53réclamera des comptes
20:54et puis tentera aussi
20:55de le destituer à nouveau.
20:56Le plus gênant,
20:57le plus médiatique,
20:58ce sont les enquêtes
20:59qui seront lancées
21:00sur la corruption
21:01sans limite
21:01de l'entourage.
21:02Les milliards
21:03accumulés par le clan,
21:05par les fils,
21:06le gendre,
21:06les amis,
21:07les enfants des amis,
21:08par Trump lui-même,
21:09dont la fortune
21:10a pratiquement doublé
21:11depuis deux ans.
21:12Sans oublier
21:13les révélations
21:14sur l'affaire
21:15Epstein
21:15qu'attendent
21:16tous les complotistes,
21:18c'est-à-dire
21:18l'écrasante majorité
21:20des Américains.
21:21Alors,
21:21ce sommaire est prometteur,
21:22c'est celui
21:23d'un grand programme
21:24de télé-réalité politique,
21:26le genre dans lequel
21:27Donald Trump
21:28excelle.
21:29Les Américains
21:30sont habitués
21:30à subir
21:31son interminable
21:32stand-up.
21:33Hier soir encore,
21:35son discours décousu
21:36au Lincoln Memorial
21:38était sidérant,
21:39mais il a l'énergie
21:41inépuisable
21:42d'un bulldozer
21:43et il est très nombreux
21:44à l'écouter.
21:45Soyez-en sûr,
21:46face à l'adversité
21:47des parlementaires,
21:48Donald Trump réagira
21:49comme il l'a toujours fait,
21:51il sera encore pire.
21:53C'est le rôle
21:54qu'il préfère,
21:55l'outsider
21:55qui défie
21:56les establishments.
21:57Bon,
21:57un parti démocrate
21:58vainqueur
21:59de ses mid-terms,
22:00Vincent,
22:00va aussi pouvoir
22:01préparer la présidentielle.
22:03Le parti démocrate
22:04n'a pas de programme,
22:05il n'a pas de ligne politique
22:06tellement il est divisé
22:08et il n'a pas de champion
22:09pour la présidentielle
22:10et il ne s'est toujours
22:11pas remis
22:11de la faillite
22:13qu'a été
22:13le mandat
22:14de Joe Biden.
22:15Donald Trump
22:16n'a que 36%
22:17d'opinion favorable
22:18mais le taux
22:19d'approbation
22:20du Congrès
22:20est de 10% seulement.
22:22Quels que soient
22:23ses échecs,
22:24Donald Trump
22:25sera toujours
22:25plus populaire
22:26que les représentants
22:27et les sénateurs.
22:28Ce soir,
22:29il n'y aura
22:29pas de canard boiteux
22:30mais un fauve
22:32en liberté
22:32qui n'aura plus
22:33rien à perdre.
22:34L'édito international
22:35de Vincent Hervouet
22:36tous les matins
22:37à 7h40
22:38sur Europe 1.
22:39Très belle soirée
22:40à l'écoute
22:41de votre radio
22:42dans un instant
22:43le journal permanent
22:44suivi de La France Bouge
22:45avec Elisabeth Assayag.
22:47Sous-titrage Société Radio-Canada
22:49– Sous-titrage FR 2021

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