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  • il y a 7 minutes
Ce mercredi 4 novembre, Antoine Larigaudrie vous présente le coffre-fort dans son émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tout pour investir, le coffre-fort.
00:05Et on va apprendre de vos nouvelles.
00:07Vous, épargnant investisseur, Gaël Slimane de Doxa, bonjour.
00:11Bonjour.
00:12Dites donc, qu'est-ce que c'est que ça ?
00:15On est dans une période d'inquiétude et de tensions manifestes
00:21autour des taux, autour de l'inflation, autour de la politique, évidemment.
00:25On se met à moins épargner.
00:27Qu'est-ce qui se passe ?
00:28Oui, alors Antoine, vous savez, on est quand même des Français.
00:31Donc on est des super fourmis, il ne faut pas trop s'inquiéter.
00:35Les taux d'épargne relevés encore dans notre baromètre trimestriel
00:40avec Groupama, Le Figaro Magazine et BFM restent exceptionnels.
00:44La plupart des pays voisins se diraient, qu'est-ce que c'est que ça ?
00:47Mais comment faites-vous pour épargner autant ?
00:49Mais vous avez raison, les armes ne montent pas jusqu'au ciel, dit-on.
00:52Eh bien là, l'épargne non plus, face au coût de boutoir sur le pouvoir d'achat
00:57lié à la hausse de l'inflation, aux difficultés économiques.
01:00Et puis, il y a certaines inquiétudes dont on va se parler maintenant.
01:03Les Français, ils épargnent moins et substantiellement moins
01:07qu'ils ne le faisaient le trimestre dernier.
01:09Et surtout, ceux qui parviennent, les super fourmis,
01:12ceux qui parviennent à mettre plus de 500 euros par mois,
01:15parfois beaucoup plus,
01:16qui, du coup, nous disent,
01:18bah là, ils sont un petit peu moins nombreux à y parvenir.
01:21Mais il y a des raisons à cela.
01:22Il y a une raison qui est liée à l'inflation réelle.
01:25L'inflation, elle est là, on la mesure.
01:27Non, non, mais on est d'accord.
01:28C'est la première explication qui vient à l'esprit.
01:30C'est très clair, le pouvoir d'achat est atteint.
01:32Mais l'inflation perçue,
01:34elle est quasiment trois fois plus forte que l'inflation réelle.
01:38On s'est amusé, si j'ose dire, dans le sondage,
01:40à demander aux Français
01:41quel était le niveau de l'inflation
01:43tel qu'eux le ressentaient.
01:45Et il nous situe en moyenne
01:47un niveau à 8,6%.
01:49On est à un peu plus de 3% sur la période.
01:52Mais c'est dingue !
01:52Ce n'est pas un triplement, mais presque.
01:55Non, mais c'est peut-être le chiffre le plus intéressant du truc.
01:57L'inflation ressentie,
01:59elle est trois fois supérieure à l'inflation réelle.
02:01Oui, je l'aime bien.
02:02On l'a déjà posée à d'autres périodes,
02:04notamment au moment de la guerre en Ukraine,
02:05au début de la guerre en Ukraine, pardon.
02:07Et on a pu atteindre des niveaux à 18%,
02:11à un moment où on avait une inflation très forte,
02:13mais qui oscillait, qui était sous les 6%, évidemment.
02:16Donc, ce n'est pas la première fois
02:18qu'on voit une inflation ressentie
02:20trois fois supérieure à l'inflation réelle.
02:22Ce n'est pas uniquement parce que les gens
02:24seraient hyper pessimistes et se tromperaient.
02:26C'est aussi parce que, dans leur perception,
02:29ils font référence aux produits
02:30qu'ils achètent tous les jours.
02:32Donc, ils vont tous les jours,
02:33pour ceux qui ont une voiture ou un véhicule,
02:35à la pompe, tous les jours ou toutes les semaines,
02:37ils vont régulièrement s'acheter des victuailles
02:41au supermarché.
02:43Et ils voient bien des inflations,
02:45effectivement, sur ces produits-là,
02:46qui peuvent dépasser les 10, les 15, les 20%.
02:49Et donc, ils généralisent à partir de ces quelques cas.
02:52Non, mais c'est intéressant.
02:53Et puis, vous savez ce que nous racontent
02:54les neurosciences, Antoine,
02:56j'aime à le répéter ici,
02:57qu'Hanman, qui avait obtenu le Nobel là-dessus,
03:01explique que notre cerveau humain est ainsi fait,
03:04qu'on retient plus de deux fois plus
03:06les mauvaises nouvelles que les bonnes,
03:09parce qu'on a été conçu comme ça,
03:11câblé comme ça, pour survivre dans la nature.
03:13Et du coup, si je vous donne 100 euros,
03:16ça vous procurera une émotion positive
03:18deux fois inférieure à si je vous reprends 50 euros.
03:22Oui, pour 100 balles, t'as plus rien, etc.
03:24Donc, c'est ça le sujet.
03:25Mais il y a des raisons aussi, au-delà de l'inflation,
03:28qui expliquent ce très haut niveau
03:30de pessimisme des Français
03:33et donc d'inquiétude pour leur épargne notamment,
03:38ces explications, elles tiennent aussi
03:39au contexte international, c'est ce qu'ils nous disent,
03:42mais elles tiennent aussi à la présidentielle.
03:44D'habitude...
03:45Et aux mouvements sociaux, j'imagine.
03:46Et aux mouvements sociaux en cours,
03:47et à tout le débat en cours.
03:48Mais la présidentielle, elle intervient.
03:50Au-delà des mouvements sociaux,
03:51des manifestations, des mairies,
03:53de Limoges brûlées,
03:53de tout ce qu'on a pu voir,
03:55il y a un autre paramètre qui joue,
03:56c'est que normalement,
03:57quand il y a une présidentielle,
03:58le moral remonte,
03:59parce que chacun se dit
04:00mon camp va gagner,
04:01il va améliorer les choses.
04:02C'est la première fois
04:03qu'on voit arriver une présidentielle
04:06et que tout le monde se dit
04:07c'est pourri aujourd'hui
04:08et ce sera pire demain.
04:10Et donc ça, c'est très inquiétant
04:12parce que ça a un impact
04:13pendant les six mois qui viennent,
04:14et au-delà sans doute,
04:16sur les perceptions
04:17et sur les projections des gens.
04:19On a par exemple 8 Français sur 10
04:21qui se montrent plus pessimistes
04:23sur le rendement de leur épargne.
04:25Et donc ça a des impacts aussi
04:27sur comment vont-ils le placer.
04:29Figurez-vous Antoine,
04:30qu'une fois de plus,
04:30ça les incite à aller encore plus
04:33vers le bas de laine
04:33ou le livret
04:34ou en tout cas
04:35le...
04:36Ou le monétaire.
04:37Exactement,
04:38le placement
04:38qui a un rendement
04:39extraordinairement faible
04:40mais qui leur donne
04:41des garanties de sécurité.
04:43Pas très encourageant tout ça.
04:45Non, en général,
04:46quand on m'invite,
04:47c'est pas pour raconter
04:48des bonnes nouvelles
04:48en ce moment.
04:50Oh monsieur,
04:51non, non, non,
04:51franchement,
04:52on vous fera venir
04:53pour les bonnes nouvelles
04:54aussi, Gaël.
04:55Merci Antoine.
04:56Merci infiniment
04:57d'avoir été avec nous
04:58pour commenter
04:58ce baromètre
05:00Odoxa,
05:01Boursora,
05:02Groupe Ama,
05:03Allons, allons.
05:05Odoxa,
05:05Groupe Ama,
05:06Le Figaro,
05:07BFM Business.
05:08Merci infiniment Gaël,
05:09à une prochaine fois.
05:09Sous-titrage Société Radio-Canada

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