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  • il y a 13 minutes
Great Place to Work for Women présente son palmarès 2026. L’occasion d’interroger Léa Binet-Ferté, directrice générale adjointe de la structure en France, sur ce à quoi ressemble l’entreprise idéale pour une femme.

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Transcription
00:06Musique
00:20Quelles sont les meilleures entreprises pour les femmes ?
00:22C'est l'objet du classement Great Place to Work for Women, opéré bien sûr par Great Place to Work.
00:28Et j'accueille avec moi Léa Binet-Ferte, directrice générale adjointe de Great Place to Work en France.
00:35Avant de commencer, je l'ai dit en sommaire, on ne va pas regarder qui sont les vainqueurs,
00:40ce n'est pas si intéressant que ça pour cette interview,
00:42mais à quoi ressemble l'entreprise idéale pour une femme ?
00:47Oui, donc effectivement on publie ce palmarès, cette liste des entreprises.
00:53C'est la combien d'édition ?
00:54Septième édition.
00:55C'est la septième année et ce sont les 50 meilleures entreprises où il fait bon de travailler pour les
01:02femmes.
01:03Nous ce qu'on va regarder particulièrement, d'abord si ce sont des entreprises Great Place to Work,
01:07donc est-ce qu'il y a une culture de confiance forte dans ces organisations ?
01:12Et ensuite on va regarder si les effectifs sont suffisamment féminisés au global et dans le management.
01:19Exactement.
01:20Et la question du management aussi féminisé.
01:22Dans les hauts postes où on dit qu'un plafond vert.
01:24Oui, tout à fait.
01:25Et les rémunérations j'imagine ?
01:27Voilà.
01:27Et après, on ne regarde pas tant les rémunérations que la perception des femmes sur ces sujets d'égalité professionnelle.
01:33C'est beaucoup axé sur du ressenti et notamment un premier chiffre, c'est sur les salaires.
01:38On a tous une problématique sur le salaire et donc 33% des femmes, selon l'étude, sentent qu'elles
01:45ne sont pas payées à leur juste valeur.
01:47Chez les hommes aussi, il y a ce sentiment-là, mais à 45%.
01:51Cette différence de 12% entre femmes et hommes, c'est quelque chose de conséquent.
01:55Ça nous dit quoi de la situation ?
01:57Oui, alors effectivement, on réalise une enquête auprès des salariés français chaque année, auprès d'un échantillon représentatif de salariés
02:04français.
02:04Et on voit qu'il y a des écarts de perception importants entre hommes et femmes.
02:08Sur cette question de rémunération, effectivement, il y a un écart important entre les hommes et les femmes.
02:13Et il y a aussi une autre question qu'on pose sur la question de l'égalité de rémunération entre
02:19hommes et femmes dans leur entreprise.
02:20Et ce qu'on voit, encore une fois, c'est un écart de 10 points sur cette question d'égalité
02:25des rémunérations entre les hommes et les femmes.
02:27Donc on va vraiment valider le fait qu'aujourd'hui, l'égalité professionnelle, globalement, elle progresse en perception des salariés
02:34français,
02:36mais elle progresse beaucoup moins vite chez les femmes que chez les hommes.
02:41Et c'est d'où l'importance de mettre en place des actions.
02:45Il peut y avoir des freins qui peuvent, entre guillemets, aboutir à cette situation de différence de salaire et de
02:50ressenti par rapport au salaire.
02:52Et donc ça, c'est un deuxième chiffre que j'ai ressorti.
02:55C'est que le premier frein ressenti par les femmes, c'est la maternité, la vie de famille.
03:00Je crois qu'on est à 43%.
03:02Ensuite, c'est 27% les comportements sexistes et misogynes.
03:05Donc là, on a une loi intégrale qui est en train d'être étudiée, qui va passer au Sénat.
03:09On est en plein dedans.
03:10L'autocensure, 22%.
03:12Donc ça, c'est le syndrome de l'imposteur.
03:13On dit souvent que les femmes sont beaucoup plus sujettes à ça.
03:1722% quand même, aucun frein.
03:18Je vais commencer par ces 22%, aucun frein.
03:21Est-ce que c'est beaucoup d'avoir près d'un quart des femmes qui estiment qu'il n'y
03:24a plus de frein à leur carrière ?
03:26Je pense que c'est plutôt un bon signal.
03:27Ça veut dire que les choses évoluent positivement.
03:30Et qu'aujourd'hui, on a une partie des femmes quand même qui se sentent en capacité de se développer
03:35pleinement dans leur vie professionnelle.
03:37Et pas moins qu'un homme.
03:38Voilà.
03:39Et pas moins qu'un homme.
03:39Donc ça, c'est très positif.
03:41Mais néanmoins, les autres chiffres nous montrent qu'il y a encore beaucoup à faire pour toute une partie des
03:46hommes, enfin des femmes, pour se développer.
03:49C'est aussi aux hommes d'agir.
03:50Mais je crois que c'est aussi aux hommes d'agir.
03:52Et puis c'est aussi finalement les actions qui peuvent être mises en place par l'entreprise pour proposer un
03:58environnement de travail plus inclusif.
04:00Elles vont bénéficier à tous les salariés, quelles que soient leurs caractéristiques.
04:04Et à l'entreprise aussi, dans son efficacité au quotidien.
04:07Et le chiffre des 43%, donc qui cite la maternité et la vie de famille.
04:11J'ai envie de dire, l'entreprise est concernée, mais c'est aussi la vie de couple.
04:15Et ça veut dire aussi les conjoints.
04:17Alors, conjoint, ça peut être une femme, aussi la conjointe.
04:19Mais les conjoints hommes aussi ont un rôle à jouer, notamment pour la partie vie de famille.
04:23Parce que parfois, certaines femmes se sentent obligées de sacrifier quelques heures de travail pour aller chercher des enfants à
04:29l'école, par exemple.
04:30Effectivement, aujourd'hui, ce qu'on observe, c'est que la société, la charge familiale,
04:35et on a la question aussi qui reflète, un peu en effet miroir, c'est la question des salariés aidants,
04:41qui est une problématique croissante chez les salariés français,
04:45et qui repose aussi beaucoup sur les femmes.
04:47Donc il y en a ces questions de maternité.
04:48C'est aussi dans la vie de famille, dans l'étude.
04:50Tout à fait.
04:51Et en fait, effectivement, l'entreprise ne peut pas tout,
04:54et elle ne peut pas régler tous les problèmes de la société,
04:56et le fait qu'effectivement, aujourd'hui, on a encore une charge importante domestique et familiale
05:01qui pèse sur les femmes.
05:02Néanmoins, nous, notre conviction, c'est que l'entreprise,
05:08elle peut proposer, encore une fois, des actions pour favoriser un environnement de travail plus inclusif,
05:14qui peut passer, et d'ailleurs, aujourd'hui, même,
05:16il y a un certain nombre de mesures autour du congé paternité,
05:20de s'assurer que les salariés pairs puissent prendre leur congé paternité
05:25sans que ce soit stigmatisé dans l'organisation.
05:27C'est un exemple tout simple, mais c'est extrêmement important,
05:29parce qu'effectivement, les dispositifs existent, mais il faut qu'ils soient utilisés.
05:34On a aussi, effectivement, un certain nombre de risques
05:37qui oeuvrent pour favoriser la prise en charge des modes de garde,
05:41les places en crèche, etc.
05:43Et puis, favoriser aussi un retour du congé maternité
05:47qui se passe bien, dans les meilleures conditions pour les femmes.
05:50L'égalité hommes-femmes au travail, c'est aussi l'affaire des hommes,
05:52c'est aussi l'un des messages qu'on va retenir de tout ça.
05:54Saléa Binet-Ferte, directrice générale adjointe Great Place to Work France,
05:58donc ce classement Great Place to Work for Women.
06:0125 places selon deux catégories,
06:03puisqu'il y a des entreprises, je crois, de plus de 500 salariés.
06:07On va s'intéresser à un groupe qui peut-être a des actions
06:10pour l'égalité hommes-femmes au travail,
06:12le groupe Novark, qui est un groupe dispatché sur plusieurs territoires en France,
06:16qui a des besoins en recrutement important sur des métiers très différents.
06:19On va voir comment ils répondent à tous leurs objectifs.
06:22C'est tout de suite.
06:24Sous-titrage Société Radio-Canada

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