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  • il y a 4 ans
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Elisabeth Lévy, Olivier Dartigolles, Nicolas Lecaussin, directeur de l’IREF et auteur de À quoi servent les riches ? aux éditions JC Lattès et Au secours, ils veulent la peau du capitalisme ! aux éditions First et Jean-François Lamassé, Vice-Président de la FDSEA 31 et administrateur AGPB.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2023-02-08##

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Transcription
00:00:00 Les vraies voix sur le radio 17h20h Philippe David, Cécile de Ménibus
00:00:05 Bienvenue c'est credit credit c'est entre le mardi et le jeudi c'est credit c'est credit aujourd'hui on a envie de vous retrouver
00:00:13 c'est oui et c'est le jour des enfants parce qu'on peut pas manger tous les jours la même chose
00:00:18 absolument c'est le jour des enfants et donc
00:00:20 Je me suis dit que aujourd'hui pour les vraies voix vous savez on ouvre toujours maintenant avec une
00:00:28 une chanson forcément et comme je vous ai parlé hors antenne tout à l'heure je me suis dit que cette journée en tout cas cette
00:00:35 émission devait commencer par ça écoutez
00:00:37 C'est bien quand on est con on est con oui bah voilà au moins ça donne le ton de
00:00:52 Controverse, con caduc ou con débutant, petit con de la dernière averse, vieux con des neiges d'antan
00:01:04 Vous voyez c'est tout un entretien
00:01:06 Et bah voilà en tout cas vous souhaitez la bienvenue cette émission et la vôtre vous pouvez nous appeler 0826 300 300
00:01:13 vous les commenter l'actualité et votre quotidien bien entendu vous êtes les bienvenus on vous attend avec
00:01:21 notre aude qui vous attend au 0826 300 300 allez tout de suite le sommaire de cette émission
00:01:26 Profits records a-t-on un problème avec l'argent en france de qui se moque-t-on ? Total Energy a annoncé des profits records de plus de
00:01:34 20 milliards d'euros pour 2022 du jamais vu dans l'histoire du groupe de nombreuses associations jugent ces bénéfices
00:01:40 indécents réclament que ces multinationales soient davantage taxés Philippe
00:01:44 Oui a-t-on un problème avec l'argent en france finalement puisque le but d'une entreprise
00:01:49 c'est pas philanthropique c'est de gagner de l'argent pour les distribuer aux actionnaires aux gens qui ont investi
00:01:53 alors je sais qu'en france on n'aime pas les riches c'est François Hollande qui l'avait dit les riches à 4000 euros par mois alors à
00:01:59 20 milliards là c'est plus 4000 euros par mois c'est stratosphériquement plus
00:02:03 vous trouvez que tant mieux pour Total et puis tant mieux pour les autoroutes et pour les banques qui gagnent beaucoup d'argent
00:02:09 ou vous trouvez ça scandaleux Aude et sa douce voix vous attendent au 0826 300 300
00:02:15 et c'est 5 centimes la pelle ce n'est pas 20 milliards ne vous inquiétez pas
00:02:18 et a-t-on un problème avec l'argent vous dites oui à 78% le coût de projecteurs
00:02:23 Contraintes écologiques et réglementaires veut-on tuer nos agriculteurs soyons vrais soyons cash selon la FNSEA
00:02:32 près de 500 tracteurs et 2000 agriculteurs étaient à Paris aujourd'hui pour en manifester contre les contraintes qui pèsent sur leur profession Philippe
00:02:38 Oui Cécile les bétraviers n'en peuvent plus puisque ils devaient avoir le droit d'utiliser les néonicotinoïdes
00:02:45 jusqu'à 2023 mais l'Europe leur interdit et il n'y a pas de remplaçant donc qu'est ce qu'on va faire pour de la bétrame à sucre
00:02:52 l'alternative si c'est d'importer du sucre de canne du Brésil on aura abattu des milliers d'arbres pour faire
00:02:57 des grandes des grands champs pour cultiver de la canne à sucre ou d'aura des pesticides interdits en France
00:03:03 alors vous êtes agriculteurs vous en avez marre vous allez mettre la clé sous la porte parce que on vous interdit de tout faire et
00:03:09 vous ne pouvez plus faire face à la concurrence internationale
00:03:11 on vous attend aussi au 0 826 300 300
00:03:15 Bienvenue dans les vraies voix
00:03:18 Les vraies voix sud radio et les vraies voix ce soir c'est Philippe Bilger qui est avec nous président de l'institut de la parole
00:03:23 cher Philippe bonjour parmi toutes ces contestations c'est ces remontrances
00:03:28 Je tente de survivre
00:03:30 Voilà c'est ça
00:03:32 Vous avez dit que vous y arriviez
00:03:34 Attendez la fête
00:03:36 On rigole mais en tout cas c'est bien contraignant tout ça Elisabeth Livy est avec nous directrice de la rédaction de causeur ça va Elisabeth
00:03:43 Oui ça va je vous dis j'adore les tracteurs et ce matin ils étaient bien
00:03:46 J'ai plein d'invalides
00:03:48 C'était formidable
00:03:50 J'adore ça les tracteurs à Paris
00:03:52 Olivier Dartigolle est avec nous chroniqueur politique
00:03:54 et toujours de bleu vêtu
00:03:56 Voilà magnifique
00:03:58 Tels un gendarme
00:04:00 Vous êtes un peu le gendarme
00:04:02 Vous voulez me faire concurrence c'est ça Olivier Dartigolle
00:04:04 Qui a le plus élevé ?
00:04:06 Oui c'est ça
00:04:08 Vous êtes gendarme Olivier ?
00:04:10 Non gendarmette
00:04:12 Ah d'accord il cache bien son jeu
00:04:14 C'est tout petit
00:04:16 Qu'est ce qui vous permet de dire que
00:04:18 Non vous avez raison
00:04:20 Et notre vrai voix auditeur aujourd'hui qui est avec nous il s'appelle Alexandre il nous appelle de Lyon
00:04:26 Bonsoir Alexandre
00:04:28 Bonsoir Fécile
00:04:30 Bonsoir à tous
00:04:32 Comment ça va Alexandre ?
00:04:34 Vous faites un si joli métier mon cher Alexandre
00:04:40 Vous osez vous moquer de mon humble travail
00:04:46 Est ce que c'est notre genre de se moquer des gens ?
00:04:50 Dites ce que vous faites Alexandre
00:04:52 Je suis inspecteur principal des finances publiques
00:04:54 Aude est ce qu'on peut raccrocher s'il te plaît
00:04:58 On raccroche on en prend un autre
00:05:00 Mais arrêtez c'est la seule chose qui marche dans notre pays
00:05:02 Dans quel département ?
00:05:04 On vous donnera le numéro des comptes en Suisse de Dartley Doyle
00:05:10 Aujourd'hui on annonce tout
00:05:12 J'ai beaucoup de respect pour cette profession
00:05:14 Oui bah attendez
00:05:16 Philippe Michel aussi
00:05:18 Moi j'adore
00:05:20 Dans les services des impôts on est sûr d'être accueilli de manière très correcte
00:05:24 J'aimerais que la justice soit aussi aimable
00:05:26 Alors Alexandre on avait commencé avec la musique du Dignes et de Cons
00:05:30 On ne vous a absolument pas comparé à Daniel Prévost dans ce film
00:05:34 C'est pas nous
00:05:36 C'est une profession qui a été touchée il n'y a pas longtemps
00:05:42 C'est pas tout repos non plus
00:05:46 C'est vrai notre collègue chef de brigade a été assassiné dans l'exercice de ses fonctions
00:05:50 C'est bien de lui rendre hommage en tout cas
00:05:54 Vous savez mon cher ami que vous allez devoir jouer contre l'un de nos éditorialistes aujourd'hui
00:06:04 Il paraît que je vais devoir jouer effectivement
00:06:08 Alexandre donc c'est ou Philippe Bilger contre Philippe Bilger ou contre Olivier Dertegol ou contre Elisabeth Lévy
00:06:14 Ils vont se vendre. Vendez-vous Françoise Elisabeth
00:06:16 C'est toujours la même chose moi je suis nulle donc faut jouer avec moi
00:06:20 C'est bien un tel niveau de lucidité
00:06:22 Mais j'aime rigoler alors faut aussi jouer avec moi pour ça
00:06:26 Ah ça donne envie Olivier Dertegol
00:06:28 Contrairement à l'habitude je n'ai pas lu les journaux aujourd'hui
00:06:32 Là il est en train de mentir
00:06:34 Non bien sûr que vous avez menti
00:06:36 Vous venez que pour ça d'ailleurs pour gagner un actuel coup d'actu
00:06:40 La semaine dernière a été difficile pour moi
00:06:42 Ne jouez pas Dertegol, il a passé sa nuit à lire les journaux
00:06:46 Philippe Bilger, vendez-vous
00:06:48 Je n'ai plus de quoi dire
00:06:50 Je suis désespéré, je perds trop régulièrement et je fais perdre quoi qu'il y ait
00:06:56 Non vous avez gagné
00:06:58 Face à Françoise de Gouin ça n'est pas rien
00:07:00 Mais je ne recommande pas à notre amie de me choisir
00:07:04 Voilà, Alexandre il faudra vous faire votre propre opinion
00:07:08 En tout cas vous restez avec nous jusqu'à 19h et tout de suite c'est le Réquisitoire du Procureur
00:07:14 Les vraies voix Sud Radio, le Réquisitoire du Procureur, Philippe Bilger
00:07:19 Et votre réquisitoire Monsieur le Procureur est contre les fameux Yaka Faucon
00:07:23 Je refuse de faire mon réquisitoire tant qu'Elisabeth ne m'écoute pas
00:07:28 Vous avez bien raison, maintenant je vous écoute
00:07:31 Sans vous je suis perdu Elisabeth
00:07:33 Merci Philippe, et j'adore vous écouter en plus
00:07:35 Ah oui c'est vrai, ça ne se voyait pas là
00:07:38 J'avais complètement oublié que tout le monde autour de moi, pas seulement vous, mais me revoilà
00:07:45 Mais vous voyez j'ai décidé d'être moins aimable qu'à l'ordre du monde
00:07:49 Au contraire je considère ça comme un grand compliment
00:07:53 Alors pour répondre à...
00:07:55 Au Yaka Faucon
00:07:57 Je suis frappé de voir à quel point, pardon pour la banalité, la dénonciation est très facile
00:08:05 Les oppositions multiplient les dénonciations, le pouvoir aussi dans l'autre sens
00:08:11 Mais les propositions fondées sur Yaka Faucon ne sont jamais suffisamment précises
00:08:21 Pour qu'on puisse leur donner une ombre de justifications
00:08:26 Alors moi-même je suis le premier, j'adore requérir, démontrer, dénoncer
00:08:32 Pour fendre, battre en brèche, pardon de vous apprendre des mots mon cher Philippe
00:08:38 Tu te bats quand vous lui avez appris ?
00:08:41 C'est difficile
00:08:43 Et en réalité le Yaka Faucon est au fond de tout discours politique français
00:08:50 Et notamment ma chère Cécile, je sais que nous serons d'accord
00:08:54 Notamment dans celui d'un ministre que nous connaissons tous les deux, Marc Fesneau
00:08:59 Donc il Yaka Faucon, il faut radicalement récuser cette facilité de l'opposition et de la proposition
00:09:09 Et obliger ceux qui critiquent le pouvoir à offrir une alternative plausible et crédible
00:09:16 Elisabeth Lévy qui vient d'apprendre plein de mots
00:09:18 Non mais Elisabeth les connaît
00:09:20 Je ne suis pas tout à fait, je ne suis pas complètement d'accord avec vous
00:09:23 Alors peut-être en politique effectivement, surtout dans les débats à l'emporte-pièce
00:09:30 On a un peu tendance, je ne vais pas être coupable aussi, à pratiquer parfois ce que vous dites quand même
00:09:35 Bien sûr, mais je me rappelle que mon ami Philippe Muray avait renversé la feu
00:09:39 Mon ami Philippe Muray, écrivain, avait renversé la formule "la critique est facile et l'art est difficile"
00:09:45 Et il disait aujourd'hui c'est tout le contraire, l'art est facile, n'importe quoi est de l'art
00:09:49 Mais la véritable critique est assez difficile
00:09:52 Et malgré tout, avant la proposition, il faut quand même être en mesure de formuler une critique véritable
00:10:00 Moi je pense qu'on n'est pas obligé de faire une proposition alternative quand on critique
00:10:04 On peut, par exemple, il y a des tas de gens qui critiquent cette loi sur les retraites
00:10:09 Sans après développer sur quelle réforme ils feraient
00:10:13 Donc il me semble que malgré tout, il y a aussi une noblesse de la véritable critique
00:10:19 - Olivier d'Artigolle - Peut-être vous certains, cher procureur
00:10:22 Que l'exercice de critique sur lequel parfois les loupes médiatiques se braquent
00:10:28 Ces exercices sont le plus souvent accompagnés de propositions alternatives
00:10:33 Je prends deux exemples en lien à l'actualité directe sur la réforme des retraites
00:10:38 Des forces politiques qui critiquent cette réforme
00:10:41 Je prends l'exemple de son financement
00:10:43 Font des propositions alternatives de financement
00:10:46 Mais qui, malheureusement, ont du mal à passer la rampe médiatique
00:10:51 Tant le côté rugueux, le côté conflictuel du débat politique et médiatique et parlementaire
00:10:58 Fait qu'on en reste sur le fracas
00:11:02 Si on va parler des agriculteurs
00:11:05 Là aussi, la manière dont ça s'est passé est critiquable
00:11:08 Et il y avait des sources, des moyens, des chemins
00:11:12 Pour accompagner ces agriculteurs vers une transition plus douce
00:11:15 Et il y a là aussi des propositions alternatives
00:11:18 Donc il faut chaque fois vérifier que celui qui critique est véritablement à sec sur des contre-propositions
00:11:25 Ça peut être vrai, souvent ça ne l'est pas
00:11:28 Les exemples que vous donnez montrent à quel point on peut sortir du "ignaca faucon"
00:11:34 Je proposais une caricature tout de même là, j'en ai bien conscience
00:11:39 Merci pour votre excellent réquisitoire, monsieur le procureur
00:11:42 Et pour le compte de vocabulaire, parce que je n'avais jamais entendu "battre en brèche" comme expression
00:11:47 J'ai rajouté "agrafiosté"
00:11:50 Il nous reste encore 11 secondes pour dire des âneries
00:11:55 Vous connaissez, cher Philippe ?
00:11:57 Non, parce que je n'en dis jamais
00:12:00 Allez, dans un instant, on revient, le grand débat du jour
00:12:03 Vous pouvez vous connecter et nous appeler 0826-300-300
00:12:08 On revient sur ces profits records de Total Energy
00:12:12 A-t-on un problème avec l'argent en France ?
00:12:14 Est-ce que vous pensez que les Français détestent les riches ?
00:12:17 Est-ce que la haine des riches est constante en France ?
00:12:19 0826-300-300, on vous attend au Standard Radio de Suède dans un instant
00:12:23 Félix Mathieu avec les 3 actus du jour
00:12:25 Les vrais voix jusqu'à 19h, tous les jours de 17h à 19h avec nos éditorialistes
00:12:31 Philippe Bilger est avec nous, ça va mon Philippe ?
00:12:33 En pleine forme
00:12:35 Avant de parler, je dis toujours ça et puis après je suis contredit
00:12:39 Et je ne fais plus répliquer
00:12:41 On est déçus
00:12:43 Merci
00:12:45 Je me demande si vous faisiez des blagues quand vous étiez avocat général
00:12:49 Non, non, non
00:12:51 Mais en dehors, je vous raconterai une chose épouvantable que je ne cesse de regretter
00:12:56 J'avais fait un pari stupide en plus de 20 ans
00:12:59 Mais ce serait trop long, ma chère Philippe
00:13:01 Non, non, on va en parler, on aura un petit peu de temps
00:13:03 Cédric Dardigolle est avec nous, chroniqueur politique
00:13:05 Et Elisabeth Lévy est avec nous, on est ravis de la voir, ça va Elisabeth ?
00:13:10 Super
00:13:11 Vous êtes contente ? Coseur se porte bien ?
00:13:13 Oui, pas assez, il n'y a pas assez d'acheteurs mais comme tout le monde dans la presse
00:13:18 Et le papier est trop cher
00:13:20 Et bien voilà, voilà, voilà
00:13:22 Dans un instant, le grand débat, on reviendra sur les profits records de Total Energy
00:13:26 Ça fait grincer des dents, plus que ça même
00:13:28 On se demande dans notre question du jour si finalement il y a une haine des riches
00:13:31 Est-ce qu'on déteste les riches en France ?
00:13:33 Est-ce qu'on a un problème avec l'argent ?
00:13:34 0 826 300 300, vous pouvez d'ores et déjà vous inscrire
00:13:38 Aude vous attend, en attendant, c'est avec Félix Mathieu, c'est l'actu en trois mots
00:13:43 Les vrais voici de radio
00:13:45 Félix Mathieu, bonsoir
00:13:47 Les mots sont "restourne", "cohérence" et "gitan"
00:13:50 Une nouvelle "restourne" de Total, chiche, lance le porte-parole du gouvernement
00:13:53 Après ces annonces de profits records
00:13:55 Cohérence chez LR, les partisans de la ligne officielle haussent le ton pour la réforme des retraites
00:14:00 Ils accusent de démagogie ceux qui s'y opposent
00:14:03 Et puis la France insoumise transforme l'Assemblée Nationale en "camp de gitan"
00:14:07 Une association de gens du voyage porte plainte après cette phrase du président de l'UDI
00:14:11 Les vrais voici de radio
00:14:14 19 milliards et demi d'euros de bénéfices dans le monde l'année dernière pour Total Energy
00:14:19 Le chiffre record sème le trouble, sur fond de hausse, dépris à la pompe
00:14:22 On y revient dans un quart d'heure avec le grand débat
00:14:24 L'immense majorité de ces bénéfices ont été réalisés à l'étranger
00:14:28 Le PDG de la Multinationale Française, dans une interview au Parisien
00:14:31 Aujourd'hui en France, Patrick Pouyanné le rappelle aussi
00:14:33 Total a déjà mis en place une "restourne" en France
00:14:36 Si le litre de gazoil dépassait les 2 euros
00:14:39 Alors Total Energy pourrait mener de nouvelles actions
00:14:42 Ciblées de rabais à la pompe promet-il
00:14:44 Et ça, ça n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd
00:14:46 Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a saisi la balle au bon
00:14:49 Total avait mis en place une "restourne" à la pompe pour les Français, vous le savez, il y a quelques mois
00:14:54 Qui s'est arrêtée il y a quelques semaines
00:14:56 Son PDG s'est dit lui-même ouvert à l'idée de remettre en place une "restourne" prochainement
00:15:01 Considérant les chiffres qu'il a réalisés, y compris en France
00:15:04 Et bien nous sommes tout à fait enclin à accompagner cette annonce de Total
00:15:09 C'est-à-dire que nous souhaitons évidemment qu'une "restourne"
00:15:11 Tous les efforts puissent être faits pour réduire le coût du carburant à la pompe pour les Français
00:15:15 Olivier Véran qui a aussi rappelé ces chiffres
00:15:17 Donnés par le PDG de Total Energy dans le Parisien
00:15:19 Pour la France, le groupe annonce en grand G
00:15:21 350 millions d'euros de bénéfices, dont 200 millions reversés sous forme de taxes et d'impôts
00:15:27 Ce serait une bonne nouvelle côté pompe, Philippe Bilger
00:15:31 Après c'est que pour le gasoil
00:15:34 Il y a quelque chose tout de même, un petit peu de sadique dans la manière dont on expose cette accumulation de milliards
00:15:45 Comme si ces grands patrons mettaient ces milliards dans leurs poches
00:15:49 Mais je ne voudrais pas aller plus loin dans la dénonciation, Cécile, Philippe, puisqu'on parlera de ça plus tard
00:15:56 Je vais aller un peu plus loin moi dans la dénonciation
00:15:58 Oh quel con !
00:15:59 C'est surprenant !
00:16:00 Sur les 80 milliards de dividendes versés en 2022 par le 4/40
00:16:05 Les 3/4 sont allés dans la poche, non pas des 10% les plus riches
00:16:10 Non pas des 1% les plus riches, mais des 0,1% les plus riches
00:16:15 A un tel niveau de concentration des richesses, est-ce qu'il n'y a pas un problème ?
00:16:20 Elizabeth Lévy
00:16:21 Je pense qu'il y a des arguments dans les deux sens
00:16:25 Je voudrais dire deux choses
00:16:27 Je pense à un livre de Jean-Claude Michéa
00:16:29 Un livre très intéressant de critique du libéralisme, notamment économique
00:16:34 Et qui s'appelle "L'empire du moindre mal"
00:16:37 Et bien le moindre mal, c'est toujours mieux que le mal
00:16:39 Et je pense que tous les méfaits, les excès du capitalisme
00:16:46 Me semblent de toute façon préférables à ceux des systèmes sans but
00:16:52 C'est la fin de l'histoire
00:16:54 Ça paraît important de le dire, parce que pour l'instant l'alternative n'est pas...
00:16:57 Et l'autre chose, c'est que j'ai lu un interview très intéressant
00:17:00 Un entretien pardon
00:17:01 Très intéressant dans l'Express
00:17:03 D'un sociologue dont le titre était
00:17:08 "La France est le premier pays pour la jalousie sociale"
00:17:11 Et il y a en France un ressentiment
00:17:13 C'est-à-dire que ce que veulent les...
00:17:15 Il y a quelque chose que j'appelle le syndrome de la sienne du voisin
00:17:18 C'est pas, si vous voulez, le fait que vous voudriez éventuellement avoir plus, avoir mieux, etc.
00:17:24 C'est surtout qu'il ne faut pas que l'autre ait plus que vous
00:17:26 Et ça c'est détestable
00:17:27 On va en parler dans quelques instants
00:17:29 Et puis on termine avec...
00:17:31 Enfin, le ton monte chez les LR
00:17:32 Contre ceux qui ne veulent pas voter la réforme des retraites
00:17:34 Oui, peut-on s'y opposer quand on a soi-même proposé de repousser l'âge légal à 65 ans
00:17:38 Ou d'augmenter les annuités au-delà de ce que propose aujourd'hui le gouvernement
00:17:41 En question de cohérence, de crédibilité
00:17:44 Les ténors de LR haussent le ton
00:17:46 De Gérard Larcher à Rachida Dati
00:17:47 De Bruno Retailleau à Jean-François Copé
00:17:49 Pour qui c'est l'ADN de la droite de gouvernement que de réformer les retraites
00:17:53 Dans leur viseur, notamment Aurélien Pradié
00:17:55 Le vice-président de LR et député du Lot
00:17:57 Qui n'était pas sûr de voter la réforme
00:17:59 Mais, mais, il devrait bien finir par rentrer dans le rang
00:18:02 Assurant le patron des Républicains sur Sud Radio
00:18:04 Eric Ciotti, invité ce midi de Jean-Jacques Bourdin
00:18:07 Il votera cette réforme ?
00:18:08 Il votera la réforme !
00:18:10 C'est un défi pour moi
00:18:12 Que tout le monde soit dans l'esprit de cohérence
00:18:15 J'ai encore discuté avec Aurélien Pradié quasiment cette nuit
00:18:18 Enfin, nous étions en séance de nuit jusqu'à minuit à l'Assemblée
00:18:21 Jusqu'au terme des débats
00:18:22 Donc vous en avez parlé
00:18:24 Voilà, j'entends sa position
00:18:26 Moi je lui dis simplement
00:18:28 Nous sommes de droite, nous sommes cohérents
00:18:30 Nous sommes responsables
00:18:32 Une réforme, elle doit aboutir à un gain aussi
00:18:35 Budgetaire, malheureusement je dirais
00:18:38 Pour sauver le système
00:18:40 Le président de LR et député des Alpes-Maritimes
00:18:42 Eric Ciotti avec Jean-Jacques Bourdin tout à l'heure
00:18:44 D'ailleurs en parlant de règlement de comptes internos
00:18:46 Parti du côté de la France Insoumise, Adrien Quatennens
00:18:48 A été hué hier soir pour sa première prise de parole
00:18:51 Depuis son retour, des écologistes ont même quitté l'hémicycle
00:18:54 Et même son camarade insoumis, François Ruffin
00:18:56 N'a pas caché tout à l'heure son peu d'enthousiasme
00:18:58 Quant à ce retour en pleine bataille des retraites
00:19:01 J'étais contre au départ une démission forcée
00:19:03 Mais je suis contre un retour forcé
00:19:05 Et je pense qu'une année, une année sabbatique
00:19:08 Le temps de digérer les événements
00:19:11 De digérer le jugement
00:19:13 Serait fait du bien à tout le monde
00:19:14 Vous voyez le point de crispation que c'est devenu
00:19:16 Oui, je vois le point de crispation
00:19:17 C'est pour ça que je dis
00:19:18 Chez vous et au sein de la gauche aussi
00:19:20 Je pense que c'est pour ça que ça n'est pas le bon moment
00:19:22 C'est de nature à diviser
00:19:24 Dans un moment où on a besoin d'être tous unis
00:19:26 Le député insoumis de la Somme, François Ruffin
00:19:28 Qui était invité chez nos confrères de France Info
00:19:30 Réaction rapide, Élisabeth Lévy ?
00:19:32 Bah je vais en parler, c'est mon tour de table
00:19:34 Un peu tout à l'heure tout de suite
00:19:36 Mais écoutez, je trouve
00:19:38 Je trouve que j'en ai assez
00:19:40 J'en ai assez qu'on parle d'Adrien Quatennens
00:19:42 Qui a été condamné
00:19:44 Pour un geste malheureux
00:19:46 Qui ne fait pas de lui un tabasseur
00:19:48 Il a eu un geste malheureux
00:19:50 Qu'il a regretté, il a été condamné
00:19:52 Je trouve qu'on en fait un peu beaucoup
00:19:54 Le jour même où un rapport nous indique
00:19:56 Qu'il y a des milliers
00:19:58 Des dizaines de milliers
00:20:00 De femmes excisés dans notre pays
00:20:02 J'en ai parlé ce matin
00:20:04 Entendre les féministes là-dessus
00:20:06 Olivier Dardigolle ?
00:20:08 Au début je pense que sur le plan politique, Adrien Quatennens
00:20:10 Aurait dû se représenter devant le suffrage universel
00:20:12 Philippe Billeger rapidement
00:20:14 Moi je suis tout à fait favorable à son retour
00:20:16 J'ai trouvé la bronca
00:20:18 Contre lui aussi grotesque
00:20:20 Que celle contre Dussaint
00:20:22 Les applaudissements étaient peut-être...
00:20:24 Et puis on termine avec cette petite phrase
00:20:26 Qui a bien du mal à passer
00:20:28 Petite phrase prononcée sur Radio-J
00:20:30 Par un responsable centriste, le sénateur des Hauts-de-Seine
00:20:32 Et président de l'UDIRV Marseille
00:20:34 L'image que donnent en particulier
00:20:36 Elles et filles est absolument
00:20:38 Effrayante, je veux dire
00:20:40 Transformer l'Assemblée Nationale
00:20:42 En camps de gitan
00:20:44 Et c'est pas les Saintes-Maries de la Mer
00:20:46 C'est quand on voit
00:20:48 Ces invectives permanentes
00:20:50 Dues à racisme
00:20:52 Ont réagi les écologistes Sandrine Rousseau et Mélanie Vogel
00:20:54 Quant à l'Association Nationale
00:20:56 Des gens du voyage citoyen
00:20:58 L'annonce déposer plainte de son côté
00:21:00 Hervé Marseille dénonce une instrumentalisation
00:21:02 De ses propos, le patron de l'UDIRV reconnaît
00:21:04 Une imprudence verbale, certes
00:21:06 Tout en précisant n'avoir voulu
00:21:08 Blesser personne. Une imprudence verbale
00:21:10 C'est joli. Le problème c'est que les Saintes-Maries de la Mer
00:21:12 C'est pas pareil déjà, pour commencer
00:21:14 C'est un autre dossier
00:21:16 Maintenant, est-ce que les zadistes
00:21:18 Ont braillé quand on a dit
00:21:20 "Quand on a dit"
00:21:22 Je veux dire, il faut peut-être pas avoir le cuir
00:21:24 Aussi épais pour des expressions
00:21:26 Si vous voulez, c'est pas distingué
00:21:28 C'est pas bien, mais je crois pas qu'il y ait une intention raciste
00:21:30 Voilà. Il faudrait maintenant
00:21:32 A chaque seconde, Cécile
00:21:34 Faire attention à ce qu'on dit. On essaye de penser
00:21:36 C'est déjà difficile
00:21:38 Pour certains, impossible
00:21:40 Mais il faut maintenant, quand on parle
00:21:42 Faire attention à tout
00:21:44 A la comparaison
00:21:46 Si vous faites le lien avec ce qui se passe
00:21:48 En ce moment à l'Assemblée Nationale
00:21:50 Où il y a des insultes, où il y a des menaces
00:21:52 Et de faire le lien avec le camp de Gitans
00:21:54 Je comprends qu'ils se disent
00:21:56 "Bah non, nous on est..."
00:21:58 Mais par exemple, quand on parle de mère juive, je dois m'énerver
00:22:00 Si on parle de mère abusive et qu'on dit
00:22:02 "Oh là là, elle va faire sa mère juive, je vais m'énerver"
00:22:04 Bah...
00:22:06 Non, je vais pas m'énerver
00:22:08 Mais non, vous Elisabeth, vous êtes au compte
00:22:10 De l'excitation à chaque minute
00:22:12 Une pensée pour Daniel Guichard
00:22:14 Ce Gitans que tu ne connais pas
00:22:16 C'est ça
00:22:18 Vous restez avec nous
00:22:20 On revient dans un instant
00:22:22 Dans le grand débat, on va revenir sur TotalEnergie
00:22:24 Qui a annoncé des profits records
00:22:26 Aujourd'hui, on sent que
00:22:28 La bronca monte, ça énerve tout le monde
00:22:30 Ça agace tout le monde, et c'est la question du jour
00:22:32 Est-ce que nous, Français, on a un problème avec l'argent ?
00:22:34 Est-ce qu'on déteste les riches à ce point-là
00:22:36 Qu'à chaque fois que quelqu'un qui gagne de l'argent
00:22:38 Ah bam ! On l'emballe
00:22:40 0,826,300,300
00:22:42 Venez réagir à cette question un peu...
00:22:44 Cache, je vous l'accorde
00:22:46 Les vraies voix sur le radio
00:22:48 17h20, Philippe David
00:22:50 Cécile de Ménibus
00:22:52 Bienvenue si vous venez de nous rejoindre
00:22:54 Avec une belle bande aujourd'hui
00:22:56 De 3 petits points
00:22:58 Philippe Bilger est avec nous
00:23:00 Mais vous mettez ce que vous voulez
00:23:02 Vous n'avez pas d'effet, moi j'ai une bande de génies
00:23:04 Voilà, c'est ça, du génie
00:23:06 Ben voilà, cette bande de génies
00:23:08 Olivier d'Artigolle est avec nous, chroniqueur politique
00:23:10 Vous faites des feux en tout cas
00:23:12 *Rires*
00:23:14 Et Elisabeth Lavi,
00:23:16 Directrice de la rédaction de Causeur
00:23:18 Ah oui, alors, oui, oui, j'ai l'esprit de l'escalier
00:23:20 J'ai quand même oublié de vous donner un des meilleurs
00:23:22 Arguments de vente de Causeur
00:23:24 Depuis ce mois
00:23:26 Il y a, d'abord il a souvent des papiers
00:23:28 De Philippe Bilger, excellent
00:23:30 Mais il y a depuis ce mois une chronique
00:23:32 De mon cher ami Olivier d'Artigolle
00:23:34 Qui s'appelle "Coup de rouge"
00:23:36 Oh, elle me donne "Coup de rouge" tous les mois
00:23:38 C'est bien
00:23:40 Ça va swinguer, j'ai déjà eu des retours
00:23:42 Voilà, et c'est une bataille amicale
00:23:44 Genre, j'bigne
00:23:46 D'accord
00:23:48 Donc il écrit en buvant
00:23:50 Ben on le savait bien
00:23:52 On savait pas qu'il écrivait
00:23:54 Le grand débat du jour
00:23:56 Les vraies voix Sud Radio
00:23:58 Le grand débat du jour
00:24:00 La pression est sans doute très forte
00:24:02 Sur les épaules de la direction de TotalEnergie
00:24:04 Depuis le début de la guerre en Ukraine
00:24:06 Alors même que de nombreux ménages comptent chaque centime
00:24:08 De grands groupes engrangent d'immenses bénéfices
00:24:10 Et en effet des bénéfices induits
00:24:12 Qui sont faits par les opérateurs de marché
00:24:14 Aujourd'hui
00:24:16 La bonne approche c'est qu'une contribution
00:24:18 Leur soit demandée au niveau européen
00:24:20 Tout le monde convoite le tas d'or de TotalEnergie
00:24:22 J'appelle toutes les entreprises à alléger
00:24:24 La facture de l'inflation
00:24:26 Pour nos compatriotes
00:24:28 Les salariés qui voudraient être augmentés
00:24:30 Pour se taxer des super profits
00:24:32 Mais je sais une dernière chose
00:24:34 Taxer plus en France, c'est produire moins en France
00:24:36 Profit record
00:24:38 A-t-on un problème avec l'argent en France ?
00:24:40 Pour l'instant vous dites oui
00:24:42 A 79% sur notre compte Twitter
00:24:44 Des profits record de TotalEnergie
00:24:46 Du jamais vu dans l'histoire du groupe
00:24:48 De nombreuses associations forcément jugent ces bénéfices
00:24:50 Indécents réclament
00:24:52 Que ces multimillions de nationales soient davantage taxées
00:24:54 Philippe
00:24:56 Oui, est-ce que les français ont un problème avec l'argent ?
00:24:58 Souvenez-vous d'un ancien président de la République
00:25:00 Bon, il l'était pas encore, qui n'aimait pas les riches
00:25:02 A 4000 euros par mois, François Hollande
00:25:04 Quand un grand sportif signe un contrat
00:25:06 Miro-Bolo en France, ça fait scandale
00:25:08 Dans d'autres pays, on dit tant mieux pour lui
00:25:10 Est-ce que finalement les français n'aiment pas la réussite
00:25:12 N'aiment pas l'argent ? Ou alors vous êtes outrés
00:25:14 Par les résultats, les bénéfices de Total
00:25:16 On vous attend au 0826 300 300
00:25:18 Et on va en parler dans quelques instants
00:25:20 Avec Nicolas Lecossin qui est avec nous
00:25:22 Bonsoir, merci d'être avec nous, vous êtes directeur
00:25:24 De l'Institut de Recherche Économique et Fiscal
00:25:26 Un think tank libéral et européen
00:25:28 Et auteur de ces livres, au moins c'est clair
00:25:30 "A quoi servent les riches ?"
00:25:32 Aux éditions de La Tess et "Au secours, ils veulent la peau du capitalisme"
00:25:36 Aux éditions First, vous restez avec nous
00:25:38 Philippe Bilger, forcément sur cette haine du riche
00:25:42 Alors, Cécile, Philippe, trois idées très rapides, réellement
00:25:46 La première, Elisabeth l'a rappelé tout à l'heure
00:25:50 Elle n'est pas fulgurante d'originalité
00:25:54 Elle rappelle que les français, profondément, rêvent d'une égalité absolue
00:26:00 Et ils détestent la liberté
00:26:02 C'est le premier point, et c'est pour cela, probablement, qu'il y a une haine des riches
00:26:06 Deuxième élément, est-ce que vous ne trouvez pas que les français ont du mal à admettre une évidence
00:26:14 C'est que ces milliardaires, ces riches qu'ils dénigrent
00:26:18 ont des qualités dans l'entreprise relativement exceptionnelles
00:26:22 pour avoir pu accumuler tant de milliards pour être sommaires
00:26:26 Et troisième élément, et là, tout à l'heure, je vous écouterai avec beaucoup d'attention
00:26:32 On peut comprendre le sentiment qu'une masse de gens modestes éprouve face à un amas de milliardaires
00:26:42 même tout à fait exemplaires
00:26:44 Qu'est-ce qu'on peut faire pour rétablir de manière démocratique un équilibre pour combler ce gouffre ?
00:26:52 - Vous pouvez répondre tout de suite, on fera un tour de table après puisque la question est posée
00:26:56 - Vaste question, je réponds à tout ça dans mon livre, il faut beaucoup de temps
00:27:00 En fait, il y a effectivement une détestation des riches en France
00:27:06 que je n'ai pas trouvé ailleurs dans d'autres pays
00:27:08 Je parle bien sûr d'autres pays riches et démocratiques, comme le nôtre
00:27:12 Et un mépris pour la réussite, ce qui est encore plus grave
00:27:18 Parce que les riches d'aujourd'hui, et c'est un point très important sur lequel j'insiste
00:27:23 ne sont pas les riches d'hier
00:27:25 Les riches d'hier, des siècles passés, des nobles, des héritiers
00:27:29 ça n'a plus rien à voir aujourd'hui
00:27:32 Aujourd'hui ce sont en leur très grande majorité des entrepreneurs
00:27:37 des chefs d'entreprise, des gens qui ont réussi
00:27:39 - Oui, ce ne sont plus des héritages des transmissions
00:27:41 - Oui, très très peu, encore plus aux Etats-Unis qu'en France
00:27:44 - Plus moins de richesse
00:27:46 - On a des données tout à fait exactes, d'ailleurs il y a plein de gens qui sont partis de rien
00:27:51 Il y a même des SDF qui sont devenus des multimillionnaires aux Etats-Unis
00:27:55 des milliardaires, des belles histoires qu'on voit dans les films, mais qui sont réelles aussi
00:27:59 Donc ça c'est un point très important
00:28:01 Et enfin, le troisième point, c'est que
00:28:04 au lieu d'être fier de nos riches, qu'il s'agisse de M. Arnault ou d'autres
00:28:09 que je ne connais pas personnellement
00:28:11 on les déteste, on les critique
00:28:13 Pour moi, c'est une fierté nationale
00:28:16 - Oui, oui, je suis d'accord
00:28:18 - Il y a des travaux d'économistes qui ont montré le poids colossal du patrimoine
00:28:23 dans l'élaboration des richesses aujourd'hui, Piketty et d'autres, première chose
00:28:26 Deuxième chose, oui c'est vrai, il y a une passion française pour l'égalité
00:28:30 Je ne parlerai pas de détestation des riches
00:28:33 mais l'évolution du capitalisme
00:28:36 financier, mondialisier, court-termiste
00:28:39 fait qu'il y a aujourd'hui un vrai débat public
00:28:42 sur la répartition de la valeur ajoutée entre travail et capital
00:28:46 C'est un débat très noble d'ailleurs
00:28:48 Moi je trouve très positif que des entreprises fassent des bénéfices et des profits
00:28:51 Il est normal que les actionnaires soient rémunérés
00:28:54 Mais il y a aujourd'hui, dans notre pays où le salaire médian est à 1800 euros net
00:28:58 ce qui veut dire qu'une personne sur deux a moins
00:29:01 une distorsion aujourd'hui dans la répartition des richesses produites
00:29:04 qui pose un problème pour notre société tout entière
00:29:07 parce qu'il y a beaucoup de personnes face à l'orgie de dividendes
00:29:10 qu'on peut lire à la une des journaux
00:29:12 qui se disent "mais ça dysfonctionne quand même"
00:29:15 On nous avait dit que la main invisible allait tout régler
00:29:18 aller réguler, et surtout nous sortons
00:29:21 du Covid, de la crise d'inflation
00:29:25 et ces éléments donnés par les entreprises aujourd'hui
00:29:28 c'est quand même sur la crise énergétique que ces profits faramineux sont construits
00:29:33 - Il y a aussi les profits, il n'y a pas que les profits
00:29:36 - C'est vrai, mais en l'occurrence je peux parler
00:29:38 - Il y a les banques, on pense à BNP, c'est 10 milliards, il y a les autoroutes, etc.
00:29:41 - Avant de donner la parole à Elisabeth Lévy, 0826-300-300
00:29:44 dites-nous si vous avez une haine des riches
00:29:46 dites-nous si vous avez un problème avec l'argent, qu'on gagne de l'argent en France
00:29:49 si vous êtes con, si au contraire vous soutenez les entreprises, 0826-300-300
00:29:53 - Alors d'abord je voudrais rectifier quelque chose que vous avez dit mon cher Philippe, David
00:29:57 c'est que quand c'est un footballeur, personne ne s'énerve
00:30:00 et ça on s'énerve, je suis navrée de vous dire qu'il y a une acceptation
00:30:05 si vous voulez, pour ce genre de personnage, là tout le monde trouve ça normal
00:30:09 tandis que quand c'est un patron d'entreprise qui à mon avis est quand même peut-être socialement
00:30:15 disons au moins aussi utile que Kylian Mbappé, pardonnez-moi, et je suis prédente
00:30:22 - Ça dépend dans quel moment
00:30:24 - Donc là si vous voulez, on s'énerve
00:30:27 donc déjà je trouve qu'il y a cette sorte de point de mesure
00:30:31 Deuxièmement j'ai été frappé, si vous voulez, par cette idée d'un monde sans riches
00:30:36 ce que nous voudrions tous je crois autour de cette table, c'est un monde sans pauvres
00:30:40 - Oui c'est ça
00:30:41 - Mais un monde sans riches, comme si ça nous empêchait de dormir
00:30:45 et que je ne suis pas d'accord avec toi sur l'égalité
00:30:47 parce que si c'était l'égalité, c'est une belle chose
00:30:50 mais là on est dans une sorte de nivellement
00:30:54 et c'est ce que le Spinoza et d'autres, d'ailleurs même Stendhal
00:30:58 qui était pourtant pro-révolution française
00:31:00 - Il y a du monde au Stendhal, Isabel
00:31:02 - L'envie, la jalousie et la haine impuissance
00:31:04 et je donne juste un chiffre
00:31:06 En 1820, 90% de la population mondiale était en situation de pauvreté
00:31:13 Aujourd'hui c'est 10%, d'accord ?
00:31:16 Alors certainement il y a beaucoup de progrès à réaliser
00:31:19 mais il y a peut-être aussi des acquis du capitalisme
00:31:22 - 0826 300 300, Alexandre est avec nous
00:31:25 Réaction d'Alexandre sur cette question ?
00:31:27 - Oui Alexandre
00:31:28 - Ah bah écoutez, moi effectivement je vois des gens tous les jours
00:31:32 qui ont du mal déjà à dire combien ils gagnent par mois
00:31:35 c'est compliqué
00:31:36 et quand vous dites vous-même combien vous gagnez
00:31:38 et bien on dirait que c'est un gros mot
00:31:41 que vous vous vantez
00:31:43 Je me souviendrai de quand j'étais adjoint à un chef de service
00:31:47 et les agents ils disaient "Ah mais toi tu gagnes bien plus"
00:31:51 J'ai dit "Mais tu penses que je gagne combien ?"
00:31:53 "Ah bah je sais pas, 5000 euros ?"
00:31:55 J'ai dit "Bah écoute, j'ai tendu ma fiche de paix"
00:31:58 Et là, subitement, quand vous faites ça
00:32:02 après "Ah il s'est vanté"
00:32:04 - Oui, c'est vrai qu'il y a un souci
00:32:07 C'est vrai que c'est un souci, Alexandre
00:32:09 - Philippe Bilger
00:32:10 - Tout à l'heure j'avais terminé ma première intervention
00:32:14 Vous ne m'avez pas proposé la solution qui ferait la vôtre
00:32:18 pour combler le gouffre entre ceux qui possèdent beaucoup
00:32:23 et ceux qui n'ont pas beaucoup
00:32:25 - Il faut qu'on devienne tous riches, de plus en plus riches
00:32:28 C'est ça la solution
00:32:31 Moi j'aime pas le terme de l'expression de justice sociale
00:32:35 parce que quand on dit justice sociale
00:32:37 ça veut dire que l'autre a volé
00:32:39 Le plus riche, non il a pas volé
00:32:41 Il s'est enrichi parce qu'il a créé des emplois, des richesses
00:32:46 Je mets de côté des pays comme la Russie, les oligarques russes, chinois ou autres
00:32:51 Je parle de nos pays riches et démocratiques
00:32:55 - Je voudrais vous citer une phrase d'Orwell
00:32:58 parce que je suis vraiment partagée entre tous vos arguments
00:33:01 Orwell dit qu'au-delà d'un certain niveau d'écart
00:33:04 de revenus, de patrimoine, de niveau de vie
00:33:08 on vit plus dans le même monde
00:33:09 et c'est ça peut-être le problème aujourd'hui
00:33:11 c'est ce sentiment, si vous voulez, qu'on vit dans des mondes qui n'ont strictement rien à voir
00:33:17 qui ne sont plus le même monde, le même langage
00:33:19 - Il n'y a jamais aussi peu d'écart entre les riches et les pauvres
00:33:22 - Mais comment vous voulez dire ça ?
00:33:24 - Oui on les connaît, il n'y a pas les réseaux sociaux
00:33:26 - Nicolas Lecoissant
00:33:28 - Le cardinal de Richelieu c'était les trois quarts de la France
00:33:30 - Oui mais il n'y a pas les réseaux sociaux à l'époque
00:33:32 - Nicolas Lecoissant, est-ce qu'il y a un problème aujourd'hui avec les syndicats ?
00:33:36 Est-ce que les syndicats sont aussi responsables de cette...
00:33:40 attention Olivier d'Artigolle, on vous entend
00:33:42 Est-ce que les syndicats sont responsables aussi de cette mauvaise image des entreprises ?
00:33:46 - Oui tout à fait, bien sûr, en plus ils profitent de l'argent qui est redistribué par Total
00:33:51 en bloquant les dépôts de carburant
00:33:56 alors qu'ils sont bien payés, bien rémunérés
00:34:00 ce sont des syndicats gauchisants qui bloquent le pays
00:34:03 qui ne respectent pas les règles de l'entreprise
00:34:07 il ne faut pas oublier, vous avez parlé de Total tout à l'heure
00:34:10 Total gagne de l'argent à l'étranger
00:34:13 mais ce sont les employés français qui en profitent
00:34:16 parce qu'ils profitent de ce que l'entreprise gagne à l'extérieur
00:34:19 ce n'est pas en France que Total fait des profits
00:34:22 - 0826 300 300 avec Manu qui nous appelle de la Cano
00:34:25 Bonsoir Manu
00:34:27 - Bonsoir à toute l'équipe sur radio
00:34:29 - Bonsoir, bienvenue
00:34:31 - On vous écoute Manu
00:34:33 - Je voulais réagir sur les entreprises qui gagnent beaucoup d'argent
00:34:36 moi je n'ai aucun problème à ce que les entreprises gagnent beaucoup d'argent
00:34:41 et que les entreprises fassent beaucoup de profit
00:34:44 moi ce qui me gêne davantage
00:34:46 c'est qu'on n'est pas tous pareil face à l'impôt
00:34:49 quand la population française elle paye en général entre 10 et 20% d'impôt par an
00:34:55 certaines grosses entreprises du CAC 40
00:34:58 elles jouent avec l'optimisation fiscale ou l'évasion fiscale
00:35:01 en montant des holdings dans des paradis fiscaux
00:35:04 elles ne payent pas d'impôt en France
00:35:06 alors que le gain commun qu'on a tous ensemble
00:35:08 c'est financé par l'impôt
00:35:10 je crois qu'il est vraiment là le gros problème
00:35:12 - Alors Manu on va faire réagir Olivier Dardigolle et Nicolas Lecossin
00:35:15 vraie question, un patron de TPE il paye un impôt sur les sociétés
00:35:19 en pourcentage supérieur au patron des multinationales
00:35:22 et ça, ça pose quand même question, ce que dit Manu est tout à fait le cas
00:35:25 - Ce n'est pas acceptable
00:35:27 il faudrait répondre à la question de Phil Bilger
00:35:29 j'ai souvenir d'Allemagne
00:35:31 je ne peux pas dire qu'en étant le penseur le plus hétérodoxe
00:35:33 par rapport au libéralisme et à la phase actuelle du capitalisme
00:35:36 - Le fils de communiste
00:35:38 - Qui avait dit, il faut quand même se calmer
00:35:40 le capitalisme est rentré dans une phase
00:35:43 qui peut nous amener à l'abîme de mémoire
00:35:46 Biden aux Etats-Unis très récemment
00:35:49 vient de dire aux majors pétrolières
00:35:51 bon il faut quand même réfléchir à la situation
00:35:54 vous avez aujourd'hui
00:35:57 dans la pensée des libéraux
00:35:59 de nombreuses voix qui s'élèvent
00:36:01 pour dire nous sommes réellement, factuellement
00:36:04 face à un problème
00:36:06 et le fait que vous puissiez dire qu'il n'y a pas d'injustice et d'inégalité
00:36:09 les personnes qui vivent ce monde, qui l'observent
00:36:12 qui le voient évoluer
00:36:14 se disent que les inégalités ne cessent de se creuser
00:36:17 et je reprends l'idée d'Elizabeth Lévy
00:36:21 à partir de quel moment on fait
00:36:23 on vit dans la même société avec de telles distorsions
00:36:26 certains se sont mis en sécession
00:36:29 sécession par l'évasion fiscale
00:36:31 parfois par l'optimisation
00:36:33 j'ai souvenir que des cabinets fiscalistes disaient
00:36:35 mais si vous gagnez plus de temps
00:36:37 vous êtes bien bête de payer l'impôt
00:36:39 je vais vous expliquer comment y échapper
00:36:41 est-ce que c'est normal ?
00:36:43 Elizabeth Lévy et Nicolas Lacoste
00:36:45 c'est vrai que l'imposition des multinationales
00:36:47 par rapport au TPE-PME ça pose question
00:36:49 tout d'abord si les multinationales font leur chiffre d'affaires à l'étranger
00:36:52 c'est normal qu'ils soient imposés plus à l'étranger
00:36:54 deuxièmement les 10% des plus riches
00:36:57 70% des impôts en France sont payés par les 10% des plus riches
00:37:04 ce sont les chiffres de Bercy
00:37:06 donc c'est faux de dire que les riches ne payent pas d'impôt
00:37:08 ça c'est complètement faux
00:37:10 s'ils ne payent pas d'impôt ils ne partiraient pas ailleurs
00:37:12 pour investir ailleurs
00:37:14 vous êtes d'accord quand même que dans la bataille
00:37:16 entre les états et les multinationales
00:37:18 ou les grandes sociétés
00:37:20 la bataille fiscale, la bataille pour recouvrer l'impôt
00:37:22 les états ont perdu beaucoup de terrain
00:37:24 il faut quand même le dire
00:37:26 on a quand même un problème avec des acteurs
00:37:28 non étatiques qui ont aujourd'hui un pouvoir exorbitant
00:37:32 il y a des individus et des multinationales
00:37:34 qui peuvent s'installer ailleurs
00:37:36 si on tape aujourd'hui sur Total
00:37:39 il ne faut pas s'étonner si demain ils vont ailleurs
00:37:41 je ne parle pas de Total, je vous dis simplement
00:37:43 c'est les pires, on a plus beaucoup de temps
00:37:45 pour que je comprenne bien votre point de vue
00:37:47 est-ce que vous êtes un citoyen comme moi
00:37:50 qui trouve que les riches sont nécessaires à la société
00:37:54 ou est-ce que vous avez une philosophie
00:37:56 de libéralisme absolu
00:37:59 qui vous conduit à minimiser
00:38:01 toutes les disparités sociales
00:38:03 vous avez 15 secondes
00:38:05 les riches sont absolument nécessaires à la société
00:38:07 si on regarde le nombre d'emplois qu'ils ont créés
00:38:09 je donne des détails et j'invite les auditeurs à lire
00:38:12 ou nos articles sur le site de l'IRF
00:38:14 ou mes livres
00:38:16 les riches créent des millions d'emplois
00:38:18 c'est évident, il n'y a pas de doute là-dessus
00:38:21 il n'y a aucun doute là-dessus
00:38:24 on peut le croire, les premiers riches en France
00:38:27 c'est 800 000 emplois
00:38:29 - Merci beaucoup Nicolas Lucossin
00:38:31 directeur de l'Institut des Recherches Economiques et Fiscales
00:38:34 et puis à quoi servent les riches
00:38:36 aux éditions J.C.Lattès et aux secours
00:38:38 ils veulent la peau du capitalisme
00:38:40 aux éditions First
00:38:42 merci d'avoir été avec nous
00:38:44 merci à nos auditeurs Alexandre et Manu
00:38:46 de nous avoir appelés, continuez d'appeler 0826 300 300
00:38:48 on revient dans un instant
00:38:50 puisque dans quelques instants
00:38:52 le quiz de l'actu, et là ça va saigner
00:38:54 - Les vraies voix sur le radio
00:38:56 17h20, Philippe David, Cécile de Ménibus
00:38:59 - Bienvenue dans les vraies voix
00:39:02 ensemble jusqu'à 19h
00:39:04 avec Philippe Bilger, Olivier D'Artigolle
00:39:06 et Elisabeth Lévy
00:39:08 qui sont des membres de la fraternité
00:39:10 dans cette émission, à part
00:39:12 au quiz de l'actu
00:39:14 - Là c'est chacun
00:39:16 - On va revenir sur Brassens
00:39:18 c'est le marché de Brive la Gaillard
00:39:20 - C'est chacun pour soi
00:39:22 - Ça peut être
00:39:24 psychologiquement violent
00:39:26 - C'est ça
00:39:28 - Je vous rappelle qu'au marché de Brive la Gaillard
00:39:30 ce ne sont pas des humains qui se tablent
00:39:32 - Oui parfois
00:39:34 quand on vous écoute ce ne sont pas des humains
00:39:36 - Parce qu'à la fin celui qui se fait, c'est le juge
00:39:38 - Voilà, en tout cas
00:39:40 Alexandre est avec nous, vous êtes là
00:39:42 - C'est le gorille ?
00:39:44 - C'est pas la même chanson
00:39:46 - Alexandre est là
00:39:48 vous avez le choix entre
00:39:50 choisir Philippe Bilger
00:39:52 - J'ai choisi
00:39:54 - Il rigole, c'est pas bon signe
00:39:56 - Une femme, Elisabeth Lévy
00:39:58 - Bravo Alexandre
00:40:00 - Et donc Alexandre
00:40:02 vous allez pouvoir aller contrôler
00:40:04 - Elle a la défaite
00:40:06 - Vous aurez le droit de contrôler
00:40:10 Elisabeth Lévy, ses fonds propres et privés
00:40:12 bien entendu
00:40:14 et vous jouez donc avec Olivier D'Artigolle
00:40:16 et vous jouez aussi avec Philippe Bilger
00:40:18 Vous êtes prêts ? On y va ?
00:40:20 C'est une question
00:40:22 Qui qu'a dit mon cher Alexandre ?
00:40:24 Qui qu'a dit
00:40:26 en deux ans on peut développer le titre unique
00:40:28 de transport pour toute la France ?
00:40:30 - Agnès Dalgaud ? - Non
00:40:32 - Valérie Pécresse ? - Non
00:40:34 - Stanob ?
00:40:36 - Comment ? - Pépi ? - Non
00:40:38 - Non
00:40:40 - Bruno Hollande ? - Non
00:40:42 - Comment ? - Clément Beaune ?
00:40:44 - Bonne réponse de Philippe Bilger
00:40:46 - C'est très étonnant que ce soit le ministre des transports
00:40:48 qui ait dit ça finalement
00:40:50 Vraiment, Philippe
00:40:52 - Donc je suis content d'avoir apporté deux points
00:40:54 - Mais vous voyez Philippe
00:40:56 - À notre ami qui
00:40:58 - Alexandre - Deux points
00:41:00 - Vous vous sentez sous un jour très favorable
00:41:02 - Donc vous pouveriez son nom de la liste
00:41:04 mon cher Alexandre
00:41:06 - Comme on est mercredi, question cinéma
00:41:08 - On ne vous entend plus d'Artigol
00:41:10 - Quel film à grand succès
00:41:12 dont en fait le 25e anniversaire
00:41:14 ressort aujourd'hui en salle
00:41:16 en version restaurée en 4K et Titanic ?
00:41:18 Bonne réponse
00:41:20 - Mais on peut répondre
00:41:22 - Bah oui bien sûr
00:41:24 - On peut répondre quand
00:41:26 Philippe Bilger nous laisse en placer une
00:41:28 - Là on a le droit
00:41:30 - Là vous avez le droit
00:41:32 - Donc ça fait 4 points
00:41:34 Elisabeth s'est menée 4 à 0
00:41:36 - Oui bah d'accord, merci de le rappeler
00:41:38 Je sens que c'est du sexisme
00:41:40 et que je sens
00:41:42 - Ma chère Elisabeth
00:41:44 je crois qu'on est à la limite
00:41:46 de la déculottée, mais bon
00:41:48 on n'y est pas encore
00:41:50 - J'allais vraiment répondre à une bêtise
00:41:52 - Mais je sais
00:41:54 C'est de nouveau une question qui qui a dit
00:41:56 et qui qui a dit
00:41:58 Et si la majorité persiste
00:42:00 dans cette faute démocratique
00:42:02 elle le paiera, ce n'est pas une menace
00:42:04 c'est un avertissement collectif
00:42:06 - C'est pas Mélenchon
00:42:08 - Non
00:42:10 - C'est un upiste, aidez-nous
00:42:12 - Non c'est pas un upiste
00:42:14 - C'est un...
00:42:16 - Oui bonne réponse
00:42:18 Laurent Berger
00:42:20 Notre ami Alexandre l'a dit
00:42:22 avec un quart de seconde de retard
00:42:24 - Vous avez raison de le choisir
00:42:26 - Bravo Alexandre
00:42:28 - C'est une réussite
00:42:30 - 6-0
00:42:32 - 6-0 ça fait mal
00:42:34 - C'est humiliant, c'est presque humiliant
00:42:36 - Il faut que je vous souffle la réponse suivante
00:42:38 - Allez une question politique
00:42:40 Quelle personnalité politique
00:42:42 s'est-il prête à remplir
00:42:44 à la fin de son mandat ?
00:42:46 - Biden
00:42:48 - Bonne réponse
00:42:50 - Je le savais
00:42:52 - Je viens de lui montrer l'article dans le Pigarro
00:42:54 - Il a répondu à une question sur 2000
00:42:56 il est content
00:42:58 - On n'est pas obligé d'approuver la technique
00:43:00 - Il est déjà un peu vieux quand même
00:43:02 - Il a 80 ans
00:43:04 - C'est pas le problème de l'âge
00:43:06 c'est que des fois il a des absences
00:43:08 - C'est pour ça qu'on veut nous prolonger
00:43:10 notre départ à la retraite
00:43:12 parce qu'il y a des gens comme ça qui travaillent
00:43:14 - On est à 8-0 là
00:43:16 - Mais il reste une question
00:43:18 - On joue le funny
00:43:20 - C'est une question qui repart aux Etats-Unis
00:43:22 - On est au kit ou double
00:43:24 - Non on est aux
00:43:26 une question basket
00:43:28 - C'est lui
00:43:30 - Bien sûr que c'est lui
00:43:32 - Ah mais c'est le
00:43:34 - Le record man des poisons
00:43:36 - On l'avait mentionné
00:43:38 - Je n'ai même pas
00:43:40 posé la question
00:43:42 nous avions la réponse
00:43:44 - Et bien entendu Alexandre Lévi-Morin
00:43:46 - Tout à l'heure dans l'émission nous étions sur le lévi-morin
00:43:48 - Les premiers secours pour les amis de Lévi
00:43:50 - NKB non pilé
00:43:52 - Alexandre, remise fiscale
00:43:54 pour l'ensemble des vrais voix
00:43:56 - Alexandre
00:43:58 - On a droit à une petite remise fiscale
00:44:00 pour l'ensemble des vrais voix
00:44:02 - Une remise fiscale
00:44:04 il va falloir voir ça directement avec le ministre
00:44:06 c'est sûr
00:44:08 - Ce serait bien d'avoir de belles questions comme ça
00:44:10 de main fort
00:44:12 - Oui, je vais le faire
00:44:14 - Parce que François Zdegoua
00:44:16 - Il a peur de François Zdegoua
00:44:18 - Oui, elle est redoutable
00:44:20 - Alexandre, vous restez avec nous
00:44:22 vous réfléchissez à notre petite niche fiscale
00:44:24 pour les vrais voix
00:44:26 - Mais il y en a déjà une pour les journalistes il me semble
00:44:28 - On n'est pas journaliste
00:44:30 - Ça se saurait, ça s'entend qu'on n'est pas journaliste
00:44:32 - Alors moi je ne suis pas journaliste
00:44:34 et je dirais que c'est une misérable niche
00:44:36 - Vous avez une nichette, faites partager
00:44:38 restez avec nous, on revient dans quelques instants
00:44:40 0 826 300 300 avec le coup de gueule de Philippe David
00:44:42 sur Total Energy
00:44:44 mais c'est à une autre clé d'antenne
00:44:46 à tout de suite
00:44:48 - Les vrais voix sur le radio 17h20
00:44:50 Philippe David, Cécile de Ménibus
00:44:52 - Bienvenue
00:44:54 dans les vrais voix avec nous
00:44:56 Philippe Bigerrette avec nous, Olivier Dartigolle
00:44:58 Elisabeth Lévy, dans un instant
00:45:00 c'est le coup de gueule de Philippe David
00:45:02 on va revenir aussi sur le coup de projecteur
00:45:04 sur ces agriculteurs qui manifestent
00:45:06 aujourd'hui à Paris, sur les contraintes écologiques
00:45:08 et réglementaires, est-ce qu'on a envie de tuer
00:45:10 finalement nos agriculteurs, est-ce qu'à un moment donné
00:45:12 à force de les punir, de les empêcher
00:45:14 d'eux, est-ce que finalement
00:45:16 cette filière ne va pas disparaître ?
00:45:18 0 826 300 300
00:45:20 vous pouvez d'ores et déjà
00:45:22 vous inscrire. Philippe Bigerrette
00:45:24 petite anecdote - Comme on parlait de Baize
00:45:26 ma chère Cécile
00:45:28 on parlait de Baize, il y a une anecdote
00:45:30 qui traîne depuis des années
00:45:32 dans l'histoire judiciaire, très vite
00:45:34 il y avait un magistrat qui s'appelait
00:45:36 Monsieur Baize, il arrive à la chancellerie
00:45:38 on annonce Monsieur Baize
00:45:40 et quelqu'un dit qu'il entre
00:45:42 et c'est terminé !
00:45:44 Voilà !
00:45:46 - C'est une jolie anecdote !
00:45:48 - Pardon de l'avoir fait retarder !
00:45:50 - On peut même l'annuler si vous préférez !
00:45:52 - Vous voulez que je m'en retire ?
00:45:54 - Oh non !
00:45:56 - Elle est très bonne !
00:45:58 - Il fait une bonne vanne en 10 ans
00:46:02 c'est quand même énorme ! Et c'était ce soir !
00:46:04 - C'est la seule fois qu'il fait de l'interruptus !
00:46:08 - C'était un festival ce soir !
00:46:10 - Tout de suite le coup de gueule de Philippe David !
00:46:14 - Les vraies voix sud-radio
00:46:16 - Le ridicule
00:46:18 ne tue pas, heureusement
00:46:20 pour les personnes qui ce matin ont peint
00:46:22 turluré en rouge et noir le siège
00:46:24 de Total situé dans le quartier de la Défense
00:46:26 afin de dénoncer, je cite
00:46:28 les projets climaticides
00:46:30 et l'absence de justice dans les
00:46:32 répartitions des richesses issues de ces bénéfices
00:46:34 alors, quel est l'intérêt
00:46:36 quand on se réclame de l'écologie
00:46:38 d'asperger d'un produit chimique ?
00:46:40 La peinture contenue dans du métal ou du plastique
00:46:42 est transportée par camion
00:46:44 sur un bâtiment. Un acte qui va
00:46:46 obliger des prolos, sous-payés
00:46:48 à travailler dans le froid puisqu'il fait
00:46:50 froid en ce moment à Paris, en utilisant
00:46:52 des solvants, autres produits chimiques
00:46:54 contenus dans du métal et du plastique
00:46:56 et transportés par camion
00:46:58 sur ce même bâtiment.
00:47:00 Double faute écologique et mauvais comportement
00:47:02 social pour ceux qui nettoient
00:47:04 on aurait préféré qu'ils donnent
00:47:06 l'argent de la peinture et des transports pour se déplacer
00:47:08 à des nécessiteux
00:47:10 et je vais conclure avec un trait d'humour
00:47:12 que Cécile de Ménibus m'a soufflé
00:47:14 et je l'ai trouvé très bon
00:47:16 France Gall chantait...
00:47:18 France Gall chantait
00:47:20 Cézanne Peint
00:47:22 J'ai envie de dire
00:47:24 Cézanne Peigne
00:47:26 Bravo
00:47:28 Cézanne Peint
00:47:32 Vous l'avez compris Cézanne
00:47:34 en deux mots bien entendu
00:47:36 Cézanne Peigne au pluriel
00:47:38 J'avais saisi mais heureusement de l'avoir
00:47:40 expliqué
00:47:42 Mais vous auriez pu rajouter un imparfait du subjonctif
00:47:44 vous auriez préféré
00:47:46 qu'il peignasse
00:47:48 qu'il peignasse
00:47:50 il y avait une place
00:47:52 pour un imparfait du subjonctif
00:47:54 C'est vrai que quitte à
00:47:56 tirer au luré des bâtiments, autant que ce soit fait
00:47:58 avec de la peinture écologique
00:48:00 Franchement
00:48:02 et là je me demande
00:48:04 est-ce que c'est malfaisant
00:48:06 se rendre compte au moment où ils le font
00:48:08 que c'est absurde
00:48:10 comme vous le dites Philippe
00:48:12 je veux dire est-ce qu'ils le font en connaissance
00:48:14 de cause en façon
00:48:16 qu'ils commettent une absurdité
00:48:18 à tout point de vue ou est-ce que c'est
00:48:20 une sorte d'inconscience
00:48:22 qui les livre à une action
00:48:24 Leur objectif est atteint, on en parle
00:48:26 C'est un vrai problème
00:48:28 Est-ce que le message est clair en fait ?
00:48:30 Non ce que je veux dire c'est que
00:48:32 ces actions sont
00:48:34 mises en place pour
00:48:36 arriver dans les médias
00:48:38 pour faire le buzz
00:48:40 C'est écologique, ça veut dire quoi ?
00:48:42 On ferme Total, on vire tout le monde ?
00:48:44 Non je veux dire, faut-il en parler ?
00:48:46 Parler de quoi ?
00:48:48 De leur action
00:48:50 Qui veut dire quoi leur action ?
00:48:52 C'est ça eux ?
00:48:54 Non mais il a raison, ils font ça pour faire le buzz
00:48:56 Mais il faut qu'il y ait un message derrière
00:48:58 C'est quoi le message ?
00:49:00 Le message c'est que Total pollue
00:49:02 Total pollue
00:49:04 Total pollue donc on vire tout le monde
00:49:06 et on ferme la boîte
00:49:08 C'est surtout le militantisme
00:49:10 à l'ère des réseaux sociaux
00:49:12 si vous voulez
00:49:14 et c'est
00:49:16 soyez-en écolo
00:49:18 quand ils ont Kikine pas, parce que vous avez parlé des prolos
00:49:20 qui vont être obligés de venir nettoyer
00:49:22 moi je pense aux prolos
00:49:24 qui sont bloqués sur l'autoroute
00:49:26 qui peuvent pas aller chercher leur mobile
00:49:28 Je veux dire, c'est ça
00:49:30 parce que t'as les mêmes ânes
00:49:32 qui trouvent très malin de s'allonger par terre
00:49:34 Et bah voilà, vous avez encore mis le bazar avec votre Google
00:49:36 Philippe David, allez tout de suite, ça fait du clic
00:49:38 Les vraies voix sud radio
00:49:40 ça fait du clic sur les réseaux sociaux
00:49:42 Et dans Top Tendance sur Twitter
00:49:44 Félix Mathieu, on s'en doutait un peu
00:49:46 c'est le mot et le nom
00:49:48 Katenas
00:49:50 Oui le député du Nord conspué par une partie des élus macronistes
00:49:52 le soir quand il a pris la parole
00:49:54 conspué par certaines écologistes aussi
00:49:56 lorsqu'il s'est exprimé pour la première fois depuis son retrait
00:49:58 pour violences conjugales
00:50:00 Le compte Twitter du groupe
00:50:02 Renaissance d'Attaqué
00:50:04 par cette publication, je cite
00:50:06 "L'indignité, un nom, la nups,
00:50:08 l'insoumission des députés LFI
00:50:10 à une limite, leur soutien à un député
00:50:12 condamné pour violences conjugales"
00:50:14 Publication accompagnée notamment
00:50:16 par une prise de parole d'Aurore Berger
00:50:18 la présidente des députés macronistes
00:50:20 "Les députés LFI, notamment Sofia Chikirou
00:50:22 qui ont changé de place, qui sont allés
00:50:24 l'encadrer, l'entourer, le soutenir
00:50:26 et au moment même où il a commencé à s'exprimer
00:50:28 qui se sont levés pour l'applaudir
00:50:30 ce qui est je crois le summum de l'indécence
00:50:32 d'avoir fait le choix de venir
00:50:34 pour le soutenir et l'applaudir
00:50:36 Nous on considère qu'évidemment à partir du moment
00:50:38 où il a été condamné, encore une fois
00:50:40 on a toujours dit que la seule vérité existante
00:50:42 était la vérité judiciaire, il a été condamné
00:50:44 il a été condamné pour avoir
00:50:46 frappé son épouse, donc pour des faits
00:50:48 de violences conjugales qu'on ne pouvait pas
00:50:50 faire comme si de rien n'était, qu'on ne pouvait
00:50:52 pas faire comme si son retour était banal"
00:50:54 Alors même dans le camp d'Adrien Quatennens
00:50:56 je vous le disais, son collègue de la Somme François Ruffin
00:50:58 a marqué une distance vis-à-vis de lui, pour autant
00:51:00 ce même François Ruffin chez nos confrères de France Info
00:51:02 eh bien reproche à la Macronie
00:51:04 un côté donneur de leçons sur ce sujet
00:51:06 "Le traitement là il est quand même qu'il est exclu du groupe
00:51:08 ce qui n'est pas le cas
00:51:10 de Damien Abad"
00:51:12 "Mais Jean-Luc Mélenchon n'a pas de pouvoir à ma connaissance sur Damien Abad"
00:51:14 "Donc de la même, je redis
00:51:16 encore une fois, on a
00:51:18 il s'agit de regarder la paille
00:51:20 pas seulement la paille qui est dans l'oeil de voisin mais aussi la poutre qui est dans la sienne
00:51:22 je pense qu'il n'y a pas de leçon en la matière
00:51:24 à recevoir de renaissance"
00:51:26 Un angle de défense très partagé par les insoumis
00:51:28 au point que le nom Abad figure lui aussi
00:51:30 dans les top tendances sur Twitter
00:51:32 par exemple le compte d'une militante de relève
00:51:34 féministe Mathilde Rettorque
00:51:36 à Aurore Berger "Peux-tu lui faire
00:51:38 ta part de lutte et t'occuper d'abord d'Abad
00:51:40 de Darmanin Aurore"
00:51:42 Voilà ce qu'on peut lire parmi ceux qui
00:51:44 reprochent à la Macronie ces présentations
00:51:46 "Et moi j'en ira le bol que les femmes
00:51:48 soient instrumentalisées de cette façon
00:51:50 j'en ira le bol, je ne peux plus supporter
00:51:52 ces gens qui prétendent défendre les femmes
00:51:54 mais de quoi je me mêle
00:51:56 tout cela, je ne peux plus entendre ça"
00:51:58 "Comme si de rien
00:52:00 n'était, c'est absurde, il a
00:52:02 été condamné, deuxième élément
00:52:04 on ne compare pas Darmanin
00:52:06 et Abad à la situation qu'à
00:52:08 Nantes, ils ont bénéfié d'une
00:52:10 exonération"
00:52:12 En Turquie
00:52:14 l'accès à Twitter est bloqué après les critiques
00:52:16 contre les autorités suite au CIS
00:52:18 "Critiques sur la lenteur des secours
00:52:20 critiques jugées malhonnêtes par le président Erdogan
00:52:22 résultat le réseau social n'est plus
00:52:24 accessible chez plusieurs fournisseurs internet turcs
00:52:26 alors que le bilan approche désormais
00:52:28 ce terrible seuil de 12 000 morts
00:52:30 il semblerait bien que ce soit
00:52:32 ces critiques sur la lenteur des secours qui rendent
00:52:34 Twitter inopérationnel en Turquie et non pas
00:52:36 comme on pourrait l'imaginer par exemple de simples raisons
00:52:38 techniques, les autorités turcs
00:52:40 ont un long passif de censure d'internet
00:52:42 souligne l'observatoire netsblocks.org
00:52:44 qui travaille sur cette question de la
00:52:46 liberté d'expression sur internet"
00:52:48 Merci beaucoup Félix Mathieu, dans un instant le tour de table
00:52:50 de l'actu de Philippe Bilger, d'Elisabeth Lévy
00:52:52 d'Olivier Dardigolle que vous pourrez commenter
00:52:54 0826 300 300 et on va revenir sur
00:52:56 cette manifestation des agriculteurs
00:52:58 aujourd'hui à Paris
00:53:00 sur les contraintes qui pèsent sur la filière
00:53:02 est-ce qu'on veut tuer nos agriculteurs ?
00:53:04 Est-ce qu'à un moment donné il ne faut pas
00:53:06 lever les sanctions et les
00:53:08 laisser justement trouver des solutions
00:53:10 des alternatives ? Tant qu'on n'a pas d'alternatives
00:53:12 faut-il continuer ses sanctions
00:53:14 0826 300 300 tout de suite ?
00:53:16 Et ils sont là, ils sont beaux, ils sont tout chauds
00:53:18 comme des croissants. Philippe Bilger est avec nous
00:53:20 Olivier Dardigolle est avec nous, Elisabeth Lévy
00:53:22 est avec nous, vous
00:53:24 avec Philippe David bien entendu, on vous accueille
00:53:26 un peu chez nous, la maison est ouverte
00:53:28 la maison est ouverte, la maison
00:53:30 est très sympa, on y mange bien
00:53:32 vous pouvez dire ce que vous voulez
00:53:34 0826 300 300, on sera là
00:53:36 si toutefois vous dérapez bien entendu, mais parlons vrai
00:53:38 c'est l'hébicio
00:53:40 à laquelle il faut assister, c'est sympathique
00:53:42 mais on parle de l'actu, mais on en parle
00:53:44 vraiment, on va parler des agriculteurs dans quelques
00:53:46 instants, ces manifestations
00:53:48 est-ce qu'il faut qu'ils dénoncent forcément
00:53:50 la hausse des coûts de production
00:53:52 des restrictions d'usage forcément
00:53:54 des pesticides, est-ce que c'est le moment
00:53:56 de faire ça ? Est-ce qu'on leur avait
00:53:58 promis une dérogation, elle ne vient pas, est-ce qu'ils ont
00:54:00 raison ? Est-ce qu'il faut arrêter justement
00:54:02 ce bashing sur les
00:54:04 agriculteurs 0826 300 300
00:54:06 tout de suite le tour de table de l'actu des vrais voix
00:54:08 Oh dites, je vais envoyer
00:54:10 les actualités, vous venez les voir dans la cabine
00:54:12 Je vais vous raconter une histoire pas banale
00:54:14 Et vous, vous me racontez pour votre petite
00:54:16 journée ? On a assez perdu le temps comme ça
00:54:18 Le tour de table de l'actualité
00:54:20 Et dès qu'il y a un coup de fouet, je commence par
00:54:22 Philippe Bilger, c'est marrant, c'est le "tac"
00:54:24 Philippe Bilger le petit coup de fouet, et ce petit focus
00:54:26 ce soir Philippe, sur
00:54:28 l'école de la magistrature, l'école nationale
00:54:30 de la magistrature
00:54:32 J'ai lu ça
00:54:34 sur MégaPart et
00:54:36 j'ai été frappé de
00:54:38 voir, paraît-il
00:54:40 un auditeur de justice
00:54:42 qui lors d'une soirée avait un peu
00:54:44 bu, il a commis quelques
00:54:46 agressions sexuelles, qui l'a admise
00:54:48 c'est important
00:54:50 on a mis en branle des processus
00:54:52 judiciaires et disciplinaires
00:54:54 moi je me demande
00:54:56 pourquoi on n'a pas réglé le problème
00:54:58 en l'expulsant ? Il n'est pas
00:55:00 concevable qu'on laisse
00:55:02 rentrer dans une profession
00:55:04 au risque de faire perdre
00:55:06 toute légitimité à celui
00:55:08 qui a fauté un auditeur
00:55:10 qui a commis des agressions
00:55:12 sexuelles aussi bénignes
00:55:14 qu'elles soient à partir du moment
00:55:16 où il les reconnaît.
00:55:18 J'en ai assez de ces processus
00:55:20 disciplinaires, judiciaires
00:55:22 qui ne sont destinés qu'à retarder
00:55:24 la brutalité d'une
00:55:26 décision indispensable.
00:55:28 Là où j'ai un petit
00:55:30 désaccord c'est que vous dites "quelles qu'elles soient"
00:55:32 parce qu'aujourd'hui, si vous voulez, comme on met
00:55:34 dans le même sac absolument toutes
00:55:36 sortes de choses, et je ne parle pas de vous
00:55:38 mais on nous parle
00:55:40 dans le dernier rapport au comité à l'égalité
00:55:42 sur le sexisme, si vous voulez,
00:55:44 était considéré comme une violence sexiste
00:55:46 une blague sur les blondes, oui c'est ça !
00:55:48 Ah oui, à ce niveau oui.
00:55:50 Moi j'adore les blagues des blondes.
00:55:52 Je pense que les qualificatifs ne suffisent
00:55:54 plus, il faut qu'on sache de quoi ils retournent.
00:55:56 C'est pas la même chose de faire
00:55:58 une blague, de... je sais pas
00:56:00 je veux dire, j'en sais rien, de faire un petit
00:56:02 bisou sur la joue, ou de se faire appeler ma belle
00:56:04 par exemple, ou de dire "ma belle"
00:56:06 et de mettre une main aux fesses, si vous voulez
00:56:08 c'est pas pareil, donc
00:56:10 voilà, je pense que...
00:56:12 et une main aux fesses c'est pas pareil qu'une agression
00:56:14 qui est un viol ou une tentative de viol
00:56:16 donc il faut... voilà.
00:56:18 Donc j'aimerais moi qu'on sache
00:56:20 de quoi ils retournent.
00:56:22 Olivier Dertigole ?
00:56:24 Vous dormiez là ?
00:56:26 Non, je suis intéressé par l'échange. Parce que sur toutes ces affaires
00:56:28 on essaye de se forger
00:56:30 on essaie d'évoluer
00:56:32 y compris dans sa propre
00:56:34 pensée, de départ.
00:56:36 On peut penser contre soi.
00:56:38 Je...
00:56:40 Le frais utile, souvent.
00:56:42 Sur quel sujet ?
00:56:44 On est juriste, on vous transmettra l'inst.
00:56:46 Regardez.
00:56:48 Mais Philippe,
00:56:50 pour le cas
00:56:52 d'espèce,
00:56:54 ou alors il y a véritablement
00:56:56 ce que vous dites, c'est caractérisé.
00:56:58 Il l'a reconnu.
00:57:00 Est-ce qu'il y a plainte ?
00:57:02 Est-ce qu'il y a
00:57:04 une décision de justice possible ou pas ?
00:57:06 Je suis moi de plus en plus
00:57:08 inquiet
00:57:10 sur des décisions internes.
00:57:12 Oui.
00:57:14 On l'a vu dans le milieu politique française.
00:57:16 C'est-à-dire...
00:57:18 La réponse judiciaire est là.
00:57:20 Non, puisque moi je voulais parler aussi...
00:57:22 Je vais essayer d'être très rapide
00:57:24 puisqu'on en a déjà beaucoup parlé.
00:57:26 La Ligue du LOL.
00:57:28 La Ligue du LOL, l'affaire Bayou,
00:57:30 on en a déjà beaucoup parlé.
00:57:32 Pour aller très vite, ce sont des
00:57:34 histoires qui, quand elles arrivent,
00:57:36 donnent lieu à des milliers, des milliers,
00:57:38 des milliers d'articles qui ne sont absolument
00:57:40 pas informés. Je prends le cas de la Ligue du LOL.
00:57:42 Personne dans tous les journalistes
00:57:44 qui ont couvert cette affaire avec des grands airs
00:57:46 ingénieurs n'a jamais lu le moindre message
00:57:48 échangé sur ce groupe Facebook.
00:57:50 Jamais. Personne ne les a vus.
00:57:52 Ça n'a pas empêché les gens
00:57:54 de nous expliquer que c'était un boys club
00:57:56 horrible. Il y a eu des licenciements.
00:57:58 Il y a eu 15... Des dépressions
00:58:00 graves. Des gens dont la vie a été
00:58:02 foutue en l'air et dont le nom,
00:58:04 quand on tape, ils cherchent du travail.
00:58:06 Et qu'on tape sur un moteur
00:58:08 de recherche, la première chose, c'est qu'arrive
00:58:10 qu'ils aient été quasiment des
00:58:12 violeurs. Je vous rappelle qu'il s'agissait
00:58:14 d'affaires de cours des recrets
00:58:16 qui se passaient au début de Twitter,
00:58:18 où tout le monde insultait tout le monde,
00:58:20 et de filles qui voulaient des places.
00:58:22 Eh bien, tout ça a été...
00:58:24 Donc, au prud'homme, ils ont tous gagné.
00:58:26 D'accord ? Tous les gens qui avaient été licenciés.
00:58:28 Ensuite, il y avait une enquête ouverte,
00:58:30 je crois que c'était par le parquet.
00:58:32 Bref.
00:58:34 Classement sans suite.
00:58:36 Donc, cette affaire, il n'y a rien. Est-ce que vous l'avez lu
00:58:38 dans les journaux ? Est-ce que vous avez vu des grands titres ?
00:58:40 Est-ce que ces gens... Non mais il y a eu...
00:58:42 Est-ce qu'il y a eu des gros titres, Philippe ?
00:58:44 Il y a eu... C'est sans comparaison.
00:58:46 Et dans l'affaire Bayou,
00:58:48 c'est exactement la même chose.
00:58:50 Il y a eu 50 000 papiers
00:58:52 sur les agissements supposés
00:58:54 de Bayou.
00:58:56 Je ne vois pas un média qui dise
00:58:58 aujourd'hui "On tombe tous sur Sandrine Rousseau".
00:59:00 Je n'entends pas un média
00:59:02 qui dise "Peut-être que nous n'aurions pas dû
00:59:04 donner autant d'écho
00:59:06 à ces accusations et à ces filles".
00:59:08 Parce qu'après, on a découvert un truc horrible.
00:59:10 C'est qu'il était sous la surveillance d'une cellule
00:59:12 comme ça, à l'interne
00:59:14 à Europe Écologie Les Verts. Non, non, non.
00:59:16 C'était pire, c'était à la fois des militantes
00:59:18 et des ex qui se
00:59:20 montaient le bourrichon les unes les autres.
00:59:22 Enfin, pour rendre service, pour dézinguer
00:59:24 Bayou chez Europe Écologie Les Verts. Voilà.
00:59:26 C'était le but. Avoir un congrès, oui.
00:59:28 C'était l'officine. Est-ce que moi,
00:59:30 je voudrais attirer l'attention sur le rôle des médias
00:59:32 et dire que peut-être à un moment,
00:59:34 il faut arrêter, si on veut, de faire
00:59:36 de l'audience ou de ce qu'on veut
00:59:38 avec des accusations
00:59:40 sans preuves. Voilà. Il y en a marre de ça.
00:59:42 On est en train d'entrer dans un monde terrible.
00:59:44 La justice est là pour ça.
00:59:46 Oui, Philippe Édard, vous lirez la juge.
00:59:48 Justement, je ne suis pas totalement d'accord.
00:59:50 Il y a l'affaire Bayou
00:59:52 perversion individuelle
00:59:54 de Sandrine Rousson. La ligne du LOL,
00:59:56 je vais très vite, on ne peut
00:59:58 pas en permanence
01:00:00 raisonner uniquement entre une information
01:00:02 qui doit être donnée
01:00:04 et une abstention totale.
01:00:06 Il y a des événements qui méritent
01:00:08 d'être révélés
01:00:10 qui parfois, à ce que
01:00:12 la réalité démontre
01:00:14 qu'on est allé un peu vite.
01:00:16 Il faut donner autant de place à la révélation
01:00:18 du fait qu'on est allé assez vite.
01:00:20 Vous vouliez réagir, Olivier Dardigolle,
01:00:24 sur le fait qu'on puisse de nouveau manifester
01:00:26 en sécurité. C'est bien de le dire.
01:00:28 Depuis 2016 et la loi travail de mémoire,
01:00:30 il était devenu très difficile d'aller
01:00:32 manifester sans avoir la crainte,
01:00:34 la peur du chaos, de la guérilla urbaine,
01:00:36 des fins de manif totalement insupportables,
01:00:40 en premier lieu pour ceux qui manifestent
01:00:42 pour de vraies raisons sociales.
01:00:44 Et donc, depuis
01:00:46 2-3 manifs, ça se passe bien.
01:00:48 Est-ce qu'on peut saluer Laurent Négev ?
01:00:50 Oui, j'en venais à ce point précis.
01:00:52 J'ai pu échanger
01:00:54 aujourd'hui avec un syndicaliste
01:00:56 policier qui m'a dit "mais tu sais, Olivier,
01:00:58 en fait, pourquoi ?
01:01:00 Parce que les unités qui sont mobilisées, c'est leur coeur de métier.
01:01:02 Elles savent faire.
01:01:04 Et puis, nous avons des ordres
01:01:06 qui nous permettent d'intervenir
01:01:08 dès le premier signe au faible,
01:01:10 de faire en sorte que tout ça
01:01:12 soit sous contrôle,
01:01:14 qu'il y ait des interpellations,
01:01:16 donc il n'y a plus ce phénomène de NAS,
01:01:18 le fait que les casseurs, parce que c'est bien
01:01:20 de ça dont il s'agit, pouvaient
01:01:22 se mettre en place
01:01:24 et créer le chaos
01:01:26 pendant de longues heures.
01:01:28 J'ai toujours pensé ça. J'ai toujours pensé
01:01:30 que c'était une question politique.
01:01:32 Ce qu'on appelle
01:01:34 la doctrine du maintien de l'ordre.
01:01:36 J'espère que ça se passera
01:01:38 au mieux samedi,
01:01:40 parce que la configuration de la manif
01:01:42 est un peu différente, et c'est une très
01:01:44 bonne nouvelle qu'on puisse,
01:01:46 quel que soit ce qu'on pense de la réforme des retraites,
01:01:48 qu'on puisse aller manifester avec nos enfants
01:01:50 sur les épaules et dans un climat,
01:01:52 j'ai envie de dire, qui n'est pas un climat de violence.
01:01:54 - Qui peut présenter des enfants pour aller manifester ?
01:01:56 - Je suis content
01:01:58 qu'Olivier rende
01:02:00 hommage au préfet Nunez,
01:02:02 parce qu'il est très remarquable,
01:02:04 il montre comment l'hostilité à l'égard du préfet
01:02:06 Lallemand n'était pas
01:02:08 totalement infondée, et il faut pas
01:02:10 oublier tout de même que l'action
01:02:12 du préfet est facilitée
01:02:14 par un syndicalisme tout de même
01:02:16 responsable dans les manifestations.
01:02:18 - Je fais juste un pas de côté, je suis d'accord
01:02:20 ce qu'a dit Olivier, ce qu'a dit
01:02:22 Olivier Philippe est intéressant, et c'est vrai
01:02:24 que la forme manifestation
01:02:26 n'existait plus quasiment, donc ça c'est
01:02:28 très bien, mais ce que j'avais
01:02:30 pas réalisé en fait, parce que
01:02:32 la loi travail, on se rappelle les manifestations
01:02:34 la violence, j'avais pas réalisé qu'en fait
01:02:36 la chose qui mobilise
01:02:38 le plus les français, c'est cette affaire de travail
01:02:40 et que quand même on devrait s'interroger
01:02:42 sur notre rapport au travail.
01:02:44 - Vrai sujet.
01:02:46 - Vrai sujet, on en parlera mais un autre jour.
01:02:48 (rires)
01:02:50 Vous restez avec nous,
01:02:52 on va parler des agriculteurs, et ils méritent qu'on parle
01:02:54 d'eux, c'est un travail
01:02:56 très compliqué,
01:02:58 je vous le dis, vous ne le savez peut-être pas,
01:03:00 200 fermes disparaissent
01:03:02 par semaine, les amis.
01:03:04 Donc les agriculteurs, bah voilà,
01:03:06 il faut peser aussi le pour et le contre,
01:03:08 il faut leur taper dessus comme on fait
01:03:10 régulièrement, bah on n'est pas vraiment sûr.
01:03:12 Appelez-nous 0826 300 300,
01:03:14 on va en parler dans quelques instants, tout de suite.
01:03:16 On est ensemble jusqu'à 19h
01:03:18 avec Philippe Bilger,
01:03:20 avec Olivier Dartigolle, avec Elisabeth Lévy,
01:03:22 avec vous au 0826 300 300,
01:03:24 on va parler d'un sujet qui nous
01:03:26 concerne, puisque si
01:03:28 vous étiez à Paris aujourd'hui, vous avez pu voir une déferlante
01:03:30 de tracteurs, 500 tracteurs,
01:03:32 près de 2000 agriculteurs
01:03:34 étaient aujourd'hui dans la capitale
01:03:36 pour manifester contre les contraintes qui pèsent
01:03:38 sur la profession, Philippe. - Oui, on
01:03:40 interdit les néonicotinoïdes dès 2023,
01:03:42 alors que ça aurait dû continuer en 2023,
01:03:44 et le problème est que, bah,
01:03:46 les agriculteurs, notamment Bétravier, n'ont pas
01:03:48 les produits pour le remplacer.
01:03:50 Alors est-ce qu'on va importer à la place de la
01:03:52 canne à sucre qui vient du Brésil, où on
01:03:54 aura fait faire des milliers de kilomètres
01:03:56 pour produire des gaz à effet de serre
01:03:58 sur les mers ? Vous voulez défendre nos
01:04:00 agriculteurs ? Vous êtes agriculteur ? Appelez-nous
01:04:02 au 0826 300 300. - C'est le coup
01:04:04 de projecteur. - Les Vraies Voix
01:04:06 Sud Radio, le coup de projecteur
01:04:08 des vraies voix. - Et pour en parler
01:04:10 avec nous, Jean-François Lamassé, vice-président
01:04:12 de la FDSEA
01:04:14 31 et administrateur de l'Association
01:04:16 Générale des Producteurs de Blé Français.
01:04:18 Bonsoir Jean-François Lamassé. - Bonsoir.
01:04:20 - Bonsoir Philippe Hubert,
01:04:22 bonsoir Philippe Lévis, bonsoir toute l'équipe,
01:04:24 et bien sûr, bonsoir à notre
01:04:26 super avocat, monsieur Philippe
01:04:28 Hubert, que nous apprécions énormément.
01:04:30 - Ah c'est gentil. - Ah c'est vous ?
01:04:32 - Si vous aviez le bien qui m'a dit de vous,
01:04:34 alors là... - J'espère qu'il va continuer
01:04:36 à en dire après.
01:04:38 - Vous savez, quand on l'écoute, c'est
01:04:40 le reflet de la France,
01:04:42 un peu de la ruralité, c'est la France
01:04:44 avec des valeurs, c'est la France avec
01:04:46 le bon sens, ce qui fait que vous êtes paysan
01:04:48 ou bien même qui fait du ruban, voilà,
01:04:50 c'est tout ça. Et quand on voit aujourd'hui où l'on
01:04:52 est dans la culture, vous comprenez que quand on entend
01:04:54 ces gens-là, ça nous fait du bien. - Mais il ne faut pas lui dire ça,
01:04:56 il va avoir un boulevard.
01:04:58 - Non mais je trouve que notre invité
01:05:00 est par principe
01:05:02 quelqu'un de remarquable.
01:05:04 - Vous restez avec nous Jean-François Lamassé.
01:05:06 - Et passez-moi la ruban, je vous dis
01:05:08 le séné. - Le séné, s'il n'y a pas
01:05:10 une séné... - Il n'y a pas une séné.
01:05:12 - Exactement. On va revenir sur cette
01:05:14 manifestation, Philippe, on le disait,
01:05:16 l'agribashing systématiquement
01:05:18 et puis là, c'est leur
01:05:20 profession, c'est la filière qui est impactée.
01:05:22 - Alors, sérieusement,
01:05:24 en remerciant notre invité
01:05:26 pour cette gentillesse,
01:05:28 j'ai toujours
01:05:30 beaucoup aimé les paysans.
01:05:32 Je suis du côté de mon père, petit
01:05:34 fils de paysan. - Ah bon ?
01:05:36 - Ma mère a été la première
01:05:38 personne à avoir créé une société
01:05:40 d'importation de machines agricoles
01:05:42 et si vous permettez,
01:05:44 Cécile, je pose une question
01:05:46 mais on pourra y répondre tout à l'heure.
01:05:48 Depuis toujours,
01:05:50 j'ai entendu les agriculteurs
01:05:52 même se
01:05:54 plaindre en quelque sorte des difficultés
01:05:56 de ce beau métier.
01:05:58 Est-ce qu'on peut lui demander
01:06:00 si aujourd'hui,
01:06:02 la situation est incomparable
01:06:04 au sens propre
01:06:06 et si elle est beaucoup plus difficile
01:06:08 à vivre pour eux qu'à une certaine époque ?
01:06:10 - Jean-François Lamassé.
01:06:12 - Je vais vous dire, c'est pas compliqué.
01:06:14 Elle est de plus en plus compliquée, surtout depuis une quinzaine d'années.
01:06:16 On est
01:06:18 la proie
01:06:20 et on est montré du doigt
01:06:22 par tous ces écologistes qui, bien souvent,
01:06:24 ne connaissent rien dans l'agriculture
01:06:26 et viennent nous en parler.
01:06:28 Vous le voyez, les agriculteurs, on a toujours été là
01:06:30 dans les conditions, pour toutes les conditions
01:06:32 difficiles qu'a commis la France, que ce soit l'après-guerre,
01:06:34 que ce soit dernièrement pour le Covid,
01:06:36 on a été là, on a ouvert les marchés de plein vent,
01:06:38 on a été là cet été encore
01:06:40 pour les incendies, on a même été là
01:06:42 au moment où les infirmières manquaient de bouses et de masques,
01:06:44 comme nous, on en a dans l'agriculture,
01:06:46 on en a fourni, on a toujours été là
01:06:48 pour la nation. Et aujourd'hui,
01:06:50 on nourrit la France et le remerciement,
01:06:52 c'est qu'on nous tape
01:06:54 sur le dos toute la journée.
01:06:56 En plus, par les gens qui n'y connaissent rien.
01:06:58 Aujourd'hui,
01:07:00 quand on entend certains écologistes,
01:07:02 on se demande où ils veulent en venir.
01:07:04 On ne pourra
01:07:06 jamais produire bio à 100%,
01:07:08 c'est impossible.
01:07:10 Vous avez le Sri Lanka qui l'a essayé pendant deux ans,
01:07:12 il y a eu la famine. Voilà, c'est aussi simple que ça.
01:07:14 Aujourd'hui,
01:07:16 on est dans une situation,
01:07:18 le président Macron nous avait promis
01:07:20 qu'il n'y aurait pas
01:07:22 d'agrément,
01:07:24 aucune molécule,
01:07:26 sans qu'il y ait un remplacement.
01:07:28 Aujourd'hui, pour 2,5%
01:07:30 ou 3% d'écologistes,
01:07:32 parce que tout ça ce n'est qu'électoral,
01:07:34 on est en train de foutre des filières en l'air.
01:07:36 On produit de moins en moins,
01:07:38 on est des exportateurs,
01:07:40 on va bientôt devenir importateurs.
01:07:42 Il faut se dire les choses.
01:07:44 La puissance d'un pays,
01:07:46 la puissance d'un pays,
01:07:48 aujourd'hui, vous le voyez,
01:07:50 même à Poutine, ce n'est pas l'armement.
01:07:52 C'est fini tout ça.
01:07:54 C'est l'économie.
01:07:56 La première chose qui va en avant,
01:07:58 c'est l'armie.
01:08:00 Mais c'est surtout l'agriculture
01:08:02 et toutes les matières premières.
01:08:04 - Jean-François Larracé, Olivier d'Artigolle,
01:08:06 veut vous poser une question.
01:08:08 - D'abord,
01:08:10 on a une filière d'excellence.
01:08:12 Les premiers producteurs
01:08:14 de mémoire, c'était
01:08:16 au niveau mondial, sur Bête-Rave,
01:08:18 la Russie.
01:08:20 La France en deux.
01:08:22 Les Etats-Unis et l'Ukraine.
01:08:24 Ce qui est insupportable...
01:08:26 - Juste pour prendre une seconde.
01:08:28 La France est quand même numéro 1
01:08:30 en qualité de produit agricole.
01:08:32 Allez voir les autres,
01:08:34 ce qu'il y a à l'intérieur des aliments.
01:08:36 - J'allais y venir.
01:08:38 D'autant plus que la filière,
01:08:40 il s'exprime, n'est pas hostile
01:08:42 à améliorer les pratiques.
01:08:44 Ce qui est insupportable, c'est le coût de couperet.
01:08:46 Ne pas leur permettre
01:08:48 une transition.
01:08:50 Alors que d'autres pays,
01:08:52 notamment l'Allemagne et la Pologne,
01:08:54 ont moins de normes que nous.
01:08:56 Et il y a en plus tous les accords
01:08:58 de libre-échange
01:09:00 avec d'autres pays qui font
01:09:02 qu'on fait l'entrée de la merde, pour résumer.
01:09:04 Donc c'est une situation infernale.
01:09:06 Et il y aurait nécessité,
01:09:08 c'est une question de souveraineté
01:09:10 alimentaire.
01:09:12 Et c'est aussi déjà un monde agricole
01:09:14 qui souffre énormément.
01:09:16 Vous avez donné, Cécile, la fermeture
01:09:18 des filières. C'est un monde qui,
01:09:20 sur le plan social, que je connais bien,
01:09:22 qui vraiment, moi, dans les Pyrénées-Atlantiques,
01:09:24 on vit des choses terribles
01:09:26 sur un certain nombre de filières.
01:09:28 Donc il y a là une non-assistance
01:09:30 à des métiers
01:09:32 qui sont pourtant
01:09:34 essentiels. Quand on dit des métiers,
01:09:36 les métiers essentiels,
01:09:38 ô combien ils en font partie.
01:09:40 Et ô combien ils ont montré,
01:09:42 ça a été dit par notre interlocuteur,
01:09:44 et ils ont montré aussi
01:09:46 qu'ils étaient là quand il fallait servir
01:09:48 l'intérêt général, et qu'ils sont toujours là.
01:09:50 - Quand on voit le salon de l'agriculture,
01:09:52 l'engouement des Français
01:09:54 pour l'agriculture et les agriculteurs,
01:09:56 donc on se dit... - Vous avez encore le soutien
01:09:58 de la population.
01:10:00 - Qui sont aussi essentiels, d'ailleurs,
01:10:02 dans nos paysages, dans l'urbanisme en France.
01:10:04 Et moi, ce qui me frappe,
01:10:06 je plussois
01:10:08 tout ce qui a été dit,
01:10:10 et notre
01:10:12 gratitude, disons, pour
01:10:14 les agriculteurs, qui en plus
01:10:16 ont fait effectivement, en qualité,
01:10:18 des progrès absolument énormes
01:10:20 ces dernières années.
01:10:22 Ce qui me frappe, en fait, c'est la vision,
01:10:24 je sais plus qui disait ça récemment,
01:10:26 je crois que c'était Jean-Claude Michiam,
01:10:28 mais j'en suis pas sûre,
01:10:30 qui parlait d'une vision "disneylandisée",
01:10:32 si vous voulez. Et chez les écologistes,
01:10:34 il y a une vision complètement
01:10:36 "disneylandisée" de la culture
01:10:38 et de l'environnement, et par exemple,
01:10:40 c'est un tout autre débat, mais ça concerne aussi les éleveurs,
01:10:42 bien sûr, si vous voulez, leur engouement
01:10:44 pour le loup. Pourquoi ? Ils veulent
01:10:46 des loups. Pourquoi ils veulent des loups ? Parce que les loups,
01:10:48 tu peux faire venir des touristes,
01:10:50 alors ça c'est merveilleux, tu vas faire venir des
01:10:52 touristes qui vont regarder les loups,
01:10:54 et puis ils vont se faire bouffer.
01:10:56 L'agriculteur, pour eux, c'est un pollueur.
01:10:58 C'est quelqu'un, si vous voulez, c'est une
01:11:00 activité, effectivement, économique.
01:11:02 Voilà, donc...
01:11:04 - On est bien contents de les avoir, en tout cas.
01:11:06 - Oui, ça m'aide beaucoup, oui.
01:11:08 - 0826 300 300, Alexandre était avec nous.
01:11:10 Une réaction, Alexandre,
01:11:12 notre vrai voix auditeur.
01:11:14 - Oui, c'est vrai que pour moi, c'est un sujet compliqué, parce que
01:11:16 la préservation de l'environnement,
01:11:18 c'est préserver les ressources pour l'agriculture
01:11:20 sur le long terme, et en même temps, on a des normes
01:11:22 qui sont contraignantes, mais le problème,
01:11:24 c'est qu'elles ne sont pas harmonisées sur
01:11:26 l'Europe, quoi. Donc,
01:11:28 ça crée de l'injustice,
01:11:30 je trouve. Donc c'est ça, à mon avis, qui est
01:11:32 mal compris. - Oui, justement,
01:11:34 Jean-François Lamassé, le scandale,
01:11:36 c'est pas qu'à vous, agriculteurs français, on vous dise
01:11:38 "Vous n'avez pas le droit d'utiliser les néonicotinoïdes,
01:11:40 pas de pastels-pesticides, pas ceci,
01:11:42 pas cela", alors qu'en Espagne, au Portugal,
01:11:44 en Italie, en Tchéquie, en Pologne,
01:11:46 on peut utiliser tout et n'importe quoi,
01:11:48 et qu'on peut même, je me suis renseigné,
01:11:50 faire venir des bananes bio d'Amérique latine
01:11:52 avec des pesticides interdits en Europe,
01:11:54 mais appelées bio, quand même. Est-ce qu'on
01:11:56 n'est pas chez les fous ? Est-ce que vous n'êtes pas victime
01:11:58 d'une concurrence parfaitement déloyale ?
01:12:00 - Merci. - Il faut se dire les choses
01:12:02 à un moment donné.
01:12:04 Une grosse partie, c'est pas le problème,
01:12:06 c'est pas les Français. Le problème, c'est
01:12:08 une minorité de fonctionnaires
01:12:10 et de hauts fonctionnaires qui veulent,
01:12:12 c'est eux-mêmes qui ont détruit l'industrie en France,
01:12:14 qui veulent détruire l'agriculture.
01:12:16 On en est là aujourd'hui.
01:12:18 Moi, je vais vous dire, il faut se dire les choses clairement,
01:12:20 on va remettre l'église au centre du village.
01:12:22 À quoi joue Mme van der Rohe ?
01:12:24 - Van der Leyen. - Van der Leyen.
01:12:26 - Van der Leyen, excusez-moi.
01:12:28 À quoi elle joue ? Est-ce qu'elle est
01:12:30 pour une politique pour les Européens,
01:12:32 ou est-ce qu'elle fait le boulot des États-Unis ?
01:12:34 Il faut se poser la question à un moment donné.
01:12:36 Comprenez ? On en est là.
01:12:38 Et quand vous voyez,
01:12:40 qu'en France, en plus,
01:12:42 bien sûr, M. Macron qui la soutient,
01:12:44 dans son sens,
01:12:46 quand vous voyez qu'en France,
01:12:48 - Je ne sais pas s'il la soutient,
01:12:50 ou s'il plie à chaque fois.
01:12:52 Je ne sais pas si c'est du soutien ou si...
01:12:54 - Oui, c'est un des deux.
01:12:56 À un moment donné, il faut mettre l'église au centre du village,
01:12:58 il faut savoir qui porte le front dans son pays.
01:13:00 - Jean-François Lamassé, restez avec nous.
01:13:02 0826-300-300. Sandrine est avec nous du Tarnay de Garonne.
01:13:04 Bonsoir Sandrine. - Bonsoir Sandrine.
01:13:06 - Oui, bonsoir. Justement, j'allais partir,
01:13:08 je vais être en retard.
01:13:10 Je suis la productrice de laitière.
01:13:12 Alors, bonsoir à vous quatre.
01:13:14 Je suis très contente, Elisabeth,
01:13:16 je suis très contente, et Olivier, alors que j'adore Olivier.
01:13:18 Bonsoir Olivier.
01:13:20 - Je me serais fait virer au 6, ne vous inquiétez pas.
01:13:22 - Voilà, parce que je trouve que des fois...
01:13:24 Voilà, voilà.
01:13:26 Non, juste, voilà, je rejoins
01:13:28 mon collègue agriculteur.
01:13:30 - Bonsoir d'ailleurs.
01:13:32 - De toute façon,
01:13:34 ça fait très longtemps
01:13:36 qu'on subit une pression
01:13:38 énorme sur...
01:13:40 Bon, il faut savoir que c'est la France.
01:13:42 Moi, je dirais le gouvernement français carrément,
01:13:44 entre nous, parce que, bon, il y a l'Europe,
01:13:46 il met une enveloppe, et puis après c'est à nous.
01:13:48 Par contre, là où ils ne sont pas forts,
01:13:50 parce qu'ils ont toujours l'impression
01:13:52 de dire que l'Allemagne, si l'Allemagne l'a,
01:13:54 il ne faut pas oublier que l'Allemagne adore ses agriculteurs,
01:13:56 mais par contre,
01:13:58 la France n'aime pas ses agriculteurs.
01:14:00 Voilà. Alors, il faudrait
01:14:02 qu'ils fassent un petit peu là-dessus.
01:14:04 Alors, est-ce que... Moi, je pense que
01:14:06 derrière, il y a quand même une manipulation,
01:14:08 une forte manipulation.
01:14:10 Il faut savoir que, bon, le blé, c'est Chicago,
01:14:12 les accords du GATT, le tourteau de soja,
01:14:14 ça vient des Etats-Unis, surtout pas en France,
01:14:16 les accords du GATT, et puis, bon,
01:14:18 bientôt, nous, la production laitière,
01:14:20 ils n'en parlent pas, mais bon, moi, j'ai entendu
01:14:22 qu'il y avait une boîte, je crois que c'était...
01:14:24 Il me semble que... Je ne sais plus qui c'est qui l'avait dit ou je l'ai entendu.
01:14:26 Non, je l'ai vue sur AgriWeb,
01:14:28 qu'il y avait une boîte
01:14:30 à Lyon qui
01:14:32 avait cherché la protéine de lait
01:14:34 en fait sans vache laitière.
01:14:36 Voilà. Et alors, les écologistes sont
01:14:38 contents, tout le monde est content, il n'y a plus de vaches,
01:14:40 on ne pollue plus. Le problème, c'est que les prairies...
01:14:42 Voilà. On veut du
01:14:44 CO2. Comment on va se faire ?
01:14:46 S'il n'y a plus d'animaux, s'il n'y a plus rien.
01:14:48 Imaginez une France en 2050,
01:14:50 voilà, ou 2100.
01:14:52 Voilà, plus rien. On va vivre dans une bulle.
01:14:54 Vous savez, un film de science-fiction, voilà, je vois ça à peu près.
01:14:56 Tout le monde en train de manger son
01:14:58 petit cachet.
01:15:00 Ça me fait rire, mais moi, ça ne me fait pas trop rire.
01:15:02 - Sandrine, on va faire réagir
01:15:04 avec des vrais voix. Philippe Bigère.
01:15:06 - J'aimerais demander à
01:15:08 Jean-François Lamassé,
01:15:10 au fond,
01:15:12 essayons d'imaginer, demain,
01:15:14 vous avez un nouveau ministre de
01:15:16 l'agriculture. Quelle devrait
01:15:18 être, à votre avis, la première
01:15:20 mesure à prendre
01:15:22 pour tenter de sauver
01:15:24 cette agriculture qui croule
01:15:26 peut-être sous une forme de
01:15:28 réglementation et de bureaucratie ?
01:15:30 - Moi, je pense que la première
01:15:32 chose, c'est défendre les filières. Aujourd'hui,
01:15:34 on n'a jamais eu, enfin, à part
01:15:36 l'ancien ministre de Normandie
01:15:38 qui avait compris le problème
01:15:40 et qui savait réagir
01:15:42 et vite, parce que c'était un poste
01:15:44 très important, le ministre
01:15:46 d'agriculture, et il faut quelqu'un
01:15:48 qui l'appuie et qui sache s'imposer.
01:15:50 De Normandie, il savait le faire. Voilà.
01:15:52 De Normandie, il nous a appris pas mal de choses
01:15:54 et il savait dire stop aussi
01:15:56 à tous ces fonctionnariats
01:15:58 qui, tous les jours, tous les jours,
01:16:00 l'agriculture, il faut savoir qu'il y a
01:16:02 plus de fonctionnaires pour l'agriculture que d'agriculteurs.
01:16:04 Ça veut se poser la question, non ?
01:16:06 - Ça veut dire que
01:16:08 Marc Fesneau est
01:16:10 moins efficace aujourd'hui ?
01:16:12 - Vous savez, moi, je suis à la limite
01:16:14 du Gers, on est la géranteur de rugby,
01:16:16 on appelle ça le mou du genou.
01:16:18 - Ah oui, d'accord.
01:16:20 - Voilà. C'est pas un mauvais gars, mais
01:16:22 il manque de poignée et il manque
01:16:24 d'intervention.
01:16:26 Mais, moi, c'est mon avis,
01:16:28 c'est mon avis, voilà.
01:16:30 Et, aujourd'hui,
01:16:32 si on veut l'agriculture française,
01:16:34 il faut arrêter ça, t'es le nom, il faut stopper
01:16:36 tous ces écologistes.
01:16:38 Moi, quand je vois dans mon département,
01:16:40 on a France Nature Environnement,
01:16:42 qui, tous les jours, nous tapent le sucre
01:16:44 sur le dos et qui sont payés par nos impôts.
01:16:46 C'est Mme Belga qui les loge.
01:16:48 Mais, à un moment donné,
01:16:50 il faut ouvrir les yeux.
01:16:52 - D'accord. - Quand je vois
01:16:54 les batailles, là, il y a pas longtemps,
01:16:56 on a réussi à obtenir
01:16:58 la zone intermédiaire dans le département.
01:17:00 C'est une sorte de souffle,
01:17:02 une bouffée d'oxygène.
01:17:04 Et je vois, et je vois que, de suite,
01:17:06 le conseil départemental,
01:17:08 qui a jamais rien fait, et même la chaîne d'agriculture
01:17:10 qui a pas fait grand-chose,
01:17:12 et qui, évidemment, les agriculteurs, ils leur disent
01:17:14 "Non, mais c'est nous qui avons fait". Voilà.
01:17:16 On est en décalage. Il faut arrêter les normes.
01:17:18 Vous dépassez la frontière,
01:17:20 vous rentrez en Espagne,
01:17:22 ces gens-là, ils ont du maïs OGM,
01:17:24 voilà,
01:17:26 alors, ils font des poulets,
01:17:28 voilà, très bien,
01:17:30 et ils nous vendent des poulets. Alors, on s'est sûr que les OGM
01:17:32 ne rentrent pas sous forme de graines,
01:17:34 mais elles rentrent sous forme de poulets.
01:17:36 C'est tous les principes qu'il y a mal.
01:17:38 - Jean-François Lamassie...
01:17:40 - Je suis tout à fait d'accord
01:17:42 avec cette histoire
01:17:44 de la OC, du label rouge,
01:17:46 de la non-transabilité des poulets,
01:17:48 très grave, parce qu'en plus,
01:17:50 je crois qu'on est beaucoup, en France, à faire attention,
01:17:52 moi, vraiment, ces élevages
01:17:54 de poulets, vraiment,
01:17:56 et donc, moi, je n'achète jamais de poulets,
01:17:58 par exemple, je pense
01:18:00 qu'il vaut mieux faire un petit sacrifice
01:18:02 financier pour cela, mais, en fait, je voulais
01:18:04 revenir sur une chose que vous aviez dite, Cyril,
01:18:06 et poser la question à Jean-François.
01:18:08 Cécile, pardon,
01:18:10 nous a dit qu'il y avait
01:18:12 200 fermes qui disparaissaient
01:18:14 par semaine.
01:18:16 Est-ce qu'avec ça, ça veut dire
01:18:18 que les surfaces cultivées
01:18:20 en France continuent à diminuer ?
01:18:22 Est-ce que vous le savez ?
01:18:24 - Non, parce qu'elles sont rachetées par les voisins, les voisinages.
01:18:26 - Oui, mais la production continue à diminuer.
01:18:28 Je vais expliquer pourquoi. Parce que la politique
01:18:30 de Mme Van Der Meer,
01:18:32 c'est de faire du verre. Alors, avec ça,
01:18:34 on va nourrir les Français.
01:18:36 À un moment donné, c'est de faire de la lusiane,
01:18:38 faire de l'herbe, faire du trèfle. Ça, c'est plus intéressant
01:18:40 que de faire du blé.
01:18:42 À un moment donné, il faut se poser les bonnes questions.
01:18:44 Non seulement, on n'aura plus les matières
01:18:46 premières, non seulement, on va rentrer
01:18:48 dans la merde, comme l'a dit votre collègue,
01:18:50 et non seulement, en plus, on va la payer très cher.
01:18:52 Voilà.
01:18:54 L'agriculture,
01:18:56 c'est, on en a un point fort,
01:18:58 en France, c'est la souveraineté alimentaire.
01:19:00 On est aussi bien en tourneur sur l'homme
01:19:02 qu'en blé, on est fichu,
01:19:04 on est fichu de nourrir
01:19:06 la population.
01:19:08 - Restez avec nous, Jean-François.
01:19:10 - Dans ce travail, il faut nous laisser produire.
01:19:12 - Oui, on a compris, en tout cas. Merci beaucoup.
01:19:14 Juste le mot de la fin avec Sandrine, qui est avec nous.
01:19:16 - Oui, je suis
01:19:18 d'accord, entièrement d'accord, et c'est vrai qu'il a raison.
01:19:20 La part de scellales a baissé.
01:19:22 Et c'est vrai qu'Elisabeth,
01:19:24 elle a raison, et moi, je me bataille là-dessus.
01:19:26 On a aussi la part agricole qui diminue
01:19:28 parce qu'il y a les villes qui grossissent.
01:19:30 Au lieu d'aménager leur centre-ville,
01:19:32 au lieu d'aménager leur centre-ville,
01:19:34 ils abordent sur les terres abatties.
01:19:36 Alors bon, ben,
01:19:38 c'est lourd, et c'est vrai que bon, après,
01:19:40 la lusère, bien sûr, l'agriculteur, il faut savoir que
01:19:42 nous, en élevage, pour
01:19:44 essayer d'équilibrer, on travaille
01:19:46 deux fois plus parce qu'on essaie d'avoir une autonomie
01:19:48 alimentaire sur nos troupeaux. C'est ça que je veux dire.
01:19:50 C'est deux fois plus de travail.
01:19:52 Alors, rendez compte.
01:19:54 Et après, derrière,
01:19:56 on a toujours, comme je dis, une mauvaise
01:19:58 publicité, où il y a toujours
01:20:00 voilà, on nous dit toujours "la vache, oh là là".
01:20:02 C'est toujours les mêmes histoires.
01:20:04 - C'est toujours vous, les problèmes, c'est ça.
01:20:06 - Sauf que le problème, moi,
01:20:08 ce qui me fait peur, c'est qu'un jour, on arrive à avoir de la viande
01:20:10 qui arrive des Etats-Unis, puis qu'aux hormones...
01:20:12 - C'est déjà le cas.
01:20:14 Peut-être pas lié aux hormones, mais de la viande importée d'Argentine, des USA,
01:20:16 il y en a un. - Merci. Merci beaucoup,
01:20:18 Sandrine, en tout cas, de nous avoir appelé du tard.
01:20:20 Merci beaucoup, Jean-François Lamassé, vice-président...
01:20:22 - Et passez nous voir au Salon de l'agriculture, Jean-François et Sandrine.
01:20:24 - De la SDSE 31. - Non, moi, je vais vous dire mieux que ceux,
01:20:26 je vais vous dire mieux que ça, moi, je vous invite
01:20:28 dans le département, sur une exploitation.
01:20:31 - Eh ben, très bien. - Voilà.
01:20:33 - Merci beaucoup d'avoir été... - Et ça me fera grand plaisir, et on me fera goûter
01:20:35 du magret fourré au four de la table. Comme je disais, il y a quelques épicuries autour de la table.
01:20:39 - Super. Merci beaucoup, en tout cas, pour le passé. - Je vous remercie, et bon fourré à tous.
01:20:41 - Merci à vous. - Merci, et prenez soin de vous.
01:20:43 Restez avec nous, on revient dans un instant. A tout de suite.
01:20:45 - Les vraies voix sur le radio, 17h20,
01:20:48 Philippe David, Cécile de Ménibus.
01:20:51 - Nous sommes ensemble avec Philippe Bilger,
01:20:53 avec Olivier Dartigolle, Elisabeth Lévy,
01:20:55 encore pendant quelques minutes, on était avec Jean-François Lamassé,
01:20:58 qui est de l'Association générale des producteurs de blé français,
01:21:01 revient, bien entendu, sur ces manifestations.
01:21:03 Une réaction au standard, pour en parler, Guy,
01:21:06 qui est viticulteur, et qui nous appelle de, je ne sais pas d'ailleurs,
01:21:09 il va nous le dire, bonsoir Guy. - De la Dordogne.
01:21:11 - De la Dordogne, bonsoir. - Je m'appelle côté d'Avrac, oui.
01:21:14 - Ah, bonsoir Guy. - Voilà, moi je suis viticulteur, je suis en bio,
01:21:16 on est aussi en biodynamie, et en label "bee friendly".
01:21:20 Donc c'est-à-dire que normalement, les nicotinoïdes, moi je suis totalement contre.
01:21:24 Mais, je soutiens totalement nos collègues viticulteurs conventionnels, comme on dit,
01:21:28 parce que, non, nos collègues agriculteurs, pardon, conventionnels,
01:21:32 parce qu'on est en face d'une décision, c'est classique ça,
01:21:35 on prend une décision, il n'y a pas la solution, et on casse tout.
01:21:39 Bon, on a vu ce qu'ont fait les allemands pour le nucléaire,
01:21:42 ils sont sortis du nucléaire, maintenant ils reviennent au charbon,
01:21:45 et tant qu'on n'a pas la solution de remplacement,
01:21:47 moi je dis qu'il faut orienter la recherche.
01:21:49 - C'est ce qui était prévu, au début, c'était ce qu'avait dit Marc Fesneau,
01:21:52 de dire que tant qu'on n'avait pas la solution,
01:21:54 il y avait une dérogation spéciale, et la dérogation allait tomber, finalement.
01:21:57 - Voilà, par exemple, et on ne fait pas les choses essentielles,
01:21:59 je vais vous dire, puisqu'on est "Bee Friendly",
01:22:01 c'est-à-dire que c'est un label qui protège les abeilles,
01:22:03 et bien il y a un très gros problème qui est simple,
01:22:05 c'est le frôlant asiatique, et bien on ne fait rien pour détruire les nids de frôlant asiatique,
01:22:09 alors que ça fait beaucoup plus de dégâts que les néonicotinoïdes.
01:22:13 Voilà, donc moi, je suis...
01:22:15 Les agriculteurs bio ne sont pas des rêveurs non plus,
01:22:21 il y a une agriculture qui veut être rentable,
01:22:25 et qui est la solution pour l'avenir,
01:22:27 mais on ne peut pas tout casser dans son premier temps.
01:22:30 Et c'est vrai que d'un point de vue, moi je suis très très soupçonneux de la politique européenne,
01:22:37 parce qu'on a des amis en Bretagne et en Normandie qui arrêtent le lait,
01:22:41 parce que c'est plus rentable, parce que les prix ne sont pas bons,
01:22:44 on est complètement... c'est incohérent comme politique.
01:22:47 Mais quand on aura faim, on a déjà vu le cas avec le soja à une époque, avec l'Amérique,
01:22:54 on voit le cas maintenant avec le gaz de schiste qu'on importe en Amérique,
01:22:58 on voit le cas chaque fois qu'on est dépendant, et bien là, on regrette.
01:23:03 - Excusez-moi, mais sur le tourteau de soja, c'était Sandrine qui parlait des accords du GATT,
01:23:08 c'est quand même bien l'Europe qui a signé, pour faire plaisir aux Américains,
01:23:11 qu'elle s'engageait à importer les tourteaux de soja des États-Unis.
01:23:14 Ce n'est pas les Américains qui nous ont forcés, enfin nous ont dit "vous signez", on a signé.
01:23:18 On n'était peut-être pas obligé de signer non plus.
01:23:20 - Ah mais je suis d'accord avec vous...
01:23:21 - Il y a 30 ans, c'était 93 de mémoire les accords du GATT.
01:23:23 - Non, et quelle est cette politique de soumission, ou même, pire, d'autodestruction ?
01:23:28 Je ne comprends pas ça du tout, moi, personnellement.
01:23:31 Vous voyez, j'ai 68 ans, et ça me fait mal de voir dans quel État on met notre pays,
01:23:36 aussi bien pour l'énergie que pour l'industrie et que pour l'agriculture, maintenant.
01:23:40 - Mais cette politique...
01:23:41 - Ça fait du bien, pardon, je disais, ça fait du bien d'entendre quelqu'un qui travaille dans le bio,
01:23:45 qui travaille pour le développement durable, pour le climat,
01:23:49 et qu'il ne soit pas un aïette là, qui se dise "il faut de la transition, de la vraie transition".
01:23:54 - La politique, cette politique, elle a un nom, c'est le libre-échangisme.
01:23:57 J'ai souvenir, et c'est fait, j'ai souvenir d'une période où ceux qui critiquaient cette orientation-là
01:24:03 étaient voués aux gémonies.
01:24:05 - C'est encore le cas aujourd'hui, en partie.
01:24:07 - Un peu moins, quand même.
01:24:08 - Oui, oui, ça a un peu changé, quand même.
01:24:09 - Et le fait qu'on puisse retrouver, déjà avoir un débat de qualité dans le pays
01:24:13 pour retrouver des domaines de souveraineté, c'est vrai sur le plan énergétique,
01:24:17 c'est vrai sur le médicament, c'est vrai sur l'agriculture,
01:24:21 devrait être un débat qu'on devrait instruire et nourrir dans le pays d'une manière très forte.
01:24:27 - Ce qui n'a pas été le cas lors de la dernière présidentielle.
01:24:30 - Et d'ailleurs Olivier, ce libre-échangisme intégral,
01:24:34 qui nous a été vendu comme nous devons faire le bonheur de l'humanité avec la concurrence,
01:24:38 parce que derrière il y a l'idée que la concurrence, ça va produire le bonheur.
01:24:44 Mais aujourd'hui, même dans les faits, beaucoup d'États,
01:24:49 alors évidemment après c'est du rapport de force,
01:24:51 mais il y a beaucoup d'États qui commencent à se protéger à leurs frontières,
01:24:54 comme d'habitude, nous les Français, on va être les nigos de l'affaire,
01:24:57 et on le fera les derniers, quand tout le monde se sera protégé,
01:25:01 on commencera peut-être à envisager de le faire.
01:25:04 - Un dernier mot et une question pour une réponse très courte,
01:25:07 vous faites quoi, du mont Basillac, du Pécharment ?
01:25:09 - Ah ben ça y est, ça m'aurait étonné.
01:25:10 Non, non, je fais du GP Périgord, je fais du Saussignac, qui est un autre licorneux,
01:25:14 je fais du Bergerac, voilà, et oui, on est en bio, on est en biodynamie aussi,
01:25:20 et puis voilà, donc on essaye de travailler,
01:25:22 j'ai deux fils qui sont installés avec moi, et on espère tenir le choc,
01:25:26 mais on a planté des cépages résistants, justement, parce qu'en bio,
01:25:30 vous voyez, pour diminuer encore l'impact du cuivre,
01:25:32 et bien on a planté des cépages résistants,
01:25:34 on a eu en 2014 beaucoup de problèmes avec l'administration,
01:25:37 qui ont devait s'engager à arracher les vignes dans les 10 ans,
01:25:41 vous voyez un peu la stupidité, et maintenant les cépages résistants,
01:25:44 c'est quelque chose qui paraît une solution d'avenir.
01:25:46 - Merci.
01:25:47 - En tout cas, on était ravis de vous accueillir dans les vraies voix,
01:25:50 cher Guy, viticulteur, Bergerac, merci de nous avoir appelés,
01:25:54 merci à tous nos intervenants, merci Sandrine, Alexandre,
01:25:57 cette antenne est la vôtre, merci Philippe Ligère.
01:26:01 - Vous aurez remarqué, Féphile, qu'on a commencé fatigué et qu'on finit en pleine sévère.
01:26:05 - C'est vrai, c'est ça les vraies voix.
01:26:07 - Eh bien je reviendrai !
01:26:09 - Merci Elisabeth Lévy, merci Olivier Dartigolle.
01:26:12 Et bien justement, dans quelques instants,
01:26:14 on va parler, ce sont les vraies voix responsables,
01:26:17 on va parler des abeilles, de l'implantation,
01:26:20 en tout cas du travail de Guerlin, la marque luxe,
01:26:24 pour la préservation des abeilles,
01:26:26 il y a un travail au quotidien depuis des années et des années et des années,
01:26:29 et on va vous parler de Watt aussi, une belle entreprise.
01:26:33 - C'est la Watt qu'on préfère !
01:26:35 - Mais est-ce que nous, ce sont les vraies voix irresponsables ?
01:26:38 - Si, absolument, des bornes électriques !
01:26:41 Voilà, on va vous parler de responsabilité sociétale dans quelques instants.

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